Étiquette : industrie

  • Tenez-vous prêts, les jumeaux numériques débarquent dans nos vies  

    Il est temps de rencontrer votre clone (digital)

    Par Sylvain Fargeas – Directeur Solutions et Innovation chez Sii

    Le concept des jumeaux numériques (digital twins) n’est pas nouveau. Les équipes au sol d’Apollo 13 (et surtout le film de Ron Howard) ont largement participé à sa notoriété. En 2019, une étude Gartner confirmait que ces outils étaient désormais courants dans les entreprises. Non seulement le digital twin n’est pas réservé aux domaines de pointe de l’aérospatial, mais il dépasse aujourd’hui largement les marchés professionnels.
    Saviez-vous que nous avions tous un clone digital ?

    Tenez-vous prêts, les jumeaux numériques débarquent dans nos vies.

    Les jumeaux numériques (digital twins) répondent de plus en plus présent 

    Concrètement, un jumeau numérique consiste en la modélisation digitale d’une entité (produit, service ou autre). Il permet de simuler en temps réel ce qu’il se passe dans la réalité, et donc de gagner en efficacité sur toute la vie du produit ou service (Design / Time-to-Market de mise en œuvre / Maintenance prédictive / Modification des offres, etc.). La promesse est alléchante pour les géants de l’industrie 4.0 (comme Airbus ou Schneider), les grands groupes agro-alimentaires, les banques et assurances. Et il y a même fort à parier que ceux qui décident de faire l’impasse sur les jumeaux numériques auront du mal à rester compétitifs dans un futur proche.

    Le champ d’application des jumeaux numériques semble particulièrement grand, mais sa pertinence dépend de la maitrise de la data.

    L’accessibilité aux données : nerf de la guerre du développement des digital twins 

    Mettre la collecte, le tri et l’analyse des données au cœur des stratégies d’entreprises est aujourd’hui une des clefs pour rester dans la course. Pour cela, la maitrise des technologies d’IoT, de connectivité, d’Api, de Cloud, d’Intelligence artificielle, sera indispensable mais pas suffisante.

    La course aux capteurs et l’avènement de la 5G multiplient les sources de données qui seront accessibles en temps réel : capteurs d’environnement et sécurité publique (pollution, météo, trafic…), de transport (avions, voitures, trains et infrastructures rail…), d’énergie, de chaine de production, de smart city, d’agriculture, de santé… Mais ces data ne sont pas accessibles à tous. Si collecter des données sur son avion en y plaçant des capteurs est relativement aisé pour un constructeur, comment arriver à capter les données détenues par d’autres ? Se jouent alors de vraies transactions entre les différents acteurs du marché, les partenaires, les exploitants. Certaines données s’achètent, et d’autres sont libres d’accès comme l’open data.

    1, 2, 3, 10… quand les jumeaux numériques des individus se multiplient

    De par les traces numériques que nous laissons via nos objets connectés et nos parcours web, nous avons déjà tous un ou plusieurs jumeau(x) numérique(s). Et ce n’est que le début. Ces cyber-versions de nous-mêmes permettent aux entreprises d’avoir une vision numérique de nos profils acheteurs et donc d’adapter leur offre à ce que nous sommes. Chacun peut aussi avoir son clone digital au sein des entreprises et des administrations. En fonction de nos usages numériques (qui induisent une certaine couverture de notre vie par les capteurs : santé, géolocalisation, activités, loisirs, etc.), notre avatar 4.0 sera plus ou moins complet.

    A partir de données sur notre alimentation et notre santé, notre jumeau numérique pourrait prédire d’éventuels problèmes dentaires et nous suggérer de consulter un dentiste. Il pourrait nous aiguiller dans le développement de notre carrière en croisant nos compétences professionnelles et nos préférences environnementales.

    Il est évident que la multiplication des jumeaux numériques des individus soulève des questions d’ordre éthique et identitaire, il est donc souhaitable qu’un encadrement et une meilleure maitrise de la collecte et des utilisations de ces données personnelles dessinent un avenir vertueux à ces outils d’une précision rare.

    Largement répandus dans l’industrie depuis de nombreuses années, les jumeaux numériques sont maintenant légion dans les autres secteurs et se multiplient dans la sphère privée. A partir de nos propres comportements, nous nourrissons nos clones digitaux et les rendons de plus en plus fiables et précis. Le véritable défi aujourd’hui consiste à se réapproprier son jumeau digital pour en exploiter sa vision numérique, et ce, dans notre propre intérêt. Et si ces clones digitaux nous aidaient tout simplement à avoir une vie meilleure ? 

  • Les 4 axes autour desquels l’automatisation industrielle doit innover

    Les 4 axes autour desquels l’automatisation industrielle doit innover 

    Par Philippe Gérard – Product & Segment Manager -Motion chez Bosch Rexroth France

    L’évolution industrielle transforme l’usine, qui s’organise en réseau pour analyser le plus rapidement et le plus finement possible une quantité colossale de données pour plus de transparence, de performance et de flexibilité dans les process de production.

    Ces données sont issues des machines, de capteurs et équipements périphériques fixes et mobiles (comme les AGV, les robots collaboratifs…) et d’objets IoT. Des équipements hétérogènes, qui dans une logique de production à la demande, doivent être coordonnés dans l’usine en temps réel.

    A cette hétérogénéité s’ajoutent d’autres contraintes, notamment celle de faire coexister plusieurs générations de machines, issues de différents fabricants, avec des systèmes propriétaires et sans passerelles vers les mondes de l’IT et de l’IoT.

    Cette complexité fait émerger plusieurs axes de développement exprimés par les utilisateurs de solutions d’automatisation.

    L’automatisation « en mode smartphone » : une simplification du processus

    L’automatisation telle que nous la connaissons est davantage synonyme de contraintes et de rigidité que de liberté et d’agilité. Le modèle actuel basé sur l’hyperspécialisation a atteint ses limites et est aujourd’hui un frein à l’innovation. Pour accompagner la transformation de l’industrie, l’automatisation a donc besoin d’être entièrement repensée.

    Réduire la complexité à tous les niveaux et simplifier l’ingénierie pour raccourcir les délais de développement, de mise en service et de reconfiguration des machines devient nécessaire.

    Cette simplification de l’automatisation passe par une diminution du nombre de composants, de leur encombrement et de leur connectique. Il s’agit également de miser sur la polyvalence des organes de contrôle, qui doivent savoir répondre à un maximum d’applications.

    Le processus d’initialisation doit être simplifié en réduisant le nombre d’installations de logiciels nécessaire au démarrage des composants.

    Les outils de simulation proposés doivent permettre de développer et de valider les solutions d’automatisation dans un environnement totalement virtuel, sans matériel.

    La mise à disposition d’une architecture sécurisée doit permettre de relier les univers IT, IoT et OT.

    Toutes ces évolutions doivent être intégrées dans une plateforme pensée comme une boîte à outils très complète et évolutive, dans laquelle les développeurs peuvent concevoir dès aujourd’hui l’ensemble de leurs applications avec une vision à long terme.

    La fin des systèmes propriétaires et l’interopérabilité avec OPC UA

    L’une des principales complexités pour l’automatisation est la multiplication des solutions de communication propriétaires, qui rendent l’interopérabilité entre machines très difficile. Or cette interopérabilité est la clé de voûte de l’usine connectée, et elle passe avant tout par l’adoption de spécifications d’échange de données communes à tout l’écosystème de l’automatisation 4.0.

    C’est ce qu’offre OPC UA qui, avec son principe d’architecture unifiée, a permis de faire un grand pas vers l’interopérabilité. Si l’utilisation de ce standard est pour l’instant plutôt réservée aux échanges de données entre le monde de l’automatisation (OT) et le monde de l’informatique (IT), la tendance est aujourd’hui à l’échange de données entre machines afin d’optimiser et fluidifier les flux de production et de logistique.

    La prochaine étape permettra des échanges « temps réel » entre machines. On peut même imaginer que le standard OPC UA s’impose jusque dans les couches basses de l’architecture et remplace les bus de terrain.

    L’idéal d’un standard unique, tant souhaité par les constructeurs de machines et les utilisateurs finaux est enfin à portée de main, même s’il faudra du temps. C’est la raison pour laquelle les plateformes d’automatisation doivent aujourd’hui être à la fois compatibles avec les standards de demain et les solutions propriétaires d’aujourd’hui.

    L’utilisation de langages de programmation informatiques pour des fonctionnalités machine enrichies

    Aujourd’hui, alors que l’automatisme et l’informatique s’interpénètrent dans l’architecture de communication de l’usine connectée, la tendance est au multilinguisme et les langages tels que C++, Java ou Python font leur apparition sur les plateformes d’automatisation.

    L’idée n’est pas de remplacer le langage automate par le langage informatique mais d’offrir aux développeurs la possibilité d’utiliser le langage qui convient le mieux à la fonction qu’ils souhaitent développer. On peut par exemple imaginer que chaque langage puisse avoir une utilité spécifique.

    IEC 1131-3 pour gérer le combinatoire et le séquentiel des machines, C++ pour développer des applications qui apporteront de la souplesse dans l’exploitation, Java pour utiliser des technologies web et Python pour implémenter des fonctions d’intelligence artificielle…

    L’ouverture à ces nouveaux langages ouvre des perspectives quasiment illimitées en matière d’innovation, avec des temps de développement beaucoup plus courts et donc des coûts réduits. Grâce à l’open source, il est possible d’appuyer ses propres développements sur ceux d’une communauté extrêmement large.

    Des ateliers de plus en plus connectés où coexistent réseaux filaires et réseaux sans fil

    Le principe d’une connexion sécurisée et d’une remontée de data est désormais acquis dans nos usines, grâce notamment à la volonté des entreprises de mettre en place des infrastructures IT sûres et adaptées et à la standardisation des protocoles de communication.

    Les machines sont désormais connectées au réseau usine de manière fiable et maintenable.

    Les applications d’IoT industriel vont se multiplier : à l’horizon 2025, il pourrait y avoir jusqu’à 70 milliards d’appareils connectés dans le monde, dont un grand nombre dans le secteur industriel.

    Tandis que l’Ethernet industriel filaire restera la référence en matière de fiabilité,les technologies sans fil permettront de mettre en réseau des machines non connectables, sans toucher au câblage ou au système de commande. La gestion en temps réel des ressources et des flux de l’usine seront automatisés, les opérateurs pourront disposer de terminaux mobiles et les véhicules guidés autonomes prendront en charge l’intralogistique de manière intelligente, en lien avec les besoins des machines de production.

    Les plateformes d’automatisation vont donc devoir concilier les technologies filaires et sans fil, en permettant par exemple d’intégrer facilement un module 5G aux systèmes existants.

     

     

  • Quand le e-commerce devient un canal incontournable des achats industriels

    e-commerce et industries :
    C’est maintenant mais pas n’importe comment !

    Par Jean Charles Bordes chez SMILE

    C’est devenu une réalité ! Le e-commerce B2B est une source majeure d’opportunités pour le business inter-entreprises. Boosté notamment par les nouvelles générations d’acheteurs: les digital natives du B2B sont maintenant plus nombreux que les anciennes générations.

    Le e-commerce est désormais un canal incontournable des achats industriels. D’après une étude Xerfi et Roland Berger, la part des achats e-commerce sur ces secteurs est en croissance soutenue et plus que prometteur dans la poursuite de son développement : 35% dans les fournitures industrielles, 32% dans le médical, 20% dans l’automotive.
    A l’instar du B2C, les marketplaces B2B sont elles aussi un canal e-commerce en expansion.

    Agiliser son activité et décentraliser les canaux de vente

    Les bénéfices business sont énormes : des coûts internes par commande divisés par 4, l’acquisition de nouveaux clients, l’extension de l’offre et de services disponibles en 24/7, la conquête de nouveaux marchés facilitée.

    Néanmoins, le e-commerce apporte aussi de la complexité. C’est une révolution dans les entreprises qui fonctionnent avec des canaux de commercialisation traditionnels et une logistique “à la palette”. Alors pour éviter un projet douloureux et une transformation d’entreprise laborieuse voire un échec total, il y a des pré-requis à respecter. 

    1. Un projet e-commerce n’est pas un projet ERP

    Les MVP, projets de quelques semaines, quelques mois maximum, sont devenus légion. Il n’y a aucun intérêt business à faire un premier lancement incluant la totalité de sa roadmap de 12 mois. On privilégiera le test & learn.

    Il y a alors 3 axes de travail autour du MVP pour sécuriser le business et favoriser un meilleur ROI :

    ● Choisir le fonctionnel : un périmètre restreint, étroitement lié aux habitudes clients et processus internes. Les processus manuels et quelques grandes fonctionnalités clés seront favorisées.

    ● Choisir des bêta-testeurs, vos clients les plus proches. Quand le groupe Accor a déployé sa marketplace, il a en priorité choisi ses marques hôtels : plus simple à impliquer dans les choix d’expériences, plus rapide à convertir à la nouvelle plateforme et plus sécurisé pour le business en phase de lancement. Les déploiements suivants sont ses partenaires puis les hôtels indépendants.

    ● Choisir des bêta-fournisseurs, les plus matures. Pour optimiser le ROI du projet, on privilégiera l’onboarding d’une partie du catalogue en phase 1 et donc une partie des fournisseurs. Logiquement, les plus matures en termes de SI pour sécuriser les interfaçages avec les outils tiers, les flux de commandes, stocks, données produit, etc. Mais également les plus matures en termes de relation client et de logistique dans un modèle drop-shipping ou marketplace puisqu’ils assurent les engagements pris auprès des clients.

    2. Supprimer les irritants, la priorité

    La roadmap business doit favoriser en premier lieu la suppression des irritants les plus forts. Ce sont souvent des aspects simples de la relation client remontés par les collaborateurs ou les clients eux-mêmes : faciliter la récupération des factures, des prix personnalisés, un achat rapide par référence produit ou simplement l’accès à l’information complète sur le catalogue produits.

    3. Le e-commerce, ce n’est pas que l’affaire du Directeur e-commerce

    Nous voyons encore trop de projets e-commerce B2B qui n’impliquent pas suffisamment l’ensemble des parties prenantes et qui ne sont pas supportés par les directions générales. Pourtant, un projet e-commerce apporte de profonds changements organisationnels et humains : la logistique avec de nouvelles attentes de livraison, la finance, les commerciaux, le procurement ou encore les ressources humaines avec de nouvelles compétences à assimiler et de nouveaux profils à intégrer.

    4. Plus d’autonomie client nécessite plus de rigueur

    Bienvenue dans l’Omnicanal ! Bienvenue dans l’ouverture des données ! Le canal digital doit faciliter la prise de commande, ouvrir la donnée (produit, stock, prix, etc.) tout en conservant un haut niveau de personnalisation dans les interactions clients. Cela signifie par exemple que l’information produit doit être cohérente sur tous les points de contact de vos clients avec l’entreprise. L’information sur les stocks et les délais doit être maîtrisée s’ils sont présentés, et les échanges client doivent être partagés entre le web, les commerciaux et les ADV. Or, cette unification de la donnée ainsi que son partage s’avèrent être un véritable casse-tête pour éviter l’effet déceptif et la rupture de l’intention d’achat. Lancer un site e-commerce est un formidable et nécessaire levier business mais un site/portail e-commerce n’est pas suffisant pour pérenniser l’adhésion client. Il doit s’inscrire dans la construction d’un écosystème digital plus large.

    5. La flexibilité de l’écosystème

    La réussite des plus grands e-commerçants tient dans leur capacité à offrir une expérience singulière en créant notamment des différenciants fonctionnels vis-à-vis de leurs concurrents. Ils ont su adapter précisément leur écosystème digital aux exigences clients et digitaliser facilement leurs processus internes. L’activité e-commerce bouleverse déjà la manière dont l’entreprise fait du commerce. La plateforme e-commerce doit elle limiter les contraintes et offrir les meilleures opportunités en termes d’expérience, ​sans compromis​.

    Les différentes briques technologiques doivent s’intégrer au SI qui possède souvent un fort legacy. Alors nous écartons naturellement les solutions Saas “All-in One” et nous recherchons logiquement les plateformes les plus flexibles et ouvertes. Les technologies Open Source, les architectures headless et micro-services favorisant le best-of-breed sont les fers de lance de cette philosophie pour construire l’écosystème digital le plus efficace en termes d’expérience client et de revenus pour l’entreprise.

    “Une petite impatience ruine un grand projet” – Confucius

    Nous l’aurons compris, lancer une activité e-commerce est une formidable aventure pour toute l’organisation. Pourtant, bon nombre de projets dérivent et deviennent un échec parce que finalement les choix de prestataires et éditeurs ont été précipités. L’expérience a montré que l’écosystème e-commerce est spécifique. Une plateforme e-commerce n’est pas un add-on d’un ERP.

    Ce n’est pas non plus parce que l’on possède un CRM chez un même éditeur que son business fonctionnera mieux. Il faut prendre le temps de lire entre les slides et de bien choisir les partenaires avec qui l’on travaillera dans la durée.

     

  • Les webinars incontournables Mardi 30 Juin : Summer Adtech – Global Industrie – Podcasts mythes et réalités – lesBigBoss- Réussir sa campagne d’influence – IA & Marketing …

    Du Lundi 29 juin au Mercredi 1er Juillet 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-adtech-virtual-event-by-smart/?instance_id=5057

    MARDI 30 JUIN 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-global-industries-by-gl-events/?instance_id=5054

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-podcast-mythes-et-realites-by-cmit/?instance_id=5049

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-online-meetings-by-lesbigboss/?instance_id=5062

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-digital-workplace-dyas-by-jalios/?instance_id=5060

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-bien-lancer-sa-campagne-dinfluence-b2b-et-les-best-practices-by-lewis/?instance_id=5056

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-engager-votre-audience-avec-un-hub-de-contenu-dactualite-by-scoop-it/?instance_id=5051

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-webinars-un-succes-pour-votre-pipe-marketing-by-busybiz/?instance_id=5055

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-a-la-sortie-de-la-crise-quels-leviers-et-perspectives-pour-la-consommation-en-france-by-lechangeur-bnp-paribas/?instance_id=5061

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-lintelligence-artificielle-simplifiee-au-service-des-cas-dusage-marketing-by-adobe/?instance_id=5016

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-prospectif-des-lieux-evenementiels-by-eventmaker/?instance_id=5059

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-cartographie-des-tendances-2020-2021-by-cap-digital/?instance_id=5042

  • Pourquoi les industriels comptent sur le concept d’usine intelligente pour atteindre des niveaux inédits de rentabilité

    Enquête usine du futur

    par Stratus Technologies

    Dans une enquête réalisée auprès de plus de 200 industriels européens employant chacun plus de 500 personnes, environ 63 % des personnes interrogées ont déployé des initiatives en faveur de l’usine du futur. Ce pourcentage devrait fortement augmenter au cours des 5 prochaines années. 37 % expliquent être en phase de planification.

    Commandée par teknowlogy Group, un grand cabinet d’analyse européen, et par Stratus Technologies, le leader mondial des solutions simplifiées, protégées et autonomes d’Edge Computing, cette enquête confirme l’intérêt des usines du futur. En effet, près d’une personne interrogée sur deux (45 %) affirme avoir rentabilisé son investissement en moins d’un an et pour les 2/3 (66 %), l’usine du futur figure au minimum au 7e rang (sur 10) de leurs priorités.

  • Etude Linkedin : sur l’industrie en France et la transformation digitale du secteur

    L’industrie en France et la transformation digitale du secteur

    À l’occasion de la 5ème édition de BIG, l’évènement annuel de bpifrance, Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France, présente le rapport de LinkedIn sur l’industrie en France, en présence d’Agnès Pannier- Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. Les enseignements de cette étude réalisée pour le ministère de l’Economie et des Finances sont issus d’un Economic Graph, cartographie digitale de l’emploi et des compétences, réalisée à partir des données chiffrées Linkedin sur 5 secteurs clés. Le rapport met notamment en lumière les professions émergentes de l’industrie et les compétences recherchées. Il révèle ainsi la digitalisation d’un secteur de plus en plus attractif.

    « Notre étude livre un portrait de l’industrie en France, et permet d’alimenter les réflexions sur des thèmes structurants qui concernent l’avenir de l’industrie : évolution des métiers et des compétences, attractivité du secteur industriel, ou encore la parité », d’après Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France. « Les dynamiques d’emploi dans l’industrie reflètent sa profonde mutation et son attractivité. C’est un secteur résolument tourné vers l’avenir qui constitue un levier de croissance économique considérable. »

    Une industrie qui recrute: plus de 340 000 offres d’emplois dans les 5 secteurs industriels clés au deuxième trimestre 2019
    Le rapport se focalise sur 5 secteurs industriels clés : industrie manufacturière, biens de consommation, logiciels et services informatiques, matériel et réseaux, secteur énergétique et minier. Pour ces 5 catégories, il recense un total de 341 000 offres d’emploi proposées sur LinkedIn au cours du deuxième trimestre 2019. Ce chiffre montre à quel point l’industrie a vocation à constituer un vivier d’embauches dans les années et décennies à venir en France.

    Les professions émergentes dans l’industrie: des métiers liés aux nouvelles technologies mais aussi aux ressources humaines et à la vente.
    Des tendances communes aux 5 secteurs se dégagent, notamment la prépondérance des professions émergentes liées aux nouvelles technologies (IA, analyse et protection des données, etc…), à la gestion des ressources humaines et enfin à la relation clients et à la vente.

    De façon générale, ces tendances sont valables tant pour les hommes que pour les femmes. Cependant, quelques différences subsistent. Par exemple, dans l’industrie manufacturière, les femmes exercent plutôt des métiers liés à l’analyse des données et à la conception de l’expérience utilisateur, tandis que les hommes exercent plutôt des métiers liés à l’intelligence artificielle et à la cyber-sécurité.

    Des compétences hautement transférables

    Le rapport met en avant la présence d’un grand nombre de langages de programmation et d’autres outils numériques et analytiques. Ces outils étant présents dans les différentes industries, il est possible d’affirmer que les compétences associées aux professions émergentes sont hautement transférables et permettent aux professionnels de donner une nouvelle orientation à leur carrière dans une multitude d’industries.

    Un ratio hommes/femmes qui s’approche de la parité, sauf dans l’industrie des logiciels et services informatiques
    En examinant la distribution des professions émergentes entre les membres LinkedIn hommes et femmes dans chacune des cinq industries clés, le ratio hommes/femmes s’approche de la parité, à l’exception cependant de l’industrie des logiciels et services informatiques. Ainsi, le rapport y soulève un écart très important dans la parité hommes/femmes : 68% des professions considérées comme émergentes sont exercées par les hommes et seulement 32% par les femmes.

    Le niveau de formation ne constitue pas un obstacle

    Le fait que parmi les professionnels des métiers émergents le nombre de bacheliers soit relativement plus élevé et celui des masters relativement moins élevé semble suggérer que le niveau de formation atteint ne constitue pas un obstacle à l’entrée dans une profession émergente.

    L’industrie des biens de consommation se démarque avec des opportunités d’accéder aux métiers émergents quelque soit le niveau de diplôme.


    Quant à l’industrie des logiciels et services informatiques, les emplois émergents présentent des niveaux de formation plus élevés que dans les autres industries.

    Méthodologie :

    Pour réaliser ce rapport, LinkedIn a établi une cartographie de l’évolution des métiers et compétences en analysant les profils de ses membres en France.
    L’analyse porte sur 5 industries clés : industrie manufacturière, biens de consommation, logiciels et services informatiques, matériel et réseaux, énergie et mines. Seules des données agrégées et rendues anonymes sont utilisées.

  • Les challenges futurs de l’industrie aéronautique

    Les challenges futurs de l’industrie aéronautique 

     Par Hélène Doumerc, Key Account Manager Aerospace Défense du Groupe SII

    L’industrie aéronautique se porte comme un charme.
    Le trafic a fait croître la demande en appareils. Rien qu’en France, la barre des 200 millions de passagers a été franchie début 2018.
    En 2017, le carnet de commande d’Airbus et Boeing s’établissait à près de 12 000 appareils selon le rapport « Industrie du futur » du Pipame.
    Pour un chiffre d’affaires estimé à 60 milliards d’euros.
    Mais si la croissance est au beau fixe, le secteur entame pourtant une mutation plus profonde. Il fait face à de nouvelles cadences productives. La pression écologique exercée par les états et le grand public s’accentue en faveur d’avions plus « verts ». Quand les coûts de la main d’œuvre salariale sont en hausse.

    En effet, dans les années qui viennent, il faudra former près de 560 000 pilotes supplémentaires. Entre innovation, écologie et maîtrise des coûts, quels sont les enjeux de la filière sur les 10 prochaines années  à court, moyen et long termes?

    2019 : vers de nouvelles cadences productives

     Le secteur aéronautique est soutenu par une croissance constante du trafic aérien. Depuis 1994, il enregistre une croissance de près de 6% par an selon le rapport de la Pipame. Ces dernières années, cette croissance a été fortement encouragée par le développement des pays émergents et des compagnies low cost. Aujourd’hui, elle l’est également par l’essor du marché des vols régionaux venus moyens courriers d’Asie et d’Afrique. En réponse, les carnets de commande s’emballent.

    Et pour répondre à cette forte croissance, le premier challenge des constructeurs à court terme est de monter en cadence afin d’accroître leurs capacités de production annuelle. L’objectif ? Diviser par deux le temps de production. Soit passer des 8 ans traditionnels à une durée de 4 ans, pour sortir un avion d’usine. Le fer de lance de cette industrialisation va de pair avec une digitalisation plus accentuée des usines. De celle qu’a pu connaître l’industrie automobile : robotisation, optimisation des ressources et des flux, capteurs, maintenance prédictive, etc…

    2023 : l’hybride décolle

     Face aux nouvelles pressions environnementales, le second challenge à moyen terme de l’aéronautique est écologique. En effet, l’industrie serait responsable de 2% des émissions mondiales de carbone à en croire les sources du Guardian et pourrait atteindre les 16% d’ici à 2050. Pour réduire son empreinte carbone, les initiatives pour des avions plus verts, à savoir électriques sont déjà en piste.

    L’avion hybride associe déjà réacteurs classiques et batteries. Il est en phase de décollage sur des modèles de petites tailles. Soutenu par Boeing, le ZA – 10, un petit avion de 6 à 12 places, entrera en service à horizon 2023 sur de courts trajets. Safran estime la mise en service d’autres avions hybrides de 10 à 19 sièges à horizon 2025. Faute de batteries et puissances, les gros appareils commerciaux 100% électriques ne sont pas encore réalisables à ce stade. En effet, encore aujourd’hui des batteries 30 fois plus denses que celles utilisées ne pourraient faire voler l’A320 qu’avec la moitié de sa charge et sur des distances 5 fois réduites. Avant le tout électrique, la transition écologique du secteur aéronautique se joue donc d’abord sur le terrain de la motorisation hybride.

    2030 : l’automatisation aux commandes ?

     A plus long terme, le troisième grand challenge de l’aéronautique repose sur l’automatisation du pilotage. Pour rappel, 30% des salaires de pilotes selon les chiffres d’Air France culminent à 200 000 euros brut. D’ici 2030, l’équipage de bord composée d’au moins 2 pilotes, pourrait se réduire progressivement à grand renfort d’intelligence artificielle dans une perspective de maîtrise des coûts.

    Sur les tarmacs de Toulouse, le constructeur Airbus teste déjà un programme de roulage, décollage et atterrissage autonome. En 2023, le projet SPO (Single Pilot Operation) devrait être présenté aux futurs clients pour les vols longs courriers. De concert, les équipementiers de Thalès s’attèlent à la tache. Les économies à réaliser sont d’échelle. Le vol d’un seul pilote ferait l’économie de près de 15 milliards de dollars d’après la banque UBS. 35 milliards pour un avion totalement autonome. Seule ombre au tableau : les réticences restent tenaces et les challenges seront aussi sociaux, culturels que techniques. Selon un sondage UBS, 63% des personnes interrogées refuseraient de monter à bord d’un avion autonome.

    Demain, dans 5 ou 10 ans, les défis du secteur aéronautique sont de taille. Industriel d’abord, écologique ensuite, automatique enfin. Pour affirmer sa croissance, ses 3 chevaux de bataille sont les suivants : digitaliser les usines de conception pour accélérer les cadences productives, muer vers le 100% électrique dans les années à venir, et maîtriser les coûts du pilotage grâce au pilotage autonome tout en assurant la sécurité des passagers.

     

     

     

     

  • « Transformation numérique dans l’industrie : ce n’est pas qu’une affaire de logiciels ! »

    « Transformation numérique dans l’industrie :pas qu’une affaire de logiciels ! »

    par Stéphane Guignard, Directeur France et Europe du Sud d’Aras*

    La transformation numérique dans l’industrie induit un profond renouvellement de l’offre de produits et de services. Les industriels l’ont bien compris, comme en témoigne la stratégie déployée par les constructeurs automobiles qui sont en train de redéfinir leur activité à court ou moyen terme. L’enjeu n’est pas seulement de vendre des voitures connectées, capables d’échanger en permanence des données avec leur environnement, mais bien de transformer un fabricant de véhicules en fournisseur de services de mobilité.

    Car le véhicule connecté ouvre la voie à des services de voitures partagées, à la maintenance préventive, au diagnostic et à la réparation à distance, à la mise à jour des logiciels du véhicule, à la fourniture de multiples informations sur le trafic et la sécurité, … Pour s’y préparer, les constructeurs doivent constituer des équipes dédiées pour développer cette nouvelle offre entièrement pilotée par les besoins clients.

    La transformation digitale implique une continuité numérique totale entre tous les services, du marketing, qui analyse les besoins des clients, jusqu’à l’après-vente et la maintenance, en passant par la conception, la fabrication, le contrôle, … cela afin de partager les mêmes données à jour sur les produits, les clients et les ressources del’entreprise. Un objectif qui réclame des solutions techniques ainsi qu’une mutation de l’organisation et des modes de fonctionnement des entreprises.

    Sur l’idée générale, tout le monde est à peu près d’accord : la continuité numérique des entreprises consiste, pour simplifier, à extraire et numériser les données enfouies dans les documents papier (le plus souvent inexploitables) ou déjà informatisées pour les reconnecter entre elles, leur donner du sens et une cohérence d’ensemble, en fairede l’information exploitable et interprétable sur l’ensemble de la chaine de valeur de l’entreprise.

    Pas de solutions miracles

    La transformation numérique est donc un processus complexe, qui n’a pas de solution miracle. Penser qu’il suffit d’installer les « bons » logiciels aux bons endroits pour faire ensuite tourner l’entreprise en mode numérique est une illusion.

    Personne ne conteste le rôle essentiel joué historiquement par les « progiciels », ces logiciels prêts à l’emploi qui ont permis la numérisation rapide de nombreuses fonctions de l’entreprise. Mais quand il s’agit de faire interagir l’ensemble de ces fonctions, cette stratégie du logiciel « sur étagère » montre immédiatement ses limites en matière de continuité numérique et d’interopérabilité.

    Assurer la continuité numérique en gardant la maîtrise

    De même, confier à un seul et même éditeur de logiciels la transformation numérique de son entreprise est parfaitement irréaliste. Face au renouvellement continu des offres et des méthodes de l’entreprise, des évolutions réglementaires, sécuritaires ou administratives, quel éditeur peut raisonnablement prétendre fournir, dans la durée, une solution capable de couvrir l’ensemble de ces besoins ? L’affirmer est une véritable mystification. La plupart des groupes ont, par exemple, déjà pu mesurer que la transformation numérique se conduit de façon spécifique dans chaque « Business Unit ».

    Céder aux chants des sirènes du partenaire unique, c’est aussi renoncer à la maîtrise d’un actif immatériel majeur et à une opportunité essentielle de différenciation. La transformation numérique doit être conduite en fonction de la stratégie et des priorités de l’entreprise, et il est par conséquent inconcevable de la déléguer à un tiers.

    Pour autant, il n’est pas question, bien sûr, de revenir à l’époque héroïque où il fallait tout développer en interne pour être certain de répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise.

    Les entreprises peuvent avoir besoin de conserver des progiciels spécialisés d’éditeurs multiples mais elles doivent pouvoir s’appuyer sur des plateformes ouvertes qui assurent l’intégration et la cohérence de ces applications et des informations qu’elles produisent, afin de supporter les processus transverses. C’est grâce à de telles plateformes que l’entreprise peut rester suffisamment agile pour remplacer les différentes composantes de sonsystème d’information au rythme de ses besoins, sans perdre la continuité numérique.

    Enfin, ce sont ces mêmes plateformes qui permettent à l’entreprise de garder la maîtrise de son système d’information et de soutenir sa stratégie digitale en toute indépendance. C’est seulement en adoptant cette nouvelle génération d’outils fédérateurs que les entreprises pourront réaliser la continuité numérique indispensable à leur transformation.

    Mais aussi, la nécessité de rendre les entreprises plus collaboratives

    Une condition nécessaire, mais qui est encore loin d’être suffisante. Car la transformation numérique, c’est aussi une autre façon de penser le fonctionnement de l’entreprise, moins hiérarchique et surtout moins cloisonné.

    Un changement complet d’état d’esprit est nécessaire pour passer à une véritable entreprise collaborative, dans laquelle chacun ne se contente pas de réaliser sa tâche, mais partage ses informations pour s’aligner sur les objectifs communs : la révolution numérique est aussi une révolution culturelle.

     

  • Etude Mazars « Les dirigeants face à l’industrie 4.0 »

    Etude Mazars  » Les dirigeants face à l’industrie 4.0 « 

    Avec la révolution numérique, les frontières entre le monde physique et digital s’amenuisent pour donner vie à une industrie 4.0 interconnectée dans laquelle les collaborateurs, les machines et les produits interagissent. Afin d’évaluer la connaissance, la perception et la maturité des entreprises industrielles françaises vis-à-vis de l’industrie du futur, Mazars, groupe international d’audit et de conseil, publie les résultats d’une enquête réalisée avec OpinionWay auprès de 203 dirigeants d’industries françaises de grandes entreprises et d’ETI.

    Les principaux enseignements de l’étude :

    • 95% des dirigeants sont confiants et prêts à s’adapter aux changements liés à l’industrie 4.0
    • Principales craintes liées à l’industrie 4.0 : cybersécurité pour 78% des dirigeants et un déficit de compétences pour 70%
    • La majorité (57%) attend des impacts concrets d’ici 2 ans sur le cœur de métier même de leur organisation
    • 74% des dirigeants se disent vulnérables aux cyberattaques : 40% des entreprises industrielles ont déjà subi une cyberattaque, 1 sur 3 pour les entreprises de moins de 50 salariés
    • 68% redoutent les difficultés à recruter des collaborateurs qualifiés
    • La formation est cruciale : 74% des dirigeants envisagent de former l’ensemble de leurs collaborateurs aux outils numériques

    « Alors que le terme d’industrie 4.0 est sur toutes les lèvres, nous avons voulu évaluer la compréhension, la confiance et les stratégies adoptées par les dirigeants de grands groupes et ETI dans le domaine industriel. Confiants, pragmatiques, les dirigeants se disent prêts à prendre le tournant de l’industrie du futur. La majorité d’entre eux considèrent qu’elle représente une chance pour l’économie française et affirment qu’elle constitue une opportunité pour leur entreprise. Ils ont cependant des préoccupations croissantes face aux nouveaux risques, la cybersécurité ressort comme le principal. La question du déficit de talents et de l’évolution de la formation alors que les métiers se transforment et s’automatisent est également fortement prégnante. » commente David Chaudat, Associé membre du Comité Exécutif, responsable secteur Industrie et Services Mazars France.

    L’industrie 4.0, une notion encore méconnue mais qui suscite l’intérêt

    1 dirigeant interrogé sur 2 ne sait pas donner spontanément une définition de la notion « industrie 4.0 ». Ils sont cependant fortement familiarisés avec les enjeux du digital, de technologies de pointe, d’automatisation et d’intelligence artificielle.
    Ils voient dans la transformation de l’industrie une opportunité pour l’économie française (63%), pour leur entreprise (54%) et leur secteur d’activité (52%). Ils y voient également l’opportunité de développer la personnalisation de la production industrielle : 89% d’entre eux estiment qu’elle pourra être étendue à de nombreuses filières industrielles. En outre, 87% des dirigeants soutiennent qu’elle expose les entreprises à des risques industriels nouveaux, notamment la cybersécurité.

    Des dirigeants confiants face aux impacts de l’industrie 4.0

    Les dirigeants d’entreprises industrielles sont optimistes à la fois quant aux bénéfices à tirer de la transformation de l’industrie 4.0 mais également quant à leur capacité d’adaptation. La grande majorité (80%) des dirigeants interrogés estiment avoir pleinement pris conscience des impacts de l’industrie 4.0 sur l’activité de leur entreprise. L’essor de l’industrie 4.0 est synonyme de nombreuses avancées : elle permettra un suivi plus précis de l’état de la production (90%), offrira des gains de productivité (86%) et une plus grande réactivité de la production aux demandes des clients (84%).
    En outre, 95% d’entre eux ont confiance dans les capacités de leur entreprise à s’adapter aux changements organisationnels et opérationnels liés à l’industrie 4.0. Les impacts à horizon deux ans concernent en priorité les outils de gestion de la production, la relation client et le business model. Ils sont même 57% à attendre des impacts concrets sur le cœur de métier même de l’organisation.

    La cybersécurité et les ressources humaines comme priorités d’investissement

    La cybersécurité est de loin la principale crainte des dirigeants : 78% redoutent que la transformation de leur organisation en entreprise 4.0 aboutisse à une exposition accrue aux attaques informatiques. 74% déclarent que leur entreprise est exposée aux attaques informatiques et 40% des entreprises ont déjà été la cible de cyberattaques dont 1 entreprise sur 3 de moins de 50 salariés.

    Pour se prémunir face aux risques de cyberattaque, 56% des dirigeants considèrent qu’investir dans la sécurité de leur système informatique est la priorité, seuls 9% estiment qu’il s’agit d’un investissement secondaire.

    Deuxième préoccupation majeure des dirigeants : la formation et le développement des compétences. 70% des dirigeants interrogés craignent un manque de compétences en internepour être en phase avec les technologies de pointe et 68% redoutent des difficultés à recruter des collaborateurs qualifiés. Pour y faire face, 74% souhaitent former tous leurs employés pour homogénéiser le niveau de maîtrise des outils numériques et 68% prévoient d’organiser des groupes d’entraide pour partager les connaissances en interne. L’industrie 4.0 est même l’opportunité de développer des gains de compétences pour 77% des dirigeants interrogés.

    « Avant même l’obsolescence des équipements ou la réorganisation de la chaine de production, les dirigeants estiment prioritaire d’orienter les investissements dans la protection des cyberattaques et la formation des talents. Qu’ils soient interrogés sous l’angle des craintes, des opportunités ou des orientations d’investissements, ces deux thèmes liés à la cybersécurité et aux compétences reviennent systématiquement en haut de la liste. Au-delà des outils et de la technologie on voit ici bien une volonté de protéger en priorité les actifs stratégiques de l’entreprise.» déclare Gaël Lamant, Associé responsable Industrie Mazars France.

    « Le sujet central pour les grands groupes mais aussi et surtout pour les ETI c’est le capital humain : comment attirer et recruter, comment fidéliser, comment former aux nouveaux métiers et nouvelles technologies. Les RH, l’innovation, l’internationalisation sont autant de chantiers prioritaires pour dynamiser la compétitivité du tissu industriel français et de nos ETI et pour lesquels le capital humain est la clé du succès. » estime Marc Biasibetti, Associé responsable Middle Market Mazars France.

  • Données + bienveillance :  le binôme gagnant !

    Utilisation bienveillante de la donnée : 
    les 2 clés de la réussite numérique
     
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos 
    Innover, ce n’est pas qu’une question d’invention, de créativité, de technologie ou même d’organisation, c’est avant tout la faculté à ne pas rester figé, enfermé dans le carcan de son entreprise, de son secteur concurrentiel et de ses réflexes traditionnels. Dans un monde qui ne cesse de se transformer, rester sur place, c’est mourir. 
    Les meilleures idées d’innovation de rupture sont souvent celles qui interconnectent les secteurs, tandis que le carburant indispensable pour les relier, la donnée, ne peut plus se permettre d’être utilisée à la légère. C’est en s’appuyant sur ces deux fondamentaux que l’entreprise donnera du sens à son action et définira son image auprès de ses clients et de la société en général.
    Effacer les frontières entre industries
    Il devient impératif de sortir la tête du sable et d’aller voir ce qui se passe ailleurs, dans des industries parfois à mille lieux de la sienne. D’une part pour y trouver des idées neuves ou des méthodologies et processus auxquels on n’aurait jamais pensé (la fertilisation inter-industries), mais mieux encore pour jeter des ponts entre deux secteurs et ainsi créer de nouveaux produits ou services (l’innovation inter-industries).
    Car aujourd’hui, le levier de la baisse des prix pour augmenter ses parts de marché a montré ses limites. Nous sommes entrés dans une ère où le plus important est de créer de la valeur. Même E. Leclerc, le chantre de la guerre des prix, commence à changer son fusil d’épaule et va chercher des relais de croissance ailleurs, dans la qualité et les nouveaux services.
    Au-delà d’effectuer des transferts de technologies disruptives et d’adapter des processus, l’objectif de l’innovation inter-industries est bien d’imaginer de nouveaux business models qui vont effacer les lignes entre les secteurs. En partant de ce principe, une innovation dans la biochimie pourrait très bien avoir un impact dans le monde de la grande distribution, tandis qu’une invention dans le BTP ou l’hôtellerie aura des répercussions dans la chaîne logistique, pourquoi pas.
    Un nouveau terrain de jeu et son exemple ultime : le coworking ! 
    Dans le sillon des GAFAM et autre Tesla qui ont déjà pris de l’avance sur l’assimilation de ce concept, les entreprises françaises ont commencé à s’investir dans la démarche : Orange se lance dans la banque, L’Oréal pourrait s’étendre davantage dans la pharmacie, Leroy Merlin mise à fond sur la maison connectée, pour n’en citer que quelques-unes.
    Un bon exemple qui esquisse une vision de l’avenir, dont la concrétisation pourrait être rapide, se trouve dans les espaces de co-working, qui ne cessent de se multiplier dans les grandes villes. Les acteurs de ce marché sont loin de se contenter de louer des bureaux, mais proposent à leurs clients des équipements informatiques et de la restauration, ou organisent des événements de networking pour provoquer des rencontres. Mais ils pourraient aller encore bien au-delà, en développant des services de conciergerie, de livraisons en tout genre, de locations de voiture ou de vélos et autres services qui restent à inventer, tout cela à travers une interface utilisateur unique pour simplifier leur adoption. Un modèle qui pourrait devenir une norme et demandé par les usagers de tous les bureaux, voire un jour de tous les immeubles ! Le marché de l’immobilier en serait profondément bouleversé.
    Cette humanisation du bâtiment par le service aboutit logiquement au concept de Smart City, cette ville intelligente dont chaque composant est interconnecté pour simplifier, fluidifier et améliorer la vie quotidienne de ses habitants. Cet exemple idéal, qui concernera énormément d’entreprises, démontre que de nombreuses industries vont devoir collaborer entre elles pour que cette vision devienne une réalité. Les entreprises qui auront assimilé ce principe, que ce soit dans le développement de la ville ou ailleurs, réussiront à prendre l’ascendant sur leurs concurrentes.
    La data, cet or numérique au centre de tout
    Ce nouveau monde numérique et inter-industries n’en est qu’à ses prémices et va donner naissance à de nouveaux services que l’on a encore du mal à bien cerner. Ce dont on est sûr en revanche, c’est que la donnée va occuper un rôle central dans ces processus d’échanges entre industries et c’est pourquoi tant d’importance lui est accordée aujourd’hui. Mais l’économie de la data reste encore largement à inventer avec une nécessité d’utiliser de nouveaux outils de stockage, de distribution et d’analyse de la donnée, dont découlent les nouvelles technologies majeures de l’Intelligence Artificielle.
    La maîtrise technologique et organisationnelle de la donnée sera donc essentielle, mais au-delà de  cela, sa maîtrise éthique va et a déjà commencé à jouer un rôle crucial. Le proverbe de Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » reste plus que jamais d’actualité à l’heure du scandale Facebook/Cambridge Analytica, qui a fait prendre conscience à tous et pour de bon que la manipulation de la donnée n’a rien d’anodine. 
    Et l’on peut à ce titre, se féliciter que l’Europe ait compris avant le reste du monde les enjeux sous-jacents de la data avec la mise en place du RGPD, qui fixe un cadre devant finalement favoriser les échanges de données plutôt que de les freiner.
    Une entreprise bienveillante ou malveillante ?
    Des gardes-fous deviennent en effet indispensables pour éviter que des entreprises ou bien encore des Etats utilisent la donnée à des fins qui ne servent pas les individus et citoyens. Car pour reprendre l’exemple de la Smart City, si l’objectif de progrès est souhaitable, le concept peut également vite tourner au cauchemar, comme ce qui est en train de se passer en Chine où l’on fiche les visages de tous les habitants pour pouvoir les détecter dans la rue et les arrêter si besoin grâce aux technologies de reconnaissance faciale intégrées aux caméras de surveillance.
    Du côté des entreprises, si on ajoute au scandale Facebook les piratages de données récents et cachés par Yahoo et Uber, il est clair que la confiance des utilisateurs est désormais rompue et la méfiance s’est installée envers les GAFAM et par extension envers la majorité des entreprises.
    L’ère de la transparence et de la confiance amorcée il y a quelques années va donc s’intensifier et s’imposer à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient. Celles dont le modèle économique ne repose pas entièrement sur la data, comme L’Oréal par exemple, auront tout intérêt à user de  pédagogie pour expliquer qu’elles ne se servent de la donnée que dans le but de développer de nouveaux services pour leurs clients, et qu’elles ne tireraient aucun bénéfice à utiliser ces précieuses données à des fins potentiellement malveillantes.
    Au-delà de sa fonction primaire de créer de la valeur et des bénéfices, chaque entreprise doit prouver aujourd’hui qu’elle est bienveillante envers ses clients d’une part, mais aussi envers la société globalement. La notion de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) doit désormais être intégrée « nativement » dans tous les projets d’innovation, technologiques ou non. 
    Savoir qui on est et où l’on va pour réussir
    Avec la multiplication des échanges et des projets inter-industries, le métier d’origine de l’entreprise va devenir de plus en plus flou et il sera donc d’autant plus nécessaire de donner du sens à son action. Car qui peut dire désormais quel est le métier d’un Google ou d’un Amazon ? Prenons l’exemple d’un fleuron français comme Michelin : son intérêt est-il aujourd’hui de se définir comme un fabricant de pneus ou comme un acteur de la mobilité durable ? L’Etat français l’a bien compris et la prochaine loi Pacte qui permettra aux entreprises de définir dans leurs statuts une raison d’être, autre que la recherche de profit, va dans ce (bon) sens.
    L’innovation inter-industries va s’imposer de plus en plus et avec elle, la diffusion de la data va s’accélérer de manière exponentielle. C’est bien pour cela qu’elle doit absolument être contrôlée par les entreprises, qui vont devoir justifier sans cesse de sa bonne utilisation. 
    Les organisations vont donc devoir maîtriser une série d’impératifs : définition de l’identité de l’entreprise et de son projet, innovation ouverte vers l’extérieur, responsable et consciente, utilisation de bons outils technologiques garantissant l’intégrité et la sécurité des données, et enfin communication moderne reposant sur la confiance et la transparence. Cela devra souvent passer par des remises en question et des changements de mentalité, notamment des plus vieilles générations, mais ce sont les entreprises qui y parviendront qui seront les grands vainqueurs de demain.