Étiquette : Facebook

  • Qu’est-ce qui se cache derrière le terme « data driven »

    Bien contextualiser ses Facebook ADS : un réel gage de performance

    Par Charles Martin-Laval, Président de Kamp’n 

    Dans un monde connecté où la donnée est disponible et facilement exploitable, les experts du marketing digital ont mis à disposition des annonceurs des dispositifs de nouvelle génération de type  « data-driven ». Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce nouveau terme ? Pourquoi la donnée a révolutionné la manière d’annoncer sur internet ? Comment les réseaux sociaux ont démocratisé l’accès aux données en temps réel ?

    Qu’est-ce que le data driven marketing ?

    Littéralement, il s’agit du marketing piloté par la donnée. C’est la possibilité pour un annonceur d’utiliser les informations dont il dispose pour cibler et contextualiser son message publicitaire. Concrètement les dispositifs « data-driven » permettent d’appliquer le vieil adage de tout bon marketeur : « cibler la personne, au bon moment avec le bon message ».

    En effet, le ciblage de masse avec un contenu générique n’est plus visible par les consommateurs qui sont sur-sollicités sur la toile. Seuls les messages personnalisés adaptés au contexte de l’internaute ont un réel impact sur celui-ci. Il est particulièrement important d’afficher un message contextualisé en fonction de l’internaute et de ses besoins.

    Contextualisation des annonces dans Facebook

    Facebook permet de cibler précisément ses utilisateurs selon des critères démographiques, d’analyse comportementale mais aussi selon les propres données CRM de l’annonceur. Ainsi en croisant la connaissance client à la puissance des algorithmes de Facebook, il est possible d’afficher un message à des cibles précises au moment où ils sont particulièrement attentifs au message de la marque.

    Des offres tierces offrent la possibilité de personnaliser le contenu publicitaire directement en fonction d’une donnée externe ou interne. Ainsi des annonceurs de paris sportifs peuvent afficher pendant un match le score dans la bannière publicitaire. D’autres intégreront les avis clients en temps réel ou encore des photos ou contenus dynamiques. Cette personnalisation en temps réel a prouvé qu’elle était nettement plus impactante sur les consommateurs qu’une communication générique.

    Enfin, chaque personne réagit différemment à un message publicitaire en fonction de son propre contexte. Il est évident que notre comportement varie selon notre environnement. Ainsi l’annonceur se doit de définir des règles d’affichages pour toujours être présent au bon moment. Pour ce faire, il devra identifier et connecter des sources de données qui piloteront leurs campagnes. Par exemple, un flux météo permettra d’afficher les bons produits pour un e-commerçant en prêt-à-porter, un outil de veille concurrentielle permettra d’anticiper les opérations commerciales des concurrents et Google trends déclenchera des annonces sur des sujets d’actualité pertinents pour un annonceur.

    Ainsi les professionnels de la gestion et de l’optimisation de campagnes sociales ont démultiplié les performances de ces dernières en connectant les campagnes aux données internes de l’annonceur mais aussi externes pour capter les événements qui influent sur les consommateurs.

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  • Les clés de succès pour gérer ses Facebook Ads

    Les clés de succès pour gérer ses Facebook Ads

    Charles Martin-Laval, fondateur de Kamp’n

     « Faire simple est probablement l’objectif le plus sophistiqué du monde»  Steve Jobs. Applicable dans bien des domaines, il est d’autant plus vrai pour la stratégie et la gestion de bonnes campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux et notamment sur Facebook. Un gain de temps pour les équipes, une meilleure analyse des performances et de ce fait une nette amélioration de celles-ci, une contextualisation plus impactante, tels sont les objectifs à atteindre en suivant ces 7 conseils pour bien réussir sesFacebook Ads.

    1 – Définir précisément ses objectifs

    Il n’est pas de campagne publicitaire qui ne réponde pas à un besoin préalablement identifié. Lancement de produit, notoriété, drive to store ou encore générer plus de conversions sur son site marchant sont autant d’objectifs marketing auxquels les Facebook Ads permettent d’apporter une réponse. La plateforme les différencie en 3 axes principaux, en déclinant les formats publicitaires adéquats pour chaque niveau.

    * Sensibilisation :

    Ce niveau répond à tous les besoins de notoriété. Il est à utiliser en priorité pour faire connaitre une marque, un magasin, une nouvelle gamme, un axe de communication fort…

    *  Considération :

    L’objectif ici est de créer de l’engagement auprès de sa communauté et de ses prospects. Plus qu’une simple publicité, il s’agit alors de créer une véritable expérience utilisateur en utilisant des formats comme la vidéo, les publicités de génération de lead, de création de traffic vers un site, de téléchargement d’une  application… Un réel intérêt se créé et les prospects, clients et la communautés seront alors beaucoup plus ouverts aux publicités ayant pour objectif de générer des conversions.

    * Conversion : 

    Le dernier objectif est celui de générer des conversions sur un site internet, une  application mobile, ou même en point de vente physique. Chacun aura bien évidemment des objectifs de conversions différents et les formats proposés par la plateforme pourront accompagner tous les besoins identifiés.

    L’idéal pour une entreprise qui se lance ou lance un nouveau produit est l’utilisation des 3 objectifs à la suite : l’ad-sequencing.

    Attention toutefois, le choix de l’objectif n’est pas anodin, puisque Facebook utilisera son algorithme pour optimiser la diffusion des publicités. En choisissant un objectif de sensibilisation alors que le but est d’ obtenir des conversions, les performances ne seront pas optimales. Avec l’objectif de sensibilisation Facebook va automatiquement optimiser pour les impressions et non pour les conversions. C’est pourquoi bien choisir son objectif est primordial dans l’optimisation de ses campagnes.

    2 – Structurer ses campagnes

    Ce qui parait évident n’est pas nécessairement ce qui est fait. Donnez un nom clair et simple à chaque campagne, adset et annonce. Cela permet de mieux s’y retrouver et d’avoir une meilleure lisibilité du compte. Plus l’analyse est rapide, plus l’optimisation sera facile.

    3 – Segmenter les ensembles de publicités

    Rien ne sert de cibler trop large et à l’inverse rien ne sert de trop affiner ses cibles. En ciblant trop large on générera du trafic mais certainement peu qualifié ou qui convertit peu voire pas du tout. En affinant trop ses cibles, l’on risque de passer à côté d’opportunités. Il faut essayer de trouver le juste milieu tout en collant au maximum au cœur de cible de départ. Par intérêts, par connexions ou par critères socio-démographiques, les possibilités de Facebook sont nombreuses pour atteindre les personnes susceptibles de répondre aux objectifs.

    Prendre également le temps de bien différencier les différentes types de cibles. En toute logique, on n’adressera pas le même message aux clients, anciens clients ou prospects . La contextualisation en plaçant la connaissance client au coeur de la stratégie est l’enjeu clé d’une bonne campagne publicitaire.

    4 – Mettre à jour vos cibles

    Pour être le plus pertinent possible et maximiser ses performances, il est essentiel de mettre à jour régulièrement ses ensembles de publicités. Un traffic frais et qualifié permet d’éviter une lassitude à l’égard des publicités. L’idéal est de mettre à jour les audiences à MINIMA tous les 15 jours et d’automatiser cette tâche par l’utilisation d’outils. Ainsi toute la segmentation des custom audiences et lookalike est conservée sans que le traffic manager ne doivent passer des heures à tout refaire.

    5 – Ne pas négliger l’A/B Testing et la mise à jour des annonces : 

    Tester continuellement est un facteur clé de succès à ne pas négliger. En ne modifiant qu’un élément sur deux annonces similaires vous pouvez clairement identifier ce qui fonctionne le mieux et ainsi améliorer les publicités. Il est possible d’effectuer des tests sur les visuels, les titres, les messages ou encore les call-to-action. Il est intéressant aussi de tester les emplacements et les horaires de diffusion, pour définir précisément les habitudes de vos audiences.

    La contextualisation est encore une fois le facteur clé de réussite de toute campagne publicitaire, quelque soit son support de diffusion. Cette règle n’échappe pas à Facebook.

    6 – Choisir les bons KPI’s 

    Difficile de s’y retrouver quand on a à disposition tant d’indicateurs de performance ! Le choix des KPIS dépend bien évidemment de la stratégie et de l’objectif de la campagne. En général, les utilisateurs des Facebook Ads ont tendance à regarder : le nombre d’impressions, le nombre de clics, le CTR, le CPC, le coût par achat/conversion, le budget quotidien… Ces indicateurs montrent les performances principales d’une campagne mais il existe bien d’autres indicateurs comme : le taux de rebond, le score de pertinence, les pages vues… pouvant aider à réaliser une analyse plus détaillée des statistiques.

    Il est enfin important de comprendre les performances des campagnes de Facebook ads en les comparant aux autres campagnes publicitaires et de piloter l’optimisation des publicités en fonction des mêmes indicateurs. Voilà pourquoi l’intégration des statistiques d’un outil d’analytics (comme Google Analytics, Eulerian ou encore AT internet) permet de suivre plus finement les performances et de les améliorer considérablement.

    7 – Soigner l’analyse de ses données 

     C’est une étape clé dans la gestion et l’optimisation des campagnes publicitaires Facebook. En interprétant correctement les  statistiques, il est possible de faire des choix stratégiques sans se tromper. On peut ainsi créer des rapports ou des dashboards pour avoir une vision claire et précise de l’évolution des résultats. Il est également conseillé d’éviter de regarder toutes le heures ses chiffres, ça ne sert à rien. Bien évidemment’il faut suivre ses statistiques durant ses campagnes, mais en prenant plus de temps pour l’analyse une fois que celles-ci sont terminées.

    En s’appuyant sur cette méthodologie et ces indicateurs clés, mener à bien sa campagne Facebook Ad devient une réalité.

     

     

  • Facebook et Meetrics : plus de transparence sur les médias digitaux

    Facebook et Meetrics nouent un partenariat pour plus de transparence sur les médias digitaux

    Le partenariat entre Meetrics et Facebook est la première collaboration du réseau social avec un fournisseur européen d’ad verification. L’objectif est d’offrir un service de vérification opéré par une entité indépendante concernant la diffusion de publicité display et vidéo sur Facebook.

    En janvier, Facebook a annoncé la mise en place de partenariats mondiaux avec des fournisseurs d’ad verification indépendants tels que comScore, Integral Ad Science et Moat. Ce partenariat entre Facebook et Meetrics souligne la volonté du réseau social d’améliorer la transparence et le contrôle pour les annonceurs.

     » Dans un contexte où les budgets dépensés sur les médias sociaux pour des campagnes internationales ne cessent d’augmenter, nous constatons une demande accrue des mesures de la visibilité sur les marchés européens. Notre partenariat avec Facebook permet à nos clients annonceurs d’être réconfortés dans la planification de leurs campagnes internationales  » déclare Max von Hilgers, cofondateur et PDG de Meetrics

    L’audience est actuellement confrontée aux publicités sur de plus en plus de supports différents. En conséquence, les annonceurs accordent une attention particulière à la mesure de la performance de leurs campagnes et notamment concernant la comparaison cross-channel ainsi que la vérification de la visibilité.

     » Pour nous, le succès de nos clients est primordial. Plus de 4,5 millions d’annonceurs dans le monde comptent sur Facebook pour générer des résultats. Les résultats des publicités diffusées sur Facebook ont été vérifiés par plusieurs études indépendantes. De nombreux annonceurs cherchent à obtenir une véritable transparence concernant la visibilité de leurs différents formats publicitaires sur Facebook afin de mesurer correctement les performances de leurs campagnes » déclare Marianne Bullwinkel, Country Director, Allemagne, Autriche et Suisse chez Facebook.
    De son côté, Philipp von Hilgers, cofondateur et PDG de Meetrics explique : « Nos clients veulent avoir accès à une vérification indépendante des statistiques fournies par les réseaux sociaux sur les vidéos et le display. Ce partenariat permet aux annonceurs de récupérer des informations précieuses qu’ils pourront prendre en compte dans leur plan media. »

     

  • Retour sur les temps forts du salon des entrepreneurs By Cedric Debacq

    3 Questions à Cédric Debacq, styliste d’entreprise et blogueur sur son retour du salon des entrepreneurs 2017

    MyDigitalWeek : Quels sont les temps forts du salon des entrepreneurs 2017 ? 

    Le moment le plus fort pour moi au salon des entrepreneurs 2017 a été d’avoir réussi à interviewer Emmanuel Macron. Lors de son arrivée, il a été accueilli par plus de 200 journalistes de toute la presse nationale et internationale.
    Impossible de s’en approcher pendant son passage sur les stands du village des startups au sein du salon des entrepreneurs.Fort heureusement, je connaissais les organisateurs, ce qui m’a permis de développer une stratégie pour atteindre mon objectif de l’interviewé.Je savais exactement où Macron allait se diriger. Il me reste plus qu’à l’attendre et lui poser ma question.

    Et bingo, c’est ce que j’ai réussi à faire. La question que je lui ai posée était la suivante : « M. Macron, quel conseil pouvez-vous donner aux entrepreneurs pour qu’ils se mettent en marche ? »

    Je vous invite à voir la réponse dans la vidéo ci-dessous : https://www.youtube.com/watch?v=E9b63DAPJBs

    MyDigitaWeek : Que doit-on retenir de la conférence : Le Digital : moteur de croissance pour votre entreprise ? Google, Facebook, Leboncoin ?

    Ce qu’il est important de retenir de cette conférence, c’est aujourd’hui, si votre entreprise n’est pas encore digitalisée, dites-vous que vos clients le sont déjà et vos concurrents également !

    Aujourd’hui, il est primordial de passer à la transition digitale pour la pérennité de votre entreprise. Il faut développer du contenu qui s’adapte aussi aux nouvelles habitudes de consommations.

    Facebook a dévoilé une étude qui indique comme les gens consomment de plus en plus mobile aujourd’hui. (source : https://www.facebook.com/business/news/Grandir-a-lere-du-numrique-R%C3%A9sultats-de-letude)

    J’ai même lu une étude publiée sur le blog du modérateur qui indique qu’au réveil, 48% des 18-34 se connectent sur Facebook (source : http://www.blogdumoderateur.com/chiffres-facebook/

    En tant que blogueur, quelles sont les petites anecdotes à nous raconter ?

    C’est ma 3e année en tant que blogueur au sein du salon des entrepreneurs et l’anecdote la plus marquante a été la suivante. Lors ma première année en tant que blogueur, des visiteurs du salon m’avait interpelé, car ils me suivaient sur les réseaux sociaux.

    J’ai trouvé cela très touchant de leur part de m’interpeler dans les allées du salon et en même temps j’ai trouvé ça plaisant. Pendant quelques minutes de vivre un moment de gloire où l’on devient connu aux yeux des gens.

    Les liens pour suivre Cédric Debacq
    http://cedric-debacq.fr/
    http://casse-croute-cedric.xyz/

    https://www.youtube.com/watch?v=iz5SXn1OG60&feature=youtu.be

     

     

  • Etat des lieux de la relation client 2.0 et de l’usage des chatbots par 142 grandes marques

    Sur 142 grandes marques, seules 5% ont un chatbot et 80% d’entre elles ne répondent pas sur le Messenger de leur page Facebook.

    BOTNATION AI a étudié les pages Facebook de 142 grandes marques, leur comportement sur Facebook Messenger et leur utilisation des chatbots. Une étude riche d’enseignements pour le futur de la relation client et l’usage des chatbots en France.

    BOTNATION AI est une startup créée par Emmanuel Françoise et Jonathan Chemouny pour (re)donner du sens à la relation client des marques grâce à la création de ChatBot multi-plateforme, personnalisés et ayant un impact immédiat sur le business et la satisfaction client des marques.

    Quels sont les enseignements de cette étude ? 

    –       Sur les 142 marques étudiées, 80% des marques ne répondent pas à une demande d’information sur leur page Facebook et même 24% d’entres elles (34 marques) désactivent tout simplement le bouton « contacter ».

    –       Sur 108 marques contactées sur le Messenger de leur page Facebook (bouton activé), seulement 22 ont répondu sous 24h, 6 dans l’heure.

    –       Le temps de réponse moyen est de 2h48 ce qui en termes d’expérience client ne répond pas aux attentes des consommateurs avides de réactivité et d’immédiateté.

    –       Il y a un vrai décalage entre le temps de réaction annoncé et réel sur Messenger :

    • 4% des marques promettent une réponse instantanée, alors que dans la pratique seule 1% répondent effectivement tout de suite.
    • 33% promettent de répondre en moins d’un heure, lors de nos tests seulement 4,5% répondaient effectivement en moins de 60 minutes.
    • 63% des marques annoncent répondre dans la journée alors qu’elles ne sont que 14,5% à respecter ce délai.
    • Les secteurs et les marques qui sont les plus présentes et (ré)actives sur Facebook Messenger sont par ordre de priorité (Banque, Automobile, Santé/Beauté).
      A l’inverse, les clubs de sports et sites e-commerce sont les moins actifs étonnement.

    –       CIC, Audi France, IKEA, Europe 1, Club Med et Celio sont les seules marques qui ont répondu à 100% des messages envoyés.

    –       A noter enfin que, dans la catégorie, Média/News/Publishing, 27% des marques interrogées utilisent un chatbot.

    « Nous venons de l’univers des réseaux sociaux 100% mobile. Ceci nous a permis de rapidement comprendre la dynamique des chatbots. Nous avons également perçu qu’il manquait une pierre à l’édifice conversationnel/relationnel entre les marques et les consom’acteurs avides d’instantanéité, de proximité et d’informations contextuelles. Notre étude démontre qu’un long chemin les sépare encore en termes d’expérience utilisateur » commente Emmanuel Françoise, CEO de BOTNATION AI.

    « En France, il y a tout à faire et notre étude le dit clairement : sur les 142 marques, seules 5% ont un chatbot. Pourtant, avec les chatbots, le potentiel conversationnel, relationnel et de fidélisation des marques vers leurs clients est sans limite », précise Emmanuel Françoise.

    « Les marques doivent être en mesure de capitaliser sur l’essor des chatbots pour créer une nouvelle expérience à la marque, un parcours d’achat unique et profiter de la dynamique conversationnelle pour transformer un intérêt en une vente. Les bots doivent aussi répondre à des enjeux plus stratégiques comme sonder ou anticiper les attentes consommateurs, gérer le SAV, hyper personnaliser l’offre en fonction du contexte de l’utilisateur », souligne Jonathan Chemouny, co-fondateur de BOTNATION AI. 

     Un peu de contexte….

    Essoufflement du téléchargement d’Applications, émergence de l’Intelligence Artificielle (IA) et du data/machine learning, l’avenir des chatbots apparaît dégagé si l’on en croit l’encre numérique qu’ils font couler depuis 2016.  D’ailleurs, Gartner, prédit que la relation client sera transformée dans la décennie puisque 85% des interactions avec le client ne nécessiteront plus l’intervention humaine. Ainsi demain, bon nombre d’informations, de services et produits de marques seront fournis par des robots aux consom’acteurs de manière simple, instantanée, contextualisée et intuitive.

    Living in America…

    Rien que sur Facebook Messenger, il existe déjà plus de 33 000 chatbots avec lesquels interagir.  Voyage, divertissement, média, e-commerce, aux USA, il est déjà possible de commander/réserver un produit/service via un chatbot (une pizza, un bouquet de fleurs, un taxi, divertissement, la météo). Les GAFA ont d’ores et déjà lancé leur programme ChatBot : Microsoft avec Cortana, Amazon avec Echo, Facebook avec Messenger, ou Google avec Google Home. L’attente de la part des consommateurs américains est forte. Selon une récente étude eMarketer, 22% des internautes américains voudraient recevoir des recommandations de produits de la part d’un chatbot.

    Quid de la France ? 

    Pas à pas, le « bruit des bots » se fait entendre en France. D’ailleurs, la secrétaire d’Etat au numérique et à l’innovation Axelle Lemaire a lancé en janvier « le plan France AI » et précise la feuille de route du pays pour devenir un acteur majeur de ce marché. Le potentiel est important comme le rappelle eMarketer qui prédit que 65% de la population mondiale utilisera une messagerie instantanée d’ici 2019.

    « Le potentiel de transformation de la relation client/marque sous-tendu par les chatbots et leur intelligence embarquée n’est plus à démontrer. Il faut désormais passer du constat à sa conversion en proposant des Chatbots en phase avec les attentes et usages des consom’acteurs. Cela permettra aux marques d’acquérir/fidéliser des clients, générer de la visibilité, fournir un nouveau service, et soigner leur réputation. Et aux consommateurs de bénéficier d’un canal d’échange, de conversation avec la marque, simple, rapide et efficient », conclut Emmanuel Françoise.  

     

    bot

     Retrouvez ici l’étude complète, l’infographie, ainsi que des visuels.

  • Facebook Content Marketing Insights 2017

    PLUS DE 230 000 FANS EN MOYENNE POUR LES GRANDES MARQUES SUR FACEBOOK EN FRANCE

    S’appuyant sur les expertises de la plateforme de gestion sociale NukeSuite et le groupe Webedia, cette première publication des « Facebook Content Marketing Insights » analyse 150 000 publications de 1 200 entreprises, pour faire émerger leurs comportements sur le réseau et les tendances des stratégies de contenus sociaux.

    NukeSuite, solution globale de gestion des médias sociaux intégrée au groupe Webedia, révèle aujourd’hui la première édition de son baromètre « Facebook Content Marketing Insights », étude exclusive sur les stratégies et performances des publications des marques sur la plateforme sociale. Celle-ci analyse les 150000 publications des 1200 plus grandes marques de 10 secteurs annonceurs (Mode, Beauté, Automobile, Voyage/Tourisme, Banque/Assurance, Textile, Médias, Télécoms, Informatique, et FMCG), communiquant en Français, sur les mois de novembre et décembre 2016.

    MORPHOTYPE D’UNE MARQUE SUR FACEBOOK EN FRANCE

    Avec 237 152 fans en moyenne sur leurs pages, l’étude révèle que les marques ont un bassin d’audience conséquent activable par leurs publications qui recueillent une moyenne de 597 likes, 83 commentaires et 67 partages.

    Les industries qui publient le plus en nombre de posts par marque sont les Médias (297 publications mensuelles), le Retail (35) et le Voyage (31), là où FMCG, voyage, et médias dégagent le plus d’engagement, avec respectivement 1169, 1 027, et 990 interactions moyennes par publication.

    Les marques (hors Médias) privilégient le mercredi (17,1% du volume des publications hebdomadaires), le jeudi (16,8%) et le vendredi (17,5%) pour publier, alors que le weekend est boudé (18% du volume hebdomadaire sur 2 jours).

    En termes d’engagement, le mercredi, le dimanche et surtout le jeudi sont les plus propices pour engager, avec des taux supérieurs à la moyenne hebdomadaire.

    PHOTO ET VIDEO BOOSTENT L’ENGAGEMENT

    La photo et la vidéo représentent 83% des formats publiés par les grandes marques. La vidéo s’ancre un peu plus dans les pratiques de stratégie de contenus, enregistrant une progression de 16,5% en décembre 2016 par rapport au mois de novembre en volume de publications.

    97 % des publications les plus engageantes sont soit une vidéo soit une photo. Les posts vidéo natifs enregistrent une hausse du volume d’interactions de 6% en décembre, quand ceux avec des liens pointant vers l’extérieur chutent de 11%. Ces mêmes posts vidéo sont partagés 4 fois plus que les liens en moyenne et génèrent 4 fois plus de commentaires. Les publications comprenant des photos suscitent, elles, 2,7 fois plus d’interactions que les posts avec des liens extérieurs.

    Les publications avec peu de texte suscitent plus d’engagement (moins de 50 caractères double les interactions), soulignant un peu plus la nécessité d’un message concis et percutant.

    LA MICRO-CONVERSATION AU CŒUR DES PRATIQUES PERFORMANTES

    Les publications qui obtiennent le plus d’interactions sont celles qui permettent aux utilisateurs de converser avec leur propre communauté et d’enrichir ou “subvertir” les posts. Jeux-concours impliquant likes, partages, commentaires et tag d’amis sur une publication affichent ainsi des performances accrues dans le panel de posts étudiés.

    Téléchargez ici la présentation synthétique NukeSuite Facebook Content Marketing Insights 2017

    Pour en savoir plus : https://www.nukesuite.com/fr/

  • Facebook : converser pour mieux acheter

    Quelle est est la stratégie de Facebook face à son nouveau format publicitaire ? 

    Par Jean-Christophe Bernard, Senior Product Consultant chez Marin Software

    Facebook a annoncé récemment un nouveau format publicitaire pour promouvoir son compte Messenger dans le newsfeed.
    Quelle est la stratégie de Facebook pour ce nouveau support ?
    En quoi consiste-t-il ?
    Quels sont les avantages pour les annonceurs ?

    Les bots ou chatbots sont devenus un sujet d’actualité de par leur capacité à pouvoir créer une relation interactive avec les utilisateurs. Certains annonceurs les perçoivent comme une formidable opportunité de rentrer en relation directe avec leurs clients. Dans ce contexte, Facebook, fort de son milliard d’utilisateurs de son application Messenger vient de lancer un nouveau format publicitaire permettant de sponsoriser un Page Post dans le fil d’actualités (newsfeed) de l’utilisateur qui sera redirigé non pas sur le site de l’annonceur mais dans le chatbot de Facebook. A partir de là, une conversation pourra s’engager automatiquement entre la marque et l’utilisateur.

    L’objectif affiché est celui d’accompagner le consommateur sur l’ensemble du comportement d’achat (en amont de l’acte d’achat, pendant l’acte d’achat à après l’achat) en créant un véritable échange entre l’utilisateur et la marque, similaire à une discussion privée.

    Ainsi, l’annonceur s’assure de bien comprendre le besoin ou la recherche de l’utilisateur afin de l’orienter vers le ou les produits / services susceptibles d’être achetés.

    La marque intervient donc en amont du processus d’achat et ce nouveau format vient combler en partie la méconnaissance des habitudes de consommation d’un nouveau client avant l’acte d’achat potentiel. De fait, au lieu de rebasculer directement le prospect directement sur son site sans connaitre son intention d’achat au risque de le perdre, l’annonceur aura l’occasion unique de rentrer en conversation avec lui pour identifier ses goûts avant de le diriger vers les produits / services les plus appropriés en espérant améliorer le taux de conversion finale.

    Par exemple, une compagnie aérienne pourra répondre aux questions de l’utilisateur sur les destinations idéales pour un mois de décembre si l’utilisateur le demande et ensuite le rediriger sur la page du site avec les prix pour ces destinations, accompagnant ainsi l’acheteur dans son achat final.

    Il existe aussi d’autres utilisations de cette nouveauté Facebook, notamment celle d’intégrer la fonction Messenger sur son site. L’annonceur pourra ainsi pousser des promotions ou nouveautés produits aux utilisateurs inscrits ou en finalisation d’un processus d’achat. Facebook a bien compris qu’il y avait une demande et un intérêt des marques à rester en contact et au plus près de ses clients et futurs clients. Reste à savoir si ce nouveau format correspond à une réelle attente des consommateurs et suscitera leur adhésion dans leur processus d’achat.

    Facebook compte bien profiter de cet engouement pour les chatbots mais devra aussi veiller toujours plus à garder le bon équilibre entre publicité et expérience utilisateur.

     

  • Pourquoi Facebook s’attaque à la Marketplace ?

    Facebook Marketplace, le nouveau bon coin social ?

    Par Benoit Feron, Co-Fondateur et Chief Sales Officer, IZBERG

    Début octobre, Facebook a annoncé le lancement d’une plateforme de vente en ligne entre particuliers. Actuellement disponible aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne, la plateforme est accessible depuis l’application mobile Facebook.

    Après l’échec du F-commerce, Facebook s’attaque à la Marketplace en lançant Facebook Marketplace. Au regard de son modèle C2C, ne serait-ce qu’une plateforme de simples petites annonces ? Assiste-t-on aux prémices d’une Marketplace qui se veut résolument sociale ? Facebook arrivera-t-il à mettre en place le bon niveau de modération pour éviter les abus ?

    Une puissance de frappe mondiale

    Avec cette Marketplace C2C, Facebook mise sur la puissance de frappe de ses 1,7 Mds d’abonnés et sur un puissant maillage territorial à l’échelle mondiale. Il s’agit pour l’instant des prémices de la Marketplace, avec des transactions réalisées offline et les limites qu’imposent le modèle de petites annonces C2C.

    Au travers de leurs profils, les abonnés sont de potentiels vendeurs et acheteurs sur une plateforme qui permet ainsi d’interconnecter les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de géolocalisation. L’avantage évident de Facebook Marketplace par rapport à Craigslist ou Le Bon Coin est la possibilité de« tracer » le vendeur grâce à son profil Facebook ce qui rassure l’acheteur sur la confiance qu’il peut accorder au vendeur lors de la transaction.

    Les prémices d’une véritable stratégie e-commerce ?

    Facebook se lance ainsi sur un modèle C2C pour ne pas bouleverser les habitudes de ses internautes qui connaissent déjà bien ce modèle au travers du Bon Coin ou de Craigslist. Mais il ne s’agit que d’une première étape pour Facebook, qui pourrait ensuite mettre en place une réelle stratégie e-commerce via une Marketplace intégrée.

    En effet, dans un second temps, Facebook pourrait élargir sa stratégie de monétisation au B2B2C afin de séduire les marques en leur proposant de nouveaux services à dimension marchande. Facebook a également accès aux préférences de ses utilisateurs, et peut par exemple renforcer le maillage entre les marques et les utilisateurs en généralisant l’utilisation des bots qui simplifieront l’expérience d’achats et la rendront plus intuitive. D’autant que Facebook a déjà intégré les bots dans son application Facebook Messenger.

    Le monitoring des annonces, une priorité

    La problématique complexe du monitoring des annonces pourrait cependant s’avérer un frein dans l’expansion de son service. A peine lancée, Facebook Marketplace, potentiellement dépassée par son succès, comptait déjà de nombreuses annonces ne respectant pas ses conditions d’utilisation (produits illicites, armes à feu…). Problème résolu depuis, la question se pose de l’avenir et de l’impact de l’ouverture du service au reste du monde. Une partie du monitoring peut en effet être gérée par des algorithmes divers, mais le facteur humain est indispensable. La vérification de contenu est ainsi un métier complexe, déjà très bien maîtrisé par les leaders des échanges C2C tels que Le Bon Coin, et sur lequel Facebook devra évoluer rapidement.

    Enfin, le C2C reste intéressant comme première étape pour Facebook qui place clairement le modèle Marketplace comme un réel levier de croissance pour sa plateforme d’échanges. A terme, Facebook pourrait réunir sur sa Marketplace les nombreux utilisateurs de groupe de reventes entre particuliers et de petites annonces existants sur sa plateforme, tout comme les utilisateurs d’autres plateformes C2C ainsi que les nombreux acheteurs en ligne.

    Avec sa Marketplace, Facebook entre dans le cercle de plus en plus peuplé des opérateurs de Marketplace, et bénéficie ainsi d’un canal de vente en ligne supplémentaire sans avoir à supporter les contraintes liées à l’activité e-commerce traditionnelle (frais de stockage, d’entreposage ou de livraison). Le challenge pour Facebook sera de faire évoluer son modèle en donnant à sa Marketplace un cadre sécurisé, contrôlé et attractif, avant de pousser plus avant le concept.

  • Quels sont les enjeux juridiques des robots conversationnels ?

    Les robots conversationnels de Facebook …un danger pour les consommateurs

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

    L’intelligence artificielle utilisée au travers des chats bots connait un succès grandissant auprès des consommateurs. Preuve en est, Facebook part à la conquête de ce nouvel outil intelligent.Lors de la conférence F8 dédiée aux développeurs, Mark Zuckerberg a indiqué que Messenger intègrerait désormais des « bots ».

    Le chat bot Poncho permettra par exemple de demander à l’utilisateur où il se trouve et en fonction de sa localisation le bot donnera la météo.

    A l’origine, les bots sont des logiciels informatiques réalisant des tâches automatisées. Appliqués au chat ils deviennent des robots conversationnels.

    L’idée est de proposer un vendeur qui ne soit pas humain. Concrètement il s’agit d’un logiciel de traitement automatisé des données dont la capacité d’intelligence artificielle grandit et s’affine au fil des données qu’il collecte. Un seul support pour une panoplie de services. L’objectif est d’aboutir au service le plus personnalisé et complet qui soit.

    Cet outil s’est développé à partir du constat suivant : 1,4 milliard de consommateurs ont utilisé une application de messager en 2015. Ce qui représente 75% des utilisateurs de smartphones au niveau mondial, selon la société eMarketer.

    Toutefois, il soulève un certain nombre de problématiques en termes de traitement de données à caractère personnel. Quels sont les enjeux juridiques des chats bots ? La législation sur le traitement des données à caractère personnel est-elle respectée ?

    Le développement de l’utilisation des chats bots a été rendue possible par la croissance considérable du big data qui s’est perfectionné. Cependant, les entreprises doivent être vigilantes car la nature des données traitées implique le respect de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978.

    En effet, la personnalisation des services s’explique par le traitement de données à caractère personnel des consommateurs. A cet égard, les utilisateurs de ces applications n’ont pas toujours conscience de la valeur patrimoniale de leurs données. L’intelligence artificielle de plus en plus poussée noie les consommateurs dans cette idée. La perte de maitrise des données à caractère personnel peut être totale.

    A ce titre, il est essentiel de rappeler que tout traitement de données à caractère personnel nécessite de recueillir le consentement de l’intéressé. Ce dernier doit être parfaitement informé sur les finalités du traitement et la durée de conservation de ses données. A défaut, l’entreprise, responsable du traitement, est susceptible de s’attirer les foudres de la CNIL.

  • Quand la France épingle Facebook

    Vers un rééquilibrage nécessaire des droits des utilisateurs de Facebook

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

    Après la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) épingle à son tour Facebook. En effet, la décision de la DGCCRF faisant injonction au réseau social de retirer ou modifier dans un délai de soixante jours les clauses abusives interdites par la loi figurant dans les contrats de ses utilisateurs, fait suite à la mise en demeure adressée par la CNIL à cette dernière.

    L’examen par la répression des fraudes, des conditions d’utilisation applicables aux internautes non-professionnels situés en France, a révélé la présence de plusieurs clauses créant un déséquilibre significatif entre les droits et les obligations des parties au détriment des utilisateurs. Ainsi, la DGCCRF a considéré qu’étaient abusives les clauses en vertu desquelles Facebook Ireland LTD s’octroie le pouvoir discrétionnaire de retirer des contenus ou informations publiés par l’internaute, ainsi que le droit de modifier unilatéralement ses conditions d’utilisation sans en informer préalablement l’internaute. Elle a également remis en cause le droit unilatéral dont dispose Facebook Payments International LTD d’une part de modifier ses conditions d’utilisation et d’autre part de modifier ou résilier son service de paiement sans en informer au préalable le consommateur.

    Le réseau social abuse depuis longtemps de sa position de leader pour s’octroyer au travers de ses conditions d’utilisation un certain nombre de droits au détriment des internautes et du respect de leur vie privée. Il apparait légitime que la répression des fraudes opère un rééquilibrage au profit des droits des utilisateurs de Facebook.

    Par ailleurs, la décision de la DGCCRF ne remet pas en cause l’ensemble des conditions d’utilisation puisque celles clauses n’ayant pas été considérées comme abusives continuent à s’appliquer (article L 132-1 du Code de la consommation).

    A défaut de réaction de la part de Facebook dans le délai imparti, la répression des fraudes pourra prononcer à son encontre une amende administrative en vertu des articles L 141-1 et L 141-1-2 du Code de la consommation. Elle pourra également demander à une juridiction civile ou administrative d’ordonner le cas échéant sous astreinte la suppression des clauses abusives ou tout autre mesure de nature à mettre un terme auxdits manquements et de déclarer cette clause comme étant réputée non-écrite ainsi que d’en informer à ses frais les consommateurs.

    Facebook pourra néanmoins faire opposition à cette décision par l’usage des moyens de recours mis à la disposition des sociétés pour contester de telles mesures.