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  • HOLOCRACY  : faire connaître, faire comprendre, faire agir

    HOLOCRACY  :
    Faire connaître, faire comprendre, faire agir

    Par Jean-Michel GODE, associé InExcelsis, coach certifié en Holacracy

    Buzz word encore l’an dernier, l’Holacracy prend petit à petit place dans le paysage entrepreneurial et livre ses premiers retours d’expérience. Exigeante dans ses processus, la discipline vient bousculer les idées reçues et bouger des lignes bien ancrées.

    A bien regarder, une entreprise pourrait se comparer à un écran couleur. En effet, l’affichage de ce dernier est la résultante de l’assemblage de trois composantes primaires : le bleu, le rouge et le vert qui, transposées à notre cas de figure, seraient l’institution (la propriété), le collectif (les personnes) et les opérations (le travail à faire). Au final, c’est la synthèse additive de ces trois éléments qui donne vie à l’entreprise. L’Holacracy, elle, se propose de faire la synthèse inverse afin de distinguer chaque composante pour se concentrer sur l’une d’entre elles : la structure opérationnelle. En distribuant l’organisation du travail au plus près du terrain, l’entreprise pourra ainsi s’adapter en permanence à son environnement à partir des signaux captés par ses collaborateurs. Le bénéfice sera de mettre l’organisation en prise directe avec la réalité. Deux avantages : lui éviter, d’une part, de se retrouver dépassée par les événements et, d’autre part, de laisser passer des opportunités ou d’ignorer des alertes critiques quant à la poursuite de son activité. Car aujourd’hui, la société évolue plus vite que les entreprises, désormais dépossédées du secret de la connaissance.

     Faire connaître, faire comprendre, faire agir

    Nées sous le joug des organigrammes traditionnels, les entreprises confondent la fonction et la personne. Pour s’en détacher, nombre d’entre elles adoptent l’Holacracy notamment pour la clarté qu’elle apporte aux structures en œuvres dans les organisations. Grâce à elle, l’entreprise peut changer de posture : en plus de dire bienvenue aux opportunités, elle accueille les situations complexes à bras ouverts. Prenons l’exemple d’un chef d’entreprise face à un développeur informatique qui, d’un côté doit débugger le site d’un client et, de l’autre, vient lui demander une augmentation. Pour le chef d’entreprise, il convient de se demander « où » et à « qui » s’adresse chacune de ces questions. Et par qui, il faut entendre quel « rôle » et non quelle « personne ». L’échange entre les deux interlocuteurs se passe soit dans l’espace du travail à faire, où le dirigeant interrogé intervient dans son rôle d’expert du codage, soit dans l’espace des ressources humaines, où s’inscrit la relation contractuelle salarié-employeurs. Dans tous les cas, à rôle bien identifié, espace bien identifié et problème à moitié résolu. Et ça, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à l’avoir compris.

    Des preuves qui ne sont plus à faire

    En janvier 2016, un département de la business unit GEM du groupe Engie entamait la mise en place de l’Holacracy avec une poignée de volontaires. Après 6 mois avec une centaine de personnes, puis avec 300 après un an. « Assez rapidement dans le processus de déploiement, le service des ressources humaines a remonté un regain d’intérêt de la part des collaborateurs. Les clients sont plus satisfaits de nos prestations, même s’il serait inexact de lier cette amélioration exclusivement à cette expérience», témoigne Claude Philoche, responsable de la division Business Innovation & Oversight dans l’unité Global Energy Management en charge du négoce de l’énergie. Aujourd’hui cette adoption s’étend de proche en proche sur la base du volontariat, y compris au delà de la division BIO, signe de l’émergence d’un processus de transformation à plus grande échelle au sein de GEM.

    Autre exemple significatif, Rubben Timmerman co-fondateur de Springest.nl, comparateur en ligne de formation, souhaitait ne pas devenir le goulot d’étranglement de startup  et a mis en place l’Holacracy pour distribuer les prises de décision entre ses collaborateurs. Véritable succès, cinq ans plus tard, ce mode d’organisation est totalement passé en arrière-plan et l’entreprise tourne à plein régime. Aujourd’hui ses concurrents aimeraient bien en faire autant… mais n’osent pas. Outre-Atlantique, l’expérience d’Arca Cash Automation est également très révélatrice : la structure nord-américaine a adopté l’Holacracy il y a trois ans avec 80 collaborateurs. Ils sont désormais 700. Dans le cadre de leur développement international par croissance externe, le parti a été pris de mettre en place l’Holacracy dans chaque nouveau pays puis de se structurer de façon globale en faisant abstraction des distinctions géographiques. Une stratégie qui a fait ses preuves.

    Convaincus par l’Holacracy, d’autres chefs d’entreprise décident de l’adopter pour consacrer leurs heures de travail à leurs domaines d’expertise plutôt qu’à régler des problèmes d’intendance. In fine l’Holacracy quitte le seul paysage médiatique pour rejoindre le monde de l’entreprise et passe du statut d’expérience isolée à celui de mouvement entrepreneurial. Dans tous les cas l’Holacracy apporte de la clarté tant sur les espaces légitimes où traiter chaque problème rencontré que sur la façon de les résoudre !

     

  • IA : la part entre le buzz et la réalité dans les entreprises

    Intelligence Artificielle : une enquête de SAS fait la part entre le buzz et la réalité dans les entreprises

    Une enquête menée par SAS auprès de dirigeants de 100 entreprises européennes.

    • 55% des dirigeants s’interrogent sur l’avenir des emplois humains face à l’automatisation et à l’autonomie offertes par cette technologie.
    • Seules 20% des entreprises jugent leurs équipes de data science suffisamment préparées, et 19% d’entre elles ne possèdent pas d’équipe de data scientists.
    • 76% des entreprises estiment ne pas disposer  d’une infrastructure adaptée à l’IA, 29% ne dispose d’aucune plate-forme spécifique.

    L’intelligence artificielle (IA) donne lieu à un grand battage médiatique. Néanmoins, pour la plupart des entreprises européennes interrogées dans le cadre d’une récente enquête de SAS, le leader de l’analytique, l’adoption de l’IA n’en est encore qu’à ses balbutiements, voire au stade du projet. La bonne nouvelle, c’est qu’il en est question dans la majorité d’entre elles, certaines ayant même commencé à mettre en place des projets. Le potentiel de l’intelligence artificielle suscite beaucoup d’optimisme même si, de leur propre aveu, peu d’entreprises sont déjà prêtes à en tirer parti.

    Le frein à l’adoption de l’IA n’est pas tant le déficit technologique – la plupart des dirigeants admettent d’ailleurs que les options disponibles sont nombreuses – que le manque de compétences en science des données pour valoriser cette technologie naissante, sans parler des obstacles organisationnels et sociétaux.

    Enjeux de société

    Selon 55 % des personnes interrogées, le principal défi de l’intelligence artificielle concerne l’avenir des emplois humains face à l’automatisation et à l’autonomie offertes par cette technologie. Les destructions d’emplois, mais aussi le développement de nouvelles professions exigeant des compétences liées à l’IA, font partie des effets potentiels sur le marché du travail les plus cités.

    Le deuxième problème avancé concerne les questions éthiques : 41 % des participants se demandent si les robots et les systèmes d’intelligence artificielle doivent œuvrer « pour le bien de l’humanité » ou au service d’une seule entreprise, et s’interrogent sur le devenir des personnes qui auront perdu leur emploi en raison de ces systèmes.

    Les data scientists sont-ils prêts à relever le défi de l’intelligence artificielle ?

    Les entreprises ne sont que 20 % à juger que leurs équipes de data science sont suffisamment préparées, tandis que 19 % d’entre elles ne possèdent aucune structure de ce type.

    Si 28 % d’entre elles ont prévu de recruter des data scientists pour développer des compétences organisationnelles, elles sont 32 % à vouloir développer les compétences de leurs équipes d’analystes actuelles par le biais de formations, de conférences et d’ateliers.

    D’autre part, la confiance est aujourd’hui un problème majeur dans la plupart des entreprises.

    Près de la moitié des dirigeants (49 %) font d’ailleurs état de difficultés d’ordre culturel dues à un manque de confiance dans l’intelligence artificielle et plus généralement dans les solutions « black box ».

    Préparation des plates-formes

    L’étude cherchait également à évaluer la préparation des entreprises quant à l’infrastructure nécessaire à l’intelligence artificielle. Un contraste est apparu entre les dirigeants qui estiment disposer d’une infrastructure adaptée à l’IA (24 %) et ceux qui pensent avoir besoin de renouveler et d’adapter leur plate-forme actuelle (24 %), voire ne disposent d’aucune plate-forme spécifique (29 %).

    Selon Oliver Schabenberger, Executive Vice President et Chief Technology Officer chez SAS, « les progrès accomplis par les algorithmes qui exécutent – avec une précision époustouflante – des tâches réalisables par l’être humain sont incroyables. » Et d’ajouter : « Le fait qu’un algorithme puisse battre le meilleur joueur de go au monde est extraordinaire. Nous pensions que le jeu de go était impossible à informatiser – par l’homme – mais une machine l’a fait pour nous. Après avoir assimilé les règles, le système a appris à jouer, et il a dominé le meilleur représentant de notre espèce. Nous pouvons utiliser ces connaissances pour créer des systèmes qui répondent aux problèmes des entreprises aussi bien, voire mieux, que les systèmes statiques dont nous nous servons aujourd’hui. Nous pouvons créer des systèmes qui assimilent des règles métiers, puis apprennent à les respecter et finissent par les améliorer. C’est précisément l’objectif de SAS. »

    Pour connaître les autres conclusions de l’enquête, téléchargez le compte rendu complet 

  • Croissance des PME : les Millenials montrent la voie

    Croissance des PME : les Millenials montrent la voie

    Les résultats de la 9ème édition de l’étude ADN de l’Entrepreneur 2017 d’Hiscox menée auprès de 4000 TPE et PME montre un regain de croissance et d’optimisme dans les petites entreprises.  Alors que près de deux tiers des répondants ayant constaté une croissance de leurs revenus, la bonne santé des PME semble être avant tout portée par le dynamisme de la génération Millenials.

    Véritable baromètre du monde de l’entrepreneuriat, le rapport ADN de l’entrepreneur d’Hiscox est devenu, au fil des éditions, un révélateur de tendances. Après plusieurs années compliquées, la reprise semble bel et bien arrivée chez les entrepreneurs français.

    Les élections présidentielles de cette année semblent avoir eu un impact positif sur l’entrepreneuriat en France et sur l’optimisme des créateurs d’entreprise. Ceux-ci sont cette année 56% à aborder l’avenir avec optimisme, c’est 15% de plus que l’année dernière ! Ce résultat permet à la France de laisser la dernière place du classement à la Grande-Bretagne qui semble très affectée par le Brexit.

    « Les résultats de cette nouvelle édition du rapport ADN de l’entrepreneur illustrent à quel point les TPE et PME jouent un rôle moteur dans notre économie. L’optimisme dont la jeune génération fait preuve est un autre enseignement à tirer de ce rapport. C’est un signe très encourageant de dynamisme et de bonne santé économique. Mais les PME doivent rester prudentes et être capables d’anticiper l’émergence de nouvelles menaces, notamment en matière de cyber sécurité » commente Caroline Hirtzberger, Head of Direct chez Hiscox France.

    Voici les principaux enseignements de cette étude :

    La reprise est là ! Après quelques années compliquées, la reprise semble bel et bien confirmée en Europe, 62% des entreprises ont constaté une croissance de revenus en France. Par ailleurs, 71% des entrepreneurs interrogés déclarent une augmentation de nouveaux clients en 2017.

    Des Millenials optimistes et qui prospèrent : contrairement à leurs ainés, la moitié des moins de 30 ans (50%) et 46% des entrepreneurs âgés entre 30 et 39 ans déclarent se sentir mieux qu’il y a un an dans leur travail. Ce fossé générationnel s’observe aussi lorsque l’on demande aux répondants s’ils se sentent confiants pour l’année prochaine. Encore une fois, ce sont les plus jeunes les plus optimistes.

    Moins d’heures de travail mais moins de congés : chiffre assez surprenant, les dirigeants et managers de PME déclarent travailler légèrement moins que l’année dernière. Sur l’ensemble des marchés, la moyenne hebdomadaire est de moins de 41 heures contre plus de 42 en 2016. Le constat est moins flagrant en France (44,36 en 2017 vs 44,91 en 2016) mais est, comme l’ensemble des autres pays observés, en baisse. Paradoxalement, les personnes interrogées déclarent avoir pris moins de congés que l’année dernière (21,7 jours en 2017 vs 23,8 jours en 2016).

    La cyber sécurité est devenue un véritable enjeu stratégique pour les entreprises. Les PME ne sont pas épargnées par ces menaces, bien au contraire. Notre rapport montre que 13% des TPE/PME ont été victimes de cyber attaques en 2017. Un chiffre en hausse de 2pts par rapport à l’année dernière et qui ne devrait pas évoluer dans le bon sens tant les petites entreprises semblent avoir du mal à se protéger correctement contre ces risques (29% des entrepreneurs en TPE/PME déclarent d’avoir rien changé à leur politique de sécurité après une attaque).

    En France, l’instabilité politique est moins considérée comme un frein au développement des sociétés que l’année dernière. 43% des gens interrogés estiment que des troubles politiques pourraient nuire à leur activité, un chiffre en baisse mais qui reste nettement supérieur à celui des Etats-Unis (36%).

    Vous pouvez consulter l’intégralité du rapport en cliquant sur ce lien.

    * Etude menée du 10 mai au 6 juin 2017 auprès de 4000 dirigeants et cadres supérieurs de TPE et PME dans six pays, dont 1000 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et 500 en France, Allemagne, Pays-Bas et Espagne.

  • TOP 20 des entreprises qui bénéficient le plus de la confiance des experts et consommateurs avertis

    Baromètre e-RSE 2017 : top 20 des entreprises qui bénéficient le plus de la confiance des experts et consommateurs avertis

    Pour une entreprise, savoir quelle confiance lui accorde ses clients, influenceurs ou consommateurs en général, est un enjeu de business fondamental. Quels sont les leviers d’un changement d’opinion ? Quel niveau d’engagement de leur secteur est perçu ? Quels moyens privilégier pour créer plus de confiance avec ses parties prenantes ? e-RSE.net, plateforme de communication corporate et RSE dédiée aux entreprises a réalisé pour la première fois un baromètre* sur le rapport qu’ont les consommateurs & experts vis-à-vis des entreprises françaises.

    Le Slip Français : l’entreprise qui inspire le plus les consommateurs

    Durant un mois, e-RSE a soumis un questionnaire à sa communauté de 750 000 personnes, concernant 133 entreprises issus de 12 secteurs d’activités différents, sur les variables suivantes : confiance, engagement, leviers du changement d’opinion, préférences de communication. En complément, les entreprises sont notées sur leur niveau de confiance accordé de -2 (aucune confiance) à +2 (confiance très élevée).
    Sur cette centaine d’entreprises analysées, 20 entreprises obtiennent un degré de confiance positif, soit 15,8%. Voici les 20 entreprises qui inspirent le plus confiance aux 2023 consommateurs avertis et leaders d’opinion répondants:

    1-

    Le Slip Français

    11-

    Voyageurs du Monde

    2-

    Biocoop

    12-

    L’Occitane-Melvita

    3-

    Weleda

    13-

    Airbnb

    4-

    Enercoop

    14-

    Seb

    5-

    Aigle

    15-

    MAIF

    6-

    Naturalia

    16-

    Accor Hotels

    7-

    Tesla

    17-

    Siemens

    8-

    Dyson

    18-

    Pierre & Vacances / Center Parcs

    9-

    Michelin

    19-

    Paul

    10

    Exaequo – Blablacar

    SNCF

    20-

    Schneider Electric

    La majorité des entreprises ayant une moyenne positive sont reconnues par l’opinion publique et fréquemment associées dans les médias comme étant fortement engagées sur des sujets tels que le bio, l’éthique, l’économie collaborative, la lutte contre l’obsolesence programmée, l’environnement, l’ancrage territorial fort ou encore l’économie circulaire.

    Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français, déclare : « Nous sommes très fiers de ce classement. Il y a 6 ans nous nous sommes lancés dans cette aventure pour changer le monde à pas de Slip en fabriquant tous nos produits en France. C’est une super récompense pour nous de finir premier et d’inspirer confiance et optimisme à tous les français. »

    Des secteurs d’activités qui suscitent davantage la confiance chez les consommateurs

    A partir des notes obtenues par les entreprises, e-RSE.net a classé les secteurs d’activités entre eux pour en faire ressortir une moyenne globale. Résultat ? Les notes sont négatives pour l’ensemble des secteurs. Alors que celui du transport public & privé arrive en tête, le marché de l’agroalimentaire & boissons se positionne en toute fin de peloton. En effet, les consommateurs sont davantage méfiants lorsqu’il s’agit de produits ingérés quotidiennement et ayant un impact direct sur leur santé.

    1- Transport public et privé

    7- Habitat & Construction

    2- Voyages et Loisirs

    8- Energie (Production et Maîtrise)

    3- Internet, Télécommunications et Électroménager

    9- Santé

    4- Grande distribution

    10- Banques & Assurances

    5- Mode, Textile, Luxe & Equipements sportifs

    11- Restauration

    6- Cosmétiques & Bien-être

    12- Agroalimentaire & Boissons

    Pierre-Yves Sanchis, fondateur de Comeen, société éditrice de e-RSE.net, explique : « Participer à la vie d’une entreprise devrait être l’affaire de tous. Nous développons depuis 2009 des solutions afin de créer et renforcer les liens entre les entreprises et leurs parties prenantes clés.
    Au travers de ce baromètre, nous souhaitions mieux comprendre les leviers qui favorisent le tissage de ces liens. Les résultats pour nous sont édifiants : leaders d’opinion et consommateurs avertis ont uniquement confiance envers les entités qui savent faire valoir leurs engagements sociaux, sociétaux et environnementaux. Une nouvelle forme de communication décentralisée est recherchée : soit au travers d’échanges réels avec des personnes de l’entreprise, soit par des moyens de communication tiers et de confiance qui cassent les codes digitaux habituellement mis en place par les marques. Une révolution quand leurs stratégies actuelles visent à toujours plus centraliser les interlocuteurs et moyens de communication. Face à la richesse des résultats et de l’accueil positif des entités étudiées, l’objectif pour nous est de faire de ce baromètre un rendez-vous annuel sur l’évolution de ces leviers de confiance. »

    * Sondage réalisé du 23 mars au 24 avril 2017, auprès d’un échantillon de plus de 2000 personnes averties et sensibles aux problématiques du développement durable issues de la communauté de e-RSE.net

    Les résultats du baromètre sont à retrouver ici : https://e-rse.net/palmares

    L’analyse & la restitution de l’étude complète : http://bit.ly/2feacqj

  • Transformation numérique: pourquoi les entreprises sont dans une situation précaire ?

    Les entreprises qui font face à la transformation numérique sont prises entre le marteau et l’enclume

    Matt Cain, PDG, Couchbase 

    Si vous deviez entrer dans une salle de réunion ces jours-ci, tout en haut de la plupart des ordres du jour, vous trouveriez le sujet de la transformation numérique. La raison en est simple : elle représente la survie des entreprises d’aujourd’hui centrées sur le client. Les entreprises du monde entier essaient d’utiliser les technologies numériques pour se rapprocher de leurs clients et faire évoluer leurs modèles commerciaux. D’un côté, on trouve les entreprises innovantes telles que Google et Airbnb, qui ont poussé et prospéré dans l’économie numérique et qui perturbent des secteurs entiers et façonnent de nouveaux marchés. D’un autre côté, il existe des entreprises bien connues comme Jaeger qui n’ont pas réussi à franchir le cap du numérique et sont depuis devenues des mises en garde pour les chefs d’entreprises. Les 99,99 % restants des organisations d’aujourd’hui sont quelque part au milieu, entre le marteau et l’enclume, essayant désespérément d’atteindre le bon côté de ce spectre, tout en évitant de glisser vers l’autre.

    Mais la « transformation » est plus facile à évoquer qu’à réaliser. Notre récente étude, où nous avons interrogé les leaders numériques chargés de la conduite de ces projets, le montre sans équivoque. Malgré une dépense moyenne de près de 5 millions de livres sterling par an pour les transformations numériques dans l’entreprise, neuf projets sur dix ne remplissent pas leurs objectifs, et il ne faut pas chercher loin pour trouver des exemples concrets de cette tendance. Le célèbre échec du projet numérique de la BBC a coûté près de 100 millions de livres sterling payées par la redevance, sur une période de 5 ans, et a conduit à une condamnation générale. Plus récemment, le détaillant de mode, Jaeger, a fait faillite cette année en raison de sa propre – et nécessaire – tentative de transformation numérique.

    Les entreprises sont dans une situation précaire. Les transformations sont difficiles et souvent coûteuses. Beaucoup échouent. Mais ne rien faire représente un risque presque certain vers l’extinction de l’entreprise. De nombreuses entreprises ont vu leur secteur entier changer et devenir méconnaissable, apparemment du jour au lendemain. Ils ont perdu du terrain au profit de concurrents anciens et nouveaux, et ont perdu contact avec leurs bases de clientèle principales, qui veulent autre chose, ailleurs. Ils peuvent comprendre le besoin urgent de changement, mais l’adaptation réussie à ce monde tourné d’abord vers le numérique s’est avérée être une tâche insurmontable pour beaucoup.

    Pour les entreprises dans cette situation, le temps presse. Notre étude montre également que les organisations qui ne suivent pas les efforts de transformation numérique de leurs rivaux doivent s’attendre à faire faillite ou à être absorbées par un concurrent dans les 5 ans et 80 % disent que leurs propres organisations courent déjà le risque de se faire distancer par leurs rivaux. Mais il y a de l’espoir. Heureusement, la même étude indique comment les entreprises peuvent éviter un sort similaire grâce à un consensus généralisé de ce qui constitue un projet de transformation numérique réellement réussi : une meilleure implication et une meilleure expérience pour les clients.

    En bref, les projets de transformation numérique qui se concentrent sur les mauvaises choses – comme mieux, plus fort, plus rapidement – atténuent juste le problème majeur. Après tout, un beau site web ne sert pas à grand-chose s’il ne maintient pas l’engagement de ses clients et ne les fait pas revenir pour en avoir plus (en supposant tout d’abord que les services sous-jacents répondent aux attentes des clients). Nous avons vu cela au sein du e-commerce où des organisations comme Amazon ont fondamentalement changé les attentes des consommateurs en facilitant les achats en ligne et en les rendant plus pratiques que jamais. Les clients s’attendent de plus en plus aux achats en un clic, aux retours gratuits, aux commentaires des clients, aux options d’« achat à nouveau », à Apple Pay et à la livraison le jour même. Les nouvelles idées qui ont constitué par le passé l’apogée du service à la clientèle sont rapidement devenues la nouvelle norme, invariablement rendues possibles par les progrès technologiques.

    En tant que tel, la bonne approche de la transformation numérique est celle qui permet aux entreprises d’adopter constamment de nouvelles technologies qui s’harmonisent avec les attentes toujours croissantes des consommateurs pour révolutionner l’expérience client. C’est celle qui crée des interactions exceptionnelles entre les entreprises et les clients – pas seulement des transactions. Et c’est celle qui peut faire la différence entre être la réussite et la faillite dans les 5 ans à venir. Parfois, il vaut mieux être coincé entre le marteau et l’enclume que de n’être nulle part du tout.

  • Huit bonnes pratiques pour mettre en place une IA privilégiant l’être humain

    L’Intelligence Artificielle pourrait accroître de près de 38% la rentabilité des entreprises d’ici 2035, d’après une nouvelle étude d’Accenture

    Les entreprises qui tirent parti des atouts de l’intelligence artificielle (IA) pourraient accroître leur rentabilité de 38 pour cent en moyenne d’ici 2035, selon un nouveau rapport publié par Accenture. Introduire l’IA représenterait une croissance économique de 14 000 milliards de dollars en valeur ajoutée brute dans 16 secteurs d’activités et 12 pays.

    Le rapport a identifié huit bonnes pratiques permettant de mettre en place une IA privilégiant une approche orientée sur l’être humain et de prendre des mesures audacieuses et responsables pour appliquer la technologie dans les entreprises.

    « L’intelligence artificielle va révolutionner le mode de croissance des entreprises et l’arrivée de nouveaux compétiteurs, car elle représentera un facteur entièrement nouveau de production qui peut stimuler la rentabilité », explique Paul Daugherty, directeur de la technologie et de l’innovation d’Accenture. « Pour saisir cette occasion, il est essentiel que les entreprises développent dès à présent des stratégies autour de l’IA axées sur les collaborateurs. La mise en œuvre des systèmes d’IA conformes aux valeurs éthiques et morales génèrera des résultats positifs et permettra aux personnes de faire ce qu’elles font de mieux : imaginer, créer et innover. »

     Le rapport, élaboré par Accenture Research en collaboration avec Frontier Economics, mesure les conséquences économiques potentielles de l’IA sur la valeur ajoutée brute, une donnée proche du produit intérieur brut qui représente la valeur de l’ensemble des biens et services produits. Cette étude compare les taux de croissance économique de 16 secteurs d’activités en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie. Selon les résultats, l’IA pourrait augmenter ces taux d’une moyenne pondérée de 1,7 point.

     Parmi les domaines étudiés, l’information et la communication, l’industrie manufacturière et les services financiers sont les trois secteurs qui afficheront les taux de croissance annuelle de la valeur ajoutée brute les plus élevés, respectivement 4,8 %, 4,4 % et 4,3 % d’ici 2035. Ce qui se traduit par une hausse supplémentaire de 6 000 milliards de dollars de la valeur ajoutée brute en 2035, pour ces trois secteurs à eux seuls. Même les secteurs basés sur humain comme les services sociaux et l’enseignement (des secteurs où la croissance est généralement lente) connaitront respectivement une hausse importante de la valeur ajoutée brute de 109 et 216 milliards de dollars.

    L’impact de l’intelligence artificielle sur la croissance des secteurs d’activité

     

    Les taux de croissance annuels d’ici 2035 en valeur ajoutée brute (une valeur proche du PIB) : comparaison du scénario de croissance de base à celui intégrant l’IA

    L’étude plus approfondie de la rentabilité du secteur industriel a démontré que l’IA représentait des opportunités inédites. Dans des secteurs qui recrutent beaucoup de personnel, comme la vente, elle vient soutenir le travail humain et contribue à une augmentation des bénéfices de près de 60%. Dans d’autres secteurs comme l’industrie manufacturière, les machines dotées d’IA anticiperont les failles potentielles des systèmes et des équipements, générant des taux de croissance en hausse et une augmentation des bénéfices de 39% d’ici 2035.

    Quels que soient les secteurs, les entreprises ont l’opportunité d’appliquer l’IA et d’inventer de nouvelles capacités pour la croissance, la rentabilité et la durabilité. Afin de bien se préparer à un futur faisant la part belle à l’intelligence artificielle, les dirigeants des entreprises sont invités à tenir compte des huit stratégies suivantes : 

    • Définir une stratégie orientée IA – pour bénéficier de la rentabilité que génère l’IA, les décideurs au sein des entreprises doivent en reconnaître l’efficacité et agir de manière à concrétiser les bénéfices.
    • Réinventer les ressources humaines en intégrant l’IA – le rôle du directeur des ressources humaines ne consistera pas uniquement à s’occuper des employés mais à gérer également les interactions homme-machine associées à l’IA.
    • Apprendre avec les machines – afin d’adapter leurs activités à la nature changeante de l’apprentissage et de la formation des employés, les dirigeants doivent se concentrer sur les besoins de leur personnel en particulier en ce qui concerne le développement des compétences Agile.
    • Nommer un chef de la chaîne de production de données – il s’agit d’un poste nécessaire pour construire une chaîne d’approvisionnement intégrée complète.
    • Créer une culture de l’intelligence artificielle ouverte – confiance, ouverture et transparence sont essentielles au bon déroulement des relations homme-machine et les dirigeants sont invités à concevoir une culture d’entreprise et des directives afin de réduire les risques liés à un personnel panaché tout en optimisant les opportunités.
    • Optimiser les données utilisateurs dans le cloud – la phase suivante d’innovation associera les données enrichies par les usagers dans le cloud avec des fonctionnalités de l’IA pour créer de nouvelles occasions commerciales.
    • Un pas au-delà de l’automatisation – avec les progrès récents en IA, les entreprises doivent prendre d’autres mesures pour mettre en valeur l’intelligence de machines autonomes, dynamiques et en auto-apprentissage.
    • Mesurer le rendement en IA – À la différence des biens traditionnels qui perdent de la valeur avec le temps, les biens d’IA prennent eux de la valeur et les directions financières auront besoin de nouveaux paramètres financiers pour évaluer correctement le « retour sur l’IA » qui pourront inclure la valeur générée à partir de chaque algorithme ou une combinaison d’investissements initiaux et de dépenses courantes.

    « En explorant l’évolution macroéconomique de l’IA au cours des prochaines décennies, force est de constater que les entreprises de tous les secteurs ont des occasions incroyables d’en tirer parti », précise Laurent Stefani, directeur de l’intelligence artificielle au sein d’Accenture Technology en France. « En optimisant les processus avec l’automatisation intelligente, en augmentant l’humain et en stimulant de nouvelles innovations, l’IA peut garantir la rentabilité et la croissance économique sur le long terme. »

    Cette étude est élaborée d’après le rapport Why Artificial Intelligence is the Future of Growth (Pourquoi l’intelligence artificielle est le futur de la croissance) publié en 2016 qui a examiné les effets économiques de l’IA dans 12 pays développés. D’après ce rapport, l’IA pourrait doubler les taux de croissance économique annuelle d’ici 2035 et augmenter la productivité du travail jusqu’à 40 pour cent en modifiant les méthodes de travail.

     

     

     

  • Le bonheur au travail, tout le monde y gagne !

    Pour les salariés français, le bonheur au travail rime avec équité, accomplissement et fierté

     À une semaine de la journée mondiale du bonheur, Robert Half révèle les résultats de son enquête sur le bonheur au travail

    De nombreuses entreprises prennent conscience que des équipes motivées et heureuses au travail ont un effet positif sur la productivité et la performance globale. Dans son nouveau rapport « Le bonheur au travail, tout le monde y gagne » publié ce jour,Robert Half, cabinet de recrutement international, révèle ce qui compte le plus pour les salariés et détaille les mesures spécifiques que les employeurs peuvent prendre pour accroître la satisfaction de leurs collaborateurs. La bonne nouvelle, c’est que les salariés français sont globalement heureux au travail. Sur une échelle de 0 à 100, le score moyen est de 63,8.  Mais il reste toutefois des marges d’amélioration.

     Parmi les principaux ingrédients du bonheur au travail, les personnes interrogées placent en priorité :

    • « Etre traité équitablement et avec respect » (50,5%)
    • « Le sentiment d’accomplissement » (49,2%)
    • « Être fier de son entreprise » (48,6%)
    • « L’intérêt du poste » (46,1%)

    Une responsabilité conjointe

     L’importance du bonheur au travail est reconnue par la grande majorité des personnes interrogées (91%) et beaucoup estiment que la satisfaction au travail relève de la responsabilité de tous, aussi bien du salarié que de l’entreprise (57%). 9% estiment quand même que leur bonheur est uniquement entre les mains de leur patron.

    « Pour créer des équipes heureuses, les entreprises doivent pouvoir s’appuyer sur des salariés qui témoignent d’un vrai intérêt pour leur travail et qui ont le tempérament et les compétences adéquates pour développer leur carrière sur le long terme. » explique Olivier Gélis, directeur général chez Robert Half. « En s’appuyant sur des collaborateurs épanouis, les entreprises peuvent véritablement créer une culture du travail positive ».

    L’argent ne fait pas le bonheur

    Le bonheur au travail ne va pas croissant uniquement en fonction du statut et du niveau de salaire. Le niveau d’études et la formation sont également des axes essentiels. Pour une partie des répondants, le travail ne se résume pas qu’à un salaire à la fin du mois, 31% sont tout de même prêts à accepter un salaire inférieur à leurs prétentions pour le poste idéal.

    L’étude révèle également que :

    • Les salariés qui témoignent du niveau de bonheur le plus élevé travaillent principalement dans le secteur informatique. A l’inverse, les niveaux les plus faibles sont observés dans le secteur juridique, en revanche, c’est le domaine où les salariés trouvent leur travail le plus intéressant.
    • Globalement les salariés les plus jeunes (18-34 ans) sont ceux qui considèrent avoir le moins de liberté dans leur travail (65%) contre 70% des collaborateurs de 55 ans et plus.
    • Les salariés séniors souffrent d’un manque de retour constructif sur leur travail, seulement 28% ont affirmé en bénéficier à la hauteur de leurs attentes (contre 48% chez les 18-34 ans), ils sont également ceux qui affirment avoir le moins d’influence sur les décisions importantes (40% contre 52% chez les 18 – 34 ans).

    Nic Marks, CEO et fondateur de Happiness Works, observe que le bonheur ne consiste pas uniquement à se sentir bien et à éviter la prise de risques. « Le travail peut être difficile et exigent, mais si les salariés ont les moyens de progresser, de développer leurs compétences et de bénéficier des formations dont ils ont besoin, alors ils ont tendance à se montrer plus heureux et plus performants dans leur travail ». 

    Le relationnel, un ingrédient clé 

    De nombreux collaborateurs français disent se sentir à l’aise avec les personnes avec lesquelles ils travaillent et interagissent chaque jour (81%). Les salariés qui participent régulièrement à des réunions de travail semblent plus heureux, plus intéressés par leur travail et moins stressés. En comparaison, ceux qui n’y participent jamais sont les moins heureux et les moins intéressés, soulignant ainsil’importance des interactions inter-équipes.

    Et ailleurs ?

    • Par rapport aux autres pays couverts par l’enquête, les collaborateurs Français sont ceux qui se montrent les plus satisfaits de leurs relations au travail, 66% estiment avoir des amis au travail. La France arrive en seconde position en matière de respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, 66% des salariés se montrent satisfaits. Mais la France, arrive en bas du classement en matière de salaire (38% estiment être justement payés contre 55% en Australie ou aux Etats-Unis) et d’accomplissement au travail (60% contre 77% en Allemagne).

    « Pour les entreprises qui ont des difficultés à attirer et à retenir les salariés compétents, ce rapport présente les conseils clés pour favoriser l’implication et l’engagement des collaborateurs. La création d’une culture positive qui motive les salariés et accroît leur satisfaction permet aux entreprises de rester compétitives et influence directement leurs résultats ». conclut Olivier Gélis.

  • Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Par Michel Cohen, Directeur France & Afrique, Exclusive Networks

    Il y a moins de dix ans, les grandes entreprises cotées en bourse étaient le graal des jeunes diplômés ambitieux. Depuis, l’attractivité de l’emploi a sensiblement muté : ce sont désormais les startups et leur esprit bouillonnant qui font rêver les candidats sur le marché du travail. Futurs piliers économiques, ces jeunes entreprises sont néanmoins vouées à perdre leur effervescence et leur attrait au fil de leur croissance. Pourtant, certaines compagnies emblématiques comme Facebook semblent avoir réussi le pari de conserver le dynamisme et l’effusion d’idées propres aux startups, tout en devenant des géants incontournables du marché. Alors la vieillesse, c’est dans la tête ?
    Astuce #1 : Se remettre en question

    Neuf start-up sur dix ne résistent pas face à une mauvaise gestion : leur culture du savoir-faire technique et d’une dynamique de création se heurte ainsi souvent à une conscience de gestion qui fait défaut. Steve Jobs a apporté l’idée d’Apple, John Sculley, les armes nécessaires à son développement : dans le monde des start-ups, il faut savoir s’entourer pour mieux se développer. Connaître son domaine d’expertise et savoir quelles compétences aller puiser à l’extérieur incarnent les fondements de l’entrepreneuriat : faire appel à des consultants, recruter des profils complémentaires – s’adapter.Une nécessité qui est tout aussi incontournable pour les grandes entreprises. Si les process de gestion sont déjà rodés dans des entreprises en vitesse de croisière, au fil de leur croissance, une remise en question de la société, de ses acquis et des services qu’elle offre au public et à son équipe est incontournable pour assurer sa pérennité.

    Astuce #2 : Appliquer une politique RH très vivace

    Garder une équipe mouvante au fil de la croissance apporte un souffle nouveau à l’entreprise, aussi bien en termes d’idées que d’actions : il s’agit de capitaliser sur la cohésion et la volonté de réussite indestructible des équipes propres aux start-ups. On évoque souvent la « règle des 10% » : 10% du personnel à promouvoir et 10% du personnel à remplacer chaque année pour conserver un « esprit start-up », une notion synonyme d’atmosphère foisonnante de travail mais à l’écoute de ses employés, inclusive, qui sait allier travail, bien-être et solidarité. Un environnement très propice au développement, qui s’épanouit souvent dans les petits groupes soudés et cohésifs typiques des start-ups. La croissance de l’entreprise a tendance à dissoudre cet esprit de proximité qui allie les employés au-delà des règles hiérarchiques.

    Pour garder l’esprit start-up, il faut savoir garder cette émulation de groupe, se remettre en question pour ne pas se reposer sur ses acquis : chercher à atteindre l’excellence à tout moment, en appréciant le progrès sans jamais s’en satisfaire. Si l’on a tendance à définir l’esprit start-up par la taille ou l’âge de l’entreprise, on se trompe pourtant. L’âge ne se traduit pas que par des chiffres, et le même principe s’accorde aux entreprises. L’esprit start-up existe encore dans des sociétés comme Google et Blablacar, symboles de cette atmosphère malgré leur expérience et leur chiffre d’affaires.

    Astuce #3 : Faire évoluer sa vision des marchés

    Rechercher la réussite : pour durer, il faut s’inscrire dans cette vision d’excellence, que ce soit en interne, en veillant au confort des employés, ou vis-à-vis des clients, en continuant à devancer leurs besoins. Si l’excellence n’est pas au rendez-vous, on ne parle plus de start-up, mais de déconvenue. Pour cela, il est incontournable de savoir faire évoluer sa vision du marché, de savoir mettre en place une veille, d’observer la concurrence. Adopter une vitesse de croisière ne serait-il pas, finalement, l’ultime signe qu’une entreprise ne fonctionne plus comme une start-up ? C’est-à-dire avec une force de travail bouillonnante et l’exigence d’un retour sur investissement quasi immédiat conjugué à une stratégie de développement à long-terme.

    En insufflant une dynamique propre aux start-ups à un groupe en passe d’être obsolète, La Redoute a su rénover ses process internes, renouveler son image et relancer la marque sur un marché pourtant saturé.

     Si les entreprises leaders veulent préserver leur place, elles doivent maintenir leur attractivité. Le bien-être des employés, l’innovation, la culture du travail collaboratif sont autant d’éléments loin d’être incompatibles avec la croissance des grandes entreprises. Beaucoup de composantes, mais aucune recette magique, si ce n’est une remise en question perpétuelle, plus efficace que le plus onéreux des antirides.
  • Pourquoi l’obsession du ROI est un frein à l’innovation ?

    Transformation numérique : bilan mitigé

    Par Fabrice Sarlat, directeur de la division Digital & Workspace chez SCC

    Depuis deux ans, pas une entreprise ne peut échapper à la transformation numérique. Dans les médias, les salons professionnels ou les séminaires, l’expression et la volonté d’innovation qu’elle véhicule sont tendance. Pourtant, malgré une réelle volonté des dirigeants d’assurer l’avenir de leur entreprise à l’ère du numérique, le bilan reste mitigé. Selon une étude publiée en 2014 par le cabinet Mc Kinsey, la France occupait en 2013 la 8ème place sur 13 pour ce qui est de la part du numérique dans son économie, avec 5,5% du PIB ; soit la même place qu’en 2010, légèrement en-dessous de la moyenne, et loin des pays leaders.

    Sur le terrain, la situation se traduit par la multiplication d’initiatives, qui restent souvent cantonnées aux seuls projets technologiques. Pour être bénéfique, la transformation numérique ne doit pas être une révision des outils de production mais une refonte profonde des modèles métiers. Il s’agit de repenser les usages pour permettre à chaque collaborateur d’être plus efficace dans sa productivité individuelle et son apport à l’entreprise. En effet, un commercial itinérant, un employé sédentaire ou un directeur informatique requièrent des moyens de production différents pour accomplir leur mission au mieux. Le nouvel environnement de travail doit refléter ces différences. C’est ce que l’on appelle le digital workspace.

     Mesurer la valeur des investissements autrement

    Le digital workspace est une réponse à l’évolution des modes de travail impulsée par les employés, qui présente également de nombreux avantages pour les dirigeants eux-mêmes, qui voient la productivité, l’innovation et l’attractivité de leur entreprise monter en flèche. On pourrait donc parier sur une adoption généralisée dans les mois à venir. Mais encore faut-il pouvoir adresser les défis humains, liés notamment à la conduite du changement à tous les niveaux de l’entreprise.

    L’adhésion des employés est essentielle, mais aussi celle des dirigeants. Selon le Gartner[1], ¾ des dirigeants affirment avoir compris où mènera la transformation numérique et les besoins de changements nécessaires dans l’approche que l’on doit en avoir, mais cela ne signifie en rien qu’ils s’y sont attelés.

    En réalité, beaucoup de dirigeants et de comités exécutifs ne se rendent pas compte de l’enjeu. Leur compétitivité future dépend peut-être de leur capacité à se transformer, mais tant que la menace est prospective, elle n’est pas une priorité.

    Derrière cette vision à court terme se cache le frein réel : l’exigence de ROI. Lorsque l’on investit massivement dans un projet de digital workspace, lorsque l’on engage son entreprise dans un processus de transformation long et lourd, il est normal d’exiger un retour sur investissement clair. Mais les retours d’expérience sont encore trop rares pour que les dirigeants se projettent avec succès.

    En conséquence, on transforme un enjeu stratégique en une considération technique. On attend de la DSI qu’elle fasse des arbitrages et qu’elle finance sa transformation. Sinon, cette tâche incombe au fameux ‘responsable du digital’, qui ne dispose lui-même pas toujours d’un budget et doit se rapprocher des divisions métiers. La transformation est perçue comme une finalité éloignée, que l’on planifie sur 24, voire 36 mois. C’est la recette d’un échec assuré.

    Pour donner des résultats satisfaisants, la transformation digitale ne doit pas être abordée comme un tout insurmontable. Il s’agit en fait d’une succession de projets, qui ont chacun leurs propres objectifs, leur propre calendrier. Au vu de la rapidité des évolutions technologiques, un plan de transformation devrait s’étaler au maximum sur une année pour la définition stratégique, un semestre pour la déclinaison tactique, et un trimestre pour les mises en place opérationnelles. Les risques restent réels, mais largement diminués et n’engagent pas l’entreprise dans son ensemble.

    Aujourd’hui, le peu d’entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui ont la chance d’avoir des dirigeants visionnaires et charismatiques à leur tête. Au niveau international, on pourrait prendre pour exemples les GAFA, qui n’hésitent pas à prendre des risques et investir, dans le but de rester dans la course. Ce n’est pas non plus un hasard que certaines des entreprises les plus avancées soient issues de secteurs où les marges sont sous pression, comme celui de l’industrie.

    Le retard pris par les entreprises françaises en matière de transformation numérique n’est cependant pas insurmontable si elles savent se faire accompagner par des spécialistes capables d’industrialiser leur démarche. Au cours des années à venir, la montée en puissance de nouvelles économies portées par l’impression 3D, l’intelligence artificielle ou l’Internet des objets vont rebattre les cartes de la concurrence, ouvrant de nouvelles opportunités à qui veut les saisir.

     

     

     

  • La Transformation Digitale du Travail : analyse des tendances

    Capture d’écran 2017-01-22 à 19.06.34Ou comment la collaboration digitale peut bénéficier à votre entreprise

    Ce que vous trouverez dans cet ebook :

    • Une analyse des tendances de la transformation digitale du travail
    • Un système avancé pour la mise en place d’une collaboration digitale efficace
    • Des techniques facilement applicables pour améliorer la communication et la productivité au travail

    Extrait

    La transformation digitale du travail repose sur l’amélioration de la mobilité, de l’accès à l’information et de la productivité, tout en réduisant les frictions au travail. Nous passons trop de temps à organiser notre travail au lieu de se consacrer à l’accomplissement de nos tâches. C’est pourquoi les entreprises doivent se réorganiser pour adopter de nouveaux outils qui facilitent l’organisation et les échanges entre leurs collaborateurs.

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