Catégorie : IOT

  • IOT : encore des progrès à faire !

    Les objets connectés s’invitent de plus en plus dans le quotidien des Français

    Dans le cadre du Salon Distree#Connect, Opinionway a réalisé la 2éme édition de son baromètre sur les Français et les objets connectés.

    Plus de la moitié des français connaissent et utilisent les objets connectés dans leur quotidien. La montre et le smartphone connectés arrivent en tête et c’est le secteur de la santé qui est privilégié.

    Les objets connectés ne relèvent plus de la science-fiction. Grâce à la banalisation de l’usage des nouvelles technologies, les objets connectés sont démythifiés et entrent de plus en plus dans le mode de vie des français. Ils répondent à une demande croissante des besoins des consommateurs pour prioritairement améliorer et sécuriser leur habitat, leur véhicule et les informer de leur santé durant leurs activités sportives ou leur sommeil. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée en début mars pour Distree#Connect par Opinionway auprès d’un échantillon de 1 070 français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    La perception s’améliore
    L’étude révèle que 58% des personnes interrogées ont aujourd’hui une bonne connaissance des objets connectés contre 44% en 2016. Parmi eux, cette nouvelle technologie est perçue comme une révolution telle qu’Internet il y a quelques années. Sur l’ensemble des personnes interrogées 43% estiment que les objets connectés vont se développer mais n’entraîneront pas un bouleversement dans les habitudes du grand public, tandis que 11% pensent que c’est davantage un effet de mode qui passera.

    Les deux objets les plus régulièrement cités lors de cette enquête sont sans surprise pour 53% la montre et 37% le smartphone. Pour autant tous les objets que l’on peut commander à distance ou encore ceux liés à l’habitat (domotique) font également partie des connaissances des personnes interrogées.

    Dans les faits, 52% des français déclarent posséder au moins un objet connecté contre 35% en 2016. Parmi les achats, 29% ont investi dans une télévision connectée, 12% dans un système d’alarme/caméra de sécurité ou un bracelet sportif, 11% une montre connectée ou un détecteur de fumée, 10% un véhicule ou voiture connectée.

    Des objets connectés pour quels usages ?
    Indiscutablement sur l’ensemble des personnes interrogées, le secteur le plus plébiscité dans l’utilité des objets connectés est celui de la santé, soit 73%. La sécurité par les systèmes de caméra de surveillance représente 55 % des réponses et 52% pointent le secteur de l’énergie et de la domotique.

    D’une manière plus globale, les avantages que peuvent apporter les objets connectés sont de rassurer et de sécuriser les consommateurs et de réaliser des économies. Ainsi 50% du panel mettent en avant la possibilité d’être alertés en temps réel en cas d’urgence (un proche malade, une fuite d’eau à la maison, etc.), 41% celle de pouvoir surveiller son habitation à distance, 40% d’avoir un meilleur contrôle de la consommation d’eau, de gaz et d’électricité, 40% d’améliorer la sécurité routière, 35% de  suivre son état de santé…

    Encore des progrès à faire
    Bien que nombre d’avantages et bénéfices soient reconnus dans l’usage des objets connectés, leur développement se heurte à trois obstacles majeurs : le prix, la sécurité et le risque de dépendance.

    Ainsi selon l’étude de Distree#Connect par Opinionway, 46% des personnes interrogées estiment que les objets connectés sont trop chers, 42% expriment leur méfiance sur la gestion des données collectées et 34 % évoquent un risque de dépendance. 31 % redoutent même que ces objets connectés les coupent des autres, de la réalité.

    L’offre est-elle mature ?
    Selon cette étude, 53% des personnes interrogées estiment que les fabricants proposent des objets connectés qui répondent aux réels besoins des consommateurs, ce qui est un résultat plutôt encourageant et devrait donc soutenir ce nouveau marché dans les prochaines années.

  • Quand les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent

    Etude sur les français et le objets connectés

    Sondage OpinionWay pour idealo : les Français et les objets connectés
    À l’occasion du salon IoT World de Paris les 22 et 23 mars prochains, idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité mettre en exergue le rapport que les Français entretiennent avec les objets connectés. Pour mémoire, en 2016, une étude OpinionWay indiquait que 35% des Français considéraient qu’il s’agissait d’une révolution comparable à celle d’internet.

    Bien au-delà d’un simple phénomène de mode, les objets connectés s’enracinent dans notre quotidien. Combien de Français possèdent des objets connectés ? Quels types d’objets connectés et dans quel domaine ? Quelle est la fréquence d’utilisation des Français ? Ont-ils confiance pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles ? Quels sont les axes d’amélioration ? Il en résulte un bilan en demi-teinte : les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent.

    QUEL BILAN GLOBAL AUJOURD’HUI POUR LES OBJETS CONNECTÉS ?

    D’après les résultats de cette étude OpinionWay, les Français restent encore divisés sur la question des objets connectés. En effet, quand 33% des Français disent posséder un ou plusieurs objet(s) connecté(s), 52% de la population n’en possèdent pas et ne comptent pas en acheter. Ce dernier chiffre ne témoigne pas obligatoirement d’un refus catégorique d’acquérir un objet connecté, mais peut aussi s’expliquer par le désintérêt ou l’absence de besoin. Si l’on considère également les 15% de Français ne possédant pas d’objets connectés mais souhaitant en acquérir un prochainement, la population française est assez clairement divisée sur la question (48%-52%).

    De manière plus détaillée, on compte davantage de technophiles chez les hommes (38%) que chez les femmes (29%). En outre, même si les personnes âgées de moins 50 ans sont plus nombreux à posséder des objets connectés (36% contre 29), les personnes âgées de 50 à 64 sont ceux qui disposent de la plus forte marge de progression : 20% d’entre eux compte s’équiper en objet connecté prochainement. Mais quels sont les domaines d’application, le type d’objet connecté et la fréquence d’utilisation des consommateurs français ?

    • Les loisirs, domaine d’application favori des possesseurs d’objets connectés

    Les objets connectés sont majoritairement utilisés dans un cadre ludique. En effet, les domaines des loisirs et du sport se révèlent être les plus prisés par les amateurs d’objets connectés en France, avec plus de 74% des possesseurs d’objets connectés. En parallèle, 2 personnes équipées sur 10 (21%) possèdent un objet dans le domaine de la santé. Avec la mise à disposition d’objets connectés de santé dans les pharmacies par exemple, les fabricants disposent d’une réelle marge de progression, notamment auprès des personnes âgées de 50 ans et plus, dont seulement 13% sont équipés en objets connectés liés à la santé. La bureautique (28%) et la domotique (17%) complètent ces équipements. Enfin, seuls 7% des possesseurs d’objets connectés les utilisent dans un cadre professionnel.

    L’âge, le sexe et la catégorie socio- professionnelle des utilisateurs marquent certains clivages. Par exemple, les hommes (28%), tout comme les moins de 35 ans (30% contre 24% de leurs aînés), utiliseront plus un objet connecté pour faire du sport (contre 23% des femmes), alors que les femmes en auront beaucoup plus une utilité dans le domaine de la santé (27% contre seulement 16% des hommes).

    • Les objets connectés mobiliers devancent les « wearables » et les
    « hearables »

    En ce qui concerne la typologie des objets connectés, les objets mobiliers, comme les télévision, balance, thermostat et lumière sont très majoritairement prisés par les Français (61%). Ils devancent très nettement les objets connectés « wearables » (montre, vêtement, tracker de santé, porte-clefs) avec 36% des possesseurs, ou encore les « hearables » (casque ou écouteurs) avec 20%. Les voitures connectées (11%) restent les moins populaires.

    En termes plus détaillés, les objets mobiliers (64%) ou les « wearables » (38%) seront plus répandus chez les hommes que chez les femmes (respectivement 58% et 32%), tandis que ces dernières seront plus adeptes de « hearables » (26% contre 15% pour les hommes). De même, les personnes de plus de 50 ans (71% contre 54% de personnes plus jeunes) et les personnes issues des catégories socioprofessionnelles aisées (64% contre 58% des personnes issues des catégories populaires) possèdent plus largement des objets connectés mobiliers.

    Les personnes âgées de moins de 35 ans sont en revanche beaucoup adeptes de « wearables » (40% contre 34% de leurs aînés), de « hearables » (28% contre 17%) et de voitures connectées (15% contre 10%).

    Il existe plusieurs raisons pour expliquer ces disparités de résultats. Tout d’abord, les « hearables » sont une technologie relativement récente comparée aux « wearables » ou aux objets mobiliers. De fait, leur popularité, bien que grandissante, reste encore assez faible et le premier objectif actuel des fabricants est de gommer l’image « accessoire » dont ils sont affublés. Concernant les voitures connectées, un constat similaire peut être appliqué. Bien que de plus en plus de constructeurs comme Opel, Chevrolet ou Ford équipent ou vont équiper leurs voitures de nombreux outils connectés (Wifi, 4G etc.), cette technologie en est encore à ses débuts dans le domaine de l’automobile. Le taux de pénétration est donc logiquement plus faible puisque l’achat d’une voiture est un investissement important et nécessite un budget beaucoup plus conséquent que n’importe quel autre objet connecté. Il va donc falloir attendre quelques années pour voir une généralisation de ces voitures connectées, et c’est notamment ce que montrent les pourcentages des personnes âgées de moins de 35 ans abordés ci-dessus.

    • Une utilisation hebdomadaire pour la majorité des possesseurs

    C’est probablement un enseignement à la fois attendu et majeur de cette étude : les objets connectés trouvent leur place au quotidien dans la vie de leurs possesseurs, puisque la grande majorité de ces derniers les utilisent au moins une fois par semaine. Plus encore, 2/3 des possesseurs d’objets mobiliers les utilisent au quotidien ou plusieurs fois par semaine. Il en va de même pour 68% des possesseurs de « wearables ». De fait, les objets connectés mobiliers et les « wearables » sont les objets avec la plus haute fréquence d’utilisation. De leur côté, voiture connectée (72%) et « hearables » (63%) sont majoritairement utilisés de façon hebdomadaire, et avec une fréquence journalière beaucoup plus faible (respectivement 28% et 9%).

    LES FRANÇAIS ET LES OBJETS CONNECTÉS : JE T’AIME, MOI NON PLUS

    Depuis la dernière étude OpinionWay en 2016, une observation notable peut être faite : le pourcentage de possesseurs d’objets connectés a stagné en un an. En effet, alors que 35% des Français possédaient au moins un objet connecté en 2016, ils sont aujourd’hui 33% dans cette nouvelle étude. Au-delà de l’absence de progression de ce chiffre, les consommateurs français pointent aussi du doigt certains freins, et notamment leur inquiétude au sujet de l’utilisation et de la protection de leurs données personnelles mais aussi le prix d’un objet connecté, souvent jugé trop élevé.

    • 6 Français sur 10 n’ont pas confiance pour la sécurité de leurs données

    Lorsque la question leur est posée, 60% des Français ne font pas confiance aux fabricants d’objets connectés concernant la protection et l’utilisation de leurs données personnelles. Et lorsque l’on s’intéresse au détail de ce fort pourcentage, les hommes et les femmes partagent la même crainte. En revanche, les personnes âgées de plus de 50 ans (65%) et les catégories socioprofessionnelles aisées (62%) éprouvent beaucoup plus de méfiance que les personnes plus jeunes (56%) et les catégories populaires (52%).

    En outre, une vraie opposition existe entre les possesseurs d’objets connectés et les non- possesseurs : en effet, les premiers font largement confiance aux fabricants pour la protection de leurs données (61%), alors que, à l’inverse, les seconds éprouvent très majoritairement de la méfiance (70%).

    Pour les fabricants d’objets connectés, il existe donc un réel enjeu à convaincre les non-possesseurs sur le fait que leurs données soient bien protégées et non utilisées. Mais d’autres points d’amélioration méritent l’attention des fabricants d’après les Français, au premier desquels se trouve le prix.

    • Prix plus accessibles, meilleure protection des données… : les différents leviers d’amélioration

    Si les objets connectés ont réussi à conquérir un tiers des Français, des leviers d’amélioration restent encore à actionner pour toucher plus de personnes. Le premier d’entre eux n’est pas une surprise : le prix des objets connectés. 52% des personnes désirent que le prix des objets connectés soit plus attractif. S’ensuit une meilleure protection des données, avec 36% des personnes interrogées. Les critiques se concentrent ensuite sur les caractéristiques techniques et l’interface des objets connectés: 29% souhaitent une meilleure batterie, 26% une utilisation plus facile et 18% aimeraient avoir une meilleure information sur l’utilisation de l’objet.

    Il n’existe pas de réelles différences entre homme et femme. Cependant, 30% des femmes aimeraient une utilisation plus facile (contre 21% des hommes)

     

    • Combien les Français seraient-ils prêts à dépenser pour un objet connecté ?

    La marge de manœuvre demeure encore assez importante pour conquérir un public plus large. En effet, certains objets ne parviennent toujours pas à susciter l’intérêt des personnes interrogées. C’est notamment le cas des vêtements (61% des personnes interrogées ne souhaitent pas acquérir l’objet), d’un porte-clefs (57%), d’une balance (54%), d’un tracker de santé (53%) ou encore d’écouteurs (50%).

    A l’inverse, la télévision (50%) ou la montre connectée (46%) rencontrent un certain intérêt auprès du public, qui serait prêt à débourser une somme moyenne de respectivement 509€ et 93€. Il s’agit de biens assez coûteux qui ne font aujourd’hui pas partie des priorités des Français. Seules les personnes possédant déjà un objet connecté se montrent plus sensibles à d’autres catégories d’objets et sont prêts à dépenser plus que les autres, que ce soit pour une télévision (+96€), une montre (+45€) ou même une balance (+11€).

    Si l’on se concentre sur le détail de ces derniers résultats, les hommes seront capables de dépenser plus que les femmes pour une télévision (+79€), une montre (+11€) ou un vêtement (+10€). A contrario, les femmes accepteraient de payer plus pour un tracker de santé (+12€) ou une balance (+6€). Enfin, les personnes âgées de 50 ans et plus accepteraient de dépenser plus que les personnes plus jeunes pour un vêtement (+18€), un tracker de santé (+14€) et des écouteurs ou un casque (+9€).

    UN BILAN MITIGÉ, ENTRE SÉDUCTION, DÉSINTÉRÊT ET MÉFIANCE

    Les objets connectés parviennent à séduire les Français. Aujourd’hui, un tiers d’entre eux est équipé d’un ou plusieurs de ces objets high-tech. Les personnes interrogées portent leur intérêt sur des objets mobiliers qui leur permettront d’améliorer le confort de leur habitation et qui disposent d’une réelle plus-value. Les « hearables » et « wearables », bien que très médiatisés, n’arrivent que dans un second temps. Ces objets connectés ont également réussi à s’imposer dans le quotidien de leurs possesseurs qui les utilisent, dans leur grande majorité, au moins une fois par semaine si ce n’est tous les jours.

    Cependant, les objets connectés qui relèvent plus de l’accessoire aux yeux des Français ont encore du mal à convaincre. De plus, ces objets souffrent de critiques : quand il ne s’agit pas de personnes les possédant qui pointent certaines lacunes en termes de caractéristiques techniques, les personnes qui n’en disposent pas s’inquiètent fortement pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles et dénoncent des prix trop élevés. A la vue de ces résultats, la construction d’une forte relation de confiance avec les consommateurs demeure un objectif prioritaire pour les fabricants s’ils souhaitent toucher un public plus large.

    Plus d’information sur le salon IOT World cliquer ici 

  • IOT : il faut dépasser le stade exploratoire !

    CAP sur l’IOT 

    Le Salon IOT World ouvrira ses portes le 22 et 23 Mars 2017.
    L’occasion pour My Digital Week de faire le point sur ce marché en pleine croissance qui impacte tous les secteurs d’activités.

     

    Entretien exclusif avec Luc Perard, Directeur Commercial EMEA, PTC-ThingWorx Stand F27, IoT World

     

    My Digital Week : Quelle est la position de PTC sur le marché de l’IOT ? 

    Luc Perard : La stratégie IoT de PTC a vu le jour fin 2013 avec l’acquisition de ThingWorx. Depuis, la société développe l’une des offres IoT parmi les plus robustes du marché.  Nous y avons investi 1 milliard de dollars sur les trois dernières années.  Aujourd’hui, notre part de marché représente 18%  et  les cabinets d’analystes comme Forrester Research ont identifié PTC comme le fournisseur proposant la plate-forme IoT la plus complète du marché ( rapport Forrester Wave sur les plates-formes IoT).

    De plus, PTC a été nommé Meilleur fournisseur IoT de l’année par Compass Intelligence et Entreprise IoT industrielle de l’année par l’organisation IoT Breakthrough. Aujourd’hui l’offre ThingWorx est très complète, notre plateforme va de « l’Edge » au Cloud, et intègre des technologies d’Analytics, de Machine Learning et de Réalité Augmentée.

    My Digital Week : Quelles organisations, quelles approches adopter pour dépasser le stade exploratoire ?

    Luc Perard : Nous organisons de nombreux ateliers –workshop-  de découverte de nos solutions (‘Solution Discovery’), chez nos clients et prospects avec des représentants de tous les services de l’entreprise afin d’identifier les use cases verticaux et transversaux, et sélectionner celui/ceux qui ont le meilleur/plus court ROI. Nous misons également beaucoup sur notre réseau de partenaires intégrateurs. Leur rôle est essentiel pour supporter la technologie. D’une part pour valider rapidement la réponse donnée au ‘use case’, d’autre part pour faire évoluer itérativement la solution sur sa durée de vie.

    De plus, le partenaire apporte aussi son écosystème, ce qui est essentiel pour nous.
    Notre rôle est de supporter nos clients pour s’adapter aux grands changements technologiques nécessaires dans l’ère de la digitalisation qu’est la nôtre.

    Comme l’explique très bien le professeur Michael Porter de l’Université d’Harvard dans un article intitulé Comment les objets intelligents connectés transforment les entreprises, disponible en ligne via le lien “How Smart, Connected Products are Transforming Companies

    My Digital Week : Proof of Concept vs. Proof of Value : comment mesurer la pleine pertinence des use cases IoT ?

    Luc Perard : Selon moi il est impératif de regrouper TOUS les services de l’entreprise (pas juste l’IT ou le Marketing) durant ces fameux ‘discovery workshop’. PTC ThingWorx peut se targuer de l’expertise et de l’expérience de centaines de workshops réussis. De plus, je recommande un accompagnement par un partenaire de type intégrateur (SSII ) ou cabinet de conseil. Il est nécessaire de rechercher la valeur sous ses différentes formes : pas uniquement en terme de réduction des coûts, mais aussi d’accroissement des revenus, de génération de revenus récurrents, d’amélioration de l’expérience utilisateur, du service client, etc.  A cet égard, la création ‘d’apps’ spécifiques ou de services IoT a un impact (positif) sur la valorisation même de l’entreprise.

    My Digital Week : Nouveaux services ou nouveaux ‘business models’ : comment intégrer l’IoT à l’offre existante ?

    Luc Perard : Nous sommes forcément dépendants de l’évolution du business model de chaque client. Notre mission en tant qu’éditeur est de les accompagner quel que soit leur niveau d’utilisation de la solution, de maturité digitale et leurs objectifs business. Effectivement, pour la plupart de nos clients on peut parler de mutation si je puis dire, le challenge est de passer de la simple ‘vente d’un produit ‘ (je vends le produit à mon client, puis je passe au client suivant) à ‘ la vente d’un service connecté’, avec un modèle de souscription mensuelle, annuelle, qui nécessite l’adoption et l’intégration des notions de ‘Service’, de ‘Customer Success’ dans la nouvelle organisation de l’industriel. Intégrer l’IoT n’est pas uniquement une question technologique, mais un changement de ‘business model’, de transformation des processus. La technologie n’est qu’un moyen finalement.

    My Digital Week :Comment tirer profit de la data générée ? Articuler IoT et stratégies data-driven…

    Luc Perard : En effet, la data n’a pas de valeur en soi on peut la comparer à du pétrole brut. Il reste cependant primordial de commencer par la collecter, où qu’elle se trouve : dans les devices, mais aussi dans les systèmes, les back-office, ou bien même générée par l’humain, puis il faut la formater. Il faut ensuite en tirer de la valeur, la ‘raffiner’ en quelque sorte ! C’est-à-dire, la mettre dans des contextes distincts.

    Un exemple : le responsable de la maintenance d’une machine connectée n’a pas besoin de la même vue que le patron de l’usine où se trouvent toutes les machines connectées. Il s’agit ainsi de créer des apps spécifiques, répondant a des besoins précis, précisons que ces apps sont bien souvent exploitées par un petit nombre d’utilisateurs. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir un outil (en l’occurrence une plateforme IoT) permettant de réaliser ces apps rapidement, facilement, à moindre coût.

    La data est enrichie à travers des technologies d’analytiques, capable de détecter des modèles dans un océan de données, et de prédire les données futures et les potentielles conséquences. 

    My Digital Week : Quels messages souhaitez-vous faire passer ?

    Luc Perard : Le positionnement de PTC sur le marché est unique, nous faisons se rencontrer le monde physique avec le monde digital. Nous sommes pionniers de la conception 3D numérique et du PLM sur Internet, aujourd’hui nous proposons une plate-forme associant Réalité Augmentée et IoT. Ces technologies de rupture, combinées aux applications d’entreprise qui ont fait le succès de PTC, rapprochent les mondes physique et numérique pour pouvoir réinventer la façon de créer, exploiter et entretenir les produits.

    L’IoT est effectivement difficile à appréhender. L’accompagnement par un expert est essentiel, notamment pour l’implémentation de la plateforme. Il faut permettre aux entreprises de ne pas se focaliser sur les aspects d’implémentation et de déploiement souvent fastidieux, mais plutôt d’investir sur les use cases et la création de valeur d’un tel investissement.

    Enfin, l’écosystème est incontournable, car toute solution IoT nécessite bon nombre de composants HW, SW, connectivité, et nécessite aussi de délivrer et opérer un service. Les intégrateurs jouent donc un rôle clef et pas uniquement les plus gros. Les partenaires intégrateurs à taille humaine, agiles, très spécialisé par industrie, agissant localement, avec une expertise verticale, ceci afin de répondre au mieux aux exigences de nos clients.  Nous sommes aujourd’hui à la recherche de ce type de partenaire avec qui nous pourrions collaborer.

     www.ptcfrance.com

    Pour en savoir plus sur les annonces faites lors du salon IOT World cliquer ici 

  • CAP SUR LES ANNONCES « PRODUITS » DE LA 2ème EDITION DU SALON IoT WORLD

    CAP SUR LES ANNONCES « PRODUITS »
    DE LA 2ème EDITION DU SALON IoT WORLD

    ANTIOTE ANNONCE
    Une solution unique de produits et services d’assets management en mode hybride GSM/GPRS/BLE/LORA pour connecter des produits existants du M2M et les nouveaux produits IOT basés sur les réseaux bas débits. Soyez prêt dès aujourd’hui à améliorer la qualité de votre exploitation avec une infra structure dédiée aux objets de demain. Le boitier est une balise autonome et sans installation, permettant de connecter un réseau de sondes pour capter les événements à monitorer.  L’autonomie en mode GSM est de 8 mois et celle en mode LORA de deux ans.

    COHORTE ANNONCE
    COHORTE IoT Pack, une solution complète destinée aux fournisseurs d’équipements et entreprises manufacturières qui souhaitent connaitre, suivre et interagir avec leurs matériels en situation. L’offre de valeur de COHORTE IoT Pack est un ensemble de services destinés à contrôler d’un parc d’équipements en situation en combinant au mieux les liens de télécommunication longue distance et l’intégration dans le système d’information de l’entreprise.

    Les services de COHORTE IoT Pack couvrent les besoins invariants des projets de l’IioT et son extensibilité basée sur des standards nous pemet d’ajouter les services correspondant à vos besoins spécifiques. 

    FACTORY SYSTEMES ANNONCE
    Wyres, une solution de géolocalisation indoor/outdoor s’appuyant sur la technologie de communication LPWAN LoRaWAN. Cette plateforme Cloud offre aux industriels un moyen innovant et peu coûteux d’assurer la traçabilité de produits ou d’actifs industriels.

    Galium LoRaIoT, est une solution complète permettant de déployer et gérer son réseau privé LoRaWAN. Elle intègre une passerelle de communication et de traitement de données incluant un portail Web d’administration. Cette solution packagée permet d’assurer l’appairage des objets, le décodage des trames LoRa et la publication des données vers de multiples protocoles (MQTT, SNMP, MODBUS, API REST).

    Galium GravityBOX, a été conçue pour offrir aux industriels et exploitants d’infrastructures tertiaires un ensemble de services autonomes et prêts à l’emploi pour la collecte, le stockage et l’exploitation des données (tableaux de bord Web) en provenance de capteurs IoT mais aussi de systèmes de contrôle commande industriels (automates).

    GISize est un module applicatif pour la plateforme Wonderware. Cette solution prête à l’emploi permet entre autres de présenter de manière géospatiale des données provenant de capteurs et de systèmes communiquant. GISize est un puissant accélérateur pour les développeurs et offre une ergonomie standard pour les exploitants.

    Wonderware Online, est la solution Cloud IIoT de Wonderware (Schneider Electric). Cette offre SaaS met à disposition des utilisateurs tous les services essentiels pour collecter, stocker et partager les données provenant de systèmes industriels ou d’objets connectés

    Advantech B+B SmartWorx Wizard offre une solution industrielle pour l’Internet des Objets. Conçue pour être installée dans des environnements contraints, l’offre de modules d’acquisition Wizard permet de créer un réseau IoT meshé basse fréquence. Cette solution est idéale pour le comptage d’énergie, les applications de maintenance prédictives ou tout autre besoin nécessitant la mise en œuvre de capteurs autonomes et rapides à déployer.

    HXPERIENCE ANNONCE
    Notre produit logiciel SMATI permet aux gestionnaires et aux exploitants d’améliorer l’efficacité opérationnelle des bâtiments et d’en maximiser l’usage. SMATI collecte, traite et analyse en temps réel des données du bâtiment. SMATI est commercialisé en mode SaaS c’est à dire sur la base d’un abonnement, ce qui ne nécessite pas d’investissement majeur de la part des clients.  SMATI est facilement paramétrable et personnalisable (gestion de la base installée et des profils utilisateurs, création de rapports automatisés, définition d’indicateurs clés, rajouts de services…). Il est accessible à partir de n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone

    INTERFACE TECHNOLOGIE INFORMATIQUE ANNONCE
    Wibbee, le premier réseau collaboratif pour l’Internet des Objets (Iot) Wibbee est un nouveau concept de communication entre les choses et les hommes. Un réseau où les objets communiquent pour nous et à travers nous. Nous avons fait le choix d’utiliser les technologies les plus usuelles, donc les moins couteuses et les plus facile d’accès. Avec ce parti pris, Interface Technologie nourrit l’ambition de démocratiser un peu plus l’usage de l’Internet des Objets.

    Wibbee est un réseau plus particulièrement destiné aux objets connectés autonomes. Sa principale caractéristique est d’être collaboratif. Chaque utilisateur partage volontairement, de façon anonyme, une fraction infime des ressources de son smartphone pour lire et/ou localiser les objets de la communauté, en échange d’un service réciproque pour son propre usage.

    IoTEROP ANNONCE
    OMA Lightweight M2M stack including built-in Security, Firmware Update management and IPSO Smart Objects data model, codename IOWA. IOWA is a World-Wide Reference and state-of-the-art LWM2M implementation, kept up-to-date with standard evolutions, adaptable to any operating system and designed for resource constrained devices. IoTerop’s IOWA: OMA Lightweight M2M commercial stack including built-in Security, Firmware Update management and IPSO Smart Objects.

    NIS (Net Informatique Services)
    L’arrivée de la gamme ‘Cinterion ’de la société GEMALTO dans notre portefeuille de produits et services. Elle est composée d’un large éventail de modules, de terminaux, de services et plateformes pour répondre aux demandes croissantes de l’IoT. Dès aujourd’hui, nous vous proposons les briques technologiques dont vos clients ont besoin pour simplifier et accélérer le développement, fiabiliser et optimiser la connectivité, sécuriser et protéger les données de leurs applications.

    SOFTWARE AG ANNONCE
    Sa nouvelle Device Integration Platform.  Cette solution unique dédiée à l’IoT permet d’intégrer de manière sécurisée et de façon scalable des millions d’appareils connectés. Elle facilite l’implémentation de projets tels que les Smart City, Smart Car, la surveillance et la maintenance prédictive, en adressant l’ensemble des besoins autours de l’IoT : l’administration, la sécurisation, la connexion et le contrôle à distance des objets.

    TELECOM EVOLUTION ANNONCE
    CES Internet des objets (IoT), conception de solutions Ce Certificat d’Etudes Spécialisées destiné aux professionnels a pour objectif de donner à des informaticiens, architectes réseaux, consultants, chefs de projets ingénieurs et managers les compétences complémentaires qui leur permettront de concevoir et intégrer des solutions IoT. Elle propose un panorama des applications existantes ou en cours de développement avec un focus sur les marchés et les technologies.

    TLG PRO ANNONCE
    MOOBIUS® la solution IoT autonome de mesure, de collecte et d’analyse de vos données. MOOBIUS® est composée de matériel et de logiciel. _ MOOBIUS® est modulaire : vous utilisez ce dont vous avez besoin. MOOBIUS® est à destination des entreprises, collectivités locales, associations et peut-être utilisé pour l’identification d’objets et/ou de personnes, connaître leur position géographique dans un espace identifié. MOOBIUS® permet de mesurer la température, l’humidité, la lumière, les mouvements à l’intérieur de bâtiments.

    VISIAN ANNONCE
    Visian a réalisé l’intégration de bout en bout du projet permettant faire évoluer l’offre de services de Machines Pagès en collectant et analysant les données de fonctionnement. Ces « machines connectées » permettent à l’entreprise de fiabiliser son processus industriel, d’augmenter sa productivité et d’améliorer la satisfaction des clients grâce à un recours à la maintenance prédictive (qualité, taux de service, SAV…) ainsi que par la mise à disposition d’une application mobile.

    Visian a récemment développé des offres autour de l’analyse de la pénibilité. Nos offres composées de différents capteurs, d’une plateforme IoT et d’un brique d’analyse de données sont destinées à de multiples secteurs : Logistic, Construction, Transport, Maintenance, Manutention.

    RAPPEL
    Au cœur des dernières innovations et tendances, la 2ème Edition du Salon IoT World – avec une vision résolument B to B – décryptera tous les enjeux actuels et futurs du marché des objets et services connectés.  

    Seule manifestation d’envergure nationale, l’édition 2017 du Salon IoT World abordera tous les métiers liés à ce marché avec 6 pôles-clefs représentatifs de l’univers de l’IoT :  Réseaux & Télécoms  – Plates-formes/environnements de développement et d’exécution IoT – Données (transport, stockage, traitement, analyse, valorisation…) – Usages et applications sectorielles  – Idéation, conseil et formation  – Sécurité et Confiance 

    Ainsi durant 2 jours, cette manifestation 100% pro réunira sur 6 000 m² d’exposition :

    • Le Who’s Who du marché de l’IoT avec :

    –               160 exposants (Ensembliers de systèmes connectés – Fabricants/distributeurs d’objets connectés – Spécialistes Big Data, data lakes, IA, analytics … – Equipementiers et Opérateurs réseaux & télécoms – Opérateurs de Cloud public ou privé – Fabricants de terminaux – Sociétés de conseil, consultants IoT – ESN, intégrateurs – Editeurs d’applications spécialisées, éditeurs de plates-formes/d’environnements de développement, d’exécution et de maintenance de systèmes IoT – énergéticien – Spécialistes de la sécurité des objets, des réseaux et des données — Juristes spécialisés ; assureurs – Ecoles et organismes de formation – Institutions, associations, pôles de compétitivité….)

    –               6 000 visiteurs professionnels décideurs et porteurs de projets à court et moyen termes :  A noter que près d’un visiteur sur deux émane d’une entreprise de plus de 500 salariés, et deux sur trois sont de vrais décideurs, chefs de Projet a minima.

     Pour plus d’informations sur l’événement cliquer ici 

  • Pourriez-vous un jour tomber amoureux de l’assistant vocal de votre voiture ?

    Sur la voie de la voiture emphatique …

    Selon le constructeur automobile FORD 

    D’ici 2022, près de 90% de toutes les nouvelles voitures vendues intégreront une technologie de reconnaissance vocale*.

    Les experts prédisent qu’à l’avenir, nos véhicules pourront aussi savoir ce que nous ressentons – parfois même sans que nous ayons à dire un mot. En effet, l’expérience des conducteurs et l’interaction avec leur véhicule pourraient s’enrichir considérablement grâce à la reconnaissance des expressions faciales, ainsi que celle des modulations et inflexions dans la voix.

    De futurs environnements intérieurs équipés de microphones sophistiqués et de caméras embarquées pourraient apprendre par eux-même quelle musique nous aimons entendre lorsque nous sommes stressés ou quand nous préférons tout simplement profiter du silence. L’éclairage intérieur pourrait également adoucir notre humeur en ajustant l’intensité et la couleur.

    «Nous sommes sur la voie du développement de la voiture empathique qui pourrait vous dire une blague pour vous réconforter, offrir des conseils quand vous en avez besoin, vous rappeler des anniversaires et vous tenir bien éveillé lors d’un long trajet», a déclaré Fatima Vital, Directeur, Marketing Automotive, Nuance Communications, qui a aidé Ford à développer la reconnaissance vocale de son système de connectivité SYNC. 

    D’ici 2022, 75% des nouvelles voitures équipées de cette technologie de contrôle vocal feront appel au « cloud ». Cela marquera l’avènement de véritables assistants personnels qui permettront par exemple de gérer ses rendez-vous ou même faire ses courses lorsque les conducteurs sont bloqués dans les embouteillages.

    Les cinéphiles se souviendront du film « Her », où Scarlett Johansson interprète Samantha, un système de reconnaissance vocale qui répond à Theodore Twombly avec une extrême précision, et a appris à reconnaitre son humeur, ses besoins et ses désirs. Dans un futur proche, votre voiture pourrait faire quelque chose de semblable.

    Pour ce qui est du présent, le système de connectivité Ford Sync 3 est quant à lui déjà disponible sur la quasi-totalité de la gamme Ford et intègre les systèmes Apple CarPlay™ et Android Auto ™ qui offrent tous les deux une façon simplifiée et sécurisé d’utiliser son smartphone avec leurs applications et les assistants personnels respectifs.

    Dès cet été, Ford SYNC 3 permettra aux conducteurs de se connecter à l’assistant virtuel Alexa d’Amazon et proposera 23 langues différentes et de nombreux accents locaux. En accédant à des ressources basées sur le cloud, les voitures du futur pourraient permettre à encore plus de conducteurs de parler leur langue maternelle. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui célèbrent aujourd’hui la Journée internationale de la langue maternelle.

    Ford mène également un projet de recherche en collaboration avec l’université RWTH d’Aix La Chapelle en Allemagne, qui utilise davantage de microphones dans l’habitacle pour améliorer le traitement de la parole et réduire l’effet de bruit externe et les perturbations potentielles. Nuance précise que dans les deux prochaines années, les systèmes de contrôle vocal pourraient spontanément nous dicter les suggestions suivantes :
    « Voulez-vous commander des fleurs pour votre maman pour la fête des Mères? »
    « Dois-je choisir un itinéraire moins encombré mais plus lent pour rentrer à la maison? »
    « Votre stock de jus d’orange arrive à son niveau le plus bas, souhaitez-vous que je m’arrête à votre supermarché préféré ?

    Le langage corporel permettra de nouvelles interactions avec le système de connectivité qui invitera les conducteurs à répondre aux appels en hochant la tête, ajuster le volume avec des mouvements courts ou encore à régler la navigation avec un rapide coup d’œil sur leur destination sur une carte.

    Alors, y a-t-il un danger pour que, comme dans le film « Her », nous puissions tomber amoureux de nos systèmes de reconnaissance vocale avancée?

    « Beaucoup de gens aiment déjà leurs voitures, mais avec de nouveaux systèmes intelligents qui apprennent et s’adaptent, cela pourrait créer des relations encore plus fortes», a déclaré Dominic Watt, professeur principal au département de linguistique de l’Université de York. «La voiture sera bientôt notre assistant, compagnon de voyage et oreille sympathique, et vous pourrez discuter de tout et demander n’importe quoi, au point que beaucoup d’entre nous oublient que nous parlons même à une machine. »

    Lors du Mobile World Congress, le plus grand rassemblement mondial pour l’industrie mobile, à Barcelone, la semaine prochaine, Ford révélera de nouvelles avancées en matière de mobilité et de connectivité.

    (*) Http://www.autonews.com/article/20170122/OEM06/301239846/alexa-do-i-need-a-virtual-assistant-in-the-car

    (**) Les langues de SYNC incluent déjà l’arabe, le chinois, le tchèque, le danois, le néerlandais, l’anglais (australien), l’anglais (UK), l’anglais (US), le français, le français (Canada), l’allemand, l’italien, le coréen, le norvégien, le polonais, le portugais, le portugais (Brésil), le russe, l’espagnol, l’espagnol (Mexique), le suédois, le taiwanais et le turc. En 2018,  l’anglais (l’Inde), le finnois et le thaï seront ajoutés.

    Apple, Apple iPhone, Apple Maps et Siri sont des marques commerciales d’Apple Inc. Android Auto, Google, Google Play et d’autres marques sont des marques de commerce de Google Inc.

  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • Quelles sont les 5 tendances 2017 en matière de données et de technologies ?

    Les 5 tendances  en matière de données et de technologies

     Par Frédéric Marie – Directeur Général – Stibo Systems France

    Il y a un an, “Cloud”, “IoT” et “Intelligence artificielle” étaient les prévisions technologiques phares du secteur informatique. Il est difficile d’affirmer qu’un profond changement s’est opéré ces 12 derniers mois, cependant l’année 2017 s’annonce quelque peu différente dans son approche. De nombreux incidents ont mis en lumière des problèmes liés à la sécurité des données. Le Cloud dévoile désormais des atouts bien supérieurs au simple stockage et l’Intelligence Artificielle est en train de démontrer l’étendue de ses possibilités. Le socle commun de toutes ces technologies ? Les données. C’est pour cela qu’il est indispensable de s’appuyer sur des outils spécifiques pour s’assurer de la qualité et de la pertinence des données exploitées au quotidien.

    Intelligence artificielle et Machine Learning, de la fiction à la réalité
    Le Machine Learning est en passe de devenir une réalité que l’on ne voyait jusqu’ici qu’au cinéma. Cette technologie représente une forme d’intelligence artificielle (IA) qui donne aux ordinateurs la capacité d’appendre sans leur programmation explicite. Pour cela, le Machine Learning utilise des algorithmes et extrait des données existantes pour créer une prévision.

    En 2017, le Machine Learning devrait atteindre un nouveau palier. Alors que cette technologie sert, par exemple, à créer des listes de lecture et recommander des livres, nous voyons à présent d’autres perspectives. Ces dernières se concrétisent avec le lancement récent du service Amazon Go. La dernière innovation technologique d’Amazon, qui vise à permettre aux clients d’éviter de faire la queue à la caisse en quittant simplement le magasin avec leurs produits enregistrés et payés automatiquement, peut constituer la première étape vers une rupture pour l’ensemble de l’industrie alimentaire.

    Le Machine Learning peut également servir aux entreprises pour optimiser leurs fichiers clients. Lorsque dans une même base de données, deux informations sont contradictoires, l’Intelligence Artificielle peut intervenir pour savoir quelle est la plus crédible en recoupant certains critères comme la source de la donnée, la sémantique utilisée pour la qualifier, etc. Cet algorithme peut être capable de créer une source unique de référence en analysant la pertinence des différents champs de la donnée (client, produit, etc.).

    Industrie 4.0 : il est temps que les professionnels s’y préparent
    Le concept d’Industrie 4.0 se définit comme la tendance actuelle à l’automatisation et l’échange de données dans les technologies de production. Le terme désigne spécifiquement la quatrième révolution industrielle et découle directement de l’Internet des objets (IoT) et du Machine Learning. Comme pour toute nouvelle tendance, de grands défis et de grands avantages se dessinent.

    Alors que l’Industrie 4.0 offre la possibilité d’améliorer les moyens de production, la santé ainsi que la sécurité des travailleurs, elle pourrait peser sur l’emploi et les coûts technologiques. Toutefois, comme souvent avec les technologies nouvelles et perfectionnées dans la sphère professionnelle, ceux qui n’optent pas pour la transformation numérique risquent de ne pas pouvoir suivre le rythme.

    Cette tendance technologique, à suivre de près en 2017, devra pour cela s’appuyer sur une gestion irréprochable des données. Qualifier les sources et leurs données doit être une priorité pour les industries de demain.

    Les “Digital Twins” deviennent une réalité abordable
    Alors que les Digital Twins sont des outils utilisés depuis quelques années déjà, cette tendance constitue un autre résultat direct de l’accessibilité permise par l’IoT. “Un Digital Twins est un logiciel dynamique d’un objet physique ou d’un système qui repose sur des données de capteurs pour comprendre son état, réagir aux changements, améliorer le fonctionnement et créer de la valeur”, d’après la définition de Gartner (1). Les Digital Twins étant déployés en production (automobiles, avions, etc.) depuis un certain temps, pourquoi cette tendance figure-t-elle parmi les prévisions 2017 ?
    En raison de l’essor exponentiel de l’Internet des objets, les Digital Twins deviennent une réalité plus abordable. En 2017, nous pouvons nous attendre à ce que les Digital Twins dépassent le cadre de l’industrie avec des données en temps réel. Les données des appareils connectés intelligents seront agrégées, analysées et transformées en information décisionnelle pour le personnel de maintenance. Les techniciens pourront se concentrer sur la prévention des problèmes plutôt que de devoir effectuer de longs processus de diagnostics à chaque visite d’entretien.
    Prenons un exemple : dans un avenir proche, une voiture connectée sera capable d’analyser le comportement et les habitudes de route de son utilisateur, qui – s’il conduit surtout en ville et sur de courts trajets – sera capable d’ajuster sa consommation et son comportement routier à ses habitudes, le tout en temps réel : c’est tout l’intérêt des Digital Twins.
    Le Cloud, puissance indispensable au traitement des données
    Le Cloud computing était déjà un thème majeur en 2016, et il va continuer à l’être en 2017 alors que des charges de travail toujours plus nombreuses vont migrer vers des plateformes Cloud. Un rapport de Cisco a révélé que plus de 83% du trafic des datacenters sera hébergé dans le Cloud au cours des trois prochaines années (2). Les prévisions Cloud 2017 de Forrester projettent que le marché mondial du Cloud public passera de 87 milliards de dollars en 2015 à 146 milliards en 2017 (3).
    Cependant, cette masse d’informations doit être gérée par des outils adaptés afin d’en tirer le meilleur parti. Par exemple, lorsqu’un magazine continue d’envoyer des offres de réabonnement à la veuve d’un mari décédé plusieurs années auparavant, le problème est souvent lié à un manque d’analyse des données clients. La qualité de la donnée de référence est essentielle à l’efficacité marketing. Une entreprise peut devenir contre-productive en ne mettant pas en œuvre cette donnée ciblée.
    Toutefois, l’explosion en termes d’utilisation va s’accompagner inévitablement de problèmes grandissants en termes de protection des données et de sécurité, de gestion, d’automatisation et d’évolutivité. L’année 2017 devrait apporter de nouvelles solutions à ces problèmes.
    La protection des données va devenir un facteur concurrentiel d’importance croissante
    Les entreprises ont pris conscience que les données constituent désormais le cœur de la technologie et de l’expérience client. En 2017, le grand public en prendra de plus en plus conscience et réalisera que les données personnelles sont effectivement précieuses pour les entreprises. Par conséquent, il va devenir plus critique et plus exigeant vis-à-vis de ceux avec lesquels il partage ses données, de l’usage que ces derniers en font et de ce qu’il en retire.
    Cette tendance est alimentée par un contexte réglementaire entièrement nouveau en matière de protection des données personnelles prévu au début 2018. Le Règlement général sur la protection des données (4) va bouleverser la manière dont les entreprises internationales traitent les données des citoyens de l’UE tout en relevant la barre pour celles qui ne le font pas. La gestion de la protection des données va ainsi devenir une priorité pour les entreprises en 2017.
    Le point commun à toutes ces tendances technologiques demeure la donnée. Il est indispensable, en 2017, que les entreprises adoptent une cohérence de l’information via une gestion centralisée des données. Il faut pour cela établir une réelle gouvernance des données afin que l’information de référence (cross canal, digital, leaflet, etc.) soit alignée et pertinente. Le bénéfice sera alors généralisé : une meilleure gestion des données pour l’entreprise, un ciblage affiné pour les clients et des utilisateurs mieux adressés.
    1. http://www.gartner.com/newsroom/id/3482617
    2. http://www.cisco.com/c/dam/en/us/solutions/collateral/service-provider/global-cloud-index-gci/white-paper-c11-738085.pdf
    3. https://www.forrester.com/report/Predictions+2017+CustomerObsessed+Enterprises+Launch+Clouds+Second+Decade/-/E-RES136262
    4. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0679&from=EN
  • Rapport CES de Las VEGAS 2017 By Olivier EZRATTY

    Rapport CES de Las VEGAS par Olivier EZRATTY

    Chose promise, chose due, voici comme prévu le magnifique Rapport de CES de Las Vegas 2017, 12eme édition ! C’est le compte-rendu le plus détaillé et exhaustif que vous trouverez dans la galaxie, ou dans le système solaire pour rester modeste, de cette énorme foire aux gadgets numériques ou pas qu’est le CES de Las Vegas. Vous y découvrirez même une bonne part de l’actualité de l’année qui n’est pas forcément exposée dans ce salon gigantesque. Le CES de Las Vegas n’est qu’un prétexte pour vous proposer un vaste tour d’horizon !

    Ce rapport complète mon habituel résumé des points clés que j’ai publié le lendemain de la clôture du CES 2017. Vous le retrouverez complété et actualisé dans l’introduction du Rapport complet.

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  • L’Internet des Objets (obscurs) Guide pour se protéger activement face à la menace

    Les entreprises découvriront le « bonheur » de l’IoT en 2017, qu’elles soient d’accord ou non

    Par Sean Ginevan, Senior Director of Strategy, MobileIron

    Beaucoup de réfrigérateurs connectés, installés par des services commerciaux sans méfiance, saturent le réseau Wi-Fi d’un hôpital. Les médecins, qui recourent à la Voix sur Wi-Fi, ne reçoivent plus de communications, et les équipements de surveillance médicale n’envoient plus les dernières données primordiales pour l’administration des soins. Il ne s’agit plus ici d’un simple problème de connexion à Twitter, mais bien de vies réelles.

    La vérité, c’est qu’actuellement nous ne savons absolument pas comment ces terminaux grand public ou prosumeurs sont conçus ou sécurisés. Ces réfrigérateurs intelligents, lecteurs multimédias numériques ou caméras vidéo connectées pourraient très bien être la source d’attaques par déni de service (DDoS) du type de celles perpétrées cette année. Ces cyberattaques ont provoqué des problèmes de connexion à Internet, mais elles auraient pu avoir des conséquences bien plus redoutables.

    Que se passerait-il si la connexion réseau d’une chaîne de magasins tombait en panne suite à une attaque basée sur l’IoT ? Combien de clients, ne pouvant plus payer avec leur carte de paiement, rebrousseraient chemin ? Et combien n’y remettraient plus les pieds ? Ces attaques récurrentes sont fâcheuses et peuvent entraîner de vrais problèmes au quotidien.

    Des centaines de milliers de personnes se sont ainsi retrouvées sans connexion ou dans l’impossibilité d’accéder au Web.

    La tentation serait évidente dans le fait de revenir à une application informatique plus classique : se méfier purement et simplement de toutes les technologies. Nous avons connu ce scénario avec les iPhones à la fin des années 2000 mais également avec le Wi-FI à la fin des années 90. Mais les choses se compliquent avec les nouveaux dispositifs IoT, car ils pourraient vraiment apporter quelque chose de nouveau et d’essentiel. Les réfrigérateurs connectés, au premier abord inutiles, pourraient être source à la fois de revenu et de productivité dans des secteurs verticaux comme l’industrie pharmaceutique. Les caméras IP peuvent aider à la coordination des premiers intervenants urgentistes, en leur transmettant une vidéo en temps réel susceptible de donner un meilleur aperçu de la situation. Les lecteurs multimédias numériques peuvent proposer aux clients une immersion dans n’importe quel magasin du monde, en affichant les produits correspondant à leurs besoins.

    Généralement, les collaborateurs d’une entreprise détiennent le dernier mot. Même si on leur dit « non », les individus ou les services passent outre pour arriver à leurs fins, ignorant au passage les bonnes pratiques en matière de sécurité. Au vu du nombre de dispositifs IoT, estimés d’ici 2020 à entre 50 et 200 milliards, les organisations informatiques seront rapidement dépassées. Aujourd’hui c’est un fait : aucun bureau commercial n’est doté uniquement d’un accès par Ethernet ou n’interdit les iPhones au sein de son organisation. La réponse consiste à préparer un terrain favorable à l’Internet des Objets obscurs. Voici quelques recommandations à suivre pour sécuriser son réseau d’entreprise.

    Segmenter le réseau
    Vous ne voudrez probablement pas connecter à votre infrastructure critique les nouveaux terminaux que vos utilisateurs apporteront sur le réseau ? Alors il est temps de configurer sur ce dernier d’autres SSID et VLAN. Vous avez peut-être déjà mis en place un réseau invité qui permet de se connecter à Internet tout en bloquant l’accès aux ressources de votre entreprise, et c’est un bon début. En revanche, contrairement aux invités, les dispositifs IoT pourraient également avoir besoin d’accéder à certaines de ces ressources. Les responsables informatiques peuvent décider, avec le temps, des ressources à rendre accessibles sur le réseau IoT. Au final, un réseau IoT se situera quelque part entre le réseau entièrement fiable de votre entreprise et celui que vous mettez à la disposition de vos invités.

    Songer à recourir à une infrastructure PKI et à un contrôle NAC
    Vous ne voudriez pas que les utilisateurs saisissent leurs identifiants pour mettre leur réfrigérateur en ligne, car, en cas de piratage, ce dernier pourrait passer pour l’un de vos collaborateurs sur le réseau. Ce pourrait très bien être votre PDG qui utilise ses identifiants pour authentifier son nouveau gadget sur le réseau. Si le gadget est piraté, c’est le nom de votre PDG qui apparaît sur le réseau. Le pirate informatique disposant du nom d’utilisateur et du mot de passe, le réfrigérateur peut se connecter à d’autres objets avec l’identité du PDG. L’infrastructure à clés publiques (PKI, Public Key Infrastructure) permet de s’assurer que seuls les terminaux autorisés enregistrés par l’utilisateur et considérés comme fiables par le service informatique peuvent se connecter. Le recours au contrôle des accès réseau (NAC, Network Access Control) garantit que les terminaux sont approuvés et qu’ils répondent aux exigences de sécurité minimales que vous avez définies. Les dispositifs IoT, moins fiables, sont maintenus à l’écart sur un segment de réseau distinct.

    Bloquer les connexions Telnet
    Si possible, bloquez entièrement les connexions Telnet sur votre réseau. Sinon, interdisez au moins les connexions Telnet provenant de l’extérieur. C’est à cause de connexions non sécurisées comme Telnet, combinées à des terminaux utilisant des mots de passe par défaut, que des vers informatiques tels que Mirai se propagent.

    Considérer le lissage de trafic 
    Vous pouvez arrêter l’hémorragie si certains de vos terminaux sont piratés. Le lissage de trafic, en particulier lorsqu’il s’agit de réguler les flux suspects (paquets courts, longues périodes d’activité, destinations fréquentes), peut aider à limiter les effets des attaques lancées depuis votre réseau, et à améliorer la connectivité des services essentiels.

    Gérer ce qu’il est possible de gérer
    Vous pouvez mettre en place une solution EMM ou d’autres infrastructures de sécurité pour gérer certains terminaux connectés. Si votre organisation développe les prototypes de ses propres dispositifs IoT, tournez-vous vers des plateformes telles que Windows 10 et Android qui disposent d’outils de sécurité plus avancés que les plateformes de développement destinées au grand public. Si vos terminaux ne peuvent pas être configurés sur une plateforme centralisée, voyez avec vos collaborateurs de manière à éviter les types de configurations par défaut qui ont conduit aux attaques du même type que les botnets Mirai.

    Certes, la mise en œuvre d’infrastructures de sécurité et de bonnes pratiques nécessaires pour préparer le terrain de l’IoT en entreprise est chronophage, mais les risques que présentent les terminaux connectés à Internet donnent sincèrement à réfléchir. Ces recommandations aident à la sécurisation des futurs périphériques connectés en entreprise.