Étiquette : consommation

  • #ETUDE – Le grand retour du magasin

    Portrait-robot de l’enseigne qui répondra aux besoins des Français entre 2023 et début 2024

    Une étude réalisée en partenariat avec la Paris Retail Week,
    Havas
    Commerce et CSA Research.

    Après la pandémie, le contexte de guerre, c’est la crise de l’inflation qui frappe
    l’économie du commerce mondial et la seule certitude réside dans le fait que nous
    sommes désormais dans un monde incertain.
    De nouveaux comportements émergent de cette accumulation de contraintes ainsi
    que des contextes inédits.
    Sur tous les continents et dans tous les pays, les mêmes tendances se dessinent

    2023, l’inflation a atteint un niveau jamais vu en France

    Les consommateurs ont dû adapter leurs comportements d’achats de produits
    alimentaires. Les Français optimisent leur budget en recherchant davantage les
    meilleurs prix et promotions et n’hésitent pas à changer leur quotidien en faisant
    preuve de sobriété dans leur quotidien. Les enseignes se doivent de valoriser leur
    image prix et promo, considérée comme très importante par les Français dans le
    choix du lieu d’achat.
    Les Français attendent toujours des mesures fortes de la part des enseignes et des
    politiques pour défendre leur pouvoir d’achat car ce sentiment de perte de pouvoir
    d’achat, notamment du fait de l’inflation de l’essence, du gaz et de l’électricité, les
    suivent au quotidien.

    Pour comprendre l’impact réel de tous ces évènements l’étude s’est basée sur trois
    grands piliers :
    1- Le pouvoir d’achat 
    2- le comportement d’achat 
    3- Les Français et les grandes enseignes 

    Des Français affectés par une forte baisse de pouvoir d’achat

    Environ 71% des citoyens français présentent un état d’esprit nettement défavorable,
    dont 38% qualifient cet état d’esprit de morose, et 34% manifestent de la méfiance
    en ce qui concerne leur pouvoir d’achat. De plus, un grand nombre perçoit le climat
    économique et politique comme étant très largement négatif, avec une proportion de
    88%.
    Une sensation généralisée de diminution du pouvoir d’achat prévaut, principalement
    en raison de l’augmentation de l’inflation et du gel des salaires. Par rapport à l’année
    2022, la situation s’est encore dégradée, avec 94% des personnes considérant que
    l’inflation a progressé en juin 2023, par rapport à 72% en mars 2022.

    La hausse des prix des produits alimentaires impacte fortement le pouvoir d’achat,
    touchant ainsi 66% de la population, tandis que la hausse des coûts de l’énergie a un
    effet secondaire sur 30% des individus.
    Dans l’ensemble, huit Français sur dix doivent gérer un budget familial restreint, et
    pour un quart d’entre eux, cette contrainte budgétaire est particulièrement intense. La
    perception de l’augmentation des prix est généralisée dans tous les secteurs,
    notamment dans l’alimentation, l’énergie, les loisirs et les voyages.

    Comportements d’achats
    Les achats physiques toujours très majoritaires avec une forte recherche de
    prix

    L’achat en magasin physique demeure la pratique courante et n’est pas altéré par la
    croissance des commandes en ligne et le retour aux petites enseignes locales. Les
    achats physiques offrent la possibilité de toucher ou d’essayer les articles (67%) et
    de repartir immédiatement avec ses achats (51%).
    Une confiance solide reste un moteur important pour les achats en magasin (45%).

    Les Français et les grandes enseignes
    Le prix, le prix, le prix…

    Environ deux tiers des Français optent pour les supermarchés lorsqu’ils effectuent
    leurs achats alimentaires, toutefois, leur choix d’enseigne varie en fonction de la
    recherche du meilleur prix.

    En conclusion
    Dans le domaine des achats, malgré l’essor du commerce en ligne, les achats en
    magasin reviennent en force.
    C’est le grand retour du magasin avec toutes ses qualités qui sont à nouveau
    plébiscitées :
    ● « pouvoir toucher les produits »
    ● « repartir immédiatement avec le produit dont j’ai besoin »
    ● « je suis plus en confiance »

    Si les consommateurs accordent une importance particulière sur les prix, la
    préoccupation qui vient juste après est le soutien aux agriculteurs, la promotion de la
    fabrication française.
    Les Français cherchent des solutions à court terme certes
    mais s’engagent à consommer pour le futur (souveraineté industrielle, bio,
    écologie…). La solidarité est une des valeurs clé de cette période économique
    compliquée, notamment avec les plus âgés.

    En somme, la baisse du pouvoir d’achat influence toujours plus les habitudes de
    consommation des Français, privilégiant les achats physiques et la recherche de prix
    compétitifs, tandis que les préoccupations environnementales et l’engagement des
    enseignes suscitent un débat croissant.

  • Comment le Web3 et l’IA vont-ils impacter le commerce et la relation client ?

    Comment le Web3 est-il en train de créer les marques de demain ?
    Comment va-t-il aborder la relation clients dans le futur ?
    Les IA génératives sont-elles capables de dessiner de nouveaux produits ?
    Le véhicule de demain permettra-t-il d’effectuer des achats selon la localisation ?
    Décryptage lors de la visio-conférence « Commerce Reloaded » du 20 avril organisée par l’Echangeur BNP Paribas.

    1 – La puissance communautaire du Web3 utilisée par les marques

    Autour du Web3, les initiatives des marques et enseignes se démultiplient. Sur le top 100 des plus grandes marques mondiales, 43 ont lancé des initiatives Web3 en 2022. Ces initiatives ont généré plus de 100 millions de dollars en chiffres d’affaires par la vente de NFTs. De nombreuses marques se sont lancées afin d’accroître leur notoriété, tandis que d’autres ont cédé de peur de rater le train Web3.

    La puissance communautaire est essentielle dans le succès des projets liés au Web3. C’est ce qu’a très bien compris un acteur comme Nike, avec l’acquisition du studio RTFKT en décembre 2021. Le géant de l’Oregon a ainsi pu accéder à une communauté puissante du Web3, lui permettant de se construire rapidement une légitimité dans cet écosystème. Pour Benoît Pagotto, l’un des cofondateurs de RTFKT, les marques doivent arrêter de parler de consommateur, un terme à abolir dans le Web3. Il ne s’agit plus de vendre un produit ou service à un client, mais de faire en sorte qu’il devienne un membre de la communauté et donc de la marque ou du produit. La marque et la communauté ne font plus qu’un dans cet écosystème.

     

    La vente de NFTs brandés Nike comme les Monoliths ont ainsi généré plus de 185 millions de dollars de revenus complémentaires.

     


    Avec le Web3,
    les marques et enseignes deviennent plus que jamais des médias. Ils doivent avoir la capacité de déployer le bon « storytelling » nécessaire à la création de la communauté. C’est le premier lien entre la marque et son audience.

    Par exemple, la marque de vêtements Wrangler s’est associée avec d’autres marques (Gucci, Puma et Gap…) pour être plus crédiblent dans le monde du Web3.

    Le Web3 va impacter une multitude de secteurs et redéfinir la relation client des prochaines années. Mais se lancer dans le Web3 en 2023, c’est accepter l’échec. Il faut avoir une volonté d’apprentissage, tout étant encore en construction. Les marques doivent y donc aller avec un esprit ouvert. Le meilleur moyen de comprendre ce que peut impliquer le Web3 dans le commerce de demain, c’est de l’expérimenter par soi-même.

    2 – Le « in-vehicle commerce » : la transformation du monde de l’automobile vers celui du serviciel

    Les acteurs du secteur doivent définir des choix importants concernant les technologies installées dans le véhicule : faut-il pactiser avec les géants de la technologie, ou devenir soi-même une « software company » ?

    Dans ce contexte, le commerce embarqué, ou « in-vehicle commerce », est en train d’émerger. 600 millions de véhicules connectés devraient générer 537 milliards de dollars de transactions d’ici à 2030. En particulier, la valeur des paiements à bord des véhicules devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2023, contre moins de 100 millions de dollars en 2020.
    Aujourd’hui, les constructeurs automobiles accélèrent le développement des services de paiement à bord des véhicules afin de tirer parti de l’émergence du commerce embarqué. Sur le salon NRF 2023, Qualcomm proposait par exemple sa solution de commerce embarquée basée sur Snapdragon, avec une offre permettant au conducteur d’acheter différents services ou produits selon sa localisation.

    « Les marques peuvent bénéficier du commerce embarqué de plusieurs façons.
    1 –
     Offrir la possibilité d’atteindre les consommateurs sur un nouveau marché encore inexploité.
    2- Entrer en contact avec leurs clients d’une manière plus personnelle et pratique.
    3 – Fournir des services et des produits adaptés aux besoins spécifiques des consommateur « conducteurs »
    4-  Renforcer l’engagement des marques auprès des clients, et établir avec eux des liens plus solides » précise Nicolas Diacono, Responsable technologie & innovation chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    3 – Smart commerce, Social commerce, digital media… L’expérience client sous le prisme de l’omnicanalité

    Selon Gartner, d’ici 2026, chaque individu devrait  passer 25 % de son temps dans des écosystèmes virtuels immersifs ou métavers, que ce soit pour se former, étudier, socialiser, consommer ou se divertir.

    Aux États-Unis, la start-up Disruptel a développé un assistant vocal qui va pouvoir faire le lien entre la requête vocale du téléspectateur et ce qu’il se passe à l’écran. Lors de la prochaine Coupe du monde de football, un fan pourra commander en direct le maillot de son équipe favorite, ou bien acheter la boisson que boit son joueur préféré. Le placement de produits dans les séries, les films, les publicités dans les stades, va pouvoir prendre une nouvelle dimension. Tout le processus d’achat a lieu grâce à la reconnaissance vocale, une nouvelle preuve de l’impact de l’intelligence artificielle dans le quotidien des consommateurs.

    Le fantasme du frigo intelligent tend enfin à devenir une réalité. Samsung a, par exemple, lancé un nouveau réfrigérateur qui permet de commander sur Amazon tout en regardant des idées de recettes sur TikTok. À date, cela peut paraître très gadget, voire inutile, mais avec l’avènement du commerce ambiant, il est plus que probable qu’une partie des consommateurs se laisse tenter par ce nouveau support de consommation.

    Concernant le magasin physique, il est devenu un hub pour la collecte de données, à l’instar d’un site Internet. Pour les marques, il s’agit de pouvoir déterminer quels produits vendre, comment vendre plus, comment attirer l’attention des consommateurs, comment générer du trafic dans le magasin physique.

    En parallèle de cette quête de l’efficience, le digital média semble reprendre la main sur l’expérience client. Le magasin new-yorkais de JD en est une illustration parfaite : des écrans disposés partout permettent de servir la mise en avant des produits et créer un véritable storytelling autour de la performance sportive grâce à la technologie. Le magasin se transforme en média à part entière, tout comme dans les rues new-yorkaises ou parisiennes. Les prémices d’un commerce mêlant mondes virtuels et réels commencent ainsi à émerger.

    Le magasin devient une passerelle pour le commerce omniverse. Celui-ci devra appréhender les codes du gaming et des métavers, tout en gardant à l’esprit une logique d’efficience. Lors de cette décennie, il va continuer sa transformation, se rapprocher des sites e-commerce dans son fonctionnement, pour par la suite, basculer vers les mondes immersifs. Toutefois, le magasin de 2040 devra permettre aux consommateurs de se reconnecter au réel et de créer des liens sociaux : il sera ainsi le hub des multiples dimensions de la consommation et du divertissement.

    4 – L’intelligence artificielle générative, nouvel eldorado ?

    6,5 milliards d’euros d’investissement en 2022. Le monde du retail, comme tous les secteurs, investit énormément dans l’intelligence artificielle pour optimiser plusieurs de ses process tels que la logistique, l’encaissement, le merchandising, l’expérience client… De nouvelles formes d’IA dites créatives ou génératives, qui ne demandent pas de connaissances particulières en codage, pourraient prendre la suite, garantissant plus de créativité.

    Depuis novembre 2022, une déferlante médiatique entoure l’intelligence génératrice ChatGPT, premier produit du laboratoire privé américain OpenAI. Avec 1 million d’utilisateurs en 5 jours dès son lancement au grand public, il est très difficile de passer à côté de cet outil.

    D’autres intelligences artificielles telles que Midjourney, Stable Diffusion ou Dall-E permettent à quiconque de créer des images uniques et hyperréalistes, soit sur la base d’une image, soit en tapant simplement quelques mots dans une zone de texte. 

    Ces nouvelles IA génératives, au fil du temps, sont capables de dessiner de nouveaux produits, mais également des centres commerciaux ou encore des concept stores en intégrant la charte des contraintes de fabrication. Si la marque chinoise de « fast fashion », Shein utilise déjà l’IA pour anticiper les tendances, prévoir les modèles et les changements de la demande des consommateurs, elle pourrait encore accélérer la création de nouveaux modèles grâce à ces nouveaux outils. En février 2023, l’enseigne Carrefour a produit sa toute première vidéo réalisée avec ChatGPT pour répondre à des questions fréquemment posées. Dans cette vidéo de 30 secondes, un avatar s’exprime en français et répond aux questions les plus courantes des clients, comme « Comment manger mieux et moins cher grâce à Carrefour ? ».

    De leur côté, les marketplaces se sont empressées d’étudier la manière dont elles pouvaient intégrer ChatGPT dans leurs offres.

    « Les caractéristiques de l’IA générative deviendront courantes dans les prochaines années, mais il y en aura encore d’autres qui dépassent aujourd’hui notre champ de vision. Il est donc important de rester vigilant quant aux avancées de l’IA pour ne pas manquer les opportunités qui s’offrent à nous. » conclut Guillaume Rio, Responsable tendances technologiques & prospectives chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

    Pour voir le replay de la conférence cliquez ici ⬇️

  • Divertissement, surprise et innovation : bienvenue dans le retailnment

    Retailtainment ou comment réinventer l’expérience client

    Par Benjamin Germain, Directeur Marketing de CENAREO

    Si la démocratisation de l’e-commerce a profondément chamboulé les habitudes de consommation, le commerce physique doit se diversifier afin de continuer à attirer et fidéliser les consommateurs. Pour se réinventer, les points de vente misent sur le retailtainment, une tendance marketing qui s’appuie sur une expérience inédite en magasin alliant divertissement, surprise et innovation. Ainsi, chaque consommateur pourra vivre un parcours d’achat unique et immersif que le digital ne saurait leur offrir. Pour se réinventer, les points de vente misent sur le retailtainment, une expérience inédite et immersive pour le client en magasin que le digital ne saurait lui offrir.1- Une expérience ludique qui attise la curiosité

    Savant mélange du mot retail (commerce) et entertainment (divertissement), le retailtainment consiste à insuffler une dose de divertissement sur le point de vente physique pour immerger le client dans un univers propre à la marque.. Fortement ancré en Amérique de Nord, ce concept a été déployé dans le but de redynamiser les centres commerciaux en chute de fréquentation. En effet, avec l’expansion de l’omnicanalité et plus récemment la crise de la Covid, les consommateurs ont adopté de nouvelles habitudes d’achat, plus simples et plus rapides, sans sortir de chez eux. L’objectif de ce concept est donc d’offrir aux clients une expérience qui dépasse le simple fait d’acheter.
    Une fois sur place, l’attention du consommateur est immédiatement captée, l’attractivité du point de vente le stimule et accroît son intérêt pour la marque. En parallèle, l’action mise en place booste la réputation de l’enseigne, participe à la consolidation de son offre et facilite la décision d’achat de ses visiteurs. Il permet également d’attirer les consommateurs les plus curieux, fidéliser les plus volages et améliorer la relation client avec les plus réticents. En effet, dans un monde dominé par l’hyperconsommation, la qualité d’un produit n’est plus le seul déclencheur de la venue en magasin : le contexte, l’environnement ou encore l’état d’esprit du consommateur influencent grandement son choix. Il s’agit donc d’un véritable levier de croissance et d’acquisition.

    2-  L’effet WOW plébiscité par les retailers

    Avec des stratégies ultra-personnalisées et immersives, le retail crée de belles promesses pour donner envie aux consommateurs de se déplacer. Le point de vente se transforme ainsi en un lieu de vie en adéquation avec l’image qu’ils souhaitent véhiculer. Cette approche constitue un puissant moyen de différenciation face à la concurrence et répond aux attentes des consommateurs en quête de nouvelles expériences.
    Les marques l’ont bien compris, et de nombreuses enseignes se sont emparées du retailtainment. Certaine ont même cultivé le concept, à titre d’exemple la marque Lego. En effet, en plus de pouvoir acheter les derniers produits de la marque, il est également possible pour les familles d’admirer des constructions (personnages ou lieux emblématiques) et des espaces ont été aménagés pour s’exercer soi-même à l’art de la construction et plusieurs tours pick and brick ont été dressés comme un totem afin d’incarner la marque et exposer l’ampleur de son offre. Ainsi, certaines familles vont chez Lego comme si elles se rendaient à une activité, et n’hésitent pas à passer à la caisse pour prolonger la magie une fois rentrées chez elles.
    À l’international, M&Ms a également événementialisé son point de vente. Dans un magasin d’environ 2320 mètres carrés répartis sur trois étages, ses visiteurs sont invités à plonger dans l’univers du célèbre bonbon au chocolat au lait. À ce titre, la marque a installé de nombreux écrans géants  diffusant des animations sur Time Square, elle propose des gammes de produits exclusives en magasin, et a habillé ses murs d’une multitude de tubes remplis de M&Ms pour donner corps à son identité visuelle.
    D’autres chaînes de magasins telles que Nature & Découverte ou IKEA misent depuis longtemps sur l’expérientiel pour séduire leurs clients, notamment par la théâtralisation et la mise en situation.

    3- Le digital apporte une nouvelle dimention

    Les générations d’aujourd’hui sont “digital native”, mais surtout insaisissables. Auparavant, les commerces détenaient le pouvoir et les consommateurs suivaient leurs diktats. Aujourd’hui, les nouvelles générations ont totalement inversé la tendance : ce sont désormais aux enseignes de s’adapter à cette nouvelle typologie de consommateurs, avide d’expériences 360° et immersives, donnant du sens à ses achats et qui bouscule tous les codes. Ultra-connectée, elle a le pouvoir d’influer sur la notoriété d’une marque grâce aux réseaux sociaux. Les combats qu’elle mène (LGBT, ouïgour, environnement, stéréotypes …) contraint les enseignes à revoir l’ensemble de leur chaîne de valeurs, sous peine de se faire boycotter. Les nouvelles générations effectuent de plus en plus leurs achats en ligne pour se renseigner sur les valeurs de l’enseigne, voir les avis de leurs influenceurs favoris, vérifier la composition, l’origine du produit, les conditions de fabrication, etc. Pour autant, elles ont tendance à privilégier l’expérience au profit du produit. Un avantage que les retailers ont bien compris et qu’ils ont inclus dans leur stratégie du retailtainment. D’autre part, les écrans et le son sont devenus des éléments nécessaires au retailtainment. Les retailers ont donc besoin de faire appel à des solutions retails media flexibles et facilement déployables sur un grand nombre de points de vente. En effet, l’ensemble des canaux de communication marketing, aussi bien en point de vente qu’à partir de données transactionnelles, démographiques et de navigation en e-commerce vont permettre de pouvoir contrôler le show sur place.

    L’expérientiel est donc indéniablement l’avenir du retail, mais il reste des axes de développement à étudier. Pourquoi ne pas associer les réseaux sociaux pour cibler les consommateurs ultra connectés, au-delà de créer des espaces lifestyle ? Cela permettrait de générer une interaction constante et immédiate entre le point de vente et le canal digital. Filtre Snapchat à l’effigie de la marque, trend TikTok, live Instagram… Les réseaux sociaux offrent une palette de possibilités infinies qui suscite l’intérêt des utilisateurs, implique leur participation et qui va créer un lien d’appartenance avec la marque pour une expérience amplifiée en point de vente et à portée de main.

  • Hausse des prix & exigences des consommateurs : les commerçants face au défi de la fidélisation

    Quand les consommateurs explorent de nouveaux canaux d’achat pour faire des économies 


    Une étude Checkout.com, fournisseur de solutions de paiements basées sur le cloud

    Checkout.com, a interrogé 1 000 consommateurs et 125 retailers en France, sur les comportements d’achat des consommateurs et les défis auxquels les professionnels du retail sont confrontés. En synthèse, ces derniers redoutent les conséquences de la hausse des prix, les consommateurs cherchent quant à eux à réduire leurs dépenses et à consommer local grâce au e-commerce.

    Parmi les chiffres marquants :

    • 92% des commerçants estiment que la hausse des prix est une menace pour leur activité
    • 83% des consommateurs déclarent que le e-commerce représente l’évolution inéluctable du retail
    • 36 % espèrent acheter davantage d’articles d’origine ou de fabrication locale.

    En consolidant les perspectives des commerçants et des consommateurs et en les corroborant avec une expertise ancrée sur l’hexagone, Checkout.com a identifié 4 tendances susceptibles de façonner l’avenir de la distribution française dans les mois à venir :

    1. La hausse des prix affecte les habitudes d’achat, les consommateurs privilégient la recherche de bonnes affaires en ligne.

    92% des commerçants français déclarent que la nécessité de répercuter les hausses de prix constitue un risque important pour leur activité. 34% déclarent avoir dû répercuter ces hausses sur leurs clients.

    La confiance des consommateurs français dans les achats en ligne est en hausse, car ils apprécient de plus en plus les avantages la facilité d’utilisation et la sécurité. Le commerce en ligne est de plus en plus considéré comme l’avenir du commerce par une grande majorité des Français : 83% déclarent en 2022 que l’avenir du commerce de détail est en ligne, contre 73% en 2021.

    37% des consommateurs français déclarent réduire leurs dépenses non essentielles en raison de la hausse des prix. 31% sont susceptibles de faire plus d’achats en ligne qu’en magasin, et invoquent le fait d’identifier plus facilement les options les moins chères et de trouver les meilleures offres.

    1. Les consommateurs explorent de nouveaux canaux d’achat pour faire des économies. 

    25% des consommateurs français seraient plus enclins à faire leurs achats sur des sites marchands proposant des articles de seconde main.

    Dans le climat économique actuel, 25 % déclarent vouloir faire des affaires sur le marché de l’occasion, dont 24 % disent qu’ils sont également plus susceptibles de le faire pour générer des revenus supplémentaires.

    36 % espèrent faire davantage d’achats sur des plateformes de marché en ligne proposant des articles d’origine ou de fabrication locale. Les détaillants qui proposent cette approche « locale en ligne » peuvent contribuer à atténuer l’anxiété des consommateurs français : 35 % craignent que l’économie numérique menace les petits commerçants locaux.

    Seuls 13% des commerçants interrogés prévoient d’inclure une marketplace de vente d’occasion dans le cadre de leurs activités en ligne au cours des 12 prochains mois.

    17% des consommateurs français ont récemment annulé leur abonnement à une enseigne ou prévoient de le faire dans les prochains mois, pour mieux contrôler leurs dépenses.

    1. Un environnement concurrentiel et des exigences d’achat plus aiguisés que jamais

    Les consommateurs ont des exigences accrues en matière de sécurité des paiements

    Leurs principales exigences reflètent un besoin de traçabilité et de transparence des frais. 56% souhaitent avoir accès aux processus de sécurité sur la page de paiement. La livraison et le retour gratuits représentent respectivement 52% et 55% des priorités des consommateurs.

    L’authentification haute à deux facteurs pour vérifier le paiement est souhaitée par 45% des répondants.Malgré les inquiétudes initiales concernant la confusion et l’impatience des consommateurs en ligne suite à l’application de la norme Strong Customer Authentication, il semble qu’un an plus tard, les acheteurs français comprennent mieux les avantages de l’authentification à deux facteurs.

    70 % des consommateurs français déclarent que cette dernière leur donne le sentiment que le paiement est plus sûr et sécurisé.

    Les commerçants craignent les conséquences de la hausse des prix sur la fidélité de leurs clients

    La hausse des prix affecte les habitudes d’achat, les consommateurs privilégiant la recherche de bonnes affaires. 34 % des commerçants admettent avoir répercuté la hausse des coûts d’exploitation sur leurs clients. Consolider la fidélisation des clients et leurs priorités en termes de consommation est donc plus que jamais essentiel.

    Les commerçants craignent en effet les conséquences que des dysfonctionnements liés à leur activité en ligne pourraient avoir sur leur réputation. Pour 52% d’entre eux, la cause principale est le paiement lents ou fastidieux ; 48% l’attribuent à des difficultés d’acheminement ; 45% déclarent que le risque réside dans les frais d’expédition élevés et 39% affirment la facturation des retours produits met à mal leur image de marque.

    4. Les consommateurs sont attentifs à la sécurité en ligne, ralentissent leurs achats sur les réseaux sociaux et privilégient la confiance

    Les processus et options d’achat au cœur de la confiance des consommateurs

    Près de la moitié des consommateurs français se sentent perdus en cas de refus de paiement non justifié. Certains acheteurs se rendent alors sur un autre site web, tandis que d’autres abandonnent tout simplement l’achat. Le manque à gagner se compte en milliards d’euros  pour les détaillants, ce qui redistribuerait les cartes du marché si l’on y remédiait.

    Plus de la moitié des commerçants français proposent au moins un type de paiement de type Buy Now Pay Later (BNPL) via leur espace de vente en ligne. 18% d’entre eux s’apprêtent à proposer cette offre dans un avenir proche.

    Les Français plus méfiants vis-à-vis des réseaux sociaux qu’en 2021

    19 % des consommateurs français espèrent utiliser davantage les médias sociaux comme canal d’achat, ce qui leur permettrait d’acquérir des produits tout en ayant le sentiment de faire partie d’une communauté en ligne, contre 56% en 2021. Dans le même temps, 37 % disent se méfier des influenceurs.

    21 % des commerçants français interrogés prévoient de renforcer leur présence sur les réseaux sociaux pour dynamiser leurs canaux de vente dans les 18 mois à venir, mais 64% déclarent qu’ils considèrent le shopping social comme présentant un risque de réputation assez important pour leur activité.

    « Les pressions économiques actuelles mettent au premier plan la sécurité des paiements, la réappropriation de la chaîne d’achat par les consommateurs et la force d’adaptation des commerçants. La hausse des prix étant inévitable, les retailers pourront s’appuyer sur les leviers technologiques développés ces dernières décennies, tout en cherchant à répondre aux nombreux défis auxquels la grande distribution fait face aujourd’hui : chaîne logistique, coûts de l’énergie, pénurie de main-d’œuvre et consommation en berne seront probablement des tremplins pour trouver de nouvelles alternatives pour continuer à sécuriser et ‘augmenter’ l’expérience client. », déclare Ingrid Lethu, VP Sales, France, Belgique et Italie chez Checkout.com.

    Pour accéder à la version complète du rapport, suivez ce lien.

     

  • Les grandes tendances de consommation à l’ère post- Covid

    Quand le magasin fait de la résistance …

    Rapport 2022 Echangeur BNP Paribas Personal Finance « Access Panel »

    Depuis plus de 20 ans, les experts de l’Echangeur BNP Paribas Personal Financedécryptent les habitudes d’achat et les arbitrages budgétaires des Français, grâce à sa plateforme d’études unique en France et en Europe réalisée avec l’aide de Kantar sur le terrain, l’Access Panel.
    Tous les deux ans, 5 000 individus représentatifs de la population française sont interrogés sur une centaine de questions pour apporter une vision 360° de leurs modes de consommation et de leur évolution. Un outil exceptionnel qui croise des millions de données et permet de comprendre leurs habitudes de vie, comment ils consomment et dépensent, pourquoi, combien, et auprès de quelles marques.

    Pour la première fois, l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance dévoile l’ensemble des résultats de cette enquête, réalisée début 2022 et divisée en six parties (ce communiqué détaille les quatre premières). Ils offrent l’occasion de déterminer en quoi la crise sanitaire a modifié de manière pérenne ou non les usages et attitudes des consommateurs Français, en particulier dans leurs arbitrages entre physique et digital.

    Avec un enseignement majeur : le physique fait de la résistance. Contrairement aux idées reçues et aux usages surtout concentrés dans une grande ville comme Paris, le tout Internet, le paiement sur mobile, la généralisation du QR Code ou le commerce sur les réseaux sociaux ne constituent pas (encore) les modes de consommation et d’achat les plus répandus en France. Le bon vieux magasin a encore ses adeptes. Mais pas tout seul et pas comme avant.

    Tendance 1 
    Le digital, fossoyeur ou nouveau souffle pour le magasin ?

    Avec l’intensification des achats sur Internet depuis la pandémie, la livraison est devenue un moment clé du parcours client. Il y a un an, le Quick Commerce faisait les gros titres avec une explosion d’acteurs comme Gorillas, Flink, Cajoo, ou encore Gopuff venant concurrencer les distributeurs traditionnels. Aujourd’hui, leur promesse d’une « livraison en 10 minutes » évolue vers une terminologie plus neutre, « quelques minutes », cherchant à répondre à un besoin de fiabilité plus que de rapidité de la part du consommateur.

    Seulement 13 % des Français ont recours à un service de livraison à domicile pour leurs courses alimentaires, en hausse depuis la période « pré-Covid » (+ 3 points par rapport à janvier 2020). Il existe une forte disparité selon le lieu d’habitation, en lien avec les offres proposées. 28 % des Parisiens ou habitants l’agglomération parisienne y ont eu recours au cours des 12 derniers mois. C’est parmi eux que la progression est la plus notable : + 8 points par rapport à janvier 2020. Les habitants des grandes villes (plus de 100 000 habitants) se distinguent également : 19 % d’entre eux utilisent ce service. A l’inverse, cette pratique est très peu répandue en milieu rural ou dans les petites villes de moins de 10 000 habitants (respectivement 8 % et 10 % d’entre eux).

    Le grand gagnant de la période « post-Covid » reste indéniablement le Drive. 27 % des Français y ont eu recours au cours des 12 derniers mois (+ 7 points vs 2020). Cependant que l’engouement observé durant les périodes de confinement est quelque peu retombé. Plus du tiers des Français utilisaient ce service, d’après une étude complémentaire lancée en septembre 2020 par l’Echangeur.

    Si les ruraux sont que peu adressés par les services de livraison à domicile, ils sont logiquement les champions du Drive : 31 % d’entre eux y ont recours, en progression de +8 points par rapport à janvier 2020. A l’inverse, seuls 14 % des Parisiens ou habitant l’agglomération utilisent ce service, alors que cette pratique est globalement bien répandue dans les autres types de ville, y compris dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants (25 %).

    Au-delà du secteur alimentaire, la livraison est devenue un enjeu crucial qui s’étend à l’ensemble du commerce. 21 % des Français ont utilisé le Click & Collect pour leurs achats non alimentaires au cours des 12 derniers mois. Là encore, cette pratique a connu une forte progression comparativement à la période pré-Covid (+ 9 points par rapport à janvier 2020). Si les urbains, habitant des villes de plus de 100 000 habitants ou Paris et son agglomération, ont davantage tendance à adopter ce service (25 % d’entre eux), l’opposition villes / campagnes est nettement moins marquée que dans le secteur alimentaire. Preuve que l’offre a su se développer, en dehors des grands centres urbains.

    Tendance 2 
    Le digital, fossoyeur ou nouveau souffle pour le magasin ? 

    La crise sanitaire et les confinements successifs ont, assurément, engendré une accélération de la digitalisation des Français. Cependant, il s’agit d’une digitalisation à deux vitesses, laissant des populations largement exclues. Quels impacts à long terme sur le monde du commerce ? Le digital peut-il devenir le fossoyeur du magasin ?

    L’achat sur Internet s’est désormais banalisé. Si la quasi-totalité des Français (94 %, + 2 points vs janvier 2020) a acheté au moins une fois sur Internet au cours des 12 derniers mois, la crise sanitaire a engendré une augmentation notable de la fréquence d’achat. 72 % des acheteurs online achètent au moins une fois par mois, soit une progression de + 6 points par rapport à la vague de janvier 2020. Augmentation de la fréquence d’achat ne rime pas avec augmentation du nombre de sites où sont réalisés les achats. Cela reste limité : seulement 19% des Français déclarent avoir acheté sur plus de 5 sites internet différents, au cours des 12 derniers mois. La tendance était similaire avant le Covid.

    Le Smartphone occupe une place centrale dans le quotidien des Français : 86 % d’entre eux en sont équipés, en progression de +4 points par rapport à janvier 2020. Le taux d’équipement en ordinateurs, fixes ou portables, demeure également très élevé (83 %), malgré une baisse de -4 points vs janvier 2020. C’est surtout parmi les jeunes générations qu’il est en recul : 64 % des 18 -29 ans en sont équipés (-11 points). Preuve que le Smartphone pourrait tendre à remplacer les autres outils digitaux (PC, tablettes…) dans de nombreux usages. Malgré une belle progression, les assistants vocaux (Amazon Echo, Google Home…) restent encore et toujours peu répandus. Seulement 17 % des Français en sont dotés (+ 6 points vs 2020).

    Les usages des smartphones et tablettes ont explosé depuis 2020. Parmi ceux qui ont le plus progressé, citons le M-commerce : 42 % des Français achètent désormais sur Internet via leur smartphone ou tablette, en progression de + 10 points par rapport à janvier 2020. Le QR-code, mis à l’honneur durant la pandémie, est lui, utilisé par 36 % des Français, pour obtenir des informations sur un produit en magasin.

    De manière globale, si les usages autour du smartphone se sont multipliés, ils sont encore loin d’être majoritaires dans l’ensemble de la population française. Cela illustre une digitalisation à 2 vitesses dont certaines populations restent encore largement exclues, les seniors en tête. A titre d’exemple, seuls 26 % des plus de 60 ans achètent sur Internet via leur smartphone ou tablette, contre 57 % des 30-44 ans.

    Parmi les usages qui se sont développés, tout en restant largement minoritaires, il faut citer l’utilisation du smartphone pour payer en magasin : 11 % des Français ont adopté cette pratique (+ 4 points vs 2020).  Mais il s’agit avant tout d’une pratique qui se développe à Paris et dans son agglomération ainsi que dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants, avec respectivement 16 % (+ 4 points vs 2020) et 14 % (+5 points vs 2020) d’utilisateurs. A l’inverse, seuls 9 % des ruraux y ont recours.

    En outre, c’est parmi les jeunes qu’elle est aujourd’hui la plus répandue : 20 % des 18-29 ans en sont adeptes (en progression de + 6 points par rapport à janvier 2020). A l’inverse, seuls 6 % des 60 ans et plus ont franchi le pas (+2 points vs 2020). Les familles aisées, avec des enfants de moins de 15 ans, comptent aussi parmi les plus grandes utilisatrices de ce service (19 %).

    Tendance 3
    Après la voix, les réseaux sociaux, l’avenir du commerce ?

    S’il est une pratique qui s’est particulièrement intensifiée depuis la pandémie, c’est bien l’usage des réseaux sociaux, devenus des médias essentiels, notamment parmi les moins de 30 ans. Cette accélération des usages doit pousser les marques à les considérer comme un point de contact majeur dans leur stratégie de développement et de fidélisation.

    Si Facebook demeure le réseau social avec le plus grand nombre d’utilisateurs (68 % des Français déclarent l’utiliser), il est en perte vitesse auprès des 18-29 ans (56 % d’utilisateurs, en baisse de 11 points par rapport à janvier 2020). A l’inverse, Instagram tire son épingle du jeu.  Il compte 37 % de Français utilisateurs (+ 10 points, par rapport à janvier 2020) et devient le 1er réseau social auprès des 18-29 ans avec 70 % d’utilisateurs (+5 points). Snapchat arrive en seconde position parmi cette classe d’âge, avec 60 % d’utilisateurs (contre 23 % parmi l’ensemble des Français). Au-delà de ces réseaux « historiques », il convient de noter le poids important que représente déjà TikTok (40 % des 18-29 ans l’utilisent versus 16 % des Français), réseau qui fait la part belle aux vidéos, relayées instantanément à grande échelle. Si son nombre d’utilisateurs reste encore faible, Twitch, qui s’adressait initialement aux communautés de gamers, se distingue également parmi les jeunes : 18 % d’entre eux l’utilisent (contre 6 % des Français) et en sont déjà adeptes.

    Intégrer pleinement les réseaux sociaux dans sa stratégie n’est donc plus une option mais une nécessité pour les marques. Pour autant, l’achat via les réseaux sociaux n’attire pour l’instant que peu d’utilisateurs : seuls 10 % des Français ont acheté via ce canal, au cours des 12 derniers mois. Les jeunes générations se distinguent là encore : 20 % des 18-29 ans ont franchi le cap, soit trois fois plus que les plus de 60 ans (6 %).

    Tendance 4 
    Buy now Pay latter , un service réservé aux français les plus contraints financièrement ? 

    Avec la montée en puissance d’acteurs tels Klarna, Alma ou Floa Bank, le Buy Now Pay Later a fait partie des nouveaux mots marquants de l’année écoulée. Pour autant, l’usages des facilités de paiement n’est pas une nouveauté.  Quels usages les Français en font-ils, particulièrement en ligne ? Ces services sont-ils seulement prisés par les Français les plus contraints ?

    Globalement, la pratique est déjà particulièrement ancrée dans les habitudes de consommation des Français : 33 % d’entre eux déclarent avoir utilisé des facilités de paiement en ligne au cours des 12 derniers mois. Dans le détail, 27 % ont payé leurs achats Online en plusieurs fois (3 ou 4 fois par exemple) et 19 % ont eu recours au report de paiement, qu’il s’agisse d’un paiement après réception et essai des produits ou d’un paiement reporté de plusieurs semaines ou mois.

    Les jeunes se montrent particulièrement séduits par ce type d’offres :  51 % des 18-29 ans ont utilisé des facilités de paiement online au cours des 12 derniers mois. Les familles avec des enfants de moins de 15 ans font, elles aussi, partie des adeptes du paiement fractionné comme du report de paiement (Buy Now Pay Later), sur Internet : 47 % ont recours à ces facilités de paiement. Ce chiffre est similaire quel que soit le niveau d’aisance des familles.

    Au-delà de ces caractéristiques socio-démographiques, plus les acheteurs Online sont des clients réguliers, plus ils utilisent des facilités de paiement online : 42 % des clients achetant au moins une fois par mois sur Internet font appel à ce service ; ils ne sont que 19 % parmi les clients plus occasionnels (moins d’un achat par mois).

    2 autres tendances à découvrir dans le rapport :

    – Les enseignes et l’économie circulaire, le soufflet qui retombe ? L’économie circulaire est un changement de modèle visant à produire des biens et services de manière durable, tout en limitant la consommation et le gaspillage des ressources. Précurseur, le secteur de l’automobile a développé depuis longtemps des offres de location et représente ainsi le marché le plus mature à ce niveau. Par ailleurs, si nous nous dirigeons vers l’avènement d’une société de l’usage, après celle de la propriété, le marché de l’occasion représente déjà une tendance bien ancrée dans la consommation des Français.

    – La crise : coup d’arrêt pour les projets des Français ? Quel impact de la crise sur les projets de rénovation (rénovation énergétique, cuisine, salle de bain…) et les projets d’achats (voitures, matériel électronique, mobilier…) des Français.

    Rapport complet ici 

     

     

     

     

  • Comment stimuler les ventes du e-commerce dans des conditions commerciales difficiles ?

    Pourquoi l’impact positif du Covid-19 sur la consommation en ligne des Français aura été limité dans le temps

    Etude Mollie

    La crise du Covid-19 a changé les comportements d’achats des consommateurs dans le monde entier. Aujourd’hui, 35% des consommateurs européens déclarent faire davantage d’achats en ligne et en magasin qu’avant la pandémie et 48% d’entre eux prévoient de maintenir un rythme d’achat en ligne similaire dans les 12 prochains mois. A l’inverse, un tiers des Français (32%) déclarent avoir effectué plus d’achat en ligne durant la pandémie mais avoir retrouvé leur rythme d’achat en ligne avant-covid.

    “Les e-commerçants ont ici un challenge à relever pour attirer de nouveaux consommateurs et fidéliser ceux qui ont sauté le pas pendant la pandémie. Historiquement, les Français ont une relation proche avec les enseignes physiques et ont besoin de se rendre en magasin afin de pouvoir toucher et voir le produit avant de se décider à acheter. Les achats en magasins apportent un sentiment de sécurité que les achats en ligne peuvent ne pas offrir. Il faut donc pour les e-commerçants arriver à rassurer les consommateurs, notamment grâce au paiement sécurisé, en facilitant les retours ou encore en mettant en avant les avis des clients qui sont des éléments différenciant forts.” analyse Philippe Daly, VP France chez Mollie.

    Stimuler les ventes du e-commerce dans des conditions commerciales difficiles 

    Pour continuer à stimuler la croissance dans un contexte économique incertain et pour rivaliser avec les géants du web qui restent un réflexe lors des achats en ligne pour plus d’un tiers des Français (39%), il est essentiel que les PME du e-commerce comprennent les facteurs qui poussent les consommateurs Français à acheter, ce qui les rebute et ce qui, en particulier, provoque l’abandon du panier.

    Facteurs d’achats

    Mollie a demandé aux consommateurs en ligne d’identifier 3 fonctionnalités que les e-commerçants devraient proposer pour optimiser la décision d’achat en ligne: a) 79% des consommateurs interrogés réclament une méthode de paiement rapide et efficace, b) 79% demandent des délais de livraison rapides et c) 75% demandent la possibilité de procéder à un retour gratuit..

    A noter que la carte bancaire est le moyen de paiement en ligne préféré pour ⅔ des français (64%) devant PayPal (55%) pour les achats en France. 9 personnes sur 10 pensent que la disponibilité du ou des méthodes de paiement favorites est importante pour effectuer un achat. 83% des consommateurs français interrogés mentionnent également que la mise à disposition de leur méthode de paiement préférée est la raison principale d’acheter à nouveau chez un e-commerçant.

    “Les PME doivent pouvoir disposer de solutions hyper localisées pour offrir une expérience d’achat plus personnalisée et en adéquation avec leurs habitudes. Mais elles doivent également faire preuve d’innovation et être capables de se développer pour servir des clients au-delà des frontières. Il est essentiel que les PME proposent les méthodes de paiement que leurs clients préfèrent. La carte bancaire n’est plus la seule option. Proposer plusieurs options de paiement, qu’il s’agisse de PayPal, d’iDEAL, de paiement fractionné ou de portefeuilles mobiles populaires sur chaque marché local permet de gagner la confiance des consommateurs et donc d’augmenter le taux de conversion et la fidélité à la marque.” explique Philippe Daly, VP France chez Mollie.

    Les freins au commerce en ligne

    Il existe un certain nombre de facteurs qui découragent les consommateurs d’effectuer des achats chez un commerçant en ligne, les trois principaux étant les suivants :

    ●       Les frais d’expédition et les taxes élevés : 58 % des acheteurs européens déclarent qu’ils sont moins susceptibles de faire des achats chez un commerçant en ligne si les frais d’expédition ou les taxes sont trop élevés.

    ●       Prix élevés par rapport aux grands détaillants : 53% des consommateurs européens sont plus susceptibles de faire leurs achats chez les grands détaillants en raison de prix plus bas.

    ●       Inquiétudes concernant la sécurité des paiements : 50 % des consommateurs européens déclarent que les inquiétudes concernant la sécurité des paiements les dissuadent de faire des achats chez certains commerçants. Les acheteurs français sont les plus sensibles à la sécurité (59 %).

    “Les e-commerçants peuvent disposer aujourd’hui de solutions de paiement clé-en-main leur permettant de rivaliser avec les plus grandes enseignes. Qu’il s’agisse de la sécurisation des paiements et de la réduction des risques de fraude ou de la possibilité d’offrir une large sélection de méthodes de paiement y compris pertinentes à l’international, les e-commerçants doivent pouvoir tirer avantage de ces solutions pour se concentrer sur leur coeur de métier et créer de la récurrence d’achat.” conclut Philippe Daly.

  • Marketing responsable : les entreprises sont-elles prêtes à passer de l’envie d’agir à l’action ?

  • Shrinkflation, cheapflation, promotions… comment la grande distribution lutte contre l’inflation

    Grande Distribution :
    quelles sont les stratégies des enseignes pour lutter contre l’inflation ?

    Selon Tiendeo

    Depuis des mois, l’inflation est l’une des principales préoccupations des consommateurs. Selon le Global State of the Consumer Tracker élaboré par Deloitte, 82 % des Français reconnaissent être très préoccupés par l’inflation. Face à la hausse des prix, les consommateurs modifient leurs habitudes de consommation. Dans ce contexte, la sensibilité au prix est très élevée, et les distributeurs cherchent des moyens d’encourager la consommation.

     Alors que les inquiétudes concernant la perte du pouvoir d’achat gagnent du terrain dans l’esprit des Français, les détaillants disposent de quelques armes pour attirer les consommateurs vers leurs points de vente afin de maintenir la demande actuelle. Tiendeo, la plateforme spécialisée dans la digitalisation des prospectus, a analysé certaines de ces tactiques anti-inflationnistes.

    La  « shrinkflation » : des produits rétrécis, mais au même prix

     Avec la hausse des matières premières et les coûts qui en découlent, une technique de vente fait beaucoup parler d’elle dernièrement : la « shrinkflation ». Il s’agit d’une technique légale utilisée par les distributeurs et fabricants pour réduire la quantité du produit entre 5 et 10%, tout en conservant son emballage et son prix d’origine.

    En d’autres termes, des boîtes de biscuits avec moins de biscuits, des portions de fromage plus petites, etc… Le changement est si subtil qu’il passe parfois inaperçu aux yeux du consommateur. Une technique qui vise à rester compétitif en période d’inflation.

    Qualité ou quantité ? L’autre dilemme de la « cheapflation »

    La « cheapflation » (ou baisse de la qualité des aliments) est un phénomène très récent, qui commence à prendre de l’ampleur, notamment aux États-Unis, qui consiste à substituer certains produits ou aliments par d’autres produits moins chers (alimentaires ou non). Un exemple évident peut être observé avec certains chocolats. Si le produit comporte la légende « aromatisé au chocolat », cela signifie que l’ingrédient original a probablement été remplacé par de l’huile de palme et des arômes artificiels, diminuant nettement la qualité du produit.

    Bien qu’une certaine marge soit sacrifiée, l’objectif principal de cette tactique est d’augmenter le chiffre d’affaires de certains produits. Ainsi, l’industrie des produits de grande consommation parvient à augmenter l’offre de produits et permet aux clients de consommer leurs produits préférés malgré l’augmentation des prix.

     Des campagnes promotionnelles plus agressives 

     À une époque où la sensibilité au prix s’accroît et où le pouvoir d’achat des Français est compromis, les offres promotionnelles sont devenues des « armes » extrêmement efficaces. Pendant la pandémie, nous avons vu comment les consommateurs ont changé leurs habitudes de consommation et ont utilisé le canal digital pour effectuer leurs achats.

    Dans ce nouveau contexte, nous sommes confrontés à un consommateur qui est de plus en plus susceptible de renoncer à ses marques et enseignes préférées afin d’obtenir un prix plus compétitif lors de ses achats. Selon une étude réalisée par Tiendeo et NielsenIQ, 60% des Français choisissent leur lieu de courses en fonction des offres et promotions proposées.

     Ainsi, les promotions sont devenues aujourd’hui un puissant catalyseur de la consommation en raison de leur impact direct sur le ticket de caisse. Les consommateurs souhaitent obtenir des économies directes sur chaque achat effectué, sans devoir envoyer une preuve d’achat (ou autre action) pour bénéficier de ces réductions.

     Les promotions deviendront également plus digitales. Le mode de vie et les habitudes de consommation ont changé au cours des deux dernières années, sous l’effet des confinements et des restrictions sanitaires. Les consommateurs d’aujourd’hui sont de plus en plus digitaux. “C’est un grand avantage et en même temps une opportunité pour les distributeurs, qui peuvent désormais lancer des promotions plus personnalisées en fonction du type de consommateur et de ses habitudes”, explique Henri-Noël Bouvet, VP of Growth chez Tiendeo.

    L’effet des offres promotionnelles pour motiver les consommateurs à se rendre dans les magasins est indiscutable. Comme le souligne Henri-Noël, « En raison de la hausse des prix des produits de base et face à cette nouvelle situation économique, les enseignes multiplient les offres. Si on analyse les données relatives aux offres de Tiendeo pour le premier trimestre de l’année par rapport à la même période de l’année dernière, on constate que les offres des détaillants se sont multipliées par 2,4. Pour les supermarchés, c’est un moyen d’impacter les consommateurs chaque semaine, en les encourageant à venir dans leur magasin plutôt que chez la concurrence« .

    Il existe également une tactique qui consiste à appliquer une promotion sur des produits phares (par exemple l’huile de tournesol, chocolat et sucrerie,..), en ajustant leurs prix et en les plaçant à l’entrée des établissements ou sur la couverture de leurs brochures. Ils servent à attirer l’attention du consommateur pour lui donner envie de venir vers le point de vente. Une fois dans le magasin, il est fort probable que le consommateur achète également d’autres produits.

     Les marques de distributeur : le refuge des consommateurs

     En période d’inflation, les marques de distributeurs sont celles qui ont tendance à augmenter leur demande. En effet, face à l’augmentation des prix, les consommateurs sont encore plus attentifs à leurs dépenses lorsqu’ils font leurs courses et optent pour des produits qui offrent une qualité et des caractéristiques similaires à un prix nettement inférieur.

    « Au cours des 20 dernières années, nous avons connu des périodes de crise plus ou moins importantes, où les marques de distributeurs sont généralement sorties gagnantes, car elles représentent une valeur refuge aux yeux du consommateur. Certains produits offrent des économies de 20 à 40 % par rapport au prix des marques plus commerciales. Cependant, ces dernières semaines, nous avons constaté que même les marques de distributeurs augmentent leurs prix à cause de l’inflation », ajoute Henri-Noël Bouvet.

     

  • Quand 3 Français sur 4 estiment que les marques ont perdu en authenticité

    Le verdict des Français face à la standardisation du shopping 

    Avant la pandémie, nombreux étaient ceux qui pensaient que l’avenir du commerce de détail ferait la part belle à la standardisation des produits et serait largement dominé par quelques acteurs principaux pour chaque catégorie de produits — vêtements et accessoires, mobilier et décoration, hygiène et beauté, alimentation, bijoux, luxe, jouets, papeterie, etc. C’était sans compter sur la crise sanitaire, qui a rebattu les cartes, perturbant les chaînes d’approvisionnement autant que les valeurs des consommateurs, plus attachés que jamais à ce que leurs principes se reflètent dans leurs achats.

    Qu’ont changé exactement les deux années de pandémie dans les critères d’achats et l’expérience shopping des Français ? La standardisation grandissante des produits va-t-elle perdurer, ou l’avenir du shopping sera-t-il plus varié qu’initialement attendu ? Pour répondre à ces questions, Faire, leader mondial de la mise en relation des commerçants indépendants et des marques, et l’institut OpinionWay ont mené l’enquête auprès de 1019 consommateurs français au cours du mois de février 2022. Voici leurs réponses.

    Les Français privilégient les marques locales et responsables après la pandémie

    1 Français sur 2 (49%) déclare accorder plus d’importance qu’avant la crise sanitaire au lieu de fabrication d’un produit avant de l’acheter. 67% des sondés admettent opter davantage pour des produits responsables — 81% se disent persuadés qu’acheter artisanal revient à consommer plus éthique —, et les trois quarts d’entre eux (75%) affirment que soutenir les marques indépendantes est important à leurs yeux. 65% estiment d’ailleurs que les produits proposés par ces dernières sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines.

    La standardisation des produits, responsable de la perte d’authenticité des marques

    Exprimant leur désir d’avoir accès à une certaine variété dans leurs achats, 67% des Français se plaignent d’avoir moins d’occasions de découvrir des nouveautés, et ils sont 65% à accuser les marques de ne plus faire l’effort de créer des produits originaux. Plus des trois quarts du panel sondé (76%) estiment en outre que les marques ont perdu en authenticité.

    Les consommateurs sont également plus de 7 sur 10 (72%) à juger que les produits disponibles sur le marché ont tendance à se ressembler, pointant ainsi du doigt la standardisation grandissante du commerce. Les catégories les plus standardisées sont les vêtements et accessoires de mode (54%), l’alimentaire (51%), les cosmétiques (produits d’hygiène et de beauté, 40%), le mobilier (37%) ou encore les jouets (33%).

    « La pandémie a grandement contribué à valoriser le commerce local et indépendant auprès des consommateurs français, notamment car il leur permet de mettre la main sur des articles en phase avec leurs principes et leurs valeurs, mais aussi en raison de l’impact qu’ont les marques et commerçants indépendants au sein de nos communautés » commente Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Auparavant, il était plus difficile pour les artisans et petits commerçants d’obtenir la visibilité dont ils avaient besoin pour rivaliser avec les grandes surfaces et autres chaines de magasins internationales. En conséquence, les acheteurs français avaient plus de mal à dénicher la perle rare. »

    Le commerce indépendant de plus en plus populaire face aux grandes chaines et acteurs de proximité

    En 2022 et après deux ans de crise sanitaire, la majorité des Français continuent à privilégier les grandes chaines de magasins pour effectuer leurs achats. C’est principalement le cas en ce qui concerne les denrées alimentaires (62%), les produits d’hygiène et de beauté (56%), le mobilier (54%), la décoration (51%), les vêtements et accessoires (43%), ou encore les jouets (43%).

    Les trois quarts (75%) d’entre eux jugent aussi qu’il est difficile de trouver des pièces uniques, et ils sont jusqu’à 80% à regretter à ce propos le manque de visibilité des commerçants indépendants sur internet. Les consommateurs sondés sont pourtant près de 4 sur 10 (39%) à affirmer que la commercialisation d’un produit par un acteur appartenant à cette catégorie agit comme un levier en vue d’acheter ce dernier.

    « La spécificité des propriétaires de boutiques indépendantes réside dans la possibilité qu’ils ont de rivaliser grâce à leurs gouts et aux sélections qu’ils opèrent. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’objets plus personnalisés tels que des bijoux, des accessoires de luxe ou encore de la décoration intérieure » ajoute Olivier Buffon. « Demain, cela pourrait bien le devenir pour toutes les catégories de produits, de l’épicerie aux vêtements en passant par les jouets. »

    Les commerçants indépendants s’adaptent pour séduire des Français guidés par leur instinct

    Comment les Français procèdent-ils à l’heure d’acheter des vêtements, des objets de décoration ou encore des cadeaux ? Le plus grand nombre affirment chercher les produits qui reflètent le mieux leur personnalité et dans lesquels ils se reconnaissent (respectivement 33%, 31% et 19%). Ils sont tout autant à se laisser guider par leur goût et à acheter spontanément ce qui leur plait quand il s’agit d’un objet de décoration (31%), mais légèrement moins pour les vêtements (26%). Ils le sont en revanche sensiblement plus par rapport aux cadeaux (24%).

    86% considèrent aussi que les marques indépendantes contribuent à préserver le savoir-faire local, et 65%, tout simplement que leurs produits sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines. C’est donc sans grande surprise que certains acteurs sont attendus pour les aider à augmenter leur présence en ligne. Notamment les plateformes internet de vente aux particuliers (83%), et celles de vente entre entreprises, qui mettent en relation les commerçants indépendants et les marques (80%). Les grandes chaines de magasins (75%), ou encore les influenceurs et créateurs de contenus sur les réseaux sociaux (58%) joueront un rôle moins important selon les Français sondés.


    « Cette étude fait apparaître un déséquilibre majeur entre les produits proposés par les marques et les attentes des Français. La demande croissante d’originalité, d’authenticité, de personnalisation, de nouveauté ou encore d’éthique commence d’ores et déjà à laisser entrevoir ce à quoi ressemblera le commerce de demain » conclut Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Cela constitue une magnifique opportunité pour les commerçants indépendants, qui peuvent désormais compter sur une série d’outils modernes pour les aider à trouver des marques uniques, non seulement ici en France, mais dans le monde entier. »

  • Dans un contexte inflationniste, comment les Français envisagent de réorienter leurs choix de consommation ?

    Dans un contexte inflationniste, comment les Français envisagent de réorienter leurs choix de consommation ?

    18 mois après le début de la pandémie, les allégements des restrictions ont entrainé une forte reprise économique synonyme également du retour de l’inflation. Le contexte économique français de hausse des prix sur de nombreux postes de dépenses, conjugué avec l’élection présidentielle ont propulsé le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations des Français (pour 83% d’entre eux) en trio de tête avec la santé (88%) et l’écologie (80%). La crise ukrainienne actuelle devrait renforcer encore un peu plus ce sentiment (envolée des cours du blé, crise énergétique…) dans les mois à venir.

    Si la valorisation des achats de produits de grande consommation est restée très forte en 2021 grâce à un contexte déflationniste depuis de nombreuses années, il ne devrait pas en être de même en 2022. En effet, selon le gouvernement, une augmentation des prix des produits alimentaires de l’ordre de 3% est à attendre. Elle sera visible pleinement dans les rayons des magasins après les négociations commerciales, soit à partir du 2nd trimestre 2022, une première depuis 8 ans.

    Lydia RABINE, experte grande consommation chez Kantar Worldpanel France, s’est penchée sur les intentions des consommateurs dans les mois à venir pour pallier cette inflation des prix des produits alimentaires en décryptant les résultats d’une enquête menée auprès de 13 000 foyers.

    Comment les Français envisagent de réorienter leurs choix de consommation à l’aune de l’inflation ?

    Cette enquête nous montre que c’est le poste alimentaire qui risque de subir les plus forts arbitrages.

    En effet, en tête des solutions les plus intentionnées par les foyers Français, l’on retrouve : • 46% envisagent de réduire le gaspillage alimentaire : une solution jugée pratique, économique et écologique (rayons DLC courtes, paniers anti-gaspi, doggy-bag en restauration, applications anti-gaspi, vrac ou encore box à cuisiner)

    • 44% souhaitent privilégier le Fait-Maison : une alternative économique bien connue qui avait déjà été privilégiée lors de la crise inflationniste de 2008 (cuisiner oui, mais plus rapidement et varié)

    • 38% des Français restent pragmatiques et envisagent d’acheter davantage sous promotion

    • Les consommateurs ont également l’intention de se rendre dans les magasins les moins chers près de chez eux. Lidl, Aldi, Leclerc, ITM, U voire Carrefour – qui s’est beaucoup amélioré sur son image prix – devraient avoir le vent en poupe en 2022.

    • En revanche, Kantar n’observe pas de volonté marquée de s’orienter vers les Marques De Distributeurs. Les Marques nationales bénéficient d’un capital confiance en hausse (58,9% des Français disent faire confiance aux grandes marques soit +2,5 pts vs 2020) et d’un positionnement prix favorable à date (promotion et moins d’inflation à date).

    Côté non alimentaire, les Français souhaitent avant tout faire attention à leur consommation énergétique (3ème solution citée) puis envisagent de réduire leurs dépenses en restauration (31% d’entre eux, 7 ème position) ainsi que de vêtements (30% d’entre eux, 8 ème position). Les Français semblent, en revanche, moins enclins à réduire l’utilisation de leur voiture malgré les hausses de prix du carburant largement médiatisées (seulement 27% des Français l’envisagent).

    Risque de déclassement pour une partie de la population et arbitrage plus drastique

    Selon Lydia RABINE, « Si cette étude montre que les leviers envisagés par les consommateurs sont sensiblement différents de ceux de 2008 et illustrent bien l’avènement d’un nouveau modèle de consommation, il ne faut pas occulter un risque sérieux de fragilisation et de déclassement d’une certaine partie de la population. »

    En effet, 32% des foyers se sentent Vulnérables dans le contexte à venir selon l’étude Kantar Shopper Pysches soit deux fois plus de foyers fragiles que la définition classique mesurée par l’INSEE (15% de foyers modestes). Une catégorie d’acheteurs (modeste et familiale) qui envisage des solutions plus drastiques en réduisant la voilure sur de nombreux postes et en baissant en gamme.

    Ainsi les catégories ne devraient pas toutes réagir de la même manière. Les catégories « essentielles » (lait, crème, œuf, farines…) ont des risques de baisser en gamme plus forts (transferts des achats vers les MDD, premiers prix, Discount, la promotion…), quand les catégories « conforts » (Hygiène-Beauté, eaux, alcools…) ont un risque plus marqué de déconsommation.