Étiquette : industrie

  • Quand industriels et distributeurs sont amenés à repenser leur manière de collaborer

    Transformation digitale :
    Comment industriels et distributeurs échangeront-ils dans 10 ans ?

    Par Noémie Régnier,Assistante Marketing Opérationnel, Lascom

    Transformation digitale, transformation numérique ou encore transformation informatique, sont des termes que nous entendons et utilisons beaucoup ces dernières années. Aujourd’hui comme nous le montrent les dernières études, les dirigeants commencent à prendre conscience de l’importance du digital au sein de leur société. 75,6% des entreprises prévoient ainsi d’investir dans leur transformation numérique au cours des deux prochaines années.[1]

    La transformation digitale : une nouvelle approche consommateur !

    A l’ère de la digitalisation, les industriels et les distributeurs du monde alimentaire sont amenés à repenser leur manière de collaborer. Jusqu’à présent, la grande majorité des industriels se trouvaient dans une position de dépendance vis-à-vis des distributeurs. Avec l’ascension de la transformation numérique, les fournisseurs ont de nouvelles perspectives grâce à l’ouverture de nouveaux canaux tels que l’e-commerce, ou encore avec l’essor des réseaux sociaux qui leur permettent d’être plus proche des consommateurs finaux. Ainsi, en ne pensant plus simplement « produit » mais en pensant « consommateur », les industriels ont de réelles cartes à jouer grâce à la digitalisation.

    Vers un rééquilibrage des échanges entre industriels et distributeurs.

    Mais cette nouvelle approche tend à inverser la tendance des échanges et tant à évoluer vers un rééquilibrage entre industriel et distributeur. C’est une mini-révolution qui se produit aujourd’hui dans ce rapport entre industriels et distributeurs.

    Les industriels ont de plus en plus de valeur à apporter aux distributeurs de par leur connaissance des clients. Les distributeurs se retrouvent alors confrontés à des industriels qui connaissent l’état de leurs consommateurs. Avec le digital, la donne change et certaines entreprises l’ont déjà bien compris en adoptant de nouveaux usages tels que la digitalisation de leur catalogue produit ou encore en adoptant de nouveaux modes de distribution.

    Les enjeux du marché alimentaire : des changements qui impactent clairement les échanges entre distributeurs et industriels.

    Nombreux sont les enjeux du marché :

    • La complexité réglementaire
    • La sécurité alimentaire
    • L’information consommateur
    • Les réseaux sociaux
    • L’implication du consommateur partout, tout le temps
    • La rotation du portefeuille
    • L’internationalisation…

     Face à ces enjeux globaux pour tous, l’ensemble de la chaîne doit être continue dans le trio Consommateur-Industriel-Distributeur. Jusqu’à présent chacun réagissait dans son pré carré et au sein de la chaine on multipliait les réponses cloisonnées à des problèmes vus comme séparés. Mais avec le digital, c’en est fini des automations séparées.

    C’est un fait : la mise en place d’un outil collaboratif est aujourd’hui une préoccupation largement répandue chez les distributeurs et les industriels. Il n’y a plus un seul dépositaire du savoir-faire, et c’est globalement et dans la continuité qu’il faut voir les choses.

    Vers un hub collaboratif pour une chaîne d’innovation globale

    L’EDI (Échange de Données Informatisé) est historiquement l’une des premières réponses à cette démarche. Cependant aujourd’hui cette solution est une réponse limitée à quelques problèmes circonscrits, comme la transaction de facture ou la logistique.

    Depuis quelques années des outils de collaboration se mettent en place comme la gestion des appels d’offres ou encore le portail fournisseur permettant aux industriels et aux distributeurs d’échanger et de partager de la donnée de manière collaborative.

    Aujourd’hui ce n’est plus simplement de la donnée dématérialisée dont ont besoin les entreprises mais d’une « marketplace » collaborative et globale pour échanger. Un espace où l’on pourra proposer des services (veille réglementaire, espace de négociation, gestion des services de crise) et dans lequel tous les acteurs de ce secteur pourront échanger.

  • #Session Rattrapage – Conférence Disruption Nationale du 13 juin

    Conférence de Paris sur le numérique

    La Conférence de Paris sur le Numérique s’installait pour la première fois au Palais Brongniart ce lundi 13 juin. Au programme, un panorama des disruptions à l’œuvre dans l’économie française. Mobilités, santé, territoires, cosmétique, ou comment les grands secteurs subissent la disruption ou s’en emparent ? Et aussi l’exposé de sociétés numériques qui prennent en charge les révolutions à venir, notamment celle de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle…

    Mobilités : autonomes et sans coutures
    Avec OuiCar, BlablaCar ou XYT, c’est la personnalisation qui était à l’honneur. Fabriquer sa voiture, la louer, la partager, la voiture passe du statut de propriété de masse à celui de service personnalisé, sous le signe de l’économie de fonctionnalité. Quand on lui demande à quoi ressemblera la voiture dans 10 ans, Frédéric Mazella répond simplement « elle sera moins vide » (aujourd’hui 97% du temps d’usage d’une voiture est réalisé avec une seule personne à bord). Pour Renault, le véhicule autonome est inévitable, comme les énergies renouvelables. Mais François Pistre n’oppose pas économie de propriété et de fonctionnalité, la preuve, alors que le co- voiturage et l’auto-partage se développent rapidement, on n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde, notamment en France et en Europe qu’en 2015 ! Côté train, la SNCF a conduit en 18 mois un ambitieux plan de digitalisation piloté par Emmanuelle Turlotte, avec en ligne de mire une connectivité permanente, des services toujours plus fluides et à moyen terme l’ambition de faire de la SNCF une entreprise-plateforme, facilitant la mobilité en « porte-à-porte ».

    Cosmétique française, ou la beauté connectée
    La Cosmetic Valley et Chartres métropole ont candidaté pour créer un réseau thématique French Tech autour de la beauté. Réponse avant fin juin… Leur conviction vient des startups. Près de 150 startups, réparties sur tout le territoire national, travaillent dans ce domaine et peuvent permettre à l’ensemble de la filière de maintenir ses positions de leader mondial (la cosmétique est la deuxième filière exportatrice française avec 13 milliards d’euros d’excédent commercial). Au sein de ce réseau, les startups cosméto-digitales seront accélérées et parrainées par les industriels, et se verront ouvrir des marchés internationaux où la France domine les débats.

    Les nouvelles industries et l’Internet de objets
    Alain Ferrasse-Palé, Président de Nokia France, est venu présenter la feuille de route de Nokia France, 3 mois après le rachat effectif d’Alcatel Lucent. Nokia se positionne au cœur du socle numérique de l’industrie du futur, tous les process industriels sont optimisés par le Numérique, logiciels, réseaux, internet des objets. Un point développé lors de la table-ronde organisée par l’AFNUM et réunissant M20 City, Visiomed, Parrot et Sigfox. En 2020 on estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés actifs dans le monde. Ils rendront des services inédits, adossés à des réseaux de nouvelle génération. Pour Thomas Nicholls de Sigfox « la question des standards est un faux problème, nous sommes présents en couverture totale dans 20 pays déjà, il faut avancer vite et tenir la promesse… » Les objets connectés se déploient partout et le mix technologique cher à Nokia doit leur permettre communiquer partout et sans frontières.

    Cet ultra-déploiement du numérique pose la question de son empreinte environnementale. Un sujet pris à bras le corps par le SFIB qui développe le volet « économie circulaire de la filière. Sylvie Thomas a révélé avec franchise que le Numérique produisait 5% des gaz à effet de serre. Mais elle pose la question : « combien de tonnes de GES le Numérique permet-il chaque jour d’économiser ? » Les industries qui sont devenues plus propres grâce au digital n’ont pas encore évalué cet apport à leur RSE… Recyclage, ré-emploi, ré-utilisation, Lexmark ou HP entre autres intègrent jusqu’à 50% de matière recyclé dans leurs appareils et la filière D3E a collecté 600.000 tonnes de déchets en 2015. Encourageant, et encore d’importantes marges de progrès.

    Les territoires 2.0
    Avec Nathalie Dirand, de Covage, l’impact des réseaux sur les territoires a été affirmé. Création d’emplois directs et indirects, attractivité, compétitivité… Les élus locaux savent pourquoi ils déploient des réseaux à présent. C’est le credo de Laure de la Raudière, Député d’Eure-et-Loir, un Département qui s’est donné une feuille de route 2020 dont la colonne vertébrale est le numérique : formation, agriculture, réseaux, entrepreneuriat , médiation numérique et services publics transforment radicalement les opportunités d’un territoire rural situé à 1 heure de Paris. Opportunités illustrées par Eric Charpentier, fondateur de Morning (ex-Payname), une société de la « néo-banque » de 50 salariés qui a installé son campus à Saint Elix le Château, à 50 km de Toulouse dont elle a quitté le centre-ville il y a quelques semaines. Un projet ancré dans la ruralité pour un campus à la Google. « Au début on n’avait pas la fibre sur ce territoire, alors on l’a installé », témoigne Eric Charpentier, autonomie encore…

    Santé collective
    La bascule promise du curatif au préventif tarde à se concrétiser selon Henri Isaac. Pourtant, le numérique, les datas et les capteurs permettraient de repenser totalement notre philosophie de la santé, qui reste encore une économie de la maladie. Ghislaine Alajouanine, auteure de « Enthousiasmez-vous ! » et membre du conseil d’administration de Visiomed, est optimiste : « le vieillissement de la population est une opportunité majeure, le marché du homecare pèsera 500 milliards d’euros ! » mais génèrera aussi des économies considérables pour un système de santé encore trop centré autour de l’hôpital. Parallèlement, les patients s’organisent autour de plateformes telles que Carenity, et les professionnels de santé autour de réseaux comme Eppocrate, créé par le Dr Cécile Monteil, qui constitue une forum ouvert autour de l’innovation et de la santé. L’effet numérique, porteur de disruption, est une fois encore la force de la « multitude » et sa capacité à s’auto-organiser…

    http://www.laconferencedeparis.com/sante-la-revolution-preventive/

     

    Changer le travail
    Avec Switch Collective et Remix Coworking, le travail change radicalement de visage. Penser son projet, trouver les clés d’un chemin personnel et unique, se mélanger avec des profils totalement différent… le travail devient histoire personnelle et collective en s’appuyant sur les mécanismes de la sérendipité : trouver ce que l’on cherchait vraiment en cherchant autre chose, tout l’esprit du Numérique ! Quand de son côté Antoine Jouteau s’empare du marché des offres d’emploi en proximité avec déjà 300.000 offres publiées ! Pour Marine Aubin, Co- Présidente de Girlz in Web, c’est, au-delà du travail, la manière même de faire société qui est en train de changer.

    http://www.laconferencedeparis.com/disruption-du-travail/

    https://www.youtube.com/watch?v=dT1h6BNjpyY

    Banque-disruption
    Côté finances, selon Alain Clot, président de la Fintech, la première disruption était l’émergence de la finance participative (notamment Kickstarter implanté en France par Axelle Tessandier) avec des réussites comme Leetchi, présentée par Céline Lazorthes. Mais un deuxième mouvement se dessine, qui vise le perfectionnement- même des institutions bancaires, désormais prêtes à l’open-innovation. Crédit Mutuel Arkéa a racheté Leetchi mais sans toucher un cheveu du projet et de sa philosophie… Un mouvement incarné par Fundvisory qui doit permettre, toujours en partant de l’amélioration de l’expérience-utilisateur, de piloter et gérer en toute transparence ses portefeuilles d’investissement, avec l’aide du « robot-advisor », la puissance de l’intelligence artificielle au service de la rentabilité et de la lisibilité…

    http://www.laconferencedeparis.com/qui-fera-sauter-la-banque/

    L’Afrique à l’honneur
    La Conférence de Paris a eu l’honneur d’accueillir le Président de Digital Africa, Evans Woherem. Digital Africa est une association qui fédère les acteurs du numérique africain, entreprises, pouvoirs publics et universitaires. Interviewé par Gilles Babinet, Digital Champion de la France à l’UE et fondateur d’Africa4Tech, le Docteur Woherem a présenté l’Afrique comme un continent à forte ambition. La moitié de la population fait désormais partie de la classe moyenne, et a une très forte appétence pour la consommation de produits et de service technologiques. L’Afrique invite l’esnemble des entreprises européennes et notamment françaises à considérer ce potentiel et à venir aider l’Afrique à réaliser son « leapfrog » (saut de grenouille) car elle ne veut pas passer par les étapes intermédiaires mais aller directement ver l’Internet of Everything. Déjà, des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud intègrent pleinement le Numérique dans leurs stratégie de développement…

    http://www.laconferencedeparis.com/afrique-continent-digital/

    Paris est magique
    Le Palais Brongniart, géré pour 30 ans par GL Events a pour mission d’être la scène numérique française. Il héberge la Fintech, l’EEMI… Mais pour son directeur Christophe Caillaud-Joos, il retrouve sa vocation première, être un lieu pour les innovateurs qui doivent présenter leurs projets, convaincre d’y investir. Avec 14.000 startups, Paris-Ile de France est le bon endroit pour cette effervescence. Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, confirme cette effervescence de projets, Futur- en-Seine mobilisera encore cette année près de 100.000 visiteurs !

    Les clés de la disruption
    Tout au long des conférences, rythmées par le sound design de DJ Laek, sont apparus trois principes de la disruption. Tout d’abord il s’agit de redonner le

    pouvoir aux utilisateurs et à la multitude. Le bottom-up devient le modèle dominant. Puis, pour les industries constituées, l’auto-disruption nécessite de penser en parallèle l’entretien de l’ancien modèle et l’accélération du prochain. Le management qui survivra sera celui qui disposera de ces deux cerveaux et les articulera dans le temps sans les opposer. Transformer la disruption en transition en somme… Enfin, refuser de subir la disruption implique de rapprocher startups et grands groupes dans des coopérations égalitaires et gagnant-gagnant. Si l’esprit startup à l’américaine est basé sur une logique d’agression (certes souvent de façade) où il s’agit d’être celui qui « tuera » les grands groupes et les rentes en place, la disruption made in France cherche à composer avec des industries historiques qui se sont mises en mouvement.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est le rendez-vous annuel de la disruption. Elle a vocation à permettre à ses publics de saisir les mouvements disruptifs induits par le développement des technologies numériques dans notre vie quotidienne, pour les transformer en opportunités économiques.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est organisée par Mon Territoire Numérique, agence également organisatrice des Etats Généraux des RIP (Deauville) de RURALITIC (Cantal) et actrice majeure du coaching de
    startups françaises dans le cadre du CES de Las Vegas via la « Mission CES ».

  • IMEDIA Brand Summit – Le futur de l’entreprise, du marketing et de l’homme…

    Le futur de l’entreprise, de l’industrie, du marketing et …de l’homme.

    IMEDIA Brand Summit, ex eMarketing One to One organisé par Comexposium, s’est déroulé du 1 er au 2 juin à Biarritz.

    Retour sur les temps forts de l’événement avec Joël De Rosnay:  scientifique,  conférencier, écrivain et surfeur et David Shing, Digital Prophet chez AOL.

     

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    9 Temps forts sur le Futur de l’Entreprise et de l’Industrie, par : Joël de Rosnay, grand vulgarisateur des sciences et des technologies qui surfe   sur les vagues du présent…

     

    A QUOI RESSEMBLERA L’ENTREPRISE EN 2030 ?

     1-L’entreprise sera transparente

    L’entreprise de demain c’est partager des valeurs : respect, générosité, l’éthique…

    Plus que jamais, l’Open sera de rigueur : plus d’entre soi ou de secrets financiers.

    Il faudra, faire confiance aux directeurs de l’intégration numérique et oublier les DSI. Vive les DIN : Direction de l’intégration numérique !

    2-L’entreprise sera libérée  

    D’ici 2030, 44 millions d’Américains travailleront en indépendants sur une base hebdomadaire régulière. L’entreprise de demain sera fluide. Pourquoi ? Parce qu’avec les technologies et le digital, les pyramides sont en train de s’aplatir. La hiérarchie n’existe pas ou peu, chacun est responsable de ses actions.

    Il ne s’agira plus d’un management centralisé ou de contrôle, mais de communication, de partage et de confiance. En ce sens, l’entreprise doit passer du rapport de force au rapport de flux. 2030, signe la fin du salariat ! Les entreprises deviennent des coopératives d’indépendants.

    3- L’entreprise sera submergée par l’infobesité et la rareté du temps

    Le risque, dans cet univers ultra connecté, c’est de ne pas réussir à se débrancher… A l’heure où nous sommes confrontés à deux contraintes : la pléthore d’informations et la rareté du temps, les burn-out font des ravages. Il devient urgent d’apprendre à gérer son temps !

    4-L’entreprise jouera collectif et sera plus féminine

    L’expression « Mon entreprise » est dépassée, on dira « notre entreprise »
    Le manager de demain saura composer le lien social, et devra apprendre à intégrer le mieux possible les travailleurs nomades et fédérer les équipes distribuées aux quatre coins du globe !Il faudra aussi miser sur les jeunes pour s’imprégner d’une culture de startup et intégrer au moins 50% de femmes aux comités exécutifs sous risque de disparaître…

    5- Les disrupteurs seront les nouvelles formes d’entreprises

    La disruption, est une révolution mais elle est aussi source de partage et de personnalisation. La disruption est le passage d’une société de l’information à une société de recommandation, qui s’illustre dans toutes les entreprises « ubérisantes », à savoir les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple ) et les NATU ( Netflix, AirBnB, Tesla, Uber).

    6- GAFA et NATU sont des entreprises Etats !

    Ils constituent des fines couches qui se superposent à d’énormes systèmes de distribution (où résident les coûts) et qui s’interfacent avec une multitude de personnes (où se trouve l’argent). Ils ont le cash, la capitalisation boursière et les moyens de vendre dans le monde leurs services et leurs produits sans payer d’impôt dans les pays où ils se développent.

    7-L’entreprise face à l’intelligence artificielle

    Quelle place restera t-il à l’homme, à l’empathie, à la bienveillance, à l’humour et à la créativité face aux machines ? Il ne faut pas avoir peur de l’intelligence artificielle, le cerveau est une machine beaucoup plus sophistiquée que tout réseau d’ordinateurs actuel, et ce qu’il est possible de faire avec des algorithmes a ses propres limites.

     A quoi ressemblera l’Industrie du futur ?

     7- L’industrie du numérique s’appuiera sur un écosytème

    Prévision de la fin d’Internet : l’écosystème numérique reliera toutes les activités professionnelles (production, services, éducation, culture, économie…)

    8- Le numérique démocratise l’énergie

    La production décentralisée d’énergie va nous permettre d’entrer dans une période de démocratie énergétique, on parle d’une énergie en peer-to-peer.

    9- Le Numérique et le MUP

    L’Industrie 2.0, ou comment les TPE et PME vont fédérer les unes avec les autres, en complémentarité avec les grandes entreprises, grâce à l’impression 3D, ou « micro usine personnalisée ».

     

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    Temps forts sur les tendances du Marketing par David Shing Digital Guru chez AOL

     

     

    1-Les 4 nouveaux Piliers du marketing : Platform, Pedigree, Partnership, Performance ‪

    Au lieu des 4 P pour Price, Product, Promotion and Place

    2- Les Millennials préfèrent les contenus que la publicité

    Les marques sont confrontées à un problème majeur : la nouvelle génération fait preuve de défiance à l’égard des publicités classiques, comme l’illustre d’ailleurs la popularité des adblockers. 70% de cette audience préfère désormais lire du contenu mentionnant la marque que d’être exposée à une publicité de cette même marque.

    3- Pour toucher les Millenials les marques doivent jouer sur les relations interpersonnelles

    Les marques ont donc tout intérêt à tenter de s’inviter dans leurs relations interpersonnelles, en misant sur les applications de messagerie instantanée, comme WhatsApp, Snapchat ou encore Messenger

    4- Le futur du mobile passera par les bots

    Ces robots qui tels le Siri d’Apple ou le Cortana de Microsoft, sont appelés selon certains, à remplacer les applis.

    5- La culture du hack fait la part belle à la créativité

    Le meilleur exemple étant celui de DHL qui a utilisé ses concurrents pour livrer d’immenses colis où étaient inscrit « DHL is faster ! S i vous respectez trop les règles vous passez à côté de l’essentiel

    6- En marketing la simplicité est la plus grande sophistication …à méditer

     

    Annie Abela-Lichtner

  • Machine Dreams : les robots collaboratifs pour optimiser la production

    Quand les fabricants ne sont pas encore prêts à exploiter pleinement les technologies digitales

    Rapport Accenture Machine Dreams 

    En France, 65% des entreprises concernées mettent actuellement en place une main d’œuvre industrielle connectée. D’ici à 5 ans,19% des investissements R&D seront dédiés à cette problématique.

     Les fabricants d’équipements industriels et automobiles pourraient dépenser jusqu’à 220 milliards d’euros en recherche et développement au cours des quatre prochaines années pour créer une main d’œuvre industrielle connectée. A ce jour de nombreuses entreprises ne tirent pas pleinement parti de ces nouvelles technologies, comme l’indique un nouveau rapport d’Accenture.

    Ce rapport, intitulé « Machine Dreams : Making the Most of the Connected Industrial Workforce » s’appuie sur plus de 500 entretiens menés avec des cadres dirigeants en Asie, en Europe et aux États-Unis impliqués dans le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée au sein de leur entreprise. Le rapport y révèle que dans l’ensemble des pays concernés, les unités de production et de fabrication évoluent rapidement à mesure que les machines et l’intelligence artificielle sont de plus en plus intégrées au travail des employés, donnant ainsi naissance à une main d’œuvre industrielle connectée.

    Citée par 94 % des cadres interrogés, la création d’une main d’œuvre industrielle connectée fait d’ores et déjà partie de la stratégie d’une majorité de fabricants d’équipements industriels et automobiles. Des montants qui pourraient représenter jusqu’à 181 milliards d’euros pour les entreprises du secteur automobile, et 39 milliards d’euros pour les équipementiers industriels.

    Alors que les fabricants interrogés estiment que l’impact de la main d’œuvre connectée sera significatif, l’étude montre que les entreprises réalisant ces investissements n’en tirent pas pleinement profit. Ainsi, 85 % considèrent que leur entreprise est plutôt « suiveuse » en matière de digital, voire retardataire. En France, seules 8% des entreprises de ce secteur sont perçues comme leader.

    « Les fabricants qui investissent dans des technologies digitales pour en tirer un avantage concurrentiel dépensent deux fois plus que les entreprises retardataires en matière de main d’œuvre industrielle connectée – et elles vont continuer ainsi au cours des cinq prochaines années » explique Eric Schaeffer, Directeur Pratiques Industrielles au sein d’Accenture. « Nous constatons également que les entreprises retardataires manquent de la confiance nécessaire pour intégrer les technologies capables de créer une main d’œuvre industrielle connectée, et cela menace directement leur compétitivité. »

    La grande majorité des personnes interrogées (85 %) souhaite que les technologies puissent permettre de donner naissance à une main d’œuvre plus efficace associant le personnel de l’entreprise à des machines collaboratives et autonomes, contre uniquement l’humain actuellement. Un grand nombre des entreprises sondées indiquent qu’elles concentrent leurs investissements sur l’amélioration de l’efficacité de leur main d’œuvre.

    Accenture

    Parallèlement, de nombreux cadres ont affirmé redoubler d’efforts en matière de sécurité des données. Ils précisent investir d’ores et déjà de façon importante dans leurs infrastructures informatiques pour garantir la sécurité de leur main d’œuvre connectée. Ainsi, parmi les personnes interrogées estimant ouvrir la voie du travailleur industriel connecté, 89 % ont déjà commencé à engager des profils permettant d’obtenir les compétences nécessaires pour palier à d’éventuelles lacunes sécuritaires.

    Le secteur automobile pourrait montrer la voie

    Parmi les personnes sondées qui cherchent à utiliser la technologie pour améliorer la productivité, les fabricants et les fournisseurs du secteur automobile sont ceux qui montrent le plus d’intérêt pour les robots collaboratifs, les véhicules autonomes guidés et les appareils de réalité augmentée.

    « Tandis que les cobots accomplissent de plus en plus de tâches spécialisées, les fabricants qui investissent dans le digital pour en tirer un avantage concurrentiel sont en train de déployer un nouveau modèle de fabrication centré sur la relation humain-machine. » ajoute Eric Schaeffer.

    Enfin, le rapport montre les disparités qui peuvent exister dans différents pays concernant les investissements réalisés en recherche et développement dans les technologies de main d’œuvre connectée. Les cadres américains sont ceux qui s’attendent à réaliser les investissements les plus conséquents (40 % de leurs dépenses en recherche et développement), suivis par les Chinois (23 %), les Allemands (20 %), les Français (19 %) et les Japonais (17 %).

    À propos de cette étude : Accenture a interrogé 512 professionnels d’entreprises chinoises, françaises, allemandes, japonaises et américaines. Tous ces professionnels sont impliqués dans la stratégie de leur entreprise concernant le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée. L’échantillon comprend des directeurs d’usine, des directeurs d’ingénierie et de recherche et développement, des managers opérationnels et des ressources humaines, ainsi que des cadres dirigeants. Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans le secteur des équipements industriels, un quart dans les équipements automobiles et un quart dans les équipements de construction. Les entretiens ont été menés en décembre 2015.

     

  • Comment repenser la chaine de valeur ?

    Une étude sur les biens de consommation et la vente au détail réalisée par le Consumer Goods Forum et Capgemini révèle que la chaîne de valeur doit être repensée

    Le Consumer Goods Forum (CGF) et Capgemini publient aujourd’hui les résultats de leur étude « Rethinking the Value Chain: New Realities in Collaborative Business » (Repenser la chaîne de valeur : les nouvelles réalités du modèle collaboratif). L’étude analyse les tendances à venir dans le secteur de la vente au détail et des biens de consommation et conclut que leur approche traditionnelle de la chaîne de valeur est désormais obsolète. Afin d’assurer une croissance sur le long terme, elle propose d’adopter une approche métier reposant sur un « réseau de valeur ». Cette étude a été présentée pendant le Conseil d’Administration du CGF qui s’est tenu à Amsterdam, en présence de Muhtar Kent, président et PDG de The Coca-Cola Company, et Motoya Okada, président et PDG du groupe AEON Co., LTD, qui ont initié le projet au niveau du Conseil et qui parrainent le programme « End-to-End Value Chain & Standards Pillar» lancé par le CGF.

    Cette étude ouvre de nouvelles perspectives qui concernent l’ensemble des acteurs de l’industrie, fabricants comme revendeurs. La chaîne de valeur ne doit plus être pensée de manière linéaire (structure linéaire et séquentielle du fournisseur au fabricant), mais selon une organisation en réseau centrée sur le consommateur, offrant ainsi une multiplicité de canaux et d’interfaces dans l’ensemble des processus et activités commerciales à valeur ajoutée. Au final, ce sont les décisions du consommateur qui impactent directement le « réseau de valeur », et auxquelles l’industrie répond – plutôt que l’inverse.

    Muhtar Kent souligne : « Aujourd’hui le pouvoir du consommateur n’a jamais été aussi important. Il a accès à un nombre croissant de media sociaux et canaux digitaux s’il veut partager largement ses opinions et inquiétudes. Ses attentes ne cessent de croître et les marchés se transforment rapidement ; dans ce contexte, nous devons nous poser la question cruciale : face aux défis sans précédent qui nous attendent, comment pouvons-nous transformer notre industrie tout en gardant à l’esprit le bénéfice du consommateur ? Cette étude, initiée par le Consumer Goods Forum, donne des pistes essentielles pour anticiper et aborder ces changements profonds. »

    Motoya Okada ajoute : « Les membres du Consumer Goods Forum et les acteurs du secteur doivent travailler main dans la main pour améliorer l’expérience consommateur sur le long terme. Ce rapport met en lumière les nouvelles possibilités que nous nous devons d’exploiter si nous souhaitons mieux répondre aux attentes des consommateurs tout en respectant nos engagements de valeur et de confiance. Pour ce faire, il est essentiel de repenser la manière dont nous collaborons. Le monde change : il est temps pour nous de faire de même. »

    Cette étude est le fruit d’un travail poussé et d’interviews d’experts et de leaders d’opinion du secteur des produits de consommation et de la vente au détail. Les résultats soulignent la nécessité d’une transformation radicale en matière de collaboration avec les différents acteurs de la chaîne de valeur.

    L’étude met en évidence trois aspects stratégiques offrant un retour sur investissement potentiel élevé et sur lesquels les acteurs de l’industrie doivent se pencher :

    L’engagement des consommateurs. Il est essentiel d’établir une relation de confiance en instaurant un vrai dialogue avec les consommateurs. L’industrie doit tenir une ligne de conduite responsable sur le sujet du partage des données de façon à donner de la valeur ajoutée au service rendu en échange. Les acteurs du secteur devront donc adopter des règles communes claires qui favoriseront l’engagement des consommateurs.

    Transparence. Les consommateurs doivent pouvoir accéder aux informations relatives à la traçabilité, à la composition et à la provenance des produits : les entreprises doivent leur fournir des informations sur la sécurité, les contenus et l’empreinte environnementale et sociale, tout en améliorant leur efficacité opérationnelle. Les audits de traçabilité traditionnels ne suffisent plus : il est donc nécessaire de transformer progressivement l’approche collaborative liée à la définition, à la qualité et au partage des données produit.

    La logistique du « dernier kilomètre ». L’hypothèse selon laquelle la distribution vers les magasins et consommateurs est un secteur dans lequel chaque opérateur agit indépendamment l’un de l’autre doit être revue. Les entreprises pourraient par exemple travailler de concert pour améliorer la vitesse et l’efficacité, mais également réduire leur empreinte environnementale. Ce nouveau modèle devrait reposer sur un réseau de partenariats. Pour exploiter pleinement ces possibilités, il est essentiel que les acteurs du secteur s’appuient sur des technologies flexibles et des processus interopérables tout en favorisant le développement de cultures d’entreprise plus ouvertes.

    Peter Freedman, gérant du Consumer Goods Forum précise : « Nous cherchons constamment de nouveaux moyens d’améliorer jl’efficacité métier et la confiance des consommateurs. Cette étude met l’accent sur l’importance de prendre en compte ces deux axes de travail. Elle vient renforcer la majeure partie de notre agenda et nous challenge pour la mise en place encore plus rapide d’une approche collaborative. »

    Ted Levine, responsable mondial du secteur Consommation et Grande Distribution chez Capgemini, ajoute :

    « Dans ce secteur, il est essentiel d’acquérir des technologies modulaires clé en main pour les applications métier et les services Big Data, afin de réduire les délais de commercialisation tout en encourageant l’innovation. Chez Capgemini, nous sommes convaincus que les entreprises du secteur des biens de consommation et de la vente au détail doivent mettre en place des chaînes d’approvisionnement orientées client. Elles bénéficieront ainsi de réseaux de valeur de bout en bout qui optimiseront la localisation sur tous les canaux et fourniront une visibilité et des informations pour améliorer la vitesse et favoriser l’innovation, le tout en respectant les attentes des consommateurs connectés. »