Étiquette : Facebook

  • Zuck serait-il devenu altruiste ?

    RGPD: Pourquoi Mark Zuckerberg lui dit merci.

    Par Jean-Paul Crenn, fondateur de VUCA Strategy, cabinet conseil en e-commerce et transformation digitale

    L’application du Règlement Général sur la Protection des Données au 25 mai2018 entre en résonnance avec la récente déposition de Mark Zuckerberg auprès du Congrès Américain selon laquelle il est favorable à plus de régulationquant à la collecte et à l’exploitation des données personnelles.

    Zuck serait-il devenu altruiste ?

    Google et Facebook se nourrissent de nos données.Google et Facebook reçoivent, en fonction des estimations, entre la moitié et les trois-quarts des dépenses de publicité digitale dans le monde et cette part de marché incroyable semble devoir croître. Du fait de l’échec de Google à développer une réelle plateforme de media social, ces deux entreprises ne sont pas en concurrence frontale. Elles peuvent ainsi continuer de croître sans risquer de se confronter. Une telle concentration de puissance sur un marché ne peut qu’inquiéter car elle mène, fatalement, à des abus. Tout autant inquiétant est le contrôle exercé par ce duopole sur les informations personnelles de la majorité de la population connectée. Car, si les données personnelles sont le carburant de la publicité digitale, cette dernière vient à son tour les enrichir, les rendant encore plus précieuses pour optimiser de nouvelles publicités digitales qui à leur tour….

    La mainmise sur le marché de la publicité digitale et l’exploitation des données personnelles sontplus que liées – ce sont les deux faces d’une même pièce.

    Ceux que la mainmise de Google et de Facebook inquiète – j’en fais partie – tendaient à penserqu’une régulation plus forte, tant au niveau des données personnelles que de l’anticartel aiderait à atténuer le pouvoir grandissant de ces entreprises. Le raisonnement était que si les législateurs et les juges ne brisaient pas ces nouveaux titans, quelques contraintes apportées à leur capacité à collecter et à exploiter les informations personnelles limiteraient quelque peu leur expansion.

    Hélas, avec le nouveau règlement prenant effet sous 15 jours, il devient soudain clair que la réalité va être très différente de ce qui avait été anticipé.

    Le RGPD va renforcer encore plus Google et Facebook

    Loin de l’affaiblir, il va rendre le duopole encore plus puissant en le protégeant encore mieux de ses concurrents actuels et futurs.

    La raison en est simple : se mettre en conformité avec le RGPD, particulièrement complexe, coûte beaucoup d’argent et de temps. C’est un fardeau proportionnellement bien plus élevé pour les petits acteurs ou pour les porteurs de projets que pour les gros. Google et Facebook ont déjà des arméesde lobbyistes, d’avocats et de développeurs pour gérer le RGPD, avec énormément d’argentdisponible pour investir dans les programmes de mise en conformité.

    Google et Facebook sont déjà conformes et cela leur a été indolore

    Tant pis pour vous si vous gérez un petit réseau publicitaire, un réseau social ou un moteur de recherche. Non seulement les coûts de mise en conformité risquent d’être ruineux. Mais, pire encore, le RGPD peut donner envie à vos clients annonceurs d’aller voir les joueurs dominants. Car dans un environnement d’incertitude juridique les entreprises cherchent la sécurité et la sécurité setrouve… chez les gros joueurs.

    Mark Zuckerberg le savait bien quand il a annoncé au Congrès Américain qu’il était en faveur de plus de régulation.

    Je ne milite pas contre le RGPD. Il pourra sans doute protéger le public d’abus ou, du moins, luiprocurer une vue plus claire de ce qui se passe avec ses données personnelles. Ce je regrette c’est que la réalité des TPE-PME et même des ETI, n’ait pas été prise en compte par le RGPD. Pas plus que la réalité du marché de la publicité digitale. Voyez le G29, l’organisme fédérant les Cnil européennes, qui n’a pas encore terminé de publier ses guides de bonnes pratiques alors qu’il a eu 2 ans pour les réaliser.

    Ce que je dis c’est que le RGPD, imposé à partir d’une tour d’ivoire par une bureaucratie pour qui la réalité des entreprises et des entrepreneurs n’a aucune sorte d’importance, a comme effet « inattendu » de réduire encore plus la concurrence sur le marché de la publicité digitale et donc de renforcer ce duopole.

    Quand madame Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil et ancienne présidente du G29 affirme que « Le RGPD remet les acteurs européens et internationaux à égalité de concurrence » je ne peux que me dire que Zuck lui dit merci.

  • #VIVATECH18 – La sélection des temps forts du Jeudi 24 Mai

    VIVATECH 2018 – La sélection des temps forts du jeudi 24 Mai 

    . Le Hub Institute a sorti un rapport très complet à télécharger ici 

    . Pour écouter en replay l’intervention de Mark Zuckerberg CEO de Facebook cliquer  ici  

    . Pour les vidéos illustrant la journée :

    https://www.dropbox.com/s/h5qyso03ybptqxk/BEST_OF_VIVA_DAY1_12H.mp4?dl=0

    https://www.dropbox.com/s/5ajru874arqkbh5/BEST_OF_DAY1_19H.mp4?dl=0

    . Egalement le lien vers le livestream de la Stage One sur la chaine YouTube de VivaTech :

    https://youtube.com/watch?v=QgeWFQVRnWk

     

     

  • Petit précis marketing de quelques géants du Net

    Petit précis marketing de quelques géants du Net

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil & Marketing de Valtech France

    Après des années à analyser les évolutions du digital et ses conséquences à travers le monde pour les marques, il est temps de confronter ces décryptages à la réalité des expériences des marques qui sont ancrées dans notre quotidien. Pour des raisons de cohérence plus que de méthodologie pure, concentrons-nous sur les machines de guerre business américaines, nées ou pas de l’Internet.

    Google

    Nous devons beaucoup à Google pour avoir structuré la connaissance du monde. Quelle performance incroyable d’avoir des retours immédiats à nos questions avec un classement par grandes catégories ou par importance ! La diversité des questions posées en temps-réel dans le monde entier offre à Google un avantage concurrentiel décisif sur l’usage de la recherche. Le volume massif de données facilite la logique apprenante pour mieux anticiper nos besoins. Et n’oublions pas que la recherche organique est l’entrée vers la cash-machine publicitaire de Google ! Un trésor de guerre proche de 100 milliards de $ l’année. Quant à ses tentatives de diversifications business, je les observe médusé, me demandant si Google inventera un jour un nouveau truc révolutionnaire (et je ne parle pas d’acquisitions pour se réinventer un destin) : j’en doute fortement !

    Facebook

    Comparé à Google, FB est d’un tout autre calibre dans la captation de données personnelles : le service offert est toujours connecté à l’identité de l’individu. Ses utilisateurs ont pris le réflexe de « confier » à FB l’ensemble de leurs actes, leurs souhaits, leurs craintes ou leurs intentions d’achats. Le tout consolidé sur un volume quotidien de 1 milliard d’utilisateurs actifs. Google peut anticiper avant tout le monde la nature de nos intentions, mais FB est tellement plus pointu dans sa connaissance à l’intersection de nos actions (clics, mots, déplacements géographiques…) et de nos relations avec 10 ans d’historique. Que reprocher à Facebook ? D’être devenu une machine à cash publicitaire impitoyable au point de vous écouter aux États-Unis si votre application est ouverte sur votre smartphone. Tous ses efforts ont été de construire la machine à ciblage la plus puissante de l’histoire du business, capable d’allier la masse à l’affinitaire.

    Nous sommes arrivés à cet extrême où FB s’intéresse moins à nos besoins qu’à l’adaptation algorithmique des contenus aux exigences de ciblage des annonceurs pour maximiser le chiffre d’affaires. Ce sera difficile pour FB de tuer les millions de contenus frauduleux qui se propagent, générateurs de clics, donc de revenus.

    Instagram

    Cette plateforme met en exergue l’esprit de créativité au service du plus grand nombre et elle traduit l’avènement du mobile : le « mobile first ». Mais rappelons qu’Instagram a été acquis par Facebook en 2012 et la maison mère commence à laisser une trace indélébile dans l’expérience vécue sur Instagram. Avec la croissance vertigineuse d’utilisateurs dans le monde, plus de 800 millions désormais, Instagram a instauré un algorithme similaire à celui employé par Facebook : il organise la publication en fonction de l’auteur, de sa popularité, du sujet et de la date. Pire, Instagram devient le cheval de Troie de Facebook, visant à détruire Snapchat en « pompant » ses fonctionnalités, comme les Stories. C’est de bonne guerre mais on attend plus que du plagiat systématique ! Enfin, il y a une porosité entre les deux sur le plan publicitaire : si vous avez regardé les publications d’une marque sur l’un, vous pouvez être certain qu’une publicité de cette même marque apparaitra sur l’autre dans les 24 heures qui suivent.

    Finalement, qu’il s’agisse de Google, Facebook ou Instagram, il faut garder à l’esprit que nous vivons dans un monde façonné par la donnée et l’Intelligence Artificielle où ces géants sont quasi-omniscients. Si certains hésitent désormais à utiliser leurs comptes lorsqu’ils ne les désactivent pas carrément, pour la plupart d’entre nous leur utilisation dans la vie quotidienne est désormais banalisée ou « comoditisée » et il est compliqué de se passer des trois.

     

     

     

  • Réseaux sociaux, enjeux réglementaires, transparence de l’information : quelle gestion des réclamations clients en ligne en milieu bancaire ?

    Réseaux sociaux, enjeux réglementaires, transparence de l’information : quelle gestion des réclamations clients en ligne en milieu bancaire ?


    Mazars, groupe international d’audit et de conseil, dévoile les résultats de son étude dédiée à la gestion des réclamations clients en ligne par les établissements bancaires. L’étude dresse le bilan des pratiques des établissements de crédit à l’heure des réseaux sociaux et identifie les risques et opportunités liés à ces nouveaux canaux d’échange avec les clients. Elle s’appuie sur l’analyse des pratiques de 7 banques en ligne et de 13 banques de détails.

    L’indisponibilité du service client, en 1ère place des réclamations formulées sur Twitter

     La place grandissante des réseaux sociaux a poussé les établissements à fortement développer leur présence sur l’écosystème digital et adapter leur gestion de la réclamation client. Toutes les banques de détail du panel sont aujourd’hui présentes sur Facebook, et 40% d’entre elles le sont depuis plus de 5 ans. Elles sont également très présentes sur Twitter, avec plus de 9 sur 10 disposant d’un compte propre. Elles sont en revanche moitié moins présentes sur Instagram. 80% des banques en ligne sont présentes à la fois sur Facebook et Twitter, avec une ancienneté de plus de 5 ans (50% sur Facebook et 100% sur Twitter).

     Même si Facebook a le potentiel de diffusion le plus large, l’étude démontre que Twitter est le média sur lequel sont portées le plus de réclamations. Twitter recense en moyenne plus de 50 réclamations par mois pour les banques de détail contre à peine une dizaine sur Facebook. Principale source d’insatisfaction des clients, l’indisponibilité du service client (plus de 41%), suivi par le délai trop long de traitement des demandes (22%), les problèmes techniques rencontrés (19%) ou encore les facturations non justifiées (17%).

    « Pour les établissements de crédit, l’objectif consiste à développer le processus de gestion des réclamations sur les réseaux sociaux en faisant face à de nouvelles contraintes d’instantanéité et de personnalisation des réponses apportées » commente Emilie Legroux, Senior Manager Industrie Financière chez Mazars France.

     L’évolution du cadre réglementaire

    En 2016, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ont publié des mises à jour des recommandations sur le traitement des réclamations à la suite de la transposition de la Directive sur le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation (RELC). Alors que le nombre total de réclamations a baissé de 21% en France depuis 5 ans, les réclamations des secteurs bancaire et assurantiel n’ont baissé que de 6% entre 2015 et 2016. Un mécontentement qui se concentre sur trois thématiques dans le secteur bancaire et financier : les escroqueries (16%), les pratiques commerciales trompeuses (12%) et les crédits à la consommation (7%).

    Afin de donner une ligne directrice aux établissements de crédit, l’ACPR a formulé trois objectifs majeurs qui placent la gestion des réclamations au cœur du dispositif de protection de la clientèle :

    • garantir une information claire, transparente et compréhensible ;
    • mettre en place un traitement efficace, égal et harmonisé des réclamations ;
    • adapter les processus en mettant en place des actions correctrices.

     Transparence de l’information quant au traitement des réclamations : une forte disparité au sein des établissements

    Les établissements de crédit sont tenus de proposer un accès simplifié au système de réclamation mais également d’accuser réception de la réclamation, d’indiquer au client les délais de traitement liés à sa demande et de l’informer tout au long du processus sous une durée maximum de 2 mois. Parmi le panel interrogé, 85% des acteurs respectent les délais légaux. Un écart qui se creuse néanmoins entre des établissements particulièrement actifs et d’autres très en retrait : 20% mettent en place des délais réduits de moins de 10 jours alors que 15% ne donnent aucune information quant aux délais de réponse.

    « En dépit de l’investissement coûteux et de fortes contraintes réglementaires liées au développement des réseaux sociaux et à leur mise en conformité, l’opportunité de se forger une solide e-réputation et de développer leur aspect concurrentiel est loin d’être négligeable pour les établissements de crédit. Sur le terrain, les banques ont déjà commencé à se doter de bonnes pratiques allant dans ce sens. Parmi celles-ci, la mise à disposition d’une charte d’utilisation du réseau social, la mention du respect de la réglementation applicable aux réseaux sociaux, la définition d’une politique d’archivage du contenu présent sur le réseau social, la mise en place d’un chat permettant de dialoguer en direct sur le réseau social avec un conseiller ou encore d’un « click to call », bouton d’appel permettant de se faire rappeler immédiatement et gratuitement par un conseiller », explique Emilie Legroux, Senior Manager Industrie Financière chez Mazars France.

    L’étude est accessible en intégralité ici : http://online.mazars.fr/reclamation-clients-banque

  • #FBConnexions – Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook

    Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook 

    Mardi 23 janvier, le rendez-vous était donné pour deux jours de folie à la célèbre Station F dans le 13e arrondissement de Paris. Facebook ouvre enfin ses portes au grand public à travers Connexions, une exposition ludique et interactive. Le réseau social nous invite à voyager à travers les technologies d’aujourd’hui et de demain. Durant ces deux jours, les visiteurs avaient l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou encore la photo à 360°. Stand de réalité virtuelle

    TEMPS FORTS

    Zoom sur Ask Me Anything : L’Intelligence Artificielle et l’innovation selon Facebook . De gauche à droite : Benoit Georges, Journaliste aux Echos, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research, Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris « On ne dit pas UNE Intelligence Artificielle mais L’Intelligence Artificielle » déclare Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research. Mais qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle ? Yann LeCun nous la définit assez simplement. C’est la capacité des machines à reproduire des activités humaines. La notion d’IA apparait dans les années 50 et la définition n’a cessé d’évoluer au cours du temps. L’Intelligence Artificielle moderne se résume à deux données : le Machine Learning et le Deep Learning. Pour comprendre l’IA, Yann LeCun nous propose de visualiser le réseau de neurones humains. L’Intelligence Artificielle est une reproduction de ce réseau sous forme de neurones artificiels. Ces derniers vont alors traiter l’information reçue de manière simplifiée et ils procèdent par une succession de couches d’informations. Ce système de compréhension par une machine est similaire à l’humain à travers la reconnaissance d’images. Ainsi ce système de traitement d’informations permet de reconnaître des objets, des images médicales et même la parole. Après avoir rejoint Facebook il y a 4 ans, Yann LeCun était missionné par Mark Zuckenberg en personne du développement de l’IA. Des laboratoires de recherche ont donc ouvert et on en compte 4 dans le monde à ce jour (Paris, Londres, New-York et Toronto). Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris, nous en dit un peu plus sur le centre de recherche de Paris. L’AI Research de Paris compte environ 40 chercheurs et ingénieurs et est le plus grand des quatre centres de recherche. « L’objectif est de doubler le personnel sur les prochaines années. L’équipe se concentre surtout sur la recherche plutôt que le développement. » Pour illustrer tout cela, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, raconte l’histoire de sa start-up Virtuoz. En 2002, il lance Virtuoz basé sur les chatbots. Ces bots ont été conçus pour la SNCF, SFR ou encore Ebay pour répondre automatiquement aux mails non-traités par les centres de contacts. En 2014, Alexandre Lebrun lance une nouvelle start-up : Wit.ai, spécialisée dans la commande vocale pour les objets connectés. En 2015, Facebook rachète Wit.ai pour développer un nouveau bot : le Doctor QA. Le prototype lit des textes de type Wikipédia et on peut lui poser des questions en retour. Cependant ce système est pour l’instant limité car il ne permet pas de dialogue. Ainsi ce bot soulève la grande question que tout le monde se pose : l’IA peut-elle avoir un sens commun ? Pour Yann LeCun, « les machines ne sont pas capables de développer un sens commun à la différence des humains. Ces derniers l’ont acquis grâce à l’observation du monde qui les entourent depuis l’enfance. Ils ont donc assimilé un grand nombre d’informations comme la gravité par exemple. » Il poursuit : « Pour les machines, c’est grâce à un apprentissage par renforcement qu’elles procèdent. Elles doivent emmagasiner maintes et maintes fois l’information pour la retenir, ce qui demande énormément de temps. L’apprentissage de l’humain face aux machines est alors plus efficace. » L’IA a donc encore des progrès à faire. Maëva Ramsahai

  • Les services et le digital, secteurs clés de l’entrepreneuriat féminin

    L’entrepreneuriat féminin en France : un gisement de croissance inexploité

    Dans une étude réalisée fin décembre 2017 pour Facebook, Opinion Way analyse la situation de l’entrepreneuriat français, notamment féminin et souligne les opportunités, les obstacles et les attentes des femmes entrepreneures.

    En France, l’entrepreneuriat est en plein essor et de nombreuses femmes sautent désormais le pas pour créer leur entreprise. Pour autant, la création et la reprise d’entreprise par des femmes, en particulier dans le secteur digital, représentent un gisement de croissance insuffisamment développé. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

    Les femmes, encore à la traine des hommes dans l’entrepreneuriat ?

    32 % des entreprises nées en 2016 ont été créées par des femmes selon l’Agence France Entrepreneur (AFE), avec un objectif pour 2017 fixé à 40% par le gouvernement. Ce chiffre laisse penser que de nombreuses entreprises sont aujourd’hui dirigées par des femmes. Néanmoins, seules 12,6% des sociétés fondées par des femmes comptent plus de deux employés. Autrement dit, la majorité des entreprises fondées par des entrepreneures sont ainsi personnelles et ne permettent pas souvent d’apporter les ressources financières nécessaires aux femmes qui les ont créées.

    La France reste en retard sur ses voisins occidentaux : en 2015, notre pays se classait sixième des pays les plus favorables à l’entrepreneuriat féminin. Avec un score de 68,8 sur 100, l’Hexagone était devancé par les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Australie et les États-Unis, leader du 2015 Global Eutrepreneurship Index réalisé par l’Institut Global de l’Entrepreneuriat et du Développement (GEDI).

    Les services et le digital, secteurs clés de l’entrepreneuriat féminin

    Les créatrices de startups privilégient les secteurs considérés comme « traditionnellement féminins » à savoir les commerces, services, l’enseignement, la santé, l’action sociale et la franchise (étude BNP Paribas – ConnectHers 2017). Une concentration dans le secteur tertiaire et le commerce traduisant une faible diversification des activités des entreprises créées selon l’INSEE.

    Les femmes dirigeantes d’entreprise exercent en majorité dans les mêmes secteurs d’activité. Selon l’étude de Women Equity 2017, les entreprises les plus performantes dirigées par des femmes se retrouvent dans les services innovants aux entreprises, avec 28% des lauréates, dans l’industrie (26%) et la distribution (20%). Les TMT (Technologies, Médias et Télécommunications) arrivent en quatrième place et représentent 12% des entreprises les plus performantes dirigées par des femmes.

    Quels freins à la création d’entreprise au féminin ?

    Les études récentes révèlent que la lente progression de l’Entrepreneuriat féminin en France s’explique par plusieurs facteurs complémentaires.

    Le premier frein relève d’une moindre confiance des femmes dans leur propre capacité à développer leurs affaires. Ainsi selon l’AFE, 35% des femmes s’estiment moins compétentes que les hommes !

    La maîtrise insuffisante des outils digitaux constitue un autre frein majeur. D’après la Commission européenne, 8% de la population active en France n’a aucune compétence digitale, 27% un niveau faible, tandis que 33% ont un niveau de base et 29% un niveau supérieur. Agir par ce biais est donc indispensable pour favoriser l’Entrepreneuriat en France.

    Les femmes semblent également être plus prudentes que les hommes avec un faible recours aux financements. C’est ainsi qu’elles ont, par exemple, beaucoup moins recours aux levées de fonds. En 2016, 7% seulement des montants de fonds levés l’ont été par des femmes (Étude AFE 2017). Par ailleurs, même si hommes et femmes font tous face à des difficultés pour obtenir des emprunts, le taux de rejet de crédit bancaire reste largement supérieur pour les femmes (4,3%) que pour les hommes (2,3%) alors même que les femmes ont tendance à demander moins d’argent que les hommes pour leur entreprise. [Compta-Online, 2017]

    Parmi les autres freins, on relève notamment :

    • Un manque de « role models » et de figures emblématiques féminines auxquelles s’identifier dans cet univers majoritairement masculin.
    • Une certaine absence de culture de l’entrepreneuriat et de connaissance des « règles du jeu ».

    Un gisement de croissance inexploité

    Le sous-développement de l’Entrepreneuriat féminin constitue un véritable manque à gagner pour la France et pour l’Europe.  Si autant de femmes que d’hommes travaillaient ou montaient leur entreprise, la France gagnerait 0,4 % de croissance annuelle supplémentaire, soit 9,4 % sur 20 ans, selon l’OCDE.

    Le gisement de croissance que représente l’Entrepreneuriat féminin se vérifie particulièrement dans le secteur digital. La première étude de la Commission européenne sur les femmes actives dans le secteur des TIC (Women in Digital, octobre 2013), a montré que le fait de permettre à plus de femmes d’accéder au marché de l’emploi digital peut générer une augmentation annuelle du PIB de 9 milliards d’euros au sein de l’Union Européenne.

     

  • Baromètre IPSOS – Réseaux sociaux, smartphones … le fossé entre la perception et la réalité

    Smartphone, Facebook : une omniprésence surestimée

    Les nouvelles technologies changent le monde, mais sont-elles aussi omniprésentes qu’on le croit dans le quotidien des consommateurs ? Les individus du XXIe siècle seraient tous mobiles et hyper-connectés : est-ce un mythe ou une réalité ? Les résultats du baromètre international Perils of Perception* d’Ipsos révèlent que, dans la plupart des pays du monde, la population surestime l’importance des smartphones et des réseaux sociaux chez leurs concitoyens.

    Smartphones : le taux d’équipement est surévalué, sauf au Danemark

    Les résultats de l’étude Ipsos Perils of Perception mettent en évidence que le buzz et la publicité troublent la manière dont les réalités sont comprises quand il est question des nouvelles technologies… Le taux d’équipement de la population en smartphone est ainsi incroyablement surestimé en Indonésie et aux Philippines, avec un décalage par rapport à la réalité de 65 et 63 points. Si seulement 21% et 23% de la population possède un smartphone, les résultats de l’évaluation dépassent les 85% dans ces deux pays. La tendance à la surévaluation est également très nette en Inde (74% contre 22% en réalité) ou encore en Colombie (84% contre 35%). En France, l’appréciation est plus proche de la réalité : les Français interrogés estiment le taux d’équipement à 84% quand il est de 68%, soit 17 points d’écart. À noter que seuls les Danois sous-évaluent les faits, avec seulement deux points d’écart : la population est équipée à 89% de smartphone, alors qu’elle évalue le taux d’équipement à 87%.

    Des populations bien moins connectées à Facebook qu’on le croit

    En revanche, tout le monde se trompe dans l’estimation du taux de personnes possédant un compte Facebook, et souvent assez largement. On retrouve ainsi des surévaluations allant de de plus de 50 points en Inde, Indonésie, Afrique du Sud et Philippines. Il y a la même évaluation exagérée en France avec + 21 points par rapport à la réalité : selon les Français, 68% des plus de 13 ans ont un compte Facebook. Dans les faits, un peu moins de la moitié de la population (47%) possède un compte sur le réseau social. Ce sont les Suédois qui sont proportionnellement les plus présents sur Facebook (65%), un chiffre qu’ils surévaluent pourtant de 17 points.


    « Visiblement, quand il est question des technologies, le buzz, la publicité et la notoriété se substituent au monde réel. La méthodologie de l’enquête joue probablement un rôle dans cette surestimation dans les pays en développement : comme elle est réalisée en ligne, les répondants sont souvent des internautes appartenant à des catégories plus aisées, plus urbaines et plus diplômées que le pays tout entier ; leur perception reflète davantage la réalité de leur environnement social que celle de la population dans son ensemble, même si le taux d’équipement en mobile progresse chaque année » précise Yves Bardon, directeur du programme Flair au Ipsos Knowledge Center.

    Les Français conscients du décalage entre perception et réalité

    Alors à l’exercice des perceptions, les Français sont-ils bons élèves ? L’étude Perils of Perception permet à Ipsos d’analyser les écarts entre les faits et les visions qui en circulent sur de nombreuses thématiques (société, santé, technologies…). Les résultats globaux montrent que la France est plutôt en seconde partie du classement : elle se situe à la 16e place des pays qui se trompent le plus. Les pays où la perception des habitants est la plus éloignée de la réalité sont l’Afrique du Sud, le Brésil, ou encore l’Inde. Le prix d’excellence en matière de discernement revient à la Suède et à deux autres pays scandinaves qui arrivent juste derrière : la Norvège et le Danemark. L’Espagne se distingue également à la 4e place.

  • Content Marketing, Timing et Engagement du secteur du voyage sur Facebook

    Content Marketing, Timing et Engagement du secteur du voyage sur Facebook

    Une étude proposée par NUKE SUITE 

    Ce que vous découvrirez dans l’étude Facebook de l’industrie du Tourisme

     Secteur du voyage : Toutes les statistiques nécessaires pour activer sur le Social Media pour les marques mode !

    Quelles types de publications poster, quand publier et surtout comment provoquer l’engagement sur Facebook, quand on est dans le secteur du voyage.

    Une analyse de l’univers du Tourisme sur Facebook avec 237 pages de l’industrie du voyage publiant en langue française sur un spectre catégoriel allant de des destinations, l’hébergement en passant par le domaine du transport.

  • Fake influenceurs ou comment éviter de dépenser inutilement son budget sur les réseaux sociaux ?

    Comment détecter les fake influenceurs ? 

    Par Lefty 

    Alors que l’industrie du marketing influenceur pèse 1 milliard de dollars aux Etats-Unis, une industrie parallèle s’est développée sur les réseaux sociaux afin de profiter de ce marché. Il s’agit de “bots” qui se suivent les uns les autres et créent de fausses communautés. De plus, n’importe qui peut aujourd’hui acheter facilement des abonnés, des likes, des commentaires, pour faire gonfler sa communauté ou son engagement de manière artificielle.

    Malgré les nombreux efforts d’Instagram pour les éliminer, ces faux comptes deviennent la hantise des professionnels du marketing lors de leurs campagnes d’influence. Lefty, entreprise qui accompagne les grandes marques dans leurs campagnes de marketing influenceur, livre les points à vérifier pour détecter ces faux profils et éviter de dépenser inutilement son budget.

    #1 L’authenticité des comptes

    Instagram donne des badges de vérification, des petites coches blanches dans un rond bleu qui identifient les comptes officiels de célébrités, d’influenceurs reconnus et de marques. Toutefois, Instagram reste parcimonieux dans la distribution de ces badges. Toutes les stars et les micro-influenceurs n’en disposent pas. Il est donc utile de lire les bio et de cliquer sur les liens de leurs sites internet ou autres réseaux sociaux : les vrais influenceurs sont bien souvent présents sur plusieurs plateformes à la fois.

    #2 La qualité des commentaires et du contenu publié

    Les influenceurs authentiques ont gagné leurs abonnés grâce à du contenu engageant, posté régulièrement. Ceux-ci prennent généralement le temps d’engager la discussion avec leurs abonnés de manière spontanée.

    Au contraire, les faux comptes publient peu et présentent une faible cohérence sur l’ensemble du contenu. Ils sont ainsi facilement identifiables par leurs commentaires répétitifs, sans personnalité et sans lien avec le contenu.

    Il est nécessaire d’observer les commentaires, les tags, les mentions d’un compte, pour en vérifier l’authenticité.

    #3 Le taux d’engagement

    Le nombre d’abonnés n’est pas un indicateur suffisant : certains comptes ont de nombreux abonnés mais un taux d’engagement effleurant le néant. C’est bien souvent le résultat d’un achat d’abonnés. Il est préférable de travailler avec des profils dont le taux d’engagement (nombre de likes / nombre d’abonnés) est supérieur à 2%.

    #4 La qualité de l’audience

     Pour promouvoir un message de marque, il est essentiel d’étudier en profondeur son audience et de s’assurer qu’elle corresponde à son coeur de cible. La croissance du nombre d’abonnés révèle bien souvent la qualité de l’audience : une croissance par à-coups est bien souvent le signe d’une audience achetée. La géographie peut aussi être un indice d’authenticité. Des influenceurs regroupant une audience trop disparate géographiquement peuvent sembler suspects.

    “ Les marques doivent être vigilantes envers les faux comptes car ils peuvent ruiner les efforts investis dans une campagne de marketing influenceur. Les entreprises dépensent leur budget pour s’adresser à des audiences finalement non qualifiées. Des plateformes comme Lefty dévoilent les statistiques de l’audience d’un influenceur et éliminent automatiquement les fake influenceurs ”, commente Thomas Repelski, co-fondateur de Lefty.

    Pour en savoir plus : lefty.io/fr

     

  • Google – Facebook et sites médias : la guerre est déclarée sur l’économie publicitaire

    Google et Facebook ennemis jurés des sites médias : et si leur union était la solution ?

    Par Laurent Feval, CEO d’Insidepic

    Aujourd’hui, les GAFA* monopolisent à eux seuls 77%* des dépenses globales des annonceurs sur Internet. Une menace face à laquelle les sites médias ont décidé de riposter en s’unissant. Plutôt que de réagir par la confrontation, pourquoi ne pas envisager une solide union entre grandes puissances ?
    GAFA* : Google, Apple, Facebook, Amazone.
    Source* : Interactive Advertising Bureau.

    Des puissances complémentaires plutôt qu’adversaires
    La guerre a été déclarée dans le secteur de l’économie publicitaire ! Pas moins de 18 entreprises médias se sont rassemblées pour fonder l’alliance Gravity. Parmi elles, on compte SFR, Solocal, Next Radio TV (BFM Radio et TV, RMC…), Prisma Media, M6 Groupe, Les Echos/Le Parisien/L’Equipe, Lagardere Active, Fnac Darty, et bien d’autres encore. Toutes sont animées par un seul et même objectif : s’imposer face aux GAFA. Pour y parvenir, elles ont décidé de mutualiser leurs données afin de créer une plateforme enrichie par des informations relatives à leurs utilisateurs. Cela n’est pas une mince affaire quand on sait que Facebook et Google concentrent à eux seuls une énorme part d’audience, de données personnelles affinées sur les internautes, des algorithmes surpuissants pour les analyser et cibler parfaitement les contenus publicitaires.

    La seule différence entre les sites médias et le duopole Google/Facebook est que ces derniers ne fournissent pas de contenus (articles, photos, reportages, documentaires, vidéos, etc). Ce sont les médias « classiques » qui alimentent le contenu de Facebook et le search de Google avec la production de contenus de qualité. A contrario, ces mêmes sites médias arrivent à toucher une audience plus large en postant leurs contenus grâce à ces deux acteurs.

    Autrement dit, Google et Facebook auraient besoin des sites médias pour exister et inversement.
    Ainsi, au lieu de s’acharner dans un combat qui est inévitablement perdu d’avance, pourquoi ne pas trouver des solutions de partenariat gagnant-gagnant, en faisant pression sur ces deux gros acteurs du web pour qu’ils travaillent conjointement avec les médias classiques ?

    Une prise de conscience indispensable du côté des annonceurs 
    Au-delà d’une solution de partenariat, l’enjeu qui vise à contrer cette domination ne se concentre pas uniquement sur le volume d’espaces publicitaires proposé aux annonceurs ou sur les données pour mieux cibler la diffusion (d’où la création de ces différentes alliances – Gravity en France ou encore News Media Alliance aux Etats-Unis) bien qu’elles soient indispensables.

    Les médias doivent surtout faire prendre conscience aux annonceurs que Google et Facebook ne sont pas les seuls moyens pour communiquer et qu’il y a d’autres leviers pour valoriser et mettre en avant les marques. Par exemple, une marque peut être bien mieux perçue et valorisée sur un site média premium plutôt que sur Facebook entre deux posts d’amis sur des sujets quelconques avec des contenus de qualité orientés brand content et adaptés aux sites premium, ce qui n’est pas le cas quand il s’agit de communiquer sur Google (Search) ou Facebook (Display), etc.

    Les annonceurs doivent donc être sensibilisés à ces enjeux de communication et ne pas tout miser sur Facebook si ce choix n’est pas pertinent pour leur image.