Catégorie : Paiement

  • Fraude en ligne : L’IA automatise la revue manuelle des transactions

    Fraude en ligne : L’IA automatise la revue manuelle des transactions

    HiPay intègre le Machine Learning pour la détection de la fraude et automatise le traitement des transactions « challengées » par le module de scoring

    L’Intelligence Artificielle plébiscitée par les retailers, c’est ce que montre une étude récente de SLI Systems : recommandation de produit, service client, chatbot, réalité augmentée… autant d’usages orientés utilisateurs. Mais pour les marchands, une des principales préoccupations reste la fraude en ligne.

    Le nombre de transactions sur les sites d’e-commerce ne cesse de croître, il a progressé de plus de 20 % sur le premier trimestre de l’année 2017 en France selon le rapport de la FEVAD. Mais les pertes dues à la fraude continuent elles aussi de croître. En France, la fraude à la carte de paiement a représenté 400 millions d’euros en 2016.

    Pour lutter contre la fraude, les acteurs du paiement tels que HiPay proposent des solutions logicielles basées sur le scoring. A partir de règles prédéfinies par le marchand et sous la supervision d’une équipe dédiée chez le prestataire, l’application calcule pour chaque transaction en cours un score qui permet d’évaluer son niveau de risque. Ce score détermine l’état final de la transaction comme étant autorisée, bloquée ou « challengée » (c’est-à-dire nécessitant une revue manuelle), ou active une demande d’authentification de type 3D-Secure.

    Dans le cadre d’une revue manuelle, la transaction est placée en suspens jusqu’à son traitement par une intervention humaine. Une attente qui tend à dégrader l’expérience d’achat des utilisateurs légitimes. L’idée d’utiliser l’Intelligence Artificielle pour automatiser cette phase manuelle n’est pas nouvelle. Mais les progrès récents dans le domaine notamment grâce au Machine Learning permettent d’envisager des solutions autonomes qui apprennent et s’adaptent par elles-mêmes.

    Avec la solution de lutte contre la fraude HiPay Sentinel, l’éditeur français se lance à son tour dans le Machine Learning. Développé en interne par l’équipe de R&D, le module prédictif Smart Decision est capable d’avaler des teras de données transactionnelles, comportementales et contextuelles relatives aux transactions, afin de prendre automatiquement une décision pertinente en cas de transaction « challengée ».

    Concrètement, comment ça marche ?

    Il y a d’abord une phase d’apprentissage dans laquelle on alimente l’algorithme avec d’une part les données transactionnelles provenant des marchands : données de paiement en ligne(mais également de paiement en magasin, ce qui permet d’avoir une meilleure connaissance du client), données des impayés provenant des banques.

    On alimente d’autre part avec des données comportementales concernant les utilisateurs : vélocité des transactions sur une certaine période, heure d’achat, montant de la commande, contrôle de cohérence, etc. Lesdonnées contextuelles sont elles aussi intégrées dans l’apprentissage. On pense par exemple aurisque que peut représenter l’envoi d’une commande à une certaine adresse, ou celui que représente l’utilisation d’un certain moyen de paiement, etc. « L’ensemble de ces données sont utilisées pour entraîner les algorithmes à qualifier le risque en fonction de tous ces paramètres, sachant qu’il y a plusieurs centaines de paramètres, et à établir des modèles d’apprentissage spécifiques à chaque marchand » explique Alexandre Czech, Chef de Projet Data Science chez HiPay.  

    Après cette phase d’apprentissage, l’algorithme devient un module prédictif complètement autonome et qui a la capacité d’évoluer en fonction de l’activité du marchand. Par exemple, en cas de pic d’activités pendant les soldes, il saura ne pas qualifier de comportement frauduleux des utilisateurs qui reviennent plus fréquemment avec des montants de panier plus élevés.

    L’enjeu de l’automatisation

    Grâce à cette innovation, le temps de réponse pour l’utilisateur est instantané quel que soit le scoring de la transaction, un plus appréciable en terme d’expérience utilisateur.

    « Pour les e-commerçants, les résultats de détection des fraudes seront globalement meilleurs qu’avec une intervention humaine, certains comportements frauduleux étant relativement difficiles à appréhender dans certains cas » poursuit Cyril Tanneau, Head of Data Analyticschez HiPay.

    Avec le module prédictif, le taux de détection des fraudes est très variable et dépend de l’expertise de l’équipe dédiée à la fraude, mais on peut le réduire jusqu’à 50 % dans certains cas. « Notre objectif est d’optimiser le taux d’acceptation : on va chercher à optimiser le nombre de transactions qu’on laisse passer tout en limitant le nombre de transactions qu’on va bloquer. On ne sait jamais si la transaction qu’on a bloquée était légitime ou non, notre curseur va être de maximiser le taux d’acceptation tout en limitant la fraude, en observant sur le long terme comment se comporte notre algorithme. L’enjeu principal est que l’utilisation des algorithmes soit bénéfique pour le business de nos clients » précise le Chef de Projet Data Science de HiPay.

    Pour les clients qui n’ont pas d’équipe dédiée et qui traitent les informations de fraude par différents collaborateurs en surcharge de temps, le gain de temps est considérable.

    « La prochaine étape, c’est de déployer le Machine Learning sur l’ensemble des briques de paiement. Nous travaillons sur l’optimisation de chacune de ces briques pour perfectionner le parcours client, maximiser les performances… » nous confie Cyril Tanneau.

    Propos recueillis par @PierreTran journaliste

     

     

  • LENGOW DAY – LES TEMPS FORTS : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 

    LENGOW DAY 2017  – LES TEMPS FORTS

    Lengow Day a réunit le 11 octobre dernier, plus de 400 participants autour du e-commerce européen et international.

    Depuis sa création en 2013, le Lengow Day ouvre l’horizon des e-commerçants en réunissant un panel de speakers inspirants et une sélection de solutions innovantes pour mettre en perspective les stratégies ECOMMERCE de demain.

    40 Speakers ont ainsi partagé leurs expériences, leurs conseils avisés, leurs réussites et leurs difficultés afin d’aider les ecommerçants à aborder leur développement à l’international.
    Retour sur les temps forts des plénières et des workshops opérationnels

    Le chiffre à retenir : 1milliard de livraisons / jour pour ALIBABA en 2025 ! 


    Alibaba la marketplace chinoise est la seule à peser face à la supématie américaine Amazon. Jack Ma le fondateur d’Alibaba n’a pas de frein pour ses ambitions internationales selon Guido Ghedin (Cifnews) International Marketing Consultant.

     

     

     

    Focus sur trois thématiques

     Au cours de cette journée , trois thématiques ont été abordées :
    ·      Expérience utilisateur
    ·      Business, se réinventer par l’innovation
    ·      Logistique et paiement, écouter ses clients

    Expérience utilisateur : Les entreprises de nos jours se concentrent davantage sur les moyens d’attirer de nouveaux clients et d’accroître leurs parts de marché, mais les problématiques suivantes se posent :
    Comment assurer la fidélisation des clients existants qui s’avère vitale pour l’entreprise ?
    Pour François Cousi, fondateur de PMP conseil,  la réponse tient dans une expérience d’achat qui génère de l’émotion. 7 leviers sont nécessaires pour atteindre cet objectif : l’usage du mobile, les échanges, les interactions, la personnalisation, l’expérience, les réseaux sociaux.

    Business, se réinventer par l’innovation

    Pour aborder la seconde thématique de la journée, PMP Conseil a évoqué des acteurs du marché qui avaient revus leur modèle de croissance par l’innovation, à l’image d’Amazon et son offre BtoB ou encore Prime.
    Le retour d’expérience de Renaud Montin CMO d’ERAM  a souligné l’importance de devoir constamment se réinventer, même pour une entreprise comme Eram, âgée de 90 ans. Eram, lancera mi-novembre sa chaussure connectée, #Choose , la sneakers connectée, développée par Éram et la start-up Phocéis. Le principe : une bande, située sur la tige de la chaussure, change de couleur en quelques secondes, en fonction des envies de son porteur.

     

    Enfin, dans un « talk » consacré à la « self-disruption », Michel Koch (RE_SET/ Ex-Time Inc.) a notamment évoqué sa vision entre l’innovation et la disruption en particulier pour la presse écrite. « La sauvegarde de la presse écrite passe par les interactions qu’elle mettra en place avec son lectorat pour ne pas être disruptée. »

    Logistique et paiement, écouter ses clients

    La troisième thématique quant à elle était dédiée à l’une des principales problématiques à l’internationalisation : la logistique. Pour en discuter, PingKi Houang (Fashion3), Édouard Margain (Lavinia), Charles-Antoine Gondrand (Nektria) et Rémi Lengaigne (Colisweb) se sont réunis pour aborder les attentes des consommateurs, l’optimisation du processus de livraison, le dernier kilomètre…

    Mais le coup de cœur est allé vers Helen Chapman, CEO de dottyfishltd , une belle success story comme on les aime. Helen s’est lancée dans le commerce de chaussons de bébé, elle a fait appel à la marketplace eBay la première année de sa création. Le succès est au rendez-vous. Elle décide d’aller un cran plus loin en faisant produire ses chaussons en Chine et développer son Business sur AliBaba cinq après son entreprise affiche un C.A de 30 millions de dollars. Selon Helen Chapman, son business est étroitement lié aux marketplaces qui peuvent s’adapter et fournir tous les leviers logistiques pour un marché de masse.

    Pour compléter, Simon Miss, International business & partnership Developer Cdiscount a donné quelques chiffres clés sur sa marketplace. A noter que selon la Fevad L’indice des places de marché progresse de 15%. L’indice iPM, qui mesure le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les sites hébergés sur les places de marché de l’iCE 100), continue de progresser. L’activité sur les places de marchés progresse de 15% par rapport au 2ème trimestre de 2016. Elle pèse désormais 31% des ventes réalisées par les sites du panel iPM.

    Workshops opérationnels

    De nombreux workshops étaient organisés en parallèle. Difficile de tous les suivre, aussi j’ai écouté avec attention celui concernant Notify , et sa technologie RTB.  Elle permet aux annonceurs de savoir quasi en temps réel si le consommateur est connecté ou non derrière un écran, pour lui envoyer des notifications personnalisées. Selon Notify, 81 % des sollicitations commerciales envoyées ne sont jamais lues.

    Xavier Chauvin, CEO de Beauté Privé, explique que 60 % de son C.A passe par le mobile. Sa problématique est de pouvoir adresser les clientes actives avec un contenu ciblé sur leur mobile. La technologie de Notify repose sur une base de 20 millions de consommateurs sur laquelle l’éditeur va « matcher » avec la base de Beauté Privée et déclencher la notification adaptée.

    Pour clôturer cette édition, les startups Shopopop, Dilit, Teeps, Popsell et Shipup ont été invitées à pitcher pour faire découvrir leurs activités aux participants.

     

     

     

     

     

    Découvrez les interviews des experts de l’e-commerce présents au Lengow Day sur la chaîne Youtube de LENGOW.

    Annie ABELA – LICHTNER

  • Le paiement en 2050 et au-delà …

    Le paiement en 2050 et au-delà

    Un eBOOK proposé par Limonetik 

    Se projeter à l’horizon 2050 et imaginer ce que sera, dans un peu plus de trente ans, l’industrie du paiement peut sembler un exercice ambitieux, sinon périlleux. Qui aurait pu deviner, en 1990, ce que serait le paiement en 2020, c’est-à-dire demain ? À l’époque, l’e-commerce en était encore à ses balbutiements. Amazon lui-même, ne sera créé qu’en 1994. Quant à Google, son acte de naissance date de 1998. Mais si l’on regarde attentivement l’histoire du e-commerce, les fondamentaux sont souvent posés, à travers des signaux faibles, bien avant que les grandes tendances se manifestent.

    • Angelo Caci, Syrtals Cards
    • Axel Mouquet, Webhelp
    • Gilles Grapinet, Atos Wordline
    • Philippe Marquetty, Société Générale
    • Alexandre Gonthier, PayWithMyBank
    • Sébastien Descours, Ethires
    • Laurent Dhaeyer, Secure Trading
    • François Veron, Newfund
    • Jean-François Hugon, EBRC

  • Retail – Ecommerce : Les moyens de paiement actuels et prospectifs

    Retail – Ecommerce / Les moyens de paiement actuels et prospectifs 

    Infographie Limonetik 

    En 10 ans, les ventes sur les sites de e-commerce en France ont progressé de +675% (Source : Observatoire du numérique – DGe). Tandis que Forrester research annonce que 53% des ventes de détail en Europe seront influencées par le Web en 2020 et 39% seront réalisées via les marketplaces (Source : e-Commerce Foundation), la Fevad prévoit une croissance de 30% des commandes numériques BtoB dans le même temps. Sur fond d’internationalisation, cette explosion du Net s’accompagne de multiples embûches et évolutions des parcours d’achat. Dans ce contexte, Limonetik a réalisé une enquête pour mieux appréhender l’appétence des consommateurs aux différents moyens de paiement actuels et prospectifs.

  • #Etude Capgemini – L’émergence d’un nouvel écosystème des paiements

    World Payments Report

    Selon l’édition 2017 du World Payments Report  (WPR 2017), les volumes de paiements digitaux devraient augmenter de 10,9% d’ici  2020 pour atteindre près de 726 milliards de transactions à travers le monde.  Réalisé par Capgemini, le WPR 2017 anticipe une hausse de 19,6% des volumes générés par les économies émergentes, soit trois fois plus que pour les économies matures. Les pays asiatiques émergents1 , avec à leur tête la Chine et l’Inde, devraient voir leurs volumes de paiements  progresser de 30,9%. Enfin, selon les estimations, le TCAC2  des paiements non-cash3  effectués par des entreprises et des organismes publics devrait être de 6,5% pour la période 2015-2020, ce qui correspond à plus de 122 milliards de transactions.

    Entre 2014 et 2015, le volume des transactions non-cash dans le monde a augmenté de 11,2% pour atteindre les 433,1 milliards, ce qui représente la plus forte hausse de la décennie. En 2015, la croissance a été portée par les marchés en développement, qui ont progressé de 21,6%. Les marchés matures ont de leur côté enregistré une croissance de 6,8%, contre 6% en 2014.

    Malgré une adoption de plus en plus répandue des paiements digitaux, ceux en espèces restent prédominants, en particulier pour les transactions de faible valeur. Selon le WPR 2017, la mobilité, le secteur des loisirs, les médias, ainsi que les technologies telles que la domotique, le paiement sans contact, les « wearables »4 et la réalité augmentée devraient favoriser la progression des transactions non-cash.

    Par ailleurs, la digitalisation accrue des paiements B2B impacte les tendances régionales. Sur les marchés matures d’Asie-Pacifique, les PME utilisent la facturation digitale, les cartes virtuelles, ainsi que les solutions financières et comptables hébergées dans le Cloud. Les pays asiatiques émergents plébiscitent quant à eux les cartes de crédit, qui simplifient et sécurisent les paiements tout au long de la chaîne logistique.

    L’émergence d’un nouvel écosystème des paiements

    Le WPR 2017 met également en lumière divers facteurs comme la directive DSP25 , les FinTechs, l’évolution des attentes des entreprises et des clients en matière de services à valeur ajoutée et la  multiplication des technologies de paiement qui, en créant un environnement réglementaire évolutif, favorisent l’émergence d’un nouvel écosystème des paiements.

    « Au sein de ce nouvel écosystème dynamique, les acteurs du secteur des paiements doivent procéder à une réévaluation stratégique de leur position , » explique Anirban Bose, Directeur des marchés bancaires et financiers chez Capgemini. « Les banques doivent profiter de cette opportunité pour améliorer leurs offres, en collaborant notamment avec les FinTechs et les développeurs tiers. Les progrès technologiques ainsi que les avancées sectorielles majeures, comme les APIs6 ouvertes, les paiements instantanés, la blockchain et la standardisation réglementaire, incitent à ces collaborations. »

    Une nouvelle opportunité pour les trésoriers d’entreprise

    Les entretiens réalisés dans le cadre de ce rapport ont également permis d’identifier les bénéfices mais  aussi les défis que représente ce nouvel écosystème pour la trésorerie des entreprises. En effet, les trésoriers d’entreprise exigent aujourd’hui de pouvoir s’appuyer sur des services de bout en bout plus fiables et participent ainsi à l’évolution de l’écosystème des paiements. Compte tenu  du secteur très concurrentiel dans lequel les banquent évoluent, elles peuvent saisir cette opportunité pour consolider les relations avec leurs clients, tout en en attirant des nouveaux. Par ailleurs, la gestion de la trésorerie est de plus en plus digitalisée. L’automatisation des tâches répétitives permet aux trés oriers de se concentrer sur les prévisions de trésorerie ainsi que sur la prévention des fraudes. Dans le domaine des financements commerciaux, les banques et les FinTechs s’intéressent aux « smart contracts  » reposant sur la blockchain pour optimiser leurs processus. Enfin, pour les paiements transfrontaliers, les banques expérimentent la blockchain afin de développer en interne des plateformes évolutives de paiement digital.

    La collaboration et les systèmes ouverts constituent des menaces de sécurité pour les trésoreries d’entreprise . Les sociétés s’attendent  donc à ce que leur banque les aide désormais à améliorer leurs infrastructures de sécurité. De plus, dans ce nouvel écosystème des paiements, les développeurs tiers interagissent directement avec les clients des banques partenaires, ce qui soulève des questions en matière de sécurité, de confidentialité des données et de détection des attaques.

    Le rapport met également en évidence un autre défi de taille : le manque de standardisation lié aux différentes normes des organismes de réglementation nationaux et leur interprétation. «Les entreprises et banques multinationales souhaitent une meilleure harmonisation des réglementations à l’échelle du secteur, indique Bruno Mellado, Directeur des paiements et des créances chez BNP Paribas. Dès lors que les questions de sécurité ne seront plus un problème, la collaboration et les partenariats au sein du nouvel écosystème des paiements se renforceront et généreront de la valeur pour les entreprises, les banques et les FinTechs. Ce nouvel environnement permettra de surmonter la plupart des défis auxquels sont confrontées les banques et les entreprises, mais il en restera encore quelques-uns. Les acteurs du secteur peuvent se préparer aux incertitudes liées à l’évolution de l’écosystème des paiements en collaborant avec des banques et des partenaires possédant l’expertise adéquate. »

    L’impact des KRIIs (ou Key Regulatory Innovation Initiatives)

    Les KRIIs qui visent à encourager la concurrence et réduire les risques sont pointés du doigt dans le rapport car elles compliquent l’environnement réglementaire en renforçant la concurrence entre les prestataires de services et en perturbant des segments traditionnellement stables de la chaîne de valeur des paiements. Elles peuvent cependant améliorer la standardisation et la transparence, ce qui devrait se traduire par des innovations majeures à long terme pour les clients. Les KRIIs mises en œuvre depuis la publication du World Payments Report 2016 se concentrent sur la monnaie digitale, la réduction des paiements en espèces, les FinTechs et les APIs.

    Le rapport traite aussi des défis rencontrés par les différentes parties prenantes au moment de la mise en place de la directive DSP2 en Europe. Avec cette nouvelle directive dont l’entrée en vigueur est prévue pour janvier 2018, l’Europe fera un grand pas en avant vers un marché digital interopérable, impactant ainsi largement les banques, prestataires de services de paiement, FinTechs et entreprises. Cependant, un manque de coordination et de gestion intégrée des données au sein des banques européennes pourrait aboutir à des conflits d’objectifs et de priorités et compromettre ainsi la standardisation et la transparence attendues. Parallèlement, les KRIIs concernant les paiements instantanés, la réduction des paiements en espèces et la cybersécurité pourraient encourager les prestataires de services de paiement à créer des solutions qui renforcent la satisfaction client.

     

     

    Téléchargez le World Payments Report 2017 ici

  • Qui est le shopper français ?

    Qui est le shopper Français ? 

    Une infographie signée ADYEN 

  • Du troc au e-commerce comment le paiement s’est transformé

    L’histoire du e-commerce et du paiement en France

    HiPay Group, la fintech spécialisée dans les paiements en ligne, vous propose de faire un véritable voyage à travers le temps. Du troc au leadership de géants comme Amazon, les secteurs du paiement et du e-commerce connaissent de profondes mutations depuis leur création.

    En 1200 avant JC, on parlait de troc. S’en est suivi les divers moyens de paiement que vous appréciez : les espèces, les chèques et… la carte bancaire ! La carte à puce telle que nous la connaissons de nos jours est une invention française datant de 1974. Grâce à cette innovation, les paiements par CB ont dépassé ceux par chèque depuis 2001. Avec le lancement de PayPal en 2004, une nouvelle forme de monnaie apparaît : la monnaie électronique. Depuis, le géant américain Apple a lancé son e-wallet et son concurrent coréen Samsung ne devrait pas tarder à arriver sur le marché français. Rappelons que pour l’instant, les Français attachent une attention particulière à la carte bancaire puisque 77 % des achats en ligne sont réalisés via cette méthode de paiement… Affaire à suivre.

    Si l’histoire du paiement remonte à avant Jésus-Christ, le e-commerce n’a pu voir le jour qu’après le lancement d’Internet en 1974. Et c’est moins de vingt ans plus tard que CompuServe devient le premier site au monde à vendre des produits en ligne. Une avancée majeure pour le secteur qui de nos jours enregistre un chiffre d’affaires de près de 72 milliards d’euros en France, plaçant le marché français en seconde position du classement européen.

    Niveau têtes d’affiches, la France suit la tendance mondiale avec Amazon comme leader du marché. Néanmoins, deux « frenchies » se font une place dans le top 5. Il s’agit de Cdiscount et de Voyages-sncf.com, respectivement lancés en 1998 et en 2000. Si Voyages-sncf.com ne connaît pas encore les joies des ventes cross-border, ce n’est pas le cas de Cdiscount qui est désormais présent sur quatre continents !

    Pour résumer, une véritable révolution est en train de naître. Quelles seront les prochaines innovations en matière de paiement et de e-commerce ? Rendez-vous dans quelques années !

     

  • Relation clients : Banques, assurances, parlez-vous « Y » ?

    Etude Génération Y et banque/assurance OpinionWay pour DOCAPOST

    DOCAPOST, filiale du groupe La Poste dévoile à l’occasion de son événement relation clients Banque et assurance l’EC Forum, les résultats d’une enquête menée avec OpinionWay. Cette étude exclusive se penche sur l’expérience client des « Y» (20-35 ans), avec leurs banques et assurances. Elle révèle des comportements typiques des digital natives, puisqu’ils sont en attente de plus de simplicité, de personnalisation, de transparence…et de digitalisation.

    La génération des 20-35 ans est une population à fort enjeu pour les entreprises : ils représentent environ 19% de la population, soit environ 12 millions de clients potentiels1. Moins nombreux que les « baby boomers », les « Y » constituent un marché plus retreint et donc plus disputé. Ils ont également pour particularité d’avoir grandi avec le web et le mobile. Ils ont donc une plus grande aisance avec ces outils que leurs aînés lorsqu’il s’agit de communiquer, se renseigner, d’acheter ou de donner un avis.

    UN RAPPORT PARTICULIER A LA BANQUE ET A L’ASSURANCE

    Bonne surprise ! Avec plus de 70% des jeunes interrogés se déclarant globalement satisfaits, la perception des services des banques et assurances est plutôt bonne.

    Les 20-35 ans entretiennent toutefois un rapport spécifique à leurs banques et assurances.

    D’une part parce qu’il y a une tendance nette, notamment les CSP+, au multi équipement : 36% des répondants sont clients multi-banques et 22% clients multi-assurances.

    D’autre part, parce que les « Y » ne sont pas nécessairement fidèles : 44% d’entre eux pourraient changer de banque et 55% d’assurance d’ici à deux ans.

    Ces deux tendances pourraient s’expliquer par un panel d’offres jugées indifférenciées : 51% des « Y » affirment que les offres sont similaires d’une banque à une autre et 45% d’une assurance à une autre.

    Le bon niveau de satisfaction des jeunes à l’égard de leur expérience client bancassurance est donc à nuancer et ce d’autant plus qu’ils font appel à des services relativement simples à ce moment de leur vie. Le score obtenu laisse donc une marge d’amélioration significative.

    La relation clients est un facteur clé pour augmenter le niveau de satisfaction et pourrait reposer sur des services visant plus de simplicité, plus de personnalisation et plus d’accompagnement.

    3 CONSEILS POUR REPONDRE AUX ATTENTES DES 20-35 ans.

    La simplification et l’humanisation de la relation clients avec leurs banques et assurances sont deux attentes fortes exprimées par la génération « « Y qui traduisent l’objectif d’accéder à l’autonomie de décision et d’action.

    Pour y répondre, les résultats de l’étude permettent d’extraire 3 conseils à prendre en compte pour une relation clients réussie avec les « Y » :

    1. Simplifier les démarches en utilisant les données

    Les 20-35 ans ont exprimé des attentes quant à la simplification des démarches (59% des répondants). Pour 58% des répondants, la première d’entre elles est l’utilisation des données de leur dossier client pour automatiser les démarches et formalités.

    2. Mêler le meilleur des mondes physique et digital

    Mais ce désir de simplification et donc d’autonomie ne doit pas masquer une demande aussi haute en terme d’accompagnement humain. Au contraire, les jeunes plébiscitent la combinaison des deux : ¾ des 20-35 ans veulent pouvoir réaliser toutes les opérations de manière dématérialisée tout en étant 82% à vouloir compter sur un conseiller en chair et en os.

    3. Personnaliser la relation

    Des progrès sont encore à faire en termes d’adaptation à la cible « jeunes ». Seuls 53% des 20-35 ans affirment que les banques et les assurances comprennent bien les attentes des personnes de leur âge.

    Pour se sentir plus écoutés, les 20-35 ans sont en attente de personnalisation. Ainsi, les 3 services les plus cités sont : le signalement d’opportunités en fonction de sa situation professionnelle (64%), des propositions basées sur ses achats (52%) et du conseil/coaching pour piloter son budget par mail, SMS ou Apps (47%).

    En outre, cette génération « Y » n’est pas réticente à partager ses informations personnelles (69%), notamment via les objets connectés, avec ses banques ou assurances afin de bénéficier de services plus adaptés à ses besoins (tels que le pay as you drive, par exemple).

    La réponse à leurs principales attentes passe ainsi par le digital. D’ailleurs, les ¾ des 25-30 ans affirment que les banques et assurances peuvent mieux anticiper leurs besoins grâce à la technologie.

    S’INSPIRER DES GAME CHANGERS DIGITAUX POUR ALLER PLUS LOIN

    Les leaders du digital ont changé la donne en matière de relation clients. De véritables modèles pour améliorer l’expérience client dans le secteur de la bancassurance.
    Amazon est la marque dont les banques et assurances devraient le plus s’inspirer selon 32% des répondants, elle est suivie par Apple (29%) et Free (24%).

    Plus que des modèles, les géants du numérique pourraient même séduire en tant qu’acteurs de la banque et de l’assurance ! Ceux-ci sont plébiscités pour leur simplicité d’usage (Google) et la pertinence de l’interaction (Facebook).

    Ces résultats prouvent l’urgence de se transformer pour les acteurs traditionnels du secteur.

  • Quand le digital et la blockchain oeuvrent pour les réfugiés

    Grand Prix 2017 Netexplo à Amin Rafiee, fondateur de
    Bitnation Refugee Emergency Response

    Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco pour  la 10ème  édition du Forum, a été remis à Amin Rafiee, fondateur de  Bitnation Refugee Emergency Response, une initiative humanitaire développée par BitNation pour offrir aux réfugiés une citoyenneté dématérialisée et une identité officielle grâce à la Blockchain. Les réfugiés peuvent ainsi obtenir une identité officielle en forme de code QR, validée par les membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Ils peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    Chaque année,  Netexplo distingue 10 lauréats parmi les innovations numériques  les plus prometteuses. Bitnation Refugee Emergency Response a été élu parmi les 2000 projets repérés par les experts et enseignants du réseau académique international de Netexplo Observatory.

    « Cette année encore, les deux jours de Forum ont été l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Nous sommes ravis que le choix du public et des experts internationaux se soit porté sur Bitnation Refugee Emergency Response, un projet qui s’inscrit dans la solidarité avec les réfugiés du monde entier en associant un des sujets les plus prometteurs du digital : la Blockchain. » Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Bitnation RER s’inscrit dans Human Focus, l’une des trois tendances de l’innovation mondiale décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend Report 2017, intitulé « Artificial Alternatives » : Human Focus, ou comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. La technologie n’est plus un outil, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

  • Retail : quelles sont les attentes des consommateurs ?

    Retail : quelles sont les attentes des consommateurs?

    Une étude réalisée par l’IFOP pour COMARCH

    Le retail évolue, souvent à un rythme différent de celui lié aux attentes des consommateurs. Elément central du parcours client, le paiement est resté pendant des années centré sur la carte bancaire, introduite dans les années 70 et généralisée dans les années 80 et 90.

    Plateforme d’intermédiation de demain, le smartphone est sur le point de devenir le premier moyen de paiement.
    A l’horizon 2025, 70% des Français se voient ainsi régler leurs achats d’un montant inférieur à 20 euros par smartphone (1 Français sur 2 pour des montants allant jusque 100 euros). Un changement majeur qui va bien au-delà du magasin et touche à terme l’univers bancaire dans sa globalité.

     

    Autre élément clé de l’expérience client, la livraison.
    Si les principaux acteurs se battent aujourd’hui pour réduire les délais de livraison, les français y sont manifestement moins sensibles.
    Tous secteurs confondus, 1 Français sur 2 considère que le délai optimal de livraison reste J+1, lendemain de la commande. La livraison en 2 heures n’est absolument pas plébiscitée (moins de 4%). Concernant la consommation en période de soldes, les Français continuent d’effectuer majoritairement leurs achats en magasin, et ce quel que soit le secteur.


    Les achats en ligne

    L’habillement reste le secteur pour lequel les achats se font le plus largement en magasin (45%).

    Le cross-canal se développe également très largement. 49% des ventes dans le secteur de l’électroménager résultent de comportements cross-canaux, amenant les enseignes à penser le commerce de manière unifiée.

    Les produits dématérialisés, au premier rang desquels les cartes cadeaux, sont de plus en plus consommés. 65% des Français ont déjà acheté des produits culturels dématérialisés sur Internet ou en magasin, dans des proportions quasi identiques.

    Le retail reste un secteur dynamique, porté par l’innovation et une approche résolument customer-centric ; chaque élément de l’expérience client est un enjeu clé de satisfaction et de fidélisation des consommateurs.