Étiquette : intelligence artificielle

  • Dark analytics, machine intelligence, mixed reality et technologies exponentielles, les innovations de rupture s’imposent au cœur de l’entreprise

    Etude Deloitte Tech Trends 2017 : L’entreprise cinétique

    Un halo technologique nous entoure. Il n’est pas un secteur d’activité, pas une entreprise, pas une fonction de l’entreprise, qui ne soit aujourd’hui transformé par des mutations technologiques profondes. Alors que ces mutations concernaient auparavant essentiellement l’offre et le système de production des entreprises, elles ont aujourd’hui des répercussions bien plus larges, en révolutionnant les relations avec les clients ou les partenaires, ou encore les modes de collaboration entre salariés. L’étude « Tech Trends 2017 » confirme que, dans de nombreux domaines, la frontière technologique ne cesse d’être repoussée, elle alimente non plus les services IT mais le cœur même de toutes les directions métiers.

    « Dans la plupart des entreprises, la technologie est considérée comme une priorité et mobilise fortement l’attention des dirigeants. Ces derniers l’examinent sous trois angles complémentaires. D’abord, l’angle stratégique : quelles innovations sont susceptibles de remettre en cause les modèles économiques existants ? Ensuite, l’angle opérationnel : comment peuvent-elles contribuer à améliorer la productivité ? Enfin, et c’est assez nouveau, l’angle organisationnel : le capital humain de l’entreprise, son mode de fonctionnement et sa culture, lui permettent-ils de tirer tout le parti des technologies émergentes ? Au cours des dernières années, la technologie a migré de la périphérie vers le centre des réflexions stratégiques, elle alimente aujourd’hui l’ensemble des directions métiers. En parallèle, le rôle des DSI est monté en puissance.», résume Sébastien Ropartz, Associé responsable Deloitte Digital.

    Les « Tech Trends 2017 » sont emblématiques de ces mutations profondes de l’entreprise : sophistication croissante de l’analytique et des traitements algorithmiques, recentrage sur l’utilisateur pour lui offrir l’expérience la plus fluide et riche possible, anticipation des ruptures technologiques à venir.
    Les 4 tendances majeures technologiques identifiées par Deloitte

    1. Tendance #1 – Copier, apprendre, seconder : l’intelligence des machines 

    De plus en plus d’entreprises devraient associer, dans les deux ans à venir, l’intelligence collective de leurs collaborateurs avec des capacités d’analyse informatique poussées. Pour ce faire, elles pourront s’appuyer à la fois sur les progrès spectaculaires des algorithmes, le cloud, le Big Data, mais aussi, sur de nouveaux modes de coopération entre l’homme et la machine.

    L’intelligence artificielle a réalisé des avancées considérables dans une multitude de directions différentes : apprentissage automatisé, réseaux de neurones, informatique cognitive, ou encore RPA (robotic process automation), qui permet à la machine d’assimiler un processus répétitif sans qu’il soit nécessaire de la programmer, mais en « observant » un humain le réaliser.

    Dans certains cas, l’intelligence des machines permettra aux entreprises d’automatiser totalement des processus répétitifs, à faible valeur ajoutée, qui nécessitaient auparavant un travail humain.

    Mais surtout, elle leur permettra d’améliorer la performance de leurs salariés et l’expérience de leurs clients. Les salariés pourront ainsi disposer de puissants outils d’analyse pour remplir leurs tâches plus efficacement. Les clients, quant à eux, bénéficieront de réponses personnalisées à leurs demandes, instantanément, grâce à des « chatbots ».

    Pour la plupart des entreprises, les partenariats – que ce soit avec des laboratoires de recherche universitaires, des grandes entreprises d’Internet ou des start-ups – constitueront le point de passage recommandé pour défricher ce sujet.
    Tendance #2 – Extension du domaine de l’analytique : les dark analytics 

    Si les entreprises sont encore loin d’avoir résolu toutes les questions liées au Big Data, elles perçoivent cependant mieux leur valeur latente et ont commencé à expérimenterdes cas d’usage. De fait, 64 % des DSI projettent d’investir dans les capacités techniques et humaines pour exploiter les données de leur entreprise au cours des deux prochaines années.

    Mais il reste une grande quantité de données non utilisées aujourd’hui. Cette « matière noire » informationnelle devrait commencer à livrer ses secrets, dans les 18 à 24 mois qui viennent pour les entreprises pionnières. La nouvelle frontière du Big Data, les « dark analytics », recouvre trois types de données aujourd’hui négligées : les informations « dormantes » de l’entreprise, les données non structurées (e-mails, photos ou vidéos) et le web invisible (« deep web ») qui, bien qu’accessible publiquement, n’est pas indexé par les moteurs de recherche classiques.

    Ces données recèlent des indications à forte valeur ajoutée pour les entreprises qui sauront les faire parler. Au niveau mondial, les gains de productivité pourraient s’élever à 430 milliards de dollars d’ici 2020. Pour se donner toutes les chances de succès, les entreprises devront privilégier une perspective métier, sous peine de dissiper leurs efforts, et s’ouvrir sur leur environnement, qui détient probablement une partie des données dont elles ont besoin.

    Tendance #3 – Fusion du monde physique et numérique : la réalité mixte   

    La présence de la technologie dans les entreprises va tendre à s’estomper, au profit d’interactions plus naturelles avec l’utilisateur. C’est la troisième tendance des 18 à 24 prochains mois : la réalité mixte, autorisée par la convergence de la réalité virtuelle ou augmentée, et de l’Internet des objets.

    La réalité mixte laisse l’utilisateur évoluer dans son environnement familier, sur lequel elle superpose une couche virtuelle d’informations, par le biais d’un casque de réalité augmentée ou d’un dispositif de projection. Elle lui permet d’interagir avec l’ordinateur par la voix ou les gestes, captés par des dispositifs portés sur lui (wearables) ou situés autour de lui. Le principal bénéfice de la réalité mixte est de reculer la technologie à l’arrière-plan : l’utilisateur dispose d’une totale liberté d’action, sans être gêné par un clavier ou un écran tactile. Il est donc plus engagé et plus efficace.

    Les entreprises vont progressivement expérimenter les applications de la réalité mixte : support aux opérateurs de production ou de maintenance, formation, communication, marketing et service client, nouvelles expériences de shopping, etc. Néanmoins, elles vont devoir pour cela résoudre des questions complexes d’ergonomie, de technique et de cyber-sécurité.

    Tendance #4 – Conserver une longueur d’avance : les technologies exponentielles 

    Les technologies numériques ont démontré à quel point l’innovation pouvait perturber les modèles économiques ou organisationnels établis, voire mettre en péril les entreprises insuffisamment vigilantes. Par conséquent, les dirigeants – notamment les DSI – prendront soin de garder un œil sur des domaines technologiques aujourd’hui très fertiles où, même si l’horizon de mise en application paraît plus distant, de l’ordre de 3 à 5 ans, des innovations de ruptures pourraient avoir des répercussions profondes sur leur activité.

    Au rang de ces technologies « exponentielles » figurent les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique quantique et le stockage de l’énergie.

    « L’importance de la veille technologique et de la « culture technologique » des dirigeants n’a jamais été aussi grande. Les organisations gagnantes seront celles qui parviendront à anticiper non pas simplement l’innovation incrémentale, qui améliore à la marge leur productivité ou les fonctionnalités de leurs produits et services, mais bien l’innovation radicale – celle qui leur permet de redéfinir leur secteur d’activité ou de réinventer leur modèle de fonctionnement », conclut François-Xavier Leroux, Directeur Deloitte Digital.

    Retrouver l’intégralité des tendances  dans l’étude Tech Trends 2017 et notamment : l’IT sans frontières, la généralisation d’une architecture SI flexible, « everything-as-a-service »et la blockchain ou l’économie de la confiance.

    L’étude complète est disponible ici

     

     

  • Etude OpenText : La machine plus fiable que l’Homme ?

    Intelligence artificielle : un Français sur trois pense qu’une technologie intelligente prendrait de meilleures décisions que nos élus gouvernementaux

    Etude OpenText 

    L’Internet des Objets (IoT) a été identifié comme la prochaine phase dans l’évolution de l’Internet. Il transformera le monde tel que nous le connaissons, créant un réseau géant et mondial d’appareils et de machines qui sont connectés, communiquent et échangent des informations. Ce marché verra 50 milliards d’appareils connectés d’ici à 2020*. L’impact de l’IoT sur chaque secteur sera donc potentiellement énorme.

    Alors que l’IoT est perçu par beaucoup comme un concept nébuleux et futuriste, en réalité il existe déjà : nous portons des bracelets connectés, des montres intelligentes et conduisons des voitures avec des capteurs intégrés. Grâce à l’IoT, beaucoup de nos appareils de tous les jours auront bientôt la possibilité de s’auto-surveiller et de communiquer avec un réseau.

    Pour autant, sommes-nous conscients de tout cela et surtout sommes-nous prêts à faire confiance à des machines autant qu’à un être humain ? OpenText a réalisé un sondage auprès de 2 000 Français pour avoir un début de réponse.

    La machine plus fiable que l’Homme ?

    Interrogés sur l’impact qu’auraient les robots/l’automatisation intelligente sur différents secteurs, les Français se montrent tout de même encore partagés en ce qui concerne la potentielle plus-value apportée.

    Ce constat est assez clair pour le secteur automobile. A la question « Pensez-vous que les voitures autonomes rendront les routes plus sûres ? », 34% des interrogés estiment que ce sera en effet le cas dans la mesure où ces voitures n’auront d’autres choix que de respecter le code de la route à la lettre tandis que près de 39% pensent justement que ce manque de flexibilité finira par frustrer les automobilistes et ne résoudra donc en rien le problème de la sécurité routière. 28,5% des sondés déclarent d’ailleurs qu’ils se sentiraient eux-mêmes frustrés de devoir « conduire » une voiture qui suivrait le code de la route sans pouvoir y déroger.

    En ce qui concerne le service client, 89% des interrogés pensent qu’ils obtiendront un meilleur service en ayant affaire à un être humain. Ils admettent cependant que la machine / technologie intelligente est plus efficace que l’homme dans certaines situations telle que l’achat de produit ou de service en ligne (18%) ou encore dans les centres d’appel (15%).

    3 Français sur 10 pensent qu’une machine pourrait faire une meilleure analyse de la situation et des données à sa disposition qu’un élu gouvernemental. 23% d’entre eux expliquent cependant que la décision finale doit revenir à un être humain. Pour 30% des sondés, l’intégration de technologie intelligente au sein de l’administration française permettrait de réduire les temps d’attente, pour près de 27% d’avoir moins de formulaires à remplir et pour 20% d’entre eux, cela permettra de réduire le nombre d’erreurs commises.

    Dans le secteur de la santé, l’alliance de la technologie intelligente et de l’Homme semble avoir déjà convaincue une partie de la population. Pour 40% des Français, l’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé permettrait d’obtenir un diagnostic plus fiable. Près de 29% des interrogés déclarent qu’ils feraient confiance au diagnostic émis par une forme d’intelligence artificielle, mais aimeraient tout de même que le diagnostic soit confirmé par un médecin.

    L’ère du tout automatique n’est bien sûr pas encore à envisager mais les Français commencent à voir que sur certaines missions spécifiques, le soutien d’une intelligence artificielle peut être un atout précieux pour l’Homme. 3 Français sur 10 se disent déjà prêts à troquer un collègue humain contre un collègue « robot »… L’évolution est en marche !

     

    * Estimation faite par Cisco

     

  • Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : nouveau rapport d’Accenture

    Accenture – Le rapport Fjord Trends 2017 se penche sur les développements numériques à surveiller cette année

    Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : un nouveau rapport d’Accenture se penche sur les nouveaux enjeux du design, plus novateur, réactif et émotif que jamais

    Le rapport Fjord Trends 2017 jette un regard provocateur sur les développements numériques à surveiller en 2017 selon Fjord, le studio de design et d’innovation d’Accenture Interactive

    S’il y a quelque chose à retenir pour 2017, c’est que les technologies numériques et l’hyper connectivité accélèrent l’innovation par les utilisateurs. Les entreprises qui réussissent sont celles qui savent s’adapter et répondre au changement continu. Dans ce contexte, Accenture publie Fjord Trends 2017, son dixième rapport annuel sur les tendances numériques émergentes les plus significatives qui bouleverseront les entreprises et la société pour l’année à venir.

    Trois grands thèmes se dégagent, défiant les normes et les préjugés. Les véhicules autonomes, les maisons intelligentes et les assistants virtuels créent de nouveaux écosystèmes menaçant le smartphone comme centre de commande de nos vies connectées. Le storytelling se renouvelle à travers l’essor du partage d’information brute en direct, contenus personnels et nouveaux modes de diffusion. Enfin la montée de l’expérience sociale devra bientôt être prise en compte par toute organisation souhaitant percer dans un monde « post-vérité ».

    « L’enjeu est de favoriser l’intelligence et le potentiel humains en créant des services qui ont un sens dans une gamme élargie d’environnements digitaux », affirme Mark Curtis, directeur de Fjord. « Les interfaces sont de plus en plus rapides, se miniaturisent et s’automatisent. Les entreprises doivent s’adapter à de nouveaux environnements plus intenses et immersifs. Notre dixième rapport annuel Trends provoque, informe et inspire, et il fournit surtout des axes de réflexion pour un design adapté à l’évolution rapide de l’expérience. »

    Trends 2017 examine huit tendances numériques qui devraient façonner la prochaine génération d’expériences :

    1)    Histoires éphémères : la démocratisation du storytelling, et après ? Les marques passent du storytelling au « storydoing », mettant en avant des actions plutôt que des discours. Elles feront place à leurs publics pour qu’ils façonnent leurs propres histoires par des contenus personnels et souvent éphémères.

    2)    Repenser l’innovation : un recâblage au service de l’innovation. Les entreprises devront se repenser pour favoriser la créativité et se recentrer sur les individus. Dans ce but elles étendront les principes et pratiques de l’innovation à la transformation de l’entreprise.

    3)    Un monde où les frontières du réel s’estompent : au-delà des oppositions entre les réalités augmentée, virtuelle et mixte. La réalité mixte se généralise et les entreprises renonceront aux expériences dédiées à un seul type de réalité pour exploiter et combiner tous les types de réalité.

    4)    Le monde sur des roues : ralentissez pour accélérer. Les véhicules autonomes feront bientôt partie de notre quotidien ; les entreprises doivent envisager le véhicule comme un environnement mobile connecté avec de multiples appareils. Les entreprises les plus avancées exploreront la continuité de l’expérience du consommateur entre le véhicule et la maison.

    5)    Des maisons sans frontières : un service au doigt et à l’œil. Les entreprises ne devront plus cantonner leurs stratégies aux appareils, mais aller au-delà, pour concevoir et offrir des expériences domestiques qui répondent mieux aux envies et aux besoins hétérogènes des habitants.

    6)    Les marques et l’effet sablier : ne restez pas au milieu du gué. Avec la polarisation des marques, celles qui restent au centre doivent changer leur stratégie en se spécialisant ou au contraire en devenant complètement génériques.

    7)    L’intelligence artificielle et moi : l’humanisation des chatbots. L’IA se développe de façon exponentielle. En 2017, les entreprises se tourneront vers l’intelligence émotionnelle qui deviendra un facteur clé de différenciation.

    8)    Conséquences imprévues : le cannibalisme des clients. Les entreprises ne se préoccuperont pas seulement des expériences de leurs clients et employés, mais aussi de leurs expériences sociales, pour se prémunir des éventuelles conséquences indésirables de leurs activités.

    « Nous assistons à une ère d’innovation sans précédent, qui poussera les entreprises à se réinventer pour réussir », affirme Claude Chaffiotte, directeur d’Accenture Interactive en France et au Benelux. « Les entreprises de tous les secteurs apprennent à exploiter le digital pour mieux servir leurs clients. C’est dans cette optique qu’elles doivent repenser leur fonction et leurs services afin de transformer le changement en opportunités. »

     Trends 2017 s’appuie sur la réflexion collective de plus de 800 designers et développeurs de Fjord à travers le monde, à partir de leurs observations sur le terrain, de recherches tierces et de projets client. Pour le rapport complet, consultez www.trends.fjordnet.com ou partagez vos commentaires avec nous sur Slideshare.

     

  • Quand les entreprises françaises sous-estiment leur capacité à adopter les technologies d’Intelligence Artificielle d’ici à 2020

    Etude mondiale Infosys / Vanson Bourne 

    L’indicateur « AI Maturity Index » d’Infosys révèle que les entreprises en pointe en matière d’intelligence artificielle récoltent déjà les fruits de leur investissement. Ces « early adopters » sont 39% à anticiper une croissance de leur revenu d’ici 2020 et 80% déclarent être attachés à fidéliser leurs employés et à les former. Les organisations françaises semblent cependant plus frileuses que leurs voisins quant à leur aptitude à relever le défi de la Quatrième Révolution Industrielle déjà enclenchée.

    Infosys (NYSE: INFY), leader mondial dans le conseil et les services technologiques de nouvelle génération révèle aujourd’hui les résultats d’une étude mondiale sur la maturité du marché et les attentes des entreprises vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle (AI) et sur ses premiers impact en matière commerciale. Cette étude intitulée « Amplifying Human Potential: Towards Purposeful Artificial Intelligence » (L’Intelligence Artificielle à l’ère de la maturité : vers l’amplification du potentiel humain) a été menée auprès de 1 600 dirigeants de grandes entreprises à travers le monde à savoir en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine, en Inde et en Australie.

    Le rapport met en lumière le lien évident entre la croissance des revenus d’une entreprise et sa maturité vis-à-vis de l’usage de l’Intelligence Artificielle.
    Les entreprises qui signalent une croissance plus rapide de leurs revenus au cours des trois dernières années étaient également plus enclines à être à un stade avancé de maturité concernant l’IA. L’Intelligence Artificielle est perçue comme une priorité stratégique à long terme pour l’innovation avec 76% des répondants citant l’IA comme essentielle dans le succès stratégique de leur entreprise. 64% pensent que la croissance à venir de leur entreprise est dépendante de l’adoption massive des technologies d’Intelligence Artificelle. Bien qu’il existe des préoccupations liées aux questions éthiques et de travail, 62% des sondés sont convaincus que des normes éthiques rigoureuses sont nécessaires pour assurer le succès de l’IA. La plupart d’entre eux semblent d’ailleurs optimistes concernant le redéploiement des employés impactés par ces changements, et ce, grâce à des tâches plus qualifiées. Une forte majorité (85%) prévoit de former les collaborateurs autour des bénéfices et des usages de l’IA, et 80% des entreprises qui remplaceront des postes par les technologies d’Intelligence Artificielle déclarent qu’elles proposeront une évolution des profils de postes ou redéploieront les employés touchés.

    Sandeep Dadlani, President & Head of America chez Infosys déclare : « L’adoption de l’Intelligence Artificielle (IA) est en hausse et nous sommes ravis de constater les investissements croissants que les entreprises réalisent progressivement en matière d’IA et qui sont la preuve de changements significatifs et créatifs. Les réalisations déjà entamées sont remarquables et les possibilités offertes par l’IA sont infinies. Alors que l’IA gagne en maturité et se développe, il y a fort à parier que, comme le montre notre étude, les quatre années à venir voient de nouveaux pics d’intérêt et un regain d’optimisme quant à la valeur et aux bénéfices que peuvent représenter le choix de l’IA. En tant qu’industrie nous devons prendre les mesures nécessaires qui garantissent que l’IA soit développée de façon morale et éthique au sein des organisations, que les collaborateurs participent activement à cette réflexion et qu’ils aient les ressources et la formation nécessaires pour être au cœur de cette aventure. »

     Les chiffres clés de l’étude :

    • Concernant l’AI, les entreprises prévoient une adoption puis une croissance sensibles d’ici à 2020 : les entreprises qui ont déjà déployé ou prévoient de déployer des technologies d’IA s’attendent à une augmentation de leurs revenus de 39% en moyenne d’ici 2020, parallèlement à une réduction de 37% des coûts. Surtout, 76% des décideurs dans l’IT et le développement commercial considèrent que l’IA est essentielle au succès de leur organisation.
    • Les entreprises prévoient d’investir dans le développement des compétences : dans 80% des cas où les entreprises remplacent des postes initialement occupés par des humains par des machines « intelligentes », les organisations redéployent ou font évoluer leur personnel pour les conserver dans l’entreprise. Par ailleurs, 53% d’entre elles prévoient d’investir spécifiquement dans le développement des compétences. Selon l’étude Infosys, les organisations ayant le moins de compétences liées à l’IA sont plus susceptibles de se concentrer sur le redéploiement des collaborateurs touchés par l’adoption de l’IA, alors que celles qui ont plus de compétences liées à l’AI sont à  fortiori davantage susceptibles de consacrer plus de moyens à re-former leurs employés. Les principales industries qui prévoient de conserver et d’attribuer de nouvelles missions à leurs travailleurs sont les secteurs des biens de consommation courante (94%), l’aérospatiale et l’automobile (87%), l’énergie, pétrole et gaz (80%), l’industrie pharmaceutique et les sciences de la vie (78%). L’étude révèle ainsi que l’IA amènera davantage d’investissements dans les effectifs existants, notamment en Chine (95%), en France (90%), en Allemagne (89%), au Royaume-Uni (82%) et aux États-Unis (76%).
    • La prise en compte des préoccupations éthiques est essentielle dans le succès de l’IA :les deux tiers des personnes interrogées n’ont pas pleinement pris en considération les questions éthiques liées à l’IA, comme  par exemple les inquiétudes des employés face à l’abandon du contrôle humain ou les changements de règlementations en lien avec l’arrivée de ces technologies. De plus, une majorité de répondants reconnaissent que l’adoption de l’IA implique de nouveaux défis et préoccupations pour leurs collaborateurs (90%) et pour leurs clients et fournisseurs (88%). Au total, 53% sont d’accord sur le fait que les préoccupations éthiques constituent un frein important à l’application efficace des technologies liées à l’IA.
    • Des réponses différentes selon les secteurs ou les zones géographiques :les entreprises en Inde et en Chine sont davantage susceptibles d’affirmer leur avance sur leurs concurrents industriels quand il s’agit de l’utilisation de l’IA. S’ensuivent l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les biens de consommation courante (57%) et les télécommunications (48%) signalent plus volontiers qu’ils ont déjà senti que l’IA perturbe leur secteur. Les secteurs des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie ont plus largement fait état du bon fonctionnement des technologies de l’IA en adéquation avec leurs attentes, ce qui leur donne de meilleurs scores dans l’indice de maturité de l’IA par industrie.
    • Les entreprises sont au début de leur parcours concernant l’IA : seul un répondant sur dix qui a déployé des technologies d’IA croit que son organisation maximise pleinement les avantages et les capacités actuels de l’IA. La majorité (90%) affirme que les employés de leur organisation sont confrontés à des problèmes ou des préoccupations liés à l’adoption de l’IA. Environ quatre répondants sur dix estiment que le temps nécessaire entre la mise en œuvre, la fluidité d’utilisation et l’interopérabilité avec d’autres systèmes et plates-formes, sont des domaines de l’IA qui nécessitent le plus d’améliorations avant d’être efficaces au sein des entreprises. Il existe aussi des domaines d’adoption de l’IA qui doivent être abordés avec la formation, l’éducation et la transparence dans le milieu professionnel. La sécurité des données (43%), la sécurité de l’emploi (4%) et les taux de rémunération (3%) sont les principaux domaines de préoccupation de la main-d’œuvre malgré les perspectives largement positives apportées par l’adoption de l’IA.

    D’autres résultats clés de l’étude incluent :

    • L’IA en action :l’automatisation des données (65%) et l’analyse prédictive (54%) sont les principales applications de l’IA aujourd’hui. En moyenne, les entreprises sondées ont investi 6,7 millions de dollars dans l’IA au cours de la dernière année et ont utilisé activement l’IA durant deux ans en moyenne. La direction informatique est le premier adoptant (69%), suivi de l’exploitation (operations)(34%), du développement commercial (33%), du marketing (29%) et des services de ventes et de relation clientèle (28%).
    • Risque et récompense :71% des sondés s’entendent pour dire que la montée de l’IA dans le monde du travail est inévitable, signifiant un changement positif en matière de perspectives commerciales, pour les employés et pour la société en général. Cependant, plus de la moitié (51%) admettent que la réduction des coûts est le domaine de l’IA  nécessitant le plus d’amélioration pourêtre efficace pour leur organisation.
    • Déploiement :88% déclarent également que les clients et les fournisseurs de leur organisation font face à des défis et des préoccupations concernant l’adoption de l’IA. Quatre répondants sur dix font état d’un manque de compréhension des avantages et des utilisations prévues, alors que 38% font état d’une méfiance générale vis-à-vis de ces technologies. Un nombre comparable (37%) indique préférer travailler aux côtés des travailleurs humains et interagir avec eux plutôt qu’avec des machines.

     

    Dans l’ensemble, l’étude démontre le rôle que l’IA peut jouer dans la croissance des entreprises et  la création d’opportunités pour les humains, au-delà de leur emploi actuel et de l’éducation dont ils ont pu bénéficier jusqu’ici. Elle insiste sur la capacité de l’IA à générer des avantages macro-environnementaux à long terme. Les décideurs estiment que l’IA fera ressortir le meilleur des employés en entreprise (65%), et qu’elle peut apporter des changements sociaux positifs (70%) voire économiques (76%).

     

  • Quatre challenges pour 2017 en matière d’Intelligence Artificielle

    Pourquoi maintenant et si vite ?

     Par Jérôme Froment-Curtil, Directeur Général de Unit4 France

    Nous avons assisté au passage des applications de bureau aux applications Web, des applications Web aux applications mobiles et nous assistons maintenant la montée de l’IA, des bots et des assistants digitaux… Il s’agit pour nous du prochain changement technologique majeur. L’essor de l’Internet mobile et le nombre croissant d’appareils connectés rendent l’intégration multicanale courante. L’interconnexion accrue des personnes conduit à l’estompement des frontières entre monde réel et monde numérique.  Plusieurs thèmes méritent toute notre attention en 2017.

    Challenge 1 : Faire évoluer la technologie pour favoriser la communication homme-machine

    Au quotidien, les collaborateurs souhaitent de plus en plus simplifier les interactions avec les systèmes d’information de leurs entreprises. La technologie évolue pour favoriser la communication homme-machine au travers du langage courant, en s’affranchissant de formulaires préformatés, écrans imposés ou autres interfaces utilisateur désuètes. Une étude récente de Markets and Markets évalue ce marché de l’intelligence artificielle à 5,05 milliards de dollars d’ici à 2020 porté par une très forte croissance de plus de 62% par an.

    Challenge 2 : Mêler du mieux possible sphère privée et sphère professionnelle 

    Selon Workfront Survey 2015, 52% d’entre nous se connectent à des applications professionnelles en dehors des heures de bureau. Ce chiffre démontre la porosité de la frontière vie privée/vie professionnelle.

    Alors que la différence entre nos identités publiques et privées s’efface, nous attendons des solutions technologiques d’entreprise qu’elles soient aussi simples et rapides que les applications adoptées à titre personnel.

    Challenge 3 : Automatiser les tâches manuelles traditionnelles et chronophages

    Nous entrons aujourd’hui dans une ère où la volatilité est omniprésente. Le World Economic Forum la qualifie de quatrième révolution industrielle.

    L’intelligence artificielle et les assistants numériques vont permettre l’automatisation et la rationalisation des tâches et donc d’accroître l’efficacité et la productivité. Le personnel qualifié ainsi libéré de tâches chronophages pourra se consacrer à son cœur de métier, améliorant ainsi la performance de l’entreprise ou encore le service rendu aux clients finaux.

    D’après les analyses du cabinet Gartner, les investissements IT mondiaux repartent à la hausse pour atteindre 3 500 milliards de dollars en 2017, largement soutenus par l’innovation et notamment les investissements dédiés à l’intelligence artificielle.

    Challenge 4 : Prendre en compte la montée de la silent conversation

    Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes ont au moins une application de messagerie téléchargée et nous sommes de plus en plus habitués à utiliser plusieurs applications de messagerie, de Slack ou Skype for Business dans le milieu professionnel à Facebook Messenger ou encore WhatsApp à titre privé.

    Processflows.com a déclaré que 32% des interviewés préféreraient le texte au téléphone et itproportal.comprédit que d’ici 2020, 40% interagiront principalement avec des logiciels grace à des technologies people-literate (chat/voix). Lors d’une déclaration à F8, Mark Zuckerberg a précisé : « Nous pensons que vous devriez être en mesure d’écrire à une entreprise de la même manière qu’avec un ami ». De même, Chris Messina de Über a récemment déclaré que « d’ici la fin de cette année, nous trouverons tout à fait normal de parler à des marques et des entreprises via des applications de messagerie ».

    Des tendances qui dirigent la nouvelle ère de l’IA, des assistants digitaux et des chatbots.

  • Pourquoi l’intelligence artificielle représente le futur de la croissance ?

    L’intelligence artificielle pourrait multiplier par deux la croissance économique de la France et augmenter de 20 % la productivité du pays d’ici 2035

    Etude Accenture

    L’ étude publiée par Accenture révèle que l’intelligence artificielle (IA) pourrait multiplier par deux les taux de croissance de 12 pays dont la France d’ici 2035 en modifiant la nature du travail tout en explorant une nouvelle relation entre l’homme et la machine. L’impact des technologies basées sur l’intelligence artificielle devrait augmenter l’efficacité du travail de près de 40 % dans certains pays (20% en France), en modifiant la façon dont les tâches sont effectuées et en renforçant le rôle des salariés dans la croissance de leur entreprise.

    « L’intelligence artificielle est sur le point de transformer l’économie comme jamais depuis l’arrivée de l’informatique à la fin du XXe siècle. » confie Paul Daugherty, directeur de la technologie chez Accenture. « Les effets combinés de l’intelligence artificielle, du cloud, d’outils analytiques sophistiqués et d’autres technologies ont déjà commencé à changer la façon dont le travail est effectué par les hommes et les ordinateurs, et la manière dont les entreprises interagissent avec leurs clients. Notre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. »

    Accenture Institute for High Performance, en collaboration avec Frontier Economics, a modélisé l’impact de l’intelligence artificielle sur les économies de 12 pays développés générant collectivement plus de 50 % de la production économique mondiale. Cette étude compare la taille de l’économie de chaque pays en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie.

    C’est aux Etats-Unis que l’intelligence artificielle génèrerait les bénéfices économiques les plus importants, faisant passer la croissance annuelle de 2,6 % à 4,6 % en 2035, traduisant une valeur ajoutée brute additionnelle de 8 300 milliards de dollars américains. Au Royaume-Uni, l’intelligence artificielle pourrait injecter 814 milliards de dollars dans l’économie en 2035, faisant ainsi passer la valeur ajoutée brute annuelle de 2,5 % à 3,9 %. Le Japon, quant à lui, pourrait potentiellement tripler son taux annuel de valeur ajoutée brute en 2035, tandis que la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche pourraient voir leur taux de croissance doubler.

    capture-decran-2016-12-12-a-13-50-06Taux de croissance annuels de valeur ajoutée brute en 2035 (proche du PIB) comparant la croissance de référence en 2035 à un scénario dans lequel l’intelligence artificielle a été intégrée à l’économie.

     L’augmentation significative de la productivité du travail dans les économies développées sera générée par des technologies d’IA innovantes qui permettront aux travailleurs de gérer plus efficacement leur temps et de se consacrer à ce que l’espèce humaine a toujours fait de mieux : créer, imaginer et innover. L’augmentation de la productivité réduira de façon considérable le nombre d’années nécessaires pour doubler la taille de ces 12 économies. Ce délai de doublement est un indicateur de développement économique et les résultats sont d’abord déterminés par la capacité d’un pays à diffuser largement les innovations technologiques à travers son infrastructure économique.

    Pourcentage d’augmentation de la productivité avec l’IA, en comparaison aux niveaux de productivité de référence attendus en 2035.

     L’augmentation de la productivité réduit le nombre d’années requises pour permettre aux pays de doubler la taille de leurs économies, comme le montre le nombre d’années entre les valeurs de référence et l’état de l’intelligence artificielle en 2035.

     Pour permettre à l’intelligence artificielle de devenir un nouveau facteur de production capable de relancer la croissance et éviter les écueils, Accenture recommande de suivre les étapes suivantes :

    • Préparer la prochaine génération – intégrer l’intelligence humaine à celle des machines pour qu’elles coexistent et s’engagent dans une relation d’apprentissage mutuel et réévaluent le type de connaissances et de compétences qui seront nécessaires demain.
    • Encourager une régulation alimentée par l’IA – voter de nouvelles lois et créer un cadre législatif pouvant s’adapter et s’améliorer en continu pour réduire l’écart entre le rythme des innovations technologiques et celui des régulations associées.
    • Défendre un code d’éthique pour l’IA – les débats éthiques doivent être complétés par des normes tangibles et des exemples de bonnes pratiques relatives au développement et à l’utilisation des machines intelligentes.
    • Faire face aux effets de la redistribution – les décideurs politiques doivent souligner à quel point l’intelligence artificielle est capable de générer des bénéfices tangibles pour l’économie et gérer de manière préventive ses conséquences, en aidant les groupes qui seraient touchés par des changements d’emploi et de revenus.

    « L’intelligence artificielle possède un potentiel de croissance considérable, pour l’économie comme pour les hommes » explique Cyrille Bataller, directeur monde de l’intelligence artificielle chez Accenture. « Notre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. Pour qu’elle tienne toutes ses promesses, toutes les parties prenantes doivent être parfaitement préparées – intellectuellement, technologiquement, politiquement, éthiquement et socialement – pour gérer les avantages et les défis qui peuvent naître d’une plus grande intégration de l’intelligence artificielle dans nos vies. »

     

    Le rapport de l’étude « Pourquoi l’intelligence artificielle représente le futur de la croissance » est disponible à l’adresse http://www.accenture.com/futureofAI

    Pour plus d’informations concernant l’Accenture Institute of High Performance, rendez-vous sur www.accenture.com/us-en/institute-for-high-performance.

  • Enquête IFOP et Do You Dream Up sur les chatbots en entreprise

    + de 55 % des français et près de 70 % des jeunes n’ont pas peur des robots

    Do You Dream Up, pionnier et leader des chatbots (agents conversationnels) en France, a mené avec l’IFOP une étude auprès des salariés et du grand public pour connaître leur perception des agents conversationnels et de leur utilisation au quotidien. Loin des craintes parfois associées à l’intelligence artificielle, l’étude montre que l’accueil des robots assistants virtuels par le public est très favorable. Non seulement les chatbots leur simplifient la vie, mais en plus ils sont jugés cool!

    Une majorité des Français (56%) estiment que les chatbots vont à l’avenir contribuer à simplifier leur vie (proportion s’élevant à 69% parmi les plus jeunes âgés de 18 à 24 ans). Les actifs travaillant au sein de grandes entreprises sont encore plus convaincus de l’utilité des chatbots : 74% d’entre eux pensent que leur développement va leur simplifier la vie, dont 22% estimant que cette aide sera importante.

    Les chatbots en entreprise
    Au sein des grandes entreprises, l’information des salariés vis-à-vis des questions pratiques (RH, informatique, services, etc) est principalement délivrée via des pages Intranet (58% des actifs travaillant au sein de structures de plus de 500 salariés), un support téléphonique (40%) ou via un support email (32%). Si les nouveaux outils digitaux sont moins présents au sein des grandes structures (7% disposent d’un « live chat » et 6% ont accès à un assistant virtuel), ces derniers, lorsqu’ils sont mis en place, sont très largement utilisés par les employés : 82% des personnes interrogées ayant accès à un assistant virtuel au bureau déclarent l’utiliser au moins une fois par mois (dont 54% une ou plusieurs fois par semaine). Ces outils se révèlent ainsi bien plus fréquemment utilisés que les autres types d’outils plus classiques comme l’e-mail ou le téléphone, qui sont utilisés moins d’une fois par mois ou jamais par plus de la moitié des actifs interrogés. L’immédiateté et la pertinence des réponses apportées par l’assistant virtuel apparaissent ici comme une clé de son succès auprès des employés qui en disposent.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un certain consensus se crée autour des bénéfices des chatbots, tant chez les moins de 35 ans que pour les 35-49 ans et les plus de 50 ans. 75% des actifs interviewés jugent que les chatbots présentent l’avantage d’obtenir des réponses à leurs questions sans craindre de déranger leurs collègues (dont 79% des moins de 35 ans et 74% des plus de 35 ans), et 74% jugent que cela valorise l’image innovante de l’entreprise ou de l’institution auprès des salariés, renforçant ainsi l’attractivité employeur de la structure (81% parmi les moins de 35 ans et 72% pour les plus de 35 ans).

    Corroborant les perceptions de ceux qui travaillent au sein de grandes structures, les Français estiment, pour une majorité d’entre eux, que le développement des chatbots constitue une innovation utile pour les salariés en entreprise : 61% de la population partage cet avis.
    Sur la perception de l’utilité des robots assistants virtuels, peu de dissensions se font jour au sein de la population. Si les jeunes tendent à s’accorder plus largement sur l’impact des chatbots pour simplifier leur vie et sur leur utilité en entreprise, l’ensemble des catégories de Français, quel que soit leur âge, leur profession, leur sexe, s’accordent sur ces atouts associés aux robots assistants virtuels.

    Echantillons et méthodologie
    Grand Public : échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 31 juillet 2016.
    Actifs : échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française active occupée travaillant dans des structures de 500 salariés et plus (privé ou public) âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 27 août au 7 septembre 2016.

  • Intelligence Artificielle un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive

    L’Intelligence Artificielle ou l’accomplissement des utopies 

    « L’Intelligence Artificielle (IA) est le domaine de l’informatique qui étudie comment faire faire à l’ordinateur des tâches pour lesquelles l’homme est aujourd’hui encore le meilleur »1.

    Par Eric Cohen, Fondateur & PD-G de Keyrus

    Après l’euphorie presque utopique des années 60-70 et les espoirs déçus des années 1980 qui ont vu reculer l’approche symbolique, l’IA a su renaitre de ses cendres à cette même période au travers d’une approche connexionniste qui voit l’avènement de systèmes multi-agents, de mémoires auto-associatives et de réseaux de neurones artificiels (RNA) performants.

    Une soixantaine d’années de recherches et d’avancées majeures font ainsi de l’IA un puissant vecteur de transformation du monde qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble des activités humaines, l’entreprise et les modèles économiques. Oscar Wilde considérait le progrès comme l’accomplissement des utopies. C’est finalement cette approche qui convient le mieux aux évolutions actuelles de l’intelligence artificielle qui augure les plus grandes innovations.

    L’apprentissage machine (Machine Learning)

    Apparus au début des années 1950, les réseaux de neurones constituent les éléments fondateurs de l’apprentissage automatisé. Grâce à eux, un programme est désormais capable « d’apprendre » et d’améliorer ses réponses par l’expérience. C’est cette capacité d’apprentissage (supervisé ou non supervisé) transférée à une machine qui révolutionne les pratiques numériques et font le succès de l’IA. Les progrès de l’IA impactent en effet l’ensemble des activités humaines, de l’industrie aux services, de la santé à l’enseignement, de l’agriculture aux transports, de la sécurité à la défense.

    Aucune expertise ne peut se prévaloir aujourd’hui de spécificités qui la rendrait incompatible avec les capacités fonctionnelles de l’IA. Accompagnant l’augmentation des puissances de calculs (la loi de Moore), l’IA constitue le principal moteur de la révolution numérique, premier enjeu des entreprises.

    Elle fait l’objet d’une course à l’innovation de la part des grands acteurs du domaine. Qu’ils soient privés ou étatiques, ces acteurs ont parfaitement mesuré le caractère « stratégique » de son développement et tentent pour cela d’imposer leurs normes en mettant à disposition des plates-formes de briques algorithmiques « Opensource ». D’une manière générale, l’IA permet d’exploiter de façon pertinente les mégadonnées (Big Data) issues des capteurs, des objets connectés, et toutes les données produites sur internet et les réseaux sociaux.

    L’apprentissage machine se révèle ainsi des plus performants dans de nombreuses tâches : traitement du signal, maîtrise des processus, robotique, classification, pré-traitement des données, reconnaissance de formes, analyse de l’image et synthèse vocale, cybersécurité, diagnostics et suivi médical, marché boursier et prévisions, demande de crédits et de prêts immobiliers, recrutement et analyse automatique de cv…

    Un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive

    En matière d’IA, les géants américains GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) occupent une position dominante.  Ce leadership ne doit pourtant pas masquer le fort potentiel européen et l’excellence française, régulièrement reconnus à l’international.

    En choisissant d’implanter à Zurich son groupe de recherche (GRE) dédié au Machine Learning et en confiant sa direction au français Emmanuel Mogenet, Google mise pleinement sur l’excellence européenne.  Sa filiale londonienne Google Deep Mind, fleuron mondial de l’IA, enchaîne les succès d’innovation avec notamment les victoires d’AlphaGo contre le champion du monde Lee Sedol.

    Facebook a installé ses trois laboratoires « Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) » à Paris, dirigés par le français Yann Le Cun, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes au monde du Deep Learning. Ces implantations « stratégiques » dessinent un axe européen de l’IA qui témoigne de l’intérêt des GAFAM pour le savoir-faire européen.

    L’Europe et notamment la France font preuve d’un réel dynamisme dans la création de startups centrées sur l’Intelligence Artificielle. De nombreux élèves ingénieurs et doctorants travaillent pendant leur scolarité sur un projet embarquant de  l’IA puis concrétisent ce projet par la création d’une startup soutenue par l’incubateur de l’école d’ingénieurs. Ce mode opératoire (qui a fait ses preuves)  permet d’accompagner efficacement l’entreprise et de la stabiliser durant ses premiers mois d’existence.

    Parmi les startups françaises qui ont fait le pari de l’Intelligence Artificielle, on peut citer Alkemics pour une connexion intelligente des marques et des distributeurs afin de mieux servir l’expérience omnicanal des consommateurs, Blue Frogs Robotics pour les robots compagnons (Buddy), Cardiologs Technologies pour la prise en charge des pathologies cardiaques, Elum Energy pour la gestion intelligente de l’énergie photovoltaïque, Scortex et Craft.Ai pour l’application de l’IA aux objets connectés, Julie Desk pour l’assistant personnel, ou encore Smart Me Up pour la reconnaissance faciale en temps réel.

    On notera que plusieurs startups de cette liste ont remporté des prix d’innovation en 2015 et 2016. Soutenues par des incubateurs académiques (ParisTech Entrepreneurs, X-UP l’accélérateur de l’École polytechnique…), ces startups font preuve aujourd’hui d’un fort dynamisme susceptible d’inspirer les différents acteurs de l’économie numérique et les décideurs politiques. Les grands groupes industriels français doivent eux-aussi jouer leur rôle en acceptant le risque et en rachetant ces startups lorsqu’elles sont mises en vente pour ne plus laisser s’échapper des concentrés d’excellences technologiques.

    La France ne manquera pas le train de l’Intelligence Artificielle. Elle n’a pas d’autres choix que de soutenir cet écosystème en créant un environnement favorable à l’innovation numérique. Elle dispose pour cela d’un vivier de compétences et d’expertises unanimement reconnu qui devrait favoriser une transformation réussie de ses entreprises et par là, de l’économie française !

     

  • Quels sont les enjeux juridiques des robots conversationnels ?

    Les robots conversationnels de Facebook …un danger pour les consommateurs

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

    L’intelligence artificielle utilisée au travers des chats bots connait un succès grandissant auprès des consommateurs. Preuve en est, Facebook part à la conquête de ce nouvel outil intelligent.Lors de la conférence F8 dédiée aux développeurs, Mark Zuckerberg a indiqué que Messenger intègrerait désormais des « bots ».

    Le chat bot Poncho permettra par exemple de demander à l’utilisateur où il se trouve et en fonction de sa localisation le bot donnera la météo.

    A l’origine, les bots sont des logiciels informatiques réalisant des tâches automatisées. Appliqués au chat ils deviennent des robots conversationnels.

    L’idée est de proposer un vendeur qui ne soit pas humain. Concrètement il s’agit d’un logiciel de traitement automatisé des données dont la capacité d’intelligence artificielle grandit et s’affine au fil des données qu’il collecte. Un seul support pour une panoplie de services. L’objectif est d’aboutir au service le plus personnalisé et complet qui soit.

    Cet outil s’est développé à partir du constat suivant : 1,4 milliard de consommateurs ont utilisé une application de messager en 2015. Ce qui représente 75% des utilisateurs de smartphones au niveau mondial, selon la société eMarketer.

    Toutefois, il soulève un certain nombre de problématiques en termes de traitement de données à caractère personnel. Quels sont les enjeux juridiques des chats bots ? La législation sur le traitement des données à caractère personnel est-elle respectée ?

    Le développement de l’utilisation des chats bots a été rendue possible par la croissance considérable du big data qui s’est perfectionné. Cependant, les entreprises doivent être vigilantes car la nature des données traitées implique le respect de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978.

    En effet, la personnalisation des services s’explique par le traitement de données à caractère personnel des consommateurs. A cet égard, les utilisateurs de ces applications n’ont pas toujours conscience de la valeur patrimoniale de leurs données. L’intelligence artificielle de plus en plus poussée noie les consommateurs dans cette idée. La perte de maitrise des données à caractère personnel peut être totale.

    A ce titre, il est essentiel de rappeler que tout traitement de données à caractère personnel nécessite de recueillir le consentement de l’intéressé. Ce dernier doit être parfaitement informé sur les finalités du traitement et la durée de conservation de ses données. A défaut, l’entreprise, responsable du traitement, est susceptible de s’attirer les foudres de la CNIL.

  • Comment le grand public perçoit l’intelligence artificielle ?

    Rocket Fuel  dévoile les résultats de sa dernière étude portant sur la perception que le grand public a de l’intelligence artificielle

    Si quelques sceptiques pensent que l’intelligence artificielle est une menace, l’étude menée par Rocket Fuel montre que la majorité des français considèrent le développement de l’intelligence artificielle comme un facteur positif.

    • 46 % des Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle
    • Si 29 % perçoivent cette technologie comme de la science-fiction, 58 % pensent qu’elle est d’ores et déjà présente dans leur quotidien
    • Et 18 % estiment qu’elle devrait, à termes, dynamiser leur profession

    Apparu dès les années 50, le concept d’intelligence artificielle, souvent abrégé AI (de l’anglais Artificial Intelligence) a été créé par John Mac Carthy, un célèbre mathématicien américain, et par Marvin Minsky, un spécialiste des sciences cognitives. Mais c’est le plus célèbre informaticien du monde, Alan Turing, qui en pose réellement les fondements dans Computing Machinery and Intelligence publié en 1950, avant d’en développer l’idée lors d’une conférence intitulée « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? » qu’il donnera à la BBC.

    Un concept bien perçu en France 

    Depuis, le concept d’intelligence artificielle n’a cessé d’alimenter les fantasmes, et se trouve toujours aujourd’hui au centre de grands débats animés par des intervenants de renom tels que  Stephen Hawking, Bill Gates ou encore Elon Musk (le fondateur de Paypal, Tesla, Space X)…

    Cependant, en 2015, quelle image les Français ont-ils réellement de ce concept ?  C’est la question à laquelle Rocket Fuel a tenté de répondre dans le cadre d’une étude menée en collaboration avec Update France, et qui met en lumière le fait que 46 % Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle, contre seulement 9 % qui ont une vision plutôt négative, et 45 % qui estiment que l’intelligence artificielle n’est ni un bien, ni un mal.

    Une technologie bien réelle

    Cette étude montre également que l’intelligence artificielle est un sujet bien identifié dans l’esprit des Français. 58 % des sondés imaginent que l’intelligence artificielle est déjà plus ou moins utilisée dans la vie de tous les jours, alors que 10 % jugent que ce concept n’englobe aucune réalité scientifique. En revanche, 4 % pensent que seule l’armée dispose de cette technologie et 12 % que l’intelligence artificielle n’existe que dans les laboratoires.  D’ailleurs, chez les sceptiques, 20 % considèrent que c’est un danger, alors que 54 % trouvent le sujet intéressant et espèrent que l’intelligence artificielle pourra aider à résoudre certains problèmes mondiaux.

    Un bénéfice pour tous les secteurs d’activités

    Par ailleurs, de plus en plus de Français perçoivent les usages potentiels de l’intelligence artificielle dans la vie de tous les jours et dans leur travail, notamment dans les secteurs suivants :

     

    La publicité et les médias 26%
    Les nouvelles technologies 85%
    L’armée 70%
    L’enseignement 19%
    Le BTP 17%
    Le secteur pharmaceutique 34%
    Les transports 38%
    L’art et la musique 13%
    La distribution 24%
    Autres secteurs 13%

    Un impact positif dans la vie professionnelle 

    A la question de l’impact que pourrait avoir l’intelligence artificielle sur les métiers dans les 5 prochaines années, 18 % des Français répondent que ce concept va certainement dynamiser leur travail, alors que 16 % pensent que, au contraire, que cette technologie constitue une menace pour leur activité. Mais la majorité des répondants (34 %) estime qu’il n’y aura aucun impact pour leur profession, et 32 % avouent n’en avoir aucune idée.