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  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Quelles sont les prévisions ‏en cybersécurité pour 2026 et au-delà ?

    À l’intersection des identités, de l’IA et de la géopolitique

    BeyondTrust, présente ses principales prévisions en cybersécurité pour 2026 et au-delà. Objectifs :  identifier les tendances qui redéfiniront la manière dont les organisations protègent les identités, sécurisent les données et se préparent à un paysage de menaces en constante évolution. ‏

    ‏L’IA agentique devient le vecteur d’attaque ultime ‏

    ‏Dans l’année à venir, presque tous les appareils connectés intègreront une IA agentique, ce qui augmentera rapidement leur commodité mais aussi la surface d’attaque. Les déploiements précipités et l’insuffisance de surveillance créeront de nouvelles vulnérabilités, entraînant une recrudescence des violations alimentées par l’IA. ‏ 

    ‏L’ « IA vegan » émerge ‏

    ‏Un nombre croissant d’individus et d’organisations refuseront d’utiliser l’IA, invoquant des préoccupations relatives à la protection de leur vie privée, à l’éthique et à l’impact environnemental. Ce mouvement « IA vegan » poussera les entreprises à plus de transparence et à offrir des options de « désactivation » en matière d’IA dans leurs produits et workflows. ‏

    ‏Les tarifs numériques redéfinissent la souveraineté des données ‏

    ‏Les gouvernements commenceront à taxer ou à restreindre certains services numériques transfrontaliers, créant ainsi des « tarifs numériques » qui stimuleront l’innovation locale et modifieront les flux de données mondiaux. ‏

    ‏La fin des VPN traditionnels ‏

    ‏Les VPN classiques entreront dans leur phase terminale à mesure que les organisations migreront vers des solutions d’accès à distance modernes basées sur l’identité. Les VPN traditionnels seront de plus en plus perçus comme des vulnérabilités plutôt que comme des atouts. ‏ 

    ‏Le « poisoning » de comptes devient une menace financière ‏

    ‏Les cybercriminels automatiseront la manipulation de comptes financiers de confiance en insérant des facturiers frauduleux et en détournant des paiements vers des courtiers tiers. Le renforcement de la validation d’identité et de l’intégrité des transactions deviendra indispensable. ‏

    ‏MITRE renaît de ses cendres ‏

    ‏Suite à des troubles dans sa gouvernance et son financement, le cadre MITRE ATT&CK évoluera ou renaîtra sous une nouvelle bannière — afin de répondre aux exigences modernes de gestion des risques. ‏

    ‏Le travail nomade remet en question la sécurité ‏

    ‏Alors que les « nomades numériques » se déplacent à travers le monde, les organisations feront face à une augmentation des risques liés à l’identité et à la conformité, liés à des régions et appareils non gérés. Une visibilité renforcée sur les identités deviendra l’ancrage essentiel pour sécuriser cette main-d’œuvre mobile. ‏

    ‏Les traceurs de localisation seront instrumentalisés ‏

    ‏Les petits dispositifs de traçage à faible coût, tels que AirTags et Tiles, seront de plus en plus exploités pour la reconnaissance et les attaques cyber-physiques hybrides, ce qui incitera à renforcer les mesures anti-tracking. ‏

    ‏La sécurité domestique vocale s’impose ‏

    ‏De nouvelles capacités d’automatisation domestique, désormais basées sur la reconnaissance vocale, permettront aux consommateurs de configurer en toute sécurité leurs systèmes connectés via la parole naturelle, marquant une nouvelle étape dans la gestion simple et sécurisée des maisons intelligentes. ‏

    ‏La prochaine frontière : les prévisions à plus de 5 ans‏‏ ‏

    ‏Fissures et réformes de l’IA ‏

    ‏L’essor de l’IA se divisera en micro-disciplines — de l’IA agentique à l’IA générative — dont beaucoup échoueront à produire des résultats significatifs. À mesure que la bulle de l’IA éclatera, le marché se consolidera autour d’un nombre plus restreint de modèles éprouvés et financièrement durables. ‏ 

    ‏L’informatique biologique dépasse le silicium ‏

    ‏Les « ordinateurs biologiques » émergents, alimentés par des neurones vivants cultivés sur des puces, surpasseront les technologies en silicium et quantiques traditionnelles. Les débats éthiques s’intensifieront autour de ces systèmes capables de pensée indépendante. ‏

    ‏L’IA compagnon devient la norme ‏

    ‏Les IA partenaires — évoluant des assistants numériques à des compagnons émotionnellement intelligents — fusionneront avec des robots et des androïdes pour offrir une connexion physique et émotionnelle, transformant nos foyers, lieux de travail et environnements de soins. ‏ 

    ‏L’humain, nouvelle clé cryptographique ‏

    ‏La biométrique avancée, utilisant des signaux issus de dispositifs portables et une authentification continue, remplacera les mots de passe traditionnels, ouvrant la voie à une expérience d’identité fluide et résistante au phishing. ‏

    ‏Le risque dans la chaîne d’approvisionnement s’amplifie ‏

    ‏Les chaînes d’approvisionnement mondiales resteront des cibles de premier ordre. De nouvelles normes, telles que les listes de matériaux basées sur l’IA/ML (BOM) et les listes cryptographiques (CBOM), seront mises en place pour renforcer la transparence et lutter contre l’exploitation systémique. ‏ 

    ‏Les villes autonomes émergent ‏

    ‏Les villes intelligentes entièrement autonomes — où véhicules, commerces et services fonctionnent indépendamment — passeront du concept à la réalité, soulevant des questions de cybersécurité et d’éthique sans précédent. ‏

     « L’avenir de la cybersécurité ne consiste pas seulement à défendre les données, mais aussi à anticiper la collision croissante entre le monde numérique et le monde physique »‏‏, conclut Morey Haber. ‏‏« Les organisations qui réussiront seront celles qui percevront l’identité comme le nouveau périmètre et l’innovation comme leur meilleure défense. » ‏

     

  • Influence : réussir sans se laisser enfermer dans l’exigence des algorithmes ou la tyrannie des chiffres

    Et si la vraie richesse pour un créateur réside dans la liberté de choisir sa trajectoire…

    Selon Adham Hassan , Expert Creator Economy

    Alors que la course aux abonnés et aux vues semble inévitable, certains créateurs choisissent de privilégier la liberté et la maîtrise de leur vie quotidienne.  Pourquoi l’indépendance peut être la clé d’une carrière durable dans l’univers numérique.
    Pour les créateurs de contenu, la notoriété peut sembler être l’objectif ultime. Pourtant, certains choisissent délibérément de ne pas viser le « tout médiatique » et préfèrent se concentrer sur leur liberté et leur plaisir dans la création.
    Les réseaux sociaux offrent de nombreuses opportunités, mais ils peuvent aussi transformer le succès en fardeau, où chaque sortie dans la rue devient une expérience sous observation. Comprendre cet équilibre entre visibilité et intimité est crucial pour construire une carrière saine et pérenne.
    Apprendre à choisir sa notoriété
    Pour beaucoup, atteindre le million d’abonnés est un symbole de réussite. Mais ce seuil peut impliquer des sacrifices importants : pression constante, perte d’intimité et exposition permanente.
    Comme Victor Habchy le souligne : « Moi j’aime trop la liberté. Tu es plus libre quand tu n’es pas Mbappé ou Inoxtag. » Réussir sans se laisser enfermer dans l’exigence des algorithmes ou la tyrannie des chiffres demande une vraie réflexion. Apprendre à gérer sa croissance et à définir ses propres limites devient un atout stratégique.
    Comprendre les plateformes pour mieux créer
    Créer du contenu ne se résume pas à publier régulièrement : cela implique de comprendre les spécificités de chaque plateforme.
    Chaque réseau social a ses propres codes, son algorithme et son public.
    Savoir les maîtriser permet de diffuser le bon message au bon endroit.
    Il faut savoir adapter sa création à la logique de chaque canal, sans perdre son authenticité.
    YouTube favorise la profondeur et la fidélisation, TikTok mise sur la spontanéité et la réactivité, tandis qu’Instagram joue sur l’esthétique et la narration visuelle.
    Apprendre à jongler entre ces formats, c’est gagner en liberté de création tout en optimisant sa visibilité.
    L’objectif n’est pas de tout faire, mais de choisir les plateformes qui correspondent réellement à sa personnalité et à ses ambitions. C’est ainsi que les créateurs peuvent construire une présence cohérente et durable, sans se laisser enfermer par les exigences des algorithmes.
    Favoriser l’expérimentation et la créativité
    Au-delà de la croissance, la valeur réelle d’un créateur réside dans sa capacité à expérimenter et à se diversifier.
    Le podcast souligne l’importance de ne pas se limiter aux formats courts ou aux collaborations faciles. Les créateurs qui réussissent sont ceux qui explorent de nouvelles idées, testent différents contenus et construisent une identité qui leur est propre.
    Produire, se tromper, apprendre et évoluer devient alors plus important que de se focaliser uniquement sur la viralité.
    Aujourd’hui, la vraie richesse pour un créateur ne réside pas seulement dans les abonnés ou les vues, mais dans la liberté de choisir sa trajectoire. Entre visibilité et indépendance, le choix se fait souvent en conscience et détermine la durabilité d’une carrière.
  • Création de contenu : l’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter !

    Création & stratégie sous IA : résister au prêt à penser

    Selon Zelie Albert responsable du pôle créatif et stratégique chez STRADA MARKETING

    Peut-on encore parler d’idée originale quand l’algorithme s’invite dès le brief ?
    L’IA assiste, certes. Mais qui impulse ? Qui transgresse ?
    Ne court-on pas le risque d’une création sans âme en utilisant notre facilitateur de contenu préféré ?
    Comment les agences peuvent-elles allier puissance technologique et création incarnée et différenciante ?
    Ce n’est pas une question d’outil, mais de posture : comment rester leader, metteur en scène du message, sans devenir simple opérateur de prompts ?
    Décryptage. 

    L’intelligence artificielle a fait irruption dans les agences comme un accélérateur fulgurant. Générative, prédictive, multifonctionnelle : elle bouleverse les manières de concevoir, d’écrire, de produire. Et dans les agences de marketing opérationnel, où agilité, performance et volume sont devenus la norme, elle promet des gains de temps considérables. Mais à quel prix ?

    En simplifiant le geste créatif, l’IA risque aussi de simplifier la pensée stratégique.
    À force d’aller vite, de promptiser, de générer des visuels ou slogans en chaine, on oublie que derrière une campagne mémorable, il y a un concept.

    Une tension. Une analyse fine du contexte. Une vision du monde. Et ce sont précisément ces dimensions, complexes, lentes, sensibles que l’IA ne sait pas saisir.

    Entre efficacité et singularité : le dilemme des agences 

    Dans notre secteur, la pression est forte : produire plus, plus vite, plus ciblé. L’IA devient réflexe : elle facilite les benchmarkings, enrichit les moodboards, structure des briefs, génère des insights. Elle élargit le champ des possibles. Mais si elle remplace la stratégie, elle en gomme l’essence, une stratégie puissante ne peut pas être une moyenne statistique de ce qui a marché hier. C’est une lecture contextuelle, culturelle, souvent intuitive, qui demande de s’extraire du flux pour mieux comprendre l’époque, les gens, leurs tensions invisibles. Et cette compréhension-là, l’IA ne la possède pas. Elle ne doute pas, elle ne creuse pas, elle ne ressent pas.

    Créer, n’est pas simplement produire. C’est concevoir un angle, trouver un parti pris, révéler un sens nouveau. C’est oser le contre-pied, prendre le temps du silence avant de nommer. C’est aussi savoir ce qu’on veut dire et pourquoi.

    L’intelligence artificielle, sans intention humaine, produit des formes vides. Elle simule. Elle compile. Elle automatise des esthétiques qui rassurent, mais qui ne dérangent plus. Or, dans un monde saturé de contenus, la seule façon d’émerger, c’est d’incarner une différence. Une idée forte. Une émotion vraie.

    Ce n’est donc pas l’outil qu’il faut craindre, mais le fait d’abandonner la réflexion stratégique et le geste créatif. L’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter. Elle peut faire gagner du temps, oui, mais uniquement si elle s’inscrit dans une logique exigeante : celle de la direction de création, de la planification stratégique, du storytelling de marque. Sans nous éloigner du sens, du contexte, de l’humain.

    Ce que les agences doivent défendre aujourd’hui, c’est le droit à l’idée. À la vision. À l’émotion lente. À cette part d’imprévisible qui fait toute la différence entre une campagne qui s’oublie, et une campagne qui marque.

    Créer à l’ère de l’IA, c’est réapprendre à dire non : non à la facilité, non à la répétition, non au prêt-à-penser.

     

  • Pourquoi l’IA redéfinit en profondeur les métiers du marketing

    Marketing B2B : repenser les profils pour répondre aux enjeux de demain

    Selon Jan Kaempfer, Directeur Marketing chez Panasonic Connect Europe

    La précédente révolution industrielle a bouleversé nos façons de vivre, de produire et de travailler. Celle qui s’annonce, et qui est à vrai dire déjà en marche, promet un changement tout aussi profond. Mais cette fois, pas de machines à vapeur ni de chaînes de montage pour moteurs : c’est une intelligence et elle est artificielle.

    Depuis une quinzaine d’années, les professionnels du marketing ont accompagné – voire piloté – la transformation digitale, en explorant les réseaux sociaux, les stratégies omnicanales ou l’automatisation. Mais l’IA change encore une fois la donne. Ce n’est pas une brique supplémentaire dans la boîte à outils : c’est une rupture. Un accélérateur sans précédent, qui redéfinit en profondeur les métiers du marketing.

    L’IA : la superpuissance des marketeurs B2B

    Loin de remplacer les marketeurs, l’IA amplifie leurs capacités. Génération de contenus, création de visuels ou de vidéos, analyse de données complexes… : ce que l’on faisait hier en équipe, on peut désormais l’initier en quelques clics. Mais cette puissance impose une montée en compétence.

    Le marketeur B2B d’aujourd’hui n’est plus seulement un créatif ou un expert produit. Il devient aussi analyste de données, chef de projet technologique, stratège. Il doit savoir orchestrer les outils d’IA pour concevoir des campagnes plus agiles, plus intelligentes, plus personnalisées.

    Utiliser l’IA ne suffit pas. Ce sont ceux qui sauront poser les bonnes questions, interpréter les bonnes données et les traduire en décisions efficaces qui prendront l’avantage.

    Du marketing de masse à l’expérience ultra-ciblée

    Le marketing traditionnel reposait sur des segmentations larges, des intuitions et des cycles longs. L’IA inverse cette logique.

    Aujourd’hui, on ne cible plus seulement un secteur ou une fonction, mais un comportement, une intention, un moment. L’IA permet d’analyser le parcours de navigation, les signaux d’achat ou même les interactions avec la concurrence pour identifier l’instant où un décideur est prêt à passer à l’action.

    Le Saint Graal du marketing : le ROI

    Les décideurs B2B veulent des résultats tangibles. Et l’IA permet enfin aux marketeurs de prouver l’efficacité de leurs actions.

    Optimisation des campagnes, élimination des dépenses superflues, détection d’opportunités à fort potentiel : chaque euro investi peut être tracé, analysé, justifié.

    Le nouveau profil du marketeur : un digital native

    Cette transformation redéfinit les compétences clés du métier. Les marketeurs qui s’appuient encore sur l’instinct ou des méthodes éprouvées risquent de décrocher. Ceux qui adoptent une approche guidée par la donnée et la technologie verront s’ouvrir de nouvelles opportunités.

    Le nouveau profil ? Né avec le digital, capable d’interagir avec des outils d’IA, de piloter des campagnes automatisées, d’interpréter des données complexes et de créer des contenus à haute valeur ajoutée, il ou elle saura :

    * Formuler les bons prompts pour générer des résultats pertinents

    * Interpréter les insights produits par l’IA pour nourrir la stratégie

    * Créer des messages percutants grâce à l’IA générative

    * Aligner les actions marketing avec les objectifs business

    Mais la compétence différenciante restera toujours humaine : savoir combiner la puissance de l’IA avec la créativité, l’intuition et la sensibilité pour produire un marketing engageant.

    Et demain ?

    L’IA ne cessera de progresser. Elle deviendra plus rapide, plus intuitive, plus accessible. Mais elle aura toujours besoin d’un chef d’orchestre : un marketeur capable de la guider, de la questionner, de s’assurer qu’elle reste fidèle à l’identité de la marque.

    La question n’est donc plus de savoir si l’IA transformera le marketing — c’est déjà une réalité. La vraie question est : les marketeurs actuels sont-ils prêts à évoluer à la même vitesse ? Ceux qui y parviendront seront les leaders du marketing B2B de demain.

  • Service client : ne pas opposer l’IA et l’humain, mais les faire collaborer !

    Quand 87 % des Français estiment qu’aucune Intelligence Artificielle ne pourra remplacer l’humain dans le service client

    Eloquant, spécialiste de la relation client, Mayday, et efficy ont déployé, en partenariat avec OpinionWay, un sondage destiné à comprendre et analyser la relation que les Français entretiennent avec les services clients à l’heure de l’IA et leurs éventuelles attentes.

    À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) transforme de nombreux secteurs, ce sondage se penche sur les attentes des Français vis-à-vis du service client, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et du transport.Les résultats révèlent que, malgré l’essor des technologies numériques et des solutions automatisées, le contact humain reste bel et bien au cœur de la relation client.

    Aujourd’hui, près de 9 Français sur 10 estiment que l’IA ne pourra pas remplacer l’aide humaine dans le service client. Même si l’humain reste central, ce taux est nuancé car 48 % des Français estiment que l’IA peut tout de même améliorer le service client, voyant cela comme un outil complémentaire.

    Zoom sur les résultats et enseignements de ce sondage !

    Fournisseurs d’énergie et d’eau : un attachement fort au téléphone et à l’humain
    Dans leurs interactions avec les fournisseurs d’énergie et d’eau, les Français privilégient massivement les canaux humains : le téléphone arrive en tête avec 64 %, suivi de l’email (39 %). Le site web est utilisé par 22 % des répondants, tandis que le chat en ligne avec un conseiller atteint 15 %. Les applications mobiles (13 %) et les agences physiques (9 %) sont moins sollicitées, et les solutions basées sur l’IA restent très minoritaires (4 %), au même niveau que le courrier postal ou le SMS.

    Une tendance générationnelle se dessine : les jeunes de 18 à 24 ans se montrent plus ouverts à l’IA, avec 7 % qui privilégient un chat en ligne automatisé, contre seulement 1 % chez les 65 ans et plus.

    Malgré cette ouverture limitée, la conviction que l’IA ne pourra pas remplacer l’humain est très forte, avec 87 % des Français partageant cet avis. La confiance envers leur fournisseur est élevée (82 %), et une large majorité estime qu’il est important de conserver le même fournisseur (79 %). La présence physique d’une agence reste essentielle pour 70 % des Français.

    Concernant les critères de satisfaction, les tarifs et promotions (55 %) ainsi que la fiabilité et qualité des prestations (49 %) dominent, suivis par la transparence des offres et contrats (42 %) et la qualité du service client (41 %). La disponibilité et la facilité de contact sont importantes pour 33 %, et l’engagement environnemental ou la personnalisation des offres pour 16 à 20 % des répondants.

    “La relation client n’est plus une option, mais le dernier rempart contre la volatilité des marchés. L’enjeu n’est plus de satisfaire, mais de surprendre positivement à chaque interaction. ” Frédéric Lempereur, Directeur de Projets, efficy.

    Sociétés de transport : des attentes comparables, le contact humain reste central

    Pour les sociétés de transport, les Français suivent des tendances similaires : le téléphone est le canal privilégié pour 56 % des répondants, suivi de l’email (42 %), du site web (24 %) et du chat avec un conseiller (17 %). Les jeunes générations sont plus enclines aux solutions numériques : 44 % privilégient l’email, 20 % le chat avec un conseiller et 27 % l’application mobile. Le chat automatisé avec IA reste marginal (5 %), au même niveau que le courrier postal ou les réseaux sociaux.

    Comme pour l’énergie et l’eau, le contact humain reste fondamental : 81 % des Français considèrent qu’aucune IA ne pourra remplacer l’aide humaine, et 71 % jugent indispensable l’existence d’une agence physique.
    La confiance envers ces sociétés est de 74 %.

    Les éléments les plus importants dans la relation avec les transporteurs sont les mêmes que pour l’énergie : tarifs et promotions (50 %) et fiabilité et qualité des prestations (49 %). La qualité du service client (36 %), la facilité de contact (32 %), la proximité (22 %) et l’adaptation aux besoins des clients (21 %) viennent compléter ces critères.

    L’IA comme levier d’amélioration, mais jamais comme substitut

    Si le contact humain domine, l’IA n’est pas rejetée : 48 % des Français dans le secteur énergie/eau et 52 % dans le transport estiment qu’elle peut améliorer le service client. De même, 38 à 40 % seraient prêts à payer davantage pour bénéficier d’un service de meilleure qualité. L’IA est donc perçue comme un outil complémentaire, destiné à renforcer l’efficacité et la rapidité du service, et non à remplacer l’humain.

    Les jeunes générations, plus familiarisées avec les technologies numériques, sont particulièrement ouvertes aux solutions digitales et automatisées, ce qui laisse entrevoir une évolution progressive des usages dans les prochaines années.

    “Ce sondage mené avec OpinionWay, Mayday et efficy nous est apparu essentiel pour comprendre en profondeur les attentes des Français en matière de service client. Elle met en lumière les préférences pour le contact humain tout en identifiant les opportunités offertes par l’IA. Ces enseignements nous permettent de mieux appréhender les défis du secteur et de définir des axes d’amélioration, afin de proposer des solutions de relation client efficaces et réellement adaptées aux besoins des consommateurs.”, commente Frédéric Canevet, Product Manager chez Eloquant.

     

    “Que 9 Français sur 10 considèrent que l’IA ne pourra pas remplacer l’aide humaine rappelle une évidence : la relation client repose avant tout sur la confiance, l’écoute et l’empathie. Mais elle révèle aussi un changement de paradigme. L’enjeu n’est plus d’opposer l’IA et l’humain, mais de les faire collaborer. L’IA peut décupler l’efficacité des équipes support, leur permettre d’accéder plus vite à la bonne information, et ainsi consacrer davantage de temps à ce qui compte vraiment : la résolution des problèmes et la qualité de la relation. Chez Mayday, nous sommes convaincus que l’avenir du service client se construira à cette intersection entre technologie et intelligence humaine.”- explique  François-Nicolas Castro-Lara, Directeur Marketing chez Mayday.

     

    Pour conclure, cette étude révèle plusieurs enseignements notamment que si le contact humain reste un élément central pour les Français, l’IA est considérée comme un levier pour améliorer la qualité du service client. Les entreprises qui sauront combiner expertise humaine et technologies innovantes pourront répondre aux attentes d’un public à la fois exigeant et ouvert au digital.

  • Se préparer au changement quantique

    Se préparer pour l’avenir est tout aussi important que se défendre contre les menaces actuelles

    Selon Allan Camps, Senior Enterprise Account Executive, chez Keeper Security

    Célébrons le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité

     En ce mois de la sensibilisation à la cybersécurité, nous ne nous contentons pas de lutter contre les cybermenaces qui font aujourd’hui la une des journaux, nous nous préparons également à celles de demain.
    La technologie évolue à un rythme qui favorise à la fois les progrès des défenseurs et le développement de nouveaux outils pour les acteurs malveillants. Les mêmes avancées qui stimulent la découverte et l’innovation offrent également aux cybercriminels de nouveaux moyens d’attaquer plus rapidement, plus largement et avec un impact plus important.

    L’un des exemples les plus évidents de cette double avancée est l’informatique quantique : une percée qui pourrait changer le monde pour de bon, mais qui pourrait également mettre en péril les fondements mêmes de la sécurité en ligne.

    Qu’est-ce que l’informatique quantique ?

    L’informatique quantique est une technologie émergente qui traite l’information d’une manière que les ordinateurs traditionnels ne pourraient jamais égaler. Au lieu d’effectuer un calcul à la fois, les machines quantiques exploitent les principes de la mécanique quantique pour évaluer simultanément d’innombrables possibilités.

    Cette puissance présente un énorme avantage, car elle pourrait accélérer les percées dans les domaines de la médecine, des sciences et de l’ingénierie, mais elle pose également un défi majeur en matière de sécurité.
    Une fois pleinement opérationnels, les ordinateurs quantiques seront capables de briser la cryptographie à clé publique utilisée aujourd’hui, notamment RSA et la cryptographie à courbe elliptique (ECC). Il ne s’agit pas d’outils de niche : ils sécurisent presque tout ce qui se trouve en ligne. Des connexions HTTPS qui protègent votre navigation aux signatures numériques sur les logiciels, en passant par les services bancaires en ligne, les systèmes de santé, les plateformes gouvernementales et les comptes des consommateurs, le chiffrement est la couche de confiance de l’internet.

    Et la plupart d’entre eux ne sont pas résistants au quantique. Bien que l’Institut national américain des normes et technologies (NIST) ait commencé à normaliser les algorithmes de chiffrement résistants au quantique, dont Kyber, ceux-ci ne sont pas encore largement déployés. Cela signifie que les identifiants et les enregistrements que vous créez aujourd’hui pourraient être les portes ouvertes de demain.

    Les ordinateurs quantiques à grande échelle ne sont pas encore accessibles au public, mais attendre leur arrivée serait une erreur. Les cybercriminels n’attendent pas : beaucoup ont déjà commencé à se préparer.

    La menace « récolter maintenant, déchiffrer plus tard »

    Les pirates informatiques comprennent que la puissance quantique arrive et ils planifient à l’avance. Leur stratégie est simple : voler les données chiffrées maintenant, sachant qu’ils pourront les déchiffrer plus tard.
    Cette approche « récolter maintenant, déchiffrer plus tard » signifie que les informations bancaires, les dossiers médicaux ou les identifiants de connexion volés, qui sont actuellement protégés par un chiffrement puissant, pourraient être piratés dans plusieurs années, bien après que la violation initiale ait été oubliée.

    Les pratiques de sécurité insuffisantes aggravent ce problème.
    Une étude de Keeper Security montre que seulement 30 % des personnes mettent régulièrement à jour leurs mots de passe, laissant 70 % d’entre elles exposées.
    Plus inquiétant encore, 41 % réutilisent les mêmes mots de passe pour plusieurs comptes, ce qui facilite les attaques par « credential stuffing », où un mot de passe volé est utilisé pour pirater plusieurs comptes. Ces habitudes quotidiennes offrent aux cybercriminels exactement les faiblesses qu’ils peuvent exploiter, que ce soit aujourd’hui ou à l’ère quantique.

    Commencez dès aujourd’hui à vous préparer au changement quantique

     La meilleure façon de se défendre contre les attaques quantiques de demain est d’agir dès maintenant. Les grandes entreprises évaluent, développent et déploient déjà des systèmes de chiffrement résistants au quantique, notamment des algorithmes approuvés par le NIST tels que Kyber, afin de mettre en place des protections adaptées aux défis futurs.

    Les particuliers comme les entreprises peuvent se préparer en prenant des mesures proactives :

    • Respectez les normes : veillez à vous tenir informé des directives et normes officielles. Les organisations doivent suivre les recommandations fiables du NIST et de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA).
    • Effectuez régulièrement des mises à jour et installez les correctifs : vous n’avez pas besoin de suivre toutes les mises à jour techniques, mais vous devez vous assurer que les outils et les fournisseurs que vous utilisez sont à jour et conformes aux dernières normes de sécurité. Il est essentiel de veiller à ce que les produits soient régulièrement mis à jour, car les correctifs contiennent souvent des corrections de sécurité critiques pour protéger vos informations.
    • Vérifiez vos fournisseurs : ne vous contentez pas de croire qu’un produit est sûr, vérifiez-le. Utilisez des produits qui satisfont et dépassent les exigences de conformité, en particulier ceux qui sont tournés vers l’avenir. Lorsque vous choisissez un produit pour vous-même ou votre organisation, vérifiez-le minutieusement par rapport aux normes pertinentes pour vos besoins.
    • Renforcez les bonnes pratiques : comme toujours, suivre les bonnes pratiques existantes est le meilleur moyen de vous protéger aujourd’hui et demain. Utilisez des mots de passe forts et uniques et changez-les régulièrement pour vous défendre contre les méthodes d’attaque actuelles et futures. Le moyen le plus simple de les gérer est d’utiliser un gestionnaire de mots de passe fiable, qui génère des mots de passe forts et les stocke en toute sécurité. Stockez les informations sensibles dans des environnements sécurisés et chiffrés, et non dans des navigateurs, des documents partagés ou des notes autocollantes.
    • Surveillez les risques d’exposition : chaque minute compte lorsque vos informations sont volées. Les organisations et les particuliers doivent utiliser des services de surveillance qui peuvent les alerter si leurs données apparaissent sur le dark web, afin qu’ils puissent prendre des mesures immédiates.

    Ne négligez pas le chiffrement actuel. Les normes actuelles restent très efficaces et sont essentielles pour protéger vos données aujourd’hui. Le défi consiste à se préparer à un avenir post-quantique tout en continuant à protéger le monde dans lequel nous vivons actuellement.

    Entrer dans un monde post-quantique

     L’informatique quantique et ses implications peuvent sembler intimidantes, mais la voie à suivre est claire. Les mesures fortes et proactives prises aujourd’hui contribueront à garantir un avenir plus sûr.

    En ce mois de sensibilisation à la cybersécurité, reconnaissons que se préparer pour l’avenir est tout aussi important que se défendre contre les menaces actuelles. En renforçant les meilleures pratiques, en exigeant des outils à l’épreuve du temps et en soutenant le passage à un chiffrement résistant au quantique, nous pouvons sécuriser non seulement le monde numérique d’aujourd’hui, mais aussi le monde post-quantique vers lequel nous nous dirigeons.

     

     

  • Déception envers l’IA, feedback client en berne et confiance des consommateurs fragilisée…comment les marques relèveront leurs défis en 2026 ?

    Reconquérir la confiance

    Qualtrics publie son rapport 2026 sur les grandes tendances de l’expérience client, qui met en perspective les nouveaux comportements et les attentes clés des consommateurs à travers le monde.

    Fondé sur les réponses de plus de 20 000 participants dans 14 pays, dont la France, il décrypte les signaux faibles qui façonneront la relation client en 2026.

    Découvrez les quatre tendances majeures de cette année :

    La défiance envers l’IA s’installe dans la relation client

    L’étude révèle un angle mort majeur dans l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises : l’expérience client. En effet, si 73 % des consommateurs déclarent avoir déjà utilisé l’IA pour diverses tâches, près d’un sur cinq estime n’en tirer aucun bénéfice lorsqu’il s’agit de service client, un taux d’échec presque quatre fois supérieur à celui observé pour les autres usages de l’IA.

    Face aux chatbots et assistants automatisés, la défiance persiste : 53 % des consommateurs redoutent une mauvaise utilisation de leurs données, et un sur deux craint de perdre le lien humain.

    Ces interactions déceptives peuvent détériorer la relation client : 47 % des consommateurs réduisent leurs dépenses après une mauvaise expérience, faisant de cette perte de confiance un risque direct pour la performance des entreprises.

    Le feedback client atteint un niveau historiquement bas

    Selon l’étude, seuls 29 % des consommateurs partagent aujourd’hui leur insatisfaction directement auprès d’une marque via un questionnaire, un formulaire ou un échange avec le service client…contre 37 % en 2021. En clair, près d’un sur trois ne s’exprime plus du tout après une mauvaise expérience.

    Ce recul du feedback crée un véritable angle mort pour les entreprises, dont beaucoup continuent de s’appuyer principalement sur les enquêtes clients. En l’absence de signaux clairs sur le ressenti de leur clientèle, elles risquent de passer à côté des points de friction critiques. Un signal d’alerte pour les entreprises, alors que comprendre le ressenti client n’a jamais été aussi déterminant.

    Les marques misent sur le service pour (re)créer la confiance

    Alors que les marques multiplient les efforts sur les prix, les consommateurs, eux, récompensent la qualité du service.
    Si 46 % des clients privilégient une marque pour son rapport qualité-prix, ceux qui la choisissent pour la qualité du service affichent des taux de satisfaction (92 % contre 87 %) et de confiance (89 % contre 83 %) nettement supérieurs. Les politiques tarifaires n’offrent donc qu’un avantage temporaire : pour construire des relations durables, les marques doivent miser sur un service attentif et cohérent.
    Et dans un contexte économique incertain, cette qualité de service devient plus que jamais un levier de fidélisation et de différenciation.

    La personnalisation se heurte au manque de confiance des consommateurs

    Si 64 % des consommateurs déclarent attendre des expériences personnalisées, seuls 39% font confiance aux entreprises pour protéger leurs données personnelles et estiment que les bénéfices de la personnalisation justifient les compromis sur leur vie privée. Les marques se heurtent ainsi à un véritable paradoxe : elles ne peuvent pas offrir le niveau de personnalisation attendu sans collecter davantage de données, mais n’ont pas encore gagné la confiance nécessaire pour le faire.

    Près d’un consommateur sur deux (46 %) affirme qu’une plus grande transparence sur les informations collectées et leur usage les inciterait à partager davantage de données.

    La sécurité et la clarté dans la gestion des informations personnelles deviennent donc des conditions incontournables pour restaurer la confiance et faire progresser la personnalisation.