Catégorie : mobile

  • Comment le Covid-19 a accéléré la transformation digitale du marketing local

    Pourquoi le catalogue papier risque de ne pas survivre à la crise du Covid-19 

    Tribune Thomas Fagot, Mobsuccess
    Déjà menacé par la transition écologique et la transformation digitale, le catalogue papier risque de ne pas survivre à la crise du Covid-19.

    223 ans après la création de l’Almanach du Commerce de Paris en 1797 par un certain Sébastien Bottin, les vénérables « Pages Jaunes », qui recensaient l’activité de milliers de professionnels à travers la France, ont diffusé en Novembre dernier l’ultime version de leur annuaire en papier.

    Même si cette fin était programmée depuis 2016, elle intervient dans un contexte particulier, celui d’une triple « crise » au cours de laquelle convergent la problématique environnementale, avec la volonté d’imprimer et de distribuer moins de « papier », la transformation digitale et mobile du marketing de nombreuses enseignes, et bien entendu le covid-19, qui pousse un secteur de la distribution, fortement impacté par deux confinements, à privilégier les canaux les plus agiles dont le retour sur investissement peut être facilement calculé.

    Outre les Pages Jaunes, le groupe suédois Ikea prévoit également d’abandonner son catalogue «papier », qui était pourtant l’un des piliers de sa stratégie marketing depuis 70 ans. Après une pointe à 200 millions d’exemplaires en 2016, ce catalogue n’était plus diffusé qu’à 40 millions d’exemplaires en 2020, victime de l’engouement des clients de l’enseigne pour les écrans digitaux, et notamment celui du mobile.

    Pour le numérique, l’heure est d’ailleurs à l’hypercroissance. Lors du dernier BlackFriday en France, les ventes e-commerce ont encore progressé de +11% et devraient atteindre de nouveaux niveaux records sur l’année 2020. Selon le Baromètre trimestriel de l’audience du e-commerce en France réalisé par Médiamétrie et la Fevad, le pays compte désormais plus de 41 millions de « cyberacheteurs », en croissance de +510 000 sur les douze derniers mois.

    Selon une étude réalisée par l’agence Magna (IPG Mediabrands), le marché publicitaire devrait passer de 13,1 milliards d’euros en 2019 à 12,234 milliards d’euros en 2020 (-7,2%) avant de connaître un rebond de 9,5% en 2021 à 13,4 milliards d’euros. Déjà premier écran avec 33,5% du marché, le “mobile” devrait connaître une croissance de 10,2% en 2020 et franchir le cap des 4 milliards d’euros d’investissement. En 2021, Magna prévoit une croissance de 18% soit 4,8 milliards d’euros et 36% de parts de marché !

    Pour les médias « historiques » tels que la télévision, la presse écrite, la radio ou l’affichage extérieur, l’année 2020 aura été catastrophique avec une chute historique de près de 20% de leurs recettes. Mais pour les acteurs traditionnels du marketing « local », qu’il s’agisse des annuaires, des « imprimés sans adresse » ou des courriers publicitaires, la chute pourrait être encore plus forte et certains ne s’en relèveront pas.

    Pour les distributeurs et les commerçants, la question n’est donc plus de savoir si ils doivent entamer leur transformation digitale mais de comprendre comment tirer profit du numérique pour ré-inventer leur marketing local.

    Grâce au mobile, on peut désormais identifier ses prospects sur les plates-formes programmatiques, diffuser à grande échelle des extraits de catalogues électroniques, sur l’écran d’un smartphone, mais également mesurer la présence des personnes exposées dans les points de vente.

    Et ces pratiques, maitrisées par les start-up françaises du drive to store, bénéficient désormais d’une certification, réalisée par la Mobile Marketing Association France et le CESP, garantissant leur sérieux et leur efficacité.

    A l’image de l’annuaire des Pages Jaunes ou du catalogue Ikea, la triple crise que nous traversons signe très probablement la fin d’un certain marketing local. Mais les alternatives digitales existent et elles fonctionnent.

    Alors après des années d’attentisme, les commerçants qui veulent trouver leur place dans le « monde d’après » doivent s’engager dès maintenant dans cette révolution du marketing local.

     

  • L’ e-retail Media : quels enjeux pour les marques ?

    Qu’est-ce que le e-retail Media ? 

    Réunissant agences, régies et commerçants, la Mobile Marketing Association France propose la première cartographie des acteurs du e-retail Média.
    Evolution du trade marketing en point de vente, le e-retail Média consiste à valoriser les inventaires digitaux des marchands – et principalement les données transactionnelles – à des fins d’insights, de ciblage ou de mesure. En France, le mobile représente près de la moitié des transactions e-commerce et plus des deux tiers des audiences ; incontournable en point de vente il fait naturellement le pont entre publicité et commerce, entre online et offline, contribuant à faire converger les offres traditionnelles de trade marketing et de retail media.

    Cette cartographie permet de comprendre la proposition de valeur des différents acteurs du secteur ainsi que d’évaluer la couverture (reach) de leurs offres.

    Les travaux ont été menés par l’ensemble des membres du groupe de travail e-retail Média de l’Association, qui comprend déjà plus d’une quinzaine de sociétés, co-dirigés par Arick Abbou, Directeur Conseil eCommerce & eRetail chez IProspect et Tanguy Le Falher, Manager chez Publicis Commerce sous la supervision de Bertrand Jonquois, Rapporteur de la Commission Commerce au sein de la Mobile Marketing Association France.

    “ En France, le Retail Media représente déjà un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros dont 217 millions (+31%) pour le display et 192 millions (+39%) pour le search en 2019. Ce montant va continuer de croître car l’écosystème tend vers plus de plateformisation afin d’apporter aux marques et agences des solutions en self-service.” indique Arick Abbou.

    “ L’écosystème Retail Media français est l’un des plus avancés au monde et compte d’ores et déjà plusieurs champions nationaux, capables de rivaliser avec les géants mondiaux de la publicité. Cette cartographie préfigure de futurs travaux d’harmonisation et de standardisation des offres qui seront menés au sein de l’Association.” explique Tanguy Le Falher.

     

    “Cet écosystème e-retail Média est encore très récent, riche, mouvant et par conséquent complexe. C’est pourquoi nous avons décidé de le clarifier au travers d’une cartographie exhaustive reprenant tous les acteurs du e-retail Média.” explique Vadim Wichmann, Consulting Manager chez GroupM Commerce et membre du groupe de travail e-retail Média.

  • Les webinars incontournables Mardi 30 Juin : Summer Adtech – Global Industrie – Podcasts mythes et réalités – lesBigBoss- Réussir sa campagne d’influence – IA & Marketing …

    Du Lundi 29 juin au Mercredi 1er Juillet 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-adtech-virtual-event-by-smart/?instance_id=5057

    MARDI 30 JUIN 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-global-industries-by-gl-events/?instance_id=5054

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-podcast-mythes-et-realites-by-cmit/?instance_id=5049

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-online-meetings-by-lesbigboss/?instance_id=5062

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-digital-workplace-dyas-by-jalios/?instance_id=5060

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-bien-lancer-sa-campagne-dinfluence-b2b-et-les-best-practices-by-lewis/?instance_id=5056

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-engager-votre-audience-avec-un-hub-de-contenu-dactualite-by-scoop-it/?instance_id=5051

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-webinars-un-succes-pour-votre-pipe-marketing-by-busybiz/?instance_id=5055

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-a-la-sortie-de-la-crise-quels-leviers-et-perspectives-pour-la-consommation-en-france-by-lechangeur-bnp-paribas/?instance_id=5061

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-lintelligence-artificielle-simplifiee-au-service-des-cas-dusage-marketing-by-adobe/?instance_id=5016

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-prospectif-des-lieux-evenementiels-by-eventmaker/?instance_id=5059

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-cartographie-des-tendances-2020-2021-by-cap-digital/?instance_id=5042

  • Pourquoi la signature électronique sur mobile est une urgence sanitaire

    La signature électronique fonctionne désormais sur mobile

    Responsable Europe du sud de CM.com, Jeremy Delrue signe cette tribune expliquant pourquoi, en ces temps de déconfinement, la signature électronique sur mobile est une urgence sanitaire
    Officiellement reconnue en Europe depuis janvier 2000 avec la directive 1999/93/CE, la signature numérique est un mécanisme permettant d’identifier l’auteur ou le signataire d’un document, mais également d’en garantir l’intégrité, afin de garantir que le document n’a pas été altéré entre l’instant où l’auteur l’a signé et le moment où le lecteur le consulte.
    Depuis l’entrée en vigueur du règlement européen eIDAS en juillet 2016, une signature électronique peut être « simple », « avancée » ou « qualifiée », et  bénéficie du même statut et des mêmes effets juridiques que son équivalent manuscrit.
    Source de gains de temps, de sécurité et de productivité pour les entreprises, la signature électronique peine pourtant à convaincre les professionnels. Selon une étude OpinionWay d’avril 2020, moins d’une entreprise de 500 salariés sur deux a recours à cette technologie, et seuls 8% des cadres y ont recours alors qu’ils sont 87% à devoir signer des documents administratifs et commerciaux plusieurs fois par semaine. (1)
    Malgré leurs qualités indéniables, les solutions de signature électronique de première génération ne fonctionnaient que sur des ordinateurs, avec des logiciels spécifiques. Mais la donne a changé et une nouvelle génération de solutions permet désormais de signer depuis un terminal aussi universel que le smartphone, adopté par 77% des Français (2), mais également via des solutions de messagerie instantanée, utilisée chaque jour … par plus de 23 millions de personnes ! (3)
    La solution pour l’entreprise en télétravail
    Avec la crise du Covid-19, des dizaines de millions de Français ont été confinés à leur domicile pendant deux mois, et la mise en place du télétravail – qui devrait se maintenir encore pendant les longs mois du déconfinement – a parfois désorganisé le management des entreprises. Avec la distanciation, les cadres dirigeants ne sont plus en mesure de signer le moindre document en papier : qu’il s’agisse d’une modeste note de frais ou du renouvellement d’un contrat stratégique avec son plus gros client.
    Heureusement, la technologie de la signature électronique mobile permet de sécuriser les échanges entre les cadres dirigeants d’une entreprise mais également entre les cadres et leurs salariés, sans oublier entre ces salariés et les clients de l’entreprise.
    Et le point commun de tous ces collaborateurs, qu’ils soient confinés à domicile, dans leur résidence secondaire, à leur bureau ou dans les transports, c’est qu’ils sont équipés d’un téléphone mobile, leur permettant de visualiser un document, d’être authentifié, de le signer voire d’être relancé d’un simple SMS.. en cas d’oubli. Les fichiers ou contrats, parfois stockés dans un coffre-fort numérique, sont alors munis d’un horodatage, sécurisés par un certificat et ainsi parfaitement uniques et valides.
    Une solution pour sécuriser sa relation client
    Si les entreprises peuvent comprendre les bénéfices d’une solution de signature électronique mobile dans leur relation avec leurs salariés, elles peuvent également en faire un atout pour leur relation client, notamment en mettant en avant sa dimension sanitaire.
    Qu’elle soit simple, avancée ou qualifiée, la signature électronique mobile est par définition une mesure « barrière », puisqu’aucun document papier potentiellement porteur de virus ne circule. Et contrairement à ce que réclament parfois certains livreurs, en demandant une signature manuscrite sur l’écran tactile de leur tablette, la signature électronique mobile n’a pas besoin de signature manuscrite, et se fait sur l’écran de son propre smartphone, en réduisant d’autant les interactions sociales.
    Sécurité des signatures, intégrité des données, traçabilité des échanges : la signature électronique avait beaucoup d’avantages. Mais dans ce « monde d’après » avec des millions de salariés et de consommateurs encore confinés, la signature électronique mobile est la seule à pouvoir conjuguer universalité et respect des normes sanitaires, et pourrait ainsi devenir indispensable aux entreprises souhaitant survivre au covid-19 et à ses conséquences.
  • Sécurité et paiement mobile : arrêtons les idées reçues

    Les idées reçues sur le paiement mobile en France

    Selon Bertrand Pladeau, Chief Operations Officer chez Dejamobile

    De nombreuses banques en France proposent un service de paiement mobile permettant aux clients de payer dans les magasins physiques et en ligne. C’est le cas par exemple des banques réunies sous la marque Paylib qui proposent toutes leur service de paiement mobile NFC au sein de leurs propres applications. Certaines banques ont choisi de façon complémentaire de proposer un service de paiement mobile via des wallets tiers, par exemple Apple Pay (cf. liste des banques françaises participantes sur le site d’Apple), G-Pay ou Samsung Pay.

    Aujourd’hui, le consommateur dispose d’un panel de solutions pour payer avec son mobile. Et pas uniquement via les services proposés par sa banque. Certaines applications permettent également d’utiliser son smartphone pour le paiement en ligne, en magasin ou entre amis.

    Ainsi, une étude de Galitt montrait récemment que 92% des Français avaient entendu parler de paiement mobile et que 19% des propriétaires de smartphone interrogés ont utilisé le paiement mobile au moins une fois (à lire sur lemonde.fr).

    Mieux comprendre le mode de fonctionnement du paiement mobile

    Par rapport à l’usage des cartes classiques, le paiement mobile reste encore relativement méconnu des consommateurs et des commerçants en France.

    Cette situation n’est pas observée dans d’autres pays, comme par exemple au Danemark ou en Suède, leaders européens de l’usage du paiement mobile, mais aussi en Chine où 81% des utilisateurs de smartphone ont effectué au moins un paiement mobile de proximité en 2018 (source MerchantSavvy).

    Afin de mieux comprendre son intérêt, il est important de connaître ce que le paiement mobile apporte en termes de valeur d’usage.

    Tout d’abord, en ce qui concerne la sécurité, le consommateur qui effectue son achat en magasin dispose de moyens d’authentification forte, utilisant les capteurs biométriques du smartphone (empreinte digitale, reconnaissance faciale) ou un code secret (PIN) modifiable pour valider les paiements. L’authentification est donc plus forte qu’en cas d’utilisation de cartes classiques. La transaction n’est pas validée sur le TPE du commerçant, l’authentification est réalisée directement sur le smartphone du client.

    Ensuite, si l’application mobile de paiement est liée à un système de paiement en ligne, comme par exemple le système Paylib, le consommateur pourra valider son achat en ligne en s’authentifiant sur son smartphone, rendant l’expérience de paiement en ligne plus sécurisée et universelle.

    L’autre point méconnu des consommateurs et surtout des commerçants, concerne la gestion des plafonds de paiement sur mobile.

    Le consommateur peut choisir de valider le paiement dès le premier euro ; une vraie réponse aux personnes qui n’utilisent pas la carte sans contact à cause de l’absence de validation pour les montants inférieurs à 30 euros.

    Et surtout, le paiement sans contact via le mobile n’est pas limité à 30 euros. Contrairement à la carte de paiement classique qui a un plafond limité, il n’y a pas de limite de montant quand on paye avec son mobile. Il est donc tout à fait possible de payer des montants supérieurs à 30 euros.

    Sécurité du paiement mobile

    Le paiement mobile s’avère plus sécurisé que la carte sans contact, grâce notamment au principe d’authentification forte évoqué plus haut et la désensibilisation des données grâce à la tokenisation.

    En effet, le paiement est sécurisé par le Code PIN, la biométrie ou la reconnaissance faciale. De plus, si le portable est volé, les données de paiement à usage unique  peuvent être supprimées à distance.

    L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement rapporte que le taux de fraude des paiements sans contact s’élève à 0,020% et que ce taux est tout à fait identique pour la carte ou le mobile (cf article paru dans Le Monde daté du 19/09/2019). Contrairement aux idées reçues, le paiement par mobile n’est donc pas moins sécurisé que le paiement par carte, bien au contraire.

    Les méthodes de paiement évoluent et avec elles, les risques de fraude, d’où le rôle important que joue la réglementation PSD2 dans ce contexte en pleine évolution. Dans le nouveau cadre réglementaire en vigueur depuis septembre 2019, toute transaction en ligne devra faire l’objet d’une authentification forte utilisant deux facteurs. Il est à noter que ce mode d’authentification est déjà en vigueur dans les services de paiement mobile de proximité (NFC) où l’authentification forte du porteur (via la biométrie, en plus du facteur de possession du Smartphone) est un standard de fait.

    Emergence des portefeuilles ou « wallets » mobiles

    Un autre élément est à considérer concernant la proposition de valeur des wallets mobiles en général.

    On ne peut pas espérer une conversion massive à l’usage de ce type d’applications tant que le périmètre des services proposés n’est pas élargi à des usages autres que le « simple » paiement. Par exemple, en Asie, certains wallets proposent de dématérialiser les tickets de transport et d’utiliser les smartphones pour les valider dans les réseaux de transport urbains. Voilà typiquement une proposition de valeur qui incitera à un usage plus récurrent du wallet mobile. C’est la combinaison de plusieurs services de la vie quotidienne (paiement de proximité, ticketing transport, fidélité ou marketing mobile, etc.) qui pourra amener une récurrence d’usage des wallets et par effet, induire une croissance des volumes des paiements sans contact via smartphone.

     

     

  • GAFANOMICS : Les trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech

    Les trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech

    Fabernovel publie l’épisode 2 de son nouveau rapport, “Gafanomics – The Quarterly” qui fait l’analyse globale des résultats des géants de la tech pour le second trimestre 2019. Alors que la nouvelle économie a ouvert la voie à de nouvelles règles de création de valeur, ce rapport de Fabernovel – qui combine à la fois la vision financière, stratégique et technologique de nos experts – analyse les moteurs des grandes entreprises technologiques et leur stratégie de développement.

    “Le soleil continue de briller sur le marché de la Tech, le deuxième secteur le plus performant aux Etats-Unis au cours des trois derniers mois après la santé. Dans un contexte de marchés financiers toujours favorables, apaisés par des taux d’intérêt bas mais sensibles aux tweets de Donald Trump sur la guerre commerciale, les géants technologiques ont réalisé un bon second trimestre : environ 60% des entreprises de notre échantillon de 20 sociétés ont répondu ou battu les attentes (contre 50% environ pour le S&P 500) ” explique Jean-Christophe Liaubet, Associé chez Fabernovel.

    Ce deuxième trimestre (du 31 avril 2019 au 31 juillet 2019) confirme trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech. Tout d’abord, la priorité de la croissance du chiffre d’affaires au détriment de la rentabilité. Les sociétés de notre échantillon* ont enregistré en moyenne une croissance de 22% de leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre mais une baisse de 4% de leur résultat d’exploitation. Deuxième tendance, la performance solide du modèle de la publicité numérique. Au-delà du retour en force de Snapchat, les performances opérationnelles d’Alphabet – maison mère de Google – et de Facebook ont été peu impactées par la méfiance grandissante des utilisateurs face à l’utilisation de leurs données. Troisièmement, les stratégies de diversification dynamique. Facebook a annoncé Libra, sa nouvelle monnaie d’échange basée sur plusieurs devises qui marque la volonté de l’entreprise de diversifier son modèle économique, aujourd’hui basé à 98% sur la publicité, et à se rapprocher du modèle de la super-app (cf. WeChat, the shape of the connected China – Slide 9.)

    Ce trimestre fut aussi marqué par l’intensification de la pression réglementaire sur les GAFAM, entre l’amende record de 5 milliards de dollars pour Facebook et l’ouverture d’une nouvelle enquête de la Federal Trade Commission sur ses récentes acquisitions, ainsi que la taxe Gafa sur le numérique qui impose les entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France.
    C’est aussi l’entrée en bourse remarquée de 3 nouveaux acteurs :

    • Slack, valorisé 23 milliards de dollars et dont Fabernovel a analysé le modèle dans une étude Gafanomics dédiée,
    • CrowdStrike, une entreprise de cybersécurité valorisée plus de 6 milliards de dollars à son entrée en bourse et dont le cours a plus que doublé par rapport à son prix d’introduction,
    • Fiverr, qui se compare à Amazon il y a 20 ans sur le marché de l’emploi.

    Dans le TOP :  Alphabet, un rebond au 2ème trimestre
    Après un premier trimestre décevant, Alphabet a annoncé des résultats financiers pour le deuxième trimestre qui ont dépassé les attentes des analystes, avec des coûts d’acquisition de trafic (TAC) par revenus publicitaires dégagés en baisse par rapport à l’année précédente. Le TAC est ce qu’Alphabet dépense pour que les entreprises choisissent les services de Google et illustre ainsi la santé de son modèle.
    La société a également affiché une hausse importante de ses autres revenus, ceux non issus de la publicité, tirée essentiellement par la vente de services cloud et aidée par celle des produits hardware grâce au lancement du nouveau téléphone intelligent Pixel 3a. Ces autres revenus ont représenté 6,18 milliards de dollars, soit une croissance de 39,5% par rapport à l’année précédente, contribuant ainsi à hauteur de 28% à la croissance totale des revenus du groupe.

    Dans le FLOP : Amazon, en deçà des attentes
    Amazon a habitué ses investisseurs à atteindre (et souvent battre) ses prévisions, mais cette fois-ci son résultat opérationnel a été bien inférieur (3,2 milliards de dollars contre 3,7 milliards attendus). Les coûts de gestion de l’entreprise ont montré que les investissements de la livraison en moins d’une journée ont un impact significatif sur la marge d’Amazon et pousse l’entreprise à anticiper un bénéfice encore plus faible au troisième trimestre 2019. Amazon a également enregistré la plus faible croissance du chiffre d’affaires d’AWS – son cloud computing pour les entreprises – depuis 5 ans. Faible croissance à relativiser puisqu’elle représente tout de même 37%, et est bien supérieure à celle de Microsoft de 17% sur le même secteur. Enfin, Amazon a également indiqué le 1er août que l’entreprise ne sera pas en mesure d’absorber la nouvelle taxe française sur les revenus des GAFA réalisés en France (principalement en raison de sa faible marge) et qu’elle devra donc la répercuter sur les entreprises françaises utilisant sa marketplace.

    La SURPRISE : Netflix chute en bourse 
    10%. C’est la chute du cours de l’action de Netflix en réaction à la perte des 126 000 abonnés américains et un objectif global à moitié atteint avec 2,7 millions de nouveaux abonnés contre 5 millions attendus. Principales raisons : la hausse des prix dans certaines régions et l’arrivée de nouveaux acteurs tels Disney, WarnerMedia, NBCUniversal à la fin de l’année sur un marché déjà hautement concurrentiel.
    Pourtant, Netflix a annoncé des résultats supérieurs à ses propres prévisions avec un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, en hausse de 2,3 milliards de dollars soit 26% par rapport à l’année précédente.

    Le CLASH : Microsoft passe à l’offensive face à Slack
    Alors que Microsoft refusait de divulguer ses chiffres d’utilisateurs, l’entreprise a finalement décidé de publier le 11 juillet un graphique comparant la croissance des utilisateurs actifs quotidiens de Teams par rapport à Slack, seulement 3 semaines après l’introduction en bourse de ce dernier. Ce graphique affiche une croissance rapide avec une avance de près de 3 millions d’utilisateurs pour Microsoft.

    Focus : Le marché de la santé, le nouvel Eldorado des géants de la tech
    Enfin dans ce nouveau rapport “Gafanomics – The Quarterly”, Fabernovel se penche sur l’évolution du marché de la santé. Un grand marché – 10 000 milliards de dollars d’ici à 2022 – et une industrie critique pour l’avenir de l’humanité. Les acteurs historiques, encore à la traîne comptant uniquement sur des acquisitions pour générer de la croissance, commencent à s’y faire bousculer par de nouvelles startups ainsi que les géants du numérique qui y voient un nouveau terrain de jeux. Ces derniers s’entendent proposer des solutions rapides à des problèmes existants en capitalisant sur leurs infrastructures existantes pour améliorer nos modes de vie :

    • Amélioration du corps : Exosquelette, réalité augmentée ou encore modification de l’ADN.
    • Wearables : Montres connectées avec Apple, patchs et soutiens auditifs.
    • Détection des maladies : Machine Learning et IA pour la détection du cancer avec Google ou IBM, reconnaissance vocale pour les problèmes respiratoires avec Amazon.
    • Parcours de santé : Données de santé, transport de patients avec Uber par exemple.
    • Amélioration continue des pratiques : Tencent désengorge les hôpitaux en facilitant la prise de rendez-vous directement via WeChat.

    Même si la protection des données personnelles reste un défi pour permettre aux acteurs Tech de pénétrer le marché de la santé, les acteurs établis réagissent en investissant en R&D, en lançant des initiatives innovantes bien que non de ruptures ou en créant des partenariats – entre pairs ou avec ces géants du numérique. C’est le cas de Sanofi par exemple qui s’est allié à Verily, filiale d’Alphabet, pour créer Onduo, une application mobile qui aide les patients à mieux gérer leur diabète. Sanofi conjugue ainsi son savoir-faire et ses ressources aux méthodes de travail agiles et à l’esprit entrepreneurial propres à Verily.

    Au-delà des intérêts financiers de ce marché, c’est une occasion pour les géants Tech de changer à la fois leur image et de développer davantage leur responsabilité sociétale en faisant de la tech, un bien commun autrement dit de la « Tech for Good ».

    *L’échantillon étudié sur ce trimestre : Uber, Baidu, Tencent, Twitter, Tesla, Apple, Lyft, Microsoft, Zoom, Amazon, Paypal, Netflix, Spotify, Google, Samsung, Salesforce, Alibaba, Square, Facebook et Snap

    Pour aller plus loin, tous les contenus Gafanomics :

  • Les principaux enseignements de l’enquête sur l’omnicanalité dans le parcours d’achat

    L’omnicanalité dans le parcours d’achat

    Un baromètre Harris Interactive x EBG x Agence Wide

    EBG, Harris Interactive et Wide se sont associés pour réaliser un baromètre sur l’omnicanalité dans le parcours d’achat. Ce baromètre s’appuie sur deux études menées en miroir pour confronter les attentes et usages des consommateurs avec les solutions et innovations mises en place par les professionnels. 1 000 consommateurs et près de 400 décideurs marketing, digital et e-commerce ont ainsi été interrogés.

    Quels sont les principaux enseignements de l’enquête B2C ?

    • La digitalisation s’est ancrée dans le quotidien des Français et les parcours d’achat des consommateurs. Elle augmente le champ des recherches et le champ des combinatoires possibles : les parcours se complexifient et la multicanalité se généralise, en particulier pour les produits les plus engageants (électroménager, technologie…).
    • En masse, les situations simples perdurent :
      • Internet et les smartphones demeurent avant tout des moyens d’information
      • Le parcours monocanal reste encore le plus fréquent, avec une forte domination de l’achat en magasin
      • La carte bancaire est le moyen de paiement des achats le plus répandu
    • Une majorité de Français est ouverte aux innovations, dans la mesure où elles répondent à 2 grandes exigences qui traversent les services d’accompagnement ou de paiement déjà adoptés ou en cours d’adoptions :
      • Praticité : caisses automatiques, information sur les stocks disponibles, bornes de paiement, vendeurs avec terminal de paiement
      • Sécurité : CB sans contact, plateformes de paiement en ligne, e-carte bancaire
    • L’acte de paiement demeure – toujours – au cœur de la logique transactionnelle, que les consommateurs veulent continuer à maîtriser :
      • En raison de craintes principalement sécuritaires, la simplification voire son abolition (achat sans acte de paiement) suscitent des réticences fortes ;
      • Mais les bénéfices compris de l’automatisation/simplification vont sans doute rapidement l’emporter face aux freins, surtout exprimés par les plus âgés, comme cela a déjà pu être observé sur la carte bancaire sans contact.

     

  • Le mobile s’impose comme le moteur du e-commerce !

    Le mobile s’impose comme le moteur du e-commerce!

    PayPlug, la solution de paiement clé en main, publie son baromètre annuel des tendances et usages mobiles. Cette infographie est tirée d’une étude réalisée auprès de 7 600 clients de PayPlug, croisée avec les chiffres de Médiamétrie.

    En France, les ventes en ligne ont dépassées les 93 milliards d’euros l’année passée. Un chiffre dynamisé par les 22 milliards d’euros d’achats réalisés sur mobiles, ce qui confirme une tendance identifiée par PayPlug dans son précédent « Décryptage des tendances et usages mobiles » : le mobile s’impose comme un levier de croissance indispensable pour les marchands français.

    Les 3 principaux enseignements de cette infographie sont :

    • Des consommateurs « mobile first » toujours plus nombreux
      En 2018, les français ont passé plus de 46 minutes par jours à surfer sur leur mobile, soit 11 minutes de plus qu’en 2017. Corollairement, le pourcentage de transactions mobiles est passé de 34 % en 2017 à 42 % en 2018, plaçant la France devant l’Angleterre (40%), à quatre points de l’Espagne (46%).
    • Comme en 2017, le mobile a surtout profité aux petits achats malgré des montants toujours plus importants
      Les chiffres 2018 confirment les tendances de l’année précédente. La proportion de transactions mobiles par panier d’achat fait la part belle aux transactions de moins de 75€. Cependant, on observe que le panier moyen ne cesse d’augmenter puisqu’en l’espace de 2 ans il est passé de 62 à 67€.
    • Le mobile, loin devant les ordinateurs pour la vente de vêtements féminins et d’accessoires
      Si le e-commerce sur ordinateur a encore de beaux jours devant lui, dès lors qu’il est question d’achat de prêt-à-porter féminin ou d’accessoires, les français privilégient le mobile (respectivement 73 % et 59 % des transactions en ligne).

  • Etude Eddo “Les Français et l’achat en ligne et sur smartphone”

    Baromètre Ifop lesBigBoss Eddo : les enseignements

    Lors de l’édition lesBigBoss Summer qui s’est déroulée en Grèce du 10 au 12 mai, ont été présentés,  les résultats du ​Baromètre Ifop lesBigBoss Eddo“​Les Français et l’achat en ligne et sur smartphone”​ .
    L’analyse de Fred Cavazza blogueur influent et expert reconnu en User Experience, dont les principaux enseignements sont : (​cf. Infographie et analyse en pièce jointe)

    Une utilisation d’Internet encore compliquée.

    95% des Français ont déjà rencontré des difficultés dans l’utilisation d’un site Internet,

    chiffre élevé quel que soit l’âge (plus de 90% sur l’ensemble des tranches d’âge). La promesse du digital de simplifier la vie quotidienne des utilisateurs n’apparaît pas encore complètement tenue.

    Un déficit de confiance envers les acteurs de l’Internet prégnant.

    Invités à se prononcer sur différents éléments pouvant inciter à quitter une page Internet, les Français mettent avant tout en avant :
    -« les craintes vis-à-vis de la confidentialité de leurs données personnelles » (81% ont déjà été incités à sortir de la page Internet pour cette raison, dont 39% souvent).

    -« l’utilisation de leurs données à des fins commerciales » (80% dont 41% souvent),

    Dans le prolongement, l’aspect marketing visant à cibler les consommateurs et les fidéliser est également source de méfiance. Près de 8 sur 10 ont ainsi déjà quitté une page Internet dans les situations suivantes :
    -« l’obligation de créer un compte » (85% ont déjà été incités à sortir de la page Internet pour cette raison, dont 43% « souvent »),

    -« l’apparition de pop up ou bannières » (82% dont 39%)

    Enfin, quitter Internet en raison de problèmes plus techniques comme le temps de chargement des pages a déjà pu se produire pour 83% des Français ; toutefois, ce problème davantage d’ordre technique constitue relativement moins un frein (32% rencontrant souvent ce problème).

    Lorsqu’ils utilisent Internet, les Français font principalement état de craintes liées à la sécurité de leurs données et à la fiabilité du site.
    Les Français sont relativement plus méfiants concernant leurs données personnelles et la fiabilité des sites que ce qu’ils rencontrent des difficultés d’utilisation.

    88% expliquent avoir déjà douté de la fiabilité d’un site Internet (dont 26% souvent), et 85% avoir ressenti une crainte dans l’utilisation faite de leurs données personnelles et leurs confidentialité (crainte ressentie souvent par 36%). Dans une moindre mesure, près de 7 sur 10 témoignent de difficultés techniques : pour réaliser différentes actions comme communiquer, payer en ligne, etc. (69% dont 16% souvent) et trouver des informations (73% dont 15% souvent). ​A cet égard, il est intéressant de noter que la multitude des contenus n’est pas synonyme d’une facilité à trouver une information recherchée : 73% des Français peuvent rencontrer des difficultés pour trouver LA bonne information, y compris au sein des catégories digital natives (65% des 18-24 ans partagent ce constat).

    Navigation Internet sur le smartphone : le responsive design, sources d’opportunités.

    En termes de design des sites Internet sur le smartphone, nombreux sont encore ceux qui ne sont pas suffisamment responsive. Une large majorité des Français ont déjà été gênés dans leur utilisation d’Internet sur leur mobile par la non-adaptation de la page à leur écran (60%), un scrolling fastidieux pour lire l’ensemble d’une page (60%), ou encore, dans une moindre mesure, la taille du texte affiché (58%) et des boutons d’action (51%).

    A noter également que le temps de chargement de la page constitue une gène pour près de 7 personnes sur 10 (69%).

    Dans leurs achats en ligne, les Français se montrent plus attentifs et soucieux de la fiabilité et la sécurisation des transactions ainsi que des avis laissés sur le produit acheté que vis-à-vis des dimensions plus pratiques de l’achat (conditions de renvoi, délais de livraison).

    Les avis laissés par différents types d’acteurs influencent les comportements d’achat en ligne,​ notamment ceux des autres consommateurs (74%), des médias en ligne (68%) ou des influencers ou blogueurs (62%). Par ailleurs, le manque de fiabilité perçu incite également à reporter l’achat : les difficultés à trouver des informations fiables sur le produit (71%), l’utilisation faite des données personnelles et leur confidentialité (69%), ou encore la non-sécurisation de la transaction (66%).

    A l’inverse, les dimensions plus pratiques concernant l’achat importent relativement moins​, qu’il s’agisse de la non-conformité entre les qualités réelles du produit et les photos (69%), lesconditionsderenvoiaucasoùleproduitneconvientpas(67%),lesdélaisdelivraison (66%) et la qualité graphique du site Internet (51%).

    L’expérience utilisateur en tête des sources d’information au moment de réaliser son achat en ligne.
    54% disent s’informer prioritairement grâce aux avis des consommateurs, que ce soit sur les sites d’avis en ligne (24%), sur les plateformes d’achat en ligne (23%), ou encore sur les blogs (7%). A la marge, 8% citent des articles lus dans les médias en ligne, 4% des contenus publiés sur les réseaux sociaux (photos, avis…), et 5% des vidéos réalisées par des experts ou influenceurs. A noter que cette dernière source d’information est particulièrement prisée des plus jeunes (15% chez les 18-24 ans contre 5% en moyenne).