Étiquette : influence

  • Décoder l’info, comment décrypter les fake news ?

    « Le digital : une arme d’autant plus redoutable qu’elle est accessible à tous » – Caroline Faillet

    Digitale entrepreneuse, netnologue, formatrice aux techniques d’influence digitale, Caroline Faillet est une véritable experte du digital. En 2004, elle cofonde le cabinet de conseil Bolero où elle accompagne les grandes entreprises (SNCF, Saint-Gobain, Essilor…) dans leur stratégie depuis le décryptage de l’influence du numérique sur leur marché jusqu’à la mise en œuvre de leur plan de transformation. Cette année, elle décide de s’attaquer aux fake news dans son ouvrage Décoder l’info, comment décrypter les fake news ? en collaboration avec Marc O. Ezrati. Sortie : le 16 octobre 2018.

    5 questions à Caroline Faillet : décrypter les fake news

    Le terme «fake news» a été désigné le mot de l’année 2017 selon le dictionnaire Collins. C’est devenu un concept très populaire et en même temps très flou. Que recouvre finalement cette expression ?

    Caroline Faillet : A l’origine, le mot désigne les fausses informations (dans le sens de fake, truqué) qui circulent sur la toile, mais le terme s’est rapidement élargi au sens d’information fausse (au sens de false, mensonger) pour englober toutes les formes de désinformation qui contaminent le web. Quand Donald Trump s’est mis à accuser les médias traditionnels de fake news, il a contribué à brouiller totalement les frontières entre le vrai et le faux, les sources dignes de confiance et celles qui ne le sont pas ou plus. En conséquence, le terme recouvre aussi bien les sources (site parodique, faux profil, éditeur de revues scientifiques), que les techniques (astroturfing, clickbait, leaks, guerre d’édition sur Wikipédia) et les contenus (rumeur, hoax, fausse étude…). Il symbolise la maladie d’une société qui a basculé dans la post-vérité.

    Le volet politique des fake news, avec les tentatives d’influence des élections via les grandes plateformes, a fait couler beaucoup d’encre. Mais on parle peu des émetteurs de fake news. Qui sont ces nouveaux faussaires du numériques ?

    Caroline Faillet : J’inventorie quatre catégories de faussaires dont les motivations sont très différentes. Le premier est le troll ou le hater, pour qui la fake news est un moyen d’attiser les polémiques sur les réseaux, par simple jeu et pratique de son humour sadique. Le second est le pro de l’intox, qui arrondit ses fins de mois en écrivant des fausses nouvelles ou en les partageant. Ceux qu’Antonio Casilli nomme les tâcherons du clic sont rémunérés pour tenir de faux profils sur les réseaux afin d’alimenter le buzz sur commande. Le troisième faussaire est le «croyant» dont la variante la plus extrême est le complotiste. Il fabrique ou propage l’information qui flatte son idéologie et grossit les rangs de ses adeptes. Enfin le dernier est le faussaire ordinaire, à savoir vous et moi , pour qui la fake news procure un bénéfice psychologique. Celui-là agit par vanité, car il améliore son statut sur les réseaux sociaux par l’émotion qu’il procure à son audience.

    Les fake news sont-elles un phénomène nouveau ?

    Caroline Faillet : La rumeur est le plus vieux média du monde, dit-non. Les fake news n’ont donc rien de nouveau, mais les technologies démultiplient leur puissance et leur impact. Tout d’abord le web a considérablement accru le volume et la visibilité du faux, ensuite le modèle économique des plateformes sociales qui repose sur l’attention a favorisé leur propagation. Les dernières techniques en informatique visuelle, en langage naturel, en intelligence artificielle vont conduire à une industrialisation d’une désinformation devenue quasiment indétectable. Par exemple, l’automatisation de messages pourrait simuler des vagues de paniques sur les réseaux ou des fausses prises de parole de dirigeants en vidéos pourraient provoquer des scandales dans l’opinion. Certains redoutent une «infocalypse» c’est-à-dire un monde de mensonge qui nous ferait perdre contact avec le réel.

    Mais un retour dans le passé doit amener à prendre un peu de recul, car les Anciens redoutaient déjà «La Renommée» (la rumeur) comme la peste. Dans cette période antique où l’oralité dominait, le détournement de l’art de convaincre cher aux Sophistes était déjà dénoncé et combattu par Socrate. Autres temps, autres mœurs : à la dialectique et ses risques de manipulation ont été substituées la maîtrise des réseaux et ses risques de détournement…

    Faut-il en avoir peur pour nos sociétés ?

    Caroline Faillet : Ma conviction est que nous sommes dans une phase de transition : le marché de l’information n’a pas encore retrouvé de mécanisme de régulation qui intègre cette nouvelle fragmentation des producteurs de contenus et des diffuseurs. Les plus malins en ont tiré une forme de pouvoir et, comme toute forme de pouvoir, son danger réside dans le fait d’être concentré dans les mains de quelques-uns. Dans les pays où les plateformes sont soumises à censure, ou sur certains sujets où les croyants (militants politiques, militants anti- vaccins…) ont envahi le web de leurs mythes, il y a un vrai risque de basculer dans le populisme en politique ou l’obscurantisme en science. Comme pour un poison, tout est question de dose. C’est pourquoi les entreprises et les politiques doivent surveiller la part de fake news auxquels sont exposés leurs publics : au-delà d’un certain seuil, il est urgent d’agir.

    Que pensez-vous des initiatives des institutions, des médias et des plateformes ? Et que proposez- vous vous-même pour lutter contre ce risque ?

    Caroline Faillet : Ce qui est sûr, c’est que la lutte contre les fake news ne doit pas se faire au nom d’une défense de l’Ancien Monde, mais bien au nom d’un meilleur fonctionnement de cette démocratie d’opinion. Quand le politique veut légiférer pour interdire certains contenus, quand les médias veulent épingler les bonnes et les mauvaises sources d’info, il y a le risque que cette lutte contre les fake news ne soit qu’un moyen de préserver un pouvoir d’action sur les masses.

    Si les fake news sont bien une infection de la société post- révolution numérique, alors il faut agir à tous les niveaux : la prévention par l’éducation du citoyen, l’amputation des contenus douteux par la responsabilisation des plateformes (Google, Facebook, Twitter…) et la barrière physique aux attaques, la limitation de l’infection par l’action ciblée législative, le renforcement du système immunitaire en encourageant la corégulation citoyenne et la réponse des sachants. Je pense que l’on veut trop souvent éduquer les masses «non pensantes» alors que l’urgence pour préserver l’équilibre de nos démocraties, est que nos élites maîtrisent enfin ces techniques d’influence des réseaux afin justement, qu’ils ne soient pas détournés par les Sophistes des temps modernes ! Pour ma part, je redoute davantage la déconnexion de nos élites que l’irrationalité des foules.

  • Qu’attendent les blogueurs des marques ?

    Qu’attendent les blogueurs des marques ?

    Un livre blanc proposé par CISION 
    Aujourd’hui la quasi-totalité des entreprises a intégré le rôle primordial du marketing d’influence dans sa stratégie mais les communicants ont encore des difficultés à comprendre qui sont ces influenceurs.
    Quelles sont leurs attentes, leurs motivations, comment communiquer avec eux, comment les engager, faut-il les rémunérer, sous quelle forme… ? Cision a mené l’enquête auprès de 350 blogueurs
  • Quand l’influence réinvente la communication des marques

    La micro-influence : Une nouvelle sphère de communication à explorer

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing, Valtech

    Nous assistons actuellement à une révolution marketing, sans qu’il soit possible d’en définir précisément les contours. La publicité traditionnelle est remise en cause. Les médias sociaux deviennent des plates-formes d’ultra-ciblage, sur lesquelles des influenceurs émergent et dictent de nouvelles règles du jeu. Les marques, confrontées à cet environnement, doivent repenser leur stratégie marketing et leurs investissements. Plutôt que de cibler uniquement les stars du Net, certaines préfèrent parier sur la micro-influence, avec raison…

    Quand l’influence réinvente la communication des marques

    On comprendra aisément que pour les marques habituées jusqu’alors à diffuser leurs messages via des publicités télévisées, l’avènement des influenceurs s’apparente à une véritable révolution. Les voici soudainement obligées d’entretenir un dialogue permanent avec des dizaines, voire des centaines de personnes, qui elles-mêmes ont un avis à donner. Les marques entrent ainsi dans une sorte de co-construction de leur communication. Elles doivent repenser la structure de leur gestion marketing, leur mode d’organisation et être en mesure de produire des contenus en permanence, toujours plus visuels et expérientiels. Nous sommes là face à une profonde mutation.
    Des marques se construisent aujourd’hui entièrement sur ce modèle pyramidal, comme Fenty Beauty de la chanteuse Rihanna, véritable exemple en matière de marketing d’influence. L’objectif : augmenter le rich media, c’est-à-dire accroître, par la diffusion de contenus (sons, vidéos, photos…), l’interactivité avec ses publics.

    Des contenus ciblés et plus audacieux

    Dans cette profusion de personnalités, les micro-influenceurs apparaissent comme un contact à privilégier. Suivis par 5 000 à 25 000 abonnés, ils présentent l’intérêt d’avoir une très forte proximité avec leurs cibles et, donc, un taux d’engagement 4 à 8 fois supérieur à celui d’une star du Net, revendiquant plusieurs millions de followers. Véritables prescripteurs de terrain, ils effectuent pour la marque un travail de granularité essentiel. En s’adressant à une audience restreinte, mais captive, ils parviennent à tisser des liens étroits, qui engagent.

    Travailler avec ces pépites nécessite tout d’abord de les trouver, puis de créer avec elles un partenariat sur la durée, afin de co-créer des contenus de valeur et authentiques, qui seront ensuite partagés. Pour cela, la marque doit être capable de s’organiser de manière très rationnelle et systématisée.

    Intégrer à sa pyramide d’influence ces micro-influenceurs représente, en effet, un travail de longue haleine. Il faut identifier les nouveaux KPI, qui permettront de bien les sélectionner (par catégories de produits, par typologies de métiers…). Mais aussi adopter une stratégie en fonction de ses objectifs opérationnels : des célébrités pour augmenter sa notoriété et des micro-influenceurs pour diffuser des contenus hyper ciblés.  Avec ces derniers, les marques peuvent se permettre d’être plus audacieuses dans leur approche, leur contenu, leur créativité. Car, même si elles commettent une erreur, elles toucheront des micro-segments d’audience. La répercussion sur leur réputation sera donc très faible.

    Derrière, elles doivent disposer des outils leur permettant d’extraire de la donnée et de la faire parler, afin d’être en mesure de prouver l’impact, positif ou négatif, de la gestion de ces nouveaux partenaires. Ainsi, elles pourront faire ressortir et systématiser de bonnes pratiques, désormais rationnalisées par la data et non plus drivées par l’intuition.

    Ces exemples, dont les marques doivent s’inspirer

    Certains acteurs utilisent ces micro-influenceurs comme des « aspirateurs » pour les aider à mieux vendre leurs produits. On pense à Amazon, qui les intègre dans ses revues consommateurs pour créer du trafic sur son site. Ils deviennent des porte-voix, amplifiant les messages de ces plates-formes. On applique sur eux des méthodologies de marketing digital connues, comme le search, en utilisant les mots clés qui forment le champ sémantique du micro-influenceur pour générer des ventes.

    Ainsi, de puissants industriels, comme Airbus, s’appuient sur les stratégies de micro-influence des compagnies aériennes. En partageant leurs expériences de voyages, les blogueurs et instagrameurs impactent alors la prescription d’un avion.

    Sephora, de son côté, construit avec des micro-influenceurs des contenus beauté pour les utilisateurs de Google Home. Enfin, Asos les intègre dans sa team de community managers Instagram, au sein de laquelle ils s’expriment au nom de la marque. Autant de belles initiatives, qui doivent devenir des best practices inspirantes pour de nombreuses marques.

  • Quand les marques de luxe franchissent le pas de l’influence

    Marketing d’Influence : Les 9 Défis des Marques de Luxe

    Un livre blanc proposé par TRAACKR

    Les marques de luxe se sont longtemps montrées vigilantes face aux répercussions potentielles du digital sur leurs activités, mais de plus en plus d’entre elles franchissent aujourd’hui le pas. Leur positionnement unique, la force de leurs traditions et de leurs relations clients amplifient les défis et les opportunités du secteur du luxe face à la transformation digitale.
    Le marketing d’influence émerge comme une pratique efficace pour générer un impact authentique, mais sa pratique présente également de nouveaux défis.

    Téléchargez le  livre blanc Marketing d’Influence : Les 9 Défis des Marques de Luxe et découvrez comment les plus grandes maisons les relèvent, notamment Burberry, Estée Lauder et Aston Martin.

  • #Etude CISION – Quelles tactiques marketing pour assurer la visibilité de son entreprise ?

    Du Paid au Earned Media : quelles évolutions marketing ?

    Étude Cision menée en mars 2018 * étude réalisée en mars 2018 – Voir le panel

    Les professionnels du marketing et de la communication ont été particulièrement impactés par le digital avec notamment la montée des réseaux sociaux, des influenceurs…

    En constante évolution cette profession doit adapter ses stratégies pour assurer la visibilité de son entreprise. Avec une palette d’outils qui relèvent aussi bien du Paid, du Owned que du Earned Media, où vont aujourd’hui leurs préférences ? Quelles tactiques privilégient-ils et pour quels objectifs ?

    Cision, leader mondial des solutions logicielles de RP et d’influence, a mené une étude auprès de 350 professionnels du marketing* pour répondre à ces questions et à dévoilé les chiffres lors du salon eMarketing Paris 2018 

    #1 – Seulement 45% des professionnels du marketing en France connaissent le terme Earned Media. Les plus grandes entreprises sont plus au fait du modèle POEM (Paid, Owned, Earned Media) avec 55% des réponses positives. >> Cf Etude Partie 1

    #2 – Le Owned Media est la 1ère tactique la plus utilisée par les marketeurs en France et la 1ère en termes d’investissement.  A l’inverse, c’est dans le Earned qu’ils investissent le moins de budget. >> Cf Etude Partie 2

    #3 – Le Paid Media est remis en cause par les professionnels du marketing qui la considèrent comme l’exposition media la moins efficace. Le Owned et le Earned media qui lui sont préférés, recueillent autant de suffrages l’un que l’autre. >> Cf Etude Partie 3

    #4 – 52% des professionnels souhaiteraient réorienter les investissements en communication de leur société. Un chiffre encore plus prononcé dans le BtoC avec 59%. >> Cf Etude Partie 4

    #5 – Le Earned Media est plébiscité par les marketeurs pour gagner la confiance du consommateur (72%), développer une bonne image de marque (54%), augmenter la notoriété de l’entreprise (52%). Le Owned Media est privilégié pour faire connaître l’offre produit (41%) et le Paid Media pour générer du business (42%) >> Cf Etude Partie 5

    #6 – 77% des professionnels du marketing aimeraient que leur entreprise investisse davantage dans le Earned Media. On atteint même 80% en BtoC et 83% pour les entreprises de plus de 500 personnes. >> Cf Etude Partie 6

    #7 – Les réseaux sociaux (94%) et les relations presse (87%) sont les tactiques Earned Media les plus utilisées et les mieux maîtrisées par les entreprises. A l’inverse, seuls 9% des répondants estiment que les relations influenceurs sont pratiquées efficacement par leur société. >> Cf Etude Partie 7

    #8 – La difficulté à mesurer le ROI, le manque de résultats à court terme et le manque de savoir-faire sont les 3 freins majeurs du développement du Earned Media d’après les professionnels du marketing >> Cf Etude Partie 8

    Pour télécharger l’étude complète cliquez ici 

  • Psychologie de la publicité à l’ère de l’intelligence artificielle

    Psychologie de la publicité à l’ère de l’intelligence artificielle

    Par David Gosen, GM EMEA at Sizmek

    Comment convertir les consommateurs et les faire basculer de la phase d’intérêt à l’achat ? Voici la question qui taraude depuis longtemps les professionnels du marketing. Mais alors que l’époque de la publicité à la Mad Men est désormais bel et bien révolue, Joel Christie, Commercial Director chez Sizmek, nous explique comment la technologie va aider les marques à identifier le consommateur au profil idéal ainsi que  le contenu et le contexte parfaits pour diffuser les messages marketing les plus pertinents.

    Combien de fois avez-vous consulté votre téléphone aujourd’hui ? Vous avez reçu des notifications sur LinkedIn ? Quelqu’un a publié une vidéo intéressante ? Et il y en a certainement d’autres à regarder dans la même catégorie… Il suffit de faire un tour sur Google pour les trouver. Peut-être avez-vous déjà reçu de nouveaux messages ?

    Vous avez saisi le problème. Notre capacité d’attention est actuellement mise à rude épreuve. En effet, la possibilité d’accéder à tout moment à un grand nombre d’information via différents appareils, fait qu’il n’a jamais été aussi facile de nous laisser distraire ou déborder. Comme si cela ne suffisait pas, nos appareils et applications sont conçus pour attirer notre attention, nous abreuvant de notifications dans l’espoir de nous rendre dépendants.

    Le déficit d’attention, un problème de longue date 

    Donner du sens au marketing par l’interprétation psychologique afin de toucher le consommateur, n’a rien de nouveau. En 1895, on pouvait déjà  lire dans la revue publicitaire spécialisée Printers’ Ink : « Lorsque nous atteindrons un stade un peu plus avancé, les publicitaires étudieront la psychologie à l’instar des enseignants. Car, aussi éloignées qu’elles puissent paraître, ces deux professions poursuivent un même objectif : influencer l’esprit humain. » Les questions fondamentales seront toujours les mêmes : qu’est-ce qui pousse un client à acheter quelque chose qu’il a vu dans une publicité, et comment est-ce qu’une marque peut l’orienter vers le parcours classique : ‘ attention, intérêt, intention, achat ? ‘

    La réponse à cette question ? La pertinence et la personnalisation. Mais avec toutes les bannières pop-ups, les vidéos virales de 60 secondes et autres notifications, l’attention du consommateur n’a jamais été aussi sollicitée. Les marques tentent de faire entendre leur voix alors même que ce dernier est sur-exposé aux messages publicitaires. Les spécialistes du secteur estiment qu’un individu est désormaisexposé à environ 5.000 publicités par jour. Par conséquent, comment votre marque peut-elle toucher le consommateur dans cette nouvelle ère de l’« économie de l’attention »

    Le bon message, au bon endroit et au bon moment

    Pour être regardés et lus, les contenus proposés doivent être pertinents et nous être adressés au moment opportun. À ceci près qu’aujourd’hui, les marques ont la possibilité de diffuser des publicités au consommateur avec une grande précision, en choisissant la bonne création et le bon contexte, de façon à engager ce dernier.

    Aujourd’hui il n’y a plus de place pour la publicité intrusive, d’après une étude, 91 % des consommateurs se disent davantage exaspérés par les publicités aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a deux ans. Or, nous disposons des technologies pour nous assurer que les messages soient pertinents, ou du moins acceptables, plutôt qu’intrusifs ou tout simplement ignorés. Les publicités devraient être perçues comme une discrète incitation à agir et – plus important encore pour les professionnels du marketing – démontrer une connaissance approfondie du consommateur et de ses goûts. Une publicité pour des billets de matchs de football, si elle est diffusée au bon moment et dans la bonne zone géographique, est susceptible d’entraîner un achat. La même publicité diffusée à un amateur de cyclisme, de surf ou de mots croisés a toutes les chances de tomber à l’eau, surtout si la personne est dans le train pour un week-end à la campagne !

    Techniquement parlant

    L’intelligence artificielle simplifie cette approche basée sur la pertinence et la personnalisation, la rend plus immédiate et plus rentable, en offrant la capacité de diffuser la publicité au moment opportun et à grande échelle. Fini les approximations,  nous pouvons désormais combiner les first-party data et les third-party data afin d’identifier les individus qui seront intéressés par nos produits et services. De même, les plateformes en self-service disposent d’un module DCO, qui propose de nombreux formats et tailles de publicités compatibles avec tous les principaux types de device, le tout sans la moindre intervention humaine. Le processus d’optimisation des créas dynamiques identifie le produit le plus enclin à plaire, l’adapte au bon format et délivre celle-ci au bon moment et au bon utilisateur. Et il répète cette opération des milliers de fois, à chaque seconde.

    Un temps d’avance

    Alors que les méthodes traditionnelles peinent à capter l’attention du consommateur, l’IA permet aux annonceurs de se concentrer davantage sur l’intention d’achat, ce qui entraine un gain de temps pour ces derniers dans le cycle long et complexe qui mène le consommateur à l’acte d’achat.

    L’économie de l’attention restera à l’ordre du jour. Ce qui est sûr, c’est que l’attention des consommateurs continuera à diminuer. Mais la technologie, qui souvent distrait les consommateurs, devrait également  sauver l’industrie publicitaire. Si les ressorts psychologiques derrière la publicité ne changent pas, la technologie, elle, a énormément évolué. Grâce à l’IA, l’activation des données, l’achat média et l’optimisation créative offrent aux annonceurs et aux consommateurs précisément ce qu’ils souhaitent. Il est temps pour les professionnels du marketing d’en prendre bonne note.

  • Les 7 priorités du marketing d’influence B2C

    Les 7 priorités du marketing d’influence B2C

    Un eBOOK proposé par Traackr

    Personne n’avait réellement anticipé l’ampleur qu’allait prendre le marketing d’influence, en particulier dans le secteur de la beauté. Afin d’aider les organisations à réfléchir les évolutions à venir de leurs programmes d’influence, Traackr et Talk PR ont combiné leurs forces pour analyser les pratiques du marketing d’influence dans le monde, en utilisant ce secteur précurseur comme modèle pour la communauté B2C.
    S’appuyant sur l’analyse de 1 000 influenceurs beauté dans le monde ces deux dernières années et des entretiens avec des représentants de marques et d’agences, et des influenceurs de renom, le rapport comprend :

    • 60 pages d’insights générés grâce à l’analyse des stratégies d’influence les plus et moins performantes
    • Les clés pour repenser la compensation influenceur et standardiser les KPI des programmes d’influence
    • La contribution de professionnels du marketing d’influence expérimentés travaillant pour Sephora, L’Oréal, Ardell et d’autres
    • Et bien plus encore

  • Les Big Boss Winter 2017 : busines as it should be

    Les Big Boss Winter 2017 :
    un vent de nouveautés

    Nouveau logo, nouvelle identité visuelle, nouveau business model…
    Un vent de
     nouveautés souffle sur les BigBoss ! 
Mais la recette du succès ne change pas. Convivialité et business sont toujours au rendez-vous pour cette édition Winter 2017.
    Retour sur les temps forts de cette édition qui s’est déroulée du 1er au 3 décembre à Val Thorens. 

    « Je disrupte les événements ! » déclare fièrement Hervé Bloch fondateur des Big Boss. Face aux grands organisateurs, les Big Boss c’est un peu le combat de David contre Goliath. Et pourtant, Les Big Boss ont su s’imposer sur un marché où les événements sont pléthores. « Nous cultivons nos différences : le speed dating, notre algorithme pour des rendez-vous one to one ultra personnalisé et une organisation hors pair ».

    Le speed dating : Temps fort de l’événement 

    Cette année, le dating, c’est 4900 rendez-vous entre les marques et les prestataires.
    « Nous appliquons une règle : sur les 350 personnes présentes, nous devons avoir au moins 60% d’annonceurs, et un maximum de 40% de prestataires. Si on inverse, cela ne marche pas » explique Hervé Bloch. L’idée : cinq minutes pour convaincre : c’est le temps dont jouissent les prestataires. « Court, mais suffisant pour marquer des points » poursuit Hervé. A la suite de cet entretien éclair, sur l’application de l’événement, les annonceurs accordent une couleur à chacun : « vert » pour « très intéressé », à « rouge » pour « pas du tout séduit ».

    Pour organiser les 4900 rendez-vous avec 350 Big Boss et les 100 prestataires, Hervé Bloch utilise un algorithme basé sur l’intelligence artificielle.  » Notre objectif est d’obtenir des rendez-vous ultra personnalisés en fonction de la problématique des clients ». Pour Nelly Brossard, Directrice marketing et digital à la MAIF, « c’est l’occasion de se challenger et de challenger les prestataires. Face à une problématique chacun apporte sa solution pas forcément concurrente, souvent complémentaire. »

    Un business model fondé sur l’abonnement

    C’est une première dans le milieu de l’événementiel, proposer aux prestataires des événements par abonnement. Pour un budget de 2000 à 8000 €/mois, le prestataire obtient des points : des Lynx. Plus son engagement est fort, moins il paiera pour son prochain événement. L’argument budgétaire plaît. Ils seront 90/ 100 à réitérer leur engagement aux Big Boss. « L’argument budgétaire est important mais la transparence en donnant accès à tous les contacts est aussi un argument de taille » ajoute Hervé.

    Privilégier aussi le fun !

    Difficile de parler des Big Boss sans évoquer le côté ludique et festif de l’événement.
     » Beaucoup de clients se sont fait des amis. Il ne faut pas sous estimer cet aspect. La plupart des deals se font hors contexte en partageant un remonte pentes ou la piscine. Tu n’es plus un un grand patron mais une personne en quête de d’échanges. »

    En quatre ans, plus de 41 millions de contrats ont été signés…


    Insights Big Boss Winter 2017

     

    Caroline FLAISSIER
    CDO / TOTAL 

     

     

    Samuel BAROUKH
    Head of business / CDO Nestlé

     

     

    Caroline PUECHOULTRES
    Directrice Marketing Stratégique /Intermarché

     

    Nelly BROSSARD 
    Directrice Marketing et Digital / MAIF

     

  • Comment lancer une campagne marketing d’influence performante ?

    La ressource ultime pour le marketing d’influence

    par Mention 

    Le marketing d’influence n’est plus seulement un terme tendance. En réalité, les marques dépensent des milliards de dollars dans ce domaine, et les campagnes d’influence génèrent 11 fois plus de retour sur investissement que les canaux traditionnels de marketing digital.

    Mais voici la question qui vous importe plutôt : par où commencer ?

    Nous avons collaboré avec 5 sociétés spécialisées dans le marketing d’influence pour créer une page de ressources, en anglais, qui se nomme : The Influencer Marketing Stack.

    Vous trouverez des ressources exclusives et entièrement gratuites de Mention, Buzzstream, Bitly, The Shelf, Later, et Shane Barker – pour lancer une campagne de marketing d’influence performante.

     

  • Intelligence artificielle, Data Driven, Strategies d’influence…RDV à Cannes #CRMMmeetings

    Intelligence artificielle, Data Driven, Strategies d’influence…RDV à Cannes #CRMMmeetings

    Le 8 novembre prochain à Cannes débutera la nouvelle édition des Customer Relationship & Marketing Meetings 2017 organisée par le groupe WeYou. Cette manifestation qui dure deux journées est dédiée aux professionnels de la relation et de la connaissance client, des études et du marketing digital. Elle a pour objectif de favoriser les rencontres professionnelles entre Top Décideurs (annonceurs et dirigeants) et Exposants par le biais de rendez-vous pré-organisés et qualifiés en amont de l’événement dans un lieu d’exception (le palais des festivals de Cannes).

    A ces rendez-vous d’affaires s’ajoute une série de conférences thématiques que j’aurai le plaisir de co-animer avec Thierry Spencer, auteur du blog Le sens du client .
    Le programme de cette année comporte trois thématiques  : l’Intelligence artificielle, le Data-driven au cœur des grandes mutations et les Stratégies d’influence sociale et digitale, nouveaux usages et bonnes pratiques.

    TEMPS FORTS

    Intelligence Artificielle : comment construire une expérience client renouvelée ?
    Mercredi 8 novembre 9h00-10h30

    Les marques se doivent de comprendre les attentes individuelles des consommateurs et d’orchestrer des milliers de contenus personnalisés pour proposer une expérience client pertinente. Pour construire cette expérience, l’Intelligence artificielle enrichit et bouleverse le marketing et la relation client.
    Comment exploiter la data efficacement avec des algorithmes pour déceler les motivations de conversion des consommateurs ? Comment produire de nombreux contenus et messages totalement personnalisés en s’appuyant sur des mécaniques algorithmiques ?
    Comment proposer des parcours client scénarisés et optimisés en temps réel grâce à l’intelligence artificielle ?

    Keynote de Stéphane Mallard suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    • Stéphane MALLARD Evangéliste Digital BLU AGE
    • François LAXALT Senior Marketing Director TINYCLUES
    • Raquel GARCIA PERONA Marketing manager SUEZ
    • Olivier ONDET SVP lot & Analytics ORANGE BUSINESS SERVICE

    Le data-driven au cœur des grandes mutations du marketing et de la relation client
    Mercredi 8 novembre 18h00-19h30

    Keynote de Gilles Babinet suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    Les marques ont besoin de fluidité, d’adaptabilité, de réactivité. Si l’on convient que le client est tout sauf figé, la marque doit nécessairement être, elle aussi, mobile et réactive.
    Etre « data-driven », c’est fournir les moyens, par les données toujours plus nombreuses, de bien connaître sa cible et son environnement. Etre « data-driven », c’est pouvoir tracer et entrer en relation avec les individus tout au long de leur parcours, qu’ils soient connus comme des « consommateurs » pas toujours identifiés ou comme des « clients » proches de l’entreprise.
    Comment devient-on une entreprise pilotée par la donnée pour prendre des décisions pertinentes et éclairées ?
    Comment encourager l’expérimentation ? Comment adapter la gouvernance ?
    Des professionnels partageront leurs retours d’expériences et les pistes d’action.

    • Gilles BABINET Digital champion de la France auprès de LA COMMISSION EUROPÉENNE, responsable des enjeux de l’économie numérique et chargée de promouvoir les avantages d’une société numérique en France
    • Sébastien BOUCHER Directeur Digital HAVAS VOYAGES
    • Matthieu RUAULT Directeur Solutions marketing digital & Smart data VOYAGES-SNCF.COM
    • Thibault LAGORCE Directeur Général NP6 CONSULTING


    Stratégies d’influence sociale et digitale : nouveaux usages et bonnes pratiques
    Jeudi 9 novembre 9h30-11h00

    La communication par les canaux publicitaires traditionnels n’est plus seule à solliciter et influencer les clients. Aujourd’hui, les clients se tournent plutôt vers leurs amis, leurs abonnés, ou même les personnalités et célébrités sur Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Snapchat, Pinterest et autres plateformes avant de décider d’acheter. Plus que jamais, il semble essentiel pour une marque de ne pas uniquement délivrer un message mais d’inciter ses utilisateurs à faire vivre ce message. Les marketeurs et responsables de la relation client ne peuvent donc plus ignorer le potentiel de ces « influenceurs », ceux qui créent et génèrent de vraies conversations en ligne à propos d’une marque ou même d’une idée.
    L’Influencer Engagement » ou Earned Media séduit de plus en plus les entreprises. Qui sont les influenceurs ? Comment les entreprises s’y prennent elles pour les gérer ? Quels sont leurs conseils et les pièges à éviter ?

    Keynote de Fréderic Cavazza suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    • Frédéric CAVAZZA Marketing Influenceur
    • Jérémie CLÉVY PDG MELTYGROUP
    • Patrice HILLAIRE Directeur Médias Sociaux LA POSTE
    • Johanna GALLOU Influenceuse