Création de contenu : une industrie qui crée de la valeur, des carrières… et des emplois
Selon Adham Hassan Expert Creator Economy
Pendant longtemps, la création de contenu a été perçue comme une activité marginale, presque opportuniste. Un terrain de jeu réservé à quelques figures visibles, souvent réduites au mot « influenceur ». Cette vision est dépassée. Aujourd’hui, la création de contenu est une industrie à part entière. Une industrie qui crée de la valeur, des carrières… et des emplois. Beaucoup plus qu’on ne le croit.
Le mythe du créateur solitaire
On continue d’entretenir l’image du créateur seul face à sa caméra, porté par son talent et l’algorithme. La réalité est tout autre. Derrière chaque créateur qui dure, il y a une organisation : des auteurs, des monteurs, des personnes en charge de la diffusion, de la coordination, parfois de la gestion administrative ou juridique. Le créateur ne « publie » plus. Il produit, structure, décide. Ce passage d’un modèle artisanal à un modèle organisé est aujourd’hui le vrai facteur de réussite. Ceux qui structurent avancent. Les autres s’épuisent.
Pourquoi le format long est redevenu central
Le format long est en train de reprendre une place centrale dans l’écosystème du contenu. Non pas par nostalgie, mais par efficacité. Le format long permet de développer une pensée, d’installer une relation, de créer de la confiance. Il donne de l’épaisseur à un discours. Et dans un environnement saturé, cette profondeur devient un avantage décisif. On observe d’ailleurs une tendance très nette : le contenu long est de plus en plus consommé sur les téléviseurs. Il remplace progressivement la télévision classique pour toute une génération. Ce n’est pas un détail. C’est un changement culturel.
Le format court n’est pas une fin en soi
Contrairement à une idée répandue, le format court n’oppose pas le format long. Il le complète. Le contenu court est un formidable outil de diffusion. Il permet de toucher large, d’éveiller la curiosité, puis de rediriger vers un contenu plus structurant. Utilisé ainsi, il devient un levier puissant. C’est particulièrement vrai pour les podcasts et les vidéos longues : un seul tournage peut générer des dizaines de formats courts, sans effort supplémentaire. La régularité n’est alors plus un problème, mais une conséquence logique.
L’erreur que je vois le plus souvent chez les entrepreneurs
Chez les entrepreneurs qui se lancent dans la création de contenu avec un objectif professionnel, une erreur revient sans cesse : vouloir déléguer trop tôt.
> Déléguer le montage ou la technique est rarement un problème.
> Déléguer le fond, en revanche, en est un.
Le message, les idées, la compréhension fine de son marché ne se sous-traitent pas au départ. Embaucher quelqu’un pour « faire fonctionner » un compte sans avoir clarifié sa vision conduit presque toujours à une absence de résultats… et à beaucoup de frustration. Créer du contenu demande une implication personnelle initiale. Non pas pour tout faire seul, mais pour comprendre ce que l’on fait avant de le transmettre.
Une industrie qui apprend à s’internaliser
La création de contenu suit un cycle que d’autres industries ont déjà connu. À mesure qu’un marché mûrit, ce qui était externalisé est progressivement intégré en interne. On l’a vu avec la musique, avec les médias, et on le voit aujourd’hui avec les créateurs. Les profils les plus structurés montent leurs propres équipes. Ils reprennent la main sur la production, la diffusion, parfois même sur leurs relations commerciales. Les intermédiaires ne disparaissent pas, mais leur rôle change : ils doivent apporter une valeur claire, spécialisée, mesurable. C’est un signe de maturité, pas de fermeture.
La création de contenu comme moteur d’emplois
On parle beaucoup d’audience. Pas assez d’emplois. Pourtant, chaque créateur qui se structure génère du travail autour de lui. Chaque projet qui passe un cap fait émerger de nouveaux métiers. À grande échelle, la création de contenu n’est pas une économie de l’individu, mais une économie collective. C’est cette réalité que je veux mettre en lumière : la création de contenu n’est pas seulement un levier de visibilité. C’est un moteur économique. Et un moteur qui peut créer des milliers d’emplois durables si on lui donne les bons cadres.
Nous sortons d’une période où l’on promettait des raccourcis. L’époque qui s’ouvre est celle de la méthode. Structurer avant de déléguer. Penser long avant de diffuser court. Construire une organisation avant de chercher le volume. La création de contenu n’est plus une expérimentation marginale. C’est une industrie en train de se construire. Et comme toute industrie, elle a besoin de vision, de transmission… et de temps.
Quand l’expérience d’achat B2B s’aligne de plus en plus sur celle du B2C
Akeneo, acteur dans la gestion de l’information produit (PIM) et de l’expérience produit (PX), a publié aujourd’hui les résultats de son enquête B2B de 2024 menée par 3Gem. L’enquête, qui a interrogé 650 leaders de l’industrie en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, met en lumière l’évolution du secteur B2B, en mettant l’accent sur la transformation numérique, la gestion de l’information produit et la conformité réglementaire.
« L’enquête B2B de cette année offre des perspectives cruciales sur les dynamiques changeantes du secteur », a déclaré Kristin Naragon, Chief Strategy Officer chez Akeneo.« Les clients B2B souhaitent désormais bénéficier d’une expérience aussi fluide que celle des clients B2C. Les entreprises doivent donc s’adapter rapidement pour rester compétitives. Les données de l’étude mettent en évidence les opportunités et les défis à venir, soulignant l’importance d’exploiter les nouvelles technologies pour répondre à ces demandes en constante évolution. »
L’expérience d’achat B2B s’aligne de plus en plus sur celle du B2C
La frontière entre les expériences d’achat B2B et B2C devient de plus en plus ténue, les clients B2B s’attendent désormais au même niveau de simplicité, de personnalisation et de cohérence que les clients B2C.
Selon l’étude, 88% des entreprises B2B, notamment les grandes entreprises, prévoient de renforcer leur stratégie de vente numérique dans les deux prochaines années.
Parmi les canaux les plus utilisés par les clients B2B après une vente figurent les portails numériques en libre-service (49%), les réseaux sociaux (46%) et les appels téléphoniques avec les services d’assistance clientèle (41%).
De plus, 70% des interrogés estiment que les valeurs du produit et de la marque gagneront en importance pour les acheteurs dans les années à venir. Cela souligne la nécessité d’une expérience produit transparente, cohérente et personnalisée tout au long du parcours d’achat, quel que soit le canal de vente utilisé…
Les défis liés à la gestion de l’information produit
Cependant, gérer l’information produit avec précision reste un défi de taille pour de nombreuses entreprises B2B. L’étude a révélé que les chefs d’entreprise sont majoritairement confrontés à au moins un défi en matière d’information produit, telle que l’application des processus d’automatisation et de l’IA (47%). Bien que de plus en plus d’entreprises tirent parti de technologies comme les solutions PIM et l’IA pour relever ces défis, 30% d’entre elles gèrent encore manuellement l’information produit, ce qui représente un obstacle significatif.
En moyenne, les entreprises mettent 17 jours pour rassembler toutes les données nécessaires au lancement d’un produit tandis que pour 6% d’entre elles, cela peut prendre jusqu’à 31 jours. L’enrichissement des données produits prend quant à lui en moyenne 15 jours.
Les enjeux de la conformité réglementaire
La conformité réglementaire demeure pour autant un défi commun pour le secteur B2B. L’étude montre que la plupart des entreprises rencontrent des difficultés à se conformer aux réglementations, ce qui freine le processus de lancement des produits pour 34% d’entre elles. La gestion de la chaîne d’approvisionnement est notamment la principale préoccupation pour 37% des répondants.
De plus, automatiser les processus de conformité reste un défi pour 47% des entreprises. Parmi les autres enjeux, on trouve également la protection et la sécurité des données (36%).
L’importance d’une expérience produit de qualité
Aujourd’hui, la satisfaction des clients et la croissance du chiffre d’affaires dépendent de la qualité, de l’attrait et de la cohérence de l’expérience produit. L’enquête révèle que deux tiers des cadres supérieurs voient une augmentation des ventes récurrentes et des conversions comme des avantages clés de la diffusion d’expériences produits de qualité. Les dirigeants d’entreprises B2B estiment également que plusieurs types d’informations produits sont essentielles, telles que les descriptions de produits claires (78%), les fiches techniques (74%), les informations sur la garantie (79%), les produits compatibles (72%) et les témoignages clients (76%). Ces éléments contribuent à une expérience client positive et favorisent la fidélité.
L’avenir du B2B est numérique et omnicanal
L’expérience numérique et l’adoption des nouvelles technologies façonneront l’avenir du B2B. L’étude a révélé que pour les entreprises ayant déjà adopté une stratégie de vente numérique, les canaux numériques représentent 42% du chiffre d’affaires total de l’entreprise.
Cependant, seules 8% des entreprises déclarent que les ventes numériques représentent plus de 70% de leur chiffre d’affaires. Pour autant, les entreprises B2B anticipent que les innovations les plus impactantes incluront une adoption accrue de l’IA (35%), l’hyper-personnalisation du contenu des produits et des recommandations (39%), ainsi que l’intégration de l’AR/VR (48%).
D’autres tendances significatives incluent l’intégration de l’IoT pour collecter des données d’utilisation, favoriser de nouveaux flux de valeur pour les équipes d’assistance et de service (39%), et adopter l’architecture composable (36%). Près de la moitié des entreprises françaises (53%) se développent pour répondre aux attentes de leurs clients, mettant en évidence les tendances et les défis de la transformation numérique.
Pour plus d’informations sur l’enquête B2B de 2024 :
Méthodologie et à propos de 3Gem : L’étude a été publiée par 3Gem et commandée par Akeneo pour mieux comprendre les défis et les opportunités pour les entreprises B2B, en particulier en ce qui concerne la transformation numérique et l’évolution de l’ensemble du secteur B2B. Environ 650 personnes ont été interrogées aux États-Unis et en Europe.
👉 Avec une densité de robots en constante augmentation, des pays comme la Corée du Sud se distinguent en tête avec une adoption massive, propulsant les secteurs de l’automobile, de l’électronique et de la métallurgie vers de nouveaux sommets.
👉 Les investissements dans l’automatisation explosent, et les leaders mondiaux comme Fanuc, ABB et Yaskawa dominent le marché grâce à leurs innovations constantes et à leurs partenariats stratégiques.
👉 Cette révolution technologique redéfinit les normes industrielles et positionne les entreprises à l’avant-garde de l’innovation et de la compétitivité.
Découvrez comment ces technologies transforment le paysage industriel et ouvrent de nouvelles perspectives pour les entreprises du monde entier.
Malgré les nombreuses crises, la plupart des entreprises du monde entier sont optimistes quant à l’avenir. Elles voient des opportunités et veulent les saisir avec de nouvelles idées, de nouveaux modèles d’affaires et de nouvelles stratégies. La transformation numérique est le principal levier permettant aux entreprises de conduire l’ensemble de l’organisation vers demain.
L’intelligence artificielle (IA) et le développement durable sont les deux mégatendances qui interpellent actuellement toutes les entreprises et sont associées à des projets à forte intensité de données. Pour réussir dans ces initiatives, il faut disposer d’une base de données solide. Cependant, de nombreuses organisations doivent encore en constituer une.
Aras a récemment mené une enquête auprès d’entreprises industrielles du monde entier sur ces questions et de nombreuses autres. 835 dirigeants des États-Unis, d’Europe et du Japon ont partagé leurs points de vue détaillés sur les enjeux et les perspectives : « Regard sur l’avenir 2024 – Quelle industrie demain ?»
En résumé :
Près de 80 % des entreprises industrielles manquent de connaissances ou de capacités pour utiliser efficacement l’intelligence artificielle (IA), pourtant indispensable pour garantir la compétitivité.
84 % des entreprises espèrent que l’IA leur fournira des services nouveaux ou meilleurs, et 82 % une amélioration de la qualité.
1- Quelles sont les lacunes ?
Les lacunes actuelles dans l’industrie sont clairement identifiées dans cette enquête : 79 % des entreprises admettent des contraintes de ressources, 77 % un manque de connaissances, 75 % mettent en cause des applications informatiques cloisonnées et
70 % la qualité existante des données.
2- Comment y remédier ?
Le passage à une entreprise gérée par les données représente un énorme potentiel. Il est donc nécessaire d’intégrer l’IA de manière plus proactive et à tous les niveaux de l’entreprise, du développement à la production en passant par les ventes.
84 % des participants à l’étude prévoient des services supplémentaires ou meilleurs grâce à l’utilisation de l’IA. 82 % s’attendent à une qualité et une fiabilité accrues et 79 % à des coûts de production réduits. Cela montre qu’une approche technologique audacieuse offre des opportunités et des avantages aux entreprises comme à leurs clients.
3- La qualité des données détermine un déploiement réussi de l’IA
Les données collectées au cours de la production, combinées aux informations provenant de la chaîne d’approvisionnement, constituent la base de l’IA.
Les participants à l’étude s’appuient principalement sur les données relatives aux produits, au contrôle de la qualité, à la production ou aux clients.
Selon Fred Weiller, Directeur Marketing Europe d’Aras : « La qualité des données est essentielle pour une utilisation réussie de l’IA. Or, beaucoup de personnes interrogées ont reconnu que la qualité de leurs données n’était pas suffisante pour atteindre les objectifs de leur entreprise.
Par conséquent, 51 % intensifient leurs efforts pour obtenir de meilleures données de la production, 46 % du service et 45 % accordent une attention particulière au domaine de la recherche et du développement. »
Associée à la gestion du cycle de vie des produits (PLM), l’IA peut être encore plus efficace. 75 % des personnes interrogées estiment que leur stratégie PLM est influencée par les technologies de l’IA. Deux sur trois déclarent également que leur plateforme PLM actuelle et leur infrastructure de données sont bien préparées pour les technologies de l’IA.
En conclusion, pour Fred Weiller : « Les résultats de l’étude montrent clairement que les entreprises qui utilisent déjà un PLM flexible et moderne sont nettement mieux préparées à relever les défis des nouvelles technologies à forte intensité de données. Elles parviennent à utiliser les nouvelles dynamiques crées par l’IA pour les convertir en nouvelles opportunités pour leur entreprise. »
Politiques d’achats : les entreprises misent sur le
e-commerce pour contrer l’inflation tout en maintenant leurs objectifs RSE
Dans ce climat économique incertain, marqué par de profondes transformations des conditions de marché (crise géopolitique et ses conséquences en termes d’inflation et de tensions sur les circuits d’approvisionnements, crise environnementale et ses conséquences réglementaires…), la Fevad a souhaité mener une étude qui confronte les défis clés et l’évolution des politiques fournisseurs des acheteurs professionnels avec les enjeux et choix stratégiques des fournisseurs B2B.
Pour cela, elle a confié à Next Content la réalisation de 2 enquêtes :
• La première auprès de décideurs achats dans des structures publiques et privées de plus de 100 salariés
• La seconde auprès de décideurs des stratégies commerciales, marketing chez des fournisseurs B2B (distributeurs, industriels…). Des directions achats confrontées à des objectifs d’amélioration de la performance environnementale dans un contexte économique qui s’est dégradé.
Plus de la moitié des décideurs achats (les 2/3 dans l’industrie) indiquent être confrontés actuellement à une tendance inflationniste très forte.
Cette accélération de l’inflation conjuguée à des pénuries sur certains marchés, a entraîné des conséquences sur les performances économiques au niveau des achats. La moitié des décideurs achats souligne une dégradation de leurs indicateurs économiques sur 2022 (conditions tarifaires, prix, remises…) et seulement 21% constatent une amélioration. Dans ce contexte, 43% précisent que ces indicateurs économiques constituent l’objectif prioritaire à l’horizon 2025. Et si l’on recentre l’analyse sur les entreprises privées, notamment dans l’industrie, ce taux s’accroît fortement et cet objectif devient largement majoritaire.
Dans les structures publiques, l’objectif environnemental est davantage cité mais sans être majoritaire. L’obtention de meilleures conditions tarifaires des fournisseurs mais aussi l’amélioration de la performance opérationnelle des achats sont le plus souvent privilégiées.
Ainsi quand on demande aux décideurs acheteurs de hiérarchiser les principaux défis pour leur organisation à l’horizon 2025, la négociation fournisseurs dans un contexte inflationniste ressort nettement et fait partie des 2 principaux défis des entreprises les plus cités devant les nouvelles exigences environnementales et les tensions sur les approvisionnements.
En effet, l’amélioration de la performance environnementale est une dimension clé des stratégies achats avec de nombreux projets déjà engagés et surtout programmés pour les prochaines années.
La moitié des décideurs indiquent, pour 2023, une plus grande prise en compte des indicateurs de performance environnementale dans les appels d’offres, une même proportion qu’ils vont engager des projets pour optimiser les livraisons et réduire les émissions carbone. 40% vont renforcer le sourcing européen, une même proportion pour le sourcing en France. Cela répond en partie à cette optimisation du transport mais il s’agit aussi d’une volonté de diversifier géographiquement ses approvisionnements pour limiter les dépendances et les risques de ruptures.
Mais améliorer ses conditions d’achats en termes de prix et améliorer sa performance environnementale supposent la résolution d’une équation complexe car ces défis engendrent parfois des choix contradictoires.
Ainsi, une majorité des décideurs achats (68%) considère que le contexte d’inflation avec ses conséquences sur les marges et la croissance de l’activité, pourraient décaler les projets ou l’atteinte des objectifs environnementaux des directions achats.
Mais pour plus de la moitié d’entre eux, l’impact 3 restera modeste. Et pour 32%, les objectifs environnementaux sont prioritaires et dépassent les contraintes conjoncturelles. Des réponses organisationnelles dans les directions achats face au contexte d’inflation Le contexte d’inflation et la dégradation de leur performance économique, incitent les décideurs acheteurs à vouloir renforcer et approfondir leurs relations avec les principaux fournisseurs pour dégager des économies opérationnelles.
Ce phénomène est particulièrement marqué dans les plus grandes structures. Cela passe notamment par davantage de collaborations techniques et organisationnelles pour développer la dématérialisation des processus et des documents via notamment les commandes électroniques.
L’e-commerce, la digitalisation peuvent donc constituer une des réponses à la résolution complexe de cette équation qui vise à maintenir la compétitivité économique de ses achats, tout en améliorant significativement les indicateurs environnementaux. En effet, concernant les bénéfices de la digitalisation des achats observés depuis 2 ans, les 2/3 des décideurs achats soulignent qu’elle a notamment permis une réduction des coûts opérationnels et une optimisation de la productivité. Une majorité de décideurs mettent en avant l’amélioration de l’analyse de performance, le reporting et la réduction de l’empreinte environnementale par un sourcing plus responsable.
L’enquête auprès des fournisseurs (industriels, distributeurs…) révèle de nombreux projets d’accélération e-commerce à la fois dans une logique de développement commercial et d’acquisition clients mais aussi dans une optique d’amélioration de l’expérience client et d’optimisation des coûts de distribution.
29% des décideurs citent les nouvelles exigences environnementales de leurs clients comme un des deux défis majeurs à l’horizon 2025. Cela nécessite de revoir offre et services commercialisés mais aussi d’améliorer leur organisation et process pour une meilleure performance environnementale.
On peut ainsi ajouter les 10% de décideurs chez les fournisseurs qui ont mis la décarbonation de leur activité parmi ces principaux enjeux.
Selon Keyrus, observateur et acteur de la transformation numériq
Depuis la naissance du Bitcoin en 2008, la Blockchain n’a cessé de surprendre même les plus aguerris des observateurs. Depuis 2019, c’est au tour des NFT, les jetons non fongibles, d’opérer une véritable révolution technologique, artistique et culturelle.
Le champ des possibles s’élargit encore lorsque l’objet de luxe n’est plus un sous-jacent physique du NFT, mais est directement un objet numérique embarquant directement le NFT. Et l’industrie du luxe identifie déjà des opportunités de business models tous azimuts.
Mais c’est – littéralement – dans un autre univers que l’industrie du luxe doit inventer ses nouveaux modèles économiques autour des NFT : le Metavers (_metaverse_). Véritable coqueluche actuelle des GAFAM, nouvel horizon de l’industrie numérique, ce terme désigne de manière générique tous les univers virtuels, jeux vidéos, plateformes de réalité virtuelle ou augmentée, salles de concert ou d’exposition virtuelle, réseaux sociaux, etc. Dans ces univers numériques, les intervenants disposent d’une représentation numérique, qui peut être une photo de profil, un avatar numérique, un personnage de jeu, ou toute autre forme de double digital. Et ce double digital intéresse au plus haut point les marques du luxe. Les plus grandes maisons y sont déjà : Gucci, Valentino, Marc Jacobs, Givenchy, LVMH, Dolce & Gabbana, …
Car les avatars digitaux s’habillent, portent des bijoux, des accessoires, font du shopping, visitent de grandes maisons. Popularisés au début des années 2000 par les jeux massivement multi-joueurs, les artefacts numériques ont vu leur usage exploser avec les magasins d’application de type App Store ou Play Store, permettant les achats embarqués (_in-app_). Et comme dans l’univers physique, le luxe est un différenciateur social, un retour à la valeur d’estime. Il est donc possible d’acheter des NFT de Balenciaga sur le jeu Fortnite, et il sera certainement possible d’offrir une montre de haute horlogerie à son personnage de jeux vidéo ultra-réaliste dans un futur très proche.
Les Metavers sont aussi des plateformes d’exposition pour les marques : Balenciaga et Givenchy ont récemment présenté leurs collections dans des univers virtuels, les univers Chanel se visitent en réalité virtuelle et augmentée en Chine. Ces plateformes nouvelles permettent une profondeur de catalogue décuplée : chaque collection pourrait être déclinée sous forme d’objets numériques embarquant un NFT, et des collections dédiées pourraient même voir le jour, empruntant aux codes sociaux spécifiques à ces univers.
Les usages les plus inventifs deviennent alors envisageables : faire dîner un personnage virtuel habillé d’une robe haute couture virtuelle, portant une montre de haute horlogerie virtuelle et des bijoux de haute joaillerie virtuels, dans un restaurant gastronomique virtuel, avec ambiance musicale exclusive sous forme d’un concert privé virtuel sur invitation virtuelle, le tout au sein d’un univers accessible uniquement aux membres d’un club virtuel sur présentation d’une invitation virtuelle. Véritable fluide monétaire de toutes ces opérations, le NFT acquiert alors un rôle central et multi-facettes : paiement bien entendu, mais aussi preuve de présence, démonstration d’exclusivité, garantie d’authenticité numérique et de rareté, support de relation de fidélité à la marque – et bien d’autres usages à inventer.
Paradoxalement, les enjeux de sécurité et d’authenticité sont plus faciles à encadrer autour d’objets numériques associés à un NFT, car embarqués par construction dans l’objet. A l’image d’un carnet d’entretien pour une voiture de sport, ou d’un certificat d’expertise pour un grand cru classé, l’objet numérique muni de son NFT peut faire l’objet de transactions avec un degré accru de confiance.
Pour conclure sur l’impact des NFT sur l’industrie du luxe, à construire de nombreux business models_ autour de marques à l’affût de plus de proximité, plus de fidélité et plus d’exclusivité.
Aujourd’hui, les usages explorés sont essentiellement des reproductions, dans des univers digitaux jumeaux ou dans des Metavers, d’expériences physiques plus traditionnelles : on habille un personnage virtuel, on le maquille d’un rouge à lèvres de grande marque ou on lui fait boire un whisky recherché, comme on le ferait pour soi-même, en répliquant les codes du luxe existants.
En dépassant cette réplication pour créer de nouveaux usages, l’industrie du luxe pourrait découvrir de très nombreuses opportunités de nouvelles sources de revenus.
Cette année, VivaTech souhaite plus que jamais continuer à jouer son rôle de catalyseur mondial pour la transformation numérique et la croissance des startups. L’édition 2021 se veut un marqueur fort de la reprise au niveau européen : elle facilitera les rencontres et collaborations entre les acteurs de l’innovation et de la technologie, pour accélérer leur transformation et offrir des opportunités de croissance aux startups pour une société responsable et inclusive.
Attention il faudra présenter un test négatif de moins de 72.00
Pour Julie Ranty, directrice générale de VivaTech, “Les co-Présidents, Maurice Lévy,Pierre Louette, et moi-même voulons faire de VivaTech 2021 un marqueur fort de la reprise économique au niveau européen. Le rôle de l’innovation et de la tech est plus décisif que jamais pour rebâtir nos économies et une société plus durable. Nous sommes convaincus que ces rencontres et partages feront naître de nouvelles opportunités de croissance pour les grandes entreprises et les startups. Nos partenaires sont nombreux à nous avoir déjà renouvelé leur confiance et nos équipes poursuivent leur incroyable travail pour faire de cette édition une réussite.”
Une nouvelle génération d’événement pour toucher des audiences plus larges, en toute sécurité
1- Une expérience digitale inédite
VivaTech développe cette année un univers digital engageant, qui associe un nouveau concept de chaînes de conférences s’inspirant des codes de la télévision et des réseaux sociaux ; un dispositif de networking alliant matching par la data et échanges spontanés (création de salles de networking, module de rencontres aléatoires en chat texte et vidéo) et une découverte immersive des dernières innovations (+500 innovations modélisées en 3D / AR et des showrooms immersifs).
2- La sérendipité et networking physique
En parallèle, VivaTech reste convaincu de la force du rassemblement physique, du lien humain et de l’émotion propre aux rencontres en personne. L’événement revient à Paris à la Porte de Versailles, dès le 16 juin et pour 4 jours, sur une superficie de 25 000m². Sous son format hybride, VivaTech accueillera plus de 500 exposants, dans le strict respect des mesures sanitaires (jauge de fréquentation, port du masque…) et en concertation étroite avec les autorités.
3- Des multiplex sur trois continents, pour une programmation partout dans le monde
En 2021, VivaTech renforce également sa présence à l’international en organisant et retransmettant trois multiplex dans de grands hubs de la tech mondiale, en Asie du Sud-Est, Amérique du Nord et en Afrique, avec des invités et des contenus locaux pour favoriser la création de passerelles entre l’Europe et ces écosystèmes tech mondiaux.
4- Une production de contenus tout au long de l’année
Autre nouveauté : VivaTech produit ou coproduit de nouveaux formats de contenus tout au long de l’année, comme le VivaTech Tour,un magazine hebdomadaire 100% digital qui permet d’explorer des écosystèmes tech du monde entier et promeut la collaboration entre acteurs mondiaux. Autre format : un Ask Me Anything récurrent avec les grands speakers de VivaTech, en collaboration avec Reddit ou encore la co-production de webséries sur les innovations à impact, avec Brut.
De grands partenaires français et internationaux ont déjà confirmé leur adhésion au nouveau format.
Les partenaires fondateurs : BNP Paribas, Google, La Poste, LVMH, Orange, mais également EDF, EY, Huawei, ManpowerGroup, Mobilize marque du Groupe Renault, RATP Group, Sanofi, Air Liquide, Capgemini, Clear Channel, Engie, Facebook, Groupe Bouygues, HPE, Klaxoon, KPMG, McKinsey & Company, Microsoft, Royal Canin, Swisstech, Veolia, et bien d’autres ont déjà confirmé leur présence.
A noter que cette année plus de 500 exposants ont confirmés leur présence et que 70 à 80 d’entreux ont décidé d’être présents sous forme phygital.
Il en est de même avec les pays et les régions qui viennent partager la richesse de leur écosystème et soutenir leur développement :
A l’international : Algérie, Allemagne, Bruxelles (Belgique), Cameroun, Canada, Corée du Sud, Inde, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Maroc, Pakistan, Portugal, Québec, République Démocratique du Congo, Sénégal, Suisse, Tunisie, Wallonie (Belgique) et de prestigieuses organisations telles que l’UNESCO et Conseil Présidentiel pour l’Afrique
En France, une dizaine de régions sont attendues dont déjà 8 ont répondu présent : la Région Ile-de-France, l’Occitanie et la Région Sud qui font partie de nos grands partenaires mais également la Région Grand Est, la Normandie, la Nouvelle Aquitaine, les Pays de la Loire et le réseau d’Outre Mer, et nous compterons aussi sur la participation de la French Tech, la MGP et Business France.
5 grands enjeux vont rythmer les 4 jours de VivaTech autour de débats inspirants, de découvertes d’innovations inédites et de rencontres business
1 – La technologie au service de la planète
L’énergie illimitée et gratuite est-elle possible ? La tech peut-elle nous aider à produire et consommer de manière responsable ? A quoi ressembleront les villes du futur ? Comment allons-nous nous nourrir et nous déplacer dans 50 ans ? VivaTech présentera une série d’émissions pour répondre aux défis environnementaux du XXIème siècle.
L’événement lancera également le concours FAMAE (innovations durables autour de 6 thématiques : alimentation, déchets, eau, immobilier, énergie, mobilité) et une place centrale sera faite aux nombreuses innovations portées par des startups ou laboratoires de recherche comme Solar Stratos, premier avion solaire commercial biplace; FARM3, une entreprise leader dans le domaine de la technologie et des dispositifs ultraponiques, qui développe des fermes verticales à fort rendement pour une pousse de fruits et légumes plus respectueuse de l’environnement.; ou encore Wind my roof, une turbine de toit pour produire sa propre énergie.
Enfin, VivaTech s’engage à compenser à 100% ses émissions carbone et lance le VivaTech Pact, une charte d’engagement RSE multipartenaires qui vise à coordonner les actions de réduction d’impact des fournisseurs, partenaires et visiteurs de VivaTech.
2 – La technologie au service de la société
En association avec l’UNESCO, VivaTech met son savoir-faire en matière d’open innovation et de collaboration avec les startups, pour apporter des solutions concrètes aux grands défis auxquels s’attèle l’organisation internationale : l’utilisation de l’IA pour conserver la biodiversité et préserver la planète ; la lutte contre les discriminations et la réduction des biais liés au genre dans l’IA ; l’accès à l’information dans les langues à faibles ressources en faisant tomber la barrière de la langue grâce aux données et à l’IA.
Notons également 2 initiatives visant à promouvoir la place des femmes dans la tech :
A retrouver pour sa troisième édition, le Female Founder Challenge, en partenariat avec 50inTech, Société Générale, Clear Channel et AXA. Les lauréates bénéficieront d’une mise en relation directe avec les plus grands investisseurs pour accélérer la croissance de leurs startups.
Lancement de l’initiative Mega Women & Girls in Tech, le plus grand collectif intergénérationnel de femmes et de jeunes filles dans le domaine de la technologie, sous l’impulsion de BNP Paribas, Simplon et Digital Ladies & Allies, et en partenariat avec l’ensemble des réseaux et collectifs de femmes de la tech.
Enfin, parce que les jeunes sont particulièrement impactés par la crise sanitaire et économique, VivaTech développe avec Openclassrooms un programme de formation gratuit à destination de 1 000 jeunes éloignés du digital et de l’emploi, à retrouver en physique le samedi et en ligne.
3 – “Tech to Watch”, les innovations qui façonnent le monde de demain
Défricheur de tendances émergentes, VivaTech présentera les dernières avancées dans les domaines de la santé avec les dernières innovations en matière de génétique et de biotechnologies. Une plongée dans l’univers quantique et la cybersécurité, ainsi que des démonstrations liées à la robotique permettront d’entrevoir à quoi ressembleront les machines de demain. Le boom de l’économie du New Space et l’exploration spatiale seront également au programme, ainsi qu’une émission dédiée à l’impact du digital dans la musique, l’art et la culture en général.
Seront notamment présentes Grow Your Own Cloud, qui vise à révolutionner le stockage de données en incluant la nature au cœur de celui-ci. Leurs recherches sont soutenues par l’ONU et le World Economic Forum; CAPS, une capsule autonome volante pour une mobilité urbaine réinventée ; SPOT, un robot mobile agile qui permet de remplacer l’humain sur des terrains restreints ou potentiellement dangereux grâce à sa précision et sa mobilité sans précédent ; ou encore Video Window, dernière technologie de vitre teintée capable d’adapter leur transparence et d’afficher du contenu en écran basse consommation grâce à l’énergie solaire.
4- Scaling up, pour accélérer l’émergence de champions européens de la tech
VivaTech met à l’honneur et participe à l’initiative Scale-Up Europe, lancée par le Président de la République française, qui rassemble plus de 150 fondateurs de scale up, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels et vise à accélérer l’émergence de champions technologiques européens. Une synthèse de leurs recommandations sera présentée à Emmanuel Macron à VivaTech, afin qu’elles soient portées au niveau européen, notamment dans le cadre de la présidence française de l’UE en 2022.
VivaTech publie le “Top 100 2021”, une liste de 100 scaleups européennes sélectionnées pour leur potentiel de futures licornes, en partenariat avec cinq grands fonds d’investissement internationaux, qui investissent en Europe – Accel, Balderton, Idinvest, Northzone et Partech – et la banque d’affaires et société d’investissement GP Bullhound. C’est à partir de cette liste que seront sélectionnés les finalistes du prix VivaTech “Next Unicorn Awards” remis le 18 juin prochain.
5- Future of Work et transformation digitale en faveur de la reprise économique
L’un des sujets les plus d’actualité qui a connu des chamboulements majeurs depuis un an sera abordé sous de nombreux angles à VivaTech. L’impact du télétravail sur l’organisation mais aussi la culture d’entreprise et les changements durables qu’il pourrait occasionner dans les usages; comment les entreprises ont dû s’adapter et innover en matière de gestion des talents. Des sujets sur lesquels le monde des startups et du digital n’a pas manqué d’imagination et d’adaptation pour faire face aux effets de la crise sanitaire et pivoter vers de nouveaux business models.
Des innovations repérées seront présentées comme La vitre, un portail vidéo immersif pour organiser des conférences et qui constitue une véritable extension du monde physique pour le télétravail ; Sense Glove, une startup néerlandaise qui propose des gants VR à retour haptique rendant le virtuel plus réel ; Reachy, un robot imprimé en 3D et open-source, contrôlable à distance doté de la reconnaissance d’images, de voix et permettant de manipuler de façon précise des objets ; et Didimo, qui permet de modéliser, à partir d’un simple selfie, des visages humains en 3D en moins de 90 secondes.
Les douze travaux des assureurs pour capter les bénéfices de l’innovation
Salesforce, et Roland Berger, cabinet de conseil de direction générale d’envergure internationale, publient leur livre blanc sur l’innovation dans l’assurance en France.
Il révèle qu’un mouvement profond d’innovation est à l’œuvre chez l’ensemble des assureurs, quel que soit leur portefeuille d’activités, leur modèle opérationnel ou leur gouvernance. Il touche à la fois l’adaptation des modèles opérationnels et le lancement de nouveaux modèles. La technologie est au cœur de cette lame de fond, mais pas au détriment du capital humain qui doit au contraire être renforcé.
Fin 2020, Roland Berger et Salesforce ont mené 15 entretiens individuels avec des dirigeants d’assureurs représentatifs de la diversité du secteur en France. Cette diversité s’exprime en termes de clientèles (Particuliers et Entreprises), de lignes de produits (Assurance de Biens et Responsabilité, Assurance Santé et Prévoyance, Epargne et Retraite), d’actionnariat et de gouvernance (assureurs et bancassureurs, mutuelles et groupes cotés, institutions de prévoyance) ainsi que de priorités stratégiques.
Une nouvelle phase d’innovation
Si les professionnels interrogés reconnaissent que le secteur n’est pas considéré comme le plus innovant, cette innovation s’inscrit dans un contexte d’évolutions incrémentales plutôt que de vagues disruptives majeures.
Quelques nouveaux entrants (Alan, Luko…) dynamisent le secteur mais aucun n’a eu d’effet perturbateur similaire à Amazon dans le commerce de détail ou Tesla dans l’automobile. En effet, l’assurance est marquée par de fortes barrières à l’entrée, à commencer par ses contraintes réglementaires, mais aussi la nature même de l’offre, qui nécessite des forces de vente expérimentée et une capacité à gérer des cycles longs valorisant davantage la fidélisation des clients plutôt que l’acquisition.
Alors qu’au cours des dernières années l’innovation des assureurs a principalement porté sur la digitalisation des offres et des parcours clients (souscription, de gestion de la vie du contrat, gestion des prestations), les assureurs entrent aujourd’hui dans une nouvelle phase d’innovation centrée davantage sur l’exploitation de la donnée client, permettant de mobiliser la connaissance client pour améliorer l’interaction. A cet égard, si la pandémie de Covid-19 a été un accélérateur d’innovation, elle a surtout révélé l’énorme besoin pour les assureurs d’améliorer leur relation avec les clients et d’apporter une plus forte attention à l’humain dans un contexte de distanciation accentuant les fragilités et les inégalités.
Douze domaines d’innovation et six facteurs clés de succès
Le rapport met en lumière douze grands domaines d’innovation à destination de trois types de partie prenante (les clients, les partenaires, et les collaborateurs) : la tarification, l’approche servicielle, mais aussi la stratégie de plateforme ou encore la montée en compétences sont autant de chantiers à mettre en œuvre pour les assureurs.
Le livre blanc met également en avant six facteurs clés de succès de l’innovation dans l’assurance :
Une gouvernance adaptée en matière de choix technologique
Une gestion optimisée des systèmes informatiques existants
Le développement de l’engagement des collaborateurs
Une adaptation du capital humain
Davantage de transversalité dans l’organisation
Une ouverture plus forte vers l’extérieur (écosystème d’innovation, implication du client dans l’innovation…)
“Le monde de l’assurance est à la croisée des chemins pour Cyril Cymbler, en charge des services financiers EMEA chez Salesforce. Toute l’industrie est en train de changer, au bénéfice du client d’ailleurs, mais l’organisation des assureurs va devoir évoluer fortement pour leur permettre de capter les bénéfices potentiels liés à l’innovation. La question n’est pas seulement de savoir quels changements opérer, mais aussi d’évaluer où ils en sont dans leur démarche d’innovation.”
Pour Christophe Angoulvant, Senior Partner chez Roland Berger, deux grandes tendances sont à l’œuvre pour l’innovation dans l’assurance. D’abord, un développement de l’utilisation de la data, autour des données clients, partenaires et collaborateurs, qui conduit à la génération de modèles prédictifs nourris à l’intelligence artificielle. La seconde tendance réside dans le fait que cette évolution ne se fait pas au détriment du collaborateur. Au contraire, la technologie se met au service de l’humain et le décharge de tâches à faible valeur ajoutée.
Téléchargezicil’intégralité du livre blanc. La synthèse est disponible sur demande.
Par Zack Zilakakis, stratégiste produits chez Juniper Networks
La quatrième révolution industrielle est en cours. De quoi s’agit-il ? Comment savons-nous qu’elle est en train d’avoir lieu ? Que signifiera-t-elle ? Et comment pouvons-nous nous y préparer ?
Si nous avons connu depuis les années 1950 l’ère de l’automatisation, l’industrie 3.0, celle dans laquelle nous entrons est l’ère de l’hyper-automatisation. C’est celle de la voiture autonome et du réseau autonome, un développement qui promet d’être encore plus révolutionnaire.
Depuis la première révolution industrielle au dix-huitième siècle, où l’on utilisait la vapeur et l’énergie hydraulique pour faire fonctionner des machines qui commençaient à supplanter la production manuelle, comme le métier à tisser, nous avons trouvé de nouveaux moyens de remplacer le travail humain. La fin du dix-neuvième et le début du vingtième ont vu l’électrification entraîner une seconde vague de changements dans l’industrie manufacturière.
Mais la seconde révolution fut plus qu’une nouvelle source d’énergie pour les usines ; ce fut également le développement des réseaux ferroviaires qui révolutionnèrent la distribution, et des réseaux télégraphiques qui permirent la diffusion des informations, présageant les réseaux de communication modernes.
L’industrie 3.0 a introduit l’électronique et les ordinateurs, qui ont permis d’effectuer des calculs à une vitesse et à une échelle inimaginables auparavant, pour accomplir toutes les tâches depuis le traitement d’enregistrements et la commande de machines-outils jusqu’à la prévision du temps.
Si l’industrie 3.0 a vu l’humanité commencer à se battre avec les problèmes d’automatisation, c’est avec l’industrie 4.0 que nous allons commencer à les résoudre. Bien que nous ayons été capables de saisir des concepts comme l’intelligence artificielle (l’IA) et l’apprentissage automatique (machine learning ou ML en anglais) tôt au cours de la dernière révolution, c’est seulement maintenant que nous commençons à les appliquer dans le monde réel. Dans l’industrie 3.0, nous nous appuyions sur l’intervention humaine pour programmer, configurer, corriger, réparer et améliorer les systèmes que nous développions. Dans l’industrie 4.0, ils n’auront plus besoin de notre aide.
Si nous voulons mettre une date sur le début de la quatrième révolution, ou du moins le premier usage de cette expression, ce fut en 2011 à la foire de Hanovre en Allemagne, où une nouvelle phase d’automatisation industrielle fut décrite dans laquelle les machines et les processus associés se diagnostiqueraient, se configureraient et s’optimiseraient eux-mêmes.
Ils auraient l’intelligence pour comprendre, à un certain niveau, ce qu’ils feraient et comment le faire mieux, et ils seraient équipés pour apporter des améliorations sans demander la permission et sans intervention humaine. Ils pourraient également, ayant la capacité d’analyser de vastes quantités de données, anticiper et compenser les problèmes, qu’il s’agisse d’une panne de composant ou de commuter des sources d’alimentation dans un système de production.
Récemment, Softbank a annoncé qu’elle cédait Boston Dynamics, leader mondial de la robotique. La nouvelle a rendu certains analystes perplexes. Les robots, du moins pour ceux d’entre nous qui étaient enfants au siècle dernier, sont le futur, n’est-ce pas ?
Le message envoyé par Softbank est peut-être plus subtil : la valeur des robots réside dans l’intelligence qui les commande, et non dans les jolies pièces mobiles qui font des manutentions lourdes et des travaux complexes. La cession de Boston Dynamics ne signifie pas que les robots ne sont plus le futur, mais qu’ils sont bel et bien dans le présent. Qu’il est temps d’avancer.
Réfléchissez aux facteurs qui conduisent à l’adoption des technologies avancées dans l’industrie. Ils incluent :
la pression sur l’efficience, et en particulier la nécessité de réduire les coûts ;
le désir d’améliorer le service aux clients ;
le raccourcissement des cycles de produit ;
la peur des rivaux compétents en technologie ;
la difficulté de trouver des gens ayant les bonnes compétences ;
la nécessité d’identifier les problèmes plus tôt ;
la nécessité de prendre des décisions plus rapidement ;
le désir de meilleures analyses.
La technologie promet tout sans limite. Le cloud et les réseaux 5G répondront à notre désir insatiable de capacité de réseau et de calcul, mais l’histoire montre que nous utiliserons toute la capacité disponible, et continuerons d’en demander plus. A chaque augmentation du débit disponible, nous verrons émerger de nouvelles applications et de nouveaux services qui l’engloutiront.
La racine de ce problème est la complexité. L’Internet des objets devrait relier 75 milliards de dispositifs d’ici le milieu de cette décennie, en gros dix fois la population humaine de la planète. Ce sera aux réseaux et aux data centers de gérer cette population tentaculaire de capteurs, dispositifs de mesure, moniteurs, contrôleurs et vêtements connectés ou dispositifs portables.
Gérer tout ce qui se passera dans le réseau du futur pourra demander un énorme supplément de conception, de gestion et de supervision. La tâche d’extraire les renseignements importants des données brutes, d’orchestrer les systèmes et les sous-systèmes, et de maintenir la sécurité à travers le réseau sera impossible si nous appliquons les méthodes et les pratiques d’organisation de l’industrie 3.0. Et l’augmentation de la complexité de la tâche de gestion intensifiera le risque de dégradation des performances.
Les lois de la physique, seule chose que la technologie ne peut pas changer, sont en train de changer la forme du réseau. Les data centers monolithiques, qu’ils soient sur site ou dans le cloud, ne pourront pas supporter l’IoT. Plus un utilisateur ou un dispositif est éloigné du data center, plus les performances du réseau se dégradent. Du coup, le data center lui-même est en train de changer pour devenir hautement réparti. On parle à présent de périphérie ou de micro-périphérie pour déporter la puissance de traitement aux extrémités du réseau et raccourcir la distance entre le data center et ses utilisateurs, les humains et les objets. Nous avons résolu le problème de latence, et ajouté une autre couche de complexité.
Le fait est que les interventions humaines sur lesquelles nous nous sommes toujours appuyés dans le passé pour la gérer ne fonctionnent plus. Tout comme les véhicules autonomes commencent à résoudre quelques-uns des problèmes des autoroutes surchargées de véhicules commandés par des conducteurs humains manifestement faillibles,
Les réseaux autonomes intelligents sont la technologie critique qui permettra l’évolution d’une industrie 4.0 sûre et harmonieuse.
Le réseau du futur ne sera pas un réseau étendu (WAN) traditionnel mais un multi-cloud de plus en plus complexe. Imaginez le cloud explosant en petits morceaux. Les clients voudront des services et des applications et la proximité au data center. Pour les réseaux mondiaux répartis, cela signifie inévitablement des réseaux multi-cloud. L’inconvénient de cette hétérogénéité est une augmentation de la complexité.
Le réseau autonome automatise la conception et l’exploitation du réseau, abstrayant sa complexité et la rendant transparente pour le client. Les architectes réseau n’ont pas besoin de passer leur temps à dépanner et à résoudre des problèmes récurrents routiniers. L’IA peut le faire bien mieux.
Le travail de l’architecte n’est pas de construire la maison ou de réparer la plomberie quand elle fuit, mais de faire le plan. De la même manière, l’architecte réseau devrait décider comment la conception générale exprimera les besoins de l’entreprise, son objectif. Les détails de la conception, la traduction de l’objectif en un réseau hautes performances idéal, peuvent être automatisés. Tout comme l’exploitation du réseau, pour permettre d’assurer en temps réel les diagnostics et la résolution des problèmes, la reconfiguration et l’optimisation des performances.
Les entreprises qui se maintiendront et prospéreront dans l’ère de l’industrie 4.0 seront celles qui embrasseront la transformation numérique. Mais cela reste un but difficile à réaliser. Selon McKinsey, seulement 30 % de ces initiatives réussiront, et le taux de réussite est bien plus faible encore pour les grandes entreprises où la complexité du défi est plus élevée.
La clé, comme le confirment différentes études, est la transformation des opérations informatiques elles-mêmes. Non seulement les entreprises d’aujourd’hui sont fortement impactées dans leur résultat par leurs dépenses d’exploitation informatique, mais les pratiques du 20ème siècle les empêcheront d’exploiter les opportunités de l’industrie 4.0.
Beaucoup de gens ont résisté à l’abandon du métier à tisser manuel lors de la première révolution industrielle. L’histoire ne leur a pas donné raison.
Secteur industriel : pourquoi les technologies à destination des Opérateurs Connectés sont aujourd’hui prioritaires ?
Selon Gary Louazil, DG France et Europe du Sud de Parsable
Au moment où le monde industriel affronte les difficiles réalités de la crise sanitaire et économique, les travailleurs de première ligne en usine, maillons essentiels de l’économie et des chaînes logistiques, sont eux aussi touchés de plein fouet.
Dans ce contexte, l’apport des technologies n’a jamais été aussi fort, mais quelles sont les tendances qui vont continuer à façonner le monde industriel suite à cette pandémie?
1. La sécurité : principal facteur, lorsque la technologie emporte l’adhésion des travailleurs.
Face à la dure réalité de la crise du COVID-19, les entreprises ne peuvent plus éluder la question de la sécurité et de la protection de leurs collaborateurs. Elles qui déploient de nouvelles procédures applicables à l’ensemble de leurs équipes et de leurs sites doivent s’assurer que les effectifs les suivent correctement et qu’ils sont avertis à chaque changement imposé par l’évolution de la situation sanitaire.
La majorité des entreprises industrielles ont renforcé les règles d’utilisation des équipements de protection individuels (EPI) afin de limiter le risque d’infection. Elles ont également dû repenser les processus de rotation des équipes afin de respecter les règles de distanciation sociale, et mis en place un accès distant pour leurs experts en télétravail partiel.
La sécurité devient, les technologies de connexion des travailleurs, les processus peuvent être aussitôt actualisés au niveau de l’usine — voire de l’entreprise toute entière — à partir du moment où il existe un moyen plus sûr d’exécuter une tâche. LNS Research précise, par exemple, qu’un fabricant de produits forestiers du classement Fortune 500 a créé, en haut lieu, un comité en charge de la connexion des travailleurs pour renforcer la sécurité en entreprise en misant sur les technologies.
A l’heure où la sécurité est désormais un sujet traité en direct par les Directions Générales, une nouvelle approche émerge dans les usines. Les consignes de sécurité sont appliquées par tous dès qu’elles sont promulguées, elles ne sont plus laissées au bon vouloir de chacun. Grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, les processus peuvent être immédiatement mis à jour dans toute l’usine – et même dans toute l’organisation.
2. La connexion homme-machine accélère la transformation du travail des opérateurs de première ligne.
Les machines et l’automatisation de pointe, autrefois considérées comme une menace pour les emplois industriels, sont aujourd’hui indissociables du travail humain et contribuent à faire évoluer le travail des opérateurs de première ligne. Les entreprises industrielles qui reconnaissent cette connexion homme-machine verront, à n’en pas douter, le niveau de productivité et de qualité évoluer et ce dans un cadre plus sécurisé.
Le travail industriel connecté est un volet essentiel de la connexion homme-machine, et une étape fondamentale de la transformation digitale au sens large. Dans le cadre d’un travail connecté, les collaborateurs dotés de moyens numériques sont en mesure de communiquer avec les équipements et les systèmes et d’accéder aux informations leur permettant d’exécuter les procédures avec une exactitude et une efficacité accrues. Selon Accenture, 85 % des industriels dans le monde estiment que la connexion des collaborateurs sera monnaie courante dans leurs usines.
L’époque des classeurs répertoriant les procédures opérationnelles, du talkie-walkie et des progiciels de gestion intégrés complexes touche à sa fin, les nouvelles méthodes de travail nécessitent des solutions logicielles modernes.
Mars Inc., par exemple, fait appel à l’intelligence artificielle (IA) pour accroître la productivité en usine. Pour son CEO, Grant Reid, l’entreprise investit également dans ses ressources humaines « qui jouent un rôle croissant au fil du temps » et fait en sorte qu’elles possèdent les compétences et outils numériques adéquats pour travailler efficacement.
De plus, les technologies favorisent le travail connecté et permettent aux travailleurs de mieux accomplir leur tâche et d’optimiser les processus. Ces technologies associées au machine learning donnent aux entreprises un accès inédit à des données indispensables à l’amélioration des processus et des résultats. Les travailleurs de première ligne — aujourd’hui épaulés par les technologies — pourront donc prendre des décisions avisées dans leur travail au quotidien.
3. L’épuisement des ressources naturelles oblige les entreprises industrielles à faire plus avec moins.
L’effritement des ressources naturelles n’est pas une vue de l’esprit et les implications pour les entreprises industrielles sont non négligeables. Bien sûr, les chaînes logistiques se complexifient, les réglementations évoluent et quantité d’autres corollaires échappent à leur contrôle. Mais ce que les entreprises peuvent maîtriser, à court terme, c’est leur propre efficacité opérationnelle. En optimisant les processus au niveau des usines, grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, elles peuvent réduire les déchets, optimiser le recyclage tout en restant productives et compétitives malgré les contraintes qui pèsent sur les ressources.
4. Redéfinir le travail industriel oblige les entreprises à revoir leurs méthodes de recrutement, de fidélisation et de gestion de carrière
La problématique des ressources naturelles n’est pas la seule en cause ; celle du recrutement des ressources humaines se pose également. L’automatisation et l’Intelligence Artificielle redéfinissent le travail industriel. Les emplois en usine et sur le terrain nécessitent plus que jamais une formation spécialisée et des compétences techniques. Or, ceux qui possèdent ces profils ne sont pas précisément enclins à intégrer la filière industrielle, encore trop souvent perçue comme low-tech et mal payée.
Mettre en place un environnement de travail connecté où les collaborateurs de première ligne disposent d’outils mobiles de collaboration en temps réel pour accéder instanément à une formation et appliquer les enseignements tirés des données peut rendre le travail industriel considérablement plus attrayant.
Cette pandémie a fondamentalement transformé le monde. Elle a également mis à nu l’urgence de protéger et de doter les travailleurs de première ligne des outils nécessaires et cela commence avec des technologies de connexion entre les travailleurs. Elles accélèreront le déploiement à grande échelle de perfectionnements profitables aux ressources humaines et amélioreront les processus en termes de sécurité, de qualité et d’efficacité.