Les mythes qui pèsent sur le marketer B2B

Par Hervé Gonay, CEO de GetQuanty
Touchée par une complexité grandissante, la fonction marketing cherche ses marques. Trois grandes tendances se dégagent : optimisation, perfectionnement et positionnement.
C’est un fait : depuis plusieurs années, l’avalanche de nouvelles technologies et le raz-de-marée de datas – autrement dit la transformation digitale – ont rendu la fonction marketing de plus en plus complexe à appréhender.
Toute transformation a ses bons côtés. Jamais la distance entre marketeurs et direction générale n’a été aussi mince, ce qui se traduit par des budgets plus importants, de nouveaux outils à profusion et des équipes plus étoffées. Les salaires du marketing digital ont fait un bond de 5% en 2016, selon Robert Half. Clairement supérieur à la moyenne.
Menaces vs Espoirs : quand la transformation digitale divise
Mais tout n’est pas si rose. Parmi les plus professionnels expérimentés, certains s’avouent perdus, déconcertés, parfois même menacés. Tout va plus vite. Trop vite ? Les réseaux sociaux et le web ont changé de manière significative les comportements d’achat des décideurs B2B. Du téléphone on est passé à l’emailing, puis au SEO, à l’inbound, au social selling… Pour certains, ces mots résonnent comme des promesses d’un futur radieux. D’autres n’y voient que des termes barbares ouvrant sur des acronymes nébuleux. Mais alors, comment ne pas se sentir complétement dépassé dans cette multitude de données issues de sources hétéroclites, qu’il faut encore savoir exploiter, synthétiser, exploiter, analyser ?
Trois catégories de tendances marketing
A bien y regarder, les tendances d’évolution du marketing peuvent se classer en trois catégories :
Faut-il s’inquiéter, pour les marketeurs, de cette évolution si rapide, si complexe ? Pas vraiment. Faire du marketing a toujours consisté à observer (le marché) pour proposer une adaptation (de l’offre). La capacité à transformer, donc y compris soi-même, est un impératif de la fonction.
Par Damien ANDRIEU, Responsable Marketing Lascom AEC et Lascom
Le marketing digital n’est pas réservé aux start-ups et aux grands groupes. Bien sûr, on l’associe rapidement aux sites e-commerce et aux campagnes les plus visibles, en particulier BtoC car en tant que consommateurs on regarde d’abord à notre porte, mais c’est aussi un élément clé de transformation pour la survie et la progression des PME IT, en France et à l’international.
En effet, pour les PME IT, au-delà d’une évolution du service marketing, c’est un bouleversement qui impacte l’organisation de tous les services liés à la vente et qui brise le cloisonnement entre service marketing, communication et commercial.
On parle beaucoup d’ « Inbound Marketing », de « Social Selling », d’ « Account Based Marketing » mais je ne vais pas détailler ces méthodes et outils. Premièrement car ils ne sont pas réellement nouveaux, ce qui est nouveau c’est qu’on leur a donné un nom et que l’on a industrialisé ces concepts, et deuxièmement car mon point ici concerne davantage l’impact du marketing digital sur l’entreprise.
Une évolution en cohérence avec les bouleversements du secteur IT et de l’édition de logiciels
Les clients des PME IT ne recherchent plus uniquement un logiciel ou un outil technique. Le logiciel représente maintenant le support qui permet de matérialiser l’expertise de l’éditeur, d’accompagner les changements dorganisation et de méthodes des clients. D’excellence technique, le rôle devient de plus en plus centré sur l’expertise métier et le consulting pour proposer des bonnes pratiques capitalisées sur l’expérience. Les clients attendent de pouvoir se reposer sur l’éditeur pour faire face à l’évolution de leurs activités et des nouvelles contraintes (méthodes, réglementations, mondialisation ).
Mais quel est le rapport avec le marketing me direz-vous ? Eh bien, le lien est direct. L’éditeur de logiciel ou la SSII ne doit plus seulement exposer des caractéristiques techniques mais valoriser son expertise sur des secteurs d’activités et des métiers précis. Le rôle du marketing devient alors central dans le cycle de vente car les clients potentiels vont prêter une attention très forte à la visibilité de l’éditeur sur ces thèmes métiers, à la veille technologique et les contenus à valeur ajoutée qu’il propose, voire à son positionnement en tant que leader d’opinion sur certaines thématiques. La question est : cette société connait-elle vraiment mon marché et va-t-elle être capable de comprendre mes enjeux et d’y apporter des solutions ? C’est sur ces éléments que la décision va maintenant se prendre, plus que sur des descriptifs fonctionnels.
La transformation du cycle de vente
En gagnant en compétences sur des enjeux métier, le service marketing devient à même de qualifier des projets complexes, aidé par la digitalisation croissante des échanges qui permet la détection de projets complexes hors du réseau commercial. Le service marketing ne se restreint plus à un rôle de vitrine et de visibilité, et peut aller jusqu’à l’apport de projets qualifiés à l’équipe commerciale. Si, bien sûr, pour des affaires peu complexes c’est le cas depuis plusieurs années, c’est plus récent pour des projets de PLM à plusieurs centaines de milliers d’euros par exemple.
Décloisonnement du cycle de vente et alignement des objectifs ventes & marketing
Ainsi le service marketing peut maintenant avoir des objectifs en termes d’affaires détectées, et même en volume de pipe commercial ou de nouveaux business signés. D’un positionnement qui était parfois contradictoire avec celui de l’équipe commerciale, ils peuvent maintenant regarder dans la même direction ce qui facilite grandement la collaboration. Le service commercial se focalise alors sur sa valeur ajoutée : convaincre, différencier, négocier
et le service marketing sur l’apport de business qualifié.
Cycle de vente fluidifié et amélioration de la marge
Avec cet alignement des services business qui permet à chacun de se concentrer sur ses points forts, le cycle de vente se fluidifie, et restreint la prospection dans le dur, chronophage et peu rentable, surtout quand elle est menée par une équipe commerciale à forte valeur ajoutée (et donc un coût salarial élevé). La qualification en amont et l’augmentation du pipe commercial permet de se focaliser sur les projets sur lesquels on a vraiment un différenciateur : taux de conversion plus élevé, moins de perte de temps de l’avant-vente, valorisation des intervenants qui sont donc plus productifs.
Export et internationalisation
Une fois ces paliers franchis, se développer à linternational devient plus aisé. Le marketing digital permet de limiter l’investissement en ressources locales et d’analyser le pipe commercial avant d’investir plus massivement. Dans le cadre de la construction d’un réseau de partenaires revendeurs dans d’autres pays, la visibilité et surtout la capacité à apporter des leads est un accélérateur majeur de la relation. Ensuite, une fois que les revendeurs se sont accordés sur l’intérêt du partenariat, ils deviendront des relais de l’expertise de la société au travers des contenus et des informations diffusés, et des apporteurs d’affaires investis.
Mettre en place une nouvelle organisation incluant le marketing digital
La question ne se résume pas à une question de moyens comme des recrutements, ou de l’externalisation. Cela passe avant tout par la spécialisation du personnel marketing qu’il soit internalisé ou externalisé, ce qui repose sur 3 critères principaux : les compétences marketing, la connaissance du métier de l’IT, et l’expertise dans le métier des clients. Ce sont sur ces trois points que se basent nos recrutements ou nos choix de prestataires.
De même il ne suffit pas d’utiliser tel ou tel outil marketing. C’est avant tout les compétences qui sont la clé. Les messages « Doublez votre pipe commercial avec l’outil XXX » sont diffusés par ceux qui les vendent. Les outils sont nécessaires, mais ce qui est le plus difficile pour l’entreprise est de disposer des compétences pour les utiliser efficacement, transformer son organisation et aligner les différents services du cycle de vente autour d’une même vision et des mêmes objectifs. L’entreprise doit penser stratégie et expertise du métier des clients avant de penser outils et logiciels marketing.
par Webhelp
Ce guide de 100 pages vous permettra de gagner du temps dans la construction de votre marketplace,il vous accompagnera de la prise de décision à la construction en passant par le choix de vos partenaires…(incluant des exemples, workflow et plus )
Ce guide de 100 pages vous permettra de gagner du temps dans la construction de votre marketplace, il vous accompagnera de la prise de décision à la construction en passant par le choix de vos partenaires… (incluant des exemples, workflow et plus) :
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Quelle stratégie implémenter pour optimiser le changement de votre marketplace ? Explications et conseils.
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My Digital Week : Eric Alessandri, vous avez créé votre start-up Wizaplace en 2012, qui propose depuis septembre 2015 l’une des plateformes de référence en matière de marketplace en Europe. Quel est le but de cette matinée consacrée aux marketplace le 26 octobre prochain ?
Eric Alessandri : La marketplace est le nouveau modèle du e-commerce. La mission que nous nous sommes choisie, c’est de rendre ce modèle accessible à tous. Et pour cela, il faut l’expliquer et le partager. Le ecommerce, avant, c’était un marchand en ligne avec ses stocks à écouler. Aujourd’hui, ce sont des centaines de marchands voire des milliers de particuliers, réunis sur une plateforme dédiée à fluidifier un marché particulier (les taxis avec Uber, l’immobilier avec Airbn’b, ecommerce avec Amazon, etc.). C’est ce modèle là qui s’impose peu à peu , et il vaut pour toutes les entreprises, de tous les secteurs.
Nous avons donc conçu une plateforme ultramodulaire, Wizaplace, dotée d’une soixantaine de composants, pour créer pour nos clients des marketplace de toutes natutres : BtoC, BtoB, CtoC, ou marketplace de service type Uber.
Nous fournissons le noyau et l’infrastructure de ces marketplace, nous les créons et les hébergeons, mais nous ne réalisons pas pour autant toutes les composantes, d’une part, et nous nous appuyons sur des partenaires pour aider au lancement et à la mise en place de ces marketplace.
C’est l’objet de cette matinée du 26 octobre: présenter notre vision et le moteur de Wizaplace et donner la parole à des partenaires et des clients afin qu’un porteur de projet puisse prendre le maximum d’informations utiles.
MDW : Quels sont vos clients actuels et quelle vision portez-vous sur votre marché ?
Notre cœur de compétence, ce sont les projets de 15 à 100 K€ de budget, pour des marketplace dont il faut personnaliser le business model comme l’ergonomie. Nous avons un cœur fonctionnel très large, mais ces projets doivent être personnalisés pour cadrer au plus près de leurs objectifs. Nous avons démarré la commercialisation de notre offre en septembre 2015 et nous avons désormais une dizaine de marketplace en production pour nos clients : kolectiv-design.com, okadran.fr ou edcom.fr, par exemple. Nous avons une dizaine d’autres projets en route qui seront dévoilés cette fin d’année et trois le 26 octobre prochain !
Mais surtout, c’est le spectre d’usage de notre plateforme qui mérite d’être souligné. Sa modularité nous permet de produire un site BtoC et CtoC comme Kolectiv Design par exemple, mais aussi une plateforme BtoB comme MapaDirect (fournitures pour les lycées), ou de mettre en place une solution pour un réseau de 120 magasins en France qui va remplacer leur ancien ecommerce pour passer à la vitesse marketplace avec 1 million de produits à l’ouverture début 2017.
C’est ce qui est passionnant dans notre métier : derrière ce seul mot de marketplace se cachent des dizaines de projets différents. Un site ecommerce, par exemple, peut avoir deux projets ultra légitimes : élargir son spectre de produits en invitant des marchands tiers à partager son audience (c’est le modèle de la Fnac, de CDiscount ou d’Amazon et on peut le dupliquer sur des plus petits marchands, fort heureusement). Mais l’autre projet, c’est de bâtir une marketplace de services, sur laquelle il s’agit d’inviter toutes les personnes (pros ou particuliers), capables d’apporter des services complémentaires au produit vendu (montage, conseil, …).
MDW : Quels sont les temps forts de la matinée ?
Je vais faire une première conférence d’introduction aux meilleures pratiques pour créer et lancer sa marketplace, en « 10 règles d’or ». Puis nous consacrerons 45 minutes à un point spécifique aux paiements sur les places de marché: l’encaissement pour compte de tiers. Ensuite, 45 minutes sur le recrutement de vendeurs tiers, avec le témoignage du responsable de la marketplace Outiz (filiale de Saint Gobain). Enfin, nous terminerons la matinée en partageant des analyses et des témoignages sur le e-merchandising appliqué aux marketplaces.
Pour s’inscrire au webinar : cliquez ici https://webikeo.fr/chaine/matinee-marketplace-creer-et-developper-sa-place-de-marche/
Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup
Les méthodes de vente B2B ne peuvent plus échapper à la révolution portée par les réseaux sociaux. Les équipes commerciales n’ont aujourd’hui d’autre choix que de s’adapter et de se réinventer en digitalisant leur force de frappe.
L’explosion des réseaux sociaux et la généralisation des usages mobiles ont entraîné l’adoption de nouveaux comportements par les consommateurs. Les directions marketing ont été contraintes de s’adapter et d’utiliser tous les nouveaux outils pour créer de la relation et vendre différemment : data management platforms, statistiques omnicanales, etc. Ce constat fait, il n’y a aucune raison de croire que les vendeurs B2B et leurs techniques commerciales fassent exception : le passage à la vente 3.0 doit se faire. Dès le début des années 2010 émerge le concept de « social selling », désignant les méthodologies de vente reposant sur des outils tels LinkedIn ou encore Twitter. Mais les méthodes « à l’ancienne » ont la dent dure et les entreprises peinent à transformer leurs habitudes, et en particulier en France. Et pourtant, la réussite de ces nouveaux procédés ne fait déjà plus débat …
Être à l’écoute des acheteurs grâce à la veille stratégique
Le social selling implique avant tout un changement d’approche : les commerciaux se doivent d’être à l’écoute de leur secteur et des besoins des décideurs en vue d’interpréter correctement les situations et les déclencheurs d’achat. Et cela ne peut se penser sans une veille stratégique. Pourtant, encore trop d’entreprises n’en discernent pas tous les enjeux et bénéfices. Mettre en place une veille efficace, c’est se donner les moyens de détenir l’information pertinente avant ses concurrents. La veille fournit ainsi toutes les données nécessaires pour prospecter et délivre des intentions d’achats immédiatement exploitables. La force de vente commerciale gagne alors en efficacité, désormais en mesure d’identifier les suspects, de connaître leur environnement, de s’imprégner de leur discours mais surtout de situer les événements dans leur contexte et de détecter les signaux faibles.
Donner avant de recevoir : l’influence du contenu sur la décision d’achat final
Face à des acheteurs B2B qui utilisent de plus en plus les réseaux sociaux dans leur processus d’achat, au cœur du social selling se trouve la diffusion de contenus riches et pertinents afin d’éveiller l’intérêt et de développer la confiance. Le commercial se positionne ainsi comme expert-ressource de son secteur et se bâtit une crédibilité forte au sein de ses communautés. « S’assurer de donner avant de recevoir, là est la clé », professe Martin Deslauriers, dirigeant d’AR Mobile, expert en social selling et stratégie numérique de commercialisation. La personnalisation des contenus en fonction du public et du contexte en augmentera encore l’efficacité. L’impact est alors sans équivoque : 65 % des acheteurs estiment que le contenu diffusé par l’entreprise a eu un impact sur leur décision d’achat final.
Du virtuel au réel : la concrétisation de la relation commerciale
S’appuyant sur sa veille stratégique et la pertinence de ses contenus, le commercial peut alors établir une première prise de contact mieux préparée et plus adaptée à ses prospects. Mais la relation ne fait que commencer : le vendeur doit cultiver et approfondir le contact, montrer sa valeur et inspirer confiance en participant activement aux échanges dans des groupes professionnels par exemple. La démarche de social selling exige ainsi de replacer l’humain au centre de la vente grâce à une relation de confiance pérenne et une réelle authenticité dans l’échange. À terme, les équipes commerciales parviennent alors à être source de propositions de valeur qui seront écoutées, comprises et adéquates aux besoins des acheteurs.
Une pratique du social selling encore peu répandue
Néanmoins, une récente étude de PeopleLinx a révélé que seuls 31 % des vendeurs utilisent actuellement le social selling dans leurs techniques de vente. Les incertitudes et la peur du changement sont certainement à mettre en cause. Sous le poids de l’habitude, nombreux sont les commerciaux réticents voire réfractaires. L’absence d’éveil par les pairs et le manque de formation n’y arrangent rien : 93 % des responsables de vente n’ont reçu aucun apprentissage sur le social selling. Pas étonnant que les méthodes de vente 3.0 peinent à faire leur place dans les entreprises.
Et pourtant, les résultats sont là. 79 % des vendeurs engagés sur les médias sociaux surperforment. Les entreprises armées de vendeurs adeptes du social selling ont déjà pris un avantage considérable sur leurs concurrents. Succès parmi les succès : IBM. Depuis que Big Blue a décidé de développer massivement le social selling parmi ses équipes, ses ventes ont connu une hausse colossale de 400 % ! Dans ce domaine, la France a clairement pris du retard face à ses voisins anglo-saxons. Un vrai travail de sensibilisation doit se mettre en place d’urgence car le social selling ce n’est pas l’avenir, c’est le présent.