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  • Etude IPSOS : Human Centricity ce que recherchent les consommateurs

    UNE RELATION MARQUE / CONSOMMATEUR À TAILLE HUMAINE

    Résultats de l’étude ONE MARKET 2016 : Human Centricity

    L’ACPM (L’alliance pour les chiffres de la Presse et des Médias) , en partenariat avec Ipsos, publie pour la 3e année consécutive les résultats de l’étude ONE Market, qui analyse les nouveaux comportements de consommation des Français et leur fréquentation médias. Cette 3e édition met l’accent sur la nécessité pour les annonceurs de repenser leur relation clients. Ils doivent séduire des brand adeptes et brand addicts à la recherche de nouvelles expériences de consommation de marques qui privilégient l’humain. Ipsos a ainsi analysé cinq modes relationnels à cultiver : la relation transparente, l’intuitive, la singulière, l’incarnée et l’effacée. Un média privilégié pour mettre en œuvre ces nouveaux modes d’interaction ? La presse, qui reste l’un des plus influents auprès de ces consommateurs éclairés.

    Chiffres clés de l’étude ONE Market 2016 :

    ·         50% des Français sont des brand adeptes : la marque est un critère important pour eux.

    ·         24% des Français sont des brand addicts : pour eux, les marques sont un critère de choix « très important »

    Ils ne sont pas toujours ceux que l’on imagine : 

    ·         30% ont 15-24 ans et 26% plus de 65 ans

    ·         70% des Français déclarent privilégier une marque dont ils préfèrent les valeurs

    ·         41% des brand addicts aiment posséder les équipements les plus récents (contre 26 % ensemble de la population)

    ·         69% des brand addicts font très attention aux commentaires des autres consommateurs sur internet sur les produits d’équipements

    ·         Les brand addicts sont 51 % à consulter la presse pour s’informer ou s’inspirer pour leurs actes de consommation contre 29 % pour l’ensemble de la population

    Des hyper-consommateurs en quête d’une nouvelle relation avec les marques

    Selon les résultats de l’étude ONE Market 2016 ACPM/Ipsos  la marque reste un critère de choix important pour un Français sur deux, et même très important pour un Français sur quatre (24 %). Ces « hyper-consommateurs » que l’on qualifie de brand addicts sont en quête d’une relation privilégiée avec les marques.

    Mais qui sont les brand addicts ? Pas toujours ceux que l’on croit. Si la majorité a entre 15 et 24 ans (30%), les séniors aussi déclarent leur attachement aux marques : 26 % des brand addicts ont plus de 65 ans. Les hommes sont également plus nombreux à se déclarer « hyper-consommateurs » : 26,1 % des hommes contre 23,4 % des femmes.

    S’ils veulent conquérir ce public exigeant, les annonceurs doivent sans cesse se renouveler, surprendre et proposer des modes de relation conformes à leurs attentes. Ces hyper-consommateurs sont en effet en quête d’expériences inattendues et sont 61 % à privilégier l’achat de produits et de services haut de gamme par rapport aux produits d’équipement.

    5 nouveaux « contrats » marques-consommateurs

    En réponse aux nouvelles attentes des brand addicts, cinq types de relations clients ont émergé dans les stratégies des marques : la transparence, l’intuition, la singularité, l’incarnation et l’effacement.

    La relation transparente

    Les Français sont dans une quête de vérité et d’authenticité de plus en plus marquée dans leurs modes de consommation : ils sont 70 % à privilégier une marque dont ils préfèrent les valeurs.

    Ce phénomène se traduit notamment dans leur consommation alimentaire : 85 % des Français se déclarent très vigilants sur la qualité de leur alimentation, celle de leurs enfants et de leur entourage. Les marques s’adaptent à ces nouveaux impératifs en développant par exemple l’hyperspécialisation. On voit ainsi fleurir les adresses mono-produits (à l’instar de Mesdemoiselles Madeleines) qui promettent d’être LA référence dans leur catégorie et s’engagent sur l’extrême qualité de leurs produits.

    La relation intuitive

    Les brand addicts attendent aussi des marques qu’elles anticipent leurs besoins et personnalisent leur relation. Se basant sur les data collectées auprès de leurs consommateurs, les marques tendent ainsi à devenir « télépathiques ». Certaines se positionnent comme des personnal shoppers, à l’instar de l’application web-to-store Sephora, qui permet aux clients de trouver rapidement les produits qu’ils souhaitent en fonction de critères personnalisables.

    La relation singulière

    Les consommateurs sont également à la recherche d’une dimension affective de plus en plus forte et expriment la volonté de services plus humains auprès des marques. Par exemple, 27 % des brand addicts considèrent l’amabilité comme critère de choix principal d’une compagnie aérienne. L’existence de services apportant plus de confort au consommateur, à l’image des conciergeries, du coaching, etc., est également un critère qui a le vent en poupe et se révèle décisif dans la relation clients, quitte à y mettre le prix.

    Les marques répondent aussi à cette demande en dépassant la simple démarche commerciale. La marque de vêtement américaine REI a par exemple fait le choix de fermer ses portes le jour du Black Friday, afin d’encourager ses clients et employés à profiter de la nature plutôt que des soldes.

    La relation incarnée 

    Les brand addicts sont en quête de nouveauté et de sensations : 41 % d’entre eux aiment posséder les équipements les plus récents, contre seulement 26 % de l’ensemble de la population.

    Pour répondre à cette demande, les marques proposent de plus en plus d’expériences inattendues, incluant parfois une dimension sensorielle importante, comme l’usage de la réalité virtuelle. Ces nouvelles pratiques permettent de créer des moments d’échanges, mais aussi des extensions inattendues, à l’image du Cinema to Go lancé par Air France, qui propose à ses voyageurs de terminer chez eux un film qu’ils auraient débuté à bord.

    La relation effacée 

    La marque descend de son piédestal pour s’ouvrir aux échanges entre consommateurs, qui n’hésitent pas à les challenger. L’avis des autres compte ! Ainsi, 69 % des brand addicts sont très attentifs aux commentaires et avis online sur les produits d’équipements. Certaines marques vont même jusqu’à favoriser la collaboration et l’échange entre consommateurs, à l’image de Chevrolet au Brésil, qui a récemment créé une application mettant en relation ses acheteurs potentiels avec de vrais consommateurs, via WhatsApp.

    Cette « prise de pouvoir » du brand addict amène également les marques à repenser leur positionnement, en reconnaissant leurs faiblesses, ou en proposant des offres d’essai de longue durée, ou encore en effaçant complètement la relation commerciale. Dans les boutiques Hointer, les clients peuvent essayer des jeans sans le moindre contact avec un caissier ou un vendeur.

    La presse : un média clé pour séduire les brand addicts

    A l’ère digitale, la presse reste un outil de choix pour les annonceurs lorsqu’il s’agit de s’adresser aux brand addicts. Ceux-ci sont en effet 51 % à consulter la presse pour s’informer ou s’inspirer pour leurs actes de consommation contre 29 % pour l’ensemble de la population. Et la presse influence grandement les choix de ces « hyper-consommateurs » : 42 % déclarent s’intéresser aux articles sur les produits alimentaires, 43 % des femmes brand addicts consultent les articles de presse sur les produits de beauté et 51 % des brand addicts disent trouver des idées de voyage dans la presse.

    La presse aurait ainsi un rôle fondamental à jouer pour séduire les brand addicts, peu enclins à se laisser séduire par le média télé ciblant une audience très large, et qui rejettent parfois le ciblage du marketing digital jugé désincarné.

    « La presse s’impose comme le « smart media » le plus à même de séduire des consommateurs exigeants, en attente de nouveaux contrats avec les marques. Dans un équilibre entre proximité rassurante et surprise esthétique et intellectuelle, le média presse permet aux marques d’adopter une posture de congruence et de trouver des voies médianes à la mesure des personnes… c’est ce que nous avons appelé Human centricity » conclut Françoise HERNAEZ FOURRIER directrice du Planning stratégique Ipsos.

  • Quels seront les produits stars de Noël 2016 sur Internet ?

    Casques de réalité virtuel et série TV à l’affiche 

    Etude publiée par l’Institut GFK, pur la FEVAD (Fédération de la Vente à Distance et du e-commerce) 

    L’actualité des sorties est traditionnellement riche en fin d’année. 2016 ne fait pas exception. Le nouvel épisode de la saga Harry Potter est ainsi attendu en haut des tops des ventes de livres accompagné par le nouveau tome des aventures de Blake et Mortimer. Les prix littéraires seront également à surveiller.

    Le marché du jeu vidéo entre dans une nouvelle dimension en cette fin d’année 2016 avec l’arrivée sur le marché des casques de réalité virtuelle. De manière plus classique, les sorties des plus gros jeux de l’année se succèdent depuis le début de l’automne (Fifa 17, Battlefield 1, Call Of Duty, Watch Dogs 2…). Toujours plus populaire, la licence Fifa a réalisé son meilleur démarrage en France avec plus de 640 000 unités vendues lors de la première semaine de vente de l’édition 2017.

    Joli cadeau de Noël pour les (nombreux) fans de la série, la saison 6 de Game of Thrones est arrivée le 14 novembre en DVD et Blu-ray. Un évènement quand on connait les habitudes de sortie printanière pour chaque saison de la saga. Pour gâter les plus petits, on surveillera l’arrivée en DVD des films d’animation de l’été (Comme des bêtes, Le monde de Dory, L’âge de glace 5). Le phénomène Star Wars bat son plein avec la sortie de Rogue One au cinéma et celle de l’édition collector en Blu-ray 3D du Réveil de la force, DVD/Blu-ray le plus vendu en 2016.

    Enfin, si l’année 2016 a été belle sur le marché musical, elle le doit notamment à Renaud et Céline Dion dont les nouveaux albums respectifs devraient se retrouver sous les sapins de Noël. Les fans seront également au rendez-vous des nouveaux albums des Rolling Stones, de Metallica ou de M Pokora.

    Méthodologie

    Ces chiffres sur le e-commerce sont collectés de façon hebdomadaire ou mensuelle, selon les produits suivis par GfK au sein d’un échantillon représentatif de « pure players » et de « click and mortar» offrant Biens culturels et d’Equipement de la maison grand public ainsi qu’un panel de 15 000 consommateurs de biens culturels.

  • Bilan e-Commerce et prévisions des ventes : les chiffres de la FEVAD et de Mediametrie

    Bilan du e-commerce au 3ème Trimestre 2016 

    La Fevad a présenté mardi 22 novembre à la presse, les résultats de son baromètre sur les ventes internet au 3ème trimestre réalisé sur près de 195 500 sites marchands actifs. Cette étude est réalisée à partir de données recueillies auprès des sites « leaders » participant à l’indice iCE40 et des informations communiquées par les principales plateformes sécurisées de paiement.

    Une croissance en hausse de 12% au 3ème trimestre

    L’activité des ventes sur internet au 3ème trimestre est toujours dynamique et affiche une croissance de 12%, malgré un retournement des chiffres de la consommation des ménages qui, après une belle embellie au 1er semestre de +2,7%, s’affiche en recul de -2,4% sur le 3ème trimestre (Source : Produits industriels hors automobile – Banque de France).

    Au total, les ventes sur internet du trimestre ont atteint 16,9 milliards d’euros (vs 15,1 milliards d’euros au 3ème trimestre 2015). Les ventes sur internet devraient dépasser 13,5 milliards d’euros pour les fêtes de fin d’année

    Le nombre de transactions continue d’augmenter de +17% et atteint 227 millions au 3ème trimestre. Attention, le montant moyen de la transaction poursuit sa baisse avec un nouveau recul de 4% sur un an pour descendre à 75 euros. Sur 10 ans, le panier a perdu 13% ; cette baisse est le reflet de l’évolution des comportements d’achat sur internet et tend à rapprocher progressivement le panier moyen sur internet de celui en magasin. Cette baisse du panier continue par ailleurs d’être compensée par l’augmentation du nombre d’achats en ligne par acheteur avec 7,9 achats par acheteur sur le trimestre (vs 7,2 au 3ème trimestre 2015). Ainsi, le montant dépensé par acheteur au 3ème trimestre augmente encore et atteint 590 euros (vs 562 euros au 3ème trimestre 2015).

    L’augmentation du nombre de sites marchands actifs est en croissance de +9% en un an. On en compte désormais 195 450 contre 178 500 au 3ème trimestre 2015. La barre des 200 000 sites marchands devrait donc être franchie cette année.

    6% de croissance pour les sites de ventes de produits de l’indice iCE 40

    L’indice iCE 40 qui mesure la croissance des sites leaders, à périmètre constant, progresse de 6% au 3ème trimestre. La progression sur le trimestre est donc moins importante que celle observée sur la première partie de l’année (+8% au T1 et +12% au T2) notamment en raison du repli de la consommation des ménages au T3 qui semble avoir particulièrement affecté certains secteurs tel que celui de l’habillement et du textile qui enregistre une baisse de ses ventes de près de 7% sur un an (source IFM).

    La progression chez les sites de ventes aux professionnels est de : +5% .

    Enfin, Les ventes de voyages-tourisme enregistrent une hausse de 3% (estimation) sur un marché global toujours en recul au dernier trimestre.

    Les market places et les ventes sur mobile accélérateurs de croissance

    Le dynamisme des ventes sur smartphones et tablettes se maintient. L’indice iCM, qui mesure les ventes sur l’internet mobile (smartphones et tablettes numériques, sites mobiles et applications hors téléchargements d’application et hors ventes sur les places de marchés) augmente de 30% au 3ème trimestre 2016. Les sites du panel iCM réalisent 25% de leur volume d’affaires sur terminaux mobiles vs 20% il y a un an. Le panier moyen est plus bas sur smartphones & tablettes : environ 20% inférieur au panier moyen global des enseignes du panel iCM (produits-tourisme).

    L’indice iPM, qui mesure le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les sites hébergés sur les places de marché de l’iCE 40), progresse de 15% au 3ème trimestre. Les ventes sur les places de marché atteignent 30% du volume d’affaires des sites de l’iPM soit 3 points de plus en un an. Depuis 2011, elles ont accéléré la croissance des ventes de produits du panel iCE de 13%.

    Plus de 13,5 milliards d’euros devraient être dépensés sur internet à l’occasion des fêtes de fin d’année

    Les ventes de Noël (novembre+décembre) devraient représenter plus de 13,5 milliards d’euros, en hausse de près de 10% par rapport à l’an dernier, portées par l’augmentation du nombre d’acheteurs et de la fréquence d’achat.

    Le regain de croissance sur 2015 s’est confirmé en 2016. Grâce à l’acquis de croissance des 9 premiers mois de 2016 (+14%) et aux prévisions de vente pour Noël, la Fevad estime que le marché du e-commerce français devrait passer le cap des 70 milliards d’euros sur l’année 2016.

    Méthodologie :

    Les résultats présentés dans le cadre du bilan e-commerce sont issus des études menées par la Fevad à partir des données collectées directement auprès des sites marchands et des plateformes de paiement sécurisées. Le bilan s’appuie sur les définitions suivantes :

    Indice commerce électronique (iCE) : Il est calculé à partir du chiffre d’affaires réalisé directement par les entreprises du panel iCE 40 sur l’internet fixe et mobile (hors marketplaces). Uniquement les commandes livrées en France quelque soit le lieu de livraison (domicile, relais, magasins,…). Il s’agit du chiffre d’affaires commandé, annulations, échanges et retours déduits, frais de port compris, T.T.C pour les ventes aux particuliers, HT pour les ventes aux professionnels.

    Indice place de marché (iPM) : Il est calculé à partir des données collectées auprès des places de marché qui participent au panel. Il correspond aux ventes réalisées sur les market places par les sites utilisateurs.

    Indice commerce mobile (iCM) : Il est calculé à partir des données collectées auprès des sites du panel. Il correspond au chiffre d’affaires réalisé directement par les entreprises membres du panel sur smartphones et tablettes numériques dans le cadre des sites mobiles et applications (hors téléchargements d’applications).

    Panel iCE 40 : Données collectées auprès des sites suivants :
    3 Suisses, Accor-Hotels, Air France, Auchan, Blanche Porte, Booking*, Boulanger, Brandalley, Cdiscount, Cdiscount Pro, Club Med, Conforama, Darty, Edreams, Fnac, Galeries Lafayette, Go Voyages, Bruneau, HomeAway France, Kiabi, La Halle, La Redoute, Lastminute, LDLC Pro, Legallais, Manutan, Mistergooddeal, Opodo, Pierre & Vacances, Raja, Rue du commerce, Rue du Commerce Pro, Sarenza, Sephora, Showroomprivé, Spartoo, Staples-JPG, Ugap, Vega, vente-privee.com, vente-privée-voyage.com, Voyages-sncf, Yves Rocher.

  • Le budget de Noël des Français devrait augmenter de 1,5% en 2016 sur les achats en ligne !

    Léger optimisme en fin d’année, le budget de Noël des Français devrait augmenter de 1,5% en 2016, porté par les achats en ligne et sur mobile

    L’étude RetailMeNot – Centre for Retail Research[1] prévoit que les Français vont dépenser plus de 67 milliards d’euros pour Noël, dont 10,9 milliards d’euros (16,3%) sur Internet.

    En résumé :

    • Les fêtes de Noël représentent une période cruciale pour le commerce de détail et devraient rapporter 67 milliards d’euros au total en France, contre 66 milliards d’euros en 2015, soit une augmentation de 1,5%. Sur la moyenne des pays européens étudiés, la croissance devrait représenter 1,6% cette année.
    • Alors que les ventes en commerce physique stagnent, les ventes en ligne continuent leur progression : le e-commerce comptera pour 16,3% des ventes totales ce Noël, en hausse de 12,6% sur un an, tandis que les ventes en magasin affichent un léger recul de 0,4%. Cette baisse reste particulièrement mesurée contrairement aux autres pays d’Europe, où on constate notamment une baisse de 1,6% au Royaume-Uni et 1,5% en Italie.
    • Les ventes sur mobile explosent au détriment des ventes sur PC : le m-commerce continue sa fulgurante ascension depuis plusieurs années et représentera 39,2% des ventes en ligne ce Noël. Les consommateurs français dépenseront au total 4,3 milliards d’euros sur smartphone ou tablette, soit une augmentation de 54% par rapport à 2015.
    • Les foyers français vont débourser en moyenne 559 euros pour Noël, les cadeaux étant le poste de dépense le plus important (315€). Ce montant reste cependant en dessous de la moyenne européenne de 623 euros par foyer. Les Britanniques sont les plus dépensières en Europe (933 euros par foyer), suivis par les Allemands (710 euros) et les Belges (596 euros).

     Il n’y a pas que les enfants qui attendent Noël avec impatience, les commerçants aussi, et beaucoup d’entre eux réalisent 20% ou plus de leur chiffre d’affaires annuel pendant les 6 semaines avant les Fêtes. 

    RetailMeNot, acteur de la promotion digitale et éditeur du site Ma Reduc et Poulpeo publie aujourd’hui les résultats de son étude annuelle réalisée par le Centre for Retail Research (CRR), qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans 7 pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël. Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens et Nord-Américains seront généreux cette année, et notamment grâce aux achats en ligne qui vont représenter plus de 16% des ventes et qui vont dynamiser les ventes dans leur ensemble.

    Les dépenses de Noël continuent d’augmenter malgré la crise

    Les semaines précédant les Fêtes de Noël sont habituellement une période cruciale pour les commerçants. Malgré les nombreuses incertitudes qui pèsent sur plusieurs pays comme la mise en place du Brexit au Royaume-Uni, ou le taux de chômage qui reste élevé en France, les consommateurs ne sont pas prêts à sacrifier leurs moments en famille lors des fêtes de fin d’année. Les dépenses de Noël devraient augmenter de 1,6% en Europe pour 2016, la France se situant dans cette moyenne avec une augmentation de 1,5% avec 67 milliards d’euros de dépenses attendues pour la fin d’année. Toutefois, les consommateurs seront très attentifs aux prix et vont chercher des réductions pour faire des économies. Selon une étude YouGov pour Ma Reduc [2] 47% des personnes interrogées affirment que les achats de Noël réalisés sous promotion leur permettront de faire des économies tout en se faisant plaisir.

    Comme chaque année, c’est aux Etats-Unis que l’on prévoit les dépenses les plus élevées avec 568 milliards d’euros (+2,2%), suivi de loin par le Royaume-Uni (89 milliards d’euros, +1,9%), puis par l’Allemagne (75,6 milliards d’euros, +2%)

    Le e-commerce progresse d’année en année….

    Les ventes en ligne augmentent mécaniquement chaque année pendant les semaines précédant Noël. Ce phénomène peut s’expliquer par l’étendue du choix, mais aussi la compétitivité des prix et le confort d’achat.Comme l’année dernière, les ventes en commerces physiques accusent un très léger recul avec une baisse de 0,4% en France prévue pour 2016, comme en 2015 (-0,5%). Néanmoins, il s’agit de relativiser la baisse car les ventes en magasin sont toujours loin devant les ventes en ligne et représenteront 84% des ventes au total, soit 56 milliards d’euros de dépenses, contre 10,9 milliards d’euros pour les dépenses sur le web. Chez nos voisins européens, c’est l’Espagne qui connait la plus forte hausse du e-commerce avec une croissance de 33%, suivie par l’Italie avec +30% ; Leurs chiffres d’affaires e-commerce restent cependant relativement faibles comparés à leurs voisins anglais (24 milliards seront dépensés en ligne au Royaume-Uni, contre 3,6 milliards d’euros en Italie et 3,5 milliards en Espagne).

    capture-decran-2016-11-04-a-11-04-44…Et le m-commerce explose

    Les utilisateurs de smartphones et de tablettes ont complètement transformé le modèle de la vente en ligne et ceci se confirme aussi pour Noël. Les sites d’e-commerce sont maintenant accessibles pratiquement partout, et de plus en plus optimisés pour une utilisation mobile. Cette transformation oblige les commerçants à s’adapter, ils doivent non seulement investir dans les développements technologiques mais aussi mettre en place une stratégie multicanale cohérente à travers tous les « écrans » (tablettes, PC, smartphones) et toutes les offres disponibles en magasin. Le m-commerce devrait continuer son ascension fulgurante en France cette année, avec une augmentation des ventes attendues de 49% sur smartphones, de 62% sur tablettes et de 54% au global sur mobile (soit smartphone et tablettes combinés). Les ventes sur PC en revanche seront en baisse avec un recul de 4% par rapport à 2015, mais compteronttoujours pour 61% des ventes en ligne.

    capture-decran-2016-11-04-a-11-04-53Les postes de dépenses les plus importants pour les fêtes de Noël sont….

    Les cadeaux bien sûr ! En France, ils représentent 315€ par famille, sur un budget total de 559€ pour 2016. [3] En France, le podium est composé par les vêtements, suivis par les produits électroniques grand public (tablette, PC, jeux vidéo, électroménagers…) et les jouets. Les familles consacrent également un budget important à la nourriture (177€) ou aux déplacements pour se réunir avec leurs familles (50€ en moyenne en France). Les postes de dépenses sont néanmoins moins élevés que chez nos voisins britanniques, allemands et belges, qui dépenseront respectivement 933 euros, 710 euros et 596 euros pour les Fêtes.

    Anne-Marie Schwab, Directrice Générale France chez RetailMeNot commente « Noël est une période cruciale pour les enseignes et pour beaucoup d’entre elles, elle représente 20% ou plus de leur chiffre d’affaires annuel. Historiquement, c’était un temps à prix forts, avec très peu d’offres et réductions disponibles. Pour trouver de bonnes affaires, les Français étaient obligés d’attendre la période après Noël, et en particulier les soldes. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, les consommateurs ont la possibilité de mettre les marchands en compétition ce qui a créé un nouveau dynamisme sur le marché. Le consommateur en 2016 est technophile, agnostique sur les canaux et prêt à se rendre chez l’enseigne concurrente si elle lui propose une meilleure offre.

    Pour séduire les clients, la promotion est ainsi devenue une arme de bataille incontournable pour les marchands. Ils devraient encore multiplier les offres et réductions cette année pour répondre à l’attente des clients de trouver le meilleur prix, avec un point culminant lors du Cyber-Weekend, le dernier week-end du mois de Novembre. Les consommateurs, quant à eux, répondent massivement et les ventes de Noël devraient encore croître cette année, malgré un contexte économique qui reste tendu. »

     

  • La nécessaire digitalisation des processus métiers …

    Quand la digitalisation des relations clients fournisseurs devient la norme


    Par Bruno LABORIE, EMEA Alliance Director de TRADESHIFT

    Plus que jamais, les entreprises sont en pleine mutation et doivent accélérer leur transformation pour rester compétitives, modernes et agiles. Pour relever ce challenge, elles se tournent vers les technologies pour digitaliser leurs processus métiers et fluidifier leur organisation.

    Dans ce contexte, les directions achats et les services généraux vivent aujourd’hui une véritable révolution, notamment pour les grands comptes, qui investissent des sommes importantes pour industrialiser leurs opérations. Ainsi, selon une étude réalisée auprès de plusieurs centaines d’entreprises, 80 % des directions sondées estiment que la digitalisation de la fonction achats est une réalité.

    Initiée il y a quelques années avec par exemple la mise en œuvre de solutions de gestion des processus métiers de type BPM, la digitalisation de la fonction achat est désormais entrée dans une nouvelle ère avec l’émergence de véritables plateformes d’échanges. Cette évolution significative montre que le marché a su fortement évoluer et gagner en maturité. Ainsi, l’on constate que nombre de grands comptes ont déjà lancé ou planifié d’utiliser ces dispositifs de nouvelle génération.

    Que peut-on en attendre ?

    Une première réponse tient notamment à une recherche constante de meilleure gestion des relations clients fournisseurs. En effet, l’objectif est de normaliser les relations et échanges avec les acteurs. Ainsi, en accédant à de véritables catalogues virtuels de prestataires référencés, il devient possible de fluidifier de nombreuses opérations, de digitaliser des processus de facturation, de suivi de commandes et paiements… Les acheteurs comme les fournisseurs bénéficient donc d’une plateforme  commune et gagnent en confort de travail.

    Mythe ou réalité ?

    La réponse est claire. Nous ne sommes pas sur un marché en devenir. La digitalisation des échanges n’est pas un concept attrayant, mais une réalité déjà bien ancrée dans le quotidien de nombreuses directions achats. Cette tendance devrait largement contribuer à faire émerger de nouvelles manières de travailler et à standardiser un type de collaboration entre les acheteurs et les fournisseurs.  Au-delà de ces éléments, l’on assiste également à une très forte mobilisation de la communauté financière qui investit des sommes considérables pour soutenir des concepteurs de technologies permettant de donner vie à ces projets de digitalisation.

    « L’alignement des planètes métiers et économiques » est donc une formidable opportunité qui explique le dynamisme et la croissance importante que connait le marché de la digitalisation des achats. Cette tendance devrait continuer de faire émerger des concepts toujours plus innovants qui viendront moderniser les approches de gestion empiriques et renforcer l’agilité des directions achats.

     

  • Etude Criteo m-commerce  » Fashion Flash Report 2016 « 

    Le Mobile : l’accessoire essentiel pour les fans de Mode

    Etude Criteo 

    Alors que la Fashion Week de Paris arrive à son terme, Criteo, la société technologique spécialiste du marketing à la performance, dévoile aujourd’hui son Fashion Flash Report, portant sur les dernières tendances en matière de commerce mobile dans le secteur de la mode.

    Le rapport analyse différents aspects du m-commerce dans la mode, dont voici les principaux résultats :

    • Le mobile représente 31% des achats en ligne dans le domaine de la mode en France, soit une croissance de 19% par rapport à 2015. Ce qui fait de la mode le deuxième secteur dans lequel le mobile est le plus utilisé pour finaliser un achat, derrière les produits sportifs (32%), mais devant les grands sites e-commerce généralistes (25%) et la moyenne tous secteurs confondus (27%)
    • L’usage du smartphone pour finaliser un achat a bondi de 60% en un an dans le secteur de la mode. Le rapport smartphone / tablettes s’est ainsi inversé sur l’année écoulée, avec 16% des achats finalisés sur smartphones et 15% sur tablettes (-6%).
    • Les smartphonistas utilisent le mobile tout au long de leur parcours, puisqu’ils sont 68% à rechercher des habits et 67% à comparer les prix sur ce terminal.
    • Ils sont 58% à porter une attention particulière au prix, cherchant le bon plan. C’est la même proportion que pour les acheteurs sur desktop (58%) et tablettes (57%).
    • Ils se différencient cependant par une consommation plus intelligente : ils sont 32% plus susceptibles que les acheteurs sur desktop à commander plusieurs tailles pour renvoyer celles qui ne vont pas.
    • Cependant, les smartphonistas veulent de la réactivité: ils sont 30% plus susceptibles que les consommateurs sur desktop, à envisager un service de livraison rapide.
    • 80% constatent que les sites de m-commerce se sont améliorés ces deux dernières années, et ils sont ainsi 51% à déclarer préférer acheter sur smartphone que sur ordinateur.
    • La sécurité reste un aspect important puisqu’ils sont encore 49% à s’inquiéter de la protection de leurs données bancaires, et seulement 40% à faire le choix de payer sur mobile.
    • Enfin, les smartphonistas affichent un potentiel social plus élevé, puisqu’ils sont 37% à partager des photos de leurs achats sur les réseaux sociaux, contre 20% pour les acheteurs sur desktop.

    Les conclusions de ce rapport publié par Criteo se basent sur les données recueillies sur 70 000 transactions électroniques individuelles auprès de plus de 80 retailers français.

    Pour télécharger le rapport complet, rendez-vous sur : www.criteo.com/fr/resources/fashion-flash-report-2016.

  • Un premier jour de soldes d’été en baisse

    Démarrage difficile pour l’ecommerce français

    Si le mercredi 22 juin a enregistré une hausse de 43% des volumes de transactions sur les sites de vente en ligne comparé à un mercredi normal*, l’étude fournie par le Webloyalty Panel révèle néanmoins une baisse importante des achats en ligne par rapport aux soldes précédents. Mais l’étude démontre en parallèle une hausse plus importante de l’usage du mobile pour les achats en ligne lors des soldes.

    Un premier jour de soldes d’été en baisse comparé aux soldes précédents

    Si traditionnellement les soldes d’été sont moins fructueux que la période d’hiver, le différentiel cette année est particulièrement marqué pour le e-commerce. En effet, selon le Webloyalty Panel, les e-marchands ont enregistré une baisse du volume des transactions de 34% par rapport au premier jour des soldes d’hiver. Si cette tendance se fait moins ressentir pour le secteur de la mode et de l’habillement (-18%), le secteur des équipements de maison est, lui, particulièrement touché avec une baisse des volumes enregistrée de près de 45%.

    Cette baisse se fait également ressentir par rapport au premier jour des soldes d’été de l’an dernier. En effet, comparé à 2015 le volume des transactions en ligne pour ce premier jour a diminué de 28% pour l’ensemble du e-commerce. Là aussi, si le secteur de la mode semble moins touché (-21%), celui des équipements de la maison enregistre une baisse particulièrement forte avec 36% de transactions en moins pour les e-commerçants. Cette baisse des achats en ligne pour le premier jour de soldes peut s’expliquer en partie par le retour du beau temps le jour même du lancement de cette période décisive pour le commerce français, favorisant ainsi plutôt les commerçants des boutiques physiques.

    Le « m-commerce » de plus en plus favorisé au moment des soldes

    L’étude fournie par Webloyalty Panel montre également la progression constante du « m-commerce », notamment au moment des soldes. Ainsi à la même période en 2015, 15% des achats online avaient été effectués à partir d’un mobile ou d’une tablette. En 2016 cette part est montée à 21% soit une hausse de 7 points par rapport à 2015 et de près de 10 points par rapport à 2014. Globalement, les smartphones et les tablettes sont de plus en plus prisés pour nos achats en ligne. En cette période de soldes leur utilisation est particulièrement appropriée car elle répond à l’urgence qui s’installe parfois pour décrocher les bonnes affaires…

     

  • FEVAD – Bilan des achats de Noël 2015 sur Internet

    FEVAD – 98% des e-acheteurs des fêtes de fin d’année se déclarent satisfaits

    La Fevad publie les résultats de la 13ème édition du Baromètre annuel Fevad/CSA sur les achats de Noël sur internet, avant son grand rendez-vous du 28 janvier pour la présentation du bilan e-commerce en France en 2015 qui aura lieu au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

    2 e-acheteurs sur 3 ont utilisé Internet pour effectuer leurs cadeaux de Noël

    Près de 8 e-acheteurs sur 10 déclarent avoir navigué sur le web pour la préparation ou l’achat de leurs cadeaux de fin d’année (78%). Et 2 sur 3 déclarent y avoir acheté au moins un cadeau (66%), un chiffre en légère baisse par rapport à 2014 (70%). Le budget dépensé à cette occasion s’élève en moyenne à 245 euros d’après les e-acheteurs. Un acte d’achat plus prononcé chez les femmes que chez les hommes (respectivement 72% vs. 60%).

    La part des cadeaux achetés sur Internet en hausse par rapport à l’année dernière

    45% des e-acheteurs déclarent avoir acheté une part plus importante de leurs cadeaux de Noël sur Internet que l’année dernière. Un chiffre en hausse par rapport à l’an passé : en 2014, il s’élevait en effet à 39% (soit une hausse de 6 points en un an). En parallèle à cela, 41% déclarent avoir acheté sur Internet une part identique (-6 pts vs. l’année dernière). Des tendances qui se vérifient quel que soit le profil des personnes interrogées.

    En ce qui concerne la période d’achat, 6 e-acheteurs sur 10 ont effectué leurs cadeaux de fin d’année sur Internet au même moment que l’année précédente (62%). 21% ont davantage anticipé en effectuant leurs achats plus tôt. Et 17% s’y sont pris plus tard, un chiffre en légère hausse par rapport à l’an dernier (+4 points).

    Les Franciliens se sont davantage reportés sur le web 

    Suite aux attentats du 13 novembre dernier, 18% des e-acheteurs déclarent avoir davantage privilégié le web pour leurs cadeaux de fin d’année. L’impact des attentats sur les achats de Noël sur internet reste donc mesuré au global. Le phénomène est en revanche plus marqué en Ile de France où plus d’un quart des e-acheteurs (29%) déclarent avoir davantage commandé sur Internet suite aux attentats.

    1 e-acheteur sur 5 a profité des opérations promotionnelles
    fin novembre pour ses cadeaux de Noël

    Les opérations promotionnelles organisées par les sites le dernier week-end de novembre ont attiré un grand nombre d’internautes. Pas moins de 20% d’entre eux déclarent avoir profité de ces opérations promotionnelles pour leurs cadeaux de Noël (vs. 16% l’an dernier soit une hausse de 4 points). Les 50 ans et plus se sont en revanche moins tournés vers ces promotions (11% vs. 20% sur l’ensemble).

    Une expérience d’achat sur Internet réussie : 98% des e-acheteurs des fêtes de fin d’année (et 100% des CSP+) se déclarent satisfaits

    Avec un taux de satisfaction s’élevant à 98%, les e-acheteurs font part d’une expérience d’achat extrêmement positive pour leurs cadeaux de fin d’année. Les CSP+ témoignent même d’une expérience parfaite, avec un taux de satisfaction atteignant les 100%.

    Cadeaux de Noël sur Internet : le gain de temps est la première raison évoquée, devant le prix

    61% des e-acheteurs déclarent avoir effectué leurs achats de Noël sur Internet pour gagner du temps et éviter de se déplacer. Il s’agit de la première raison évoquée, devant le prix (53%), le choix (49%) ou même la foule (41%).

    Le gain de temps est une raison particulièrement évoquée chez les 25-34 ans (71% vs. 61% sur l’ensemble). Les Franciliens quant à eux, sont plus nombreux que l’ensemble des e-acheteurs à utiliser Internet en période de fin d’année pour éviter la foule en magasin (52% vs. 41%).

    Podium des cadeaux achetés sur Internet : les produits culturels, suivis des jeux et jouets

    Les grands cybers gagnants de Noël sont les produits culturels (livres, films, musique, billetterie ; physiques ou dématérialisés) : 50% des répondants ayant effectué leurs achats de Noël sur Internet ont acheté au moins un produit de ce type.

    Le livre est le produit le plus acheté (31%, 39% auprès des CSP+). 45% ont acheté des jeux et jouets, jeux vidéo compris, en particulier les 35-49 ans (54%). Pour terminer ce podium des cadeaux de Noël, 36% des e-acheteurs ont choisi des vêtements/chaussures et accessoires, produits privilégiés par les 18-24 ans (57% vs. 36% sur l’ensemble) et les femmes (40% vs 36% sur l’ensemble).

  • Achats en ligne, le mobile de plus en plus utilisé

    L’’e-commerce abolit les frontières et devient mobile

    Selon une étude menée par Nielsen,  les e-consommateurs sont de plus en plus nombreux à faire leurs achats en ligne depuis leur téléphone mobile et à troquer leur carte bancaire contre des moyens de paiement numériques.

    Les transactions inter-pays se multiplient aussi : 57% des e-consommateurs dans le monde ont effectué un achat à l’étranger.

    L’e-commerce devient mobile et la technologie permet aux consommateurs du monde entier un accès sans précédent à des produits de toutes sortes. Les consommateurs ne sont plus limités à la sélection de produits de leur magasin habituel ni même restreints à leur propre pays. En effet, 57% des interrogés dans le monde ont effectué un achat en ligne au cours des six derniers mois auprès d’un commerçant à l’étranger. Grâce aux innovations en matière de technologie mobile, les opportunités pour les e-commerçants de servir de nouveaux clients avec de nouveaux moyens croît à un rythme rapide, et les consommateurs sont au rendez-vous.

    L’adoption de nouvelles technologies et l’amélioration des infrastructures amènent de plus en plus de consommateurs en ligne, développant ainsi leur la familiarité et leur aisance avec ces outils digitaux. Ainsi, la croissance continue du e-commerce est inévitable. L’enquête de Nielsen sur l’e-commerce a interrogé 13 000 personnes dans 26 pays pour comprendre comment et pourquoi les consommateurs font leurs achats en ligne.

    L’E-COMMERCE DEVIENT MOBILE
    Beaucoup de régions doivent encore face à des défis importants d’infrastructures, y compris la faible pénétration d’internet, les coûts d’accès élevés et les connexions peu fiables, un obstacle que certains e-commerçants innovants surmontent en offrant un chargement rapide des applications mobiles et des sites. 32% des interrogés dans le monde déclarent que leur connexion n’est pas assez stable pour rendre aisé un achat en ligne. Dans ces marchés, les mobiles ont été essentiels à la croissance du commerce électronique, apportant de nombreux nouveaux clients jusqu’alors pénalisés par une connexion défaillante. Et l’importance des mobiles ne fera que continuer à croître.

    L’Inde est l’un des pays leaders de la tendance mobile. Certains e-commerçants y ont développé une stratégie du « tout-mobile ». Mais l’évolution vers le shopping mobile n’est pas l’apanage des marchés émergents. Aux États-Unis, IBM a rapporté que les mobiles ont représenté environ 57% du trafic en ligne lors du dernier « Black Friday », la plus importante journée de shopping de l’année dans le pays, en hausse de +15% par rapport à la même période en 2014.

    « De plus en plus de consommateurs utilisent des appareils mobiles pour acheter, ainsi une stratégie mobile cohérente doit être un pilier-clé de l’innovation pour les distributeurs », a déclaré Patrick Dodd, Président Global Retail chez Nielsen. « Les stratégies gagnantes sont celles qui optimisent l’expérience mobile avec une approche différenciante, et améliorent l’intégration de leur magasin et des services mobiles spécifiques aux réalités de chaque marché. »

    LES CARTES DE CRÉDIT NE SONT PAS LE SEUL MODE DE PAIEMENT EN LIGNE
    Comme la technologie et le paysage de la distribution évoluent rapidement, les pratiques de paiement sont également en train de changer. Dans le monde, plus de la moitié des e-consommateurs paient avec une carte de crédit traditionnelle (53%), mais aussi via un système de paiement numérique comme PayPal (43%), une carte de débit (39%) ou un prélèvement automatique sur leur compte bancaire (38%).

    En Chine, l’utilisation des systèmes de paiement numériques est très répandue : 86% des e-consommateurs chinois y ont recours. C’est également le mode de paiement le plus fréquent en Europe de l’Ouest, en particulier en Allemagne (68%), en Espagne (56%) et en Italie (55%), mais moins en France (49% seulement).

    En Inde, les cartes de débit, notamment celles à débit immédiat, sont des moyens de paiement courants (61% et 71%, respectivement) pour les achats en ligne, mais le paiement à la livraison reste l’option la plus largement utilisée, citée par 83% des répondants indiens. La popularité de ces types de paiement en Inde s’explique par le nombre important de consommateurs non bancarisés, la faible pénétration des cartes de crédit, et les inquiétudes autour de la sécurité de ces cartes.

    « L’Inde montre que la croissance des achats en ligne ne dépend pas de la pénétration et du développement des cartes de crédit », précise Patrick Dodd. « Les acheteurs donnent la priorité à la sécurité et les distributeurs doivent collaborer avec les banques pour s’assurer de fournir un système de paiement sûr et fiable pour les transactions en ligne. »

    Le paiement à la livraison est également largement utilisé dans de nombreux autres pays en développement, comme le Nigeria (76%), les Philippines (73%), la Russie (70%), les Emirats Arabes Unis (68%), l’Arabie Saoudite (59%), la Colombie (57%) et la Thaïlande (56%).

    En Europe, le paiement à la livraison est relativement peu courant, notamment en France (8%) où son usage est encore moins répandu que dans d’autres pays voisins comme l’Allemagne (12%), l’Espagne (22%) et l’Italie (25%).

    L’E-COMMERCE DEVIENT DE PLUS EN PLUS MONDIALISÉ
    De plus en plus de personnes s’affranchissent des frontières géographiques pour leurs achats en ligne. Près des trois quarts des e-consommateurs indiens déclarent avoir acheté des articles à l’étranger (74%). Une tendance qui ne concerne pas uniquement les pays en développement puisque les deux tiers environ des e-consommateurs européens font également des achats à l’étranger, notamment 79% en Italie – le score le plus élevé dans l’étude – et 73% en Allemagne. La France se situe légèrement en-dessous avec 59%.

    « Le commerce de détail a été l’un des derniers bastions de la mondialisation, mais la technologie est en train de donner aux consommateurs l’accès à un nouveau monde de produits qui était auparavant inaccessible », explique Patrick Dodd. « Dépasser les frontières, c’est avoir plus de choix. Dans de nombreux pays en développement, la classe moyenne montante est en demande d’une plus grande variété de produits que les distributeurs locaux ne peuvent offrir. Par conséquent, ces consommateurs se tournent vers l’étranger pour acheter des produits de marque, souvent à des prix inférieurs à ceux pratiqués dans leur pays. C’est également le cas dans les pays développés où les consommateurs peuvent également trouver un avantage en termes de prix à acheter au-delà de leurs frontières. ».

  • Les Français et l’achat en ligne

    2ème baromètre TSI sur « Les achats en ligne et les Français »

    94% des Français craignent toujours de se faire pirater leurs coordonnées bancaires lorsqu’ils commandent sur Internet

    Les Français sont toujours plus nombreux à commander en ligne, et pour Noël, 78% envisagent d’acheter tout ou partie de leurs cadeaux en ligne, soit 12% de plus comparé à l’année dernière. Paradoxalement, ils ont peur de payer sur la toile par carte bancaire, jugeant les systèmes de paiement pas assez sécurisés. Malgré leurs craintes, 71% des répondants utilisent pourtant ce mode de paiement en ligne. Tels sont quelques-uns des enseignements du Baromètre TSI*, réalisé pour la deuxième année consécutive, sur les attentes et les réticences des Français face à la consommation sur Internet.

    La sécurité des paiements en ligne insuffisante pour les Français

    A l’heure où internet est omniprésent et l’achat en ligne en constante augmentation, il est surprenant d’apprendre que les Français n’ont toujours pas confiance dans la sécurité des transactions. Ils ne sont pas moins de 46% à avoir peur de régler sur Internet, notamment les femmes (53%). Les moins frileux sont les 30-44 ans (40%).

    Ce manque de confiance est d’ailleurs le frein numéro 1 pour 77% des personnes qui n’ont encore jamais acheté en ligne. A ce jour, aucune solution ne semble faire l’unanimité.

    aujourd’hui, 21% abandonnent leur panier suite à des difficultés de paiement et 8% se sont déjà vu refuser leur carte bancaire, une innovation comme SesameTouch via My E-money Purse peut être une alternative fiable.

    L’habillement et la beauté: le secteur privilégié par les Français qui achètent online

    Si la sécurité reste le point faible du shopping en ligne selon les Français, il n’en reste pas moins que l’aspect pratique est plus que séduisant. En effet, si l’on commande via notre ordinateur, tablette ou smartphone c’est avant tout pour gagner du temps (63%), ne pas avoir à se déplacer (54%) ou encore pour optimiser son budget en comparant plus facilement les prix (53%).

    C’est pourquoi, près de 37% des sondés font leurs achats sur la toile 1 à 2 fois par mois. Les moins de 44 ans sont même 18% à y faire leurs emplettes plusieurs fois par semaine.

    Leur secteur de prédilection reste l’habillement et la beauté.

    29% des 18-29 ans ont réalisé six achats et plus depuis janvier 2015 dans ce domaine ; les 30-44 ans ne sont pas très loin avec 26%.

    Et pour Noël ? 78% prévoient de faire tout ou partie de leurs achats en ligne. Avec 88%, les CSP+ sont de loin les plus
    friands du web pour acheter les cadeaux à déposer sous le
    sapin. Côté budget, 39% dépenseront entre 50 et 100 euros en ligne. Ce sont les 45-59 ans qui dépenseront le plus avec un budget entre 150 et 300 euros (25%).

    Même si Internet reste un outil pratique pour effectuer ses achats en ligne notamment au moment des fêtes de fin d’année, les Français peuvent néanmoins abandonner leur panier si les frais de livraison sont trop élevés (72%), si le site internet n’inspire pas confiance (44%) et si les délais de livraison sont trop longs (38%).

    *Etude réalisée du 19 au 21 octobre 2015 sur un échantillon représentatif de la population française de 1 014 personnes par Easypanel pour TSI