Catégorie : RH

  • Tous les évènements incontournables du 15 au 19 novembre 2021

    Lundi 15 novembre 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-hack-in-paris-2021-by-sysdream/?instance_id=5809

    Mardi 16 novembre

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-marketing-remix-2021-by-viuz/?instance_id=5810

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-ecommerce-live-by-ecommerce-mag/?instance_id=5811

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-european-cyber-week-by-pole-dexcellence-cyber/?instance_id=5828

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-social-summit-by-meltwater/?instance_id=5856

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-the-brand-immersion-by-le-club-des-annonceurs/?instance_id=5837

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-boostez-vos-projets-dinnovation-en-passant-de-lidee-au-test-utilisateurs-avec-le-design-sprint-by-adetem/?instance_id=5835

    Mercredi 17 novembre

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-the-big-green-by-meet-com/?instance_id=5838

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/entrepreneuriat-les-rift-2021-by-business-france/?instance_id=5839

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-banques-et-assurances-comment-reussir-sa-transformation-by-it-for-business/?instance_id=5846

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-technology-innovation-emea-2021-by-forrester/?instance_id=5848

    Jeudi 18 novembre 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-btob-summit-2021-by-btob-leaders/?instance_id=5676

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-hubday-social-digital-advertising-by-hub-institute-2/?instance_id=5854

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-la-ref-numerique-medef/?instance_id=5884

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-btob-summit-by-companeo-sa/?instance_id=5859

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/rh-innovations-the-human-imperative-by-global-peter-drucker-forum/?instance_id=5857

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-comment-creer-une-offre-de-seconde-main-et-devenir-une-marque-encore-plus-inspirante-by-bpi-france/?instance_id=5883

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-marques-comment-toucher-les-jeunes-generations-en-plein-coeur-by-mc-factory/?instance_id=5868

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-creer-sa-newsletter-en-45-min-by-orange/?instance_id=5823

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-comarch-lyon-retail-night-by-comarch/?instance_id=5858

    Vendredi 19 novembre 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-reussir-sa-campagne-dinfluence-marketing-by-influence-corner-favikon/?instance_id=5877

  • Quand 73% des français plébiscitent l’IA pour faire évoluer leur carrière

    L’IA au travail

    Les collaborateurs, qui se sentent seuls et déconnectés de la réalité en raison de la pandémie de COVID-19, se tournent vers l’Intelligence Artificielle ou IA (bot, chatbot, assistant digital…) pour faire évoluer leur carrière, selon la nouvelle étude AI@Work d‘Oracle et Workplace Intelligence, un cabinet de recherche et de conseil en RH. Il ressort de cette étude menée dans 13 pays auprès de plus de 14 600 salariés, managers, responsables RH et cadres dirigeants que ces derniers ont eu l’impression de se trouver dans une impasse dans leurs vies personnelle et professionnelle, mais aussi qu’ils sont prêts à s’investir à nouveau pour leur avenir.

    Les collaborateurs français se sentent isolés et déconnectés. Ils ont aussi le sentiment de décrocher

    Après plus d’un an de confinement et d’incertitudes persistantes causées par la pandémie, de nombreux collaborateurs vivent des moments difficiles sur le plan émotionnel, car ils ont le sentiment que leur vie et leur carrière leur échappent.

    • 79 % des Français (80 % de la population mondiale) ont été affectés négativement l’année dernière et beaucoup manquent de motivation professionnelle (28 % en France et 25 % dans le monde), se sentent déconnectés de la réalité (22 % en France et 23 % dans le monde), éprouvent des difficultés financières (17 % en France et 29 % dans le monde) et font face à une dégradation de leur santé mentale (17 % en France et 28 % dans le monde).
    • 62 % des collaborateurs à travers le monde estiment que 2021 est l’année la plus stressante qu’ils aient jamais connue au travail. En 2021, 46 % des Français et 52% de la population mondialerencontrent plus de difficultés d’ordre psychologique au travail qu’en 2020.
    • Le nombre de personnes dans le monde entier qui ont le sentiment d’avoir peu ou pas du tout de contrôle sur leurs vies personnelle et professionnelle a doublé depuis le début de la pandémie. Les personnes interrogées font état d’une perte de contrôle sur leur avenir (43 %), leur vie personnelle (46 %), leur carrière (41 %) et leurs relations (39 %).
    • Les Français ont pour 72 % (76 % de la population mondiale) le sentiment de se trouver dans une impasse dans leur vie personnelle en raison d’une sensation d’emprisonnement dans la routine (30 %en France et 27 % dans le monde), d’une solitude sans précédent (28 % en France et 26 % dans le monde) et du stress quant à leur avenir (26 % en France et 27 % dans le monde).

    Les personnes interrogées sont motivées au changement, mais elles font face à des défis de taille

    Malgré les difficultés rencontrées depuis un an, la plupart des personnes à travers le monde désirent opérer des changements dans leur vie professionnelle.

    • 91 % des Français (93 % à l’échelle mondiale) ont profité de l’année écoulée pour réfléchir à leur vie et 85 % (88 % à l’échelle mondiale) disent concevoir différemment la réussite depuis la pandémie. Désormais, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle (43 % en France et 42 % à l’échelle mondiale), la santé mentale (29 % en France et 37 % à l’échelle mondiale) et la flexibilité au travail (24 % en France et 33 % à l’échelle mondiale) représentent les priorités les plus citées.
    • 69 % des salariés Français (75 % à l’échelle mondiale) ont le sentiment de se trouver dans une impasse professionnelle à cause d’un manque de possibilités d’évolution de carrière (22 % en France et 25 % à l’échelle mondiale) et de la surcharge de travail qui les empêche d’envisager tout changement (16 % en France et 22 % à l’échelle mondiale).
    • 66 % des Français (70 % à l’échelle mondiale) affirment que le sentiment de ne pas pouvoir faire évoluer leur carrière a eu un impact négatif sur leur vie personnelle, augmentant leur niveau de stress et d’angoisse (pour 35 % d’entre eux en France et 40 % à l’échelle mondiale). Ce sentiment les a détournés de leur vie privée et a contribué au fait qu’ils se sentent dans une impasse sur le plan personnel (pour 20 % d’entre eux en France et 29 % à l’échelle mondiale).
    • 79 % des Français (83 % à l’échelle mondiale) disent vouloir changer de carrière au cours de l’année à venir, mais 76 % indiquent faire face à des freins considérables. Les principaux obstacles sont un manque de confiance (20 % en France et à l’échelle mondiale), l’absence de possibilités d’évolution au sein de leur entreprise (20 % en France et à l’échelle mondiale), l’incapacité à déterminer quel changement de carrière est porteur de sens pour eux (17 % en France et 20 % à l’échelle mondiale) et des difficultés financières (11 % en France et 22 % à l’échelle mondiale).
    • Les employés français placent le développement professionnel au sommet de leurs priorités pour 2022 et un grand nombre d’entre eux est prêt à renoncer à une prime (45 % en France et 51 % à l’échelle mondiale), à des avantages importants tels que des vacances (42 % en France et 52 % à l’échelle mondiale) et même à une partie de leur salaire (30 % en France et 43 % à l’échelle mondiale) en échange de plus de possibilités d’évolution de carrière.
    • Cependant, 84 % des travailleurs Français (85 % à l’échelle mondiale) ne sont pas satisfaits du soutien fourni par leur employeur. Ils attendent des entreprises qu’elles augmentent leurs rémunérations (31 % en France et à l’échelle mondiale), proposent davantage de formations et de possibilités de développement de compétences (25 % en France et 34 % à l’échelle mondiale) et leur offrent des opportunités pour occuper de nouveaux postes (26 % en France et 30 % à l’échelle mondiale).

    Les salariés Français ont soif de nouvelles compétences et se tournent vers la technologie pour obtenir de l’aide

    Pour fidéliser les meilleurs talents et les faire évoluer dans une bonne dynamique de travail, les employeurs doivent prêter attention aux besoins de leurs collaborateurs, et tirer parti de la technologie pour leur apporter le meilleur soutien possible.

    • 77 % des Français (85 % à l’échelle mondiale) souhaitent que la technologie les aide à définir leur avenir, en recensant les compétences dont ils ont besoin pour progresser (30 % en France et 36 % à l’échelle mondiale), en leur recommandant des moyens d’acquérir de nouvelles compétences (25 %en France et 36 % à l’échelle mondiale) et en leur proposant les prochaines étapes pour atteindre leurs objectifs de carrière (22 % en France et 32% à l’échelle mondiale).
    • 65 % des Français (75 % à l’échelle mondiale) sont prêts à effectuer des changements sur la base des recommandations d’une IA.
    • 73 % des Français (82% à l’échelle mondiale) des personnes interrogées estiment qu’une IA est plus à même de les aider dans leur carrière qu’un être humain, en raison de l’impartialité de ses recommandations (29 % en France et 37 % à l’échelle mondiale), de sa faculté à répondre rapidement aux questions relatives à leur carrière (23 % en France et 33 % à l’échelle mondiale), ou de sa capacité à trouver de nouvelles offres d’emplois adaptées à leurs compétences actuelles (23 % en France 32 % à l’échelle mondiale).
    • Les personnes interrogées considèrent que les humains ont encore un rôle essentiel à jouer dans l’évolution de leur carrière. Elles pensent également qu’un humain reste meilleur pour fournir dusoutien en offrant des conseils se basant sur son expérience personnelle (40 % en France et 46 % à l’échelle mondiale), en identifiant leurs forces et leurs faiblesses (42 % en France et 44 % à l’échelle mondiale), et en regardant au-delà de leur CV pour recommander des rôles adaptés à leur personnalité (42 % en France et 41 % à l’échelle mondiale).
    • 83 % des personnes interrogées en France (87 % à l’échelle mondiale) pensent que leur entreprise devrait davantage être à l’écoute de leurs besoins et 42 % en France et 55% à l’échelle mondiale sont plus susceptibles de rester dans une entreprise qui utilise des technologies avancées, telles que l’IA, pour favoriser l’évolution de leur carrière.

    Pour accéder à l’étude c’est ici 

  • Skills for You édite le Top 5 des formations les plus demandées

    Top 5 des formations les plus demandées !

    Le COVID a bouleversé le fonctionnement des entreprises créant de nouvelles problématiques managériales : motiver les équipes à distance, animer les réunions en visioconférence, maintenir un lien entre collaborateurs malgré le télétravail…

    Face à ces changements, de nombreux cadres se sont sentis démunis et ils sont de plus en plus à ne plus souhaiter manager d’équipe. En cause, notamment, le manque d’accompagnement et de formation. Il est donc essentiel, pour les entreprises, de proposer à leurs cadres des formations adaptées pour monter en compétences et être en mesure de gérer ces nouveaux défis. C’est cette mission que mène Skills For You à travers ses formations qui permettent à tous de développer des soft skills utiles pour évoluer et s’épanouir professionnellement. Pour donner un aperçu des tendances actuelles en formations, post-COVID, Skills for You édite un Top 5 des formations les plus demandées actuellement.

    1. Accompagnez le changement auprès de votre équipe

    Face au défi que représente la transformation des entreprises, cette formation apporte toutes les clés pour permettre aux managers de construire, animer et évaluer un plan d’action de conduite du changement. Elle leur permet également d’apprendre à savoir communiquer, argumenter et persuader les collaborateurs pour qu’ils s’engagent pleinement dans cette évolution.

    2. Maîtrisez la conduite de réunion participative et agile

    L’objectif de cette formation est d’apprendre à savoir se positionner en tant qu’animateur et facilitateur de réunions participatives. Elle permet d’apprendre toutes les techniques pour améliorer la qualité et l’efficacité d’une réunion mais aussi pour favoriser la participation des membres du groupe.

    3. Désamorcez un conflit professionnel

    Lorsque l’on manage une équipe, connaître les bases de la communication verbale et non verbale permet de prévenir et gérer les conflits. Une formation en ce sens permet d’acquérir les techniques pour savoir s’affirmer tout en respectant ses interlocuteurs pour diminuer les risques de situation conflictuelles. Elle permet également d’apprendre à prévenir et détecter les prémices d’un potentiel désaccord.

    4. Affirmez votre pouvoir de négociation au travail

    Une formation utile qui permet de savoir préparer une négociation, développer ses arguments et élaborer une stratégie. Le but : découvrir ou redécouvrir les méthodes pour communiquer, s’affirmer et convaincre en situation de négociation. On revient également sur la gestion d’un groupe de personnes aux personnalités différentes car savoir cerner les profils en présence permet souvent de mener à bien ses échanges.

    1. Devenez consultant en prévention des risques psychosociaux

    La qualité de vie au travail, les risques psychosociaux sont aujourd’hui plus que jamais, au cœur des préoccupations des entreprises (de la TPE au grand groupe). De plus en plus de personnes, qui souhaitent se reconvertir ou démarrer une nouvelle activité, se penchent sur cette formation qui permet d’apprendre à :

    – réaliser des cartographies précises des risques à géométrie variable (établissement, direction, service, unité).

    – identifier les leviers de la prévention des risques psychosociaux et les facteurs favorisant la qualité de vie au travail au sein d’un établissement

    – alerter les équipes lorsqu’une situation d’urgence individuelle ou collective se présente

    – accompagner dans la mise en œuvre de solutions opérationnelles pour diminuer les RPS et améliorer concrètement la qualité de vie au travail.

  • Quelles sont les 4 grandes tendances RH en 2021

    Quand la DRH se réinvente

    À la lumière de ces enseignements, Le Top Employers Institute dévoile son rapport des Tendances RH 2021, fruit de l’analyse d’audits menés auprès de 94 entreprises françaises certifiées par l’Institut et opérant dans un large éventail de secteurs (industrie, pharmaceutique, biens de consommation, etc.).

    Les tendances RH les plus marquantes de cette année s’articulent autour de quatre grandes thématiques : la transparence et l’inclusion, l’accélération de la digitalisation, le bien-être des collaborateurs dans un nouveau monde de travail et le rôle de la DRH réinventé en tant qu’actrice de la transformation.

    « En 2020, les Top Employers se sont adaptés avec une telle rapidité qu’ils ont prouvé leur capacité à associer les Hommes et la technologie de la manière la plus efficace qui soit. Pour de nombreuses organisations, le défi consistera à créer une culture de collaboration et de confiance dans un environnement toujours plus digital, tout en veillant à ce que les collaborateurs se sentent soutenus afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. » déclare Vincent Binetruy, Directeur France du Top Employers Institute.

    Transparence & Inclusion : tenir compte des besoins et aspirations des collaborateurs

    Les entreprises sont aujourd’hui amenées à donner une plus grande place à leurs collaborateurs dans le projet d’entreprise, ce qui nécessite une communication claire et à double sens pour tenir compte de leurs besoins et aspirations. 88% des Top Employers prennent soin d’anticiper la communication sur les changements et 83% le font avec un plan de communication ciblé et structuré. Les plus vertueux, 74% d’entre eux, vont jusqu’à donner des possibilités aux collaborateurs de réagir en amont de la réalisation des plans.

    Parallèlement, on remarque une volonté des Directions des Ressources Humaines d’améliorer la communication autour de la rémunération et du développement du leadership. 53 % des Top Employers valorisent leur politique de rémunération et avantages sociaux aux yeux de leurs collaborateurs via une communication ciblée (contre seulement 40 % en 2020). De même, 53 % disposent d’un portail consacré au développement du leadership qui donne accès aux formations et aux ressources dont ils ont besoin (+6 points par rapport à 2020).

    Sur le plan de la diversité et de l’inclusion, les principales initiatives des Top Employers visent à favoriser l’égalité Femmes/Hommes (100 % mènent des initiatives en ce sens vs. 93% en 2020) et à créer un meilleur environnement de travail pour les personnes en situation de handicap. 85 % mènent des actions en ce sens (+ 9 points par rapport à 2020). Les initiatives en faveur des collaborateurs lesbiens, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT) poursuivent aussi leur tendance à la hausse puisque 35 % des Top Employers mettent en place un réseau LGBT en entreprise (+ 9 points par rapport à 2020).

    L’accélération de la digitalisation : une priorité pour 2021

    Si 88 % des Top Employers utilisent déjà des plateformes sociales de type Microsoft Teams ou Slack (+9 points par rapport à 2020), ceux-ci estiment néanmoins nécessaire de disposer d’outils encore plus performants pour faciliter la production d’idées. Toute nouvelle technologie capable de reproduire l’expérience humaine du « brainstorming » au bureau trouvera son public en 2021 et au-delà.

    Par ailleurs, le digital, à travers l’e-learning, est devenu le moyen essentiel d’engager et de perfectionner ses collaborateurs. 79% des Top Employers ont mis en place un portail d’apprentissage qui offre un accès personnalisé à du contenu en fonction des besoins ou des préférences individuelles.

    Les entreprises ont également favorisé l’utilisation des plateformes numériques pour faciliter l’apprentissage social (social learning) qui est l’un des moyens les plus efficaces de développer et d’accroître les connaissances au sein de l’organisation. Ainsi, 63 % des Top Employers mettent en place des communautés d’apprentissage en ligne dans le cadre de la formation, pour encourager l’apprentissage collectif. De même 40 % disposent d’une plateforme digitale dédiée à la pré-intégration des nouveaux collaborateurs pour faciliter sa transition dans son nouvel environnement de travail.

    Le bien-être des collaborateurs : plus d’accompagnement, moins de contrôle

    La thématique du bien-être et de la Qualité de Vie au Travail est celle sur laquelle on observe une nette progression des pratiques. 74 % des Top Employers ont défini une stratégie en la matière (approche holistique couvrant la santé personnelle et professionnelle, physique et psychologique), soit 10 points de plus qu’en 2020.

    Par ailleurs, dans un contexte de télétravail généralisé, 86 % offrent des conditions de travail flexibles à leurs collaborateurs et 48 % leur donnent une totale autonomie sur le choix du lieu et des horaires de travail. Conséquence de cette agilité, les managers laissent les collaborateurs faire évoluer eux-mêmes le contenu de leurs objectifs : 78 % des Top Employers accordent un calendrier flexible dans la fixation des objectifs (+ 24 points en un an). Transférer la responsabilité aux collaborateurs est un moyen de les amener à s’approprier un processus qui, historiquement, a toujours été imposé du haut vers le bas.

    Un nouveau rôle pour la Direction des Ressources Humaines dans la conduite du changement

    La place de la DRH est de plus en plus centrale car la dimension humaine est plus que jamais primordiale (changement organisationnel, digital, managérial). De fait, 100% des Directions Générales des Top Employers France affirment de façon explicite l’importance d’aligner stratégie RH et stratégie d’entreprise, et cet alignement est la priorité RH n°1 des Top Employers en 2021.

    Le rôle des RH dans la communication et l’adaptation des process au changement est acquis. Pour 87 % des Top Employers, la fonction RH a la responsabilité d’accompagner les collaborateurs dans la compréhension de l’impact du changement sur leurs responsabilités et d’ajuster les processus pour soutenir et accompagner la transformation de l’entreprise.

    Dans cette conduite du changement, les Ressources Humaines sont garantes des standards éthiques de l’entreprise et se doivent d’encourager une culture dans laquelle les personnes comprennent l’importance cruciale des comportements responsables. 95 % des Top Employers ont déployé un programme spécifique pour identifier les risques potentiels en termes d’Éthique et d’Intégrité et définir les mesures d’atténuation de ces risques en les traduisant en normes, contrôles et processus.

    Au-delà des transformations économiques, les entreprises se veulent plus impliquées dans leur environnement et leur rôle sociétal. 96 % des Top Employers ont déjà formalisé une politique de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) et 81 % communiquent dessus auprès de leurs collaborateurs (+ 10 points en un an). Ce renforcement des pratiques peut être mis au regard de l’évolution législative en France, avec la loi PACTE qui renforce la responsabilité des entreprises en matière d’évaluation de l’impact social et environnemental, et institutionnalise la notion d’entreprise à mission (raison d’être).

     

     

     

  • Recrutement, orientation, promotion … et si la réalité virtuelle s’invitait progressivement dans les RH ?

    Quand la réalité virtuelle bouleverse les RH

    Esprit d’équipe, capacité à décider, sens de la négociation… et si la réalité virtuelle s’invitait progressivement dans les Ressources Humaines ?  
    Oddity VR propose une technologie innovante pour évaluer les soft skills (compétences comportementales), des candidats au recrutement. 
    Mais cette approche répond-elle aux défis des entreprises pour recruter ?

    Comment ça marche ?

    Le principe est simple : le candidat doit réaliser une série de 12 modules faisant appel à 15 différents softs skills. C’est ensuite par l’intermédiaire d’algorithmes que ressort une analyse comportementale du candidat.

    Oddity VR (@OddityVr) | Twitter

    Pour Oddity VR l’objectif est de repenser les métiers des ressources humaines et le recrutement en général. En effet les recruteurs doivent faire face à un double défi : l’évolution rapide de l’environnement économique et transformation de l’emploi.
    L’obsolescence des compétences techniques est de plus en plus rapide au même titre que 50% des emplois actuels seront largement transformés d’ici seulement 5 ans, d’où la nécessité de s’adapter et de faire évoluer le processus de recrutement des entreprises (source : Baromètre 2018 de l’employabilité de BPI group).

    Selon Denis Deguilhen, Président d’Oddity VR :
    « Auparavant une compétence technique mettait 30 ans à devenir obsolète quand aujourd’hui elle ne met plus que 3 ans, il faut donc s’adapter à cette réalité ».

     

     

    Avec la crise sanitaire, la transformation numérique au sein des entreprises s’est accélérée. De fait, de nombreux métiers sont à repenser et notamment ceux des RH.
    Un domaine qui rencontre deux problèmes majeurs :
    le temps et les ressources. Cette solution pourrait permettre de résoudre ces deux difficultés. L’ultime défi est désormais de parvenir à convaincre les entreprises d’utiliser cet outil. La méthode d’évaluation mise au point par Oddity VR fait appel à 3 groupes d’experts: Cabinet Walter ( recrutement) Human Games (studio de développement de réalité virtuelle) et Pascal Neveu, directeur de l’Institut de Psychanalyse active.

    Pascal NEVEU, directeur pascal.neveu@csdpa.fr

    Selon le psychanalyste Pascal Neveu :
    « Il faut placer l’humain et non la technique au cœur du projet ».

     

     

    Les limites de cette technologie 

    Il semble évident que beaucoup secteurs d’activité doivent se réinventer pour rester  performant, compétitif et parfois même simplement pour survivre.
    La réalité virtuelle appliquée au RH peut apporter beaucoup que ce soit en termes de temps, de connaissance du potentiel humain, de performance collective, d’identification de futurs talents…
    Mais aussi en termes d’image ! Cette application de réalité virtuelle permet à l’entreprise de moderniser son image et est un premier pas vers une prochaine digitalisation du monde professionnel. Et c’est justement ce qui interroge. Se pose là la question du remplacement de l’homme par la technologie et de la digitalisation des métiers des RH.

    D’autre part, nous nous sommes rendu compte que ce mode d’évaluation des compétences non-techniques pouvait poser problème en matière d’égalité par exemple concernant la capacité d’adaptation au monde VR. Il semblerait que les générations Y et Z aient moins de difficulté avec ce genre de dispositif car y sont habituées, beaucoup plus que les générations précédentes. Également, certains candidats peuvent ressentir une certaine pression, un sentiment de mal-être où se retrouver dans une position inconfortable pouvant être perturbante et avoir un réel impact sur les résultats obtenus.

    Finalement, on retiendra de cette expérience qu’Oddity VR a réussi à mettre en place une solution adaptée et innovante résolvant bien les deux problèmes majeurs que rencontrent les RH. Mais d’autre part cette application de réalité virtuelle remplaçant l’humain ouvre le débat sur une question d’actualité.
    Peut-on toujours, et sans limite, remplacer l’humain par la technologie au profit de la rentabilité ?

    Louis LEBOT

     

  • Les webinars incontournables du 15 au 19 mars 2021

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-iot-week-by-citc/?instance_id=5359

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-orange-business-summit-by-orange/?instance_id=5432

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-signals-france-2021-by-cheetah-digital/?instance_id=5433

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-respecter-le-consommateur-by-adetem/?instance_id=5434

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sxsw-online-by-sxsw/?instance_id=5429

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-lux-peut-booster-la-performance-de-votre-site-by-ebg/?instance_id=5430

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/entreprenariat-declics-numeriques-by-diversidays/?instance_id=5447

     

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-mettre-en-place-un-reseau-social-dentreprise-by-picom/?instance_id=5431

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-le-rgpd-cest-plus-simple-que-vous-ne-le-croyez-by-indexel/?instance_id=5463

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-mobile-marketing-automation-best-practices-pour-choisir-et-travailler-avec-un-partenaire-strategique-by-adetem/?instance_id=5435

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-oracle-data-week-soignez-vos-data-avec-oracle-by-oracle/?instance_id=5437

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-new-shopping-experience-by-cap-digital-hopin/?instance_id=5444

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quelles-organisation-et-transformation-pour-une-strategie-omnicanale-by-hub-institute/?instance_id=5443

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-securisez-vos-bases-de-donnees-by-oracle/?instance_id=5426

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-apres-le-31-mars-quelle-vie-sans-les-cookies-by-adetem/?instance_id=5436

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-les-tendances-du-e-commerce-b2b-en-2021-post-covid-19-by-galilee/?instance_id=5442

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-1-minute-for-cybersecurity-by-akerva/?instance_id=5438

     

  • Prédictions 2021 des compétences technologiques recherchées

    Le rapport Skillsoft Lean Into Tech donne aux leaders les moyens de combler le déficit en termes de compétences technologiques

    La transformation digitale s’est accélérée au cours d’une année agitée, soulignant la nécessité de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée prête pour l’avenir

     Skillsoft, le leader des solutions de learning digital, de formation et de gestion des talents permettant aux entreprises d’aller au-delà de leurs propres limites, a publié aujourd’hui son rapport Lean Into Tech : 2020 Tech Skills Trends & 2021 Predictions. À l’entame de l’année 2021, le travail a irrévocablement changé. Après une année rythmée par une pandémie ayant entraîné une crise économique mondiale, le rapport présente un environnement technologique évoluant rapidement, les capacités critiques nécessaires pour faire face à ces turbulences et les compétences essentielles qui permettront aux organisations de progresser 2021. L’analyse par Skillsoft de cinq millions d’apprenants permet de mieux comprendre la façon dont la combinaison de ces circonstances affectera la main-d’œuvre pendant les années à venir et d’identifier les évolutions technologiques rapides auxquelles les organisations devront s’adapter sans délai.

    La technologie est par nature en constante évolution ; les circonstances prédominantes en 2020 ont accéléré ce phénomène, les organisations ayant du mal à suivre le rythme. Selon une enquête menée en 2020 par le Brandon Hall Group intitulée « L&D and the Impact of COVID-19 » commandée par Skillsoft, 45 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans les technologies afin de se préparer à l’avenir. Si les compétences technologiques sont très prisées, l’offre demeure faible – renforçant un déficit de compétences déjà important.

    Le rapport présente les besoins collectifs en matière de learning technologique de cinq millions d’apprenants évoluant dans le secteur des technologies et du développement. En s’appuyant sur les modèles de consommation et de recherche de ces utilisateurs dans cinq domaines – création de logiciels, programmation, données, sécurité et cloud – le rapport met en relief les tendances liées et recommande les compétences correspondantes qu’il convient de développer. Le rapport prédit les compétences technologiques qui seront les plus convoitées en 2021, y compris :
    :

    • Les langages de programmation comme Python
    • L’analyse des données
    • Les fondamentaux en matière de sécurité des données
    • Les méthodologies agiles
    • DevOps et SecOps
    • Les fondamentaux en matière de cloud

    « Les leaders technologiques sont le moteur de tout succès commercial », selon Michael Yoo, directeur général en charge du marché client et du marché de la technologie et du développement chez Skillsoft. « Notre démarche prospective a montré que l’avenir de notre travail dépend de notre capacité à évoluer dans un environnement technologique en constante innovation. Le moment ne pourrait être mieux choisi pour une entreprise de s’assurer que sa main-d’œuvre acquerra les compétences qui feront d’elle une équipe prête pour faire face à l’avenir. »

    Lorsque les entreprises du monde entier ont basculé vers un modèle de fonctionnement à distance, la nécessité d’assurer la sécurité en ligne des informations s’est avérée primordiale. Les attaques de cybersécurité sont plus fréquentes et les dangers plus destructeurs, la sécurité s’appuyant autant sur les personnes que sur la technologie. Les compétences comme DevOps et CloudOps Security ont été très convoitées en 2020 – et devraient continuer de l’être tant que la main-d’œuvre évoluera dans un environnement de travail distant et que les bureaux deviendront de plus en plus virtuels

    « Le secteur de la technologie n’a plus le luxe de recruter les compétences convoitées – le renforcement des compétences et la requalification constituant la seule façon durable et efficace de progresser », a poursuivi Yoo. « Investir dans son personnel permet non seulement de renforcer la main-d’œuvre, mais constitue également un investissement dans l’économie des compétences et prépare notre monde à l’avenir. »

    Les entreprises sont de plus en plus orientées vers les données : Skillsoft a constaté une augmentation de 1000 % du nombre de cours relatifs à l’analyse et à la visualisation de données. Les données ne sont plus confinées à un seul domaine de l’organisation et ne relèvent plus d’une seule compétence. La technologie des données traverse l’entreprise de sorte que les organisations se doivent de renforcer la maîtrise des données auprès de tous les métiers via des compétences telles que l’analyse des données et les fondamentaux de la sécurité des données

    Téléchargez l’intégralité du rapport Lean Into Tech: 2020 Tech Skills Trends & 2021 Predictions. Ce rapport fait suite à la publication en décembre du document de Skillsoft intitulé Lean into Learning: 2020 Annual Learning Report, proposant aux leaders une présentation des tendances en matière de technologie et de développement, de leadership dans le monde de l’entreprise, de conformité, de sécurité, et bien plus encore.

    Pour découvrir gratuitement des bootcamps interactifs traitant des technologies les plus récentes, consultez le site www.skillsoft.com/bootcamps.

  • DRH : la transformation est en marche !

    Les DRH au coeur de la digitalisation des entreprises

    Tribune d’expert par Valérie Mazzoni-Colin, Marketing Director, Quadient France

    La crise du covid19 a entraîné une évolution des priorités RH pour 2020. 33% des DRH anticipent une digitalisation accélérée de l’entreprise comme conséquence positive de cette période inédite (étude ANDRH, avril 2020). Avec la généralisation du télétravail, le DRH ont vu leur territoire évoluer considérablement. Il a en effet été nécessaire de transformer dans un temps réduit des modes collaboratifs basés sur le présentiel, de déployer de nouveaux leviers technologiques et d’adapter son management. Derrière ces transformations subites, les liens humains sont devenus essentiels. Le digital comme nous allons le voir est devenu une condition sine qua non de cette transition.

    La digitalisation des RH au profit de l’expérience collaborateur 

    Historiquement, les activités des ressources humaines s’articulaient autour de la conduite des parcours de recrutement, de l’onboarding des nouveaux salariés et de la gestion de la paye. L’arrivée du digital a permis de nombreuses évolutions qui convergent toutes vers l’humanisation de la fonction en se débarassant des tâches répétitives et lourdes en temps : le suivi et l’écoute des demandes collaborateurs, l’identification plus fine des soft skills, la mise à disposition de nouveaux canaux de communication digitaux au sein de l’entreprise, la liste est longue. Un des challenges fondamentaux de cette digitalisation RH est de reconstruire une expérience collaborateur plus personnelle et pertinente face aux nouveaux besoins des employés qui sont à la recherche d’une relation plus directe avec leur entreprise.  L’enjeu derrière pour les entreprises ? Engager et fidéliser leurs talents.

    D’après une étude (Sopra HR Software, janvier 2020), 61% des départements RH évoquent l’optimisation de l’expérience collaborateur grâce aux outils digitaux. Le DRH a donc dépassé le cadre de sa fonction initiale et s’est transformé en un animateur au sein de l’entreprise. Revenu au devant de la scène avec la crise actuelle, il s’illustre aujourd’hui comme un partenaire privilégié auprès des opérationnels et managers en leur offrant des moyens d’engager leurs équipes avec la maitrise d’outils digitaux tels que Slack ou Teams qui permettent la collaboration à distance.

    De nouveaux outils pour transformer le rôle du DRH

    Pour les DRH, l’adoption de nouveaux outils permet ainsi  de gagner en productivité et d’automatiser les tâches les plus répétitives. Mais le premier driver du DRH est de développer une spirale positive autour de la fidélisation des collaborateurs, notamment pour les métiers en tension et les entreprises ayant un turnover important.

    Une des tendance forte repose dans le déploiement d’outils collaboratifs pour favoriser les échanges tels que le cloud ou les messageries instantanées pour partager rapidement des documents tout en favorisant les relations interpersonnelles. Plus d’interaction, plus de travail en équipe, plus de partage d’expérience : ce sont les clés pour avoir une meilleure dynamique de collaboration. Des solutions digitales existent également pour, par exemple, prendre régulièrement le poul des salariés afin de déterminer  leur appréciation et attente sur leur évolution au sein de l’entreprise..

    Le Covid19, accélérateur de la digitalisation des RH

    Pendant le confinement, la première préoccupation des DRH a été d’organiser la vie de l’entreprise qui nécessitait la mise en place du télétravail, de lactivité partielle tout en assurantla protection des collaborateurs. Pour la fonction RH, il a fallu aussi trouver des solutions pour fluidifier les documents RH, comme la dématérialisation des bulletins de paie et la signature électronique des contrats principalement. Cette crise sanitaire a été à la fois un révélateur de la maturité digitale des entreprises, et un accélérateur des projets de digitalisation menés par les DRH avec des cycles de décision qui se sont drastiquement raccourcis. Les entreprises ont maintenant conscience qu’ils se trouvent dans un environnement instable et non prédictible. Si la digitalisation des processus au sein de l’entreprise est l’enjeu de tous, les Ressources Humaines y prennent une part déterminante compte tenu des bénéfices, mais également des risques majoritairement humains qui sont associés au numérique.

    47% des DRH considèrent que la modernisation, la digitalisation et la transformation RH est une priorité (Gras Savoye Willis Towers Watson, avril 2020). Plus que jamais, la crise du covid19 a mis le DRH au centre de la dynamique humaine de l’entreprise. Pour autant, avec la digitalisation de tous ces outils qui accompagnent sa fonction et les collaborateurs, il est essentiel que le DRH joue son rôle d’accompagnateur dans la conduite de changement des cultures et des modes de fonctionnement des entreprises. 

  • Relance économique : le point de vue des entreprises et des français

    Les Français attentistes sur la relance et la transformation numérique

    La première édition de l’étude Kantar Global Business Compass, menée auprès de plus de 4500 cadres d’entreprises du monde entier, dévoile que les cadres français, s’ils sont parmi les plus satisfaits du soutien financier des pouvoirs publics depuis la crise, sont plus pessimistes sur les perspectives de reprise. Interrogés sur la relance économique, ceux-ci comptent peu sur la redéfinition de la stratégie commerciale de leurs entreprises ou le renforcement du e-commerce et anticipent des fusions-acquisitions, voire des prises de participation potentielles de l’Etat dans les secteurs stratégiques.

    COMMENT LES ENTREPRISES ONT-ELLES ADAPTE LEUR ORGANISATION FACE A LA CRISE ?

    Des mesures moins liées à des ajustements business qu’aux collaborateurs pour les entreprises basées en France

    Face à la baisse d’activité en 2020, les cadres d’entreprises du monde entier relatent 3 grands types de mesures : l’adaptation de leur business aux nouvelles conditions des marchés (58%), la baisse des investissements (61%) et les mesures relatives au personnel (62%).

    En France, les ajustements sont moins liés à l’adaptation du business (37%) et concernent davantage le personnel (75%). Sur ce dernier point, si le gel des embauches est équivalent en France et dans le monde (43% vs. 46%), les mesures plus spécifiquement françaises concernent :

    • La prise de congés « imposés » pendant les périodes de confinement (50% vs. 18% au global)
    • La baisse du nombre d’heures travaillées (23% vs. 14%) – L’application des aides gouvernementales (19% vs. 11%)
    • Les cadres français plus satisfaits des mesures publiques de soutien financier mais en attente de reports d’impôts et de soutien temporaire sur les charges salariales
    • Plus de la moitié des cadres internationaux (54%) expriment la nécessité d’un soutien continu du politique, principalement sous la forme d’une amélioration des conditions fiscales ou d’un report des paiements d’impôts.
    • Par ailleurs, près d’une entreprise sur trois au niveau mondial (32%) a exprimé un besoin de soutien en trésorerie, au travers d’une facilitation de l’accès au financement ou de subventions en espèces.

    Ces niveaux sont équivalents en France avec toutefois une plus forte attente de reports d’impôts (36% vs. 20% au global) et d’un soutien temporaire pour les charges salariales (35% vs. 22%).

    Face à ces besoins, moins d’un cadre sur trois dans le monde, (29%) se dit satisfait du soutien financier reçu par son entreprise et/ou gouvernement tandis qu’une entreprise sur cinq (20%) exprime son insatisfaction.

    En France, le taux de satisfaction sur ce critère est bien plus élevé (45%) et le niveau de critique très faible (4%). A ce titre, la politique du « quoiqu’il en coûte » initiée par le Gouvernement est bien perçue et porte ses fruits.

    Des budgets marketing impactés en France et au global : -36,7% en moyenne

    Près des deux tiers (61%) des entreprises au niveau mondial ont réduit leurs dépenses marketing de 36,7% en moyenne en 2020, tandis que moitié des entreprises (50%) a réduit ses dépenses de communication et médias de 39,3% en moyenne. La France est très en ligne avec ces niveaux internationaux.

    COMMENT LES CADRES SE PROJETTENT-ILS DANS L’AVENIR ?

    Des cadres français plus pessimistes que leurs pairs internationaux sur les perspectives de reprise : près de 4 cadres sur 10 estiment qu’elle se produira en 2022, voire après

    • Plus des deux tiers (69%) des cadres d’entreprises dans le monde prévoient de terminer le second semestre 2020 en baisse. L’intensité de l’impact est anticipée de manière plus forte en France (23 % des répondants se positionnent sur un impact très négatif vs. 15% auglobal)
    • Seul un quart des cadres interrogés (23%) s’attendent à ce que leur entreprise se rétablisse en fin d’année, tandis que 41% s’attendent à une reprise à mi 2021. Les cadres Français se situent là encore dans une perspective de reprise plus pessimiste, puisqu’ils sont 39% à penser que la reprise se produira en 2022 voire après (vs. 27% au global).Pour la reprise, près de 7 cadres français sur 10 s’attendent à une prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiquesAu niveau global, les cadres s’attendent à des opérations de fusion et acquisition (58%). S’ils sont alignés sur ce thème (64%), les cadres français anticipent davantage de prise de participation de l’Etat dans les secteurs stratégiques (68% vs 42%) et moins d’adaptation au travers de lois de protection des salariés (28% vs. 46%).Selon les cadres français, le renforcement du e-commerce fait moins partie des priorités stratégiques que pour leurs pairs internationaux :
    • Le renforcement du e-commerce : s’il s’agit d’une priorité stratégique pour plus de 70% des personnes interrogées dans le monde, cela n’est vrai que pour 56% d’entre elles enFrance
    • La redéfinition des stratégies commerciales (44% dans le monde vs. seulement 24% en France)
    • La redéfinition du périmètre du business (géographie, catégories) (47% dans le monde vs 36% en France)
    • De nouvelles manières d’envisager la relation client (49% dans le monde vs. 36% en France)Une situation d’autant plus paradoxale que 82% de cadres Français reconnaissent que le comportement et les habitudes des consommateurs changeront durablement après la crise : 90 % d’entre eux anticipent une forte croissance des achats digitaux des consommateurs.
  • Prévisions RH 2021 : les initiatives émergentes

    Prévisions RH 2021 : la transformation numérique s’accélère, libérant le potentiel d’une main-d’œuvre hybride

    Par Guillaume Réjou, Product Marketing Manager chez Sage

     2020 a peut-être été l’année la plus importante mais aussi la plus difficile jamais enregistrée pour les RH. Alors que les entreprises luttent contre la pandémie mondiale, 87%1 des responsables RH considèrent que leurs équipes jouent un rôle essentiel dans la conduite du changement, le travail à distance et le soutien au personnel. En 2021, les services à l’humain seront au centre de la transformation numérique, utilisant la technologie de manière innovante pour favoriser une collaboration réussie et durable.

    Les RH utiliseront les outils numériques pour consolider leur position de leader en matière de résilience des entreprises et de travail durable

    Les perturbations dû à la COVID-19 étant appelées à se poursuivre, il semble que les collaborateurs resteront séparés de leur environnement professionnel. Le travail hybride, que de nombreuses entreprises ne connaissaient pas il y a seulement un an, deviendra le statu quo. Une priorité essentielle pour les entreprises sera de maintenir la cohérence et la résilience, afin que la perturbation initiale du travail causée par la pandémie ne se répète pas. Pour suivre l’évolution d’une main-d’œuvre de plus en plus numérique, nombre de cadres du secteur des ressources humaines estiment que les fonctions qui y sont associées doivent se transformer complètement. Et pour ce faire, ils peuvent s’appuyer sur leurs organisations, dont ils considèrent à 52% qu’elles se donnent les moyens de leurs ambitions selon une étude de myRHline.*

    La solidité d’une entreprise dépend de celle de ses employés. C’est pourquoi les équipes des RH et du personnel se concentrent sur leur bien-être au quotidien. Des pratiques de travail durables – où les employés se sentent heureux, en bonne santé et soutenus – sont la clé de la productivité et de la réussite d’une entreprise. Pourtant, il peut être difficile de maintenir cette atmosphère lorsque les employés sont si éloignés. Le rythme de travail, souvent intense, peut nuire à la santé mentale et au bien-être des employés. A titre d’exemple, la santé mentale des Français a violemment souffert de ce phénomène : une étude de Santé Publique France** a montré une augmentation de 12 points des états dépressifs pour l’ensemble de la population depuis septembre. Si les entreprises ne parviennent pas à atténuer ces effets, elles seront confrontées à l’épuisement professionnel et la rétention des employés sera plus compliquée.

    C’est pourquoi les RH vont probablement investir davantage dans le suivi des employés. Ces outils aideront les responsables du personnel à comprendre les changements qui se produisent dans l’organisation en temps réel. Ils peuvent voir comment l’expérience virtuelle des employés se développe et agir rapidement pour allouer des ressources et un soutien supplémentaires si nécessaire. Privilégier la flexibilité plutôt que l’efficacité semble être la stratégie à suivre pour créer des avantages concrets, ce sur quoi s’accorde 52% des responsables RH selon une étude Gartner.***

    Les événements professionnels et sociaux – mis en pause pour de nombreuses entreprises – connaîtront également un retour sous une forme virtuelle. Cette évolution s’accompagne d’initiatives émergentes, telles le trajet virtuel que certaines entreprises explorent pour encourager les salariés à se ressourcer et à se préparer à leur journée de travail. Toutefois, si elles jouent un rôle plus actif dans la vie professionnelle et personnelle des salariés, les équipes doivent veiller à avancer avec précaution. Les réunions d’équipe virtuelles doivent être planifiés au cours de la journée de travail pour éviter l’épuisement professionnel, et les emplois du temps chargés des employés doivent être pris en compte ; ceux-ci n’apprécieront pas d’avoir plus de listes de tâches à faire ou de recevoir constamment des demandes de retours des RH.

    Les outils de travail d’équipe : le nouveau bureau

    Lorsque les membres d’une même équipe sont séparés, la collaboration en souffre inévitablement. Cela s’est vu pendant la pandémie, et les entreprises commencent à comprendre qu’elles bénéficient beaucoup plus d’équipes travaillant ensemble que d’individus travaillant seuls. En 2021, les ressources humaines devront jouer un rôle plus proactif en encourageant le travail d’équipe et la collaboration. La capacité à travailler avec leurs collègues deviendra un facteur plus central dans l’évaluation et l’appréciation des employés. De même, lorsqu’un projet échoue, l’équipe élargie sera évaluée afin de comprendre où et pourquoi il y a eu dysfonctionnement.

    Maintenir la collaboration dans un environnement éloigné nécessite également un changement technologique. Les plates-formes de collaboration comme Teams ou Slack ont été essentielles pour rassembler les collègues et maintenir un flux de communication constant pendant les confinements. La prochaine étape consistera à intégrer ces outils aux systèmes de ressources humaines et autres systèmes d’entreprise, afin de permettre aux employés d’accéder plus rapidement et plus facilement aux applications, aux données et aux options de libre-service.

    L’intégration de différents outils de collaboration présente également un grand potentiel pour l’engagement des collaborateurs. Les importantes annonces des RH et les messages virtuels seront communiqués par le biais d’outils de reconnaissance des employés, c’est-à-dire intégrés aux plateformes de collaboration que le personnel utilise déjà. Lorsqu’un collègue réussit ou que son travail exclut une ou plusieurs valeurs de l’entreprise, il reçoit automatiquement des félicitations, ce qui stimule le moral et améliore son engagement malgré la distance.

    L’intelligence artificielle, futur gardien des employés 

    En 2021, l’utilisation de l’IA et de l’apprentissage technologique jouera également un rôle central dans la gestion du personnel. Selon un rapport Gartner, 47% des dirigeants RH comptent d’ailleurs augmenter leur investissement dans ces deux domaines****. L’intelligence artificielle occupe déjà une place prédominante dans la fonction de recrutement de nombreuses entreprises, mais elle permettra désormais également de fournir aux ressources humaines des capacités entièrement nouvelles.

    La puissance de l’IA pour les RH réside dans la détection de modèles et de tendances se trouvant au cœur des données qu’il est presque impossible pour l’homme de remarquer ou d’analyser. En s’appuyant sur celle-ci, les outils d’IA détiennent le pouvoir de la prédiction en fournissant de meilleurs indicateurs aux gestionnaires qui peuvent alors anticiper les problèmes éventuels au lieu de devoir y faire face lorsqu’ils se présentent. Par exemple, les responsables du personnel seront en mesure d’identifier les employés qui risquent de quitter l’entreprise, et les domaines dans lesquels l’entreprise pourrait avoir un déficit de compétences particulier dans un avenir proche. Armés de leur connaissance, ils peuvent adapter leurs politiques en toute confiance.

    Quels débats sur le respect de la vie privée et de la confiance ?

    En effet, nous arrivons au stade où toutes les conversations professionnelles, que ce soit par vidéo, par courrier électronique ou par message, peuvent être mesurées et analysées. Les organisations peuvent obtenir des données sur la durée et les heures de présence d’un employé à son poste de travail. Il serait impossible pour une équipe de RH de contrôler et d’analyser toutes ces informations – mais ce n’est pas le cas pour l’IA.

    En intégrant l’IA dans leurs piles technologiques, les équipes RH peuvent réaliser des analyses précises des sentiments et des comportements. En passant au crible toute une série de critères, du ton de leur voix à l’heure à laquelle ils commencent à travailler le matin, une entreprise peut savoir quand un employé est en difficulté et sous pression. Les RH peuvent alors intervenir pour s’assurer que le collaborateur reçoit le soutien dont il a besoin avant qu’il ne s’épuise ou ne prenne un congé. Ce genre d’activités constituera l’épine dorsale des initiatives de travail durable.

    Toutefois, l’IA doit être traitée avec prudence. Son introduction dans les activités des RH soulève déjà un débat sur les questions d’éthique, de respect de la vie privée et de manque de confiance dans les équipes, qui ne fera que s’amplifier à mesure que de nouveaux outils seront adoptés. Même de grands groupes, comme Microsoft, ont essuyé une salve de critiques lorsqu’il lança des capacités de notation et de suivi de la productivité sur sa plate-forme Teams, qui ont depuis été réduites. Cette controverse souligne l’importance de l’inclusion des employés lors de l’introduction de plateformes d’IA. Il est crucial que la technologie ne soit pas imposée aux employés sans leur consentement et sans qu’ils soient informés des opportunités qu’elle offre. Les équipes doivent également s’assurer que les décisions prises en matière d’IA ne conduisent pas à la discrimination ou à la victimisation des employés. Les données ne disent pas tout et le jugement humain doit rester le facteur décisif en toute circonstance.