Étiquette : entreprise

  • Où en sont les projets d’entreprise en matière d’Intelligence Artificielle ?

    The AI Powered Enterprise : unlocking the potential of AI at scale

    Un nouveau rapport du Capgemini Research Institute examine le rythme d’adoption de l’Intelligence Artificielle (IA) en entreprise au cours des trois dernières années.

    En bref  :
    Plus de la moitié (53%) des organisations ont désormais dépassé le stade des projets pilotes, ce qui représente une nette augmentation par rapport aux 36% mentionnés dans le rapport Capgemini 2017 sur le même sujet.
    En outre, 78% des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA1 continuent de faire avancer leurs initiatives au même rythme qu’avant le COVID-19. Mieux encore, 21% d’entre eux ont même accéléré la cadence. Cette évolution est en net contraste avec celle des « organisations en phase pilote pour leurs initiatives IA »2 : 43% d’entre elles ont cessé d’investir dans l’IA et 16% supplémentaires ont suspendu toutes les initiatives dans ce domaine en raison des incertitudes économiques liées au COVID-19.

    Le rapport Capgemini, « The AI Powered Enterprise: Unlocking the potential of AI at scale», révèle que la réussite du déploiement de l’IA à l’échelle apporte des avantages tangibles en termes de revenus. A ce titre, 79% des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA enregistrent une augmentation de plus de 25% des ventes de produits et de services traditionnels. De plus, 62% d’entre eux constatent également une diminution d’au moins 25% du nombre de réclamations de clients et 71% observent une réduction d’au moins 25% des menaces de sécurité.

    Perspective par secteur : les secteurs des Sciences de la vie et du Retail ouvrent la voie dans l’adoption de l’IA alors que les Services financiers et le secteur des Utilities sont à la traîne

    Sur le plan de l’implémentation de l’IA, cinq principales industries se démarquent. Les organisations des secteurs des sciences de la vie et du retail ont clairement une longueur d’avance : elles représentent respectivement 27% et 21% des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA. Elles sont suivies par les secteurs de l’automobile et des produits de consommation, qui totalisent 17% chacun, puis par les télécommunications (14%). Seulement 38% des entreprises spécialisées dans les sciences de la vie ont suspendu ou cessé leurs investissements en raison du COVID-19, contre 66% des compagnies d’assurance, 64% des banques et 64% des utilities. Cela illustre l’importance de la santé en ligne dans le contexte actuel, à l’heure où les assistants virtuels et les chatbots se multiplient et où les organisations, telle que l’Organisation mondiale de la santé, lancent des outils basés sur l’IA pour collecter et fournir des informations sur la pandémie en cours3.

    Des données fiables et de qualité sont essentielles pour déployer l’IA

    Pour les organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA, « l’amélioration de la qualité des données » arrive en tête des approches qui les aident à tirer davantage parti de leurs systèmes IA. En ce sens, une solide stratégie de gouvernance des données garantit que les équipes IA disposent de données de bonne qualité et renforce la confiance que les cadres accordent aux données. Ainsi, la mise en place des plateformes technologiques requises, telles qu’une architecture de Cloud hybride et la démocratisation de l’accès aux données, constituent le fondement du déploiement de l’IA.

    Le recrutement de responsables IA est crucial pour soutenir les objectifs d’une organisation en matière d’IA

    Selon l’étude de Capgemini, pour 70% des entreprises, la pénurie de talents dans les postes intermédiaires et supérieurs est un défi majeur à la mise en œuvre de l’IA. Plus de la moitié des organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA (58%) ont nommé un chef/responsable IA qui peut offrir une vision aux équipes de développement et établir des directives concernant la hiérarchisation des cas d’usage, ainsi que sur les questions d’éthique et de sécurité, tout en harmonisant l’utilisation des outils et plateformes nécessaires à l’implémentation de l’IA. Un large éventail de compétences est nécessaire pour la mise à l’échelle des applications d’IA : au-delà des compétences techniques pures, les organisations doivent impliquer business analysts et spécialistes de la gestion du changement. Toutefois, pour les disciplines telles que l’apprentissage automatique ou la visualisation de données, l’écart entre l’offre et la demande est actuellement important. La formation et le perfectionnement sont donc essentiels pour pallier ce manque et garantir que ces compétences puissent rester en interne.

    L’éthique joue un rôle clé pour générer satisfaction et confiance des clients dans l’IA

    Si les consommateurs et les réglementations mettent fortement l’accent sur une IA éthique, Capgemini a découvert que de nombreuses organisations n’abordaient pas activement certaines questions, telles que le besoin de disposer d’une équipe en charge de l’éthique. Selon le rapport, moins d’un tiers des organisations en phase pilote pour leurs initiatives IA (29% comparés aux 90% parmi les organisations ayant réussi le passage à l’échelle de leurs initiatives IA) admettent disposer de connaissances détaillées sur la manière dont les systèmes IA produisent leurs résultats ; ce qui constitue un critère important pour la confiance des dirigeants en leurs systèmes IA. Parallèlement, il est impossible de gagner la confiance des consommateurs si les employés en contact avec les clients ne font pas eux-mêmes confiance aux modèles ou données utilisés par leur entreprise.

    « A la lumière de la récente crise liée au Covid-19 et alors que les organisations se tournent vers les données et l’IA pour rendre leurs opérations plus résilientes, rapprocher l’implémentation des projets IA des objectifs tactiques et stratégiques est critique pour réussir un passage à l’échelle », explique Anne-Laure Thieullent, responsable de l’offre AI & Analytics du groupe Capgemini. « Dans notre étude, il apparaît clairement que les organisations qui réussissent le mieux combinent leurs efforts pour moderniser leur infrastructure de gouvernance des données, utilisent les forces de leurs écosystèmes de partenaires ainsi que des approches agiles telles que le DataOps4-MLOps5 pour développer et déployer des solutions d’IA, former des équipes diverses et mettre en place des modèles opérationnels d’exploitation. » 

    En conclusion du rapport : un tour d’horizon des quatre principes sur lesquels les organisations doivent se concentrer pour une implémentation réussie de l’IA :

    • Mettre l’accent sur les moyens : établir des bases solides pour accéder facilement à des données fiables et de qualité, grâce à des plateformes et outils IA et de données appropriés, ainsi qu’à des pratiques agiles.
    • Soutenir l’opérationnalisation : déployer l’IA à l’aide d’un modèle opérationnel adapté, de hiérarchiser les initiatives et de garantir une gouvernance équilibrée tout en intégrant l’éthique.
    • Développer les talents : diversifier les talents et collaborer avec des écosystèmes de partenaires.
    • Surveiller et améliorer : surveiller en permanence la précision et les performances des modèles pour générer les bénéfices métiers attendus et constamment les améliorer.

    Pour consulter le rapport dans son intégralité, cliquez ici.

  • Analyse de l’impact du COVID-19 sur l’évolution du trafic et des centres d’intérêts des entreprises

    Baromètre B2B (BACK to Business)

    Analyse de l’impact du COVID-19 sur l’évolution du trafic et des centres d’intérêts des entreprises.

    GetQuanty met gratuitement sa data a disposition pour aider les entreprises B2B a anticiper la sortie de crise. En effet, pour mieux comprendre les évolutions du Business to Business et pendant cette période d’incertitude, nous mesurons précisément l’impact du Coronavirus sur les comportements des décideurs en entreprise. Notre analyse est basée sur plus de 50 Millions de sessions exclusivement d’entreprises en B2B, analysées grâce a GetQuanty depuis janvier 2020.

    Nous comparons en temps réel les comportements dans plus de 10 métiers, 20 secteurs, 100 produits et  plus de 5000 centres d’intérêts différents depuis que le confinement a été déclaré en France (le 17 Mars 2020). Le trafic du mois de Janvier devient l’indice de référence à partir duquel sont calculées les tendances. Les variations sont calculées sur cet indice de référence, juste avant la crise.
    Nous vous conseillons de voir la vidéo tutorial et télécharger l’ebook de présentation des usages.

    Grâce à ce baromètre, les entrepreneurs B2B peuvent analyser les différents secteurs de l’économie française en temps réel et évaluer l’intérêt qu’ils suscitent auprès du public du B2B.Les utilisateurs sont invités ensuite à naviguer sur le baromètre situé à l’adresse

    eqy.link/barob2b

    afin de personnaliser leurs recherches selon leurs propres besoins.

    NB : Nous analysons 50 Millions de visites en temps réel , merci de patienter quelques secondes pendant que l’outil se charge complètement .

  • #USI2020 Talks Inspirants – Le temps de l’introspection : Je cogite, tu cogites, il cogite …

    Technologie, sciences, philosophie…
    Des dizaines de conférences en accès libre.

    Confinement oblige, notre rapport au temps se transforme de jour en jour et apporte avec lui de nouvelles manières de s’instruire et s’enrichir à distance. C’est pourquoi, en attendant la prochaine édition de l’USI, que l’on espère maintenir les 6 et 7 juillet prochain, nous vous proposons quelques playlists de talks inspirants issus des précédentes éditions. Avec 13 éditions à son actif et 350 speakers internationaux, USI possède un florilège de conférences données par les plus grands penseurs contemporains. Nous vous tiendrons bien sûr informés des actualités de la prochaines édition d’USI !

    Playlist #2 – Le temps de l’introspection.
    Je cogite, tu cogites, il cogite…

    Comment faire de la peur une expérience constructive, Ingrid Betancourt 
    En cette période inédite pour tous, la peur rôde, inévitablement.  Mais la peur peut aussi devenir une expérience fondatrice, la porte d’entrée à la connaissance de soi. C’est le message d’Ingrid Betancourt lors de l’édition 2017 de l’USI. Avec beaucoup d’empathie et d’émotion, cette célèbre activiste politique franco-colombienne revient sur son expérience de séquestration par les FARC pour nous partager ses enseignements : surpasser sa peur et ses instincts primaires, rester absolument fidèle à ses principes et valeurs et préférer la solidarité à l’égoïsme !.


    The Psychology of Ritual, Michael Norton

    Les rituels sont omniprésents dans nos vies personnelles, et encore plus durant cette période de confinement. Non seulement, ils permettent de soulager la peine, mais ils réduisent aussi l’anxiété et renforcent la sensation de contrôle. Michael Norton démontre aux participants USI en 2018 que les rituels sont plus rationnels qu’ils n’y paraissent. Nous avons donc recensé les leviers psychologiques des rituels afin d’en appliquer les avantages aussi bien sur le plan personnel (gestion d’un événement) que professionnel (cohésion d’équipe et productivité en télétravail).

    L’homme est un animal irrationnel, Dan Ariely
    Sommes-nous vraiment maîtres de nos décisions ? L’environnement dans lequel nous évoluons influence t-il nos choix ? Pourquoi, lorsque nous savons quelle est la bonne décision à prendre, nous décidons pourtant d’aller à son encontre ?
    En 2017 Dan Ariely, professeur de psychologie posait la question aux participants USI : comment prendre de meilleures décisions ?
    Pour y répondre, il faut déjà commencer par analyser les raisons qui se cachent derrière nos choix…


    Plonger dans la tête d’un procrastinateur, Tim Urban

    Procrastinateur chronique depuis ses années à l’université, Tim Urban présente une vision originale de ce phénomène qui l’a longtemps empêché d’avancer dans sa vie professionnelle. Avec beaucoup d’humour et de clairvoyance, le créateur du blog Wait But Why nous emmène faire un tour à l’intérieur de son cerveau. Hilarant et passionnant !

  • Intelligence collective : ensemble plus forts pour aller plus loin !

    5 exemples qui incarnent l’intelligence collective au quotidien

    (suite…)

  • Quand seulement 16% des employés sur le terrain estiment qu’ils ont une voix au sein de leur entreprise …

    Étude Workplace by Facebook 

    Une étude menée en France par Censuswide pour Workplace by Facebook montre que seulement 13 % des employés sur le terrain se sentent connectés à leur siège social, et qu’ils sont 44% à oser partager leurs idées dans l’entreprise.

    Même si cela semble aller de soi, les employés sur le terrain sont aussi ceux qui ont le moins d’accès aux communications internes du fait qu’ils n’occupent pas des emplois de bureau mais sont aux avant-postes de l’entreprise. Mais qu’ils soient commerciaux itinérants, livreurs ou encore agents de fabrication dans une usine, ces salariés qui n’ont en général pas de PC, de smartphone ou d’email fournis par leur structure ne doivent pas pour autant être mis à l’écart de l’information de leur entreprise. Pourtant, d’après une étude menée en France par Workplace by Facebook et Censuswide, seulement 16 % des employés sur le terrain pensent fermement qu’ils ont une voix dans au sein de leur organisation.

    « Connecter l’ensemble des employés d’une entreprise et donner la parole à chacun d’entre eux est un élément essentiel pour créer un environnement de travail sain. En effet, lorsque les équipes sont vraiment soudées, elles gardent le moral et font de l’entreprise un environnement où la communication joue un rôle central. Et il n’est plus à prouver que les entreprises doivent garder en tête que le principal ingrédient du succès et de la performance n’est autre que leur capital humain », déclare Julien Lesaicherre, Directeur des Ventes et de la Relation Client au niveau Monde chez Workplace by Facebook.

    Une véritable fracture entre les différents métiers et niveaux hiérarchiques

    Si 69% des employés français se sentent connectés à leur équipe immédiate, seulement 25% se sentent connectés à leurs dirigeants et 13% à leur siège social. L’étude dévoile un autre chiffre, encore plus préoccupant : 16% des salariés ne se sentent liés à aucune partie de leur entreprise, en particulier pour les secteurs des voyages et transports (19%) et de la fabrication (13%).

    13 % des employés sur le terrain se sentent connectés à leur siège social

    Lorsque la communication existe, elle peut prendre plusieurs formes – ce sont les conversations informelles qui représentent le moyen le plus fréquemment utilisé par les employés de première ligne pour rester en contact avec leur équipe directe (51%). Ils n’ont en revanche que peu l’occasion d’avoir ce type d’échanges avec le reste de l’entreprise, puisqu’ils ne sont que 15% à pouvoir le faire avec leur siège social et 33% avec leurs dirigeants. Pour communiquer avec ces derniers, ils ne sont également que 18% à utiliser les outils collaboratifs qu’ils ont à leur disposition. Les salariés et managers des sièges sont pourtant 39% à dire qu’ils utilisent ces plateformes pour communiquer avec les salariés travaillant sur le terrain.

    D’après la majorité des employés de première ligne (39%), le sujet qui accapare le plus ces conversations est l’actualité générale de l’entreprise. À l’inverse, ils ne sont que 6% à dire que leur bien-être est la thématique la plus abordée lors de ces échanges. Ils sont également 21 % à déclarer qu’ils ne parlent jamais à leur siège social.

    21 % des employés de première ligne déclarent qu’ils ne parlent jamais à leur siège social

    « L’apprentissage collaboratif permet aux individus de nouer des liens avec d’autres malgré la distance géographique, les différences de métiers, de niveaux hiérarchiques. Une organisation se doit ainsi de réussir à mobiliser tous ses collaborateurs autour d’objectifs globaux, vivants et convergents. Si Facebook a lancé Workplace en 2016, c’est justement parce que nous avons la conviction queréduire la distance entre les différentes équipes peut bâtir une culture d’entreprise solide et entretenir un fort sentiment d’appartenance à une communauté », explique Laurent Solly, Vice-Président de Facebook pour l’Europe du Sud.

    « Le leadership de première ligne vise à rompre les barrières entre les employés, le management intermédiaire et les dirigeants de l’entreprise. Prendre le temps d’apprendre à connaître ses employés, gagner leur confiance, se mettre à leur place et aller sur le terrain demande beaucoup de temps et d’engagement de la part des dirigeants et managers », explique Julien Lesaicherre.

    Avant d’ajouter: « Même si de nombreuses entreprises mettent toujours à disposition des employés des journaux internes imprimés, il ne faut pas que l’expansion des réseaux sociaux d’entreprise creuse l’écart entre ce qui est accessible via le web et l’intranet et ce qui est accessible via les autres outils. Il est donc indispensable que les organisations mettent à disposition des employés les outils nécessaires pour que chacun puisse accéder au même niveau d’information et ainsi que tout le monde ait la possibilité de s’exprimer, quel que soit le sujet. »

    Un risque de perte de sentiment de légitimité et d’autocensure de la part des employés

    Cette différence de vision est le fruit du manque de communication interne et a tendance à faire perdre le sentiment de légitimité des salariés français pour faire part des différentes idées qu’ils ont. En effet, bien qu’ils soient 40% à avoir conscience que partager des idées contribuera à alimenter leur progression dans l’entreprise, 62% d’entre eux se sentent habilités à le faire mais seulement 44% le font vraiment.

    44 % des employés sur le terrain partagent leurs idées

    Les salariés et managers des sièges ne semblent en revanche pas avoir conscience du ressenti qu’ont les salariés puisqu’ils sont 95 % à penser que les travailleurs de première ligne se sentent légitimes pour partager leurs idées avec eux.

    Un manque de reconnaissance dont les employés avouent souffrir

    Même si en France, 82 % des salariés et managers des sièges disent s’être rendus en première ligne au cours de l’année écoulée et qu’ils sont 85% à déclarer comprendre l’importance de leur travail, seulement la moitié des employés pensent que leur siège social saisit le rôle qu’ils jouent et la valeur qu’ils apportent à l’organisation.

    De plus, seulement 16 % des employés croient fermement qu’ils ont une voix dans leur entreprise. Une donnée inquiétante lorsque l’on constate qu’ils sont 19 % à affirmer qu’ils démissionneraient s’ils n’étaient pas écoutés au sein de leur entreprise.

    Seulement 16 % des employés de première ligne croient fermement qu’ils ont une voix dans leur entreprise

    Nicolas Henin, Directeur commercial de Transavia, déclare : « Le personnel naviguant de Transavia étant nomade (80% de nos effectifs travaillent dans des avions), nous n’avons pas la possibilité de nous croiser facilement. Il était donc indispensable pour nous de trouver une solution qui nous permette de créer du lien, en fluidifiant et simplifiant les communications entre les collaborateurs. Ces derniers ont trouvé une utilité à l’outil, il rentre dans les moeurs et est principalement utilisé pour communiquer et soumettre des idées ».

    Nicolas Henin explique également qu’en permettant à chaque salarié d’avoir Workplace by Facebook, leur outil de communication interne, les employés peuvent être proactifs dans l’évolution de la compagnie, avec des idées qui sont soumises et remontées par des groupes crées sur l’outil : « Nous avons une communauté de personnel naviguant très concernée par l’impact environnemental de notre activité, elle propose énormément d’initiatives pour réduire notre empreinte environnementale ».

  • Le bouleversement de l’arrivée de l’IA dans les entreprises

    Le bouleversement de l’arrivée de l’IA dans les entreprises

    par Stéphane Roder, Fondateur de The AI Builders

    Les solutions du marché basées sur de l’IA vont apporter immédiatement à l’entreprise des gains de productivité. Cependant, c’est en s’appuyant sur les métiers que les entreprises pourront tirer le maximum de cette technologie et prétendre à l’augmentation de leur compétitivité.

    Les solutions IA du marché ne seront pas des différentiateurs
    Les milliards déjà investis ont vu éclore une myriade de solutions répondant aux problématiques communes à toutes les entreprises. En venant assister des métiers, optimiser des process ou automatiser des tâches, l’introduction de ces solutions sur étagère dans l’entreprise va s’inscrire tout naturellement dans la continuité de ce que l’on appelait « l’informatisation » avant que cela ne devienne la transformation digitale, initiée dans les années 90 avec l’arrivée de la bureautique. Des métiers qui n’avaient jusqu’alors bénéficié que de très peu d’aides vont se voir enfin équipés d’outils d’augmentation de leur productivité.

    En permettant aux entreprises de réaliser des gains de productivité substantiels, cette première étape de l’introduction de l’IA ne sera pourtant en aucun cas un différentiateur. En effet, même s’il y a toujours une prime aux premiers utilisateurs des ruptures technologiques, la bureautique en son temps n’a jamais été un axe de différentiation à long terme. Il en sera de même avec les solutions du marché basées sur de l’IA devenues des « must have » que tout le monde mettra en œuvre. Qui se privera d’un outil de prédiction de décision de justice ou de revue des contrats dans un service juridique, de générateurs automatiques de listes de prospects dans un service marketing ? Personne ! La différentiation, et en cela l’augmentation de la compétitivité, se fera sur la capacité qu’auront les entreprises à valoriser les autres gisements sur lesquels l’IA a aussi un très fort impact.

    L’augmentation de la compétitivité de l’entreprise se trouve en son sein
    L’IA permet d’aborder de nouvelles problématiques dans l’entreprise, de modéliser une activité et d’en prévoir l’optimum voire même parfois d’arriver à automatiser tout ou partie de la production et pourquoi pas la vente. C’est ce que l’on appelle le Model Driven Business, les business dont les actions sont modélisables, on dit aussi actionnables par des modèles.
    On connait depuis longtemps ces robots qui réalisent de manière automatique du trading car ils ont en eux des modèles qui leur permettent de prendre les « bonnes » décisions d’investissement et de les exécuter. Il en sera de même pour toutes les entreprises, dans une moindre mesure bien sûr car il sera pratiquement impossible de tout automatiser comme dans le trading, mais chaque tâche modélisée contribuera à l’optimisation de l’ensemble du business d’une société. Modéliser tout ou partie de son business sera l’un des grands enjeux de cette révolution mais cela ne sera possible que si l’on inclut les métiers qui connaissent ces gisements de productivité.

    Les métiers sont les « révélateurs » de ces gisements…
    Il ne sert à rien de recruter en masse des Data Scientists pour « voir » ce qu’ils pourraient faire et attendre d’eux qu’ils reviennent avec une idée géniale qui va révolutionner votre entreprise. Ce ne sont pas des consultants, ce sont des informaticiens de la statistique. Ils savent merveilleusement bien résoudre un problème qu’on leur soumettra mais dans l’entreprise, ils sont rarement à l’origine d’un développement car trop éloigné de sa réalité opérationnelle. Ce sont les métiers de l’entreprise qui seront les « révélateurs » de ces nouveaux gisements de gains de productivité car ils ont conscience des paramètres qui font le succès de leur activité. Il faudra savoir les écouter et les inclure dans des équipes pluridisciplinaires pour que leur vision de la modélisation d’une de leurs tâches, décision ou action, prenne forme avec l’IA et soit intégrée en bonne place dans le schéma directeur IA pour créer de la valeur.

    …à condition qu’ils soient formés
    Encore faut-il que ces métiers aient une vision analytique de leur activité et soient formés à ce changement de paradigme pour devenir les révélateurs de ces nouveaux modèles dont l’entreprise aura besoin pour se transformer.
    Trop peu de personnes ont intégré de manière analytique l’environnement dans lequel elles travaillent. Cette culture du traitement de la donnée ou de sa compréhension est encore trop absente de nos entreprises. La faute à la data qui n’est pas toujours présente, à la Business Intelligence (BI) qui a été trop peu utilisée pour créer de la valeur et entraîner les cerveaux et à cette aversion bien française aux mathématiques appliquées à qui l’école de la République mais aussi l’entreprise n’a pas su nous donner goût. On le voit, ce sont les sociétés comme les banques ou encore des industriels comme Airbus qui sont les plus avancées dans leurs déploiements de l’intelligence artificielle et cela parce qu’elles ont des métiers qui sont structurellement analytiques. Il faudra qu’il en soit de même pour le reste de l’industrie et que la vision analytique fasse partie intégrante de la culture de l’entreprise.
    Sans toutefois n’avoir jamais programmé, ces futurs révélateurs devront aussi avoir acquis un minimum de connaissances sur les grands concepts du Machine Learning pour pouvoir participer à des équipes pluridisciplinaires et montrer la voie. Des notions de base comme l’apprentissage supervisé, l’apprentissage non supervisé, le jeu d’apprentissage, le biais et le traitement du langage naturel devront être comprises de tous pour être en mesure d’interagir avec des Data Scientists.

    L’entreprise analytique
    Plus qu’une révolution technologique, c’est une révolution culturelle que les entreprises vont devoir affronter avec l’arrivée de l’IA. L’entreprise analytique doit devenir la préoccupation majeure des dirigeants, DSI et Chiefs Digital Officers, s’ils ne veulent pas laisser à d’autres le bénéfice de ces gains de compétitivité. Il faudra pour cela que se mette en place une politique volontariste dans l’entreprise qui devra être relayée en amont par l’éducation nationale pour que des notions aussi simples que le Machine Learning soient mises à la portée de tous au plus tôt.

    L’intelligence artificielle est une révolution pour l’entreprise, elle va bouleverser tous les métiers, mais aussi les structures de coûts, de revenus, et leurs organisations. Car, si l’intelligence artificielle permet évidemment d’automatiser et de simplifier un certain nombre de tâches, elle permet également la création de nouveaux modèles ainsi que la réappropriation de l’ensemble de la chaîne de valeur d’une entreprise.

    « Comme à chaque révolution, les illuminés se déchainent et promettent l’imminence de l’apocalypse. En démystifiant l’IA, et en comprenant les grands principes, sans toutefois entrer dans la mathématique et encore moins dans la programmation, le manager doit avoir pleinement conscience du potentiel mais aussi des limites de l’IA d’aujourd’hui pour ce projeter et imaginer les futurs gisements de gain de productivité et de création de nouveaux revenus. »

     

  • Quand La Banque Postale renforce ses positions sur le marché des grandes entreprises…

    La Banque Postale renforce ses positions sur le marché des grandes entreprises

    Alors que La Banque Postale lance Business Energies, un programme relationnel dédié aux entreprises, Thierry de Parcevaux, Directeur du marché Grands Comptes à La Banque Postale, présente l’activité du groupe pour les grandes entreprises.  

    En  2011, La Banque Postale a obtenu l’agrément de l’ACPR pour allouer du crédit aux entreprises. Quel est le bilan de cette activité sur le secteur de marché dont vous avez la responsabilité, à savoir les grandes entreprises ?

    Thierry de Parcevaux : nous référençons, comme grands comptes, les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1,5 milliard d’euros. Parmi ces clients, nous avons des entreprises dont l’Etat est actionnaire, des sociétés du SBF 120 et des entreprises non cotées. Aujourd’hui, cette activité représente environ 40% du PNB (Produit Net Bancaire) du Département des Entreprises et du Développement des Territoires (DEDT). Les 60% sont liées à l’activité banque dédiée aux autres segments de clientèle TPE, PME et ETI.

    Avant 2011, nos activités bancaires dédiées aux entreprises se résumaient à de la gestion de flux. Nos clients étaient essentiellement des établissements de la sphère publique et parapublique comme France Télécom, la SNCF ou EDF. Suite à l’obtention d’un agrément de crédit en 2011, nous avons développé des offres de financement spécifiques aux grands comptes. Rapidement nous avons enregistré des résultats probants puisque nous sommes passés d’une activité de crédit quasi inexistante début 2012 à une activité qui représente aujourd’hui un total d’engagements d’environ 11 milliards d’euros en faveur de quelque 300 clients.

    Comment avez-vous réussi à vous imposer sur un marché déjà bien occupé par de nombreuses banques ?

    Thierry de Parcevaux : nous avons fait le choix de nous concentrer sur les secteurs d’activités sur lesquels nous avions une forte valeur ajoutée et avons structuré notre organisation commerciale en fonction de cette approche : parmi les secteurs privilégiés, nous pouvons citer le transport, la distribution, les utilities, la santé privée… Nous avons pour cela recruté des banquiers expérimentés,  dotés d’une très bonne connaissance de leurs secteurs respectifs afin qu’ils soient immédiatement opérationnels sur les problématiques de leurs clients, les financements d’exploitation, les financements d’acquisition, les financements de projets sans oublier les besoins en asset management ou en solutions de paiements.,

    Le rôle d’un banquier de grande entreprise consiste, dans un premier temps, à écouter et identifier la problématique exposée et, dans un second temps, à rassembler et orchestrer toutes les solutions et expertises nécessaires à leurs résolutions. Il construit donc une offre Banque Postale en s’appuyant, si nécessaire, sur les prestations  des filiales ou partenaires du groupe, telle la BPE, la Banque Postale Asset management, d’AEW Ciloger, Domiserve, ou les entités du groupe La Poste….

    Cette stratégie d’interlocuteur unique est très appréciée des grands comptes. Par ailleurs, ils apprécient la stabilité de la stratégie déployée vis-à-vis des Grandes Entreprises.

    Si aujourd’hui, nous sommes encore, sur ce marché, un acteur de taille « modeste » comparé aux grandes banques actives en France, nous avons réussi en peu de temps à nous positionner  auprès de nombreuses grandes entreprises aux cotés de nos concurrents.

    Ainsi nous sommes de plus en plus identifiés comme une banque capable d’adresser efficacement  les problématiques des grands groupes.

    Comment s’inscrit Business Energies dans l’activité du Département des Entreprises et du Développement des Territoires ?

    Thierry de Parcevaux : Avec l’offre Business Energies La Banque Postale traduit son ambition de développer son activité avec les entreprises. C’est l’occasion de plus de prouver à nos clients et prospects que nous sommes capables d’élaborer rapidement des solutions bancaires solides, performantes et adaptées à leurs besoins. Et quand une grande entreprise nous fait confiance, cela peut générer chez ses filiales, ses partenaires, ou ses sous-traitants, le désir de faire appel à La Banque Postale. Dans ce cas, le programme relationnel Business Energies prend sa pleine dimension. Nous avons là tout un cercle vertueux qui se crée autour de notre offre et Business Energies concrétise la mobilisation par La Banque Postale  de tout un écosystème au service de ses clients.

    Propos recueillis par Juliette Fauchet journaliste pour MyDigitalWeek 

     

     

  • Quand les médias sociaux permettent de conserver un avantage concurrentiel…

    Pour 87% des entreprises dans le monde, la valeur des réseaux sociaux est critique et va bien au-delà du marketing

    Le baromètre Hootsuite des médias sociaux révèle l’importance de ces canaux pour les organisations interrogées : 90% des répondants l’utilisent pour la notoriété de la marque, 71% pour l’engagement, 61% pour l’acquisition et la conversion, 50% pour la connaissance du marché et 47% pour le service client.

    Hootsuite, la plateforme de gestion des médias sociaux parmi les leaders du marché, qui réunit plus de 16 millions d’utilisateurs dans le monde entier et a su gagner la confiance de plus de 800 entreprises du Fortune 1000 et de la majorité des sociétés du CAC 40, publie aujourd’hui son baromètre 2018 des médias sociaux en entreprise. Cette étude mondiale révèle l’importance de l’utilisation des médias sociaux au sein des petites, moyennes et grandes organisations, tous secteurs confondus.

    Après l’examen de plus de 9 000 réponses recueillies dans 19 pays, l’étude révèle l’importance accordée aux médias sociaux pour conserver un avantage concurrentiel. De plus, ces derniers vont continuer à gagner en importance car leur usage dépasse largement le marketing et génère de la valeur pour toute l’entreprise.

    « Le baromètre 2018 des médias sociaux confirme ce que nous disent nos clients, petits et grands, tous les jours : les médias sociaux sont devenus un canal essentiel pour offrir une expérience client cohérente dans toute l’entreprise » déclare Penny Wilson, Chief Marketing Officer chez Hootsuite. “Les médias sociaux ont révolutionné la manière dont les clients agissent : ils font des recherches, posent des questions, veulent des recommandations, prennent des décisions d’achats et recherchent un support client directement en ligne. De plus en plus d’entreprises ont pris conscience de la valeur des réseaux sociaux pour le marketing, et au-delà de celui-ci, de l’impact global des médias sociaux sur la réussite de l’entreprise.”

    Principales conclusions de l’étude mondiale :
    ● 87% des répondants sont d’accord pour dire que les médias sociaux sont importants pour rester compétitifs, et 80% déclarent qu’ils ont même pris encore plus d’importance par rapport à l’an dernier.

    ● 67% des personnes interrogées reconnaissent que les médias sociaux contribuent de plus en plus aux bénéfices de leur entreprise, et plus de 54% des organisations notent que les médias sociaux ont un impact au-delà du marketing.

    ● 90% des organisations utilisent les médias sociaux pour développer la notoriété de leur marque ; 77% pour gérer sa réputation ; 71% pour la construction et la gestion d’une communauté engagée ; 61% pour augmenter l’acquisition, les conversions et les ventes ; 50% pour obtenir des informations sur le marché et les clients ; 47% pour le service client ; 35% pour le recrutement ; et 22% pour identifier les crises et gérer les communications.

    ● Malgré une utilisation accrue au sein des organisations, 58% des personnes interrogées ont encore du mal à évaluer si leurs campagnes sur les réseaux sociaux fonctionnent, tandis que 50% ont du mal à comprendre et à interpréter les données issues des médias sociaux sociales.

    Si historiquement l’Amérique du Nord avait de l’avance dans l’adoption des médias sociaux en entreprise, l’Asie, l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique, ainsi que l’Amérique Latine ont depuis gagné du terrain dans ce domaine.

    Principales conclusions de l’étude française :
    ● 84% des entreprises françaises interrogées estiment que leur présence sur les médias sociaux est importante pour rester compétitives ; elles possèdent en moyenne entre 4 et 10 profils sur les médias sociaux.


    ● Développer la notoriété de l’entreprise (91%), gérer la réputation de la marque (74%) et bâtir et gérer une communauté engagée (70%), sont les principaux objectifs poursuivis par les entreprises françaises interrogées.

    ● Les médias sociaux se développent au sein d’autres départements : dans le service client pour 31% des entreprises et pour 40% d’entre-elles au recrutement. Cependant elles reconnaissent des difficultés pour gagner en visibilité sur les médias sociaux, 46% des interrogées font appel à de la publicité pour cela.


    ●  Les trois défis principaux qui attendent les entreprises :

    • l’évaluation du retour sur investissement: seules 31% des entreprises interrogées mesure leur social ROI ;
    • l’élaboration d’une stratégie globale pour 62% des entreprises interrogées, et la coordination entre tous les services pour 41%.
    • Enfin, le manque de ressources, principalement de temps et de budget, est un problème pour 54% et 40% d’entre-elles.

    ● 77% des entreprises françaises interrogées estiment que l’importance des médias sociaux a augmenté au sein de leur entreprise cette année, 73% estiment que leur utilisation va continuer d’augmenter.

  • Votre intelligence artificielle est plus humaine que vous ne le pensez

    Votre intelligence artificielle est plus humaine que vous ne le pensez

    Par Karim Jouini, CEO et Fondateur d’Expensya

    Nombreuses sont les entreprises assurant confier les données de leurs clients à une intelligence artificielle. En réalité, ces entreprises ne font que sous-traiter ces données à des travailleurs ; ce qui soulève d’importants problèmes de confidentialité et d’éthique.

    L’Amazon Mechanical Turk est une plateforme de microtravail, lancée en 2005 par Amazon. Le principe est de faire effectuer des tâches simples et morcelées par des humains, comme de la traduction de fragments de textes, pour le compte d’entreprises qui externalisent ces services. Le nom de la plateforme vient d’un célèbre canular de la fin du 18e siècle, le Turc Mécanique[1], présenté aux Européens comme un automate capable de jouer aux échecs. En réalité, il ne s’agissait que d’un pantin de bois, à l’intérieur duquel se cachait un humain.

    La plateforme d’Amazon met en évidence l’ironie d’une situation où l’humain fait le travail de l’intelligence artificielle. En effet, contrairement à ce que laissent trop souvent entendre les start-up, l’intelligence artificielle n’est pas gratuite, au contraire. Dans les pays en développement — comme l’Inde ou les Philippines — le coût du travail humain est souvent plus compétitif que celui du recours à une intelligence artificielle.

    Madagascar, champion français de intelligence artificielle!
    Ainsi, parmi les nombreuses entreprises et start-up qui vendent à leurs clients une gestion des données faite par une intelligence artificielle, se cache en réalité un traitement de l’information « à l’ancienne » fait par des travailleurs à bas coût, dans des pays, comme Madagascar, où le prix de la main d’oeuvre est jusqu’à 30 fois inférieur à celui de la France[2].

    Une raison, autre qu’économique, à ce traitement manuel, est que l’intelligence artificielle n’est pas encore tout à fait capable d’imiter l’esprit humain. Lorsqu’il s’agit, par exemple, de scanner des livres anciens, l’IA ne sait pas toujours reconnaître les mots. Il faut donc l’intervention d’un être humain, bien réel, pour éviter les erreurs de transcription. Ainsi, pendant que l’IA se développe, ce qui, à moyen terme, fera baisser son coût et le rendra plus compétitif, il se met en place un système hybride, où on rencontre actuellement davantage de délocalisation d’emplois et de traitement manuel que de recours à des intelligences artificielles.

    La confidentialité des données mise à mal
    Cette sous-traitance des données par des travailleurs humains pose un problème de confiance, car les entreprises clientes, faute d’en être informées, n’y ont pas donné leur consentement. Une start-up pourra ainsi faire traiter les données d’une entreprise française par des travailleurs asiatiques ou africains, avec lesquels elle n’a par ailleurs aucun contact direct. Le recours à des travailleurs humains pose également un problème de confidentialité, car les données qui sont traitées par les travailleurs ne sont pas toujours anonymisées. Ceux-ci ont donc accès à des informations parfois sensibles sur l’activité des entreprises, comme des notes de frais ou des factures.

    Une promesse d’avenir

    Pour les nombreuses start-up qui ont recourt à l’intelligence humaine au lieu d’une intelligence artificielle, il s’agit avant tout d’un pari sur l’avenir. Toute intelligence artificielle fonctionne par analogie, à partir de ce que l’humain lui enseigne. Pour que leurs algorithmes apprennent, il faut les nourrir en données : ce sont ces fameuses données, qui sont pour le moment traitées par des travailleurs. En faisant traiter manuellement certaines tâches, les start-up accumulent les bases de données nécessaires à la création d’un algorithme efficace, qui sera plus tard capable d’exécuter efficacement ces tâches.

    Ces start-up vendent aujourd’hui ce qu’elles seront dans 5 ans. Un modèle ingénieux, même si, comme le Turc Mécanique, il ne peut fonctionner que tant que les entreprises ignorent que cette intelligence artificielle reste, pour le moment encore, bien humaine.

  • La robotisation va-t-elle révolutionner le quotidien de votre entreprise ?

    La robotisation va-t-elle révolutionner le quotidien de votre entreprise ?

     par Laure Boutron, Directrice Marketing, Exact

    Pour bon nombre d’entre nous, le concept de robotisation renvoit à la science fiction. Pourtant, la réalité rattrape souvent la fiction. A en croire certains spécialistes, les robots feront bientôt fonctionner toutes nos machines et intégreront pleinement notre quotidien, au domicile et au travail, pour nous offrir différents services.

    Cependant, il ne faut pas oublier que le processus de robotisation actuellement employé en entreprise se limite encore à l’automatisation logicielle. Cela ne concerne donc pas les robots humanoïdes. Il est utile pour les entrepreneurs de garder cette distinction en tête pour jauger de la pertinence ou non d’utiliser des robots pour leurs business, et ainsi d’envisager des investissements dans un futur plus ou moins proche.

    Les robots comme extension de notre capacité physique

    Les robots au sens traditionnel du terme reproduisent nos fonctions physiques.

    Mais leur puissance est illimitée et ils peuvent travailler 24 h/24.

    Bien que les efforts pour développer ces robots s’avèrent aujourd’hui payants, notamment dans les secteurs tels que l’industrie (bras robotiques en usine) et la maintenance (drônes pour l’entretien de pilônes electriques), ce n’est pas nécessairement dans ce périmètre de la robotique que les avancées sont les plus pertinentes.

    Ces robots effectuent jusqu’ici des tâches réputées difficiles pour les humains, comme s’occuper de paver les routes, de la maçonnerie ou soulever des charges lourdes. Ils parviennent désormais à effectuer des tâches de plus en plus complexes, comme la chirurgie et nous aident déjà dans la réalisation des tâches répétitives, comme la préparation de commandes en entrepôt, ou, qualifiées, comme la préparation de commandes intelligente. (« intelligent picking »)

    Les robots logiciels ou le « machine learning »

    La même chose vaut pour les robots dits logiciels. Leur usage se répand peu à peu pour les tâches où ils peuvent être plus efficients que les humains. Par exemple, dans le domaine médical, ils sont plus rapides et plus précis dans la gestion de grands volumes de dossiers patients et aident les médecins à établir leurs diagnostics et à accélérer leur prise de décision en matière de traitements. Ceci s’applique également aux avocats, qui peuvent automatiser la recherche d’informations et l’accès aux jurisprudences pour les aider dans l’instructions de leurs dossiers, on parle alors de Legaltech.

    En finance, de simples opérations sont déjà effectuées par des ordinateurs, comme la gestion automatisée des factures.

    Même si nous n’en sommes qu’au début des logiciels de « machine learning », les robots sont désormais en mesure d’appréhender les processus de traitement des flux financiers. Une fois acquis, le traitement manuel ne consistera plus qu’à gérer les exceptions.

    Les robots pour automatiser des tâches répétitives ou dangereuses

    Beaucoup spéculent sur le possible remplacement des emplois par les robots.

    En tant qu’entrepreneur, il convient avant tout de regarder les impacts de la robotisation à court et moyen terme. On peut estimer que les tâches pour lesquelles l’être humain n’apporte pas de valeur ajoutée présentent un intérêt à être prises en charge par les robots. Parmi ces tâches, on note principalement celles qui sont chronophages, répétitives, à faible valeur intellectuelle, ou encore qui sont trop dangereuses.

    Par exemple, l’examen des textes médicaux ou juridiques est progressivement confié aux logiciels robots qui les analysent de manière détaillée et en continu. Ils ont une énorme capacité de traitement de données dans un court laps de temps et peuvent ainsi proposer des options sur la base des résultats de leurs recherches.

    La même chose vaut pour la comptabilité, gouvernée par des règles bien définies. Ainsi, certains processus de gestion comme la facturation peuvent être standardisés et automatisés.

    Quatre questions à se poser avant d’investir dans la robotisation des tâches

    En tant qu’entrepreneur, avant de vous décider à investir dans la robotisation, vous devez vous poser les questions suivantes :

    Quel est votre besoin réel ?

    Vous devez définir un avantage clé de l’utilisation des robots pour votre entreprise. Par exemple, identifiez le niveau de pénibilité du travail effectué, les tâches répétitives, pour lesquelles les machines pourront être plus efficaces ou améliorer la qualité du traitement.

    Par où commencer ?

    Passez l’ensemble de vos processus en revue et repérez ceux qui nécessitent une optimisation de leur efficience.

    Pour quels coûts ?

    C’est là qu’une étude de cas prend tout son sens : comment justifier l’investissement ? À partir de quand un robot devient-il rentable ? Quelles sont les dépenses cachées ou induites comme la reconversion professionnelle ?

    Qui assumera la responsabilité et la pérénnité du projet ?

    Installer et maintenir une flotte de robots est une tâche difficile qu’il ne faut pas sous-estimer. Etablissez clairement les responsabilités de chacun. A qui revient la responsabilité des robots ? Est-ce celle du département utilisant les robots ou du département IT ?

    Prenez en considération le fait que la robotisation n’est pas seulement une question technologique. Une installation réussie tient compte des aspects sociaux et de culture d’entreprise. Il faudra notamment reconsidérer les tâches et missions des employés une fois qu’une partie de leur travail sera effectuée par une solution logicielle ou un robot.

    Et les humains dans tout ça ?

    Globalement, la robotisation dans l‘entreprise présente un intérêt si elle permet de supprimer les tâches de faible valeur ajoutée pour le salarié ou l’entrepreneur. Tout le monde a à gagner de cette robotisation là. Cette transformation des processus doit cependant s’accompagner d’une réflexion plus globale sur l’objectif de l’entreprise, sur son organisation et l’implication de chacun.

    L’anticipation est le maître mot, à la fois en matière de business (process métiers, outils, communication à l’éco-système) mais aussi, en matière d’accompagnement interne (formation, reconversion, modification des missions).