Étiquette : intelligence artificielle

  • AI PARIS : retour sur les temps forts de l’événement

    AI PARIS, le salon du business de l’IA

    Par Pierre Tran, journaliste et membre de la Brigade du Web 

    Les  11 et 12 juin s’est tenue la 3ème édition de AI Paris au Palais des Congrès de Paris, le rendez-vous de l’écosystème de l’Intelligence artificielle en France. Retour sur ces deux journées riches en contenus et en rencontres.

    AI Paris, c’est avant tout un salon business, l’occasion pour les entreprises de rencontrer les fournisseurs de solutions, les éditeurs et les consultants, de networker. Avec ses 110 exposants, les visiteurs peuvent effectivement découvrir un beau panorama des acteurs de l’IA,. 

    Outre l’espace exposants, 😯 speakers et 40 ateliers se relaient pendant ces deux jours pour nous proposer en parallèle des conférences stratégiques, des retours d’expérience et des parcours techniques. Les contenus, résolument orientés business et utilisateurs, témoignent d’un marché encore émergent mais en pleine expansion. En revanche, si vous venez chercher les dernières innovations, l’état de l’art en matière d’intelligence artificielle, vous pourriez repartir frustrés, mais ce n’était l’objet de l’événement.

    Notre secrétaire d’Etat chargé du numérique ouvre la conférence sur la scène Conférences Stratégiques. Cédric O insiste sur l’effort du gouvernement en matière de recherche et formation. 

    Mythes et réalité des l’IA

    Dans sa keynote, Luc Julia, co-créateur de Siri et VP Innovation chez Samsung, remet les pendules à l’heure. A travers une fresque historique passionnante où il retrace l’évolution de l’intelligence artificielle depuis une soixantaine d’années, il démonte certains mythes et buzzwords. Déjà avec le terme “intelligence artificielle” qui est né d’un malentendu, comme l’explique Luc Julia dans son ouvrage “L’intelligence artificielle n’existe pas”. En 1956 lors d’une conférence, John MacCarthy convainc ses collègues d’employer l’expression “intelligence artificielle” pour décrire une discipline qui n’avait rien à voir l’intelligence. Aujourd’hui encore, on est loin de comprendre le fonctionnement du cerveau. 

    D’autres mythes sont également démontés comme les capacités du machine learning (il faut 100 000 images à une ML pour reconnaître un chat alors qu’il en faut 2 pour un enfant de 2 ans), celles de la voiture autonome (imaginez une voiture autonome place de l’Etoile à 18h, elle n’avance plus !), ou encore le mythe de la boîte noire (un algorithme IA est inexplicable). Luc Julia finit sa session en dédicaçant quelques exemplaires de son ouvrage offerts pour l’occasion aux participants.

    Le potentiel de l’IA française

    Bruno Maisonnier, fondateur/CEO de Anotherbrain et ancien président d’Aldebaran Robotics, commence par dresser un bilan peu brillant du rang de la France dans l’écosystème mondial de l’IA. Malgré la bonne réputation des ingénieurs français dans ce domaine, la France n’apparaît même pas dans les 5 pays les plus influents de l’IA. Pour lui, la bataille est perdue face aux Etats-Unis et à la Chine qui ont déjà une longueur d’avance dans le deep learning. Le seul moyen de ne pas disparaître, c’est de prendre des risques, de créer une approche disruptive et de sauter directement à la prochaine génération de l’IA. C’est sur quoi travaille actuellement Anotherbrain avec des puces bio-inspirées.

     Retours d’expérience

    AI Paris, c’est aussi une multitude salles qui proposent des parcours techniques, des retours d’expérience, des tracks consulting, des ateliers thématiques. 

    Parmi les sessions Retours d’expérience, la présence d’un service public comme Pôle Emploi, qui par ailleurs tient également un stand, a de quoi surprendre. Michel Cottura, chef de programme IA, présente la transformation digitale et le passage à l’échelle de l’IA dans ce service public. Ce projet ambitieux, initié en janvier 2019, met en jeu des dimensions technologiques, métier, humaine, éthique et démontre la grande maturité de la démarche IA au sein de Pôle Emploi.   

    Parmi les sessions Retours d’expérience, la présence d’un service public comme Pôle Emploi, qui par ailleurs tient également un stand, a de quoi surprendre. Michel Cottura, chef de programme IA, présente la transformation digitale et le passage à l’échelle de l’IA dans ce service public. Ce projet ambitieux, initié en janvier 2019, met en jeu des dimensions technologiques, métier, humaine, éthique et démontre la grande maturité de la démarche IA au sein de Pôle Emploi.     

    Sur l’espace exposants, les fournisseurs rivalisent d’arguments et de solutions pour automatiser les processus, améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises grâce aux technologies IA : machine learning, deep learning, traitement automatique du langage… 

    Sur le stand d’Oracle, l’éditeur démontre le concept de ville intelligente modélisée dans une maquette à base de Lego, d’Arduino et de Raspberry Pi, avec différents cas d’usage comme le ramassage de poubelles, l’éclairage et le parking intelligents. 

    On découvre également un projet étonnant, le World Bee Project dont l’objectif est de lutter contre l’extinction des abeilles. Comme l’explique Martine Kordel d’Oracle en nous montrant sur le stand une ruche vivante avec 1500 abeilles, les abeilles sont indispensables à la pollinisation des fruits et des légumes. Si les abeilles disparaissent, l’espèce humaine ne pourrait survivre que 4 à 5 ans. L’idée est de connecter les ruches à de l’IA pour permettre aux scientifiques et aux apiculteurs d’intervenir rapidement en cas de problèmes. Oracle participe à ce projet en tant que fournisseur d’IoT et de la base de données intelligente Autonomous Transactional Processing. Celle-ci est capable de traiter les 2 à 3 millions d’informations/minute générées par les ruches connectées. Oracle fournit 3 cas d’usage : l’essaimage, les données en temps réel et la détection d’attaque de frelons.

    Pour découvrir d’autres exposants, Emmanuel Beillaud, consultant digital nous propose sur sa chaîne Youtube un petit reportage vidéo où il est allé interviewer différents exposants sur leur stand.

    Et le vainqueur des AI Paris Awards 2019 est…

    AI PARIS célèbre également les startups innovantes de l’IA à travers la cérémonie des AI Paris Awards 2019. Cette année, un jury composé d’experts indépendants a sélectionné 3 finalistes : Cartesiam.ai, DataValoris et reciTAL. 

  • Comment exploiter le Big DATA et l’IA pour rester compétitif dans l’e-commerce ?

    Veille de prix et analyse concurrentielle


    Un livre blanc proposé par Octopeek 

    D’après la dernière étude réalisée par la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) , 87% du chiffre d’affaire (CA) e-commerce n’est partagé que par 5% des 182 000 sites marchands. Ce marché se concentre de plus en plus. Ce même nombre de sites marchands centralisait 84% du marché en 2017*.

    Pour rester compétitif, il est impératif de vérifier, stocker et analyser le prix de vente public (PVP) de l’article au moment de sa mise sur le marché et proposer la meilleure promotion, dans un délai de plus en plus court.

    Dans ce contexte :

    Comment garder une bonne vision sur son positionnement par rapport à la concurrence ?

    Comment donner à un acheteur instantanément les informations nécessaires pour évaluer et renégocier les offres fournisseurs ?

    Aujourd’hui, le Big Data couplé à l’intelligence artificielle apportent une forte valeur dans un contexte ultra concurrentiel. Chez Octopeek, nous proposons un cas d’usage technologique dans le cadre de l’e-commerce et et nous y exploront l’apport de l’IA dans ce cas de figure.

  • Qu’est ce que l’IA de confiance ? 

    Qu’est-ce que l’IA de confiance ? 

    Lors du salon AI Paris qui se déroulera le 11 et 12 Juin prochain, Nozha BOUJEMAA Chief Science and Innovation Officer, chez MEDIAN TECHNOLOGIES interviendra sur l’éthique et l’IA. Qu’est ce que l’IA de confiance ?

    NOZHA BOUJEMAA est Chief Science & Innovation Officer chez MEDIAN TECHNOLOGIES.

     

    Mme Boujemaa est membre du AI HLEG, groupement d’experts de haut niveau sur l’IA auprès de la commission européenne. Elle a participé à la conception de la Charte éthique européenne pour une IA de confiance, présentée pour la première fois en janvier dernier.

    1/ IA ET ETHIQUE : DES FONDAMENTAUX AUX COULISSES D’UN MOUVEMENT EN PLEINE STRUCTURATION

     Le développement d’une Intelligence Artificielle explicable et responsable s’impose comme LE sujet de cette année 2019… Quelle définition faites-vous aujourd’hui de ce sujet ? Pouvez-vous nous en dire plus sur les coulisses de cette révolution en cours ?

    Tout d’abord, je préférerais mettre en avant une intelligence artificielle de confiance et responsable plutôt qu’explicable. Une intelligence artificielle de confiance inclut un certain nombre de propriétés telles que l’interprétabilité, la transparence et la responsabilité. C’est ça qui est essentiel pour une IA de confiance, au-delà des dimensions éthiques et de responsabilité juridique, il y a aussi la dimension de robustesse technologique, et ça c’est vraiment essentiel.

    « Une intelligence artificielle de confiance inclut un certain nombre de propriétés telles que l’interprétabilité, la transparence et la responsabilité »

    Comment glisse-t-on vers cette robustesse technologique et cette intelligence artificielle de confiance ?

    Aujourd’hui c’est un défi très important parce qu’avec l’intelligence artificielle, on peut croire qu’il suffit d’appuyer sur un bouton et le résultat arrive tout seul. Mais en fait il est essentiel de vérifier et de guetter toutes les sources d’erreurs, de biais à la fois des données, mais aussi des algorithmes. Donc il faut vraiment être capable de gérer les risques qui peuvent être occasionnés par une mauvaise maîtrise technologique : c’est ça l’aspect “robustesse”. Et ça inclut également cet aspect de répétabilité des algorithmes, c’est-à-dire vraiment être capable de reproduire un résultat, et pas seulement de le déployer dans une seule situation sans que ce soit réplicable dans des situations comparables. Effectivement ça peut générer des situations avec des résultats différents, alors qu’ils devraient être comparables et similaires. En d’autres termes, ça peut générer des discriminations ou des inégalités qui ne sont pas intentionnelles.

    « Il faut vraiment être capable de gérer les risques qui peuvent être occasionnés par une mauvaise maîtrise technologique : c’est ça l’aspect “robustesse”»

    Comment percevez-vous ce tournant majeur pour la filière ?

    Il y a ce qu’on appelle les early adopters, ceux qui ont vraiment embrassé cette nouvelle technologie au vu de ses promesses, mais qui aujourd’hui se rendent compte que, quand même, il faut rester vigilant, qu’il n’y a pas de baguette magique en appliquant l’IA. Donc je dirais que c’est plutôt un signe de maturité de l’IA, de ses utilisateurs et de ses développeurs, de tous ses stakeholders finalement, que de faire attention à la manière de la déployer, de donner du sens à ses conditions de déploiement et ses conditions d’apprentissage. En d’autres termes, ça se traduit aussi par faire attention aux données qui vont servir à l’apprentissage, qui vont servir à rendre cette machine intelligente parce que, effectivement, avant qu’elle se “transforme” en intelligence artificielle, il faut d’abord l’“éduquer”. Et donc là les données d’apprentissage sont un enjeu très important parce qu’il est essentiel de veiller à la représentativité des apprentissages, du problème que l’on veut résoudre, autrement on peut construire un modèle qui se trompe complètement de cible. Donc les données d’apprentissage sont un enjeu extrêmement sensible dont le résultat final dépend.

    « [Il faut] faire attention aux données […] qui vont servir à rendre cette machine intelligente parce qu’avant qu’elle se “transforme” en intelligence artificielle, il faut d’abord l’“éduquer”. »

    Donc quelque part, c’est l’évolution logique de l’intelligence artificielle que de renforcer la notion de confiance? Absolument, c’est le sens de l’histoire. Encore une fois c’est un signe de maturité, mais aussi la garantie de durabilité du déploiement de l’IA. Parce que s’il n’y a pas cette Intelligence Artificielle de confiance, l’IA pourrait décevoir et son développement pourrait décliner à cause de cette déception que peuvent subir les utilisateurs de ces technologies. Donc développer une IA de confiance, c’est une garantie de durabilité de son déploiement et de son développement.

    « Développer une IA de confiance, c’est une garantie de durabilité de son déploiement et de son développement. »

    L’Union européenne vient de dévoiler 7 principes pour le développement éthique de l’intelligence artificielle : quelle est votre lecture de ces propositions ? Sont-elles pertinentes ? Suffisantes ?

    J’ai été vice-chair de ce groupe européen, donc j’ai dû orienter la structuration de ce livrable, et d’ailleurs le titre parle d’IA de confiance, de “ trustworthy AI ”. J’ai participé à la mise en place de ces recommandations, de ces requirements, qui sont en fait une façon de se prémunir et d’apporter les conditions, les garanties, qui pourraient préserver cette IA de confiance et lui permettre d’exister dans le monde professionnel, pour le respect des valeurs humaines : faire attention au libre arbitre, ne pas influencer les opinions, garantir la liberté de choix des humains… En fait ce sont les conditions de cette IA de confiance, dont je parlais tout à l’heure en termes de robustesse technique et de sécurité par rapport aux personnes et aux différents dispositifs de déploiement de l’IA. Par exemple, quand on parle de transparence, effectivement il est essentiel de développer les moyens de cette transparence des approches de l’IA. Quand on parle de diversité, c’est le problème de la représentativité des données, d’éviter des biais où les minorités ne seraient pas représentées, dans les données d’apprentissage par exemple. Mais c’est également la capacité de rendre compte, l’accountability. Tout cela favorise une IA de confiance et une IA responsable.

    2 / IA ET ETHIQUE : UN DESSEIN COLLECTIF

    Dans cette logique de favoriser une IA de confiance, quels défis est-ce que cela pose aux entreprises, aux producteurs de services numériques et aux gouvernements ?

    Je dirais qu’il y a d’abord la question de gouvernance des données : c’est quelque chose qui n’est pas simple, et on le voit aujourd’hui en Europe avec le RGPD, aux États-Unis avec le Cloud Act et donc ce n’est pas forcément très compatible, en tout cas d’un point de vue gouvernemental. A priori les gouvernements sont les garants d’une équité en termes d’usage des données, mais je pense que ce contrôle d’usage des données est essentiel par des moyens pas seulement de régulation et de réglementation, mais aussi par des moyens techniques. D’ailleurs quand je parle de transparence, d’observation des flux de données, on peut disposer de moyens technologiques pour tracer justement le flux d’informations, le flux de données entrantes et sortantes. Donc il faut des moyens à la fois techniques mais aussi de régulation des flux de données, parce que les algorithmes aujourd’hui, ce n’est pas là où se trouve le problème dans la mesure où il y a énormément de librairies open source, d’apprentissage, de machine learning , mais ce sont les données qui font la différence.

     

    Sur cette question des données, pensez-vous que ce serait aussi la responsabilité des producteurs de services numériques de s’engager à leur protection ?

    Alors je dirais que ce n’est pas seulement une question de protection des données, car il y a suffisamment de lois à travers le monde, pas seulement en Europe, pour la protection des données, mais c’est plutôt le contrôle d’usage des données utilisées. Est-ce que ce sont les bonnes données qui sont utilisées ? Est-ce que c’est le bon traitement des données qui est opéré ? Quel est l’usage qui se fait des données traitées ? Donc c’est moins la protection que la traçabilité de l’ensemble du processus. C’est d’ailleurs ce principe de traçabilité que j’essaie de pousser à travers non seulement le groupe européen High Level Expert Group en IA, mais aussi dans le groupe de l’OCDE qui a travaillé sur les mêmes problématiques et les mêmes principes d’une IA de confiance. Aujourd’hui énormément de voix se lèvent pour dire qu’il faut plus de régulation de l’IA, des algorithmes, mais en fait je ne pense pas que c’est salutaire de rajouter une réglementation dans le domaine de l’IA. Ce n’est pas la bonne orientation, je dirais. Mais par contre, il faudrait favoriser plutôt d’un point de vue technologique une traçabilité de l’ensemble des process dans un système ou une architecture qui déploie des technologies IA. La traçabilité est essentielle : elle garantit, le jour où se pose un problème, de pouvoir récupérer les informations qui expliqueraient quelles données ont été utilisées, comment elles ont été traitées et comment elles ont été ensuite utilisées, c’est-à-dire comment la sortie du système a été déployée. Si les industriels adhèrent à ce principe de traçabilité, on n’a pas besoin de régulation parce qu’un producteur de services, quand il s’engage à la traçabilité, va faire de l’autorégulation. Si quelqu’un est capable de tracer et de rendre compte – et c’est ça l’accountability – de ce qui s’est passé, on n’a pas besoin de lois supplémentaires

    Vous parliez tout à l’heure de discrimination. En effet, l’asymétrie informationnelle entre les producteurs de services numériques et les consommateurs de ces services semble être au cœur de toutes les discussions… Quel modèle de gouvernance mettre en place pour limiter cette asymétrie ?

    Typiquement, les 7 recommandations et principes de la Commission européenne mais aussi le document de l’OCDE, qui n’a pas encore été validé, vont dans la même direction : tout l’objectif est la réduction de cette asymétrie informationnelle. Quand on parle de transparence et de traçabilité c’est ça : le producteur de services fournit une information qui au départ n’est pas disponible au consommateur de services. En gros, on n’a pas cette traçabilité informationnelle, on n’a pas le revers de la médaille, je dirais, on ne sait pas comment un service nous a livré telle information, comment il nous a recommandé tel bien ou tel service, comment il a pris telle décision… On le sait, les domaines d’application de l’IA nombreux, tout comme ses impacts positifs sur l’économie et la société, que ce soit dans la santé, l’énergie, l’environnement, l’agriculture numérique, et j’en passe. Donc à tous les niveaux, surtout quand il s’agit de décisions critiques (santé, cybersécurité, défense, véhicules autonomes), on a besoin de cette symétrie informationnelle pour être sûrs de ce qu’on est en train de faire. En fait encore une fois, pour moi, l’asymétrie et la compensation de cette asymétrie en installant de la transparence, de la traçabilité et de la redevabilité, tout ça c’est pour œuvrer pour une IA de confiance, ça va de pair.

    Quels leviers activer pour développer cette symétrie d’information, pour continuer ce travail et développer des systèmes d’IA explicables, responsables et impartiaux ?

    D’une part, il faut développer des algorithmes et des méthodes qui vont nous permettre d’avoir ce contrôle d’usage des données, par exemple. Il faut développer aussi des algorithmes qui permettent l’audibilité des systèmes d’intelligence artificielle. Mais il y a également une troisième voie qui est celle de la conception par construction d’une IA responsable, qui respecte des valeurs. On peut avoir des algorithmes d’apprentissage supervisé où l’équité et la justice sont par construction dans le modèle en question. L’idée est de réduire l’impact des variables discriminatoires sur la prise de décision finale. Donc il y a aussi moyen de développer une nouvelle génération d’algorithmes qui inclut par construction ces principes dont on parle.

    Avez-vous déjà aujourd’hui des retours d’expérience concrets sur ces sujets ?Quelles bonnes pratiques pour participer à la mise en place d’une IA de confiance ?

    Dans le domaine de la protection des données personnelles, c’est déjà un peu avancé avec la mise en place des méthodes d’information flow monitoring : il y a des méthodes dans cette communauté qui apportent des solutions à la traçabilité informationnelle des données, pour ce qui est de la protection des données personnelles. Maintenant, d’une manière plus générale, ce sont des choses à mettre en place, et d’ailleurs les recommandations de la Commission européenne proposent une liste d’évaluation, une assessment list, qui va probablement être déployée par secteur (santé, mobilité…). L’idée est d’engager un certain nombre d’acteurs industriels dans ces secteurs pour l’applicabilité, pour vérifier l’intérêt de cette liste d’évaluation, qui permet de vérifier si les recommandations et ces principes d’une IA de confiance sont vraiment mis en place ou pas. En fait il y a déjà une première étape de test de cette assessment list par les industriels qui va démarrer au mois de juin. L’idée est d’avoir cette liste mise à jour tous les ans. Tout ça pour dire que ce n’est pas encore très déployé de manière courante et standard dans les entreprises, mais ce sont des bonnes pratiques qui sont poussées par beaucoup d’acteurs, essentiellement la Commission européenne et l’OCDE.

    Un dernier mot pour conclure ?

    Je donnerais l’exemple du domaine de la santé. Typiquement, cette question de l’IA de confiance et de l’IA robuste est essentielle. Que ce soit pour l’aide à la décision clinique ou pour le développement de nouveaux médicaments, il est essentiel d’avoir des technologies robustes, d’avoir un cadre d’évaluation des technologies mises en place, mais aussi de donner du sens à ce que l’on fait. Sinon, on pourrait générer des conclusions ou des recommandations de décisions infondées ou tout simplement se trompant de cible. Ce serait vraiment dommage, c’est ça qu’il faudrait vraiment éviter pour une adoption des technologies de l’IA qui sont clairement au bénéfice de l’humain.

     

     

  • RH et digital : les défis à relever

    Quels défis RH à relever avec le digital selon MARKESS by exaegis

    MARKESS by exægis évalue le marché français des solutions RH et des services associés à près de 2,8 milliards d’euros en 2018, en croissance de +7,8% par rapport à 2017.

    Ce marché devrait conserver une croissance supérieure à +7% d’ici 2020. Sa part dans le marché plus global des logiciels et services IT français devrait continuer à croître, passant de 4,8% en 2017 à 5,1% en 2019 puis avoisiner les 3,2 milliards d’euros en 2020.

    Ce marché est boosté par la digitalisation des processus RH qui progresse et est désormais multi-dimensionnelle (sociale, mobile, dans le cloud…) en réponse aux défis que doivent relever les RH : automatiser, accélérer le traitement des processus mais avec également un souci accru d’améliorer la relation collaborateur.

    Quand les RH se transforment en professionnels du marketing

    Le besoin est perceptible depuis plusieurs années et ne fait que croître : il s’agit pour les RH d’engager davantage le collaborateur, de simplifier son parcours dans l’entreprise mais aussi de (re)gagner sa confiance et d’établir un lien plus fort avec lui. Aussi, au même titre que les experts de la relation client créent une expérience client, les RH s’attachent de plus en plus à l’expérience collaborateur : 43% des DRH voient la création d’une telle expérience comme un enjeu majeur en 2018 alors qu’ils n’étaient que 32% à la considérer comme tel en 2016.

    Au-delà de l’enjeu RH, en mettant en place des outils et des stratégies de marketing RH, c’est aussi un défi “client” que cherchent à relever les entreprises en s’appuyant sur la “symétrie des attentions” qui admet que d’une expérience collaborateur peut découler une satisfaction client.

    Devenir maître de la donnée RH

    Les RH doivent donc traiter le collaborateur avec la même attention que celle donnée au client et cette équité de traitement doit aussi se retrouver entre les collaborateurs. Les RH doivent être justes et équitables. Cela suppose d’améliorer la connaissance collaborateur, ce qui passe par une gestion maîtrisée et optimale des données RH. Des données de qualité sont une condition sine qua non à cela mais aussi à des actions et une politique RH plus performante. L’enquête menée en 2018 par MARKESS by exægis auprès de DRH sur la gestion des données montre qu’ils se fixent des priorités relevant surtout de la gouvernance des données RH (confidentialité, intégrité, compliance…).

     Intelligence artificielle : un rêve ou déjà une réalité dans les RH ?

    Disposer d’une donnée juste, fiable et en quantité suffisante permet à la fonction RH d’innover en lançant des projets autour de l’intelligence artificielle (IA), du machine learning (ML), des robots conversationnels (ou chatbots). Ces technologies s’immiscent peu à peu dans la fonction RH, avec des usages concrets qui se dessinent tant dans le recrutement, la mobilité, la formation… Pour autant, seuls 17% dans décideurs RH interrogés par MARKESS by exaegis indiquent avoir déjà investi dans l’IA ou être prêts à le faire à plus ou moins court terme.

    Pour en savoir plus RDV le au salon RH le 18 et 19 novembre à la Cité des congrès à Lyon 

  • Bienvenue dans l’ère Post-Digitale : votre entreprise est-elle prête ? 

    Bienvenue dans l’ère Post-Digitale

    Etude Accenture Février 2019 

    Nous entrons dans une nouvelle ère, « post-digitale », où le succès des entreprises dépendra de leur capacité à maîtriser un ensemble de nouvelles technologies. Celles-ci leur permettront de créer des réalités et des expériences personnalisées pour leurs clients, collaborateurs et partenaires. Voici le constat au cœur de la Vision Technologique 2019, étude publiée chaque année par Accenture (NYSE : ACN), qui décrypte et analyse les principales tendances technologiques qui définiront le futur des entreprises durant les trois prochaines années.

    Cette édition de l’étude intitulée « Bienvenue dans l’ère Post-Digitale – votre entreprise est-elle prête ? » démontre que les entreprises se trouvent à un moment décisif. Les technologies digitales leur permettent de connaitre avec précision leurs clients et leur offrent davantage de canaux pour les atteindre mais également étendre leurs écosystèmes en les connectant à des nouveaux partenaires. Aujourd’hui, être une entreprise digitale n’est plus un élément de différenciation mais un ticket d’entrée sur le marché.

    La Vision Technologique 2019 identifie quatre tendances émergentes que les entreprises doivent prendre en compte :

    Interrogés sur les technologies qui affecteront le plus leur entreprise au cours des trois prochaines années, 41 % des dirigeants ont cité l’IA en premier, soit deux fois plus que pour les trois autres technologies du DARQ. Appliquée séparément, chacune de ces quatre technologies permet aux entreprises de différencier leurs produits et services.

    Ensemble, elles démultiplient leurs champs d’action en leur permettant de réinventer des secteurs d’activité entiers. L’IA joue déjà un rôle essentiel dans l’optimisation des processus et influence les prises de décision. La réalité étendue quant à elle, crée de toutes nouvelles expériences capables de générer un engagement plus important. Moins répandu, l’usage des registres distribués (Distributed Ledgers dont la blockchain est un bon exemple d’instanciation) facilite les transactions et la collaboration à grande échelle et sans intermédiaires. De même, l’Informatique Quantique (Quantum Computing), propose de nouvelles approches pour résoudre les problèmes de calcul les plus difficiles, accélérant notamment la découverte de nouveaux matériaux et médicaments ou encore l’amélioration de la cybersécurité.

    La Connaissance client exponentielle : des expériences uniques, pour des clients uniques.

    Les interactions que crée la technologie influent sur l’identité digitale des consommateurs. Les données recueillies constituent une base de connaissances vivantes essentielle pour comprendre les nouvelles générations de clients et leur proposer des expériences uniques et parfaitement adaptées à leur profil. Plus de quatre professionnels de l’IT sur cinq (83 %) estiment que les données démographiques numériques permettent d’identifier les besoins non satisfaits des clients et ainsi créer de nouvelles opportunités de marché. 

    Les Talents Augmentés : changer l’environnement de travail ou sous peine de freiner ses équipes

    On parle aujourd’hui de collaborateur « augmenté », s’appuyant à la fois sur ses compétences et connaissances propres mais également sur celles apportées par la technologie. A l’ère post-digital, les entreprises doivent tenir compte de cette nouvelle façon de travailler. Plus des deux tiers (71 %) des dirigeants considèrent que leurs employés ont une maturité digitale supérieure à celle de leur entreprise. Les équipes attendent encore trop souvent que leur organisation rattrape leur retard en la matière.

    L’écosystème, une structure d’opportunités … et de menaces : refuser d’être vecteur de ses failles

     Plus les entreprises sont tournées vers leur écosystème, plus les connexions qu’elles établissent les rendent vulnérables. Les grandes entreprises ont conscience que la sécurité est une priorité. Elles collaborent pourtant avec leur écosystème pour proposer les meilleurs produits, services et expériences, alors même que seuls 29 % des dirigeants déclarent connaitre les mesures de conformité et de résilience mises en place par leurs partenaires en matière de sécurité.

    A la pointe des marchés : saisir les besoins clients sur l’instant

     La technologie crée un monde d’expériences à la demande extrêmement personnalisées et les entreprises doivent se réorganiser pour identifier et saisir ces opportunités. Chacune d’entre- elles doit être considérée comme étant un marché unique et éphémère sur lequel se positionner. Six professionnels sur sept (85 %) déclarent que la personnalisation et la livraison en temps réel sont les facteurs concurrentiels les plus importants.

    L’étude démontre que pour innover à l’ère post-digitale, les entreprises doivent déterminer comment façonner l’environnement des consommateurs et identifier le moment le plus opportun pour répondre à leurs besoins. Elles font leurs premiers pas dans un monde dans lequel les produits, les services et même l’environnement des consommateurs sont personnalisés et s’adaptent à chaque instant.

    Les entreprises interagissent avec eux dans tous les aspects de leur vie personnelle et professionnelle, en transformant le monde qui les entoure.

  • Les marketeurs sont-ils à l’aise avec l’IA ?

    Enquête : Intelligence Artificielle et Marketing : état des lieux et projets

    L’Intelligence Artificielle est un sujet qui tient une place de plus en plus importante dans les entreprises, notamment auprès des professionnels du marketing. Mais où en est-on concrètement ? Les marketeurs sont-ils à l’aise avec l’IA ?

    Du chatbot aux objets connectés quelles solutions sont déjà ou vont être implémentées ? Quels sont les objectifs d’adoption de l’IA ? Quels bénéfices et quels freins à son développement ?

    Golem.ai, qui a développé une IA de compréhension du langage naturel explicable , a interrogé près de 110 marketeurs pour comprendre quels enjeux l’IA représente.
    *enquête réalisée du 1er juin au 10 septembre 2018 – 108 répondants

    L’IA : un sujet phare mais des connaissances disparates

    Pour une grande majorité des professionnels du marketing le sujet de l’IA est abordé dans leur cadre professionnel (71%). Seulement 14% n’en n’ont pas ou très peu entendu parler.

    Néanmoins son niveau de connaissance est encore disparate :

    – 42% des répondants estiment en avoir une connaissance moyenne
    – 30% une bonne ou très bonne connaissance
    – 29% insuffisante ou très insuffisante

    Accéder aux résultats détaillés

    Le Machine Learning populaire, l’IA explicable très confidentielle

    L’IA la plus familière des marketeurs est le Machine Learning (53%) suivi du traitement du langage automatique (41%) et du Deep Learning (39%). Ces techniques sont les plus utilisées à l’heure actuelle dans les solutions d’IA.

    A l’opposé certaines IA restent encore confidentielles :

    – 87% ignorent ce qu’est l’IA explicable
    – 68% ce qu’est le Computer Vision

    Accéder aux résultats détaillés

    Les marketeurs qui ont implémenté l’IA ou qui s’apprêtent à le faire cherchent en premier lieu à améliorer l’UX et le ciblage.

    En effet, les premiers objectifs d’utilisation d’IA en marketing sont :

    – Améliorer l’expérience client : 75%
    – Personnaliser/individualiser les messages : 70%
    – Comprendre les comportements des consommateurs : 65%

    En 2ème position on retrouve les opérations de traitement de la data :

    –          Exploiter les données des réseaux sociaux : 61%
    –          Traiter plus de données : 60%

    En dernière position les marketeurs placent l’usage de l’IA pour le prédictif (prédire les comportements d’achat et détecter les futures tendances de consommation : 45% pour chacun)

    Accéder aux résultats détaillés 

    Intégration des outils : état des lieux aujourd’hui – le chatbot en tête

    Les marketeurs utilisent déjà plusieurs outils dotés d’IA. La relation client est le premier domaine à en bénéficier via le chatbot :

    –          Chatbot : 40%
    –          Data visualisation : 31%
    –          Analyse de texte : 26%
    –          Objets connectés : 26%
    –          Assistants virtuels vocaux : 23%

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    L’IA pour quels objectifs marketing ? UX et ciblage plébiscités

    Intégration des outils d’ici à 2 ans – montée en puissance de l’analyse de texte.

    D’ici à 2 ans, les marketeurs interrogés auront implémenté les outils suivants :

    –          Chatbot : 74%

    Les chatbots équiperont près de 2/3 des entreprises (74% contre 40% aujourd’hui).

    –          Analyse de texte : 60%

    L’analyse de texte se révèle un marché prometteur avec la plus forte progression : 34% des marketeurs la mettront en œuvre d’ici 2 ans, ce qui la positionnera dans 60% des entreprises (aujourd’hui elle est déjà active dans 26% des entreprises).

    –          Data visualisation : 59%

    59% des marketeurs disposeront d’outils de data visualisation. On peut penser que plus il y a de données à traiter (big data) et plus il est important de visualiser simplement celles-ci pour mieux les comprendre et prendre les décisions en temps réel.

    –          Assistants virtuels vocaux : 54%

    La 2ème plus forte progression concerne les Assistants virtuels vocaux : on en comptera 31% supplémentaires dans les 2 années qui viennent. Ils seront ainsi présents dans 54% des entreprises (contre 23% aujourd’hui).

    –          Objets connectés : 52%

    Les objets connectés arrivent en dernière place avec 52% de projets concrétisés d’ici 2 ans, mais il faut noter que cela représente quasiment le double de ceux déjà présents en entreprise (26% actuellement).

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    Quels impacts sur le travail ? Une vision positive de l’IA

    La perception de l’IA en marketing est plutôt positive. On a demandé aux personnes interrogées d’indiquer sur une échelle de 1 à 5 s’ils étaient d’accord avec plusieurs affirmations (1 : pas d’accord à 5 : tout à fait d’accord). En ajoutant les deux plus hautes valeurs de l’échelle (4 et 5), on se rend compte que :

    –          71% estiment que l’IA va permettre d’être plus performant et fiable (grâce à ses capacités d’analyse et de prédictif)
    –          67% estiment que l’IA va permettre de créer de nouveaux produits/services
    –          59% qu’elle va libérer du temps en accomplissant des tâches sans valeur ajoutée à leur place
    –          52% qu’elle va remplacer des emplois peu qualifiés

    Les marketeurs ne sont que 25% à être quasiment tout à fait d’accord avec le fait que l’IA va déshumaniser les rapports avec les clients/prospects.

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    Quels freins au développement de l’IA ? La culture d’entreprise devant les coûts ou les compétences techniques

    Pour les marketeurs, le frein le plus important au développement de l’IA reste la culture d’entreprise (79%) mais cela n’est pas forcément imputable à leur Direction Générale. En effet, 34% d’entre eux estiment qu’ils manquent de soutien de la DG.

    Le coût des solutions incluant l’IA est considéré comme le 2ème frein le plus important par les marketeurs (48%)

    Ce budget à investir est même envisagé comme plus handicapant que :

    –          les connaissances technologiques présumées nécessaires pour choisir les solutions d’IA (43%).
    –          la complexité à les mettre en œuvre qui ne représentent un obstacle que pour 19% des répondants.
    – 25% des marketeurs voient « le RGPD et autres réglementations » comme une entrave au développement de l’IA.

    Pour les marketeurs, l’IA est une avancée importante et bénéfique : seulement 11% sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord avec le fait qu’elle n’apportera rien à leur entreprise/service.

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    L’IA : Quels budgets ?

    Investissements réalisés

    Malgré l’importance que les marketeurs accordent à l’IA, plus de 42% n’ont pas encore bénéficié d’investissement dans cette technologie.

    –        9% des entreprises lui ont consacré un budget inférieur à 25 000€,
    –        6% un budget compris entre 25 000 à 50 000 €
    –        5% de 50 000€ à 100 000 €
    –        3% de 100 000€ à 200 000 €
    –        12,5% plus de 200 000 €.

    Investissements prévus dans les 3 prochaines années

    Mis à part beaucoup d’incertitudes – plus de 42% des personnes interrogées ne savent pas si leur entreprise va investir dans l’IA – les budgets prévus se répartissent ainsi :

    –        15% moins de 25 000 €
    –        7% de 25 000 € à 50 000 €
    –        6% de 50 000 € à 100 000 €
    –        3% de 100 000 à 200 000 €
    –        14% plus de 200 000 €

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    Enquête réalisée du 1er juin au 30 août 2018 – 108 répondants – pour consulter le panel cliquez ici

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  • INFOGRAPHIE – L’ECOSYSTEME DE L’IA EN FRANCE

    INFOGRAPHIE – L’ECOSYSTEME DE L’IA EN FRANCE

    Par ONERAGTIME

    Aujourd’hui, les États-Unis, la Chine, l’Angleterre, le Canada et Israël sont les pays les plus en avance sur le déploiement de l’intelligence artificielle.

    Toutefois, la France ne démérite pas. OneRagtime, plateforme de venture, vous propose aujourd’hui une infographie décryptant l’écosystème de l’Intelligence Artificielle en France. Suite à la présentation du rapport de Cédric Villani sur l’IA en mars dernier et au travers de chiffres clés tirés du « Rapport France IA », OneRagtime démontre que la France se positionne comme leader en Europe sur ce sujet.

    Avec notamment 270 startups, 5300 chercheurs et premier contributeur européen en nombre de publications scientifiques sur le sujet, la France est le 1er hub de talents sur le vieux continent.

  • Comment l’IA se développe t-elle pour les travailleurs indépendants ?

    Quand l’intelligence artificielle se met au service des freelances

    Par Claude TEMPE, Directeur Général Freelance.com

    Le monde est en pleine effervescence. La technologie est omniprésente et ses développements créent des ruptures majeures dans bon nombre de domaines… La robotique, la biologie, l’énergie, les ordinateurs quantiques et l’Intelligence Artificielle.

    En 1997, le champion du monde d’échec Gary Kasparov est battu par Deep blue, l’Intelligence Artificielle est née. 20 ans plus tard, AlphaGo, la 1ère IA de Google, battait le champion du monde de jeu de Go (plus de combinaisons possibles que de molécules dans l’univers), marquant l’accélération croissante de ces technologies qui se développent de plus en plus vite et dans de plus en plus de domaines. L’intelligence artificielle s’applique désormais à tous les secteurs d’activité : transports, santé, énergie, industrie, logistique, finance ou encore commerce. On peut poser des questions à son smartphone, piloter des voitures autonomes, établir des bilans médicaux détaillés grâce à une radiographie. Autant de domaines dans lesquels l’intelligence artificielle s’immisce lentement mais sûrement. Comment ce phénomène se développe-t-il pour les travailleurs indépendants ?

    Un matching des besoins clients et des compétences des consultants plus précis et plus rapide

    Depuis environ deux ans, les chatbots fleurissent. Ces robots virtuels capables de dialoguer en direct sur une conversation instantanée, se développent sur les sites de recrutement et facilitent grandement les recherches. Sur différents sites, vous pouvez chatter 24/24h afin de trouver des propositions d’emplois ou de missions. Ces chats sont programmés pour répondre aux questions de façon adéquate et diriger le demandeur en fonction de ses besoins.

    Plus encore, certains chatbots viennent épauler les recruteurs, et vous font passer des entretiens préliminaires. Souvent par le biais de QCM, ils permettent à l’entreprise de filtrer les candidatures et ainsi de gagner un temps considérable. Pour les freelances, c’est aussi un gain de temps énorme en termes de démarchage clientèle, puisqu’ils peuvent savoir plus rapidement si leur profil convient aux entreprises qu’ils contactent. Finis les longues attentes au téléphone ou les dizaines de mails envoyés sans réponse. Avec les chatbots, vous savez où vous allez. Des algorithmes de matching intelligents, processés par des IA, permettent même de trouver des corrélations inédites entre l’entreprise et son besoin et le consultant et ses compétences, son parcours et ses expériences, optimisant de façon conséquente les chances d’une rencontre réussie.

    Vers la fin des tâches pénibles et répétitives, permettant un focus sur la valeur ajoutée

    Siri peut être d’une grande aide pour programmer un rendez-vous sur son téléphone. Mais imaginez une intelligence artificielle qui gérerait vos rendez-vous selon vos habitudes, sans que vous ayez à y penser. Avec le temps, ces robots comprendront mieux votre mode de fonctionnement et s’adapteront à vos préférences.

    D’autre part, des logiciels tels que Photoshop ou Excel se voient additionnés de nouvelles fonctionnalités, qui améliorent le rendement au travail. Par exemple, Photoshop propose maintenant un détourage automatique qui sonne la fin de l’ère de la « baguette magique ». Excel, quant à lui, peut analyser votre tableau et en dégager les tendances et les exceptions de vos données. L’IA peut ainsi vous soulager des tâches rébarbatives ou répétitives, et vous permettre de vous concentrer sur votre cœur de métier, rendant ainsi votre travail plus agréable, plus efficace et surtout plus « valuable » pour vos clients.

    Si l’intelligence artificielle s’installe depuis peu dans le monde du travail, elle est en pleine expansion et promet de répondre à de plus en plus de besoins. Elle pourrait, d’ailleurs, faire bientôt les vieux jours de la programmation codée… Les freelances, quant à eux, devraient pouvoir y trouver un véritable allié à même d’être leur assistant personnel, de leur dégoter les meilleures missions, d’être leur base de connaissance, de les décharger des taches sans valeurs ajoutées… tout ceci afin qu’ils puissent vivre pleinement leur vie de freelance et sans aucun doute, travailler dans de meilleures conditions et se centrer sur ce qu’ils aiment faire et seulement ce qu’ils aiment faire. Les IA devraient aider à accentuer se mouvement de fond qu’est la transformation du monde du travail, qui se traduit notamment par l’accroissement du nombre de freelance dans la part de la population active. Les révolutions technologiques accompagnent, comme souvent, les révolutions sociétales.

    Pour en savoir plus rendez-vous le 8 Novembre au Rencontres d’Affaires Francophones avec Freelance. com , IBM … 

     

  • #VivaTech 2018 : les temps forts à ne pas manquer 

    Robot, réalité augmentée et virtuelle, nouvelles mobilités… les temps forts à ne pas manquer 

    Cette année, les visiteurs de Viva Technology vont pouvoir toucher du doigt les dernières innovations qui bouleverseront bientôt leur vie, que ce soit en matière d’intelligence artificielle, sur les stands de Google, Microsoft ou Facebook ou de réalité virtuelle avec l’Holoportation de BNP Paribas. Ils pourront aussi vivre une expérience olfactive sur le Lab LVMH, tester le robot livreur sur le Lab de La Poste, expérimenter l’assistant personnel vocal de Jingo chez Orange, découvrir une maquette de la station spatiale américaine grâce à HPE ou encore observer la maquette d’un ordinateur quantique sur le stand d’IBM.

    De plus, dans la zone Discovery, en partenariat avec EDF, 40 startups aux technologies les plus innovantes seront présentées en matière de Smart Home, Smart City, Smart Health & Self, Smart Business.

    Cette année, au total, 103 pays seront représentés, dont les grandes nations tech comme les États-Unis, Israël, la Chine, le Royaume Uni et la Corée du Sud. Une place spéciale sera consacrée à l’Afrique, nouveau territoire montant de l’innovation technologique.

    Trois thématiques seront particulièrements développées en termes d’innovations:


    a/ Les robots, avec d’abord le Robot Park, également avec EDF où 10 robots “coups de coeur” repérés par nos équipes dans le monde entier comme Alice de Cybedroïd, Aida de Unsupervised seront à découvrir…. Mais aussi des spectacles comme le Robot Fight, le Sumobot Challenge ou encore le Vivatech Show, rencontre féérique entre des danseurs, des drones et des robots, qui sera joué tous les jours sur la stage One.


    b/ La réalité virtuelle et augmentée, avec le VR Park by Alibaba, un espace de 150 m2 dédié à des expériences exclusives en réalité virtuelle, notamment une expérience virtuelle à plusieurs (“Social VR”) dans les pyramides égyptiennes, en partenariat avec ScanPyramids VR, ainsi que les dernières innovations proposées par le MK2 VR Pod.

    c/ Les nouvelles mobilités, avec notamment l’exposition de deux prototypes en taille réelle de voitures volantes : Pop.Up, sur le Lab d’Airbus ainsi que Eva X01 d’Electronic Visionary Aircrafts. Les visiteurs pourront aussi découvrir et tester des véhicules autonomes, avec l’Autonomous Shuttle Navya Valeo, ainsi que d’autres nouveaux moyens de transport comme la SeaBubbles dans le Mobility Park.

    Enfin, à l’occasion de la journée du 26 mai ouverte au grand public, les visiteurs de VivaTech pourront assister à un grand tournoi d’e-sport – une Fortnite Battle Royal – grâce à PMU en partenariat avec l’Equipe, contempler des oeuvres d’art numérique en partenariat avec la RMN Grand Palais, assister à des combats de robots, prendre des cours de code ou encore vibrer lors du grand concert de clôture du groupe ALB, présenté par Sony Music.

    Les temps forts à ne pas manquer

    MERCREDI 23 MAI 

    • Tech for Good Summit à l’Elysée avec les grands leaders de la tech autour du Président de la République

    JEUDI 24 MAI 

    • Discours inaugural du Président de la République
    • Startup Battlefield en partenariat avec TechCrunch, sponsorisé par Michelin, qui récompensera les startups européennes les plus prometteusesVENDREDI 25 MAI 

    • Le CMO Forum pour comprendre l’impact des nouvelles technologies sur le marketing et la communication avec notamment la participation de Marc Pritchard (P&G)

    • LVMH Innovation Award, remis par Bernard Arnault en Stage One
    • Le plus grand “corporate hackaton” avec TechCrunch, sponsorisé par IBM, leboncoin, Microsoft, Renault, Talan et Gefco et rassemblant plus de 1000 développeurs

    SAMEDI 26 MAI 

    • La Grande Conférence Girl Power avec ELLE rassemblant 10 femmes particulièrement inspirantes pour donner envie aux jeunes femmes de se lancer à leur tour dans l’entrepreneuriat, le code ou les parcours scientifiques

    • Talent Connect, le jobboard de VivaTech réalisé en partenariat avec ManpowerGroup et recensant plus de 400 offres d’emploi (https://talentconnectvivatechnology.com)

  • Intelligence artificielle, chatbots, machine learning : une révolution pour l’intranet et la collaboration sociale

     « Les intranets et digital workplace de demain ! 

    Le 20 mars dernier, le salon Intranet Collaboratif Digital Workplace & RSE (ICD&R) ouvrait ses portes au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Morceaux choisis.

    Faire la différence entre intranet collaboratif et digital workplace.

    « L’intranet d’il y’a 15 ans est cher et non utilisé. La digital workplace c’est américain, en France on appelle celà un réseau social d’entreprise. Et le web est justement fait pour ça : communiquer. » déclare Thomas Fauré, fondateur du réseau social privatif Whaller,

    « Le numérique ne va pas remplacer l’humain. Au contraire il crée des liens qui eux-même créent des valeurs. La digital workplace c’est surtout un mot à la mode où le brassage des données est moindre car l’espace est fermé. » ajoute Ghislain Colas des Francs, Directeur Transformation Digitale interne chez Air France

    « L’intranet permet la transformation de l’entreprise, c’est une interface d’échange. » – Jean-Philippe Mouton, Consulting Digital chez Linagora.

    A quoi servent ces plateformes ?  

    « C’est une plateforme de travail pour les employés. On peut même passer des bureaux au télétravail désormais. » – Ghislain Colas des Francs (Air France) 

    « Elles permettent l’intégration de nouveaux collaborateurs. » – Boris Liniere, Régional Sales Manager chez Lumapps

    « On gagne en productivité. » s’exclame Michael Reault, CEO de Sindup

    « On peut casser les silos ou les préserver .» – Thomas Fauré (Whaller)

    La place de l’Intelligence Artificielle  

    « On utilise des modules d’IA pour la gestion de la clientèle. Nous ne développons pas nous-même d’IA mais nous avons une grande capacité de production informatique et de développement métier. L’IA augmente la performance de nos appareils. » – Ghislain Colas des Francs (Air France) 

    « On assiste à une course à l’automatisation avec une classification de l’information et des notifications personnalisées. L’alliance d’une bonne analyse sémantique et du Machine Learning est nécessaire pour des résultats performants.  » – Michael Reault (Sindup)

    « L’IA c’est un grand mot. Ce n’est pas tout le monde qui fait de l’IA. Les GAFA en font forcément puisqu’ils parlent tout le temps d’IA. » – Thomas Fauré (Whaller) 

    « Les GAFAM opèrent à une grosse captation de données pour les reconnaissances vocales, il y a donc une aliénation des données pour les autres. L’Open Source est essentiel pour l’IA » – Jean-Philippe Mouton (Linagora)

    Et les chatbots dans tout ça ?

    « Les chatbots sont sans cesse en phase d’apprentissage, ce sont des réseaux sociaux de neurones. Il y a une problématique de répétition et d’automatisation des tâches, surtout avec les supports RH et IT » – Michael Reault (Sindup) 

    « On a un chatbot Messenger qui s’appelle Louis. C’est un SAV pour la perte de bagages mais du coup, ce chatbot n’est formaté que pour ça. Si c’est trop complexe, l’humain reprend la main » – Ghislain Colas des Francs (Air France)

    « Il faut un entraînement de milliers de données pour un chatbot, alors les réponses sont faussées si la demande sort de la zone d’apprentissage » – Thomas Fauré (Whaller).

    Maeva RAMSAHAY
    Envoyée spéciale www.mdw.stellart-design.fr/