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  • La création de contenu n’est plus un hobby : c’est une industrie !

    Création de contenu : une industrie qui crée de la valeur, des carrières… et des emplois

    Selon Adham Hassan Expert Creator Economy

    Pendant longtemps, la création de contenu a été perçue comme une activité marginale, presque opportuniste. Un terrain de jeu réservé à quelques figures visibles, souvent réduites au mot « influenceur ». Cette vision est dépassée. Aujourd’hui, la création de contenu est une industrie à part entière. Une industrie qui crée de la valeur, des carrières… et des emplois. Beaucoup plus qu’on ne le croit.

    Le mythe du créateur solitaire

    On continue d’entretenir l’image du créateur seul face à sa caméra, porté par son talent et l’algorithme. La réalité est tout autre. Derrière chaque créateur qui dure, il y a une organisation : des auteurs, des monteurs, des personnes en charge de la diffusion, de la coordination, parfois de la gestion administrative ou juridique. Le créateur ne « publie » plus. Il produit, structure, décide. Ce passage d’un modèle artisanal à un modèle organisé est aujourd’hui le vrai facteur de réussite. Ceux qui structurent avancent. Les autres s’épuisent.

    Pourquoi le format long est redevenu central

    Le format long est en train de reprendre une place centrale dans l’écosystème du contenu. Non pas par nostalgie, mais par efficacité. Le format long permet de développer une pensée, d’installer une relation, de créer de la confiance. Il donne de l’épaisseur à un discours. Et dans un environnement saturé, cette profondeur devient un avantage décisif. On observe d’ailleurs une tendance très nette : le contenu long est de plus en plus consommé sur les téléviseurs. Il remplace progressivement la télévision classique pour toute une génération. Ce n’est pas un détail. C’est un changement culturel.

    Le format court n’est pas une fin en soi

    Contrairement à une idée répandue, le format court n’oppose pas le format long. Il le complète. Le contenu court est un formidable outil de diffusion. Il permet de toucher large, d’éveiller la curiosité, puis de rediriger vers un contenu plus structurant. Utilisé ainsi, il devient un levier puissant. C’est particulièrement vrai pour les podcasts et les vidéos longues : un seul tournage peut générer des dizaines de formats courts, sans effort supplémentaire. La régularité n’est alors plus un problème, mais une conséquence logique.

    L’erreur que je vois le plus souvent chez les entrepreneurs

    Chez les entrepreneurs qui se lancent dans la création de contenu avec un objectif professionnel, une erreur revient sans cesse : vouloir déléguer trop tôt.
    > Déléguer le montage ou la technique est rarement un problème.
    > Déléguer le fond, en revanche, en est un.
    Le message, les idées, la compréhension fine de son marché ne se sous-traitent pas au départ. Embaucher quelqu’un pour « faire fonctionner » un compte sans avoir clarifié sa vision conduit presque toujours à une absence de résultats… et à beaucoup de frustration. Créer du contenu demande une implication personnelle initiale. Non pas pour tout faire seul, mais pour comprendre ce que l’on fait avant de le transmettre.

    Une industrie qui apprend à s’internaliser

    La création de contenu suit un cycle que d’autres industries ont déjà connu. À mesure qu’un marché mûrit, ce qui était externalisé est progressivement intégré en interne. On l’a vu avec la musique, avec les médias, et on le voit aujourd’hui avec les créateurs. Les profils les plus structurés montent leurs propres équipes. Ils reprennent la main sur la production, la diffusion, parfois même sur leurs relations commerciales. Les intermédiaires ne disparaissent pas, mais leur rôle change : ils doivent apporter une valeur claire, spécialisée, mesurable. C’est un signe de maturité, pas de fermeture.

    La création de contenu comme moteur d’emplois

    On parle beaucoup d’audience. Pas assez d’emplois. Pourtant, chaque créateur qui se structure génère du travail autour de lui. Chaque projet qui passe un cap fait émerger de nouveaux métiers. À grande échelle, la création de contenu n’est pas une économie de l’individu, mais une économie collective. C’est cette réalité que je veux mettre en lumière : la création de contenu n’est pas seulement un levier de visibilité. C’est un moteur économique. Et un moteur qui peut créer des milliers d’emplois durables si on lui donne les bons cadres.

    Nous sortons d’une période où l’on promettait des raccourcis. L’époque qui s’ouvre est celle de la méthode. Structurer avant de déléguer. Penser long avant de diffuser court. Construire une organisation avant de chercher le volume. La création de contenu n’est plus une expérimentation marginale. C’est une industrie en train de se construire. Et comme toute industrie, elle a besoin de vision, de transmission… et de temps.

  • Confiance, loyauté, authenticité : back to basics à l’ère de l’IA

    Se différencier en 2026 

    Selon Twilio 

    En 2025, la relation client a franchi un cap : les parcours se sont massivement automatisés et les marques ont cherché à personnaliser chaque interaction, tout en répondant à des attentes plus fortes en matière de cohérence et de fiabilité.
    Alors que l’IA devient le moteur silencieux de l’expérience client, la confiance envers les marques s’impose plus que jamais comme le pilier de cette relation.
    Dans ce contexte, Twilio, la plateforme d’engagement client qui permet aux plus grandes marques de créer des expériences personnalisées en temps réel, dévoile les grandes tendances qui transformeront la relation client en 2026.

    1. La loyauté : l’antidote face à l’épuisement digital

    Face aux flux incessants de contenus ciblés et de messages automatisés, les clients chercheront surtout des marques humaines, cohérentes et fiables. La loyauté deviendra un pilier stratégique, nourri par la confiance,le storytelling et la qualité du service. Les marques capables d’orchestrer des expériences personnalisées sur l’ensemble des canaux seront celles qui réussiront à se distinguer.

    2. La confiance :  la nouvelle monnaie de l’expérience client

    Un paiement qui échoue, un parcours de réservation qui plante ou un service client indisponible suffisent à faire s’effondrer en quelques secondes la confiance, et donc la fidélité d’un client. En 2026, la fiabilité des systèmes (paiement, support, parcours en ligne) devient un pilier central de l’expérience de marque. Les entreprises qui investiront dans des infrastructures sécurisées et stables pourront ainsi accorder plus de temps à l’innovation.

    3. L’authenticité :  le marqueur différenciant 

    À l’heure où l’IA génère des contenus impeccables mais parfois   “trop lisses”, les petites imperfections humaines redeviendront un signe de crédibilité : voix réelles, visuels moins lissés, messages plus spontanés. Les marques qui embrasseront cette authenticité, sans renier leur identité, créeront un lien plus fort et plus durable avec leurs clients.

    4. Des « univers de marque » pour contrer la distraction permanente

    Pour échapper au bruit ambiant, les marques vont chercher à construire de véritables univers immersifs : des espaces cohérents où le client se sent  en confiance et reste engagé. Cela suppose de disposer d’infrastructures capables de capter, d’unifier et d’activer les données clients en temps réel afin d’alimenter des programmes de fidélité réellement personnalisés et des extensions de marque pertinentes.

    5. L’analogique :  le nouveau marqueur de la relation client

    2026 devrait accélérer le retour des espaces physiques comme lieux de confiance et de différenciation : boutiques réinventées, agences bancaires orientées conseil plutôt que transaction, lieux d’hospitalité pensés comme des expériences à part entière. L’analogique devient un « luxe » dans un monde saturé de digital, tandis que le numérique joue un rôle d’orchestration invisible : invitation aux événements, gestion des accès, suivi personnalisé, sans créer de barrières.

    6. Des agents IA vraiment utiles… à condition d’inspirer confiance

    Les agents IA deviendront des interlocuteurs à part entière  jusqu’à devenir les représentants des marques. Leur adoption dépendra de la confiance qu’ils inspirent : capacité à être transparents, discrets avec les données, personnalisés dans leurs réponses, et clairement alignés avec les valeurs de la marque.

    En plaçant la loyauté, la confiance et l’authenticité au cœur de leurs stratégies, tout en s’appuyant sur des infrastructures numériques fiables, les entreprises pourront transformer ces tendances en leviers concrets de croissance et de différenciation en 2026.

     

  • Agents IA : les 5 secteurs où leur valeur ajoutée est la plus forte

    Faire de l’IA un outil utile, simple, au service des salariés, et dans tous les métiers

    Selon Mendo 

    L’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises fait beaucoup parler : certains y voient une menace, d’autres une révolution. Mais une chose est sûre : l’IA est plus que jamais présente dans notre quotidien professionnel… alors même que beaucoup de salariés ne savent pas encore comment l’utiliser.

    Pourtant, dans certains métiers, les agents IA, ces assistants intelligents capables de traiter, résumer, rédiger ou analyser, deviennent déjà de véritables alliés pour les entreprises et leurs collaborateurs. Dans ce contexte, Mendo, spécialiste de l’IA générative en entreprise, identifie 5 secteurs où leur impact est le plus visible. L’intégration réussie des agents passe toutefois par un accompagnement des salariés face à cette nouvelle manière de travailler.

    Service client : moins de stress et des réponses plus rapides

    Quand les sollicitations s’enchaînent, la pression augmente et les équipes jonglent entre précision, empathie et rapidité. Les agents IA peuvent ainsi se révéler particulièrement précieux dans l’exécution de certaines tâches telles qu’aider à rédiger des réponses claires et personnalisées, trier les demandes urgentes, résumer les conversations.

    Résultat : les équipes gagnent du temps, et les clients obtiennent des réponses plus rapidement. Les agents IA n’inventent pas des informations et quand ils ne sont pas en mesure d’apporter une réponse claire à un client, la demande est redirigée vers un humain. Moins de charge mentale, plus de valeur ajoutée humaine : les conseillers peuvent se concentrer sur l’écoute et la résolution.

    Ressources humaines : se libérer de l’administratif pour se concentrer sur l’humain

    Les services RH doivent jongler entre les recrutements, les dossiers administratifs, la communication interne… Mais dans la plupart des cas, le quotidien est souvent accaparé par l’administratif. Dans ce cadre, la mise en place d’agents IA permet par exemple de : rédiger des offres d’emploi, créer des contenus RH, préparer les entretiens.

    En définitive, elle fait gagner un temps précieux sur les tâches lourdes, pour que l’équipe RH puisse se concentrer sur l’essentiel et la véritable valeur ajoutée de l’entreprise : l’humain.

    Marketing & communication : booster créativité et productivité

    C’est l’un des domaines où l’IA est d’ores et déjà incontournable. Produire toujours plus de contenus, plus vite, sur plus de canaux : c’est le défi permanent des équipes marketing.

    Les agents IA peuvent ainsi être un allié dans la proposition d’idées de contenus, la rédaction de textes et messages adaptés à chaque réseau social et cible de communication, l’analyse des tendances et des insights, ou encore dans la production de visuels et contenus graphiques.

    Ils deviennent un super assistant créatif, capable de produire plus vite sans sacrifier la qualité.

    Juridique & conformité : comprendre en quelques minutes ce qui prenait des heures

    Lire un contrat de dix pages, identifier les risques, comparer des versions : des missions indispensables mais chronophages et consommatrices d’énergie pour les juristes et métiers juridiques dans leur ensemble. Les agents IA peuvent ainsi être un outil en mesure de résumer les documents complexes, repérer les points sensibles, préparer des premières versions de contrats, vérifier la conformité.

    Il reste cependant nécessaire de garder son esprit critique et de bien avoir la validation finale de l’humain, notamment sur l’aspect résumé et vérification de la conformité. Une nouvelle fois, l’objectif n’est pas de remplacer les juristes, mais de leur éviter des tâches répétitives et de réduire les risques d’erreurs. Ils ont vocation à leur laisser du temps pour réaliser pour les tâches qui exigent finesse et jugement.

    Industrie & logistique : mieux prévoir et mieux réagir

    Dans les usines et entrepôts logistiques, chaque minute perdue peut coûter cher à l’entreprise. L’IA est déjà déployée et efficace pour comprendre les incidents plus vite, surveiller les stocks, optimiser les tournées, la production, les plannings et suggérer les meilleures décisions en temps réel.

    Pour les équipes, c’est un soutien précieux dans des environnements où la réactivité est essentielle.

    Un apport concret qui n’a pas vocation à remplacer l’humain

    Si l’IA transforme le travail, elle ne doit pas pour autant creuser les inégalités entre ceux qui savent l’utiliser et les autres.

    « Aujourd’hui, la technologie avance plus vite que les usages », rappelle Quentin Amaudry, CEO de Mendo. « La priorité n’est plus d’innover pour innover, mais de rendre l’IA utile et accessible aux équipes. Les agents IA ne remplacent pas les métiers : ils les renforcent. Et c’est tout l’enjeu de Mendo : faire de l’IA un outil vraiment utile, vraiment simple, vraiment au service des salariés, et dans tous les métiers. »

     

  • Relation presse ou médias sociaux pourquoi choisir ?

    Relations presse et réseaux sociaux :
    pourquoi les entreprises doivent arrêter de penser l’un sans l’autre

    Selon Charlotte Coufon, fondatrice de l’Agence Cornaline Communication

    Pendant longtemps, les stratégies de communication ont été bâties en silos.
    D’un côté, les relations presse, considérées comme le socle de la crédibilité d’une entreprise.
    De l’autre, les réseaux sociaux, souvent perçus comme un canal plus léger, plus instantané, parfois même secondaire.

    Aujourd’hui, cette vision fragmentée ne fonctionne plus.

    Nous évoluons dans un paysage où l’attention se gagne difficilement et se perd très vite. La communication n’est plus une succession d’actions indépendantes : tout est lié, et chaque prise de parole influence la suivante.  Dans cet environnement, dissocier RP et réseaux sociaux revient à se priver d’un potentiel considérable.

    La presse fait émerger, les réseaux sociaux prolongent

     Une présence médiatique forte reste un atout majeur : elle légitime, rassure, et offre un cadre rigoureux pour porter un message. Mais un article, une interview ou une chronique n’ont plus aujourd’hui le même impact s’ils ne circulent pas au-delà du média d’origine.

    Les réseaux sociaux ne viennent pas “doubler” l’information, ils viennent l’incarner.
    Sur LinkedIn, la prise de parole prend une dimension professionnelle : on contextualise, on explique, on partage les coulisses de la réflexion. C’est un espace où les marques comme les individus construisent un discours cohérent, argumenté, ancré dans leur expertise.

    Sur Instagram, le message se transforme : il devient visuel, émotionnel, accessible. On y touche un public souvent différent, qui ne lit pas nécessairement la presse économique ou sectorielle, mais qui s’intéresse à ce que l’entreprise raconte, montre, inspire.

    Deux réseaux, deux publics, deux rôles

    L’erreur serait de croire que LinkedIn et Instagram remplissent la même fonction.

    LinkedIn structure le discours ; Instagram élargit la portée.

    LinkedIn rassure ; Instagram engage.

    LinkedIn construit l’expertise ; Instagram construit la relation.

    Les entreprises qui parviennent à articuler ces deux plateformes autour de leurs retombées presse créent un effet de caisse de résonance : le message ne vit plus seulement le temps d’une publication, il se diffuse, se transforme, circule dans différents cercles d’influence.

    Capitaliser sur la visibilité médiatique n’est plus une option

    Dans un monde où chacun peut prendre la parole, où les informations s’enchaînent et se concurrencent, ne pas relayer ses retombées presse sur les réseaux sociaux revient à laisser une partie de l’impact sur la table.

    À l’inverse, publier sur les réseaux sans assise médiatique, c’est prendre la parole sans contexte ni profondeur.

    Le véritable enjeu aujourd’hui n’est donc pas de choisir entre RP et réseaux sociaux, mais de comprendre la manière dont ces deux leviers se nourrissent mutuellement. Une stratégie de communication cohérente doit circuler entre les médias, LinkedIn, Instagram ou d’autres plateformes, selon la nature du message et le public visé.

    La communication ne se segmente plus : elle s’orchestre

    Les organisations qui réussissent ne multiplient pas les prises de parole, elles les coordonnent. Elles ne cherchent pas à être visibles partout : elles cherchent à être comprises durablement.

    Dans cet écosystème en mouvement, combiner relations presse et présence réfléchie sur les réseaux sociaux n’est plus un avantage concurrentiel. C’est devenu une nécessité pour exister, émerger et durer.

     

     

  • Contexte mondial instable, dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques, … Le nouveau rapport à l’information

    Quand les responsables de la veille deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    Ces dernières années ont profondément modifié notre rapport à l’information.
    Face à ce bouleversement, les professionnels de la veille jouent un rôle de plus en plus central dans l’analyse, la contextualisation et la diffusion d’une information qualifiée.

    Chacun peut constater combien le paysage informationnel traverse actuellement une mutation de fond. Longtemps structuré autour de quelques grands médias, ce paysage a progressivement muté en un écosystème complexe parce que tout à la fois enrichi, fragmenté et démultiplié.
    Aux premières loges de ces évolutions, les professionnels de la veille se trouvent de facto sommés de prendre au quotidien la mesure de la complexité informationnelle. Ils se positionnent de plus en plus comme des éclaireurs, garants d’une lecture stratégique, critique et structurée du flux continu et massif d’informations. Leur mission : capter l’essentiel sans se perdre dans l’accessoire.

    Covid, contexte mondial instable… Un nouveau rapport à l’information

    Le contexte récent n’est pas pour rien dans ces évolutions.
    Depuis 2020, plusieurs événements ont marqué une inflexion décisive dans notre manière d’appréhender l’information.
    La crise sanitaire du Covid-19, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, les dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques ont contribué à une densification de l’actualité. Ces événements, en évolution constante et pour certains dramatiques, ont révélé l’importance d’une information fiable, contextualisée et vérifiée.

    Les entreprises ont dû, elles aussi, s’adapter à ce tempo nouveau. Elles ne peuvent plus se contenter d’un suivi passif de l’actualité : elles ont besoin d’une veille proactive, capable d’anticiper les signaux faibles et de décrypter les impacts concrets sur leur activité. Pour elles, les veilleurs deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel.

    Diversification des formats : une richesse à intégrer, une complexité à gérer

    Comment aborder cette information ? Aujourd’hui, celle-ci court sur des canaux multiples : réseaux sociaux, newsletters professionnelles, vidéos courtes, blogs d’experts, chaînes YouTube et, de plus en plus, podcasts. Ces derniers ont gagné leurs lettres de noblesse. Offrant du recul, de l’analyse et une temporalité apaisée, ils séduisent un public en quête de compréhension plus que de réaction.

    Loin d’entrer en concurrence frontale avec la presse traditionnelle, ces formats divers s’inscrivent dans un champ complémentaire. Les grands médias ont pour leur part su s’adapter, en développant par exemple leurs propres podcasts et chaînes vidéo. Cette évolution démontre leur capacité d’innovation et d’adaptation, tout en conservant leur rôle fondamental de décryptage approfondi. Il en va de même de certains experts, voire de certains journalistes : spécialisés par secteurs, ils offrent des analyses poussées que nul ne peut plus ignorer.

    Les veilleurs, en toute logique, doivent composer avec cette pluralité des sources.
    Leur défi : filtrer, qualifier et synthétiser une information désormais omniprésente mais inégalement hiérarchisée.

    Un métier en mutation : entre esprit critique et intelligence artificielle

    Ainsi, le rôle du veilleur s’est nettement transformé. Face à l’infobésité et aux fake news – parfois amplifiées par des algorithmes –, l’exigence de fiabilité n’a jamais été aussi forte. Il ne s’agit plus seulement de collecter de l’information, mais de la comprendre, de la contextualiser, et souvent de l’interpréter à la lumière des enjeux spécifiques de l’organisation.

    Pour ce faire, l’intelligence artificielle, notamment générative, constitue un appui de poids. Elle accélère le traitement, aide à la synthèse, repère les signaux faibles. Mais elle ne remplace en rien le discernement humain. Le veilleur reste celui qui, par son regard critique, donne du sens à l’information.

    On l’aura compris : notre rapport à l’information est en pleine évolution.
    Cette transformation est continue, exigeante et profondément structurante.
    Dans ce nouvel écosystème, les veilleurs s’affirment comme des professionnels-clés de l’analyse, à la croisée de la technologie, de la stratégie et de l’éthique. Ils s’appuient sur le regard journalistique ainsi que sur l’expertise des spécialistes, tout en déployant une approche sur-mesure, orientée vers les besoins décisionnels des entreprises pour lesquelles ils agissent. En cela, ils incarnent une nouvelle figure de l’intelligence informationnelle, désormais indispensable pour éclairer les choix de demain.

     

     

  • Black Friday, fêtes de fin d’année : comment optimiser ses ventes

    Les 5 actions clés pour performer cette année et optimiser ses ventes sur Google Shopping

    Selon Laetitia Muré, CEO de Feed Manager du Groupe Cosmo5

    #1 : Le flux, socle de la performance business

    « Le flux produit doit être irréprochable. Un attribut manquant ou une image de mauvaise qualité peut réduire la diffusion d’un produit et diminuer la rentabilité des campagnes pour un annonceur.
    La priorité : auditer et enrichir son flux produit. Il va falloir compléter les attributs (titres, descriptions, images HD, GTIN, coloris, taille), s’assurer de la fiabilité des liens et mettre à jour fréquemment son flux. En période de pic, les recherches évoluent, il faut donc enrichir son flux avec des mots-clés saisonniers : « idée cadeau », « édition limitée », « noël 2025 », pour capter l’intention saisonnière.
    Sur cette base, les titres et les descriptions ou encore les détails produits doivent intégrer ces mots clés pour stimuler le taux de clics (CTR). » explique Laetitia Muré.

    #2 : Segmenter pour mieux convertir : exploiter la data de performance

    « La segmentation des flux via la data optimise le pilotage des budgets, des priorités et du rythme de diffusion, sans avoir à reconstruire les campagnes en plein pic. En identifiant clairement les produits phares, promos, nouveautés à fort potentiel ou stocks à écouler avant la fin de l’année, les marques optimisent la répartition des budgets et les KPI par segment. L’avantage ? En pilotant les campagnes à la performance produit, cela permet d’ajuster les seuils et de réallouer les budgets là où cela génère le plus de valeur. » poursuit-elle.

    #3 : Automatiser le contrôle qualité pour sécuriser la diffusion

    « Une suspension produit ou un refus de flux peut coûter cher pendant un pic. D’où l’importance d’automatiser les alertes et vérifications clés : prix incohérents, ruptures, erreurs d’attributs, promotions non conformes… En sécurisant la donnée en amont, on garantit la continuité des campagnes et la stabilité des investissements, tout en libérant les équipes pour le pilotage stratégique.» précise-t-elle.

    #4 : Capitaliser sur les modules GMC différenciants

    « En période de Peak Season et lorsque la concurrence s’intensifie, il faut d’autant plus capter l’attention et convertir. Certains modules GMC renforcent la crédibilité et l’attractivité des annonces.
    Par exemple, mettre en avant les programmes de fidélité en affichant clairement les avantages réservés aux membres pour fidéliser et inciter à l’achat ; les avis produits, les étoiles sont une preuve sociale immédiate et rassurante pour les acheteurs potentiels. Enfin, il faut miser sur les « Local Inventory Ads ». Ces annonces se démarquent grâce à l’étiquette de disponibilité en magasin, ce qui élargit la couverture sur les requêtes locales. Un atout majeur en période de pic. » ajoute-elle.

    #5 : Transformer le pic en levier d’apprentissage continu

    « Le pilotage temps réel n’a de valeur que s’il alimente la stratégie long terme. Les tableaux de bord GMC et les rapports de flux doivent être exploités pour identifier les produits à forte élasticité, les segments sous-investis ou les points de friction. Ces insights nourrissent les playbooks et automatisations de demain, pour des pics plus efficaces, plus rentables et moins dépendants du “rush humain. » conclut-elle.

     

  • Vérités humaines à l’ère algorithmique

    Simplicité, sociabilité et attention : les 3 piliers pour la croissance des marques dans un monde guidé par les algorithmes

    Dentsu dévoile son rapport 2026 « Vérités humaines à l’ère algorithmique », qui explore 3 piliers comportementaux humains intemporels : la simplicité, la sociabilité et l’attention. Ces comportements joueront un rôle clé dans la croissance des marques dans un monde de plus en plus guidé par les algorithmes.

    « Vérités humaines à l’ère algorithmique », ce rapport, fruit de la réflexion de 30 experts internationaux, décrypte les transformations qui redéfinissent le marketing et l’investissement média à l’échelle mondiale.
    Alors que l’intelligence artificielle, l’automatisation et la convergence culturelle bouleversent la façon dont les individus découvrent, interagissent et consomment, le rapport identifie les vérités humaines universelles qui perdurent et montre comment les marques peuvent s’y appuyer pour accroître leur influence et leur impact en 2026 et au-delà.

    « À une époque où chaque clic et chaque scroll sont influencés par des algorithmes, les enseignements les plus puissants restent profondément humains », déclare Will Swayne, Global Practice President, Media and Integrated Solution chez dentsu. « Les marques doivent concentrer leur réflexion stratégique sur ce qui demeure stable dans le temps, en s’ancrant dans des comportements humains fondamentaux afin de déterminer, avec rigueur, où investir à l’ère algorithmique. »

    Les 3 vérités humaines qui guideront la croissance en 2026 :

    1. Nous sommes simples… jusqu’à ce que nous devenions complexes

    Dans un monde toujours plus complexe, la commodité règne, mais seulement jusqu’à un certain point. Les marques doivent trouver un équilibre entre efficacité et émotion, en concevant des expériences à la fois simples et surprenantes. Parmi les opportunités émergentes figurent l’optimisation de l’expérience de recherche dans les environnements conversationnels et multimodaux, le déploiement stratégique de l’intelligence artificielle agentique et la montée du paradoxe de la friction.

    1. Nous sommes des êtres sociaux

    Le besoin de connexion reste au cœur du comportement humain, même dans des écosystèmes avant tout numériques. Alors que l’influence se décentralise, le rapport explore comment les communautés et les créateurs redéfinissent désormais la culture, des forums Reddit aux fandoms du streaming. Les marques qui favorisent la participation à travers des expériences live, des références nostalgiques partagées ou des canaux de messagerie conversationnelle renforcent l’engagement et la défense de la marque.

    1. Nous ne lisons plus la publicité

    L’attention est devenue la ressource la plus rare du marketing. Les recherches menées par dentsu montrent que les marques doivent privilégier la qualité plutôt que la saturation, en tirant parti des audiences générées par l’IA pour obtenir des informations plus précises, des vidéos NextGen pour mesurer l’impact de la marque, ainsi que de nouveaux formats de divertissement, des séries documentaires sur le sport, des jeux vidéo, des dessins animés et des mini-séries, afin de renforcer leur pertinence culturelle à long terme.

    Le rapport 2026 réaffirme que les médias ne sont plus de simples canaux mais chacun devient un véritable moteur de croissance, reliant créativité, commerce et culture. En utilisant les médias comme leviers dynamiques entre récit de marque et expérience consommateur, les marques peuvent passer de l’adaptation à la prise de leadership à l’ère algorithmique..

    Téléchargez le rapport complet ici