Étiquette : numérique

  • Les gestes barrières numériques pour éviter les blocages, les ralentissements et les difficultés de communication

    L’Afnic liste 10 gestes barrières numériques pour garder un Internet performant pendant la crise

    L’Afnic, l’association en charge des noms de domaine en .FR, rappelle quelques règles simples pour qu’internet reste efficace et sûr pendant le confinement. Confinés, nous pouvons tous agir.

    Pendant l’épidémie et le confinement, l’usage d’internet va être plus que jamais indispensable pour toutes sortes de professionnels, chercheurs, médecins et soignants en tête, mais aussi pour les nombreux salariés en télétravail, les étudiants, écoliers, etc. Pour faire face à tous leurs besoins, des plus essentiels télémédecine, télétravail, aux plus secondaires, mais non moins utiles, loisirs et streaming, il faut adopter des gestes barrières numériques qui éviteront des blocages, des ralentissements et des difficultés de communication.

    • Quand cela est possible, désactiver les données (ne garder que la voix) de son smartphone quand on travaille sur son ordinateur ; ceux qui télétravaillentdevant leur ordinateur ont accès à à peu près tout ce qu’ils peuvent utiliser sur leur smartphone.
    • Eteindre les tablettes et la box télévision quand celles-ci ne sont pas utilisées.
    • Ne pas faire systématiquement « répondre à tous » quand ce n’est pas nécessaire pour ne pas encombrer les serveurs.
    • Ecouter la radio en fm, plutôt que via internet.
    • Télécharger les fichiers lourds, les films, les jeux vidéos le soir.
    • Ne pas télécharger en ultra HD, un film en format standard DVD pèse autour de 2 Gigaoctet, contre 100 Go pour un film en ultra HD, et les écrans adaptés sont rares.
    • Mettre à jour ses antivirus, et vérifier que les patchs de sécurité des éditeurs de logiciels de confiance utilisés sont bien installés et éviter ainsi les failles de sécurité qui pourraient nuire à tout le réseau d’entreprise auquel on se connecte à distance.
    • Paramétrer l’affichage de ses mails en texte brut pour ne pas risquer de cliquer sur une URL malveillante.
    • Quand on a le choix, préférer une connexion fixe passant par la box à une connexion 4G pour se connecter à internet.
    • Paramétrer le débit de son site de streaming favori au moins un cran en dessous.

    Ces gestes de base sont utiles en période de crise, comme hors période de crise. Mais dans la situation actuelle, chacun peut faire une différence, en adoptant une approche sobre de son utilisation des outils numériques. Cela évitera des ralentissements, des congestions, l’exploitation de failles de sécurité, et permettra à chacun de pouvoir confortablement continuer à bénéficier des outils numériques. Ces gestes ont aussi un impact à moyen terme sur la consommation énergétique du numérique. Les maitriser et prendre ces habitudes, c’est également participer à la maitrise de l’impact environnemental de nos pratiques numériques.

     

     

  • Gestion des données personnelles, RGPD, eAdministraton, IA… comment les français perçoivent les usages du numérique

    Les 10 ans du Baromètre de la confiance des français dans le numérique


    Le Baromètre de la confiance des Français dans le numérique fêter ces 10 ans cette année ! L’événement organisé par l’ACSEL, avait lieu ce mardi 25 février à Paris à Bercy.  Ce rendez-vous annuel permet de répondre aux différentes interrogations au sujet de l’évolution du numérique dans notre société.
    Chaque année, un panel de 1008 Français sont interrogés sur l’utilisation et la confiance qu’ils portent sur Internet.

    De nombreux thèmes ont été abordés dont : la gestion des données personnelles , la perception de la législation, en particulier le RGPD et la compréhension de l’intelligence artificielle…

    L’évolution de l’usage du numérique de 2009 à nos jours.

    Le numérique est omniprésent dans le quotidien des français et son usage est de plus en plus répandu, avec le rythme effréné des constructeurs de smartphones tels qu’Apple ou Samsung qui chaque année mettent en vente de nouvelles solutions numériques toutes truffées de technologies high-tech, il est normal que depuis 2009 et l’apparition des premiers IPhone Apple, les entreprises de tous secteurs aient envahi nos écrans.
    En témoigne les chiffres : 75 % de la population française possèdent un smartphone et 41 % possèdent une tablette. Les secteurs de la banque, de l’administration et du e-commerce connaissent une forte croissance depuis 2009.
    À l’inverse, la sauvegarde sur Cloud chute et devient de moins en moins utilisée par les français qui ne font plus confiance à cette technologie, en cause : la protection de leurs données personnelles.

    Un plafond de verre infranchissable pour 37 % internautes interrogés

    Cette gestion des informations personnelles est la clé de voûte qui relie la relation défiance/confiance entre les utilisateurs et les hébergeurs. En clair, le jour où cette gestion des données sera totalement transparente alors les utilisateurs seront en pleine confiance lorsqu’ils utiliseront Internet. En 2015, 40 % des Français avaient une totale confiance à l’égard d’Internet, en 2019, on constate une baisse de 3 points sur ce taux et notamment chez la catégorie sociaux professionnels des CSP +. En attendant c’est dans la simplification des démarches administratives et la sécurisation des transactions que les Français sont les plus enclins à transmettre leurs données personnelles sous conditions que celles-ci puissent être supprimés lorsque le consommateur en fait la demande.

    La contradiction des réseaux sociaux

    Malgré de nombreux biais tels que la hausse des piratages de compte ou celle de l’usurpation d’identité et de nombreux scandales comme celui de Cambridge Analytica, seulement 48 % des utilisateurs français avouent avoir changé leurs pratiques sur les réseaux sociaux. Cette contradiction peut s’expliquer par l’incapacité de remplacer le rôle de lien social qu’ont les différents réseaux sociaux, mais aussi l’âge plutôt faible des utilisateurs qui n’ont pas forcément la même vision de l’usage de leurs données que celle de personnes plus âgées. A contrario, le secteur de l’administration se numérise, avec la dématérialisation des démarches administratives, l’État met en place des systèmes sécurisés d’identification comme « France Connect » qui donnent confiance.

    Les différents leviers et de protection

    Face à ce manque de confiance ambiant, certains leviers existent et notamment la législation, le CNIL qui est une autorité adminastrive indépendante, à essuyer 14000 plaintes en 2019. Elle a donc mis en place des certifications permettant de rassurer l’utilisateur sur la fiabilité d’entreprises certifié CNIL qui respectent un code de bonnes conduites créer spécialement par l’Institution. L’adoption du RGPD en 2016 a également permis de responsabiliser les acteurs de la gestion de données leurs imposants ainsi des normes. Ce règlement mis en place, ils subsistent encore de nombreux doutes dans la tête des gens seulement 43 % se disent « plus confiants » suite à sa mise en place, preuve que cela ne suffit pas.

    L’IA comme solution ? Où comme arme pour la récolte des données ?

    La majorité des Français à déjà été exposé ou a déjà utilisé une IA et notamment les moins de 25 ans et sont pour la plupart satisfaits de leur utilisation. Cependant, un grand nombre de personnes ne savent pas quand elles sont en présence d’IA, et ne se doutent donc pas que derrière les bannières où il est écrit « 20 autres personnes regardent cette offre », lorsque l’on regarde pour réserver un hôtel, se cache un algorithme. Cet algorithme se sert des biais comportementaux de l’homme pour le pousser à agir. Compliqué de voir l’IA comme neutre quand on sait que derrière la plupart des IA sur Internet, se cache un algorithme et que derrière cet algorithme se cache un humain. En effet, il est difficile de définir ce qu’est une IA, et ce, problème va se poser lorsqu’il faudra légiférer dessus ce qui est déjà le cas dans certains pays. L’IA peut être d’une grande utilité dans certains secteurs et notamment la Santé où elle n’est encore que très peu utilisé, car onéreux et trop expérimental.

     

    Pour télécharger toute l’infographie cliquez ici 

    Par Tanguy Meshaka, étudiant en Ecole de Commerce

     

     

  • Quels futurs pour l’Europe numérique ?

    EUROPE NUMÉRIQUE : L’IDATE DIGIWORLD DESSINE QUATRE SCÉNARIOS À 2030
    POUR REVENIR DANS LA COURSE

    Il est encore temps pour l’Europe de se mobiliser afin de proposer une alternative digitale aux géants américains et asiatiques. Alors que la bataille est perdue sur les services numériques grand public, la reconquête peut s’amorcer à partir des grandes entreprises
    européennes leaders sur leur secteur. Selon l’implication des pouvoirs publics, les stratégies digitales des entreprises et les choix de consommation des européens, l’IDATE DigiWorld a construit quatre scénarios prospectifs d’évolution des services numériques. Tous apportent des bénéfices potentiels à l’Europe, mais avec des
    retombées de natures différentes.

    Quels futurs pour l’Europe numérique ?

    1/ « Scénario Low cost » : les consommateurs dictent la loi du prix
    bas

    Il s’agit du scénario le plus probable, qui s’inscrit dans la dynamique actuelle. Le consommateur privilégie les offres low-cost, parfois même en échange de données personnelles. Le marché du numérique est capté par les acteurs OTT, dans une logique de mass-market. Les acteurs verticaux n’arrivent pas à se positionner sur le numérique et peuvent même perdre la relation client au profit des acteurs OTT, se trouvant
    relégués à la stricte production de biens et services.

    2/ « Scénario Souveraineté » : les pouvoirs publics profitent de la
    crise de confiance pour mettre en place un cadre protecteur

    Ce scénario prend racine dans une crise de confiance vis-à-vis du numérique. En réponse, les pouvoirs publics développent les conditions d’un écosystème vertueux et protecteur, avec des mesures dans de multiples domaines : régulation, investissement, formation,
    etc. Dans ce cadre rassurant pour les usagers, les acteurs verticaux peuvent évoluer vers des offres numériques à forte valeur ajoutée. Les consommateurs privilégient les offres locales et s’engagent dans une consommation communautaire et collaborative.

    3/ « Scénario Start-up Continent » : les start-up deviennent le
    principal moteur de compétitivité

    Dans un contexte économique favorable, ce scénario verrait une relance
    ambitieuse centrée sur le secteur numérique via les start-up. Les Européens, technophiles et plus engagés qu’aujourd’hui, seraient alors preneurs de solutions personnalisées et transparentes. Les start-up y répondent dans une logique d’open-innovation, en partenariat avec les leaders verticaux ; ces derniers ont ainsi l’opportunité de proposer
    des services numériques à valeur ajoutée en complément de leur coeur
    de métier.

    4/ Scénario « Chasse en meute » : les leaders sectoriels traditionnels s’allient pour s’imposer sur le marché du numérique

    Ce scénario s’inscrit en rupture vis-à-vis de la dynamique d’ubérisation. Il s’inscrit dans un contexte économique favorable qui donne aux entreprises leaders les marges de manœuvre pour investir dans le numérique. La clé du scénario réside dans l’alliance entre
    leaders verticaux, et en particulier la mise en commun et l’exploitation des données, afin d’élaborer des offres intégrées à haute valeur ajoutée.

    Quelles conditions les acteurs économiques et politiques européens doivent-ils créer pour que l’Europe soit le continent du numérique en 2030 ?

    Si le premier scénario (« Low-cost ») est celui ayant le plus de chance de se réaliser, le plus favorable serait celui basé sur une alliance entre les leaders européens (scénario « chasse en meute »).

    En effet, les données, clés de voûte des services numériques, restent entre les mains des leaders verticaux européens, qui peuvent ainsi reprendre du terrain face aux acteurs OTT.

    Ce scénario entraîne un cercle vertueux en Europe : les premiers investissements dans le numérique dégagent rapidement des revenus permettant de poursuivre la stratégie numérique ainsi que de créer des emplois.

    À vos agendas !

    Le thème de l’Europe numérique sera développé lors du DigiWorld
    Summit du 20 novembre 2019, qui aura lieu à la Maison de la Mutualité
    à Paris. Parmi les enjeux prioritaires :

    * Le digital et l’innovation au service du projet industriel français
    et européen
    * La place de la France et de l’Europe dans le paysage
    économique/numérique mondial : entre les USA, l’Asie et l’Afrique
    * Les atouts de la France et de l’Europe pour se démarquer : IA
    éthique, capacité d’innovation, gouvernements favorables à
    l’investissement…

    Pour s’inscrire au DigiWorld Summit : https://www.digiworldsummit.com/
    [1]

  • Etude Linkedin : sur l’industrie en France et la transformation digitale du secteur

    L’industrie en France et la transformation digitale du secteur

    À l’occasion de la 5ème édition de BIG, l’évènement annuel de bpifrance, Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France, présente le rapport de LinkedIn sur l’industrie en France, en présence d’Agnès Pannier- Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. Les enseignements de cette étude réalisée pour le ministère de l’Economie et des Finances sont issus d’un Economic Graph, cartographie digitale de l’emploi et des compétences, réalisée à partir des données chiffrées Linkedin sur 5 secteurs clés. Le rapport met notamment en lumière les professions émergentes de l’industrie et les compétences recherchées. Il révèle ainsi la digitalisation d’un secteur de plus en plus attractif.

    « Notre étude livre un portrait de l’industrie en France, et permet d’alimenter les réflexions sur des thèmes structurants qui concernent l’avenir de l’industrie : évolution des métiers et des compétences, attractivité du secteur industriel, ou encore la parité », d’après Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France. « Les dynamiques d’emploi dans l’industrie reflètent sa profonde mutation et son attractivité. C’est un secteur résolument tourné vers l’avenir qui constitue un levier de croissance économique considérable. »

    Une industrie qui recrute: plus de 340 000 offres d’emplois dans les 5 secteurs industriels clés au deuxième trimestre 2019
    Le rapport se focalise sur 5 secteurs industriels clés : industrie manufacturière, biens de consommation, logiciels et services informatiques, matériel et réseaux, secteur énergétique et minier. Pour ces 5 catégories, il recense un total de 341 000 offres d’emploi proposées sur LinkedIn au cours du deuxième trimestre 2019. Ce chiffre montre à quel point l’industrie a vocation à constituer un vivier d’embauches dans les années et décennies à venir en France.

    Les professions émergentes dans l’industrie: des métiers liés aux nouvelles technologies mais aussi aux ressources humaines et à la vente.
    Des tendances communes aux 5 secteurs se dégagent, notamment la prépondérance des professions émergentes liées aux nouvelles technologies (IA, analyse et protection des données, etc…), à la gestion des ressources humaines et enfin à la relation clients et à la vente.

    De façon générale, ces tendances sont valables tant pour les hommes que pour les femmes. Cependant, quelques différences subsistent. Par exemple, dans l’industrie manufacturière, les femmes exercent plutôt des métiers liés à l’analyse des données et à la conception de l’expérience utilisateur, tandis que les hommes exercent plutôt des métiers liés à l’intelligence artificielle et à la cyber-sécurité.

    Des compétences hautement transférables

    Le rapport met en avant la présence d’un grand nombre de langages de programmation et d’autres outils numériques et analytiques. Ces outils étant présents dans les différentes industries, il est possible d’affirmer que les compétences associées aux professions émergentes sont hautement transférables et permettent aux professionnels de donner une nouvelle orientation à leur carrière dans une multitude d’industries.

    Un ratio hommes/femmes qui s’approche de la parité, sauf dans l’industrie des logiciels et services informatiques
    En examinant la distribution des professions émergentes entre les membres LinkedIn hommes et femmes dans chacune des cinq industries clés, le ratio hommes/femmes s’approche de la parité, à l’exception cependant de l’industrie des logiciels et services informatiques. Ainsi, le rapport y soulève un écart très important dans la parité hommes/femmes : 68% des professions considérées comme émergentes sont exercées par les hommes et seulement 32% par les femmes.

    Le niveau de formation ne constitue pas un obstacle

    Le fait que parmi les professionnels des métiers émergents le nombre de bacheliers soit relativement plus élevé et celui des masters relativement moins élevé semble suggérer que le niveau de formation atteint ne constitue pas un obstacle à l’entrée dans une profession émergente.

    L’industrie des biens de consommation se démarque avec des opportunités d’accéder aux métiers émergents quelque soit le niveau de diplôme.


    Quant à l’industrie des logiciels et services informatiques, les emplois émergents présentent des niveaux de formation plus élevés que dans les autres industries.

    Méthodologie :

    Pour réaliser ce rapport, LinkedIn a établi une cartographie de l’évolution des métiers et compétences en analysant les profils de ses membres en France.
    L’analyse porte sur 5 industries clés : industrie manufacturière, biens de consommation, logiciels et services informatiques, matériel et réseaux, énergie et mines. Seules des données agrégées et rendues anonymes sont utilisées.

  • Décoder l’info, comment décrypter les fake news ?

    « Le digital : une arme d’autant plus redoutable qu’elle est accessible à tous » – Caroline Faillet

    Digitale entrepreneuse, netnologue, formatrice aux techniques d’influence digitale, Caroline Faillet est une véritable experte du digital. En 2004, elle cofonde le cabinet de conseil Bolero où elle accompagne les grandes entreprises (SNCF, Saint-Gobain, Essilor…) dans leur stratégie depuis le décryptage de l’influence du numérique sur leur marché jusqu’à la mise en œuvre de leur plan de transformation. Cette année, elle décide de s’attaquer aux fake news dans son ouvrage Décoder l’info, comment décrypter les fake news ? en collaboration avec Marc O. Ezrati. Sortie : le 16 octobre 2018.

    5 questions à Caroline Faillet : décrypter les fake news

    Le terme «fake news» a été désigné le mot de l’année 2017 selon le dictionnaire Collins. C’est devenu un concept très populaire et en même temps très flou. Que recouvre finalement cette expression ?

    Caroline Faillet : A l’origine, le mot désigne les fausses informations (dans le sens de fake, truqué) qui circulent sur la toile, mais le terme s’est rapidement élargi au sens d’information fausse (au sens de false, mensonger) pour englober toutes les formes de désinformation qui contaminent le web. Quand Donald Trump s’est mis à accuser les médias traditionnels de fake news, il a contribué à brouiller totalement les frontières entre le vrai et le faux, les sources dignes de confiance et celles qui ne le sont pas ou plus. En conséquence, le terme recouvre aussi bien les sources (site parodique, faux profil, éditeur de revues scientifiques), que les techniques (astroturfing, clickbait, leaks, guerre d’édition sur Wikipédia) et les contenus (rumeur, hoax, fausse étude…). Il symbolise la maladie d’une société qui a basculé dans la post-vérité.

    Le volet politique des fake news, avec les tentatives d’influence des élections via les grandes plateformes, a fait couler beaucoup d’encre. Mais on parle peu des émetteurs de fake news. Qui sont ces nouveaux faussaires du numériques ?

    Caroline Faillet : J’inventorie quatre catégories de faussaires dont les motivations sont très différentes. Le premier est le troll ou le hater, pour qui la fake news est un moyen d’attiser les polémiques sur les réseaux, par simple jeu et pratique de son humour sadique. Le second est le pro de l’intox, qui arrondit ses fins de mois en écrivant des fausses nouvelles ou en les partageant. Ceux qu’Antonio Casilli nomme les tâcherons du clic sont rémunérés pour tenir de faux profils sur les réseaux afin d’alimenter le buzz sur commande. Le troisième faussaire est le «croyant» dont la variante la plus extrême est le complotiste. Il fabrique ou propage l’information qui flatte son idéologie et grossit les rangs de ses adeptes. Enfin le dernier est le faussaire ordinaire, à savoir vous et moi , pour qui la fake news procure un bénéfice psychologique. Celui-là agit par vanité, car il améliore son statut sur les réseaux sociaux par l’émotion qu’il procure à son audience.

    Les fake news sont-elles un phénomène nouveau ?

    Caroline Faillet : La rumeur est le plus vieux média du monde, dit-non. Les fake news n’ont donc rien de nouveau, mais les technologies démultiplient leur puissance et leur impact. Tout d’abord le web a considérablement accru le volume et la visibilité du faux, ensuite le modèle économique des plateformes sociales qui repose sur l’attention a favorisé leur propagation. Les dernières techniques en informatique visuelle, en langage naturel, en intelligence artificielle vont conduire à une industrialisation d’une désinformation devenue quasiment indétectable. Par exemple, l’automatisation de messages pourrait simuler des vagues de paniques sur les réseaux ou des fausses prises de parole de dirigeants en vidéos pourraient provoquer des scandales dans l’opinion. Certains redoutent une «infocalypse» c’est-à-dire un monde de mensonge qui nous ferait perdre contact avec le réel.

    Mais un retour dans le passé doit amener à prendre un peu de recul, car les Anciens redoutaient déjà «La Renommée» (la rumeur) comme la peste. Dans cette période antique où l’oralité dominait, le détournement de l’art de convaincre cher aux Sophistes était déjà dénoncé et combattu par Socrate. Autres temps, autres mœurs : à la dialectique et ses risques de manipulation ont été substituées la maîtrise des réseaux et ses risques de détournement…

    Faut-il en avoir peur pour nos sociétés ?

    Caroline Faillet : Ma conviction est que nous sommes dans une phase de transition : le marché de l’information n’a pas encore retrouvé de mécanisme de régulation qui intègre cette nouvelle fragmentation des producteurs de contenus et des diffuseurs. Les plus malins en ont tiré une forme de pouvoir et, comme toute forme de pouvoir, son danger réside dans le fait d’être concentré dans les mains de quelques-uns. Dans les pays où les plateformes sont soumises à censure, ou sur certains sujets où les croyants (militants politiques, militants anti- vaccins…) ont envahi le web de leurs mythes, il y a un vrai risque de basculer dans le populisme en politique ou l’obscurantisme en science. Comme pour un poison, tout est question de dose. C’est pourquoi les entreprises et les politiques doivent surveiller la part de fake news auxquels sont exposés leurs publics : au-delà d’un certain seuil, il est urgent d’agir.

    Que pensez-vous des initiatives des institutions, des médias et des plateformes ? Et que proposez- vous vous-même pour lutter contre ce risque ?

    Caroline Faillet : Ce qui est sûr, c’est que la lutte contre les fake news ne doit pas se faire au nom d’une défense de l’Ancien Monde, mais bien au nom d’un meilleur fonctionnement de cette démocratie d’opinion. Quand le politique veut légiférer pour interdire certains contenus, quand les médias veulent épingler les bonnes et les mauvaises sources d’info, il y a le risque que cette lutte contre les fake news ne soit qu’un moyen de préserver un pouvoir d’action sur les masses.

    Si les fake news sont bien une infection de la société post- révolution numérique, alors il faut agir à tous les niveaux : la prévention par l’éducation du citoyen, l’amputation des contenus douteux par la responsabilisation des plateformes (Google, Facebook, Twitter…) et la barrière physique aux attaques, la limitation de l’infection par l’action ciblée législative, le renforcement du système immunitaire en encourageant la corégulation citoyenne et la réponse des sachants. Je pense que l’on veut trop souvent éduquer les masses «non pensantes» alors que l’urgence pour préserver l’équilibre de nos démocraties, est que nos élites maîtrisent enfin ces techniques d’influence des réseaux afin justement, qu’ils ne soient pas détournés par les Sophistes des temps modernes ! Pour ma part, je redoute davantage la déconnexion de nos élites que l’irrationalité des foules.

  • Quatre idées reçues courantes sur la transition numérique:

    Les quatre idées reçues qui freinent la révolution numérique


    Par Perry Krug, Krug, Principal Architect chez Couchbase

    La plupart des entreprises accordent désormais la priorité aux projets de transition numérique : une étude récente de Forrester laisse entendre que 85 % d’entre elles investiront cette année dans ce domaine. Toutefois, bien que cette transition soit très prometteuse, elle n’est pas toujours simple. En effet, la confusion et la désinformation qui entourent les projets numériques risquent de faire obstacle à la révolution numérique qui s’amorce.

    Les entreprises incapables de se tourner vers le numérique de façon efficace se retrouvent à la traîne face à la concurrence. Dans une étude réalisée en 2017, les DSI britanniques accordent aux retardataires une durée de vie légèrement supérieure à cinq ans, avant de cesser leurs activités ou d’être absorbés par la concurrence, victimes de la dégradation du service client, d’une clientèle en baisse, de la chute de leurs recettes et de la diminution de leurs ressources. La disparition récente de Toys “R” Us et de Maplin sont de parfaits exemples de grandes marques ayant payé le prix fort de leur manque d’évolutivité.

    En matière de prévention de la fracture numérique, grandes et petites entreprises doivent en tirer une leçon : aucune entreprise ne saurait échapper à la révolution numérique. En guise de démonstration, réfutons quatre idées reçues courantes sur la transition numérique:

    Idée reçue n° 1 : « Le numérique exige des investissements considérables. »

    IDC estime que les entreprises consacreront plus de 2 000 milliards de dollars à la transition numérique en 2019. A priori, les petites entreprises ne peuvent rivaliser avec une telle capacité financière, mais l’argent n’est pas toujours synonyme de succès. En effet, les DSI interrogés admettent que 84 % de leurs projets de transition numérique ont été annulés, retardés ou revus à la baisse. Il est clair qu’investir aveuglément dans la révolution numérique ne suffit pas : les entreprises doivent se concentrer sur leur façon de dépenser, pas seulement sur les montants.

    L’innovation numérique s’est largement démocratisée au cours de la dernière décennie. La généralisation des formules d’abonnement et des technologies en Cloud permettent même aux microentreprises de se doter des outils adéquats. En matière d’outils et de technologies, les petits investissements sont parfois très rentables.

    Idée reçue n° 2 : « Nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour entreprendre une transition numérique. »

    D’après ce sondage réalisé en 2017 auprès de responsables informatiques, le manque de ressources, y compris de personnel qualifié pour mettre en œuvre et gérer le processus, constitue le principal obstacle à la réussite de la transition numérique. Cela étant, les entreprises qui déclarent disposer de « ressources limitées » sont généralement assez flexibles : elles subissent moins que les groupes internationaux les contraintes inhérentes à des procédures internes et à de grandes infrastructures technologiques existantes. Ceci leur permet de réagir plus rapidement face aux transformations du marché, de déployer de nouvelles technologies plus facilement ou de remplacer les anciennes.

    Idée reçue n° 3 : « Notre clientèle s’accommode de la situation et ne s’intéresse pas au numérique. »

    C’était peut-être le cas auparavant, mais plus aujourd’hui ! Les consommateurs actuels s’attendent à recevoir le même service personnalisé et permanent de la part de toutes les entreprises avec lesquelles ils traitent. Qu’il s’agisse de vendre aux consommateurs, à une petite ou à une grande entreprise, la montée en puissance des géants d’Internet et l’évolution du marketing numérique ont habitué les utilisateurs finaux à un dialogue multicanal, c’est-à-dire à la possibilité d’interagir avec leurs fournisseurs comme bon leur semble.

    Si un client ne peut interagir avec vous comme il l’entend, il est fort probable qu’il ira tout simplement voir ailleurs : que vous soyez en concurrence avec des entreprises internationales, nationales ou locales, l’engagement du client est un élément clé pour se distinguer de la concurrence, et le numérique, un facteur de distinction considérable.

    Idée reçue n° 4 : « Nous n’aurons jamais assez de clients pour justifier un passage au numérique. »

    N’oubliez pas que la majorité des plus grandes entreprises du secteur numérique ont été fondées il y a 10 à 15 ans. Celles-ci ont connu une montée en flèche du volume des interactions avec leurs clients dans un laps de temps relativement court. Naturellement, la plupart des entreprises ne connaîtront pas le succès fulgurant de Pokémon GO, mais il est toujours utile de se pencher sur deux éléments clés de la transition numérique : l’évolutivité et la fiabilité. Les entreprises doivent pouvoir évoluer rapidement pour faire face à toute hausse imprévue de la demande. Il importe également de s’assurer que l’entreprise peut continuer à fonctionner sans heurts dans d’autres circonstances, par exemple si les salariés doivent soudainement travailler à distance, si les locaux sont victimes d’un sinistre ou si les fichiers de l’entreprise sont infectés par un logiciel rançonneur.

    Le moment est venu de réévaluer vos besoins numériques

    Dans le cadre de la transition numérique, de nombreuses entreprises doivent adopter une nouvelle approche : envisager la technologie comme un catalyseur, et non comme une simple entrée du tableau des dépenses. Quelle que soit la taille de votre entreprise, sachez qu’il n’a jamais été aussi facile de tirer parti de la technologie, afin de susciter chez les salariés et les utilisateurs finaux ce sentiment de transparence indispensable à la réussite de toute transition numérique. Petites et grandes entreprises sont particulièrement bien placées pour bouleverser leur marché en accomplissant leur révolution numérique : il leur suffit de demeurer à l’écoute de leur clientèle et de proposer le meilleur service possible, via des plateformes numériques adaptées

  • Economie numérique : le digital, une opportunité pour les PME françaises

    11% des PME françaises de moins de 50 collaborateurs sont équipées en outils digitaux

    Selon le rapport de Deloitte “Economie numérique: le digital, une opportunité pour les PME françaises”, les PME hexagonales affichent un certain retard concernant le e-commerce, les réseaux sociaux, l’usage d’outils digitaux, Smart Contrat, etc… Seules 11% des PME françaises de moins de 50 collaborateurs sont équipées en outils digitaux de productivité, soit deux fois moins que les PME européennes. Le digital est encore perçu comme complexe à mettre en place et à gérer. A l’heure où le nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entre en vigueur en Europe, cette notion de protection des données constitue également un frein. En un mot, le digital fait peur !

    Le numérique, une carte indispensable pour jouer dans la “cour des grands”

    Dans une économie globalisée, qui peut s’exonérer d’optimiser ses ressources et de sécuriser ses parts de marché grâce à des produits innovants et une expérience utilisateur efficace ? Les clients sont devenus très connectés, informés et exigeants partout sur la planète. Ils attendent des offres sur mesure répondant avec pertinence et originalité à leurs besoins. Avec l’apprentissage profond (deep learning), l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (AI), on peut faire évoluer un modèle d’affaires, affiner une stratégie de web marketing et enrichir la relation client qui doit aujourd’hui faire la part belle à l’expérience utilisateur. Numériser son entreprise, et plus largement innover, est incontestablement un facteur de compétitivité. Un chiffre vient conforter cette affirmation : le coefficient de corrélation est de 80% entre innovation et export. Par conséquent, une entreprise qui innove sera nécessairement amenée à se développer à l’international à un moment donné.

    Digitalisation, innovation et internationalisation, un trio gagnant !

    La transition digitale ne signifie pas simplement automatiser des tâches et numériser des données. De même, elle ne concerne pas uniquement le service informatique. C’est l’ensemble de l’organisation dans son mode de fonctionnement, sa gouvernance et sa culture qui est impacté. Les enjeux et les conséquences sont beaucoup plus vastes et stratégiques qu’il n’y parait à première vue. Une donnée brute en soi n’a pas de valeur tandis qu’une information est un actif immatériel valorisable. Ainsi, la capacité d’une PME à structurer ses données et à les transformer en connaissances lui donne l’opportunité de générer de la valeur. Dans des secteurs d’activités hautement concurrentiels tels que la santé, la finance, la défense… où le terrain de jeu est mondial, des systèmes d’analyse cognitive et prédictive sont de véritables atouts pour renforcer son leadership et réaliser des économies d’échelle. Dans le cadre d’un accompagnement par un tiers de confiance, expert du sujet, la transition digitale peut être menée en douceur au rythme de l’entreprise, en parallèle d’une stratégie d’internationalisation. Une attitude volontariste, un état d’esprit agile et une ouverture à l’innovation sont indispensables pour une restructuration réussie du modèle économique qui, à son tour, peut être un levier d’accélération du processus d’internationalisation.

    Et vous, êtes-vous prêt à faire le grand saut  ?

    Si vous faites partie des 3,5 millions de PME/PMI françaises qui vous posez des questions sur la transformation digitale de votre entreprise, et tout particulièrement dans le cadre d’une stratégie d’expansion à l’international, inscrivez-vous aux Rencontres d’Affaires Francophones.
    Cet événement multi-secteurs d’activités, qui se tiendra le 8 novembre 2018 à la Maison de la Mutualité à Paris, fera intervenir de nombreux experts et praticiens qui pourront répondre à vos questions dans un cadre propice aux échanges avec des chefs d’entreprise ayant déjà franchi le cap de la digitalisation et de l’internationalisation.

  • Quand l’accompagnement au numérique devient un facteur d’inclusion bancaire …

    La Banque Postale : l’accompagnement au numérique est aussi un facteur d’inclusion bancaire

    La banque préférée des Français, La Banque Postale organise le 5 avril prochain la deuxième édition des Assises de la Banque Citoyenne sur l’innovation et l’inclusion bancaire. Parmi les sujets à l‘ordre du jour : comment les diverses initiatives d’accompagnement au numérique favorisent l’inclusion, bancaire, mais pas que. Une journée pour mettre en lumière le travail accompli depuis un an en faveur de cette inclusion et sur l’engagement social et sociétal de La Banque Postale.

    « À l’heure d’une digitalisation croissante de la société et des services, être démuni face au numérique est un facteur supplémentaire d’exclusion, professionnelle, sociale ou culturelle. Si Internet facilite la vie à de nombreuses personnes en accélérant les démarches administratives, une partie de la population, estimée à 12 millions de personnes, peine à profiter de cet avantage* », pour Catherine Charrier-Leflaive, Directrice de la banque de détail et de l’assurance de La Banque Postale.  À cette précarité numérique peuvent aussi s’ajouter des difficultés sociales pour une partie de la population comme le souligne Catherine Charrier-Leflaive en rappelant qu’il y a souvent une corrélation entre exclusion sociale et numérique.  Dont acte. Depuis un an, La Banque Postale  déploie sous l’impulsion de son Président, Rémy Weber, un plan de soutien aux exclus du numérique qu’il a annoncé lors des premières Assises de la Banque citoyenne.

    Un accompagnement avant tout humain au numérique

    Un plan fondé d’une part sur le constat du déficit numérique d’une partie de la population, mais aussi d’autre part sur la conviction que l’inclusion bancaire ne se limite pas au seul « droit au compte » ou Livret A en palliatif. L’acculturation à ce nouvel univers digital est selon les mots de Rémy Weber une façon d’éviter « la double peine ». Une motivation citoyenne et sociale qui s’incarne par la création de multiples services d’accompagnement et mise en place de plan de formations et d’accompagnement assurés par les postiers et diverses associations.

    Comme le détaille Mouna Aoun, Directrice marketing des marchés Mass Market et Spécifiques à La Banque Postale, le plan d’inclusion numérique se décline en trois types d’accompagnements dédiés à autant de catégories de population :

    –           Les personnes en grande fragilité numérique, à qui il faut proposer des alternatives et un fort accompagnement.

    –           Les personnes en précarité numérique faible : La Banque Postale les associe à l’amélioration des services numériques pour les familiariser avec les actualisations.

    –           Les personnes en précarité numérique intermédiaire : l’objectif est ici d’éviter que cette population se laisse distancer par l’émergence de nouveaux services et évolution des plateformes grâce à un accompagnement adapté en bureaux de poste ou dans des associations proposant de la médiation numérique.

    Là chacun peut apprendre de manière ludique à se connecter à son compte bancaire, imprimer un rib ou autre opération bancaire… Bien sûr, toutes ces formations sont en open source.

    Ainsi, si lors des relations avec le client, les freins constatés sont importants, il se voit  suggérer des formations dispensées par Emmaus Connect via la startup We tech Care et dans les prochaines semaines via de nouveaux partenaires. Des tutoriels sont également proposés sur  le site lesbonsclics.fr. Au total, ce sont plusieurs heures de formation sur divers sujets liés au numérique qui sont proposés, dont des tutoriels et quizz dédiés au monde bancaire.

    Aller plus loin…

    Au-delà de l’acculturation numérique, La Banque Postale prend sa part dans la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. À ce titre, le travail sur l’exclusion bancaire s’incarne aussi par une palette de services : « Ne pas avoir accès à un compte renforce l’exclusion sociale rappelle Mouna Aoun. Notre rôle est aussi de proposer de l’inclusion bancaire avec des produits adaptés aux personnes en vulnérabilité sociale ou financière. Cela peut être par exemple des microcrédits personnels ou professionnels, l’accès à la CMUC pour la santé soins ou encore un accompagnement personnel. »

    De fait, La Banque Postale propose depuis 2014, « L’appui de La Banque Postale », une plateforme téléphonique pour accompagner ses clients en difficulté financière temporaire ou durable. Sur cette plateforme, un conseiller accompagne le client sur la maîtrise de son budget, calcule son « reste pour  vivre », identifie  des revenus additionnels via l’obtention d’aides sociales, oriente vers des entreprises solidaires pour les besoins et aléas de la vie quotidienne.

    Concilier inclusion et services, numérique et citoyenneté

    L’inclusion bancaire à laquelle participe La Banque Postale  se traduit aussi par une approche servicielle pensée pour chaque type de population. Ce peut être l’application « Pilote budget » déjà téléchargée 3 000 fois, ou encore les offres à destination des millénaux et plateforme pour les aider à développer des projets en « social business » à l’instar de « Ticket for Change » ou le programme #Talent Booster pour accompagner les 16-25 ans dans la réussite de leurs projets… La concurrence des « néo-banques » et autres pure-players est réelle, mais comme le rappelle Mouna Aoun, la solidité du modèle couplé à des produits citoyens, la sécurité et qualité du conseil la démarque de ses nouveaux concurrents.

    Sans compter pour asseoir ses initiatives, les multiples relais sur lesquels La Banque Postale  peut s’appuyer. Au fil de l’eau, La Banque Postale étendra en effet son partenariat avec d’autres associations. Dans un premier temps, ce seront plus de 1 000 bureaux de poste, pour la plupart situés en quartier prioritaire de la politique de la ville, qui vont relayer les initiatives  de La Banque Postale pour l’inclusion numérique, sans compter les Maisons de service au public (MSAP).

    Finalement, concilier inclusion et services, numérique et citoyenneté est peut-être le vrai gage de la modernité.

    Pour se faire une idée, rendez-vous aux assises de la Banque Citoyenne le 5 avril prochain. Suivez les en direct sur http://lbplive.fr

    *Source : Baromètre du numérique, éditions 2016 et 2017 (étude réalisée par le Credoc)

    Propos recueillis par Fabrice Frossard @fabercontent @labrigadeduweb

  • Les finalistes du #VNUM2018 !

    Les finalistes du #VNUM2018 !

    Au terme d’un vote en ligne et d’une réunion de délibération le jeudi 22 mars le jury du Grand Prix de la vidéo numérique http://www.grandprixvideonumerique a déterminé la liste des finalistes de sa seconde édition.

     Les finalistes sont :

    • Prix de la vidéo de branding : GreenPeace/Artefact/GroupM, Hello Bank!/WeAreSocial/Iconoclast, Orange/Publicis Conseil/Prodigious,
    • Prix de la vidéo promotionnelle : Atol/Agence Raymonde, GreenPeace/Artefact/GroupM, Petit Bateau/Betc/Artefact/Teads
    • Prix de la campagne multiplateforme : Le Monde Publicité/Télérama, Marine Nationale/Carat France/Havas Paris/Adways, Unapei/Glory Paris,
    • Prix de la vidéo native : Bouygues Telecom/Betc/MinuteBuzz, MAC Cosmetics/MinuteBuzz, VW/Fuse/Remind-Phd,
    • Prix de la vidéo sociale : MAC Cosmetics/MinuteBuzz, Syfy/Betc/KR Media, Unapei/Glory Paris
    • Prix de la vidéo éditoriale : Cuisine Actuelle/Prisma, Temporis/Lagardère/Dailymotion, Yahoo!/Oath
    • Prix des chaînes de diffusion : Eovi Mcd/WNP, Explore Media, Golden Moustache/M6
    • Prix Tuto vidéo : Lapeyre/The Story Lab/Vizeum/Atelier B/Maison et travaux, MAC/MinuteBuzz, Talika/Atelier B
    • Prix B2B en vidéo : AXA/Brainsonic, Getty Images, GroupM
    • Prix des formats : Audi/Remind Phd/Teads, Taboola
    • Prix de la solution technique : Dayuse/Orès/Teads, Sony Playstation/Mediacom/Teads, Wibbitz
    • Prix de la nouvelle image : Carat, Hololamp, J&B/Mnstr/Teads
    • Prix de la vidéo Live : Figaro Live, Gala/Prisma, Microsoft/Brainsonic/Frenchweb

     Verdict pour les lauréats le 4 avril prochain

    Les lauréats, un par catégorie, seront révélés et récompensés lors de la soirée de remise des prix qui se tiendra le 4 avril 2017 et rassemblera 200 professionnels de la vidéo online, annonceurs, agences, éditeurs, régies, producteurs et partenaires technologiques.

    Pour sa seconde édition le #VNUM a recueilli 85 soumissions au travers de ses 13 catégories. L’après-midi sera consacré à des keynotes et tables rondes autour de la création, production, amplification, programmatique des vidéos, de 14h à 17h30. Inscriptions ici : https://www.eventbrite.fr/e/billets-vnum2018-grand-prix-de-la-video-numerique-42597122139

    Pour sa seconde édition le #VNUM est de nouveau soutenu par ses partenaires fondateurs Advideum http://www.advideum.com , Sublime Skinz http://www.sublimeskinz.com et Vidmizer http://www.vidmizer.com