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  • De l’IA générative à la publicité TV en streaming : Amazon Ads révèle les tendances qui marqueront les stratégies médias en 2024

    Amazon Ads prévoit une année centrée sur l’IA, la publicité TV en streaming et les formats interactifs.

    Amazon Ads présente les tendances qui devraient marquer le secteur de la publicité numérique dans les 12 prochains mois. Utilisation de l’IA générative à grande échelle, évolution du paysage TV en streaming, disparition des cookies tiers…
    A l’heure où les marques se préparent à relever les défis que représentent ces transformations profondes, Amazon Ads analyse comment l’innovation permettra d’optimiser à la fois les expériences publicitaires et les résultats des campagnes.

    1. L’IA générative va bouleverser la production des créations publicitaires

    Ces 12 derniers mois, dans le monde de la publicité, il n’y a pas eu un jour sans parler d’IA générative. Les professionnels du secteur se sont longuement épanchés quant au potentiel de cette technologie dans la production et l’optimisation de l’efficacité des « créas ». En 2024, l’IA générative deviendra un outil créatif à part entière, utilisé par les spécialistes du marketing au quotidien. Ainsi, d’après Gartner, 63 % des décideurs marketing prévoient d’investir dans des solutions d’IA générative d’ici à deux ans[1].

    Selon une étude Amazon Ads[2], près de 75 % des annonceurs qui témoignent de difficultés à créer des campagnes réussies citent la production des créations et le choix du format comme leurs plus grands challenges. En simplifiant les processus, l’IA générative sera probablement la clé pour produire des « créas » efficaces et les décliner rapidement à grande échelle.

    Amazon Ads a lancé aux Etats-Unis un outil de génération d’images pour simplifier la conception des campagnes Sponsored Brands. Cette solution innovante qui repose sur l’IA générative, permet de produire facilement des visuels lifestyle à fort impact sur les performances publicitaires. Prenons une tasse à café : une seconde suffit pour en obtenir une image détourée sur fond blanc. Ce visuel peut être placé ensuite dans un contexte lifestyle, à côté d’un croissant sur le comptoir d’une cuisine par exemple, puis intégré à un format publicitaire mobile Sponsored Brands. Dès lors, les taux de clics attendus peuvent être 40 % plus élevés qu’avec une image standard. Pour en savoir plus sur cette nouvelle solution, cliquez ici.

    2. La publicité TV en streaming se démocratise

    La publicité TV en streaming a longtemps été réservée aux grandes marques. Mais puisque les fournisseurs de services de streaming sont de plus en plus nombreux à lancer des offres publicitaires en self-service et à renforcer leur gamme d’outils pour simplifier la production de créations, ce canal devrait s’ouvrir aux petites et moyennes entreprises (PME) dans un futur proche.

    Amazon Ads a récemment annoncé le lancement de Sponsored TV aux Etats-Unis. Cette solution publicitaire pour le streaming s’adresse à toutes les marques, quelle que soit leur taille et leur expérience sur le média TV. Pré-packagée, Sponsored TV intègre des formats publicitaires orientés vente et shopping. Les spécialistes du marketing sont désormais en mesure d’ investir en TV en bénéficiant de la même flexibilité qu’avec les Sponsored Ads d’Amazon, c’est-à-dire sans minimum de budget ni engagement préalable.

    Cette simplification de l’achat média TV en programmatique repose sur la modélisation et l’optimisation en temps réel des campagnes. En seulement quelques clics, toutes les marques distribuées sur Amazon peuvent se connecter avec les utilisateurs de services de streaming, comme Twitch, directement dans leur salon.

    Dès le début de l’année 2024, les émissions et films disponibles sur Prime Video incluront un nombre limité de publicités. Une véritable opportunité pour les marques qui cherchent à atteindre et à engager leurs audiences à grande échelle. La publicité sur Prime Video sera d’abord disponible aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada, avant de l’être en France, en Italie, en Espagne, au Mexique et en Australie. Prime Video Ads vient élargir l’offre publicitaire TV en streaming d’Amazon, les événements sportifs en direct (comme la Ligue 1 ou Roland Garros), le divertissement en direct sur Twitch, le meilleur des applications des chaînes de TV linéaires et Fire TV.

    3. Les annonceurs seront de plus en plus nombreux à adopter les clean rooms pour planifier, optimiser et mesurer l’impact de leurs campagnes publicitaires

    Les annonceurs sont constamment en quête d’innovations pour proposer une meilleure expérience client et faciliter la découverte de produits et de services. Cependant, planifier, activer et mesurer les l’efficacité des campagnes et créatives reste un challenge.

    En 2023, pour de nombreux annonceurs, la solution a été de se tourner vers les clean rooms. Ces espaces sécurisés permettent de rassembler et traiter des données issues de diverses sources – propriétaires ou tierces – afin de découvrir de nouvelles audiences et des insights marketing. Ces informations peuvent être ensuite directement activées en média. Selon une étude menée aux Etats-Unis par l’IAB, 64 %[3] des entreprises les plus matures en matière de préservation de la vie privée utilisent déjà une clean room. L’adoption de cette technologie devrait encore accélérer en 2024 : 85 %[4] des annonceurs américains interrogés envisagent d’utiliser cette technologie.

    Amazon Marketing Cloud (AMC) est une solution de clean room basée sur le cloud, permettant aux annonceurs d’agréger des signaux de données et de créer des requêtes en toute sécurité et confidentialité. AMC peut aider les marques à approfondir leurs connaissances sur le parcours d’achat, à établir des liens entre les boutiques Amazon et les domaines de vente propriétaires ou à créer des rapports personnalisés pour identifier l’engagement des utilisateurs sur l’ensemble des canaux, des stratégies et des appareils.

    Une marque de biens de grande consommation (CPG) a enregistré une augmentation de 103 % d’achats de nouveaux consommateurs après qu’AMC l’ait aidée à mieux comprendre si les produits présentant un taux d’achats répété élevé attiraient de nouveaux clients dans la boutique Amazon de la marque. Grâce à ces insights, la marque pourrait doubler ses investissements marketing sur les produits présentant des taux d’achats de nouveaux consommateurs hors-norme et des taux d’achats répétés.

    De plus, Amazon Marketing Cloud peut générer des rapports de performance des médias multicanaux et compléter les fonctionnalités de rapports disponibles dans Amazon DSP. Pour les éditeurs, Amazon Ads a annoncé Amazon Publisher Cloud, un nouveau service collaboratif qui leur permet de planifier des offres programmatiques et de les activer dans Amazon DSP, le tout grâce à la possibilité d’analyser leurs signaux de première partie en corrélation avec ceux fournis par Amazon Ads.

    Amazon Publisher Cloud est la première et la seule solution de clean room qui permette à un éditeur d’analyser ses signaux de première partie et de les corréler à ceux d’Amazon Ads afin de créer des offres optimisées en termes de reach.

    4. Des modèles de machine learning avancés pour doper la pertinence des ciblages publicitaires

    La façon dont les marques toucheront leurs audiences demain devrait être complètement différente de la façon dont elles le font aujourd’hui.  Ce phénomène associé à des consommateurs toujours plus attentifs à leurs dépenses génère naturellement des inquiétudes chez les annonceurs quant à leur capacité de toucher des audiences pertinentes dans le cadre de leurs futures campagnes.

    Les annonceurs doivent relever ces défis sans perdre de vue leurs objectifs de performance incrémentiels, la pertinence de leurs campagnes, tout en préservant l’intégrité de leurs données et la confiance des consommateurs. L’une des solutions pour y parvenir sera d’adopter des solutions basées sur des modèles de machine learning. Les investissements dans ce domaine devraient par conséquent s’intensifier alors que les cookies tiers sont sur le point de disparaître.

    Les utilisateurs d’Amazon DSP ont accès à de nouveaux modèles de machine learning ainsi qu’à des fonctionnalités d’optimisation des campagnes qui facilitent le quotidien des acheteurs médias. Ces solutions les accompagnent dans leur prise de décisions pour placer les enchères et atteindre des audiences jusqu’alors non-adressables. Grâce au machine learning les marques obtiennent les capacités nécessaires à l’analyse de grands volumes de signaux de natures différentes. Celles-ci permettent de prédire les attentes des consommateurs, et donc d’atteindre les audiences les plus pertinentes et  un ROI optimal.

    D’après l’analyse de 140 000 campagnes menées aux Etats-Unis en 2022 via Amazon DSP[5], les taux de diffusion et d’engagement des audiences modélisées ont atteint jusqu’à 25 %, ainsi qu’une réduction de 12% du CPC La diversité des données transactionnelles, navigationnelles et de consommation de streaming captées par Amazon ont également permis d’augmenter le ROAS moyen (Return on Ad Spend) des campagnes menées via Amazon DSP de plus d’1/3.

    5. Formats interactifs : de nouvelles opportunités pour engager les consommateurs

    La publicité en télévision linéaire et en radio n’ont pas changé depuis de nombreuses années. Ainsi, le streaming et les enceintes connectées apportent de nouvelles opportunités créatives pour les marques de connecter avec leurs audiences.

    En 2024, place à l’interactivité pour se démarquer et augmenter les taux d’engagement. Avec ces nouveaux formats, déjà disponibles en streaming TV et en audio, il est encore plus simple d’ajouter un article dans son panier d’achat ou d’obtenir plus d’informations sur un produit en scannant un QR code à l’aide de sa télécommande, ou en s’adressant directement à l’appareil connecté qui diffuse l’annonce publicitaire.

    Les résultats sont là : selon une étude menée par Kantar pour Amazon Ads[6], les publicités vidéo interactives sont 1,4x plus susceptibles d’avoir un impact positif sur le brand lift, tandis que les CTA (Call to Action) pensés pour encourager l’acte d’achat génèrent une considération 4,3x plus forte[7].

  • #Podcast – L’impact de l’Intelligence Artificielle sur l’Influence – By La Brigade Du Web

    L’impact de l’Intelligence Artificielle sur l’influence

    L’Intelligence artificielle, est-elle l’ennemi des influenceurs ou serait- elle une aide précieuse pour les professionnels du marketing ?Comment l’IA joue t-elle un rôle fondamental pour les plateformes comme Linkedin ou X ?
    Face à la multiplication de fakes, faut-il redouter le binôme Influence et IA ?

    Bienvenue dans ce podcast concernant : l’Impact de l’Intelligence Artificielle sur l’influence, produit par le collectif  B2B La Brigade Du Web
    Pou répondre à toutes ces questions, Camille Jourdain et Jonathan Chan, tous les deux membres de La Brigade Du Web vont décrypter l’alliance de l’IA et de l’Influence

    1- Quel est l’intérêt des influenceurs et créateurs de contenu pour l’IA ?

    Camille Jourdain :
    Le sujet passionne les créateurs. Ils l’utilisent notamment pour automatiser les tâches répétitives et bien sûr pour faciliter la création de contenu.

    Deux chiffres pour illustrer mes propos :
    1. Plus de 3000 influenceurs ont pris la parole sur les réseaux sociaux au sujet de l’IA en 2023. Ce qui représente un total de 10000 publications sur YouTube (53%) et TikTok (30%) principalement.
La source : c’est une étude réalisée par Reech, agence spécialisée en influence.
    Jonathan, tu souhaites parler d’un outil particulièrement connu et qui peut faire gagner beaucoup de temps : ChatGPT. Quel est son intérêt pour les influenceurs ?

    Jonathan Chan: 
    Pour ma part, c’est également que les IA génératives permettent aux influenceurs de s’augmenter, il y a une idée sous-jacente de la performance chez eux car le milieu est concurrentiel.

    On peut s’en servir pour se mettre en scène dans des visuels sur Midjourney dans des scènes fantaisistes ou créer des chatbots.

    Pour ChatGPT, Je m’en sers notamment pour intégrer des émojis ou pour agréger certains types de contenu en PDF. Elle pourra servir dans le temps à créer plus rapidement sur des templates prédéfinis pour que les influenceurs passent à la création.
    Les possibilités restent encore infinies notamment avec le développement de HeyGen IA pour le sous-titrage ou les IA sur les vidéos. En résumé, les possibilités sont infinies

    2- L’IA et les réseaux sociaux – Qu’en est-il des nouveautés sur les réseaux sociaux ?

    Question posée par Jonathan : Abordons maintenant les nouvelles fonctionnalités IA sur les réseaux sociaux, Camille, peux-tu nous parler de X et de Meta ?

    Les réseaux sociaux lancent régulièrement de nouvelles fonctionnalités. Je vais parler de X dans un premier temps. Les abonnés premium peuvent tester Grok depuis le début du mois aux États-Unis. Il s’agit d’une IA qui a été entraînée à partir de données provenant du web et sur des retours d’assistants humains. Son avantage par rapport aux IA concurrentes, c’est justement cet accès aux informations sur internet via la plateforme X. Grok comprend le sarcasme et l’humour, il permet de répondre à des questions qui sont rejetées par la plupart des systèmes d’IA.

    Le groupe Meta de son côté travaille sur le sujet de l’IA depuis plusieurs années. Il a également son IA génératrice d’image appelée Imagine. C’est déjà accessible aux Etats-Unis via ses applications de messagerie : WhatsApp, Messenger et aussi Instagram. Ce qui est intéressant, c’est que tout le monde pourra bientôt la tester sur un navigateur en allant sur imagine.meta.com.
    Récemment, Meta a aussi lancé un projet qui s’appelle Purple Llama dont l’objectif est de soutenir un développement fiable et responsable de l’IA générative. Concrètement, c’est pour promouvoir la collaboration entre les développeurs et les outils d’IA générative et renforcer la sécurité pour éviter la création d’outils malveillants.

    Un petit mot sur Instagram qui a annoncé des fonctionnalités IA intéressantes, comme Live Stickers pour générer des autocollants personnalisés à partir d’un prompt ou IA Brush pour remplacer une partie de l’image avec du contenu généré par IA.

    Question posée par Camille : Jonathan, je te laisse nous parler des nouveautés IA sur LinkedIn, Snapchat et TikTok.

    Sur Linkedin c’est la diversité des usages comme par exemple auto enrichir le profil.
    L’outil déployé par la firme s’appuie sur le contenu du profil d’un utilisateur et identifie les compétences et expériences clés à mettre en avant, notamment dans les rubriques « À propos » et « Titre”
    Sur Snapchat c’est différent. « Salut ! Je suis ton nouveau chatbot doté d’une intelligence artificielle. Tu peux me demander à peu près n’importe quoi et je ferais de mon mieux pour t’aider. J’ai aussi de bonnes blagues en réserve. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi aujourd’hui ? » C’est par ces mots que se présente My AI sur Snapchat dès que vous ouvrez votre application.
    My AI, et TikTok qui est attentif sur les contenus générés par l’IA ainsi le bookmaker.

    3- Comment identifier les bons influenceurs grâce à l’IA ?

    Question posée par Jonathan : L’un des enjeux clés de l’IA, c’est l’identification des influenceurs. Camille, peux-tu nous dire en quoi l’IA peut aider ?

    L’IA peut aider à identifier les influenceurs les plus pertinents pour une campagne en analysant précisément des indicateurs comme l’engagement, la démographie et la qualité du contenu.
    L’IA peut aussi aider à identifier les influenceurs avec des faux abonnés et donc prendre les bonnes décisions sur les profils à solliciter.

    Grâce au traitement du langage naturel (NLP), l’IA peut analyser le contenu publié par un influenceur pour déterminer s’il correspond au style de la marque et si les personnes qu’il suit partagent les caractéristiques démographiques de la cible.

    Question posée par Camille : Jonathan, que souhaites-tu ajouter sur ce sujet ?

    Les outils d’IA pourront plonger plus en détail dans le profil d’un influenceur et en remarquant tout signe de fraude.

    A l’heure actuelle, on se repose principalement sur le nombre d’abonnés pour choisir un influenceur. Avec l’IA, un agrégat d’indicateurs sera proposé de manière quantitative et aussi de manière qualitative en analysant les images comme le fait ChatGPT.

    Pour les annonceurs, cela permettra de mieux mesurer les campagnes et de détecter des influenceurs qui sont hors du premier radar au premier abord.L’IA serait un super assistant pour le marketeur.

    4- l’IA au service de la performance 

    Question posée par Jonathan : Parlons maintenant d’analyse de performance. Camille, comment l’IA facilite cette analyse ?

     Grâce à l’IA et au machine learning, on peut analyser les sentiments des consommateurs sur une marque ou un produit.

    L’analyse des sentiments permet de détecter les émotions dans un texte comme les impressions des abonnés à partir des commentaires sur les posts des influenceurs.

    Et concernant la mesure de la performance, l’analyse sémantique permet de comprendre précisément les résultats d’une campagne, les attentes envers une marque et de détecter les intentions d’achats.

    Question posée par Camille : Il me semble que tu voulais mettre en avant certains outils Jonathan, notamment Talkwalker, c’est bien ça ?

    Techniquement, c’est possible, il existe déjà des outils comme Talkwalker ou Favikon ou bien HypeAuditor.

    Ce que l’IA va faire et qu’elle va aller au-delà de la simple analyse d’audience sur un critère et va compléter car une personne comporte de nombreuses facettes. Ce qui va affiner le profil et la sélection des influenceurs.

    5-  Prévoir le succès des campagnes 


    Et si on va encore plus loin, on peut parler de prédiction avec l’IA.
    Il est possible de prédire le succès probable d’une campagne sur la base des datas et des caractéristiques démographiques de la cible.

    Mesurer le succès d’une campagne à partir d’une analyse plus efficace des KPIS. L’IA aide à connecter ces KPIs comme les mentions de la marque ou le trafic. Il est possible de le faire en temps réel et surveiller si les influenceurs atteignent les objectifs.

    Question posée par Camille : Jonathan, que penses-tu de cette prédiction du succès des campagnes ?

    Tracker d’abord car sinon l’IA Générative va faire des estimations de la campagne. Le but est de préparer le terrain pour que l’IA ait l’ensemble des données, nous devenons en quelque sorte des coachs.
    A terme, on pourra aussi demander à l’IA si la campagne correspond aux normes et cela nous permettra dans l’optimiser dans son sens. Favikon permet notamment de suivre les créateurs à travers l’IA et détecter les opportunités sur des créateurs sur le point de percer.

    6- Que penser des influenceurs virtuels créés à partir d’IA ?

    Question posée par Jonathan : Autre sujet intéressant, les influenceurs virtuels. Camille, que penses-tu des influenceurs virtuels créés à partir d’IA ?

    Cette année, on a vu apparaître beaucoup d’influenceurs virtuels générés par des IA et notamment des femmes. 30 dans le monde… Entre 30K et 300K. Dans les secteurs de la mode, mais aussi du luxe ou du voyage… Les plus connues : Aitana Lopez, Shudu Gram ou encore Lil Miquela. Il est effectivement intéressant d’analyser le phénomène, de comprendre pourquoi ça plait. En effet, elles génèrent presque 3 fois plus d’engagement que les humains ! Source : Etude Hypeauditor.Concrètement, qu’est-ce que c’est ?
    Des personnes générées par ordinateur, souvent avec une apparence et une personnalité conçues pour ressembler à des êtres humains, mais entièrement créés et animés par des technologies d’intelligence artificielle.

    Un point fort : les influenceurs virtuels n’ont pas besoin de se reposer et sont disponibles 24/24. Elles ne vieillissent pas. Un atout dans ce monde d’image et d’apparence, où la beauté et la jeunesse priment…

    Question posée par Camille : Et toi, Jonathan, que penses-tu de ce phénomène ?

     Ce n’est pas une mauvaise chose, cela répond à un marché. Celui d’être diverti, hors il existe un défaut d’authenticité chez les influenceurs.

    Les personnes qui veulent suivre des influenceurs virtuels cherchent une expérience, suivre des péripéties, le fake est assumé donc en soi, ce n’est pas antinomique d’avoir des influenceurs virtuels dans le marché du divertissement puisque la question de l’authenticité est un curseur.
    En soi, cela répond à des exigences pour les marques car les influenceurs virtuels ne vieillissent pas.
    Les marques ont un contrôle total sur les campagnes. Il s’agit d’un marché.

    7-  IA & Ethique dans les campagnes d’influence

     Question posée par Camille : Jonathan, dernier point, l’IA et l’éthique. Tu veux nous parler de la loi, n’est-ce pas ?

    La loi de l’influence a été un signal positif mais elle doit s’adapter aux nouvelles exigences car l’IA générative va augmenter le nombre de contenus.

    Il y a des chartes qui ont été signées, je crois que pour des raisons de transparence car j’ai été exposé à ce problème quand j’ai généré une IA, beaucoup de personnes me demandaient est-ce que c’est moi. Donc oui, signaler quand le contenu a été généré par l’IA serait un plus même si je crois que rien ne sera parfait. Une génération d’influenceurs authentiques sans IA devrait émerger.

    Question posée par Jonathan : Camille, est-ce qu’on peut dire que la plupart des influenceurs sont “éthiques” ?

     Sans parler d’IA, on peut se baser sur les résultats de  L’Observatoire de l’Influence Responsable de l’ARPP pour dire que les influenceurs sont de plus en plus éthiques et transparents. Plus de 50 000 contenus d’influenceurs ont été analysés depuis 2 ans, par une IA d’ailleurs.
    Le résultat est intéressant, 93% des contenus ont au moins un début d’identification. Ce sont surtout les micro-influenceurs qui ne sont pas transparents.
    Globalement, on peut dire qu’il reste encore des choses à améliorer, que ce soit sur le côté explicite ou instantané.

    La loi du 9 juin est essentielle pour cadrer l’influence commerciale et protéger les consommateurs. L’intérêt de l’IA par rapport à la loi, c’est de faire respecter les contrats en automatisant l’ensemble du processus de contractualisation. Concrètement, elle aide les marques à éviter les pénalités et amendes liées à la réglementation. Pour rappel, c’est 300 000 euros d’amendes et jusqu’à 2 ans de prison donc il ne faut pas plaisanter avec ce sujet.

     8- Est-ce que l’IA va supprimer les influenceurs ?

    Question posée par Camille : Terminons avec la question que tout le monde se pose, est-ce que l’IA va supprimer les influenceurs ? Jonathan, ton avis sur la question ?

    Non et même le contraire, je crois que cela va crée deux marchés, celui où le contenu sera généré par l’IA (ce qui va créer une saturation tôt ou tard) et l’autre par des contenus plus humains.

    Il y aura un besoin d’authenticité car il ne faut pas oublier que les messages sont adressés à des humains et seuls les humains possèdent de l’expérience ou de la créativité.

    Question posée par Jonathan : Et pour toi Camille ? Est-ce que l’IA peut remplacer les influenceurs ?

     Nous sommes en phase sur ce sujet. C’est non ! L’IA peut aider les influenceurs comme de nombreux professionnels, marketeurs ou communicants par exemple mais l’IA ne remplacera jamais les humains. Elle les rends plus efficaces !
    Par contre, je dirai pour conclure cet épisode de podcast que les influenceurs qui ne maîtrisent pas l’IA seront peut être, à terme, remplacés par ceux qui la maîtrisent.

    Pour écouter le podcast : 

     

     

  • #PODCAST – L’impact de l’Intelligence Artificielle sur les PODCASTS

    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre podcast ?

    Depuis quelques années, les marques et les podcasts se sont glissés dans nos oreilles.
    Série audio ou podcast natif, les nouveaux formats se développent et gagnent du terrain.
    Avec 134 millions de podcasts téléchargés ce nouveau média entre dans son âge d’or.

    Comment sélectionner les plateformes d’enregistrement ?
    Quelles solutions choisir pour diffuser son podcast ?
    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre média ?

    Bonjour et bienvenue dans ce podcast produit par le collectif d’influenceurs B2B La Brigade Du Web.

    Je suis Annie ABELA, la fondatrice de La Brigade Du Web.
    Pour répondre à toutes ces problématiques, je suis ravie d’échanger avec : Christian Belala, auteur de l’ouvrage : « Les clés pour créer son podcast » membre de La Brigade Web.

    Pour écouter le podcast c’est ici 

  • IA, Influenceurs virtuels et réels… vers une réalité mixte

    En partant de l’idée qu’il y a déjà des influenceurs virtuels, va-t-on ajouter de l’IA aux influenceurs réels pour les transformer virtuellement dans une réalité mixte?


    Article généré par ChatGPT3 

    Oui, il est tout à fait possible que l’IA soit utilisée pour transformer virtuellement les influenceurs réels dans une réalité mixte. Les influenceurs virtuels, également connus sous le nom d’influenceurs numériques ou d’influenceurs générés par ordinateur, sont des personnages créés par ordinateur qui peuvent interagir avec les utilisateurs sur les réseaux sociaux et promouvoir des produits ou des services.

    Avec l’avancement rapide de l’IA et des technologies de réalité mixte, il est possible d’envisager des scénarios où les influenceurs réels pourraient être transformés virtuellement pour interagir avec les utilisateurs dans un environnement de réalité mixte. Par exemple, en utilisant des technologies de capture de mouvement et d’animation, un influenceur réel pourrait être transformé en avatar virtuel capable d’interagir avec les utilisateurs dans un environnement de réalité mixte.

    Cela pourrait permettre aux influenceurs réels d’étendre leur portée et leur impact en interagissant avec leur public d’une manière immersive et engageante dans un environnement virtuel. Les utilisateurs pourraient interagir avec ces avatars virtuels, participer à des événements en ligne, assister à des concerts ou des spectacles virtuels, et même acheter des produits ou des services promus par ces influenceurs virtuels.

    Cependant, il est important de noter que cela soulève également des questions éthiques et de transparence. Les utilisateurs devraient être informés clairement que les influenceurs avec lesquels ils interagissent sont des avatars virtuels créés par ordinateur et non des personnes réelles. Il est également important de respecter les réglementations et les lois en matière de publicité et de promotion des produits ou des services, même dans un environnement de réalité mixte.

    En somme, bien que l’ajout d’IA aux influenceurs réels pour les transformer virtuellement dans une réalité mixte soit techniquement possible, cela soulève également des considérations éthiques et de transparence qui doivent être prises en compte pour garantir une utilisation responsable et éthique de cette technologie

  • Quand 53% des Français pensent que l’Intelligence Artificielle réussira là où l’être humain a échoué

    Et si l’Intelligence artificielle pouvait sauver notre planète

    Selon une nouvelle étude d’Oracle et de Pamela Rucker, consultante auprès des Directions des Systèmes d’Information et formatrice pour Harvard Professional Development, les individus à travers le monde exigent plus d’avancées en matière de développement durable et d’engagements sociétaux et attendent des entreprises qu’elles intensifient leurs efforts.

    L’étude menée auprès de plus de 11 000 consommateurs et dirigeants d’entreprise dans 15 pays, dont la France, révèle une frustration et une lassitude vis à vis du manque de progrès de la société en matière de durabilité et d’initiatives sociales.
    Les personnes interrogées veulent ainsi que les entreprises passent de la parole aux actes, et considèrent que la technologie peut aider les entreprises à réussir là où les individus ont échoué.

    Les entreprises doivent intensifier leurs efforts en matière de développement durable et d’actions sociétales

    Les événements des deux dernières années ont mis en lumière les initiatives en matière de développement durable et d’actions sociétales.
    Dans le monde entier, les individus en ont assez de l’absence de progrès et demandent aux entreprises d’intensifier leurs efforts ; une tendance globale confirmée par les répondants français, qui se montrent cependant parfois plus réservés dans leur approche :

    • En France et dans le monde, 93 % des personnes interrogées estiment que le développement durable et l’engagement sociétal sont plus importants que jamais et 80 % ont déclaré que les événements de ces deux dernières années les avaient amenés à modifier leurs actions.

    • 94 % des sondés dans le monde estiment que la société n’a pas progressé suffisamment.
    41 % des français (vs 42 % à travers le monde) attribuent ce manque de progrès au fait que d’autres priorités prennent le pas sur la RSE, 33 % des français considèrent que trop peu d’entreprises ont fait les changements nécessaires,
    32 % des français (vs 37 % dans le monde) pensent que les gens sont trop paresseux ou égoïstes pour préserver la planète et 30 % des français (vs 39 % dans le monde) pensent que c’est le résultat de la priorité donnée aux profits à court terme au détriment de bénéfices à long terme.

    • 19 % des Français (ils sont bien plus nombreux dans le monde : 45 % !) pensent que les entreprises peuvent apporter des changements plus significatifs en matière de durabilité et de facteurs sociaux que les individus ou les gouvernements seuls. En France, 33 % des sondés pensent que le gouvernement peut insuffler ce changement.

    • 81 % des Français (vs 78 % dans le monde) sont frustrés et en ont assez du manque de progrès des entreprises, et 89 % des sondés en France et dans le monde pensent qu’il ne suffit pas que les entreprisesoient dans la déclaration d’intention quant à la priorité accordée à la RSE – elles veulent voir des actions concrètes et des preuves.

    • 44 % des sondés français (vs 84 % dans le monde) pensent que les entreprises améloreraient leurs objectifs de développement durable et de progrés social avec l’aide de l’IA, et 53 % (61 % dans le monde) jugent même que les « robots », c’est-à-dire l’IA, réussiraient là où les humains ont échoué.

    Les partis pris des individus et les défis opérationnels freinent les entreprises

    Les dirigeants savent que les efforts en matière de développement durable sont essentiels à la réussite de leur entreprise et font même davantage confiance à l’Intelligence Artificielle plutôt qu’aux seuls humains pour mener des efforts en matière de développement durable et d’action sociale :

    • 89 % des dirigeants français (92 % dans le monde) estiment ainsi que les programmes de développement durable et les programmes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont indispensables à la réussite de leur entreprise. Ces dirigeants identifient trois principaux avantages : devenir une meilleure entreprise plus responsable (40 %), aider à améliorer la planète (36 %), renforcer son image de marque (32 %).

    Presque tous les dirigeants français (92 % vs 91 % à travers le monde) sont confrontés à des obstacles majeurs lors de la mise en œuvre des initiatives de développement durable et d’ESG. En France, les plus grands défis sont l’obtention de mesures ESG auprès de leurs partenaires et de tiers (31 % vs 35 % dans le monde), le manque de données (30 % vs 33 % dans le monde) et les processus manuels de reporting chronophages (23 % vs 32 % dans le monde).

    • 92 % des dirigeants français (96 % dans le monde) admettent que les partis pris et les émotions détournent souvent l’entreprise de ses objectifs, et 81 % (89 % dans le monde) pensent que les organisations qui utilisent la technologie pour favoriser les pratiques commerciales durables seront celles qui réussiront à long terme.

    • 80 % des dirigeants français (vs 93 % dans le monde) feraient confiance à une IA plutôt qu’à un humain pour prendre des décisions en matière de RSE. Ils estiment que les « robots » sont plus à même de collecter différents types de données sans erreur (37 % vs 43 % dans le monde), de prendre des décisions rationnelles et impartiales (29 % vs 42 % dans le monde) et de prévoir les résultats futurs sur la base d’indicateurs et de performances passés (29 % vs 41 % dans le monde).

    • Les dirigeants estiment que les individus sont toujours essentiels à la réussite des initiatives RSE et pensent qu’ils comprennent davantage les attentes des employés, clients et consommateurs (41 %), qu’ils sont plus aptes à à prendre des décisions stratégiques éclairées par le contexte (39 % vs 42 % dans le monde), à mettre en œuvre des changements basés sur le retour d’information des parties prenantes (37 % vs 48 % dans le monde), et à transmettre en interne des informations utiles à la prise de décision (37 % vs 46 % dans le monde).

    71% des Français prêt à abandonner une marque à cause de ses mauvaises pratiques et résultats en matière de RSE

    Les entreprises doivent donner la priorité au développement durable, aux questions sociétales et repenser la manière dont elles utilisent la technologie pour avoir un impact, au risque de faire face à des conséquences majeures.

    94 % des répondants, dans le monde comme en France, souhaitent progresser en matière de développement durable et d’engagements sociétaux. Les raisons princiales sont la préservation de la planète pour les générations futures (53 % vs 49 % dans le monde), la mise en place de modes de vie plus sains (37 % vs 50 % dans le monde) et la contribution à plus d’égalité dans le monde (36 % vs 46 % dans le monde).

    • 71 % des français (vs 70 % à travers le monde) seraient prêtes à rompre toute relation avec une marque qui ne prend pas au sérieux les actions de RSE, et 62 % (69 % dans le monde) seraient même prêts à quitter leur entreprise actuelle pour travailler pour une marque qui met davantage la RSE au cœur de son action.

    • Si les entreprises peuvent démontrer clairement les progrès qu’elles réalisent sur les questions environnementales et sociétales, les individus se déclarent plus disposés à payer plus cher leurs produits et services (87 % en France et dans le monde), à investir dans ceux-ci (75 % vs 83 % dans le monde) et à travailler pour elles (75 % vs 83 % dans le monde).

    • Les dirigeants français comprennent l’importance et l’urgence de la question : 89 % d’entre eux (vs 94 % dans le monde) estiment que les indicateurs RSE devraient être utilisés pour éclairer les indicateurs de performance traditionnels, et 87 % (91 % dans le monde) souhaitent augmenter leurs investissements dans le développement durable.

     

  • Qu’en est-il de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la veille ?

    L’intelligence artificielle dans la veille : bonne ou mauvaise innovation ?

    Ces dernières années, l’Intelligence Artificielle a bouleversé le domaine de la veille. Réelle opportunité ou fausse bonne idée ?

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations de KB Crawl SAS

    L’innovation est souvent une source d’enthousiasme en entreprise : gain de temps, simplification des process ou qualité améliorée d’un service. Chaque nouveauté apporte son lot de satisfactions au sein des équipes. Malheureusement, elles peuvent aussi compliquer des missions jusqu’alors maîtrisées ou, pire, apporter des dangers ou des imprécisions qui n’existaient pas jusqu’à présent. Qu’en est-il alors de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la veille ?

    L’IA : une automatisation à toute épreuve

    L’Intelligence artificielle, capable de reconnaitre automatiquement un logo ou de trier les informations sur un sujet précis, apporte sans conteste une fluidité dans le traitement des données. Tout est ainsi facilité et il semble difficile que des informations lui échappent. Nous évitons ainsi les oublis et les erreurs qui peuvent émaner d’une veille réalisée par une équipe de veilleurs purement humains. En outre, l’Intelligence Artificielle ne souffre pas des problèmes d’agenda ou du manque de temps d’une équipe débordée. La veille est la priorité de l’IA et produira des rapports précis quel que soit le contexte de l’entreprise. Mais il faut prendre conscience que les atouts de l’IA en matière de surveillance, de détection et d’analyse ne résident que dans la qualité des algorithmes qui la composent et procèdent surtout d’un usage régulier. L’intelligence artificielle demande donc de la patience avant de voir son efficacité optimisée.

    Le veilleur : une souplesse inégalée

    À première vue, l’Intelligence artificielle offre donc une solution rapide, efficace et pertinente. Mais son automatisation apporte tout autant d’atouts qu’un réel manque de finesse. Nulle Intelligence Artificielle n’est encore capable de remplacer l’esprit critique d’un veilleur expérimenté. Ce dernier est capable de faire des choix qui sortent des limites fixées par l’algorithme. Le travail de veille amène régulièrement des situations que nous n’avions pas envisagées jusqu’à présent et demande une souplesse dans la prise de ces décisions. Le cerveau humain reste encore l’ordinateur le plus puissant jamais créé et est capable d’une réflexion complexe. L’erreur est humaine tout comme la capacité d’adaptation.

    Tout est question d’usages

    L’intelligence artificielle ne représente pas à elle seule une bonne ou une mauvaise innovation pour l’entreprise engagée dans un processus de veille. Tout réside donc dans la manière de l’utiliser dans sa stratégie de veille. Comme le dit l’adage, « il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier ». Utiliser l’Intelligence Artificielle pour simplifier les tâches répétitives et être informé le plus tôt possible sans risque d’oubli ou d’erreurs est un choix judicieux. Cependant, avoir un garde-fou grâce à des veilleurs expérimentés complète au mieux le processus de veille.

    En conclusion, l’IA permet d’accompagner l’évolution du métier de veilleur. Savoir jongler entre le savoir-faire humain (avec ses prises de décisions complexes) et l’analyse automatisée et pertinente de l’Intelligence Artificielle est aujourd’hui fondamental.  Et cette complémentarité se doit d’être adaptée à la structure et à l’environnement de l’entreprise, tout en gardant à l’esprit que l’humain reste au cœur de la veille.

  • Quelles sont les 6 tendances UX à ne pas louper en 2022 ?

    Les évolutions qui vont faire évoluer l’expérience utilisateur 

    FERPECTION, conseil en études et recherches UX pour l’amélioration des sites et applications mobiles, dévoile les notions et les évolutions qui vont largement modifier et faire évoluer l’expérience utilisateurs dans un avenir proche.

    1. La réalité étendue

    La réalité étendue englobe 3 notions : la réalité virtuelle, la réalité augmentée et le Metaverse. Ces trois technologies opèrent déjà des changements dans nos vies, dans nos modes de consommation et vont continuer à se développer en 2022.

    Cette évolution aura une incidence sur le design de conception : la 2D, utilisée sur les écrans de téléphone ou d’ordinateurs, va progressivement laisser place à la 3D. Celle-ci promet une meilleure immersion et encore plus de facilités à se connecter et interagir avec son entourage, où que l’on soit dans le monde.

    Les implications de la réalité étendue ne sont pas seulement ludiques, car de nombreux secteurs, comme le monde médical et la recherche vont aussi en profiter. À l’heure où les téléconsultations explosent, il sera bientôt plus pratique pour les médecins d’accompagner leurs patients en VR. Grâce à la réalité augmentée et à la vision 3D, étudier un produit ou une situation en réel malgré son côté virtuel ne sera plus un problème.

    2. L’intelligence artificielle

    On désigne sous le terme général d’intelligence artificielle toutes les sortes d’intelligences générées par un ordinateur. Aujourd’hui les IA dites « à faible intelligence », prédominent mais nous serons bientôt capables de produire des IA plus semblables à celles des humains. Cette tendance est intéressante pour l’UX car cette technologie permettra de générer des wireframes basiques et de faire des pré-tests en IA avant de lancer des études utilisateurs avec des humains. Que les spécialistes de l’UX se rassurent toutefois : l’IA n’est pas prête de prendre le pas sur l’humain, l’expertise de celui-ci n’ayant jamais été aussi importante.

    3. Le Metaverse

    Bien qu’il n’y ait pas encore de définition claire, la plupart des spécialistes s’accordent sur un point : le metaverse regroupe l’ensemble des évolutions IA et de réalités augmentées.

    Selon Mark Zuckerberg, il s’agirait d’espaces virtuels interconnectés, reliés au monde réel et permettant de rendre la présence humaine dans ces zones plus tangibles qu’elle ne l’est actuellement.

    Imaginez, assister depuis votre canapé à un concert se déroulant dans l’espace et quelques instants plus tard, en immersion sous-marine. Ou vous promener au Japon alors que vous êtes à l’autre bout du monde.

    À savoir que Meta (anciennement Facebook) n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à la question et que cette tendance fera probablement beaucoup parler d’elle en 2022.

    4. La visualisation des données

    La visualisation des données n’est pas nouvelle, mais elle devient de plus en plus importante. Les informations abstraites n’ont plus leur place dans une communication décente en 2022. Il faut aujourd’hui illustrer des faits et rendre ces données attractives pour le lecteur.

    Le lecteur a un temps d’attention compté, c’est pourquoi il faut hiérarchiser et rendre ces informations à la fois intéressantes et divertissantes. Cela permet non seulement de faire passer un message clair, mais aussi de maintenir l’attention de l’utilisateur.

    Il faut être vigilant et ne pas noyer le lecteur sous un flot de données ennuyeuses : elles doivent être simplifiées. Les visiteurs n’ont pas le temps de déchiffrer des informations compliquées. Il faut donc opter pour des tableaux, des graphiques, des illustrations ou encore des infographies statiques ou interactives.

    5. La mixité des méthodes de recherche UX

    Depuis ces deux dernières années, les demandes des clients évoluent : ils recherchent de plus en plus à coupler les méthodes qualitatives et quantitatives. Si l’approche quanti permet d’avoir des données claires et chiffrées, l’approche quali décrypte, elle, les comportements des utilisateurs. Une mixité des techniques qui prend la situation dans sa globalité et dégage une vision d’ensemble et non plus fragmentée.

    En UX, cela se traduit donc par une meilleure compréhension des utilisateurs et de leurs agissements face à un produit, mais aussi, par une meilleure définition des persona.

    La pluralité des recherches peut être mise en œuvre à tous les stades de développement d’un produit ou d’un service. Il faut comprendre où, quoi, comment, et pourquoi les utilisateurs seraient intéressés par ce qui est proposé. Ainsi, toutes les clés sont en main pour engager une relation de confiance solide et profonde avec eux.

    Les bénéfices de la mixité de méthodes sont multiples : meilleur ciblage des produits qui plaisent ; meilleur ciblage du client idéal ; meilleures améliorations de produits et réduction des coûts. En ciblant immédiatement l’ensemble des bonnes pratiques à mettre en place grâce au quali/quanti, il n’est pas nécessaire de revenir sur le produit une fois que celui-ci est mis en vente.

    6. L’écoconception

    Concevoir un site ou une application mobile en intégrant une démarche d’écoconception permet d’optimiser les ressources, mais cette approche doit être étroitement liée à l’UX. Utilisabilité, performance, sobriété, l’écoconception et l’UX tendent à offrir à l’utilisateur un parcours efficace, rapide et intuitif. Il est donc intéressant de regarder de près l’évolution de cette tendance UX en 2022.

     

  • Intelligence artificielle et ecommerce : le binôme gagnant

    Comment l’IA peut améliorer l’ecommerce ? 

    Le e-commerce doit relever de nouveaux challenges : mondialisation, pandémie, changement des attentes des consommateurs, de plus en plus sensibles aux problématiques environnementales et adeptes du web2store…

    Les retailers se sont-ils emparés de l’IA pour faire face à ces nouveaux défis ? L’ont-ils déployée et où en sont-ils de ces déploiements ? Quelles sont leurs attentes, les freins face à son implémentation ? Ont-ils pris le virage d’un e-commerce respectueux de l’environnement et l’IA peut-elle les aider dans cette orientation ?

    C’est ce qu’a voulu savoir OpenStudio, une entreprise de services qui œuvre pour un numérique responsable et l’IT for Good, à travers cette enquête menée auprès 132 retailers de tous secteurs d’activité en septembre 2021.

    En résumé : 

    98 % des retailers estiment que l’IA pourrait améliorer leur plateforme e-commerce dont 62,5 % d’une manière significative

    Des attentes très fortes de la part des retailers vis-à-vis de l’IA, augmenter le CA est prioritaire

    Face à une pression concurrentielle accrue, ils cherchent à optimiser leurs coûts et développer leur CA. En ajoutant le pourcentage de ceux qui ont des attentes prioritaires et/ou fortes, on trouve sur le podium :

    –          84 % : gagner du temps grâce à l’automatisation des tâches

    –          82,5 % : faciliter les prises de décisions grâce aux analyses en temps réel

    –          81 % : augmenter le CA.

    Si on tient compte uniquement des attentes prioritaires, l’augmentation du CA arrive en premier (47 %), suivie par l’amélioration de la relation client (43 %) et la sécurisation des processus de paiement (39 %).

    Amélioration des performances grâce à l’IA :  data, prédictif et automatisation

    IA et backend : la data client, première préoccupation des retailers

    Pour améliorer les performances des opérations de backend, les retailers considèrent que l’IA est prioritaire ou utile à :

    –          90 % : mettre à jour, gérer et enrichir les bases de données clients notamment avec des données non structurées (réseaux sociaux …)

    –          89 % : synchroniser les catalogues sur toutes les applications tierces (ERP, outils marketing…)

    –          85 % : mettre à jour en temps réel les catalogues et pricing.

    IA, marketing et relation client : prédire les comportements des acheteurs et fluidifier le web2store

    Connaitre et reconnaître son client est primordial pour anticiper ses achats que ce soit dans le point de vente physique ou virtuel. L’IA est donc considérée comme prioritaire et/ ou utile :

    –          89 % : comprendre / modéliser / prédire les comportements des internautes (achats…)

    –          85 % : fluidifier le parcours client (web2store)

    –          83,5 % : améliorer les recommandations et le retargeting.

    On retrouve ensuite, toujours avec des pourcentages élevés : la personnalisation/ individualisation des campagnes marketing (83 %) et la diminution des abandons de paniers (72 %).

    IA, paiement, stockage et expédition : automatisation et détection des fraudes

    La rentabilité est cruciale pour les retailers qui misent sur l’automatisation. Ils déclarent que l’IA est prioritaire et/ou utile :

    –          90 % : automatiser la préparation de commandes et les expéditions

    –          90 ex-aequo % : détecter fraudes et anomalies/sécuriser les paiements

    –          87 % : prévoir les ventes et gérer les stocks.

    Avec des taux de 74 %, la réduction des coûts de stockage et de transport ainsi que la limitation des retours produits clôture le classement.

    Tous domaines confondus, le top 5 des solutions d’IA que les retailers jugent prioritaires et / ou utiles pour leur plateforme e-commerce :

    –          90 % : mettre à jour, gérer & enrichir les bases de données clients

    –          90 % : automatiser la préparation de commandes et les expéditions

    –          90 % : détecter fraudes & anomalies/sécuriser les paiements

    –          89 % : comprendre / modéliser / prédire les comportements des internautes (achats…)

    –          89 % : synchroniser les catalogues sur toutes les applications tierces (ERP, outils marketing…).

    Etat du déploiement de l’IA et prévisions à 18 mois

    Le Top 5 des solutions déployées : veiller, traiter le Big Data, analyser et prédire

    Pression concurrentielle, volume des données à traiter et multitude de leurs sources, nécessité d’analyser cette data pour en tirer parti, les retailers ont dû investir afin de déployer des solutions d’IA, les 5 premières :

    –          36 % : assurer une veille concurrentielle

    –          34 % : traiter le Big Data

    –          32 % : les analytics

    –          32 % ex-aequo : le prédictif en temps réel

    –          31 % : enrichir les données clients (croisement avec données extérieures comme les réseaux sociaux).

    Les intentions de déploiement de solutions d’IA d’ici à 18 mois : Big Data et chatbot/voicebot

    La donnée reste la préoccupation majeure des retailers mais ils ont également l’intention de se doter d’outils d’automatisation pour la relation client. Les trois premières solutions qu’ils ont prévu d’implémenter dans les 18 mois à venir :

    –          38 % : IA pour traiter le Big Data

    –          35 % : chatbot/voicebot

    –          34,5 % : IA pour enrichir les données clients (croisement avec des données extérieures comme les Réseaux sociaux).

    Top 5 des solutions actuellement déployées vs solutions existantes dans 18 mois : le traitement du Big Data s’impose

    A noter que les plus fortes progressions reviennent aux chatbots/voicebots (+ 124 %) et aux outils d’IA pour personnaliser les campagnes marketing (+ 114,5 %).

    IA pour Déjà déployé Prévu d’ici 18 mois Total dans 18 mois Taux de progression
    Veille concurrentielle 36 % 22 % 58 % + 62 %
    Traiter le Big Data 34 % 38 % 72 % + 110 %
    Les analytics 32 % 32 % 64 % + 100 %
    Le prédictif en temps réel 32 % 25 % 57 % + 78 %
    Enrichir les données clients (croisement avec des données extérieures comme les réseaux sociaux) 31 % 34,5 % 65,5 % + 111 %

     

    Les 4 premiers freins au développement de l’IA dans le e-commerce : éthique et coûts

    L’IA soulève de plus en plus de questions éthiques et il apparaît comme le 1er frein, ex-aequo avec le coût de son déploiement. Les 4 premiers freins identifiés par les retailers sont :

    –          33 % : les questions d’éthique soulevées par l’utilisation de l’IA

    –          33 % ex-aequo : le coût de l’implémentation des solutions d’IA

    –          32 % : la difficulté à mesurer/chiffrer les apports de l’IA

    –          31 % : la complexité pour mettre en œuvre des solutions d’IA.

    Niveau d’adoption des « bonnes pratiques numériques responsables »

    Des retailers engagés pour de « bonnes pratiques numériques responsables » dans le e-commerce

    Les retailers sensibilisés à la question d’un e-commerce responsable ont déjà mis en place des mesures concrètes pour réduire l’empreinte environnementale de leur activité, les 3 premières sont :

    –          40 % : stocker les données dans des éco datacenters (et à l’étude chez 36 % des retailers)

    –          39 % : proposer aux clients de compenser les émissions carbones émises par leur commande (et à l’étude : 35 %).

    –          36 % : optimiser leur site internet dans une approche d’éco conception (et à l’étude : 48 %)

    Il faut noter que la grande majorité des retailers qui n’ont pas encore agit concrètement ont mis ces sujets à l’ordre du jour.

    L’IA un atout pour contrôler l’impact environnemental de l’e-commerce

    L’IA est une alliée précieuse des retailers y compris pour contrôler l’impact environnemental du e-commerce en :

    –          75 % : limiter les retours client grâce au prédictif

    –          72 % : rationnaliser les emballages

    –          72 % ex-aequo : réduire l’empreinte carbone en optimisant les trajets de livraison.

    Pour Cédric Sibaud, Directeur associé d’OpenStudio et expert e-commerce : « L’Intelligence artificielle est déjà devenue indispensable chez les grands noms du e-commerce, elle va devenir un passage obligé pour tous les sites marchands quelle que soit leur taille. Les retailers ont donc tout intérêt à s’intéresser au plus vite à cette technologie qui se démocratise et ouvre la porte à de belles opportunités. »