Étiquette : numérique

  • IA : comment passer de l’experimentation à l’adoption à grande échelle ?

    Etude sur l’efficacité de l’IA 

    L’Infosys Knowledge Institute (IKI), l’entité de recherche d’Infosys (NSE, BSE, NYSE : INFY), société de conseil numériques de nouvelle génération, dévoile son étude sur l’efficacité de l’IA à ce jour.

    Intitulé Infosys AI Business Value Radar, ce rapport repose sur une enquête menée auprès de 3 240 entreprises à travers le monde, couvrant 132 cas d’usage IA dans différents secteurs.
    Il met en évidence une évolution significative dans le déploiement de l’IA : de plus en plus d’organisations passent de l’expérimentation à une adoption à grande échelle, en raison de la diminution des coûts et de l’augmentation des taux de réussite. 

    L’étude révèle que 19 % des cas d’usage IA atteignent pleinement leurs objectifs commerciaux, tandis que 32 % les atteignent partiellement. Elle indique que les organisations qui privilégient des cas d’usage IA à forte valeur transformationnelle ont plus de chances d’atteindre leurs objectifs.
    À mesure que les coûts de l’IA continueront de baisser, ces cas d’usage transformationnels devraient générer des résultats commerciaux encore plus probants.
    De plus, des stratégies de gestion du changement bien conçues, associées à des programmes de formation solides, augmentent le taux de réussite des déploiements IA jusqu’à 18 points de pourcentage. 

    Ces résultats soulignent le potentiel croissant de l’IA d’entreprise pour générer de la valeur, à condition d’adopter des mesures fortes, notamment en redéfinissant les processus métiers, en renforçant la formation des employés et en optimisant l’architecture des données. 

    Voici les principaux résultats du rapport Infosys AI Business Value Radar : 

    Les industries les plus performantes 

    • Les secteurs à forte expertise intellectuelle et technique, tels que les services professionnels, les sciences de la vie, les hautes technologies, les télécommunications et l’assurance, enregistrent les meilleurs résultats avec l’IA. 

    • Les services financiers sont l’unique secteur « intellectuel » dont la performance IA est légèrement inférieure à la moyenne, en raison des contraintes réglementaires et des défis liés à la modernisation des data. 

    • En revanche, certains secteurs peinent à obtenir des résultats constants avec l’IA, notamment le tourisme et l’hôtellerie, l’industrie manufacturière, la grande distribution et le secteur public. 

    Cas d’usage les plus courants 

    • L’IT, les opérations, ainsi que la gestion des installations et des infrastructures sont les cas d’usage IA les plus répandus, adoptés par 38 % des entreprises interrogées. 

    • Ils sont suivis par la cybersécurité, la résilience et le développement logiciel, qui concernent 30 % des répondants. Les cas d’usage dans ces catégories ont 10 à 15 % de chances supplémentaires de réussir. 

    • Viennent ensuite les applications en marketing, service client et ventes. 

    • Enfin, les applications spécifiques à chaque industrie – telles que le traitement des sinistres dans l’assurance ou les essais cliniques dans la recherche médicale – ont un fort impact sur l’amélioration des opérations métier. Ces cas d’usage nécessitent généralement une transformation en profondeur des données et de l’architecture technique. 

    Gestion du changement 

    • Seules 16 % des entreprises ont mis en place une gestion du changement et une formation des employés efficaces en matière d’IA. 

    • Les entreprises qui ont déjà engagé des actions en faveur de l’IA peuvent doubler leurs chances de succès en investissant pleinement dans la préparation des collaborateurs. 

    Voici les principales recommandations mises en avant dans le rapport ; ce dernier propose cinq étapes essentielles pour devenir une entreprise AI-first et maximiser la valeur de ses déploiements IA : 

    1. Accélérer l’adoption de l’IA agentique pour transformer les modèles opérationnels. 

    2. Accélérer l’innovation en expérimentant simultanément à travers un modèle d’AI Foundry et d’AI Factory. 

    3. Former les employés pour améliorer le succès des cas d’usage IA (jusqu’à +18 points) 

    4. Adopter une approche Produit pour soutenir les modèles opérationnels IA. 

    5. Créer un comité de gouvernance IA afin de réduire les risques et améliorer la responsabilité. 

    Pour accéder au rapport complet c’est ici 

  • Quand l’IA creuse les inégalités au travail

    Genre, Àge, Handicap…Les inégalités d’accès à l’IA

    Source Randstad et Oreegami

    L’intelligence artificielle (IA) apporte la promesse d’une productivité et d’une efficacité accrues — mais encore faut-il que chacun puisse en bénéficier.
    Alors que la demande de compétences en IA explose, l’accès aux formations et aux opportunités d’emploi dans ce secteur est très loin d’être le même pour tous et révèle de profondes fractures entre les salariés. Ce rapport examine les inégalités d’accès à l’IA en fonction du genre, de l’âge et du handicap.

    Une récente étude du groupe Randstad révèle d’importantes disparités dans l’utilisation et l’accès à l’intelligence artificielle en milieu professionnel.

    Inégalités de genre

    • 71% des talents déclarant des compétences en IA sont des hommes
    • 41% des hommes ont accès à l’IA au travail, contre 35% des femmes
    • 38% des hommes se voient proposer des formations en IA, contre 33% des femmes

    Écart générationnel

    • 48% des moins de 30 ans utilisent régulièrement l’IA au travail, contre 31% des plus de 60 ans
    • 45% de la génération Z reçoivent des offres de formation en IA, contre 22% des baby-boomers

    Situation de handicap

    • 55% des salariés en situation de handicap utilisent l’IA pour résoudre des problèmes au travail, contre 39% des salariés sans handicap
    • 29% des collaborateurs handicapés envisagent de quitter leur emploi sans formation en IA, contre 18% des talents sans handicap

    En conclusion : 

    Bien que la technologie de l’IA démontre sa capacité à combler des écarts pour certains groupes démographiques, comme les personnes en situation de handicap, il est clair qu’elle n’est pas encore exploitée de manière équitable, notamment en ce qui concerne les femmes et les séniors.

    L’arrivée des IA génératives dans le paysage professionnel n’a fait que confirmer l’intuition de Yann Gabay, co-fondateur d’Oreegami, organisme de formation aux métiers du numérique soutenu par France Travail explique : 

    “Ces chiffres soulignent l’urgence pour les entreprises de mettre en place des stratégies inclusives pour l’adoption de l’IA, afin de maintenir leur compétitivité et de répondre à la pénurie de talents. Aujourd’hui, notre objectif est de préparer un large public à un futur incertain et leur donner l’opportunité d’accéder à des métiers porteurs, intéressants et rémunérateurs, souvent réservés aux diplômés de certaines écoles peu accessibles”

  • Fibre optique, nouveaux usages d’Internet, empreinte environnementale… Les nouvelles pratiques du numérique en France

    85% de la population utilise Internet depuis son smartphone

    L’Arcep et l’Arcom publient la quatrième édition de leur référentiel commun des usages numériques. Cette nouvelle édition actualise et complète les données de référence sur les usages et pratiques du numérique en France. Elle rassemble des éléments chiffrés notamment sur les déploiements des réseaux fixes et des réseaux mobiles, l’accès à internet, l’équipement des foyers, les usages internet et audiovisuels et l’empreinte environnementale du numérique.

    Cette quatrième édition intègre de nouvelles thématiques telles que l’équipement en casques de réalité virtuelle, l’usage de la presse numérique et de l’intelligence artificielle, l’information sur les réseaux sociaux, les investissements dans la création des éditeurs de services de médias audiovisuels à la demande et le partage des recettes publicitaires entre acteurs traditionnels et numériques.

    Très haut débit fixe et mobile : les déploiements et l’adoption des technologies fibre et 5G se poursuivent

    Le référentiel souligne la progression continue des déploiements et du nombre d’abonnements à très haut débit sur les réseaux fixes, portée entièrement par la fibre optique. Fin 2023, deux tiers des abonnés internet disposent d’un abonnement en fibre optique (soit 21,4 millions d’abonnements fibre). Les déploiements dans les réseaux 5G en France se poursuivent également, ainsi que la croissance du nombre d’utilisateurs actifs sur les réseaux 5G, pour atteindre 14 millions au quatrième trimestre 2024, soit 17 % de l’ensemble des cartes mobiles.

    Des individus toujours plus connectés et plus équipés pour des usages internet et audiovisuels qui se diversifient

    En France, 9 personnes sur 10 utilisent internet. En 2023, l’équipement privilégié pour se connecter à internet reste le smartphone et la croissance des usages sur téléphone mobile se poursuit : 85 % de la population utilise internet depuis son smartphone (+ 3 points en un an). Par ailleurs, les usages internet continuent de se diversifier : d’une part, la proportion de lecteurs réguliers de la presse numérique progresse (60 % de la population de 12 ans et plus en 2023, + 4 points en trois ans) et, d’autre part, l’usage de l’intelligence artificielle se diffuse (20 % des individus en ont déjà fait usage).

    Le téléviseur et le smartphone constituent les premiers équipements du foyer permettant de visionner des vidéos (pour respectivement 90 % et 89 % des foyers français). Si ces taux d’équipements en téléviseur et smartphone se stabilisent, signe de maturité du marché, l’équipement en smart TV continue de progresser : plus de la moitié des foyers sont équipés en téléviseur connecté (53 %, + 4 points en un an).

    Du point de vue des usages, le renouvellement des pratiques audiovisuelles et la transition vers les supports numériques se poursuivent avec, d’un côté, une baisse de la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision qui se poursuit en 2023 et, de l’autre, un accès à la télévision en direct qui reste prédominant sur les téléviseurs connectés (quel que soit le mode de connexion : smart TV, box internet…). Sur ces téléviseurs connectés, la consommation des services à la fois linéaires et non linéaires, tend à se multiplier, notamment chez les détenteurs de smart TV. Néanmoins, après une forte progression ces dernières années, l’abonnement aux services de vidéo à la demande (VàDA) se stabilise (56 % des Français déclarent disposer d’un tel abonnement, un taux comparable à 2022).

    L’empreinte environnementale des usages numériques

    Le référentiel des usages numérique met en avant de nouveaux indicateurs tels que la consommation électrique des box et des décodeurs TV. Ces box et décodeurs TV se révèlent être très énergivores : leur consommation annuelle d’électricité représente 0,7 % de la consommation d’électricité en France en 2022 et est trois fois supérieure à celle des réseaux fixes.

    De son côté, la baisse du volume d’équipements numériques neufs mis sur le marché en 2022 pourrait participer à la réduction de l’empreinte environnementale des fabricants de terminaux. Cette réduction devrait, toutefois, être contrebalancée par l’augmentation de la taille des écrans des équipements qui contribue à la hausse de leur impact. En outre, la part des téléphones reconditionnés dans les ventes des opérateurs télécoms reste très faible (4 % contre 25 % pour les autres canaux de distribution).

  • Les stratégies digitales qui s’imposent à l’épreuve du temps

    API : pierre angulaires des stratégies numériques

    Selon Axway

    Omniprésentes, les API se sont imposées dans les organisations comme la pierre angulaire des stratégies numériques. Non seulement elles facilitent une intégration et une interaction transparentes, mais elles ouvrent également de nouvelles voies d’innovation, de croissance mais aussi de transformation business.

    À l’aune du rapport de 2017 évoqué en préambule, Axway a souhaité se repencher sur les six types de stratégies numériques définis par la Harvard Business Review et analyser comment les API jouent un rôle transformateur dans chacun d’entre eux.

    Afin de rendre l’analyse plus claire, nous avons décidé de séparer ces 6 stratégies en 2 parties distinctes : les stratégies offensives et les défensives.

    Stratégies numériques offensives

    Ces trois types de stratégies numériques visent à cibler une nouvelle demande, une nouvelle offre ou de nouveaux modèles commerciaux.

    1. Le jeu des plateformes :

    Au départ, cette stratégie consiste à créer des plateformes numériques pour mettre en relation les clients et les fournisseurs, en tirant parti des effets de réseau. Les API rendent possible cette stratégie en permettant une intégration et une interaction transparentes entre différents services, améliorant ainsi l’expérience de l’utilisateur et l’efficacité opérationnelle.

    Citons par exemple Airbnb qui utilise des API pour intégrer des expériences locales et des options de transport, offrant ainsi une expérience de voyage plus holistique pour ses clients.

    Dans le secteur bancaire, ce jeu de plateforme est le moteur de la révolution de l’open banking. En offrant une puissante expérience d’API en libre-service, Commerzbank attire de nouveaux clients, gagne des parts de marché grâce à l’intégration avec les écosystèmes fintech et augmente ses bénéfices grâce à son propre réseau de partenaires. Elle illustre ainsi parfaitement comment les API aident à conquérir un tout nouvel écosystème de partenaires.

    L’effet réseau est le sous-jacent de la transformation business. L’accélération exponentielle du business généré par l’effet réseau (Loi exponentielle de Metcalf) rend possible une accélération fulgurante des chiffres d’affaires, sans investissement marginaux importants. En 2024, on observe que seuls les GAFAM réussissent cette accélération permise par les API et le digital, mais ils ont commencé il y a 10 ou 15 ans. La transformation opérée plus récemment dans le secteur bancaire ne pourront etre vérifiée que dans quelques années. C’est une opération assez longue de transformation, mais ne pas opérer cette transformation peut s’avérer catastrophique pour de nombreux business.

    2. Nouvelle offre marginale

    Cette approche permet d’exploiter de nouvelles opportunités de marché avec de faibles coûts opérationnels. Les API ouvrent des passerelles vers d’autres marchés, permettant aux entreprises de se connecter facilement à de nouveaux fournisseurs et clients, élargissant ainsi la portée de leur propre marché.

    Par exemple, la Macif gère et publie un catalogue croissant de services commerciaux à l’attention de partenaires externes par l’intermédiaire d’API. Elle est ainsi en mesure d’exploiter les possibilités offertes par « l’open insurance » par exemple en proposant des produits Macif (comme l’assurance maladie, l’assurance vie, l’assurance des biens ou l’assurance risques divers) par l’intermédiaire de canaux tiers, ou en faisant appel à des services complémentaires fournis par des prestataires externes.

    Contrairement à la plateformisation, nous retrouvons dans cette catégorie des acteurs qui profitent du digital et des API pour augmenter leurs canaux de distribution. Acceptant de disparaitre dans des processus tiers, ces « business as a service » vont profiter de moments de vie pour s’intégrer et offrir de la valeur. Ne nécessitant pas une véritable transformation de leurs sources de revenus, mais multipliant les possibilités de contact, l’opération est plus rapide et les gains rapidement vérifiables. Wakam (ex La Parisienne) l’a bien démontré en proposant ses services assurantiels sous forme d’API dans de nombreux parcours client.

    3. Produits et services numériques

    Les API jouent également un rôle crucial pour améliorer les produits traditionnels et les doter de capacités numériques leur permettant de se connecter à d’autres services et écosystèmes numériques, offrant ainsi une plus grande valeur ajoutée au consommateur.

    Par exemple, un thermostat intelligent comme Nest utilise des API pour s’intégrer à des services de prévisions météorologiques, optimisant ainsi les réglages de la température de la maison. Les fabricants peuvent utiliser des API pour permettre à leurs clients de passer des commandes directement à partir de leurs propres systèmes ERP, ou pour visualiser les données IoT dans leurs systèmes de gestion des actifs.

    7 ans après, que voit-on ? La prolifération des services numériques innovant s’est fracassée contre la muraille de l’usage, au profit d’une concentration autour de quelques grandes plateformes, souvent agrégées autour d’un assistant (Alexa, Google Home et, dans une moindre mesure, Siri). C’est le cas de l’IOT, où l’ensemble des divers services de gestion des thermostats, des ampoules, des volets, des alarmes, en un mot toute la domotique, cherche désormais à s’intégrer dans un écosystème ouvert et rendu cohérent par des API au protocole stable (Matter, par ex). Désormais, en parallèle de la création d’un nouveau service numérique, il faut penser son intégration dans un écosystème (domotique, santé, etc…)

    Stratégies numériques défensives

    Ces 3 types de stratégies numériques sont de nature défensive dans la mesure où elles visent à améliorer ce que l’entreprise fait déjà, et ne sont donc pas une source de différenciation.

    4. Redistribution et personnalisation

    Cette stratégie consiste à utiliser la technologie numérique pour personnaliser ou regrouper les services. Dans cette démarche, les API permettent d’accroître la flexibilité et la personnalisation des offres de services en intégrant diverses fonctionnalités et les données des utilisateurs.

    Spotify, par exemple, utilise des API pour personnaliser les listes de lecture en fonction des habitudes d’écoute des utilisateurs, ce qui renforce l’engagement de ces derniers.

    Ce type d’API peut également s’avérer très utile dans le secteur bancaire. Par exemple, Algoan, grâce à l’open banking, permet l’utilisation des données des comptes de ses clients pour proposer un modèle innovant d’analyse de risque crédit. Cette analyse de la santé financière des emprunteurs permet un profilage de risque des emprunteurs grâce à l’analyse, après leur consentement, de leurs transactions bancaires quotidiennes, révélatrices à la fois de leur situation budgétaire et de leurs comportements financiers, permettant ainsi d’offrir du BNPL à 90% de consommateurs supplémentaires.

    5. Canaux de distribution numériques

    Les API, qui permettent l’intégration de diverses plateformes et offrent donc une plus grande accessibilité, jouent ici un rôle majeur dans l’expansion des canaux numériques qui sont au cœur de cette stratégie d’élargissement des produits et services.

    La plateforme Netflix peut ainsi distribuer, grâce aux API, son contenu sur différents appareils et plateformes, augmentant ainsi sa portée. Dans le domaine de l’assurance, les fournisseurs d’assurance maladie comme Henner les utilisent pour offrir une expérience omnicanale plus fluide, permettant aux clients de soumettre une demande et de la suivre aussi facilement sur mobile qu’en ligne.

    On rejoint ici les préoccupations d’offre marginale d’augmentation des canaux de distribution, mais en restant sur des offres « mass market ». Mais les problématiques sont communes, et fonctionnent plutôt bien.

    6. Rentabilité

    L’utilisation des technologies numériques pour réduire les coûts opérationnels s’appuie, entre autres, sur les API. Elles permettent l’automatisation des processus, l’amélioration des flux de données et l’optimisation des ressources utilisées, afin d’améliorer l’efficacité globale des opérations.

    Ainsi, FedEx utilise des API pour le suivi en temps réel et l’expédition automatisée, ce qui l’aide à optimiser la logistique et réduire les coûts opérationnels. De son côté, Santher, l’un des plus anciens et des plus grands fabricants et distributeurs brésiliens de produits en papier, s’appuie sur les API pour surveiller en permanence et repérer la moindre défaillance dans la chaîne d’approvisionnement, avant que celle-ci ait un impact sur les opérations.

    Nous pouvons également citer les douanes Norvégiennes (Tolletaten) qui ont réduit de 80% le temps d’attente de dédouanage des camions grâce à la mise en place d’API pour développer des applications remplacant le papier.

     

    Les API sont au cœur des stratégies numériques réussies

    Les entreprises prospères, comme les plus audacieuses, sont plus susceptibles d’adopter des stratégies numériques offensives. En effet, ces entreprises mettent l’emphase sur l’innovation, en ciblant de nouveaux produits et de nouveaux segments de clientèle, plutôt que de se contenter de mesures visant à réduire les coûts. Pierre angulaire de ces stratégies offensives, les API leurs permettent de créer des plateformes dynamiques, d’intégrer de nouveaux services de manière transparente et d’innover en permanence en matière d’offres de produits.

    Alors que les cyber malfrats perturbent souvent les marchés avec des modèles basés sur des plateformes, nos observations confirment que peu d’entreprises en place ont pleinement intégré cette approche à base de plateforme. Cette hésitation les conduit souvent à jouer la carte de la défense, ce qui peut s’avérer insuffisant face aux bouleversements numériques en cours.

    Pour les entreprises engagées dans une croissance transformatrice, l’exploitation des API doit leur permettre de passer d’une stratégie défensive à une stratégie offensive. Cela implique d’aller au-delà de la rentabilité et de se concentrer sur la création de nouvelles propositions de valeur, de pénétrer de nouveaux marchés et de réimaginer les expériences des clients. Les API peuvent catalyser cette transformation, en offrant l’agilité, l’évolutivité et la connectivité nécessaires pour être compétitif dans l’arène numérique. Le tout en répondant aux exigences toujours plus prégnantes en matière de sécurité et de souveraineté numérique.

  • IT : une année 2024 portée par des défis d’envergure

    Compétitivité à tous les étages ! 


    Une étude CMIT et PAC

    Dans un contexte mondial marqué par des défis multiples, tels que l’inflation, la chute des valeurs de la tech, les conflits, et les préoccupations climatiques, le secteur du numérique continue de démontrer une remarquable résilience, offrant des opportunités de croissance durable à l’ensemble de l’écosystème.

    « Entre intelligences artificielles génératives, cybersécurité et numérique responsable, cette année les prédictions croisées de PAC et du CMIT entrouvrent avec espoir les portes d’un monde nouveau ! Conscientes des enjeux qui les attendent, les directions informatiques et marketing semblent se préparer activement à leur devenir d’acteurs éclairés. Dans ce contexte passionnant, le CMIT est particulièrement heureux d’être à nouveau associé aux experts de PAC afin d’aborder un horizon numérique inédit. » Maud SAMAGALSKI, Présidente du CMIT et Directrice Marketing EMEA pour HPE.

    Les experts du CMIT et de PAC mettent en lumière ce qu’il faut retenir des grandes tendances 2024 :

    1 – Tendances du marché IT en France : Croissance soutenue et nouveaux horizons
    Les projections de PAC pour 2024 indiquent une croissance de la dépense IT totale en France estimée à +4,1%, légèrement sous les 4,3% enregistrés en 2023. Les dépenses externes, englobant logiciels, cloud et services, devraient représenter une part en croissance de 65% de la dépense IT totale. Les marchés de l’IA, de la data, du cloud, de la durabilité, de l’expérience client, et de la cybersécurité sont identifiés comme les principaux moteurs de cette croissance.

    2 – Intelligence Artificielle Générative (« GenAI ») : Un horizon d’innovation et de collaboration
    L’émergence de l’Intelligence Artificielle Générative (« GenAI ») se dessine comme un chapitre incontournable. Les ESN/ICT sont de plus en plus sollicitées, avec 27% d’entre elles impliquées dans des projets liés à l’IA générative, principalement axés sur la réflexion, l’identification de cas d’usage et des PoC, notamment dans la relation client et le marketing. Les éditeurs de logiciels s’engagent également, avec 73% intégrant ou prévoyant d’intégrer des fonctions exploitant l’IA générative.
    Côté entreprises, plus de 50% des C-levels voient l’IA générative comme une opportunité pour de nouvelles offres client et l’optimisation opérationnelle, tant au niveau des métiers que de la DSI.

    3 – Numérique responsable : Une priorité croissante pour les entreprises
    Les entreprises font un pas significatif vers le numérique responsable, avec 68% d’entre elles déjà engagées ou prévoyant des actions concrètes en 2024.
    L’accent mis sur la durabilité se reflète dans la croissance projetée du marché des services IT liés à la« sustainability », qui devrait dépasser les 39% en 2024.

    Dans ce paysage en constante évolution, le CMIT et PAC soulignent l’importance pour les acteurs du numérique de saisir ces opportunités avec innovation et résilience. Ce partenariat offre un éclairage croisé guidant l’ensemble de l’écosystème numérique vers un avenir prometteur.

    « Impossible cette année d’échapper au sujet de l’IA générative que les entreprises perçoivent majoritairement comme une opportunité, en particulier pour faire évoluer leurs approches et leurs offres au bénéfice d’une expérience client hyper personnalisée, booster les process en les nourrissant de data externe et interne, transformer les workflows et la productivité opérationnels… Après avoir activé la curiosité de tout un chacun, l’IA occupe la place et l’attention des entreprises et génère une pression supplémentaire au regard des enjeux de transformation numérique et de ses exigences de cybersécurité/résilience et de numérique responsable, au risque de créer parfois des injonctions contradictoires ! »
    Vincent Malka, Managing Director PAC France

  • Transformation numérique : comment aider les petites entreprises à sortir la tête de l’eau ?  

    Les plus petites entreprises ont aussi le droit de bénéficier d’une cohésion numérique pour continuer à se renforcer, résister aux crises et se développer

    Dans un monde où les investissements numériques se font par dizaines de millions d’euros et où les géants du numérique se sont accaparés une grande partie de la valeur, comment aider les petites entreprises à sortir la tête de l’eau ?

    EY Fabernovel réalise des études publiques « GAFAnomics » pour contribuer à la lisibilité et à l’accessibilité de la révolution numérique et des grandes transformations de l’économie. Force est de constater que les cadres d’analyse que nous avons développés sur les recettes des succès des GAFA, sont plus facilement applicables par les grandes entreprises que par les plus petites où le financement, le temps et les ressources représentent des échelles bien moindres.

    Synthèse de l’étude 

    1 – Un tissu économique plein d’opportunités

    99% des entreprises, 72,4% des emplois créés et 66,6% de la valeur ajoutée hors taxes selon l’Insee : les TPE, PME et ETI représentent le moteur du tissu économique de la France, bien que peu mis en avant.

    « Les entreprises ont été confrontées à des crises à répétition ces dernières années – crise sanitaire, économique et de la supply chain – qui ont mis en lumière le manque de maturité de celles-ci par rapport au numérique et l’urgence qu’elles ont à investir dans leur transformation » explique Pierre Gonnet, analyste EY Fabernovel et co-auteur de l’étude. « Ces entreprises se rendent compte de la nécessité de se transformer pour se renforcer. Mais pour pouvoir bénéficier des opportunités offertes par le digital, les petites entreprises se retrouvent confrontées aux mêmes défis que les grandes, à un niveau encore plus élevé, tant sur leur financement, leur niveau d’information et de formation, leur recrutement et leur capacité à réellement quantifier l’impact de leurs investissements ».

    2 – La transformation possible de trois marchés via le numérique 

    • Le secteur de l’hospitalité doit se transformer pour faire face à l’évolution de son environnement, notamment avec la désintermédiation par les grandes plateformes numériques et l’absence d’alternatives ainsi que l’évolution des besoins clients. Une interconnexion est donc nécessaire entre les acteurs locaux (transport, infrastructures, collectivités, etc.), les acteurs de l’hospitalité (hôtels, restaurants, etc.) et les acteurs du service (musées, activités de loisirs, etc.) pour optimiser la création de valeur en augmentant l’expérience et le panier moyen des clients.
    • L’ensemble des acteurs de l’alimentaire a évolué de manière asynchrone face aux enjeux du numérique, produisant des asymétries et des inégalités dans la création de valeur. Aujourd’hui les plus petits acteurs en amont de la chaîne ont tendance à accéder de manière asymétrique à l’information (pricing, demande, etc.). La mise en place d’une chaîne globale, digitalisée, interconnectée et plus transparente pourrait permettre de mieux aligner le pouvoir et la répartition de valeur du secteur.
    • Les artisans tissent une relation avec le numérique qui reste bien trop souvent cantonnée au marketing. Pourtant, c’est aussi un moyen de se libérer des tâches plus opérationnelles et chronophages afin de se concentrer sur l’unicité de leur travail d’artisan.

    3 – L’entreprise réelle, l’angle mort des GAFA

    Pour répondre aux besoins de la “long tail” que représentent ces TPE/PME/ETI, il faut avoir une approche et des solutions plus personnalisées et locales. L’entreprise “réelle” est le super pouvoir oublié des GAFA. Il laisse un vide pouvant profiter aux nouveaux acteurs qui se positionnent sur la transformation numérique de ces plus petites entreprises avec des solutions numériques sur-mesure (cloud public, open innovation, etc.) tout en intégrant un facteur humain, élément central pour les dirigeants qui jouent un rôle moteur dans l’organisation de ces ETI.

    Ce tissu économique doit aussi évoluer pour accélérer ce dynamisme de transformation en adoptant des stratégies de regroupement pour, par exemple, être capable de mutualiser des ressources locales, mieux répartir le financement ou encore avoir un meilleur accès à l’information et à la formation.

    « Prenons l’exemple fictif des artisans de couteaux Laguiole, qui se regroupent en 2025. Avec ce regroupement, 5 artisans de la Drôme ont pu se partager l’expertise commune d’un consultant du numérique local, ce qui leur a permis de numériser leur chaîne d’approvisionnement. Avec les aides de financements groupés, ils ont pu aussi améliorer l’automatisation de leur relation client, en investissant dans un CRM, leur dégageant 1h de travail par jour. Avec ce temps gagné, ils ont pu se former à la digitalisation de leurs canaux de ventes au travers d’une formation proposée par le regroupement, en partenariat avec le centre de formation local de la région » imagine Pierre Gonnet, analyste chez EY Fabernovel.

  • Les évènements incontournables du jeudi 2 juin 2022

    JEUDI 2 JUIN

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-fidelisation-livraison-sadapter-pour-reinventer-lexperience-client-by-hub-institute/?instance_id=6371

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-tiktok-culture-le-fast-content-a-lage-de-raison-by-heaven/?instance_id=6391

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-plein-feux-sur-le-retail-media-etat-de-lart-et-perspectives-by-la-mobile-marketing-association/?instance_id=6393

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-entreprenariat-women-for-future-2022-la-tribune/?instance_id=6357

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-les-nouveaux-horizons-technologiques-de-la-souverainete-numerique-by-netexplo/?instance_id=6395

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-synergie-seo-sea-vers-une-strategie-de-search-unifie-by-ebg/?instance_id=6373

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-la-soiree-des-carrieres-en-tech-by-tekkit-io/?instance_id=6360

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-marketing-responsable-les-resultats-du-barometre-annuel-by-adetem/?instance_id=6389

  • Stop au gâchis numérique en France ! 8 millions de français n’ont pas accès à Internet …

    2 millions d’entreprises françaises stockent des ordinateurs et smartphones inutilisés.
    Emmaüs Connect lance un appel au don pour équiper les personnes vulnérables privées d’accès à internet.

    Alors que la crise sanitaire continue de frapper durement les personnes en situation d’isolement, 12% de la population française, soit 8 millions de personnes, reste coupée de services en ligne de première nécessité faute de pouvoir s’équiper en outils numériques. Emmaüs Connect lance un nouvel appel aux TPE et PME dans l’objectif de récolter 50 000 équipements numériques fonctionnels (ordinateurs portables, smartphones, tablettes) sur LaCollecte.tech d’ici la fin de l’année 2021.

     « Si toutes les organisations faisaient don de leurs équipements inutilisés à des filières solidaires, on pourrait mettre fin à la problématique de l’accès aux outils numériques en quelques années seulement. » déclare Marie Cohen-Skalli, co-directrice d’Emmaüs Connect

    39% des entreprises françaises conservent du matériel inutilisé, selon une étude BNP Paribas 3 Step IT. On estime même que 1 millions d’ordinateurs sont jetés par an par les entreprises alors qu’ils pourraient être reconditionnés ! Face à ce constat, Emmaüs Connect lance l’appel aux dons #StopAuGâchisNumérique (LIEN VIDEO), pour inciter les entreprises (salariés, dirigeants, entrepreneurs) à identifier du matériel dormant et à soumettre un don via LaCollecte.tech.

    Cette plateforme solidaire permet de proposer en 2 minutes un don d’ordinateurs portables, tablettes ou smartphones pour leur donner une deuxième vie. En 5 mois d’existence, 11 500 équipements ont déjà été collectés, sur un objectif de 50 000 pour 2021.

    → Triple impact social, environnemental, économique

    • Social : le don permet à des personnes en situation de précarité et exclues du numérique de s’équiper à prix solidaire.
    • Environnemental : le matériel ne devient pas un déchet électronique nuisible pour l’environnement et limitent l’impact carbone lié à la fabrication de nouveaux équipements.
    • Économique : contribue à l’économie sociale et solidaire en employant des travailleurs en insertion au sein de filières de reconditionnement éthique.
    • → Réduire les contraintes logistiques qui freinent les entreprisesSi les entreprises préfèrent stocker ou jeter leur matériel numérique inutilisé, c’est souvent en raison des contraintes logistiques ou des craintes sur la sécurité des données.
      LaCollecte.tech s’est donnée pour mission de rendre le réemploi solidaire facile et sécurisé : Emmaüs Connect et ses partenaires récupèrent sur site l’ancien matériel informatique, se chargent du tri a posteriori et de l’effacement des données tout en garantissant la traçabilité nécessaire pour assurer le respect de la réglementation. L’entreprise donatrice reçoit un reçu fiscal pouvant ouvrir droit à une réduction d’impôt.

      → Ils participent au réseau LaCollecte.tech

      Cette initiative est possible grâce à la mobilisation d’une formidable chaîne de solidarité de collectivités (région Hauts-de-France, FEDER), eco-organisme (Ecologic), reconditionneurs (Trira, Ateliers du Bocage, Le Groupe ARES) et entreprises (SFR, partenaire fondateur d’Emmaüs Connect, qui contribuera à hauteur de 2 000 ordinateurs par an, soit l’intégralité de ses flottes renouvelées).

      → Parmi les premiers donateurs sur LaCollecte.tech

      Adéo Services, Capgemini, Région Île-de-France, AMP Métropole, Act For A Better Planet, Carrefour, Cellnex, CGI, Crédit Mutuel, Crosscall, Décathlon, Greenflex, HP,  Socotec, Manpower, Socomec, Wavestone, Wipro

  • Les évènements incontournables de la semaine du 8 au 12 mars.

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-teletravail-revelation-ou-concessions-by-oracle/?instance_id=5403

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-des-seo-comme-les-autres-by-seo-camp/?instance_id=5414

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-innovation-vs-disruption-un-webinaire-pratique-pour-decoder-linnovation-by-visionary/?instance_id=5416

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-la-place-de-laudio-digital-dans-la-transformation-de-levenementiel-by-saooti/?instance_id=5417

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-duck-conf-2021-by-octo-technology/?instance_id=5351

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-ia-les-cles-dune-experience-dachat-reussie-by-ebg/?instance_id=5418

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-transformation-digitale-des-decideurs-marketing-by-adetem/?instance_id=5420

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-world-summit-2021-by-bazaarvoice/?instance_id=5421

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sommet-virtuel-banque-finance-assurance-by-big-data-ai-world/?instance_id=5422

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-de-la-conversation-a-la-conversion-client-by-mma/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-la-journee-du-search-by-marketing-magazine-e-marketing-fr/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-afrcx-transformation-day-by-afrc-2/?instance_id=5412

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-clients-des-points-de-vente-by-picom/?instance_id=5424

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-linfluence-de-la-femme-au-siecle-des-nouvelles-technologies-du-numerique-by-irest/?instance_id=5423

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-pourquoi-privilegier-le-marketing-dinfluence-en-2021-by-meltwater/

     

     

     

     

     

  • Baromètre ACSEL : le numérique limite l’impact de la crise sanitaire sur l’économie et maintient le lien social

    Baromètre de la confiance des Français dans le numérique : confiance en hausse mais méfiance persistante quant aux données personnelles

    Depuis plus de 10 ans, l’ACSEL mesure l’état de confiance des Français dans les usages numériques. Les résultats de l’édition 2021 de son baromètre, réalisée en collaboration avec Harris Interactive, se présentent dans un contexte inédit[1]. Au cours des derniers mois, la crise sanitaire a amplifié le recours aux services digitaux. Une situation qui s’est traduite par une hausse de la confiance dans le numérique. Pour autant, si celle-ci atteint son meilleur niveau depuis 2015 (42 %), elle reste encore minoritaire : plus de 1 Français sur 2 continue de penser qu’il est risqué d’utiliser Internet.

    La crise sanitaire, accélératrice des usages numériques

    Sans réelle surprise, alors que le premier confinement mettait à l’arrêt le pays, le numérique est apparu comme un recours incontournable pour la poursuite des activités quotidiennes. 65 % des Français ont ainsi déclaré avoir davantage utilisé Internet pendant cette période pour leurs loisirs et leur vie privée (57 %), mais aussi pour l’éducation et l’occupation des enfants (56 %), le maintien de leur activité professionnelle (42 %), leurs achats (41 %) et leur santé (26 %).

    Le numérique a ainsi été perçu comme un soutien à tous les niveaux. Près de 7 répondants sur 10 estiment qu’il a permis de limiter l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, de maintenir le lien social, de mieux informer et avertir la population sur les risques sanitaires. Et, si 23 % des personnes interrogées ont perçu le recours au numérique pendant la crise comme une obligation, 77 % des Français l’ont considéré au contraire comme un moyen de se faciliter le quotidien.

    La confiance dans le numérique au plus haut depuis 2015 …

    Ce qui est certain, c’est que contraint ou non, cet usage accru a renforcé la confiance des Français. Seuls 4 % citent le manque de confiance comme un frein, évoquant les problématiques de connexion Internet (33 %) comme principale difficulté rencontrée. Ce regain de confiance, au plus haut depuis 2015, et en progression de 5 pts par rapport à 2019, profite à tous les services : e-administration (+3pts), réseaux sociaux (+10 pts), e-commerce (+4pts), banque en ligne (+5pts), …

    Toutefois 51 % estiment qu’utiliser Internet reste risqué et 61 % seraient rassurés si le e-marchand disposait d’une identité numérique certifiée par l’État (+3pts par rapport à 2019).

    … mais des Français toujours méfiants quant à l’usage de leurs données

    Si la praticité du numérique n’est plus à débattre, la question de la protection des données reste un sujet préoccupant pour de nombreux internautes. 80% des Français interrogés ont déployé des stratégies pour éviter de les partager (ad-blocker, nettoyage régulier du cache et des cookies, email jetable, …) voir ont donné des informations erronées (pratique en hausse de 8 pts par rapport à 2019).

    Seuls des gages solides de protection pourraient infléchir cette tendance, tels la suppression des données personnelles après un certain délai (appelée de leurs vœux par 93% des répondants), le remboursement par la banque en cas de piratage ou la garantie de la CNIL par exemple.

    Le nombre de e-acheteurs a stagné mais la crise a augmenté la fréquence des achats

    Il n’y a donc pas eu plus de e-acheteurs en 2020 mais la fréquence s’est intensifiée. Près de 1/5edes internautes (17 %) ont indiqué avoir fait des achats en ligne chaque semaine durant ces 12 derniers mois (+3pts vs 2019). Et tous les e-marchands en profitent : des grandes plates-formes (Amazon, Wish…) (83 %) aux sites des petits commerçants de proximité (artisans, commerces de bouche, fleuristes…) (27 %).

    Une accélération des usages numériques qui s’annonce durable

    Les Français ayant davantage utilisé les services numériques durant la crise projettent de conserver ces pratiques. Ainsi, depuis la fin du premier confinement, 84 % d’entre eux ontdavantage recours à Internet que ce soit pour un usage professionnel ou personnel.

    Par ailleurs, 6 Français sur 10 envisagent de continuer à consulter des professionnels de santé en ligne, la téléconsultation ayant en effet connu un regain d’intérêt (+23 %) en 2020