Étiquette : IT

  • Entre complexité, flou et incompréhension, les professionnels IT se montrent plus inquiets pour la sécurité des données de leur environnement professionnel que personnel

    Etude Oracle/KPMG « Cloud threat report 2020 » 

    La sécurité des données fait aujourd’hui apparaître de nouvelles craintes et un manque de confiance croissant des professionnels de l’IT, d’après le «Cloud threat report 2020 », troisième rapport annuel d’Oracle et KPMG sur la sécurité dans le cloud.

    L’étude menée auprès de 750 professionnels de la cyber-sécurité et de l’informatique en France et dans le monde entier révèle une crise de confiance due à une approche fragmentée de la sécurité des données, à des services mal configurés et à la confusion qui règne sur les nouveaux modèles de sécurité dans le
    cloud ; cette situation ne pourra être résolue que si les organisations intègrent la sécurité à leur culture d’entreprise.

    Quand la sécurité des données provoque des insomnies chez les professionnels de l’IT

    Cette étude met en lumière certaines peurs ressenties par les professionnels de l’IT qui craignent plus :
    pour la sécurité des données de leur entreprise que pour la sécurité de leur propre foyer.
    ● Ils sont en effet trois fois plus préoccupés par la sécurité des données financières et la protection de la propriété intellectuelle de leur entreprise que par la sécurité de leur domicile.
    ● Les professionnels de l’IT se méfient des fournisseurs de services cloud ; 80% d’entre eux craignent que ceux avec lesquels ils traitent ne deviennent des concurrents sur leurs propres marchés.
    ● 75% des professionnels de l’IT considèrent le cloud public comme étant mieux sécurisé que leurs propres datacenters. Pourtant, 92% d’entre eux ne pensent pas que leur entreprise soit bien préparée pour adopter correctement les services du cloud public.
    ● Près de 80% des professionnels de l’IT déclarent que les récentes fuites de données qu’ont subi d’autres entreprises ont amené leur organisation à se focaliser davantage sur la sécurité de leurs données.

    Une protection des données héritée des anciens modèles de sécurité devenue inadaptée

    Les professionnels de l’IT utilisent un ensemble de solutions de cyber-sécurité pour tenter de résoudre les problèmes liés à la sécurité de leurs données. Cependant, ils restent constamment confrontés à de nouvelles failles de sécurité car les systèmes en place sont très souvent mal configurés.
    ● 78% des entreprises utilisent plus de 50 solutions de cyber-sécurité distinctes pour prévenir les problèmes liés à la sécurité ; 37% en utilisent plus de 100.
    ● Les entreprises qui ont découvert des failles dans la configuration de leurs services cloud ont, en moyenne, été confrontés à 10 incidents impliquant des pertes de données au cours de l’année précédente.
    ● 59% des entreprises ont déclaré que les employés ayant des comptes cloud à accès privilégiés ont été victimes d’attaques informatiques comme le phishing.

    Parmi les mauvaises configurations les plus courantes, on trouve :

    Des comptes avec des accès privilégiés superflus (37%)
    Des serveurs web exposés et d’autres serveurs dont les flux sont saturés (35%)Une absence d’authentifications multiples pour accéder aux services clés (33%)
    Des changements de responsabilité générateurs de confusions et de failles de sécurité
    Alors que les entreprises transfèrent plus que jamais des charges de travail critiques vers le cloud, cette forte croissante de la consommation de cloud a créé des zones d’ombres avec des équipes IT et des fournisseurs de services cloud qui cherchent à comprendre leur degré de responsabilité quant à la sécurité des données. Cette confusion a laissé les équipes de sécurité IT dans le flou alors qu’elles doivent affronter un environnement de plus en plus menaçant.
    ● Près de 90% des entreprises utilisent des logiciels en mode SaaS (Software as a Service) et 76% utilisent aujourd’hui du IaaS (Infrastructure as a Service) ; 50% prévoient de transférer toutes leurs données vers le cloud d’ici deux ans.
    ● Les modèles de sécurité à responsabilité partagée sont source de confusion ; seuls 8% des responsables sécurité informatique déclarent comprendre parfaitement le modèle de sécurité à responsabilité partagée.
    ● 70% des professionnels de l’IT estiment que trop d’outils spécialisés sont nécessaires pour sécuriser leur empreinte dans le cloud public.
    ● 75% des professionnels de l’IT ont subi une perte de données à plus d’une reprise dans le cadre d’un service cloud.

    Le temps est venu de construire un modèle basé sur la sécurité

    Pour répondre aux préoccupations croissantes liées à la sécurité des données et aux problèmes de confiance, les fournisseurs de services cloud et les équipes IT doivent travailler conjointement pour créer une culture où la sécurité constituerait la priorité.
    Cela implique de recruter, former et retenir des professionnels de la sécurité informatique qualifiés et d’améliorer constamment les processus et les technologies, afin d’atténuer les menaces inhérentes à une société qui se numérise de plus en plus.
    ● 69% des entreprises déclarent que leur Directeur de la sécurité informatique (Chief Information Security Officer, « CISO ») n’intervient et ne s’implique dans des projets cloud public que lorsqu’un incident de cyber-sécurité s’est produit.
    ● 73% des entreprises ont prévu de recruter un CISO ayant davantage de compétences en matière de sécurité cloud ; plus de la moitié des organisations (53%) ont créé une nouvelle fonction, celle de « Business Information Security Officer » (BISO), pour travailler avec le CISO afin de créer une véritable culture de la sécurité au sein de l’entreprise.
    ● 88% des professionnels de l’IT estiment que dans les trois années à venir, la majorité de leur solution de cloud sera basée sur des systèmes intelligents qui proposeront des patchs et des mises à jour automatiques pour améliorer la sécurité.
    ● 87% des professionnels de l’IT considèrent les solutions d’IA et de Machine Learning comme indispensables dans leurs prochains investissements liés à la sécurité afin de mieux se protéger contre la fraude, les logiciels malveillants et les problèmes de mauvaises configurations informatiques.

    En résumé : 

    • Les professionnels de l’IT déclarent être trois fois plus préoccupés par la sécurité des données financières et de la propriété intellectuelle de leur entreprise que par celle de leur propre foyer.
    • 78% des entreprises utilisent plus de 50 solutions de cyber-sécurité distinctes pour prévenir les problèmes de sécurité et 37% en utilisent plus de 100.
    • Les entreprises qui ont détecté des défauts de configuration dans leurs services cloud ont connu au moins 10 incidents de perte de données au cours de l’année écoulée.
    • Seuls 8% des responsables sécurité informatique (RSI) déclarent comprendre parfaitement le modèle de sécurité à responsabilité partagée des services cloud.
    • 87 % des professionnels de l’IT considèrent l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning comme des investissements technologiques essentiels pour la sécurité de leur entreprise.

     

  • Les grandes tendances qui contribuent à la transformation numérique de l’entreprise en 2020

    Les 10 tendances qui contribuent à la transformation numérique d’entreprise en 2020

    (suite…)

  • #TECHNOLOGIES – Tous les événements à ne pas manquer

    MARS 2020 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-webinar-performance-industrielle-les-cles-du-succes-a-lheure-de-la-data-du-cloud-et-du-machine-learning-by-webikeo/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-decouvrez-les-outils-du-web-efficaces-pour-augmenter-votre-ca-de-facon-significative-by-neocamino-reussir-en-fr/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-webinar-urgence-face-au-covid-19-pourquoi-et-comment-proteger-votre-organisation-des-cyberattaques-webikeo/

    AVRIL 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-devoxx-france-2020-by-quantixx/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-webinar-comment-reduire-les-risques-de-cybersecurite-by-hubinstitute/?instance_id=4873

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-webinar-conception-4-0-reinventer-les-process-de-conception-a-lere-de-la-digital-factory-by-hubinstitute/?instance_id=4876

    MAI 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-documation-by-documentation-fr/

    JUIN 2020 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-devbreak-festival-20-by-talent-io/

    SEPTEMBRE 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-it-it-security-meetings-2020-by-weyou-group/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-seo-camp-paris-seo-camp/

  • Intelligence Artificielle et machine Learning ?

    Comment transformer ces promesses en avancées au service de la QOS des systèmes d’information ?

    Par Philippe PELFORT, Directeur Général de SEA TPI

    La mutation constante du marché de l’IT nous conduit à observer comme un fait acquis l’augmentation exponentielle du volume et de la fréquence de changement. Fort heureusement, la technologie évolue et nous accompagne dans notre quête de productivité, d’efficacité et de fiabilité. Transposées au domaine de la production et des opérations, l’automatisation et l’industrialisation ont été au centre des préoccupations des DSI depuis toujours. Leur évolution actuelle est en revanche rapide et intéressante.

    Auparavant sommés de minorer la durée des interruptions de services, les DSI ont aujourd’hui, avec la fusion de l’IT et du business dans tous les secteurs d’activité, pour mission d’investiguer plus en amont sur les processus, mais aussi très en aval des livraisons sur des concepts nouveaux comme les opérations augmentées, l’auto remédiation, le prédictif conduisant même dans certains cas au proactif. À l’heure où le coût indirect d’une interruption de service est jaugé par la perte de chiffre d’affaires lié à des clients de plus en plus « zappeurs », l’objectif est d’anticiper et d’annihiler toute interruption de service.

    Comment apprivoiser l’offre pléthorique sur le marché de software, identifier les sur-promesses, contextualiser les projets et rendre tous ces concepts concrets ?

    Il s’agit ici d’arbitrages complexes et pleins de bon sens. Nous considérons comme un driver majeur de succès l’association dès la phase amont des équipes de run et en particulier des acteurs au plus près de la réalisation des missions de supervision, d’exploitation, d’administration des systèmes et des bases de données, et d’assistance à l’utilisation des SI en fonction des sujets traités.

    Parce qu’elles savent la qualité et la quantité des informations suffisantes et nécessaires à la bonne réalisation de leur mission, elles sont particulièrement efficaces dans la priorisation et la limitation des lots projets initiaux, l’implémentation des règles, mais aussi et surtout les outputs attendus. Elles sont de surcroit les mieux placées pour tester, approuver ou proposer des améliorations pertinentes.

    Si nous considérons comme une utopie l’éradication rapide de l’activité humaine dans les opérations IT pour des raisons de complexité, de changements, de maturité des SI et de ROI, nous constatons en revanche que son évolution vers plus de valeur ajoutée métier, d’actions d’anticipation, de pilotage de Dashboard sur mesure, d’interventions non documentées, d’expertise de « Run », est souhaitable et inéluctable.

     

     

     

  • Les profils IT sont-ils courtisés par les employeurs ?

    Baromètre FED IT PULSE
    Evolution du marché de l’emploi IT

    Les profils IT sont-ils courtisés par les employeurs ? Comment trouvent-ils et choisissent-ils leur poste. 150 profils en IT (développement, infrastructure et décisionnel) livrent leur point de vue sur l’évolution du marché de l’emploi.

    Fed IT, le cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers de l’informatique (Développement, Infrastructure et Décisionnel) a interrogé 150 professionnels pour recueillir leurs perceptions du marché de l’emploi. Ce baromètre réalisé entre juillet et novembre 2018, constitue la deuxième édition du« FED IT PULSE » dont l’objectif est d’évaluer chaque année l’état et les tendances du marché de l’emploi IT. Ses enseignements sont précieux pour les recruteurs.

    La rémunération et l’intérêt des missions à parts égales dans le choix du poste
    La plupart des candidats favorise la rémunération (57 %) et l’intérêt des missions proposées par l’entreprise (56 %) pour choisir leur futur poste. Près d’un tiers est sensible aux perspectives d’évolution (29,41 %) comme à l’ambiance de travail (29,41 %) et aux valeurs de l’entreprise/politique managériale (28,68 %). Le critère financier, bien qu’arrivant au premier plan, n’est donc pas le seul à attirer les candidats.

    Les Entreprises de Services Numériques (ESN, ex. SSII) attirent les candidats, mais…
    Un peu plus de la moitié des répondants seraient intéressés pas un poste dans une ESN (54 %). Ces organisations restent toujours une expérience intéressante aux yeux des profils IT. Pour les autres, ils indiquent ne pas être attirés du fait principalement du manque de considération (39 %) mais aussi des missions proposées (26 %) et de la rémunération (16 %). Des enseignements précieux pour les recruteurs de ces organisations.

    Répondre à l’offre d’une entreprise ou faire appel à un cabinet de recrutement : les deux leviers principaux pour se faire recruter
    Contrairement à une idée reçue, seulement 5 % des candidats ont trouvé leur emploi viala cooptation. Pour se faire recruter, la réponse à une annonce est le moyen le plus courant (31 %), puis vient le recours à un cabinet de recrutement (23 %) ou encore à son réseau personnel ou professionnel (20 %)

  • Transformation DSI : des investissements IT qui peinent encore à remporter l’adhésion

    Portrait-robot du DSI 

    KPMG présente la 20ème édition de son étude « Portrait de DSI », qui décrypte les enjeux des Directeurs des Systèmes d’Information dans le monde. Aux côtés du cabinet Harvey Nash, KPMG a interrogé près de 4 000 d’entre eux, dans 84 pays. Il s’agit du rapport international interrogeant le plus large panel de DSI dans le monde.

    •  La moitié des DSI déclarent que leurs budgets augmentent ;
    • Les DSI recentrent leurs dépenses d’outsourcing : des budgets externes en baisse de 16 points par rapport à 2017 ;
    • Des investissements IT qui peinent encore à remporter l’adhésion ;
    • Faire face à une éventuelle cyber-attaque : la priorité numéro 1 des DSI.

    La moitié des DSI déclarent que leurs budgets augmentent

    Partie intégrante de la transformation numérique des entreprises, les systèmes d’information sont désormais appréhendés au plus haut niveau stratégique de l’organisation.

    Conséquence directe pour les DSI : alors que leurs budgets 2017, sous pression, étaient soumis à des restructurations, les budgets 2018 sont en hausse pour près de 50 % des DSI, le taux le plus haut jamais observé depuis le lancement de l’étude.

     Le DSI conserve une place stratégique au sein de l’entreprise. Pourtant, la menace du shadow IT, la place de plus en plus imposante du Chief Digital Officer et la nature par essence « mouvante » de la technologie desservent quelque peu l’influence stratégique qu’a réussi à se construire le DSI ces dernières années : il est notamment moins présent au sein des boards des entreprises (- 9 %). En France toutefois, ce constat n’est pas visible, et le nombre de DSI dans les comités exécutifs demeure inchangé.

    Les DSI recentrent leurs dépenses d’outsourcing : des budgets externes en baisse de 16 points par rapport à 2017

    Les dépenses IT externes diminuent. Cette année, elles constituent 32 % des budgets IT, une baisse notable de 16 points par rapport à 2017, année où elles s’élevaient à près de la moitié des budgets des DSI (48 %).

    Une baisse que l’on peut notamment expliquer par des budgets plus surveillés, mais aussi par une profonde problématique de recrutement : « La guerre des talents fait rage dans le monde de l’IT. Aujourd’hui, elle touche aussi bien les prestataires externes que les entreprises, qui n’arrivent pas à capter les compétences-clefs. Bon nombre de budgets de recrutements dédiés à ces profils sont ainsi perdus chaque année, c’est un vrai problème de fond ! » estime Thomas Schaumburg, Associé CIO Advisory chez KPMG.

    Des investissements IT qui peinent encore à remporter l’adhésion

    Un problème de fond émerge également de plus en plus : la réussite d’une stratégie numérique apparait complexe à mesurer, estiment huit DSI sur dix (78 %). En parallèle, plus de la moitié des entreprises (55 %) considèrent que leurs stratégies business/IT ne sont pas alignées.

    « Une stratégie IT n’a de sens que si elle s’ajuste à la stratégie business de l’entreprise. Cet alignement des planètes est absolument fondamental ; sans lui, le DSI porte une coquille vide. Beaucoup d’entreprises tâtonnent encore. Celles qui ont compris que la mise en place d’une feuille de route structurée pour l’IT est nécessaire, non seulement sur les enjeux de cybersécurité, mais aussi sur le long terme, avec une vraie vision, disposeront d’un cap d’avance absolument décisif » conclut Thomas Schaumburg.  

    En parallèle, les DSI sont prêts à investir dans les nouvelles technologies ; ils prévoient de concentrer ces investissements sur la réalité virtuelle, la blockchain ou encore la RPA (vs. 2016).

  • Salons professionnels, RDV One to one , Club métiers… quels sont les événements plébiscités pour l’IT ?

    Comment les marketers doivent-ils adresser leurs clients DSI ? L’événementiel plébiscité.

    Une enquête intitulée « Que pensent réellement les DSI & Décideurs IT du marketing des fournisseurs ? » et réalisée en 2017 auprès de 103 DSI et décideurs IT français, par IT Social et le CMIT, nous révèle les pratiques préférées des directeurs informatiques.

    Les clubs métiers, les manifestations qui proposent des rendez-vous en 1to1, les évènements fournisseurs sont en effet plébiscités. D’une manière générale, il ressort que tous les moyens d’information appréciés par les décideurs IT sont liés, souvent fortement, à l’opportunité qui leur est offerte de rencontrer leurs pairs.

    Les salons professionnels

    Pour un fournisseur IT, c’est toujours une question délicate faut-il ou non investir dans des salons professionnels ? Lesquels  ? Pour quel ROI ? Car l’investissement initial n’est pas négligeable. Le DSI va-t-il vraiment se déplacer ? Alors que par le passé la présence à des salons professionnels était obligatoire pour s’imposer sur un marché, la situation aujourd’hui n’est plus la même. Moins de personnes se déplacent sur les salons car l’information standard est déjà disponible sur internet. Par contre, la combinaison stand avec conférence peut très payante sur des salons spécialisés. La présence sur le stand permet de s’afficher, gagner en notoriété et nouer des contacts afin de développer l’écosystème propre à son activité. La conférence avec témoignage d’un retour d’expérience permet, elle, d’attirer des prospects ciblés qui vont directement générer du lead. Cela demande, par contre, une très bonne préparation en amont pour être sûr d’amener les bonnes personnes.

    Etienne Maraval, Directeur Marketing et Communication Lexmark, Vice-président du CMIT, @emaraval

    Les events fournisseurs

    Si ce n’est pas le moyen préféré des DSI pour s’informer, l’événement est tout de même plébiscité par plus de la moitié d’entre eux. Les événements organisés par le marketing répondent à plusieurs objectifs : permettre un échange direct avec la marque et les équipes, découvrir la roadmap et les innovations produits, échanger autour des problématiques et perspectives du marché… C’est avant tout un moment de partage d’expériences qui doit aussi être construit autour de contenus qui vont intéresser l’audience : avis d’experts, témoignages clients, … Un lieu qui permettra à la DSI de trouver des réponses à ses interrogations sur ses problématiques métiers et techniques. Ainsi, afin de rester un levier important, les événements marketing doivent fournir le contenu adapté aux attentes des DSI. Cela implique donc d’avoir au préalable, travaillé le profil des participants.

    Valentine Vidal, Marketing Manager France CC&O Channel Sennheiser France, Membre du CMIT, @valentine_vidal

    Le rendez-vous One to One

    Quel contenu pour apporter de la valeur aux DSI ? Si le digital est sans nul doute un contributeur croissant de contenu consommé par les décisionnaires IT, les événements professionnels restent un vecteur privilégié d’informations. Mais pas n’importe lesquels. Deux formats sont préférés. D’une part les réunions en petits comités mélangeants experts technologiques, marchés et pairs d’entreprises aux mêmes enjeux. Le contenu est quasi de la co-création, chacun apportant son expertise : le fournisseur, l’analyste, le client utilisateur. Le DSI en ressort avec des « use case » ou encore «retour d’expérience», bonnes pratiques, vision sur les tendances et « roadmap » fournisseurs. D’autre part, les forums ou salons hyper spécialisés, sur un domaine technologique ou sur un segment vertical : dans cette configuration le contenu est hyper ciblé et répond aux attentes des DSI. Ils y trouvent en un temps court un horizon des offres marché. Les rendez-vous commerciaux sont ensuite facilités par cette richesse de contenu apportés par les équipes marketing.

    Laurence Delecroix, Senior Marketing Manager Juniper, Membre du CMIT, @loJNPR

    Les clubs métiers

    N’arrive-t-on pas à l’aboutissement du rapprochement des pratiques B2C et B2B ? Loin d’éloigner les individus, les nouvelles techniques marketing – et notamment le marketing digital – constitueraient donc un premier niveau pour créer des communautés et les prémices de notoriété pour une marque. Pour autant, dans une société en recherche de repères et de relations, c’est bien le contact physique qui est plébiscité… mais pas n’importe lequel : les clubs. Finies les grand-messes aux contenus génériques uniquement poussés par les vendeurs. Le DSI d’aujourd’hui, comme tout consommateur B2C, recherche de l’authentique, du partage et des échanges avec d’autres utilisateurs. En tant que marketeur, ce résultat est riche d’enseignements. En termes d’approche éditoriale, favoriser les témoignages, la simplicité, les formats d’échanges et de proximité n’est-il pas la conséquence logique ? Côté canaux, ce serait une erreur de revenir en arrière pour tout miser sur le physique. Car ces communautés ou clubs métiers ont de multiples facettes, et vivent bien souvent sur le monde digital entre les événements physiques organisés. Comme en B2C, à nous donc de repenser un parcours phygital cohérent pour nos DSI.

    Magali Regnault, Senior Marketing Manager – Services Econocom, Administratrice du CMIT, @mag_b_regnault

     

  • Guerre des talents : des augmentations mais pas seulement

    Étude de rémunération européenne 2018
    du cabinet de recrutement Robert Walters

    Le cabinet Robert Walters dévoile son enquête de rémunération européenne 2018 et avec elle, les grandes tendances du marché de l’emploi des cadres, des managers de transition et des intérimaires : bénéficiant de l’euphorie ambiante, les salaires en Europe sont à la hausse.

    Des augmentations à prévoir dans les fonctions en pénurie de candidats 

    En 2017, la confiance économique retrouvée a engendré une pénurie de talents sur certains secteurs, en France comme en Europe. Des métiers comme ceux liés aux risques et à la conformité ont justifié d’une demande supérieure à l’offre de candidats, la sécurisation et la responsabilisation des entreprises étant plus que jamais au cœur de l’actualité.

    En 2018, les entreprises vont mécaniquement ajuster les salaires et travailler sur leur attractivité. Alors que 81% des professionnels sont confiants dans les opportunités de leur secteur*, ce regain d’attractivité profitera à la fluidité du marché de l’emploi qui n’a cessé de progresser sur les 3 dernières années.

    Antoine Morgaut, CEO Europe et LATAM de Robert Walters, commente : « Nous allons constater des augmentations de salaires sur toutes les fonctions en pénurie de candidats, ainsi qu’une probable accélération du turnover au niveau national. »

    Ces augmentations toucheront en particulier ceux qui font le choix de changer de poste en 2018, une tendance encouragée par des volumes de recrutement accrus, le nombre d’offres d’emploi cadre ayant progressé de 8% sur l’année 2017 par rapport à l’année 2016.**

    « Les conditions de pénurie ont poussé les professionnels à demander de fortes augmentations lors de changements de poste. Cela correspond pour eux à une « prime de rattrapage » venant compenser des salaires plus bas sur les années précédentes », ajoute Antoine Morgaut.

    Les cadres sont en effet 28% à attendre une augmentation de plus de 7% en 2018.*

    *source : Enquête menée auprès de plus de 3600 candidats en septembre 2017     **source : Baromètre européen de l’emploi Robert Walters 2017

    Logistique du travail : l’attractivité du télétravail et des régions

    En 30 ans, l’augmentation des prix de l’immobilier dans les capitales européennes et des coûts de transports a été très supérieure à l’augmentation des salaires. De plus, les progrès et la baisse des coûts associés aux technologies de communication permettent une meilleure fluidité des échanges.

    Dans ce contexte, un nombre croissant de cadres demande désormais à avoir recours au télétravail. Ainsi, en France, 1 cadre sur 2 définit le télétravail comme un critère important ou très important dans sa motivation au travail.*

    Les régions dans l’ensemble des pays d’Europe, hors capitales, ont également bénéficié d’un intérêt croissant de la part des candidats car elles proposent généralement une meilleure qualité de vie. En France, leur attractivité est sensible : le volume d’offres d’emploi a progressé de 17% en région Auvergne-Rhône-Alpes entre 2016 et 2017, et de 18% en région Sud-Ouest.**

    *source : Enquête menée auprès de plus de 3600 candidats en septembre 2017       **source : Baromètre européen de l’emploi Robert Walters 2017

    L’émergence d’un marché parallèle : managers de transition et freelances 

    En réponse aux attentes de rémunérations à la hausse mais aussi d’une plus grande flexibilité, de nouveaux modes de travail tirent leur épingle du jeu : un nombre croissant de cadres experts, en particulier ceux qui considèrent l’excès de régulations comme inadapté à leur situation, font le choix de se tourner vers le statut de manager de transition ou de freelance.

    Antoine Morgaut explique les raisons de ce succès : « Les cadres dans des marchés en pénurie d’experts peuvent aujourd’hui remettre en question leur statut social d’employé permanent. En restant dans une entreprise, ils ont parfois accumulé retards de salaires et frustrations. Ils ont spontanément compris le bénéfice financier qu’ils pouvaient gagner dans leur indépendance. »

    Répondre à la guerre des talents : des augmentations mais pas seulement

    Pour répondre aux enjeux de pénurie et de volatilité des talents, les entreprises devront placer leur attractivité au cœur de leur stratégie. Sur 12 critères, les candidats du groupe Robert Walters en France ont sélectionné les éléments les plus importants dans leur motivation au travail ou dans le choix de leur employeur.

    Source : Enquête menée auprès de plus de 3600 candidats Robert Walters et plus de 1100 candidats Walters People en septembre 2017

    Top 6 des métiers les plus recherchés par les recruteurs en France

    Source : Baromètre européen de l’emploi Robert Walters 2017

    Les plus fortes augmentations de salaires prévues en 2018

    Source : Etude de rémunération européenne Robert Walters 2018

    Méthodologie de l’étude

    – Etude de rémunération européenne : Données issues d’entretiens réalisés auprès de 500 000 postulants dans le monde, dont 50 000 en France, de janvier à décembre 2017

    – Enquête Candidats Robert Walters France : Enquête réalisée par Robert Walters auprès de 3 600 candidats interrogés en ligne durant le mois de septembre 2017 en France

    – Enquête Candidats Walters People France : Enquête réalisée par Walters People auprès de 1 100 candidats interrogés en ligne durant le mois de septembre 2017 en France

     

     

     

  • RGPD, cybersécurité… les prévisions IT 2018

    Prévisions IT 2018

    Ankur Laroia, Responsable des solutions stratégiques Alfresco, nous livre ses prédictions quant à l’IT et aux problématiques de cybersécurité auxquelles feront face les entreprises en 2018.

    La fréquence et l’ampleur des failles de sécurité augmenteront en 2018.
    On peut affirmer avec certitude que la fréquence et l’ampleur des failles de sécurité ne feront qu’augmenter en 2018. De plus en plus organisés, les cybercriminels élaborent des attaques et tactiques toujours plus sophistiquées, dans le but de provoquer un maximum de perturbations et de pertes financières. Il est temps pour les entreprises d’agir et de mettre en place des mesures efficaces pour sécuriser les données contre ces cyberattaques. Toutefois, nombre d’entre elles n’ont pas encore pris conscience d’un élément important : le contenu est le chaînon manquant dans la cybersécurité.

    Le renforcement de la sécurité dans le cloud restera une priorité.
    En 2018, de plus en plus d’entreprises privées vont être amenées à collaborer avec les leaders du secteur de la technologie afin de renforcer la sécurité dans le cloud. Les aspects cruciaux seront notamment les environnements hybrides, la gestion multicloud et une approche moderne basée sur des conteneurs. Grâce aux nouvelles technologies hybrides, les entreprises pourront tester graduellement les capacités du cloud.

    Ascension des Responsables de la sécurité.
    À mesure qu’un nombre croissant d’entreprises considèrent la sécurité comme une priorité, la fonction de Responsable de la sécurité (des systèmes informatiques) va devenir un poste de direction clé. Les dirigeants vont prendre conscience que la sécurité n’est plus uniquement un problème de technologie et n’est plus exclusivement du ressort de la division informatique. La sécurité des informations est une question de risque, et donc un enjeu commercial qui nécessite des solutions plus larges.

    Par ailleurs, la technologie n’a jamais été aussi omniprésente dans l’environnement de travail. Avec l’avènement du DevOps, du cloud, de l’IdO, du BYOD et du Big Data, la « surface vulnérable » s’est élargie et nécessite la protection d’un gardien : le Responsable de la sécurité.

    Consommateurs et pouvoirs publics seront divisés sur les questions de défense du consommateur.
    En Europe, les pouvoirs publics ont été particulièrement vigilants face à la pression des consommateurs européens en faveur de réglementations plus strictes en matière de confidentialité des données. Aux États-Unis, si les consommateurs sont également favorables à un renforcement des réglementations, l’actuel gouvernement et le Congrès ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il est probable que les divergences d’opinion entre les deux parties s’accentuent, si les réglementations sont reléguées au second plan pour privilégier les intérêts des grandes entreprises qui pourraient faire pression pour assouplir l’actuelle législation.

    Bon nombre d’entreprises vont batailler pour assurer la conformité au RGPD avant l’échéance de 2018, tandis que certains États adopteront leurs propres réglementations.
    Le 25 mai 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur. Toute entreprise, basée en Europe ou ailleurs, qui utilise d’une manière ou d’une autre les données personnelles de citoyens de l’Union européenne sera soumise au RGPD. En cas de non-respect ou de non-conformité au Règlement, les entreprises s’exposeront à des sanctions financières pouvant atteindre jusqu’à 4 % de leur chiffre d’affaires annuel, ainsi qu’à de graves conséquences en termes de réputation et d’image de marque à l’international.

    Si les multinationales ont commencé à constituer des équipes chargées d’assurer la conformité au RGPD, la plupart d’entre elles ont encore un long chemin à parcourir avec d’y parvenir. Contrairement à la plupart des règles statutaires émanant de l’UE, le RGPD est basé à la fois sur « la lettre et l’esprit » de la loi, ce qui implique que les entreprises doivent elles-mêmes vérifier comment assurer leur conformité. Le processus s’annonce flou et incertain car la plupart des équipes de conformité auront sans doute du mal à s’assurer que leur interprétation des principes directeurs est correcte, à mesurer l’impact et les risques sur les processus métier /données soumis au RGPD et à établir un cadre de surveillance pour le maintien de la conformité. Les entreprises qui n’ont pas investi dans la technologie ou suivi le rythme des innovations en matière de protection des données auront les plus grandes difficultés.

    Aux États-Unis, si aucune loi fédérale n’existe à l’échelle nationale, certains États adopteront probablement des législations similaires au RGPD. Par exemple, les entreprises ayant des activités à New York sont désormais soumises au règlement sur la cybersécurité du New York Department of Financial Services (DFS).