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  • Les marques mondiales les plus valorisées en 2023

    Les 100 marques les plus valorisées dans le monde 

    Le classement Kantar BrandZ Top 100™

    Cette édition 2023 du classement Kantar BrandZ™ des 100 marques les plus puissantes au monde, établi selon leur performance financière et l’avis des consommateurs, souligne la résilience des marques du quotidien, tout comme celle du luxe et de l’exceptionnel : ainsi, les secteurs alimentaire & boissons, fast food et luxe représentent plus de la moitié des 20 marques dont la valeur croît le plus fortement cette année. Ces marques se distinguent dans un contexte de réajustement des marchés financiers qui entraine une baisse de la valeur du Top 100 de 20%.

    1 – Louis Vuitton est désormais la 8ème marque la plus puissante au monde selon le classement mondial Kantar BrandZ Top100™

    Après être entrée dans le cercle très fermé des 10 marques les plus valorisées au monde en 2022, la marque phare du groupe LVMH affiche désormais une valeur de marque de 124,8 milliards de dollars. Jamais une marque européenne n’avait accompli cette performance dans l’histoire du classement BrandZ Top100, lancé en 2006. En déclinant son célèbre monogramme sur ces produits, à l’occasion de partenariats et de plus en plus dans le métavers, la marque Louis Vuitton présente une forme de cohérence et de stabilité pour ses clients, ce qui lui permet de mieux résister.

    2 – Le pouvoir de résilience des maisons de luxe françaises

    A l’instar de Louis Vuitton, les maisons de luxe françaises font preuve d’une forte résilience. Il ne s’agit pas seulement d’une spécificité sectorielle puisque la valeur des marques françaises du Top Luxe résiste et est stable par rapport à 2022, tandis que les maisons de luxe étrangères voient leur valeur cumulée reculer de 24%. Plus ancrées dans la durabilité que la moyenne des marques du classement, elles sont avantagées quand les temps sont plus difficiles. C’est particulièrement le cas de Chanel dont la valeur progresse de 6% (+14 place, 31ème position) et de Dior (+9%).

    3 – Les marques du quotidien résistent mieux

    Les marques des catégories alimentaires et boissons, ainsi que les fast-foods, sortent également leur épingle du jeu (seulement -3% et -4% vs -20% pour l’ensemble du classement). Plus particulièrement, Pepsi et Fanta voient leur valeur progresser de 17% et 15%, tandis que la valeur de Lay’s et de Burger King croît de 8%. On retrouve également ces marques parmi les nouveaux entrants et les retours dans le classement : c’est le cas de Nongfu Spring, une marque de boissons chinoise qui intègre la première fois le Top 100 à la 81ème place, mais aussi de Pepsi et de Red Bull qui reviennent aux 91ème et 93ème places.

    4 – Les marques du BrandZ Top 100™ face à un risque réputationnel lié à la RSE

    Les marques du Top 100 sont sensiblement plus nombreuses à ne pas être définies par leur caractère responsable. Pour l’instant, les marchés financiers les valorisent pour d’autres raisons, d’où leur présence dans le classement, mais cela ne semble pas une stratégie durable. Selon une analyse Kantar, la responsabilité des marques compte déjà pour 45% de la réputation des entreprises et les marques qui n’en tiennent pas compte prennent un risque. C’est d’autant plus vrai avec le développement des critères ESG dans l’évaluation des entreprises par les financiers, comme nous l’avions vu à l’occasion d’un travail commun avec la Société Générale. D’un point de vue consommateurs également les choses évoluent rapidement à mesure que les marques prennent la parole sur le sujet et que les perceptions se construisent : depuis 2014, les niveaux d’association à la responsabilité ont presque doublé.

    5 – La force de la relation entre les marques et les consommateurs comme gage de pérennité

    L’analyse du classement Kantar BrandZ™ 2023 confirme une nouvelle fois qu’il est important d’investir pour construire des marques fortes. Selon une analyse Kantar récente, la valeur de marque représente 30% de la valeur corporate en 2023. En cette période d’inflation, cela signifie construire des marques qui justifient leur prix aux yeux des consommateurs par une valeur suffisante : les marques du Top 100 qui le font résistent mieux cette année et celles qui progressent en l’espace de quatre ans sur cette dimension voient leur valeur progresser deux plus vite que celles qui régressent (+67% vs +33%).

    Anne-Lise Toursel, Head of Brand, Media & Creative chez Kantar France, déclare « Malgré un recul, les résultats de cette année s’inscrivent dans la continuité de la croissance à long-terme de la valeur des marques, qui a débuté après la crise financière mondiale de 2008 et qui s’est poursuivie jusqu’au début de la pandémie en 2020. A l’inverse des perceptions des marchés financiers, par nature plus volatiles, les perceptions des consommateurs se maintiennent à des niveaux élevés et les marques les plus puissantes au monde restent toujours aussi bien considérées. Les leçons sont claires : un investissement marketing efficace et une réflexion à long terme sont essentiels pour maximiser les perspectives de croissance de votre entreprise. Les marques qui investissent systématiquement dans la construction de liens solides avec les consommateurs sont aujourd’hui bien mieux placées pour naviguer dans les conditions volatiles actuelles et offrir une plus grande résilience à leurs actionnaires. »

    Les 10 marques les plus puissantes au monde selon le classement BrandZ™ Top 100 2023

    Les 11 nouvelles marques du classement

    Autres faits marquants du rapport BrandZ Top 100 2023

    • Malgré un recul de la valeur cumulée du classement, les 100 marques les plus puissantes au monde selon Kantar voient leur valeur progresser de 47% par rapport à la période pré-COVID (2019).
    • A l’instar du podium 2023 constitué d’Apple, de Google et de Microsoft, les USA dominent toujours le classement en valeur cumulée (75% du top 100), portés par les secteurs technologiques.
    • 16 marques voient leur valeur progresser, à contre-courant de la tendance, Airtel (76ème place, +24%) et Pepsi (91ème place, +17%) étant celles dont la valeur croît le plus.
    • 11 marques intègrent ou réintègrent le classement : il s’agit de marques de secteurs et d’origines très variés comme Shein (70ème) et Nongfu Spring (81ème), des marques chinoises de mode et de boissons, BCA (74ème) une banque indonésienne, Pepsi (91ème), la célèbre marque de soda américaine ou Sony (99ème), la marque technologique japonaise.
    • Des exemples des marques résilientes, voir en progression, existent quel que soit le secteur : Airtel (+24%, télécoms), Pepsi (+17%, boissons), Costco (+8%, distribution), Aramco (+7%, énergie), Chanel (+6%, luxe), TikTok (+2%, média et divertissement), Oracle (+2%, technologie B2B)

    Anne-Lise Toursel ajoute « Pour se développer, les marques doivent continuer à investir dans la construction de la marque, la diversification des produits et des marchés. Les résultats de cette année montrent clairement que, même dans l’environnement macroéconomique actuel, il reste possible de trouver de la croissance dans n’importe quelle catégorie et n’importe quel territoire si on établit et/ou on maintient des liens solides avec les consommateurs. L’analyse de BrandZ prouve que la différence perçue est un élément prédicteur de la croissance des parts de marché ; promouvoir les points de différence, les faire connaitre et les rendre plus pertinents pour les consommateurs renforcera la valeur de la marque à long terme. »

    En résumé 

    Les enseignements clés du classement 2023 Kantar BrandZ TOP100 TM

    • Après être entrée dans le top 10 en 2022, Louis Vuitton devient la 8ème marque la plus puissante au monde, valorisée à 124,8 milliards de dollars.
    • C’est une véritable performance alors que la valeur du top 100 baisse de 20% en l’espace d’un an, une évolution qui reflète un réajustement des marchés financiers après une vague d’optimisme post-COVID.
    • A l’instar de Louis Vuitton, les marques de luxe françaises se distinguent par leur résilience dans un contexte difficile : la valeur de Chanel progresse ainsi de 6% et gagne 14 places pour arriver en 31ème position tandis que celle de Dior progresse de 9%.
    • Également, les secteurs des boissons et de l’alimentaire, et les enseignes de fastfood, sont également très résilients cette année, avec des évolutions sur un an de -3% à -4%.
    • Enfin, Apple conserve la 1ère place du classement pour la 2ème année consécutive, valorisée à 880,5 milliards de dollars.
  • Quand la stratégie RSE est trois fois plus importante pour la réputation de l’entreprise qu’elle ne l’était il y a 10 ans

    Semaine de la Terre La durabilité
    au cœur de la valeur des marques françaises
    dans le classement Kantar BrandZ TOP50 France 2023

    La valeur cumulée des 50 marques françaises les plus puissantes a augmenté de 30% au cours des deux dernières années, pour atteindre plus de 424 milliards de dollars, contre 325 milliards de dollars en 2021. La croissance exceptionnelle de la valeur du Kantar BrandZ Top 50 France 2023 s’explique par le succès des marques de luxe françaises, mais aussi par le dynamisme de marques issues de 9 secteurs et l’arrivée de 6 nouvelles marques dans le classement. Pour beaucoup de marques françaises, cela récompense de beaux résultats financiers mais les initiatives d’engagement envers la société, l’environnement et les salariés sont à présent au cœur de l’équation pour se positionner dans le classement.

    Selon les dernières données de l’étude Kantar BrandZ, la stratégie RSE est trois fois plus importante pour la réputation de l’entreprise qu’elle ne l’était il y a 10 ans. A l’occasion de la Semaine de Terre, Kantar Insights revient sur ces nouveaux leviers de considération et de croissance : L’économie « régénérative », qui contribue positivement et proactivement à la société, s’impose comme une priorité pour les plus grandes marques françaises. Parmi les marques qui ont réussi à en tirer parti comme relais de croissance, citons : – l’assureur AXA (n°12 ; +21%), qui en a fait l’axe de sa stratégie.

    Déjà en 2021, AXA refusait officiellement d’assurer RWE, l’un des plus gros pollueurs au charbon d’Europe. – la Société Générale (n°34 ; +40%), première banque française à intégrer systématiquement les critères ESG dans la valorisation des entreprises – Hermès qui place explicitement la durabilité au cœur de son récit artisanal : transmission, savoir-faire et respect des matières premières.

    L’arrivée dans le Top 50 France 2023 de 6 nouvelles marques issues de secteurs variés (jeux et divertissements, distribution, beauté, mobilité, alcool) renforce également la diversité du Top 50 France et l’importance croissante de l’économie régénérative et circulaire en France. Pour FDJ (27ème place), Canal+ (39ème place) et Back Market (44ème place, qui rejoint Leboncoin qui fait partie du classement depuis 2021), il s’agit d’une première fois, tandis que Guerlain, Air France et Martell font respectivement leur retour à la 46ème, la 48ème et la 50ème place.

    Pour la plupart d’entre elles, cela récompense de beaux résultats financiers mais aussi un bel engagement avec des preuves concrètes :

    FDJ promeut le jeu responsable de la conception de ses jeux à leur mise en vente, particulièrement à travers ses campagnes publicitaires dédiées. Le groupe FDJ y consacre 10% de son budget publicitaire global. La marque propose aussi des outils permettant aux joueurs de se fixer des limites de jeu, d’évaluer leur pratique, voire de s’abstenir de jouer. > La seconde vie est l’essence même, de Back Market, devenu le Fer de lance du reconditionné et sa raison d’être. La marque souhaite le faire savoir au plus grand nombre à l’occasion de campagnes « choc ». Il y a tout juste un an, pour la journée mondiale de la Terre, la marque hackait les iPhones d’Apple Stores pour transmettre des messages tels que « L’iPhone que vous aimez sans l’empreinte carbone que vous détestez. Passez au reconditionné », vantant l’achat d’appareils reconditionnés sur Back Market. Pari gagnant puisque la marque intègre la 44ème place du classement.

    >Enfin, l’abeille est l’emblème de la maison Guerlain depuis 1853, c’est donc tout logiquement que le célèbre parfumeur a décidé d’agir pour la protéger.
    Depuis 2019, Guerlain et la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand sensibilisent les nouvelles générations aux enjeux de la protection de l’abeille, une espèce en voie de disparition. Plus récemment, Guerlain a fait appel au réalisateur pour sa campagne Aqua Allegoria : en réutilisent des images et en les mêlant à des nouveaux plans réalisés en France avec des fleurs de saison et sourcées localement, la marque a largement limité l’empreinte carbone du projet.

    Pour les marques et les entreprises, s’engager est désormais une manière de rester proche des consommateurs et pertinentes pour les investisseurs.

    Selon les données de l’étude Kantar BrandZ, la responsabilité (envers l’environnement, la société, les salariés et les fournisseurs) est trois fois plus importante pour la réputation de l’entreprise qu’elle ne l’était il y a 10 ans.
    > Il peut donc y avoir un risque réputationnel à ne pas être à la hauteur en matière de responsabilité. C’est d’ailleurs ce que nous confirme un travail conjoint mené récemment avec la Société Générale. Selon la Société Générale, 8 entreprises dont la valeur corporate repose largement sur la marque et la réputation (quand la valeur de marque représente au moins la moitié de la valeur d’entreprise) et qui présentent un score ESG faible doivent agir rapidement pour sortir de cette situation afin de rester attractives auprès des investisseurs.

    Mais, au-delà de présenter un risque, cette analyse inédite a surtout révélé qu’un faible score ESG, ou que des efforts insuffisants sur une période de 5 ans, limitaient la croissance de la valeur de marque, sans pour autant l’empêcher.
    En effet, les entreprises les moins vertueuses continuent de voir leur valeur de marque progresser… mais moins rapidement que les plus vertueuses.

    Et c’est encore plus vrai quand on compare les entreprises dont le score ESG progresse dans la moyenne ou plus et les entreprises dont le score ESG ne progresse pas, voire régresse : +90% de croissance de valeur de marque vs seulement +46%.
    Le chiffre est sans appel.

    Anne-Lise Toursel, Head of Brand Guidance, Media & Creative souligne : « Dans un contexte où nous consommons les ressources 1,7 fois plus vite que ce que la Terre est capable de régénérer, la croissance des marques reste donc un objectif essentiel, qui doit désormais s’enrichir de nouvelles ambitions au-delà des performances financières. Il ne s’agit pas de parler de décroissance, de privation ou de régression, mais de redéfinir ce qu’est la croissance et la finalité d’une entreprise. Le marketing peut être le chef d’orchestre de cette transformation des entreprises en refondant les offres et en faisant la pédagogie de ce modèle responsable pour le rendre désirable.
    La marque peut être repensée autour d’un nouveau système de valeur, d’un nouveau contrat relationnel faisant émerger des récits qui rendent la sobriété heureuse. »

     

  • L’analyse médias du CES 2023 par l’Institut d’Etudes Cision Insights

    5 enseignements clés pour une stratégie de communication réussie

    Quelle stratégie de communication pour rendre ma marque visible, obtenir des retombées media, créer l’engagement sur les réseaux sociaux ?
    C’est la question qui anime tout communicant. L’analyse médias du CES 2023, réalisée par l’Institut d’Etudes Cision Insights

    1- Les évènements physiques ont toujours bien leur place dans un monde post COVID 

    Face aux coûts des évènements, il est légitime pour une marque de réfléchir avant d’investir. Pourtant le retour physique du CES démontre toute la valeur ajoutée de l’IRL. Plus 115% de visiteurs, plus 39% d’exposants, 16% de couverture médias suplémentaires pour 51% d’interactions sociales en plus par rapport à l’édition virtuelle de 2021.

    2 – Samsung, LG et Sony : une stratégie de Relations Presse encore très performante

    Samsung, LG et Sony sont les 3 marques qui ont obtenu la couverture médiatique et social media la plus importante.

    Ce sont également celles qui ont :
    – Communiquer le plus envers les médias en amont et pendant le salon
    – Organiser le plus grand nombre de conférences de presse lors des journée portes ouvertes réservées aux médias

    3 – Le contenu est toujours roi : le fond prime sur la forme pour attirer l’attention

    Journalistes et consommateurs veulent voir les produits, innovations et technologies d’une marque. Parrainer une keynote n’est pas un gage de réussite pour susciter l’intérêt, si il n’y pas une véritable annonce derrière. 

    4 – Communiquer sur l’innovation oui, mais elle doit être « bonne pour la planète et bonne pour l’humain »

    Si les produits d’une marque sont incontournables, la technologie ne suffit pas, et les marques doivent communiquer sous le prisme de leur apport réel à la planète, aux femmes et aux homme qui la composent. Lors du marques qui ont mis en exergue la durabilité de leurs produits (ex : partenariat Samsung et Patagonia), les économies d’énergie, un écosystème circulaire (Sony, BMW) sont dans le Top des marques et / ou des tendances les plus citées par les médias et les internautes.

    5 – Les CEO doivent s’impliquer dans la communication de leur marque et incarner la vision de leur entreprise

    Les 3 Keynotes Speakers qui ont obtenu les plus fortes parts de voix sont des CEO, qui ont porté la vision de leur entreprise, tout en abordant les contextes économiques et sociaux mondiaux. Les marques qui ont su impliquer leur dirigeant ont su bénéficier d’un réel impact médiatique : BMW à travers Olivier Zipse  ou Stellantis grâce à Carlos Tavares et Delta Air Lines grâce à Ed Bastian. 

    Que s’est il passé de marquant durant l’édition 2023 du CES ? Smart Home, Mobiilité, IA, Jeux vidéos, Metaverse, Sustainability… quelles sont les tendances clés à connaitre ? Comment le marché de l’automobile à boosté la visibilité du salon ? Comment l’international s’est-il emparé du CES dans les médias ?
    Réponses dans le CES 2023 Industry Trends Report en intégralité ci dessous (en anglais) 

  • Quelles sont les innovations produits de grande consommation qui ont marqué 2022 ?

    Innovations et produits de grande consommation
    Paris osés, versatilité, perspectives et attentes des consommateurs

    NielsenIQ dévoile ce jour son bilan des innovations produits de grande consommation qui ont marqué cette année 2022. Certains paris osés ont payé, grâce à une vraie proposition de valeur qui a séduit les consommateurs et à l’appui de dispositifs marketing et communication parfaitement affinitaires : le cas Bubble Go en est l’exemple parfait. 

    Vous découvrirez ainsi le TOP 20 des meilleurs lancements 2022 (PGC FLS).  Enfin, en guise de perspective et de prospective, cette étude s’intéresse plus particulièrement à l’innovation et aux attentes des consommateurs en matière de produits de grande consommation: les attentes en matière d’éco-responsabilité, d’achats “plaisir”, “meilleur pour soi”, et bien d’autres tendances sont à découvrir ci-dessous. 

    N°1 : Bubble Go

    Timing de lancement parfait, ciblage précis, proposition de valeur en adéquation avec les attentes des consommateurs, plan marketing et communication sur mesure, Bubble Go a défrayé la chronique avec son lancement. Avec un chiffre d’affaires de 3 Mio € en Hyper et supermarchés, Bubble Go réalise le meilleur lancement en France en 2022. En seulement 16 semaines, ce produit a atteint 4,5% de part de marché valeur (entre P5 et P8 2022), et ce malgré une diffusion modeste. La météo estivale, une campagne de promotion en magasin avec une mise en scène travaillée grâce à la PLV, ont largement participé au plébiscite de ce produit – sans compter de nombreux posts sur les bubble teas partagés par les moins de 30 ans sur les réseaux sociaux. Bubble Go n’est pas le seul à soigner sa communication auprès des jeunes. D’autres marques se sont également appuyées sur des “people” ou influenceurs pour valoriser leurs produits auprès du grand public : PizzaDelaMama est soutenue par Mister V, Yaly Thé Glacé par Gims (co-créateur de la marque). 

    Si pour certaines marques, le succès est au rendez-vous, attention à l’effet “hand spinner”comme le précise David Lecomte. Si innover est un pré-requis, cela ne suffit pas pour durer. L’étude révèle qu’en moyenne, moins d’1 innovation sur 3 est encore présente en rayon 6 ans après son lancement. Seules les 2/3 sont encore en rayon 3 ans après lancement

    L’innovation des PGC : quels paris pour demain? 

    L’étude NielsenIQ fait œuvre de perspective et de prospective sur cette question. Elle révèle que les innovations produit “plaisir” et “meilleur pour soi” ont la faveur des consommateurs en 2022. Seuls 24% des foyers français ont réduit leurs dépenses de produits “plaisir” cette année malgré la crise et l’inflation qui les ont invités à revoir la composition de leur panier et leurs priorités d’achat.

    Le “meilleur pour soi”, notamment en termes de composition nutritionnelle, a également le vent en poupe. En parallèle, la tendance du “meilleur pour la planète”, l’alternative au plastique à court terme et les nouveaux modes de culture à long terme, font également partie des tendances à fort potentiel pour l’avenir (produits durables, agriculture régénératrice ou encore fermes verticales).

    Pour Madrigale Darpas, également Manager Analytique chez NielsenIQ, “ces tendances meilleures pour la santé et/ou pour l’environnement se heurtent néanmoins aux contraintes budgétaires croissantes des foyers français. Même s’il est pertinent de travailler des offres de ce type et plus valorisées, l’enjeu principal sera de trouver le bon rapport prix/bénéfices. Une autre façon de voir les choses consiste à travailler davantage sur la pertinence et la transparence de l’information sur ce type d’offre. Ainsi les foyers ayant les moyens d’aller vers ces produits comprendront mieux pourquoi c’est important de faire cet effort et engendreront un cercle vertueux pour l’entreprise, la planète et la santé”.

     

     

     

  • Metavers : Quelles stratégies les marques doivent-elles déjà commencer à anticiper ?

    Etude Webedia : “LE MÉTAVERS ET MOI”

    Qui serons-nous dans ces nouveaux univers virtuels? Quelles seront nos perceptions du temps, de l’espace, de nous-mêmes? Quelles stratégies les marques doivent-elles déjà commencer à anticiper ?
    Le groupe Webedia présente  les enseignements de ses travaux de recherche, en association avec l’institut Think Out et en présence du psychanalyste Michael Stora.

    Les équipes Webedia ont souhaité aborder la thématique des métavers par un prisme original et encore très peu traité : celui de ses futurs utilisateurs. En effet, plutôt que de se pencher sur les évolutions techniques en cours, Webedia a choisi une approche sociologique et psychologique dans le cadre de ses recherches. Qui serions-nous dans ces univers virtuels ? Quelles seraient nos perceptions de nous-mêmes, des autres, de nos actions, de l’espace ? En quoi serions-nous différents en virtuel et en réel ?

    Et ces individus pouvant aussi à terme devenir des nouvelles cibles marketing, quelles stratégies les marques doivent-elles déjà commencer à anticiper pour se saisir de ces nouveaux points de contact ?

    Pour répondre à ces questions, les équipes Insights de Webedia ont pu compter lors de la conférence, sur la présence de Jean-Maxence Granier de l’institut Think Out, et de Michael Stora, psychanalyste expert des mondes numériques.

    LES GAMERS, UNE POPULATION À EXPLORER POUR CONNAÎTRE LES FUTURS USAGERS DES MÉTAVERS

    Les équipes de Webedia ont sollicité l’institut Think Out afin d’interroger deux focus groups d’utilisateurs de plateformes gaming comme Fortnite, Roblox, Minecraft, Animal Crossing, Sims, Grand Theft Auto, soit les plateformes qui tendent le plus vers ces futurs univers virtuels persistants (un groupe de 7 joueurs de 18-24 ans et un groupe de 7 joueurs de 25-34 ans).

    A l’heure où les métavers sont encore un concept flou et lointain, les jeux vidéo, en tant qu’univers virtuels, donnent les premières clés pour dresser des hypothèses sur les comportements à venir dans les métavers.

    DANS LE MÉTAVERS, LES INDIVIDUS SERONT DIFFÉRENTS

    Immergés dans le virtuel, représentés par leurs avatars, dotés d’outils de construction et de sociabilisation inédits, les individus évoluant dans les métavers se révèleront différents dans leurs représentations, leurs besoins, leurs aspirations et dans leur vie quotidienne.

    Différents en quoi ?

    Webedia et Think Out ont identifié, au travers de leurs recherches et des interviews de “méta-gamers”, 6 principaux traits de caractères à envisager chez les futurs utilisateurs des métavers.

    • Créatifs : Espace illimité, constructions impossibles dans la vie réelle… les individus saisiront les opportunités offertes par les métavers pour laisser s’exprimer leur créativité et prendre la main.

    • Actifs : Comme dans le jeu vidéo, les individus seront décidés à écrire leur propre histoire, plutôt qu’être de simples consommateurs de contenus.

    • Attachés à la représentation de soi : La façon de se montrer aux autres sera très valorisée. Ce sera aussi vrai pour le “chez soi”.

    • Ouverts : En contact avec des avatars, les jugements de valeur reculeront. Les marqueurs d’identité physique habituels disparaîtront.

    • Perméables aux émotions : Par opposition au jeu vidéo, il y aura une grande porosité entre vie réelle et métavers. Les individus pourraient donc voir un impact non négligeable des émotions ressenties en virtuel sur leur vie réelle.

    • Soucieux de liberté : Les métavers seront un lieu d’expression et d’action libre, suscitant au début une vision (utopiste?) de liberté. Cette hypothèse laisse penser qu’un besoin de règles et de règlements sera rapidement ressenti.

    LES MARQUES FACE À CES NOUVEAUX POINTS DE CONTACT

    Ces nouveaux comportements seront un défi à anticiper pour les marques, dont beaucoup font déjà du Test & Learn sur les métavers existants.

    Quelles seront les principales conséquences pour les annonceurs ?

    Les marques devront, plus qu’ailleurs, proposer des expériences dans les métavers, plutôt que simplement présenter leurs produits et services. Elles devront également chercher à mettre en avant leur fonction esthétique, symbolique et divertissante, plutôt qu’utilitaire. De plus, les individus seront sensibles aux marques qui les accompagneront dans le métavers au travers d’outils de création, d’empowerment et de sociabilisation.

    Enfin, comme elles l’ont fait lorsque les réseaux sociaux successifs sont arrivés, les marques devront prendre le temps de découvrir et de s’adapter aux nouvelles normes et codes qui régiront les métavers.

    Revoir la conférence complète sur ce lien

  • Engagement des marques : le mouvement s’accélère t-il ?

    La Direction de la Communication face aux enjeux RSE

    Réalisé en 2020 juste avant la pandémie, en 2021 en plein confinement, le baromètre 2022 de l’engagement des marques mesure l’impact du phénomène pour les marketeurs et communicants en sortie de pandémie.
    Le mouvement s’accélère-t-il ? Les professionnels sont-ils enthousiastes, convaincus ou plutôt désabusés et démotivés par trop de RSE washing ? Quels sont les engagements pris dans leur entreprise, pour quels objectifs et bénéfices ? Ont-ils pu les mesurer et quel a été leur impact « business » ? Quelles sont les évolutions des métiers de la communication, ont-ils pu s’approprier ce sujet face à une direction de la RSE qui monte en puissance ?

    Autant de questions auxquelles 507 professionnels de la communication et du marketing en France ont répondu – en février 2022- pour constituer ce baromètre piloté par Cision et Le Club des Annonceurs. (Méthodologie en fin d’étude)
    Décryptage le 31 mars à 10h45, au salon E-Marketing Paris, en conférence plénière.

    Réponses en 6 points : 

    #1 – Le rôle sociétal et/ou environnemental : une évidence pour la quasi-unanimité des marques mais un engouement terni par un fort sentiment de RSE washing

    La quasi-unanimité des marketeurs et communicants (97%) estiment qu’une entreprise se doit d’avoir un rôle sociétal et/ou environnemental et c’est même une question de survie pour les marques d‘après 76% d’entre eux. Même si ce chiffre reste très fort, il est en baisse de 4 points en un an (80% en 2021). Le baromètre montre parallèlement une hausse du nombre de professionnels du MarCom qui jugent que l’engagement est juste une tendance marketing (27% en 2022 vs 23% en 2021).

    Ceci peut s’expliquer par un sentiment fortement partagé de RSE washing déploré par 80% d’entre eux.

    #2 – L’engagement : un sujet piloté par la DG qui transforme le business model des entreprises

    Près de 2/3 des entreprises ont initié des actions concrètes en matière d’engagement. Si on note une baisse par rapport à l’an dernier (63% vs 68%), c’est parce que nombre de marketeurs et communicants ont relevé le curseur de l’engagement au-delà des simples gestes éco-responsables du quotidien.

    Ces engagements changent en profondeur l’entreprise et plus de la moitié des répondants indiquent qu’ils ont impactés jusqu’à la stratégie de développement (changement de business model, de périmètres, réorientation stratégique…).

    Preuve du rôle crucial de l’engagement pour les entreprises, en 2022 : 59 % ont une cellule dédiée à la RSE (+ 2 points vs 2021), rattachée directement à la Direction Générale dans 65 % des cas.
    La Direction marketing/ communication perd du terrain : 8 % de ces cellules dédiées leur sont rattachées vs 13% en 2021.

    #3 – Bien-être des salariés et réduction de l’empreinte carbone :
    les 2 engagements prioritaires

    Un tiers des répondants de l’étude estime que les engagements pris par leur entreprise ont été influencé par la crise sanitaire.

    Après 2 ans de pandémie, le capital humain est la priorité des entreprises. Le bien-être des salariés arrive en tête avec 21% d’entre elles qui en font leur engagement prioritaire. Viennent ensuite les questions environnementales : la réduction de l’empreinte carbone (19%), les pratiques internes écologiques (13%) et le respect de l’environnement achat et production durables (12%).

    Le « E » de l’environnemental surpasse largement le « S » du sociétal de RSE : en effet, en matière d’engagement prioritaire, la diversité et inclusion recueillent seulement 7% et l’égalité femmes/hommes, 5%.

    #4 – Entre préservation de la planète, obligations légales et stratégie marketing : des objectifs bien réels mais difficiles à mesurer

    La raison n°1 des marques les incitant à s’engager est de « Contribuer positivement à la société dans laquelle nous vivons » (30%). Loin derrière, on trouve « l’urgence climatique » ex-aequo avec « le cadre légal et les nouvelles réglementations de plus en plus incitatives » (19%). En dernière position, seulement 15% des répondants indiquent que leur entreprise est motivée par des considérations de réputation de marques. Et pourtant 77% d’entre eux reconnaissent que la RSE a un impact positif sur la performance marketing.

    Quelles que soient les motivations, l’impact d’une stratégie d’engagement reste difficile à mesurer. Seulement 8% des entreprises arrivent à en déterminer un ROE (Return on Engagement) et 29 % s’en rapprochent. La moitié reconnait ne pas y arriver, et les 13% restants n’essaient même pas.

    Malgré cette difficulté patente de la mesure de l’engagement, déjà 25% des répondants respectent un cahier des charges précis concernant les indicateurs ESG (Environmental, Social & Governance). Ces indicateurs permettent de relier performance financière, stratégie de développement durable et investissement responsable. Ce chiffre s’élève à 38% dans les entreprises de plus de 500 salariés. En revanche, environ un tier des professionnels marketing communication interrogés ne connaissait pas la notion d’indicateurs ESG.

    #5 – Une transformation profonde des métiers de la Com’ qui doivent se repositionner par rapport à la Direction RSE

    L’engagement a profondément changé le métier des MarCom, sentiment qui va en s’amplifiant, exprimé dorénavant par 80 % d’entre eux (vs 65% en 2020 et 75% en 2021).
    Cette transformation est accueillie favorablement par la profession qui trouve les engagements de leur entreprise légitimes et authentiques (98% et 93%), et dans l’ensemble respectés (83%). 56% veulent même aller plus loin, les estimant encore insuffisants.

    Ce nouveau territoire de l’engagement qu’ils ont investi et qui leur tient à cœur, peut être concurrencé par l’arrivée d’une Direction RSE : 57% d’entre eux estiment déjà que cette dernière empiète parfois sur le périmètre de la communication.

    Crainte confirmée puisqu’ils sont moins nombreux qu’en 2021 à déclarer avoir suffisamment de pouvoir et de légitimité en interne sur ces sujets contre (53% en 2022 vs 62% en 2021).

    Point positif, au sein de leur entreprise, l’influence des communicants reste intacte et 64% pensent disposer de cet atout redoutable pour pouvoir faire bouger les choses.

    6 – Un bashing inévitable qui n’est plus un frein à une communication pourtant de plus en plus sensible voire clivante

    Les communicants se libèrent de la peur du bashing. Aujourd’hui 94% affirment qu’une marque doit communiquer sur ses engagements : en forte croissance par rapport aux années précédentes (66% en 2020 et 84% en 2021). Ils sont pourtant 56 % à juger les bashing inévitable (vs 35% en 2021)

     

  • Toutes les entreprises ont-elles des valeurs ?

    Publication du Baromètre des Valeurs des Entreprises : un nouveau standard encore perfectible

    Par Sens Futur 

    Si les entreprises partagent (très souvent) les mêmes valeurs, c’est que ce n’est pas tant la valeur qui compte que la manière dont elle est incarnée.

    Car le monde est en constante mutation : les organisations vont changer, les produits et les marchés seront soumis à des disruptions et ruptures technologiques, il faudra constamment s’adapter et gérer des transformations de natures variées : technologiques, organisationnelles, culturelles, souvent un mélange des trois.

    Avoir un socle stable qui donne du sens et permet de maintenir un cap autrement plus inspirant qu’un objectif de chiffre d’affaires est crucial. Les valeurs – au même titre que la raison d’être ou la mission – peuvent jouer ce rôle.

    Mais pour que les leaders au sein des entreprises puissent incarner ces valeurs, et pour qu’elles puissent être réinjectées dans les stratégies opérationnelles de chaque business unit, de chaque département, encore faut-il qu’elles existent et soient clairement exprimées. In fine, les valeurs n’ont de sens que si elles sont incarnées et intégrées aux stratégies opérationnelles – des sujets essentiels mais complexes à évaluer.

    Dans ce contexte, l’agence de conseil Sens Futur publie le premier Baromètre des valeurs des entreprises. Avec un objectif : fournir un point de départ le plus objectif possible en observant les entreprises françaises (SBF120) et internationales (NASDAQ 100).

    Il répond aux questions suivantes : toutes les entreprises ont-elles des valeurs ? Sont-elles lisibles et quelles sont-elles ? 

    Une étude inédite sur un sujet d’actualité

    Les entreprises sont amenées à se réinventer dans le monde post-covid. Entre la redéfinition des priorités liées à la crise sanitaires et les récents mouvements de société (ex : Black Lives Matters, Me Too…), leur rôle social est constamment interrogé.

    En parallèle, on assiste à un vrai développement des entreprises à mission : leur nombre a été multiplié par 4 en un an à peine et elles représentent déjà un demi-million de salariés (source).

    Le Baromètre des valeurs des entreprises apporte donc un précieux éclairage sur la maturité des organisations sur ces thématiques essentielles.

    En tant que cabinet de conseil, Sens Futur intervient du passage de la vision à la stratégie opérationnelle. Or, il constate au quotidien que les valeurs ne peuvent pas être seulement une mention sur un rapport annuel ou sur un support de communication.

    Marie Beauchesne, co-fondatrice, soulign « Les valeurs doivent avoir un impact sur les stratégies opérationnelles mises en place. À système de valeurs égales, c’est l’incarnation de celles-ci par le leader (ou le manager) qui fera la différence. »

    Le leader ou le manager va donc avoir un rôle primordial à jouer : c’est lui qui va définir l’importance donnée à ces valeurs, et donc décider de l’impact que l’organisation aura dans la société sur ces sujets.

    Les grandes entreprises françaises doivent nettement s’améliorer

    L’étude menée par Sens Futur concerne les grandes entreprises du SBF120 et du NASDAQ100 avec une comparaison France – Outre Atlantique.

    Elle est structurée en 3 parties :

    • Adoption des valeurs par les entreprises (existence, accessibilité) ;
    • Tendances en la matière : valeurs les plus communes, les plus originales, différences France vs international ;
    • Pistes d’analyse : limites définition & adoption, valeurs génériques et valeurs non-partagées…

    85% des entreprises se sont dotées de valeurs…

    Ces valeurs sont d’ailleurs accessibles au public. De plus, celles qui n’en ont pas, ou ne les expriment pas comme telles, peuvent malgré tout être engagées via leur raison d’être, leur politique RSE, etc.

    …mais elles ne sont pas suffisamment lisibles ou visibles….

    Aujourd’hui, 1/3 seulement des entreprises mettent en avant leurs valeurs de façon fiable et accessible sur leur site internet.

    Pour nombre d’entre elles, l’information de leurs valeurs n’est qu’une mention dans leur rapport annuel. Mais dans ce cas, quelle est la place et l’importance qui leur est vraiment accordée ?

    …et elles semblent souvent constituer des réponses à des tendances du moment

    Si les entreprises affichent en moyenne 4 à 5 valeurs, certaines reviennent fréquemment : 1/4 à 1/3 des entreprises partagent les valeurs de tête (Innovation, Responsabilité, Esprit d’équipe). Ce chiffre monte à 50% et plus si on regroupe des valeurs similaires par thématique (thématiques liées à l’innovation et la créativité toujours en tête, puis toutes les valeurs liées au soin et au développement des collaborateurs).

    1/4 des organisations font toutefois preuve d’originalité en mentionnant des valeurs telles que la modestie, la lucidité, l’imagination ou le « no bullshit ».

        « Dans une entreprise solide, consacrer une partie des revenus même minime, mais une partie qui peut être d’ailleurs substantielle, à des causes, paraît une tendance qui se crée. Avoir des valeurs témoigne de cette volonté de jouer un rôle dans la société, et par là, de donner du sens à son activité, un sens qui ne se limite plus à générer du profit. »

    Le baromètre complet est accessible à tous en téléchargement sur le site de Sens Futur  www.sensfutur.com/barometre

     

  • Banque de demain … tous banquiers ou presque …

    Marques : devenez les banques de demain !

    Selon Jean-François Guillaumin, Directeur Général France de Solarisbank

    Les banques traditionnelles sont en pleine mutation. Des années à proposer des taux d’intérêt bas ont réduit les marges comme peau de chagrin. Et si les facteurs externes n’étaient pas responsables de leur déclin ? Et s’il fallait tout simplement revoir leur modèle économique ? Et si le prochain compte que vous ouvrirez ou le prochain prêt que vous contracterez n’était pas auprès de votre banque mais de votre commerce préféré ? Et si je vous disais que c’est déjà ce qui se passe depuis quelques années et que le tournant est encore devant nous ?

    Pour comprendre à quoi ressemble la banque de demain, nous devons d’abord comprendre comment elle s’est développée. Au cours des 30 dernières années, le secteur bancaire a connu trois étapes.

    Etape 1 : la noyade administrative

    Sous sa forme initiale, la banque (avec ses guichetiers) était une zone d’interactions. La quantité de paperasse nécessaire pour les transactions était impressionnante. Et la demande était là malgré la non-connaissance de votre solde ou de votre comportement de consommation et les rendez-vous  avec des files d’attente interminables…Tout le monde a besoin de services bancaires dans sa vie quotidienne. À cette époque, les options étaient limitées. Les obstacles à l’entrée sur ce marché hautement réglementé empêchaient toute concurrence sérieuse. Les banques s’efforçaient plus de dicter le parcours du client selon leurs propres termes que d’innover dans leurs processus, et ce n’est en aucun cas une image du passé. De nombreuses banques en place s’appuient encore aujourd’hui sur des processus analogiques et ont du mal à s’en défaire.

    Etape 2 : la commodité comme nouveau paradigme

    La digitalisation des entreprises est en cours. Avec l’avènement du numérique et l’adoption massive des smartphones, la situation a radicalement changé. Les premières banques mobiles à la pointe de la technologie et qui permettaient d’effectuer des transactions, et de connaître ses dépenses, ont lancé l’arrivée d’une vague d’acteurs plaçant le client au centre de leurs activités. Les nouveaux acteurs « mobile-first » ont émergé sur la base d’un design cohérent et d’une expérience utilisateur intuitive rendant soudainement les services bancaires pratiques et attrayants pour des millions de personnes.

    Etape 3 : la synchronisation des services financiers à la vie quotidienne

    Le « contextual banking » également appelé « embedded finance » ou encore « banking-as-a-service » franchit la limite de l’open-banking. L’idée est d’intégrer des services financiers directement dans les produits d’autres fournisseurs. Ainsi, le service financier est disponible précisément au moment et à l’endroit où il est requis.

    Etape 4 : avance rapide grâce aux GAFA

    Outre les leaders habituels (Amazon, Apple…) les « Big Tech » comme Uber ou Shopify sont les pionniers de ce type de service. En effet, ce sont eux qui ont compris en premier qu’en enrichissant leurs produits de services financiers tels que des comptes bancaires, des cartes de paiement et des services de prêt, ils pouvaient bénéficier d’une plus grande fidélité des clients, de plus de points de contact et de flux de revenus supplémentaires. Si ces acteurs peuvent augmenter la richesse des données utilisateur qu’ils possèdent déjà avec des données sur le comportement, ils peuvent offrir à leurs clients des solutions financières sur-mesure avec des coûts de souscription nettement inférieurs.

    D’accord…mais comment ?

    Il est évident que les marques peuvent tirer profit de l’intégration de services financiers. Ce qui est moins évident, c’est comment y parvenir. Le secteur bancaire reste l’une des industries les plus réglementées au monde. Les acteurs désireux de pénétrer dans le secteur des services financiers sont confrontés à deux choix :

    Devenir une banque :

    ce qui peut sembler simple mais qui est loin de l’être. Il y a plusieurs obstacles à surmonter. Pour intégrer une offre bancaire compétitive dans votre offre, l’infrastructure technologique doit être évolutive et intégrée à l’activité principale. En plus de décourager l’entrée sur le marché, les exigences en matière de licence et les coûts d’exploitation nécessaires pour gérer une banque réduisent considérablement la probabilité que le projet doit rentable.

    S’associer à un partenaire agréé :

    Cette option permet de contourner les frais généraux réglementaires. Même si un opérateur historique offrait une interface permettant à d’autres acteurs de se connecter à son infrastructure bancaire, celle-ci repose sur des technologies anciennes qui ne sont pas conçues pour être utilisées. Il est donc peu probable qu’elle offre la flexibilité, l’étendue des fonctionnalités ou les prix pour être compétitive. De plus, les banques ne sont pas nécessairement enclines à l’arrivée de nouveaux acteurs de peur qu’ils ne cannibalisent le marché.

    C’est là qu’interviennent les plateformes spécialisées dans le banking-as-a-service (BaaS). Ces fournisseurs d’API permettent à leurs partenaires non-bancaires de choisir les options dont ils ont besoin (comptes chèques, services de prêt,…) et de leur intégrer. Le fournisseur exécute tous les processus réglementés, y compris le traitement des paiements, la surveillance de la lutte contre le blanchiment d’argent (AML), la gestion des comptes, des prêts et les rapports tandis que la relation avec le client final reste entièrement entre les mains du partenaire. De cette façon, les marques proposent des produits bancaires numériques à leur propre image et délèguent le reste au fournisseur de services bancaires en ligne.

    Cette approche basée offre une alternative plus rapide et rentable, sans risquer que le partenaire bancaire cannibalise leur base de clients.

    Il devrait être évident que toute entreprise qui souhaite fidéliser et upgrader l’expérience client doit s’y intéresser.
    La question n’est pas de savoir si, mais quand, elles le feront. Nous n’en sommes qu’au début de l’aventure, mais le temps presse pour les marques si elles veulent bénéficier d’un avantage de premier plan. Les banques en place ne sont pas non plus insensibles à cette menace. Si elles ne sont pas en mesure de devenir elles-mêmes un acteur de référence, elles s’accrocheront à leur clientèle et ne se laisseront pas faire sans se battre.

  • Stylos, échantillons, casquettes, t-shirts, … ces goodies d’une époque révolue …

    Mettre le digital au cœur de la relation marque/distributeur

     Par Mikael Witwer, Directeur des Opérations Kamp’n

    Stylos, échantillons, casquettes, t-shirts, clés USB… Pendant longtemps, ces goodies ont occupé une place centrale dans les stratégies publicitaires des annonceurs qui souhaitaient donner de la visibilité à leur marque. Une époque révolue dans le monde du marketing de 2021 ? Mais cette stratégie semble déjà faire partie du passé. La raison : le développement massif du numérique.

    La fin des contraintes de l’espace physique

    Dans les faits, les marques n’ont plus d’autre choix que d’adapter leur stratégie en fonction des usages des consommateurs. Et tout se passe en ligne aujourd’hui. Une étude récente parle de 4.80 milliards d’internautes dans le monde en 2021. Il paraît donc inconcevable de ne pas miser gros sur ce canal. Et ça les marques l’ont bien compris. Elles n’ont que peu de limites sur le web et ne sont plus contraintes par la place disponible dans un espace physique.

    Aux oubliettes donc la distribution massive de stylos et de t-shirts pour se démarquer et être visible auprès des bonnes personnes. On assiste à de véritables mutations ces dernières années en matière de marketing. Ces changements se manifestent notamment avec l’apparition de plateformes nouvelle génération mises en ligne par les marques.

    Révolutionner la relation marque/distributeur

    En effet, les annonceurs ont les moyens techniques aujourd’hui de proposer aux distributeurs des outils très innovants pour mettre leur marque en avant. Il s’agit notamment de plateformes d’activation digitale qui permettent de mettre à la disposition des distributeurs des opérations de communication préconstruites et clé en main. C’est une vraie révolution dans le monde du marketing.

    En clair, internet marque la fin des limites physiques à la diffusion des messages commerciaux. L’enjeu pour les marques n’est plus d’obtenir par la négociation un espace – limité – qui garantit que leurs produits seront bien visibles auprès des consommateurs mais de générer avec du contenu approprié du trafic pour émerger face à ses concurrents. Les outils numériques permettent de mettre en ligne facilement les messages clés d’une marque et de suivre précisément quel est leur impact sur les audiences que l’on cherche à cibler.

    Une relation gagnant-gagnant

    Pour les marques, les bénéfices d’une plateforme d’activation digitale sont clairs. Mais qu’en est-il du côté des distributeurs ? Les annonceurs doivent trouver la bonne formule pour les encourager à valoriser du mieux possible leurs produits à travers ce type d’outil, l’impact positif que cela aura notamment sur leur image de marque et sur le potentiel business que représentent les outils numériques. C’est un levier d’activation, en local notamment, très puissant qui pour un distributeur, offre une meilleure maitrise des actions menées et une mesure de la performance des dispositifs mis en place très précis. Ça doit être une formule gagnant-gagnant.

    Pour que ces plateformes soient efficaces elles doivent être conçues en prenant en compte l’ensemble des besoins et des freins des distributeurs (facilité d’utilisation, mesure de la performance, compréhension de l’impact, clé en main, financement…).

    En mettant le numérique au cœur de la relation marque/distributeur, il est enfin possible de lever les freins à la complexité du management de campagnes locales et de profiter pleinement de la richesse des opportunités publicitaires en quelques clics.

  • Top 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Netflix, la mode et les voitures règnent sur le TOP 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Socialbakers publie le classement mondial des marques qui ont obtenu le plus de likes en 2021. Dior est la seule marque française présente.  
    Trois catégories monopolisent ce classement : la mode, les constructeurs automobiles et Netflix.
    Netflix est sacré champion d’Instagram en ce début d’anée 2021. Quatre de ses déclinaisons nationales sont présentes dans le top 10. Netflix France et sa campagne remarquée à l’occasion de la Saint Valentin arrive classe 5e du classement des marques qui ont obtenu le plus de likes sur Instagram en 2021, devant Netflix India (7e) et Netflix Latinoamerica (8e). Netflix USA occupe la première marche du podium, carton plein pour le géant du streaming qui s’installe confortablement dans le classement des marques favorites des utilisateurs d’Instagram.
    La mode est la deuxième catégorie représentée dans ce classement. Fashion Nova et Shein se hissent respectivement aux 3e et 6e places. Le compte officiel du ténor du luxe Diorprend la 9e place et signe ainsi la seule présence française de ce classement.
    Les trois places restantes sont occupées par des marques des constructeurs automobiles, Mercedes-Benz et BMW occupent respectivement les 2e et 4e places. Lamborghini termine 10e.