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  • Publicités IA : comment la créativité de l’IA se compare à celle des humains

    L’IA ne remplace pas la créativité. Elle rend la publicité performante.

    Si l’IA générative a profondément transformé les délais et les coûts de production des contenus, son efficacité concrète en matière de performance publicitaire fait encore l’objet de nombreux débats. Intitulée « AI Ads That Work: How AI Creative Stacks Up Against Humans » (Les publicités IA qui fonctionnent : comment la créativité IA se compare à celle des humains), cette nouvelle étude inédite s’appuie sur l’analyse de plusieurs centaines de milliers de publicités en ligne diffusées en direct sur Realize, la plateforme publicitaire de Taboola, totalisant plus de 500 millions d’impressions et 3 millions de clics.

    Principaux enseignements de cette étude académique :

    • Les publicités générées par la GenAI sont aussi performantes que celles créées par des humains : dans les données brutes, leur taux de clic moyen (CTR) est légèrement supérieur (0,76 %) à celui des publicités créées par des humains (0,65 %). Leurs performances sont finalement comparables lorsque les chercheurs ont appliqué les contrôles statistiques les plus rigoureux.
    • Les publicités générées par l’IA remportent le plus de succès lorsqu’elles ne “ressemblent” pas à de l’IA : les créations générées par l’IA qui ne « ressemblaient pas » à de l’IA ont obtenu les taux d’engagement les plus élevés de l’ensemble des groupes étudiés, surpassant largement les publicités créées par des humains et celles dont le caractère artificiel était perceptible.
    • Les visages humains constituent un puissant levier de confiance : l’étude montre que l’un des facteurs déterminants pour qu’une publicité soit perçue comme « humaine » et digne de confiance, réside dans la présence visible et identifiable d’un visage humain. Fait notable : conformément aux bonnes pratiques et aux règles de diffusion de Taboola, les publicités générées par l’IA intègrent plus fréquemment ces indices de confiance que les créations produites par des humains.
    • Les marques n’ont plus à arbitrer entre rapidité d’exécution et qualité : Les visuels générés par l’IA permettent d’augmenter, ou a minima de maintenir les taux de clics, sans dégrader les performances de conversion en aval. Ces résultats démontrent que les annonceurs peuvent désormais gagner en volume et en productivité sans compromis sur la qualité ni sur l’efficacité commerciale.
    • Les secteurs de l’alimentation, des boissons et des services financiers figurent parmi les premiers à avoir adopté les publicités créées par l’IA : certains secteurs se distinguent particulièrement dans l’adoption de la GenAI, notamment les secteurs de l’alimentation et des boissons ainsi que celui des finances personnelles.

    « La plateforme de Taboola nous a donné accès à une quantité exceptionnelle de données issues de situations réelles, impossibles à reproduire en laboratoire. L’analyse de plus de 500 millions d’impressions nous a permis de dépasser le discours autour de la GenAI pour en mesurer l’impact concret à grande échelle », explique Oded Netzer, vice-doyen chargé de la recherche à la Columbia Business School. « Nos résultats montrent que lorsque l’IA renforce des signaux humains, comme la confiance véhiculée par un visage, elle ne se contente pas d’égaler la performance humaine : elle établit souvent de nouveaux standards en matière d’engagement. 

  • Litiges, arnaques retours… Lengow dresse le Friction Index des bons et mauvais élèves en ecommerce

    Le Friction Index 2026 

    Lengow publie le Friction Index 2026 (tous les détails et listes ici) : une étude inédite qui mesure, pour 30 acteurs majeurs du e-commerce en France, la part de recherches Google liées aux frictions (litiges, retours et arnaques) rapportée au volume de recherches de marque.

    Le constat de départ est simple : quand un achat en ligne se passe bien, on ne cherche rien. Mais dès qu’un problème survient – « comment me faire rembourser ? », « comment faire un retour ? », « est-ce une arnaque ? » – Google reste le premier réflexe. C’est ce signal que le Friction Index capture et objective.

    En agrégeant 24 mois de données de recherche sur trois familles de requêtes (litiges/remboursement/SAV, retours, arnaques/contrefaçons), l’étude produit un classement normalisé qui permet de comparer des acteurs de tailles très différentes, d’Amazon à LDLC, de Shein à Galeries Lafayette.

    Le haut du classement est dominé par trois familles : la mode (ASOS, Showroomprivé, Galeries Lafayette, Zalando – culture du try-on, retours massifs), les généralistes à forte audience (Amazon, Rakuten, Leboncoin, Cdiscount – volume de transactions, vendeurs tiers, surface de friction plus large) et le high-tech (Fnac, Darty – paniers élevés, SAV post-achat structurel). Le dénominateur commun n’est pas la « mauvaise qualité » : c’est l’intensité de la relation client.

    En bas de classement, on retrouve des acteurs spécialisés (Back Market, ManoMano), des enseignes « maison » (Conforama, But, Maisons du Monde, La Redoute) et des acteurs à très forte notoriété digitale (eBay, Carrefour). Trois facteurs expliquent ces scores bas : la nature des produits (achats réfléchis, retours rares), la spécialisation (parcours clients optimisés par catégorie) et un effet de dilution lié au volume de recherches de marque.

    Le résultat contre-intuitif : Shein, Temu et AliExpress dans la moyenne basse

    C’est sans doute la conclusion la plus inattendue de l’étude. Shein (16e, 0,30 %), AliExpress (17e, 0,29 %) et Temu (18e, 0,26 %) se positionnent tous les trois dans la seconde moitié du classement, loin derrière des enseignes « premium » comme ASOS, Zalando ou Galeries Lafayette.

    Trois facteurs convergents expliquent ce résultat : un volume de recherches de marque massif (5 millions de recherches mensuelles chacun, comparable à Amazon) qui dilue mécaniquement le ratio ; des attentes consommateurs calibrées (prix très bas = moins de « déception » et donc moins de recherches d’aide) ; et des processus de résolution intégrés dans l’app (retour en un clic, remboursement automatique, chatbot) qui court-circuitent le recours à Google.

    Toutefois, le score global masque des fragilités spécifiques : Shein se classe 4e sur la dimension « retours » et AliExpress 5e sur « arnaques ». Preuve que la lecture par dimension est indispensable.

    Trois profils de friction se dessinent

    L’étude identifie trois familles d’enseignes, selon la dimension de friction dominante :

    • Profil « SAV / litiges » : l’enjeu prioritaire est la résolution et le suivi (Amazon, ASOS, Rakuten, Fnac). Le signal raconte : « où en est ma demande ? comment obtenir une réponse ? »
    • Profil « retours » : la friction tient à la politique et au parcours de retour (ASOS, Showroomprivé, Shein, Zalando). Un rang élevé ne signifie pas forcément mauvaise expérience : il peut aussi signifier que le retour est très pratiqué dans cet univers.
    • Profil « vigilance / arnaques » : l’enjeu est la confiance dans un écosystème plus ouvert (Vinted, Leboncoin, AliExpress). Le signal capte autant des incidents que de la prévention (phishing, faux SMS, faux sites).

    « Le résultat qui nous a le plus frappés, c’est l’écart entre la perception et la réalité. ASOS génère presque deux fois plus de frictions qu’Amazon en proportion, et Shein ou Temu se retrouvent derrière Galeries Lafayette ou Fnac », explique Adrian Gmelch, Directeur des contenus chez Lengow.  « Cela montre que le niveau de friction n’est pas une question de positionnement prix ou de réputation, c’est avant tout une question d’intensité transactionnelle et de complexité des parcours. Et surtout, quand on décompose le score par dimension, on découvre que chaque enseigne a son propre talon d’Achille : litiges chez les uns, retours chez les autres, arnaques ailleurs. »

  • Comment TikTok renforce son engagement auprès des acteurs de l’entertainment

    TikTok lance deux nouvelles solutions publicitaires pour connecter les marques entertainment aux fandoms en France et en Europe

    En 2025, TikTok renforce son engagement auprès des acteurs de l’entertainment en Europe avec le lancement de deux nouvelles solutions publicitaires orientées performance.
    Objectif : aider les studios, plateformes de streaming et ayants droit à transformer la puissance des fandoms en résultats business mesurables.

    Deux solutions pensées pour convertir l’engagement en action

    Streaming Ads

    Conçue pour transformer l’intérêt en abonnements, cette solution — alimentée par Smart+ — propose une expérience personnalisée mettant en avant plusieurs titres d’un catalogue, via carrousel vidéo ou Media Card interactive. Les contenus sont recommandés en fonction des centres d’intérêt démontrés des utilisateurs, afin de maximiser la conversion.

    Pensée pour amplifier l’impact des grands temps forts (lancement de film, nouvelle saison, événement sportif), cette solution s’appuie sur des signaux d’intention élevés (préférences de genre, sensibilité au prix, etc.). Elle permet d’atteindre les audiences les plus susceptibles de passer à l’action, par exemple l’achat d’un billet de cinéma ou la souscription à une offre de streaming.

    TikTok, moteur des fandoms entertainment en France et en Europe

    Ces lancements s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée. En 2025, les communautés entertainment sur TikTok ont confirmé leur impact concret sur la performance commerciale des œuvres audiovisuelles.

    En France, 15 des 20 plus grands succès du box-office 2025 ont été des phénomènes viraux sur TikTok, illustrant le rôle croissant de la plateforme dans la création de dynamique culturelle et l’amplification de l’engagement autour des sorties cinéma.

    Source : Media Control, Comscore, Allscreens, Official Movie Charts 2025 – Viral Hit défini comme 1M+ vues sur TikTok.

    À l’échelle mondiale, 6,5 millions de publications liées au cinéma et aux séries sont partagées chaque jour sur TikTok, témoignant de l’intensité des conversations et de la puissance des fandoms tels que #FilmTok, #MovieTok ou #BookTok.

    Cette dynamique influence directement les usages : 4 utilisateurs sur 5 déclarent que TikTok inspire leurs choix de streaming et les encourage à découvrir davantage de contenus.

  • YouTube, TikTok, Instagram : la guerre des formats tue la créativité

    Quand rester créatif relève du défi … 

    Selon  Adham Hassan, Expert Creator Economy

    La Creator Economy s’est construite sur une promesse forte : permettre à chacun de créer librement, de raconter des histoires singulières et de toucher un public sans intermédiaire.
    Mais à mesure que les plateformes ont grandi, cette liberté s’est progressivement encadrée.
    Aujourd’hui, sur YouTube, TikTok et Instagram, les formats ne sont plus de simples supports : ils sont devenus des normes. Une norme de durée, de rythme, de narration. Et dans cette guerre silencieuse entre plateformes, c’est la créativité qui en sort affaibli.

    Quand les formats prennent le pas sur les idées

    La création commence de moins en moins par une intention créative et de plus en plus par une contrainte technique. Avant même de penser à ce que l’on veut dire, il faut se demander si le message tiendra dans un format court, s’il sera suffisamment accrocheur dans les premières secondes, s’il respectera les codes attendus.
    L’idée devient secondaire, presque accessoire. Elle doit s’adapter au moule plutôt que le façonner. Cette inversion du processus créatif appauvrit la réflexion et réduit la création à un exercice d’ajustement permanent.

    Quand les plateformes uniformisent les contenus

    Les algorithmes favorisent ce qui a déjà fait ses preuves. Un type de montage, une structure narrative, un rythme identifiable. À force de récompenser les mêmes signaux, les plateformes encouragent une standardisation massive des contenus. Les créateurs, consciemment ou non, finissent par se copier les uns les autres pour rester visibles. Ce mécanisme produit des flux efficaces, mais interchangeables, où la singularité se dilue dans une esthétique globale dictée par la performance.

    Quand la performance immédiate écrase la vision

    Dans cet écosystème, la valeur d’un contenu se mesure presque exclusivement à sa performance instantanée. Si une vidéo ne fonctionne pas rapidement, elle est considérée comme un échec.
    Or, la créativité ne se développe pas toujours dans l’urgence. Construire une vision, un univers, une narration cohérente demande du temps, des essais, parfois des contenus moins performants. La pression des chiffres pousse les créateurs à privilégier ce qui fonctionne à court terme, au détriment d’une construction plus profonde et durable.

    Quand les créateurs deviennent des exécutants

    À force de suivre des règles imposées par les plateformes, beaucoup de créateurs glissent vers un rôle d’exécutants. Ils appliquent des recettes, reproduisent des formats, adaptent des tendances existantes.
    La prise de risque devient un danger pour la visibilité. Ce glissement est insidieux : il ne supprime pas la créativité, il la canalise, la réduit, la rend prévisible. Peu à peu, la différence entre créer et produire du contenu s’estompe.

    Quand l’adaptation est confondue avec l’innovation

    Changer de format, accélérer un montage ou passer d’un horizontal à un vertical n’est pas innover. Ce sont des décisions stratégiques, pas créatives. L’innovation naît d’un regard nouveau, d’une idée forte, d’un point de vue assumé. En glorifiant sans cesse la capacité d’adaptation aux formats, l’écosystème confond mouvement et progrès. Il donne l’impression d’évoluer, alors qu’il enferme la création dans des cadres toujours plus étroits.

    La guerre des formats dépasse la simple question technique.
    Tant que la création sera guidée par l’optimisation plutôt que par l’idée, elle restera enfermée dans des cadres prévisibles.
    Redonner de l’espace à la créativité, c’est accepter de sortir des formats dominants et de remettre la vision avant la performance.

  • Comment l’IA redéfinit le rôle du commercial

    IA : Quand les signaux d’intention redessinent le métier de commercial

    Selon Hugo Delattre, fondateur de Get In Touch 

    Il y a encore quelques années, la prospection commerciale se résumait à une mécanique répétitive fondée sur le volume et l’endurance. Les équipes multipliaient les appels, les emails et les relances, convaincues que l’insistance suffisait à faire émerger des opportunités.
    Ce modèle, construit sur une logique statistique, paraissait immuable. Pourtant, en silence, les comportements numériques se sont imposés comme une matière première nouvelle, révélatrice de besoins, d’intérêts ou de réflexions en cours. Chaque recherche, interaction ou consultation publique constitue désormais un indicateur potentiel de maturité. Avec l’essor de l’IA, ces traces, autrefois considérées comme anecdotiques, deviennent lisibles et interprétables. Elles transforment la manière dont les organisations envisagent l’acte de prospecter : non plus comme un exercice d’endurance, mais comme un travail d’observation fine et de compréhension du moment opportun.

    1. Une prospection guidée par l’intention plutôt que par le volume

    Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de capter, d’interpréter et de mettre en cohérence des milliers de signaux générés chaque jour par les professionnels. La manière dont un dirigeant interagit avec un sujet, l’évolution d’un intérêt soudain pour une problématique ou la consultation répétée d’une typologie de solution dessinent un terrain d’analyse d’une richesse inédite. L’IA s’empare de cette matière et lui donne un sens opérationnel.

    À travers ces signaux, les organisations découvrent un indicateur de maturité d’achat d’une précision rarement atteinte. Elles ne ciblent plus « des profils », mais des comportements ; elles ne cherchent plus à pousser un message, mais à comprendre un contexte. Cette logique renverse les codes traditionnels de la prospection.
    Plutôt que d’imposer un rythme au marché, les entreprises s’alignent sur celui des prospects.
    Les décisions commerciales s’appuient désormais sur la probabilité d’intention, renforçant la pertinence des prises de contact et limitant les interactions inutiles.
    Parallèlement, l’analyse automatisée des échanges commerciaux offre une nouvelle lecture du cycle de vente. Les rendez-vous sont transcrits, les dialogues examinés, les dynamiques d’échange décryptées. Les commerciaux bénéficient d’une visibilité objective sur leurs performances : non plus un ressenti, mais une compréhension structurée de ce qui suscite une avancée ou provoque un blocage. L’IA devient un miroir parfaitement neutre qui éclaire les forces comme les axes d’ajustement.

    2. Le commercial recentré sur la valeur relationnelle

    Ce basculement technologique ne remplace pas la dimension humaine du métier ; il l’amplifie. En absorbant les tâches répétitives et chronophages, l’IA redonne du temps aux équipes pour exercer pleinement leur rôle stratégique.
    La recherche d’informations, la qualification initiale ou la segmentation manuelle ne constituent plus des freins au déploiement d’une démarche réellement personnalisée. Le commercial peut se concentrer sur ce que la machine ne sait pas faire : comprendre une histoire, écouter un enjeu, interpréter une nuance, instaurer un climat de confiance. Dans les organisations qui adoptent ces nouveaux outils, les interactions se transforment. Elles ne sont plus générées par obligation ou par automatisme, mais parce que le signal détecté justifie véritablement l’échange. Les prospects perçoivent cette pertinence.
    Le dialogue devient plus fluide, mieux ancré dans leurs problématiques, moins intrusif. La relation commerciale quitte alors le champ du volume pour entrer dans celui de la justesse.

    Cette évolution redéfinit aussi le rôle du commercial : il n’est plus celui qui sollicite en permanence, mais celui qui intervient au moment adéquat, avec une compréhension précise du contexte. La valeur ne réside plus dans le nombre d’actions réalisées, mais dans la qualité de l’intervention. L’IA ne fait pas disparaître l’humain ; elle clarifie son terrain d’expression.

    3. Un nouveau paradigme : interpréter plutôt que solliciter

    Ce mouvement marque l’entrée dans une ère où la performance commerciale repose autant sur la capacité à analyser un prospect que sur celle de le convaincre. Les organisations qui réussissent ne sont plus celles qui contactent le plus, mais celles qui savent interpréter les signaux laissés par le marché. Elles adoptent une culture nouvelle, dans laquelle la donnée ne sert pas à multiplier les actions, mais à en réduire le nombre tout en en maximisant la justesse.

    La collaboration entre l’humain et la machine devient la clé de cette transformation. L’IA observe, priorise et met en cohérence. Le commercial nuance, interprète et construit la relation. Ensemble, ils forment un modèle d’efficacité qui dépasse largement les méthodes traditionnelles. La performance n’est plus un résultat aléatoire, dépendant de la répétition, mais le produit d’une stratégie fondée sur la compréhension fine de l’intention.

    Ce n’est pas une rupture brutale, mais une transition profonde vers un métier plus intelligent, plus stratégique et plus respectueux du prospect. Le commercial n’est pas remplacé ; il est augmenté. Et dans cette évolution, une certitude s’impose : le futur desventes se construira moins dans l’insistance que dans la capacité à voir, avant les autres, ce que les signaux d’intention révèlent.

     

     

  • Quelles sont les tendances qui vont transformer l’engagement client et les écosystèmes numériques ?

    L’automatisation par IA, le RCS et l’intégration des plateformes sont en passe de redéfinir l’ensemble des marchés

    Selon infobip

    Les agents IA géreront la majorité des interactions clients

    D’ici 2026, on estime que l’IA agentique prendra en charge jusqu’à 95 % des interactions clients, offrant un support instantané et personnalisé 24h/24 et 7j/7.

    Ces agents évoluent au-delà des simples bots FAQ pour devenir des modèles agentiques proches de l’humain, capables de communications complexes et autonomes. Le service client se transforme rapidement, avec des bots vocaux et des agents basés sur le chat, accompagné par la technologie human-in-the-loop.

    Des entreprises déploient déjà des chatbots IA pour gérer les demandes bancaires courantes et le suivi des commandes e-commerce, tandis que des bots vocaux avancés ouvrent de nouvelles opportunités pour automatiser et améliorer les conversations clients. Cela permet aux agents humains de se concentrer sur les cas complexes, et garantit aux clients un service rapide mais empathique.

    Les super apps et les canaux RCS favorisent des parcours clients fluides

    Des plateformes telles que WhatsApp et le protocole Rich Communication Services (RCS) évoluent en super apps intégrant marketing, communication et fonctionnalités de paiement au sein d’une interface unique.

    Les entreprises exploitent le RCS pour des conversations sécurisées et interactives, permettant aux clients de réaliser des parcours complets directement dans le canal.
    Les commerçants utilisent cette même technologie afin d’envoyer des carrousels de produits interactifs, permettant aux clients de parcourir, acheter et planifier la livraison, toujours dans la même interface. De même, les professionnels de santé permettent la prise de rendez-vous et le paiement des factures via WhatsApp, simplifiant ainsi les interactions avec les patients.

    La gestion des données, principal défi des solutions IA

    Alors que beaucoup d’innovations IA actuelles reposent sur de grands modèles génériques, on observe également un intérêt croissant pour des modèles de langage plus petits et spécifiques à un domaine, pouvant fonctionner sur du matériel standard ou sur site, offrant confidentialité des données et conformité tout en fournissant des réponses précises et contextuelles.
    Le plus  grand défi pour l’IA avancée reste les données : comment collecter, unifier, préparer et activer efficacement les données propriétaires et internes pour l’expérience client.

     

  • Netflix prépare une mutation silencieuse vers le modèle des créateurs

    Netflix multiplie les signaux d’ouverture vers les créateurs issus de YouTube

    Face à une concurrence qui se joue désormais sur l’usage plutôt que sur le catalogue.
    Selon Adham Hassan, Expert Creator Economy

    Les grandes manœuvres de Netflix attirent souvent l’attention lorsqu’elles concernent des acquisitions spectaculaires ou des stratégies de consolidation du divertissement traditionnel. Ces annonces occupent l’espace médiatique, mais elles masquent parfois des évolutions plus discrètes, et pourtant déterminantes pour l’avenir de la plateforme.
    Depuis quelque temps, Netflix s’ouvre à des contenus portés par des créateurs indépendants, issus de plateformes ouvertes comme YouTube.
    Cette évolution marque une inflexion vers des logiques proches de l’UGC (User Generated Content, ou contenus créés par les utilisateurs), sans pour autant renier l’ADN éditorial de la plateforme.
    Podcasts intégrés à l’offre, formats YouTube adaptés ou programmes développés par des créateurs déjà installés en ligne : pris ensemble, ces choix dessinent une trajectoire claire.

    La coexistence de deux stratégies chez Netflix

    Netflix avance aujourd’hui sur deux fronts.
    > D’un côté, la plateforme poursuit une stratégie de consolidation du divertissement traditionnel, en renforçant ses catalogues et en sécurisant des contenus premium.

    > De l’autre, elle intègre progressivement des formats développés hors de son écosystème historique, portés par des créateurs. Cette coexistence n’est pas contradictoire. Elle traduit une prise de conscience stratégique : la valeur ne se concentre plus uniquement dans la possession de grandes franchises, mais aussi dans la capacité à capter des audiences déjà constituées autour de contenus nés sur le web.

    L’intégration progressive de contenus issus de YouTube

    Les choix récents de Netflix illustrent cette ouverture.
    La plateforme accueille des podcasts auparavant diffusés ailleurs, adapte des formats YouTube déjà populaires et intègre des émissions dont l’audience s’est construite en dehors des circuits traditionnels.
    Ces contenus présentent un avantage décisif pour Netflix. Ils arrivent avec des communautés existantes, une narration éprouvée et une relation déjà installée entre créateurs et publics. En s’appuyant sur ces formats, Netflix limite le risque créatif tout en élargissant son offre éditoriale et en touchant des audiences parfois éloignées de ses productions classiques.

    La comparaison structurelle entre Netflix et YouTube

    La principale concurrence de Netflix ne se limite plus aux autres plateformes de streaming ou aux acteurs historiques du divertissement.
    Elle se situe désormais face à YouTube, qui capte une part croissante du temps passé devant les écrans, notamment sur les usages télévisuels. Là où Netflix repose sur un modèle fermé et fortement éditorialisé, YouTube s’appuie sur un système ouvert, alimenté par une création continue et portée par des créateurs indépendants. Netflix ne peut ni racheter YouTube, ni en reproduire entièrement le fonctionnement, mais il peut en intégrer certains mécanismes clés, notamment ceux liés à l’usage et à la fidélité des audiences.

    L’émergence d’un modèle à deux niveaux pour les créateurs

    L’évolution la plus probable du modèle de Netflix repose sur une structuration différenciée de la création.
    Une première catégorie pourrait accueillir des créateurs produisant des contenus épisodiques, avec des règles plus souples et une logique orientée vers des offres soutenues par la publicité.
    Une seconde catégorie serait réservée à des créateurs plus établis, capables de livrer des formats durables et monétisables sur le long terme. Netflix pourrait alors licencier leurs catalogues existants et commander des productions originales, dans une logique déjà amorcée avec certains formats issus de YouTube.

    Le rôle de YouTube comme incubateur pour Netflix

    Dans cette configuration, YouTube conserve une place centrale. La plateforme reste le lieu où les formats émergent, se testent et se stabilisent. Les créateurs y construisent leur audience, affinent leur identité et démontrent la solidité de leurs concepts. Netflix intervient ensuite comme un accélérateur, en intégrant les formats les plus matures dans un environnement plus structuré et plus premium. Sans le formaliser explicitement, YouTube devient ainsi un véritable terrain d’incubation pour Netflix.

    La mutation engagée par Netflix ne relève pas d’un simple ajustement opportuniste. Elle traduit une évolution stratégique face à un changement durable des usages et à la montée en puissance de la création issue du web. En s’ouvrant progressivement à des contenus portés par des créateurs indépendants, Netflix adapte son modèle à une nouvelle réalité du divertissement, où l’attention et l’usage pèsent désormais autant que le catalogue.

     

     

  • Comment l’IA redéfinit la cybersécurité 

    Six réalités que les entreprises doivent intégrer dès maintenant

    Selon Getronics

    Propulsées par l’IA, les cyberattaques sont toujours plus rapides, crédibles, automatisées et difficiles à détecter.
    La cybersécurité entre dans une nouvelle ère où les cybermenaces évoluent plus vite que jamais et où les modèles de protection traditionnels ne suffisent plus. Dans son livre blanc CyberSecurity Masterclass 2025, Getronics dévoile six réalités incontournables que les entreprises doivent désormais intégrer pour rester résilientes.

    1. L’IA est partout

    L’intelligence artificielle transforme profondément la cybersécurité. Elle offre aux cybercriminels de nouveaux leviers : reconnaissance automatisée, phishing ultra-ciblés, deepfakes audio-vidéo, ou encore malwares capables d’apprendre et de contourner les défenses traditionnelles.

    Mais elle ouvre aussi de nouvelles perspectives aux entreprises : traitement et analyse d’immenses volumes de données, accélération de la détection et la réponse aux menaces, identification des anomalies suspectes,… Pour en tirer pleinement parti, une gouvernance solide, des compétences adaptées et des processus maîtrisés sont indispensables, notamment pour répondre aux exigences réglementaires.

    Les dirigeants doivent structurer l’adoption de l’IA — en cartographiant chaque outil prétendant utiliser l’IA, en renforçant la gouvernance, en testant les outils, en développant les compétences des équipes, en actualisant les procédures et en impliquant le conseil d’administration pour garantir des décisions et des investissements adaptés aux risques.

    2. Le phishing devient l’ingénierie sociale 2.0

    Les attaques ne se limitent plus aux simples e-mails. SMS, appels téléphoniques deepfake, messageries collaboratives et usurpation de fournisseurs, le phishing est devenu multi-canal. Le smishing (phishing par SMS) représente aujourd’hui 69,3 % de l’ensemble des attaques par hameçonnage[1]. Cette approche exploite avant tout la confiance humaine, rendant la sensibilisation et la vérification interne plus essentielles que jamais.

    Les entreprises doivent combiner contrôles technologiques, processus renforcés et conformité réglementaire (NIS2, DORA), pour limiter les risques opérationnels, financiers et juridiques, tout en renforçant la résilience globale.

    3. Le Zero Trust s’impose comme la nouvelle norme de sécurité

    Avec l’adoption du cloud, le travail hybride, l’intégration des partenaires et les chaînes d’approvisionnement numériques, le modèle périmétrique traditionnel est obsolète. Le Zero Trust part d’un principe simple : toute requête peut être compromise. Elle repose sur trois fondamentaux :

    • Ne jamais faire confiance, toujours vérifier ;
    • Limiter strictement les privilèges ;
    • Concevoir chaque système en anticipant une éventuelle compromission.

    Les entreprises qui adoptent ce modèle peuvent drastiquement réduire l’impact potentiel des attaques. Elles doivent agir immédiatement en cartographiant les accès, en sécurisant en priorité les systèmes critiques via la MFA, en enclenchant la segmentation, en informant la direction des bénéfices en sécurité et conformité, et en lançant une évaluation externe de la maturité Zero Trust.

    4. La sécurité de la supply chain : le nouveau maillon faible ?

    Les cybercriminels ciblent désormais les fournisseurs tiers, les opérateurs cloud, les fabricants de matériel et les éditeurs de logiciels pour atteindre indirectement leurs cibles finales : les entreprises.

    Compromissions logicielles, failles matérielles ou micrologicielles, accès privilégiés mal protégés et dépendances au cloud fragilisent l’ensemble de l’écosystème numérique.

    Dans un contexte où les exigences se renforcent (IA, blockchain, cadres réglementaires), les entreprises doivent renforcer la sécurité de leur supply chain, afin de protéger leurs opérations et leur réputation. Cela exige une gouvernance claire, une évaluation rigoureuse des fournisseurs, des contrôles techniques renforcés, une surveillance continue et une gestion stricte des accès.

    5. La réponse aux incidents devient un impératif stratégique  

    La fréquence, la sophistication et l’impact des cyberattaques d’aujourd’hui soulignent l’importance cruciale d’une préparation à la réponse aux incidents (IRR) solide. La capacité à détecter, contenir et remédier rapidement aux incidents est un facteur déterminant pour limiter les interruptions d’activités, les pertes financières et l’atteinte à la réputation. Les intrusions multi-étapes, les ransomwares à double extorsion ou l’exploitation de vulnérabilités zero-day démontrent qu’une attaque peut rester invisible pendant des mois avant d’être identifiée. Dans ce contexte, une maîtrise rapide des incidents devient donc essentielle pour limiter les temps d’arrêt, réduire les pertes de données et renforcer la confiance des partenaires comme des régulateurs. Les entreprises qui investissent dans une réponse aux incidents structurée transforment ainsi un risque majeur en véritable avantage opérationnel et stratégique.

    La résilience repose sur une préparation rigoureuse : plans d’intervention régulièrement mis à jour, rôles et responsabilités clairement définis, outils de détection unifiés (SIEM, EDR, NDR) et simulations régulières pour tester la coordination interne comme externe. Les entreprises les plus avancées s’appuient désormais sur des plateformes SOAR, l’intégration de renseignements sur les menaces et des scénarios d’attaque réalistes mobilisant des équipes offensives, défensives et de coordination (Red/Blue/Purple Teams) afin d’évaluer leur capacité de réponse en conditions réelles.

    6. Le facteur humain reste le meilleur pare-feu (…où le pire)

    Au-delà des actions malveillantes délibérées, l’erreur humaine demeure l’un des principaux vecteurs de violations de la cybersécurité : près de 60% des incidents en 2025 sont la conséquence d’une erreur humaine ou d’une interaction sociale. Fatigue MFA, erreurs, clics impulsifs, méconnaissance des menaces : la technologie seule ne suffit plus.

    Investir dans une véritable culture de la sécurité fondée sur la formation, les exercices réguliers de réponse aux incidents, l’authentification robustes et des protocoles de sécurité centrés sur l’utilisateur permet de faire des collaborateurs des défenseurs actifs plutôt que des vecteurs de risques.