Catégorie : Intelligence artificielle

  • Votre intelligence artificielle est plus humaine que vous ne le pensez

    Votre intelligence artificielle est plus humaine que vous ne le pensez

    Par Karim Jouini, CEO et Fondateur d’Expensya

    Nombreuses sont les entreprises assurant confier les données de leurs clients à une intelligence artificielle. En réalité, ces entreprises ne font que sous-traiter ces données à des travailleurs ; ce qui soulève d’importants problèmes de confidentialité et d’éthique.

    L’Amazon Mechanical Turk est une plateforme de microtravail, lancée en 2005 par Amazon. Le principe est de faire effectuer des tâches simples et morcelées par des humains, comme de la traduction de fragments de textes, pour le compte d’entreprises qui externalisent ces services. Le nom de la plateforme vient d’un célèbre canular de la fin du 18e siècle, le Turc Mécanique[1], présenté aux Européens comme un automate capable de jouer aux échecs. En réalité, il ne s’agissait que d’un pantin de bois, à l’intérieur duquel se cachait un humain.

    La plateforme d’Amazon met en évidence l’ironie d’une situation où l’humain fait le travail de l’intelligence artificielle. En effet, contrairement à ce que laissent trop souvent entendre les start-up, l’intelligence artificielle n’est pas gratuite, au contraire. Dans les pays en développement — comme l’Inde ou les Philippines — le coût du travail humain est souvent plus compétitif que celui du recours à une intelligence artificielle.

    Madagascar, champion français de intelligence artificielle!
    Ainsi, parmi les nombreuses entreprises et start-up qui vendent à leurs clients une gestion des données faite par une intelligence artificielle, se cache en réalité un traitement de l’information « à l’ancienne » fait par des travailleurs à bas coût, dans des pays, comme Madagascar, où le prix de la main d’oeuvre est jusqu’à 30 fois inférieur à celui de la France[2].

    Une raison, autre qu’économique, à ce traitement manuel, est que l’intelligence artificielle n’est pas encore tout à fait capable d’imiter l’esprit humain. Lorsqu’il s’agit, par exemple, de scanner des livres anciens, l’IA ne sait pas toujours reconnaître les mots. Il faut donc l’intervention d’un être humain, bien réel, pour éviter les erreurs de transcription. Ainsi, pendant que l’IA se développe, ce qui, à moyen terme, fera baisser son coût et le rendra plus compétitif, il se met en place un système hybride, où on rencontre actuellement davantage de délocalisation d’emplois et de traitement manuel que de recours à des intelligences artificielles.

    La confidentialité des données mise à mal
    Cette sous-traitance des données par des travailleurs humains pose un problème de confiance, car les entreprises clientes, faute d’en être informées, n’y ont pas donné leur consentement. Une start-up pourra ainsi faire traiter les données d’une entreprise française par des travailleurs asiatiques ou africains, avec lesquels elle n’a par ailleurs aucun contact direct. Le recours à des travailleurs humains pose également un problème de confidentialité, car les données qui sont traitées par les travailleurs ne sont pas toujours anonymisées. Ceux-ci ont donc accès à des informations parfois sensibles sur l’activité des entreprises, comme des notes de frais ou des factures.

    Une promesse d’avenir

    Pour les nombreuses start-up qui ont recourt à l’intelligence humaine au lieu d’une intelligence artificielle, il s’agit avant tout d’un pari sur l’avenir. Toute intelligence artificielle fonctionne par analogie, à partir de ce que l’humain lui enseigne. Pour que leurs algorithmes apprennent, il faut les nourrir en données : ce sont ces fameuses données, qui sont pour le moment traitées par des travailleurs. En faisant traiter manuellement certaines tâches, les start-up accumulent les bases de données nécessaires à la création d’un algorithme efficace, qui sera plus tard capable d’exécuter efficacement ces tâches.

    Ces start-up vendent aujourd’hui ce qu’elles seront dans 5 ans. Un modèle ingénieux, même si, comme le Turc Mécanique, il ne peut fonctionner que tant que les entreprises ignorent que cette intelligence artificielle reste, pour le moment encore, bien humaine.

  • Intelligence artificielle et ciblage contextuel : l’avenir de la publicité ?

    Intelligence artificielle et ciblage contextuel : l’avenir de la publicité ?

    Par David Gosen, Directeur général EMEA chez Sizmek

    Les professionnels du marketing ont désormais accès à une quasi infinité de sources de données clients. Du mobile au offline en passant par les appareils connectés sans oublier les options plus futuristes telles que les voitures autonomes, ce ne sont pas les possibilités qui manquent pour créer des publicités personnalisées et ciblées ! Pourtant, malgré cette gigantesque quantité de données disponibles, nous continuons à voir des publicités mal ciblées ou qui n’apparaissent pas dans le meilleur contexte.

    Aujourd’hui le ciblage sémantique contextuel, adossé à l’intelligence artificielle, le machine learning et le traitement du langage naturel permettent d’analyser de manière granulaire le contenu de chacune des pages consultées sur le web. Le ciblage contextuel propose d’afficher des publicités dans des environnements qui correspondent à l’audience de la marque. Cette approche est plus efficace et financièrement plus abordable pour toucher la bonne audience.

    À l’inverse du ciblage de mots-clés, qui peut s’avérer inefficace si on ne tient pas compte de la signification du mot dans le sens global d’une phrase. Les professionnels du marketing investissent beaucoup de temps et d’argent pour déterminer à quelle audience s’adresse quel message. Désormais, ils peuvent également déterminer l’environnement dans lequel ils souhaitent diffuser leurs publicités, ce qui offre de nombreux avantages dans le cadre des campagnes marketing.

    Identifier les sujets pertinents pour la marque

    Les données contextuelles, qui permettent de catégoriser la page en fonction de son sens profond, offrent aux professionnels du secteur la possibilité de toucher leurs cibles au moment où celles-ci consultent les sujets les plus en affinité avec la marque. L’analyse est effectuée au niveau de la page plutôt qu’au niveau du domaine et chaque URL est traité comme une entité propre. Ainsi, les professionnels du marketing peuvent cibler les contenus les plus pertinents sur l’ensemble des sites web.  Ils ne limitent plus la portée de leurs publicités aux sites dont les audiences seraient les plus susceptibles, selon eux, de correspondre à leur base de clients, ce qui leur permet, à terme, de rentabiliser leur campagne. Ils peuvent choisir de cibler des catégories, telles que les finances personnelles, ou des sous-domaines encore plus spécifiques comme l’assurance ou l’assurance-vie, afin d’optimiser la pertinence des emplacements publicitaires.

    Toucher le consommateur en fonction de son état d’esprit

    Le type de contenu qu’un utilisateur consulte influe sur son état d’esprit, ce qui peut impacter sa réceptivité et son ressenti vis-à-vis des publicités. Il ne suffit pas d’une bonne créa ou un bon ciblage, l’utilisateur doit avant tout d’être dans le bon état d’esprit pour être à même d’interagir positivement à l’exposition d’une publicité.

    Prenez l’exemple d’un consommateur – qu’une agence de voyages rêverait de cibler – qui envisage de prendre des vacances estivales.

    Il y a fort à parier qu’il vaudra mieux exposer cet internaute à une publicité sur le voyage quand il surfera sur la rubrique voyage plutôt que lorsqu’il consulte la rubrique des marchés financiers de ce même site. Mais la plupart du temps, la distinction n’est pas aussi évidente.

     Il est ainsi possible de spécifier les catégories contextuelles dans lesquelles la marque ne souhaite pas être diffusée comme la politique, l’alcool, les contenus extrêmes ou encore réservés aux adultes. Il est également possible de paramétrer les catégories en fonction des secteurs, de manière à éviter les contenus jugés inappropriés, et créer une catégorie personnalisée selon les sujets spécifiques à la marque ou en fonction de ses sujets d’actualité. Alors que la brand safety est devenue un enjeu fondamental en matière de publicité programmatique, il est indispensable de disposer d’une technologie capable non seulement d’identifier les contextes pertinents, mais aussi d’éviter les contextes défavorables.

    Le ciblage contextuel adossé à l’IA aide les professionnels du marketing à effectuer leurs décisions d’achat rapidement et à large échelle. En ciblant les contenus les plus adaptés à une audience spécifique, en interagissant avec les utilisateurs à l’instant où leur état d’esprit est le plus favorable et en protégeant l’image de marque, il apparaît comme un outil fondamental pour optimiser le ROI, préserver la réputation et proposer des publicités plus personnalisées. Ainsi, le ciblage contextuel représente l’avenir de la publicité pour toute marque qui souhaite diffuser des publicités pertinentes à la bonne personne et au bon moment.

  • L’entreprise X.0 : réinventer ses relations dans son écosystème

    L’entreprise X.0 : Réinventer ses relations dans son écosystème

    Vision technologique 2018 d’Accenture 

    Les progrès rapides de technologies comme l’intelligence artificielle (IA) accélèrent la création d’entreprises intelligentes capables de s’intégrer à notre vie quotidienne, selon la Vision technologique 2018 d’Accenture. Ce rapport annuel anticipe les grandes tendances technologiques qui transformeront l’entreprise et ses activités dans les trois prochaines années. Mais pour les entreprises, bénéficier de ces opportunités de croissance tout en ayant un impact positif sur la société exige une nouvelle approche managériale favorisant confiance et responsabilité.

    Le rapport de cette année, L’entreprise X.0 : Réinventer ses relations dans son écosystème, montre comment les progrès technologiques rapides, notamment en IA, analytique avancée et cloud computing, permettent aux entreprises de créer des produits et services suffisamment innovants pour changer notre façon de vivre et de travailler. Les relations des entreprises avec leurs clients et leurs partenaires sont également en pleine mutation.

    Pour ce rapport, Accenture a interrogé plus de 6 300 cadres dirigeants (métiers et informatiques) dans le monde. La majorité des personnes interrogées (84 %) estiment que les entreprises s’intègrent progressivement à notre vie quotidienne à travers la technologie.

    Ainsi, Amazon – par sa présence en ligne mais aussi son enceinte connectée Echo et son assistant virtuel Alexa – entre à tel point dans notre quotidien que les promoteurs intègrent maintenant des casiers Amazon dans les nouveaux immeubles. Les consommateurs donnent à l’entreprise accès à leur domicile par un système de verrou intelligent pour permettre des livraisons en leur absence.

    « La technologie fait maintenant totalement partie de notre vie quotidienne et elle façonne des pans entiers de notre société », », affirme Marc Bousquet, directeur d’Accenture Technology en France.

    « De même que les villes se sont développées autour des ports puis du chemin de fer, et que nous avons reconstruit nos vies autour de l’électricité, le monde se repense aujourd’hui autour de l’innovation numérique et de ses acteurs. Cela implique un nouveau type de relation, reposant sur la confiance et le partage de grandes quantités d’informations personnelles. »

    Le rapport remarque que pour la première fois, les gens ne se contentent pas d’utiliser les produits et les services des entreprises, ils se font connaître d’elles spontanément en leur fournissant des informations. Un tel degré d’innovation intégrée et de confiance nécessite une relation plus profonde, basée non seulement sur les produits de l’entreprise, mais aussi sur ses objectifs et ses valeurs. Ce nouveau partenariat suppose de nouvelles responsabilités – pour les consommateurs, les partenaires et la société – et exige un engagement des dirigeants d’entreprise.

    Certaines entreprises comprennent ces nouvelles attentes de la société et cherchent à en faire une force. Elles utilisent cette intensification des interactions pour créer des partenariats avec les consommateurs, les employés, l’État et le grand public et vont au-delà de la relation commerciale.

    Tesla, par exemple, est partenaire de plusieurs Etats pour accélérer le développement d’un cadre pour le déploiement de véhicules autonomes. Quant à Siemens, en ouvrant son système d’exploitation MindSphere à l’Internet des objets, qui peut notamment être utilisé pour la fabrication d’appareils, pour des composants de réseau électrique intelligent ou des équipements de production d’énergie, il établit de nouveaux partenariats et s’insère dans les architectures de ses partenaires.

    La Vision technologique identifie cinq tendances émergentes à prendre en compte pour nouer des partenariats et réussir dans la nouvelle économie numérique :

    • L’IA citoyenne : éduquer l’IA pour qu’elle soit au service des entreprises et de la société. A mesure que l’intelligence artificielle (IA) gagne en capacités, son impact se fait davantage sentir sur nos vies. Les entreprises qui veulent utiliser l’IA doivent faire attention à son impact, et l’ « éduquer » pour qu’elle se comporte en employée responsable.
    • La réalité amplifiée : l’expérience sans la distance. Les technologies de réalité virtuelle et augmentée transforment la façon dont les gens vivent et travaillent en supprimant la distance entre les personnes, les informations et les expériences.
    • Des données infaillibles : l’importance de la confiance dans les données. En faisant des données leur moteur, les entreprises courent un nouveau risque : le risque de données inexactes ou manipulées conduisant à une vision déformée et à des décisions biaisées. Pour relever ce défi, les entreprises doivent simultanément optimiser la fidélité des données et réduire les tentatives de manipulation des données.
    • L’IT antichoc : une architecture prête pour un écosystème à grande échelle.  Les entreprises ont besoin de s’appuyer sur des partenaires technologiques pour croitre, mais leurs propres systèmes historiques ne sont pas conçus pour de tels partenariats. Pour réussir en tant qu’entreprises intelligentes connectées, elles doivent repenser leur architecture informatique.
    • L’Internet de la pensée : rendre intelligentes les architectures distribuées. Les entreprises comptent beaucoup sur les environnements intelligents exploitant la robotique, l’IA et les technologies dites « immersives », mais pour faire émerger ces nouveaux environnements elles devront renforcer leurs compétences et leur main d’œuvre, mais aussi moderniser leur infrastructure technologique.

    Depuis près de 18 ans, Accenture analyse de façon systématique le paysage de l’entreprise pour identifier les tendances émergentes dans les technologies les plus susceptibles de modifier les entreprises et les secteurs. Pour plus d’informations sur le rapport de cette année, consultez https://www.accenture.com/fr-fr/insight-technology-trends-2018 ou suivez la conversation sur Twitter avec #TechVision2018.

  • Chatbots, la mort des services support ?

    Chatbots, la mort des services support ?

    Par Patrick Séguéla, Directeur de Synapse Développement

    2017 fut une année-phare pour les chatbots. Des milliers d’agents conversationnels ont vu le jour sur la toile, et avec eux le mythe et les fantasmes que l’Intelligence Artificielle inspire.

    Inévitablement, les premiers retours se sont fait entendre, relativement mitigés, arguant d’une expérience décevante et de chatbots manquant d’intelligence.

    Nous ne le dirons jamais assez : l’intelligence des chatbots est par nature limitée, et peu d’entre eux sont réellement dotés d’Intelligence Artificielle. La plupart se contentent de suivre des scenarii rédigés à la main, et sont donc extrêmement frustrants et insatisfaisants dès lors que l’utilisateur pose une question imprévue ou hors périmètre.

    Pour limiter la déception, il convient d’accepter et d’assumer le fait que le Chatbot ne sait pas tout, ne peut pas tout, mais qu’il est performant sur le périmètre et la tâche qu’on lui a assignée. Ainsi, les chatbots qui enregistrent les meilleurs résultats sont sans équivoque les chatbots Helpdesk, pensés pour décharger les services dédiés au support interne ou au support client. Périmètre défini, utilisateurs souvent « sérieux » et moins susceptibles de tenter de piéger le bot, récurrence des questions, réponses rédigées dans la documentation… Tous les paramètres semblent en effet être regroupés pour s’assurer d’un chatbot optimal. Est-ce pour autant suffisant pour prédire la mort des services support « humains » ? Rien n’est moins sûr.

    Un agent virtuel scalable et évolutif, disponible 24h/7j

    La plus grande difficulté des centres d’appels réside dans le fait qu’ils ne peuvent répondre qu’à un nombre limité de requêtes en simultané. En effet, dans un service support, le nombre de conseillers disponibles équivaut au nombre de demandes pouvant être traitées à la fois. En comparaison, un chatbot bien conçu peut répondre à un nombre illimité d’utilisateurs. Ainsi, même si le nombre d’utilisateurs augmente, un seul agent conversationnel demeure suffisant pour les prendre en charge. Cette « scalabilité » des chatbots  est un vrai atout financier pour les entreprises en ce qu’elle se traduit par des économies croissantes à mesure de l’évolution de la société et de l’augmentation proportionnelle des demandes. Car, outre les coûts importants d’un service helpdesk « classique », c’est la surcharge de tickets qui devient vite un cauchemar pour l’entreprise…et l’utilisateur en difficulté.

    Les chatbots helpdesk présentent ainsi l’avantage de résoudre le principal défaut reproché aux services support et aux centres d’appel : leur interminable temps d’attente. Selon une étude d’Harris Interactive pour Butagaz sur les services clients, 66% des Français déclarent passer plus d’un jour par an avec les services clients, et pour 76% d’entre eux, le problème n’est résolu qu’à 50% à l’issue de la conversation. Pour 48% des interrogés, c’est la rapidité de réponse qui fait la différence lorsqu’ils sont en contact avec un service client.

    Or : qui de plus réactif qu’un chatbot ? Le chatbot, ne mange pas, ne dort pas et ne se déconcentre jamais, il est à la disposition de l’utilisateur de jour comme de nuit avec un taux de pertinence de réponses invariable.

    Dernier avantage et non des moindres : grâce aux évolutions de l’Intelligence Artificielle, les chatbots gagnent également en autonomie et en facultés d’apprentissage. Ainsi, les nouvelles technologies comme le Machine Reading permettent à ces conseillers virtuels de lire et d’indexer la documentation existante, puis de générer automatiquement l’ensemble des questions et des réponses qui formeront sa base de connaissances. Finie la saisie manuelle fastidieuse et chronophage, la documentation de l’entreprise devient source de connaissance pour ces chatbots helpdesk. Ils peuvent alors agir comme des FAQ intelligentes en autonomisant l’utilisateur dans son accès à l’information.

    Lorsqu’ils sont directement connectés au Système d’Information de l’entreprise, ils bénéficient également d’une information toujours actualisée et pertinente. Dans ce cas, les coûts de maintenance du chatbot sont également drastiquement réduits puisqu’il se met à jour tout seul, de manière automatique.

    Présentés ainsi, les chatbots helpdesk semblent être les substituts parfaits aux agents de support. Pourtant, cela serait occulter la plus-value d’une relation client humaine et d’un service helpdesk personnifié, capable d’apporter une expertise et un suivi personnalisé à chaque utilisateur.

    À une époque où l’on prête à l’Intelligence Artificielle des capacités démesurées et une puissance destructrice d’emplois, il convient de recentrer le discours sur un propos plus modéré qui replace l’IA dans un rôle utilitaire réaliste.

    Les chatbots, des assistants Helpdesk performants

    Les chatbots, aussi efficaces qu’ils puissent être avec l’avancée des technologies d’Intelligence Artificielle, ne remplaceront pas l’humain. Ils le seconderont. Ils le déchargeront des tâches les plus répétitives et lui permettront de se recentrer sur les demandes les plus complexes.

    Nous estimons que 80% des requêtes envoyées aux services helpdesk concernent les mêmes questions. Ces questions récurrentes, et toutes leurs dérivées, sont très facilement couvertes par un chatbot maîtrisant la documentation, les processus et les scenarii de résolution récurrents (perte de mot de passe par exemple).

    En ce sens, l’Intelligence Artificielle permet aux salariés des services support de se concentrer sur les requêtes restantes et d’ainsi se montrer plus réactifs et pertinents sur les problèmes spécifiques. Les chatbots helpdesk leur donneront la latitude nécessaire pour entreprendre les actions requises pour une prise en charge optimale des tickets : intervention sur le poste du collaborateur, prise en main à distance de la machine du client… En d’autres termes, ils auront plus de temps pour proposer une expérience client qualitative et personnalisée en fonction du problème.

    C’est là que l’on perçoit tout le potentiel de ces chatbots helpdesk : ils n’améliorent pas seulement les temps de traitement et les coûts de support, ils améliorent également les conditions de travail de leurs tuteurs humains. Moins stressés, moins surchargés, moins rompus surtout par la répétitivité de leur travail, les conseillers sont plus satisfaits et donc, plus efficaces, pour un meilleur service client en interne ou en externe.

    Fini les appels à la chaîne, les voix lasses donc robotisées, les serveurs vocaux horripilants ! En redonnant aux conseillers de la valeur ajoutée, du temps et des qualifications, ces robots conversationnels dédiés vont réhumaniser le service support. Un beau paradoxe qui tend à prouver que, contrairement aux menaces relayées massivement par les médias aujourd’hui, l’IA et l’Homme sont complémentaires, pas substituables.

    Les chatbots helpdesk vont donc bel et bien signer la mort des services support, mais uniquement de ceux tels que nous les connaissons aujourd’hui. La version 2.0 n’en sera que meilleure.

     

  • L’intelligence artificielle a-t-elle sa place dans mon propre business ?

    Intelligence Artificielle : aller au-delà du mythe

    Selon Amaury Martin Country Manager France, Emarsys

    Il existe aujourd’hui un certain nombre de mythes qui tournent autour de l’intelligence artificielle et de son rôle dans le domaine du marketing.

    Affirmer que l’intelligence artificielle n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce ou un simple outil d’automatisation un peu plus poussé est pour le moins incorrect voire diffamatoire pour l’industrie high tech.

    La plupart des experts s’accordent sur le fait que d’ici 2050, il est quasi certain que l’intelligence artificielle exécutera d’elle-même la grande majorité des tâches marketing de routine. Et qu’elle a déjà commencé et continuera d’augmenter le degré d’intelligence sur lequel s’appuient les marketeurs, la quantité d’informations dont ils disposent, et le niveau de personnalisation qu’ils sont capables d’offrir aux clients dans leur communication avec eux.

    En fait, le débat autour de cette nouvelle technologie – alimenté par l’incertitude, le scepticisme et même la crainte, tourne autour de quatre questions :

    • Qu’est réellement l’intelligence artificielle– et dans quelle mesure cette technologie dite intelligente peut générer des résultats tangibles en termes de business, avec des résultats supérieurs à d’autres technologies déjà connues.
    • L’intelligence artificielle va-t-elle détruire des emplois – en exécutant des tâches aussi bien voire mieux qu’un humain.
    • Faut-il un haut niveau de compétences pour utiliser l’intelligence artificielle – comment un marketeur pourra-t-il faire fonctionner et configurer un robot, une machine ou un algorithme.
    • L’intelligence artificielle a-t-il sa place dans mon propre business – est-elle adaptée à toutes les situations, en générant résultats et retour sur investissement.

    La réalité est qu’aujourd’hui la technologie basée sur l’intelligence artificielle est capable d’améliorer quasiment tous les domaines du marketing. Pour le montrer, examinons un par un les quatre questions – ou mythes – citées plus haut.

    Mythe n°1 : L’intelligence artificielle n’est qu’un slogan marketing, sans réalité ni efficacité tangible

    Certains disent que le terme ‘intelligence artificielle’ n’est qu’un leurre marketing, qui ne repose sur rien de concret.

    Le seul mot “Artificielle” renvoie à une connotation qui n’a rien de sincère ni de naturel. Il implique que quelque chose a été assemblée de toutes pièces, à partir d’éléments disparates.

    Puis vient “intelligence.” Suggérer que quelque chose d’artificiel est dans le même temps intelligente est pour le moins contradictoire.

    Comment donc réfuter un tel mythe ? Il faut commencer par donner une vraie définition.

    L’Intelligence Artificielle est, il est vrai, un terme très général, mais qui repose en fait sur l’assemblage de nombreuses capacités technologiques différentes telles que le ‘machine learning’, le ‘deep learning’, ou les réseaux neuronaux, et a plusieurs applications liées au marketing telles que la génération de langage naturel et la recommandation prédictive de contenus mais ne citer qu’eux.

    Il est également important de réaliser que l’intelligence artificielle, en tant que technologie sous-jacente, n’est pas une solution qui peut être téléchargée ou installée comme un simple logiciel.

    L’une des définitions les plus faciles à comprendre de l’intelligence artificielle a été fournie par Demis Hassabis, Co-Fondateur et CEO de Google DeepMind. Il appelle l’Intelligence Artificielle « la science de rendre les machines intelligentes. »

    Puis il faut examiner comment l’Intelligence Artificielle se manifeste déjà dans notre vie de tous les jours dans et en dehors du domaine marketing.

    La capacité de reconnaissance faciale de Facebook est un très bon exemple de l’Intelligence Artificielle en action. Elle fait gagner du temps aux utilisateurs en reconnaissant qui est dans le photo et en les incitant à « taguer » ces personnes lorsqu’ils postent une photo.

    Mythe n°2 : L’Intelligence Artificielle va détruire des emplois

    Avec l’Intelligence Artificielle, certaines – mais uniquement certaines – tâches ou fonctions marketing n’auront plus vocation à être effectuées par des humains.

    John Freshley, un Account Executive chez Emarsys, compare le rôle de l’Intelligence Artificielle dans le marketing à la façon dont un charpentier utilise un pistolet à clous pour se faciliter la vie.

    « Au fil du temps, les processus de construction des bâtiments se sont améliorés, mécanisés (et dans certains cas automatisés) avec l’introduction de différents outils modernes. Alors qu’auparavant chaque clou devait être enfoncé et mis en place avec un marteau, des pistolets à clous fournissent aujourd’hui de meilleurs résultats, plus rapidement et sur une grande échelle. Les pistolets à clous n’ont pas éliminé le fait que les clous devaient être enfoncés, mais ils ont éliminé le besoin pour le charpentier de se concentrer sur la façon de frapper le clou, avec quelle puissance et à quel endroit. C’est exactement ce que fait l’Intelligence Artificielle pour les marketeurs. »

    La clé pour contrecarrer ce mythe est de comprendre les domaines que l’Intelligence Artificielle va éventuellement mécaniser et automatiser, et de reconnaître leurs limites.

    L’Intelligence Artificielle va aider les marketeurs à gagner du temps, à gagner en efficacité et à réduire leurs tâches manuelles dans certains domaines tels que :

    • L’organisation et l’analyse des données
    • La planification des campagnes, les tâches de glisser déposer, et la segmentation des bases de données
    • L’exécution des campagnes d’emailing
    • Le balisage, l’organisation et l’attribution des contenus

    Mais l’Intelligence Artificielle ne sera jamais capable de générer une stratégie marketing, d’effectuer des tâches de création (comme celles dévolues à un rédacteur, un graphiste, etc.), de comprendre complètement l’évolution des sentiments des utilisateurs envers une marque, et de saisir les motivations liées aux émotions humaines.

    Les emplois marketing qui nécessitent un savoir-faire en création – les rédacteurs, les graphistes, les créateurs de vidéo, les responsables de la stratégie – auront toujours leur place.

    L’Intelligence Artificielle va simplement libérer tout le potentiel de ce type de compétences, en permettant à des machines d’exécuter des tâches répétitives pour l’instant prises en charge par les créatifs.

    Mythe n°3 : Utiliser l’Intelligence Artificielle nécessite des compétences spécifiques

    Un récente enquête conjointe menée par Emarsys et Forrester, Building Trust And Confidence: AI Marketing Readiness In Retail And eCommerce a montré qu’une mauvaise appréciation des compétences techniques nécessaires pour le marketing par intelligence artificielle ralentit son rythme d’adoption.

    Seuls 29% des utilisateurs finaux pensent manquer de compétences techniques nécessaires, tandis que 66% des décisionnaires dans les entreprises déclarent que leur personnel manque des compétences nécessaires pour exploiter la technologie marketing par intelligence artificielle. D’où vient cette différence ?

    Cette mauvaise appréciation est largement basée sur le sentiment que puisque l’intelligence artificielle elle-même est une technologie compliquée, qu’elle a besoin de spécialistes des données et de développeurs pour la faire fonctionner.

    L’Intelligence Artificielle (et le marketing par Intelligence Artificielle) a déjà une forte influence sur nos activités en ligne au quotidien. Dans de nombreux cas, elle permet d’automatiser de nombreuses tâches sur les portails, les médias sociaux et les sites web que nous utilisons tous les jours. Les marketeurs sur ces sites se consacrent quasi exclusivement à créer de meilleurs contenus et de meilleures expériences utilisateur.

    Avec une plate-forme marketing basée sur l’intelligence artificielle, la machine se charge de toutes les tâches répétitives, laissant les marketeurs se reconcentrer sur les aspects stratégiques. Il n’est pas nécessaire d’avoir une formation technique pour utiliser l’intelligence artificielle.

    Toutefois, bien que les compétences d’un programmeur logiciel ne soient pas un prérequis pour la mise en place de solutions d’intelligence artificielle, en réalité, un minimum de compétences techniques au sein de l’équipe marketing aidera à retirer le meilleur d’un moteur d’intelligence artificielle. Mais dans la plupart des cas, apprendre à utiliser la technologie est facile.

    La plate-forme SaaS fonctionnera d’elle-même, mais pour tirer pleinement profit de toutes ses capacités d’intelligence artificielle, il est recommandé de confier à un membre de l’équipe (spécialiste des technologies marketing, manager e-commerce, etc.) la charge de piloter les processus.

    Mythe n°4 : L’Intelligence Artificielle n’en est qu’à ses débuts et n’a pas encore sa place dans mon entreprise

    Nous n’avons encore fait qu’entamer le développement et le potentiel du marketing par intelligence artificielle.

    Mais c’est une erreur de penser que puisque l’intelligence artificielle n’en est encore qu’à ses débuts, il s’agit d’une technologie immature. Les marques qui rechignent à l’adopter en raison d’incertitudes sur son avenir manquent des opportunités que d’autres entreprises exploitent déjà et dont elles retirent un retour sur investissement.

    Toutefois, nul besoin d’investir à plein sans attendre dans la technologie. Mieux vaut tester et configurer soigneusement la solution qui correspond le mieux à vos besoins.

    Paul Roetzer, Fondateur du Marketing AI Institute identifie “5 P’s” pour le marketing par intelligence artificielle :

    • Planning, qui implique la prédiction du comportement des consommateurs, et l’allocation des ressources
    • Production, qui comprend la génération/optimisation des contenus tels que les emails et les posts sur les médias sociaux
    • Personnalisation, qui optimise la présence d’une marque en e-commerce avec des produits « recommandés pour vous » et des ‘incentives’ personnalisés au bon moment
    • Promotion, qui permet aux marques d’automatiser le ciblage et la publicité digitale cross canal
    • Performance, via la suppression de tous les travaux manuels liés au scoring des leads, à l’analyse des données et au contrôle des campagnes

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle existe dans le domaine marketing pour vous aider à faire deux choses : accroître l’efficacité des processus et créer des expériences client plus ciblées. Associez ce potentiel avec la capacité de vos marketeurs à créer la campagne parfaite, et vous êtes sur la voie du succès.

     

  • Quand 44 marketers de l’IT commentent l’actualité marketing

    Almanach marketing 2017 : 44 marketers de l’IT commentent l’actualité marketing

    81 thématiques décryptées par 44 marketers de l’IT à travers 132 actualités de l’année 2017. Tel est l’objet de l’Almanach 2017 co-créé par IT Social  et le CMIT.

    Le métier du marketing est en pleine évolution, pour ne pas dire digitalisation. Les augures promettent de remplacer le marketer par des algorithmes, des intelligences artificielles, des robots. Autant de sujets abordés dans ce Livre Blanc.

    Cet ouvrage est une référence pour comprendre les dernières tendances :

    • Les métiers traditionnels du marketing sont aujourd’hui transposés dans le digital. De nouveaux métiers se créent, à l’image des growth hackers, des producteurs de contenus, des directeurs omnicanal, ou encore des spécialistes en machine learning.
    • Les chefs de projets webmarketing et les chefs de produits sont les métiers qui ont connu les plus fortes hausses salariales cette rentrée.   Les postes en tension, pour lesquels il existe une forte demande, sont dans la data et l’omnicanal qui restent les plus rémunérateurs.
    • Quand le marketing soutient la bonne cause : écologie, droits de l’Homme, santé, économie solidaire. Toutes les causes sont bonnes pour servir les stratégies de communication des grandes marques ou des événements se revendiquant engagés.
    • Le CES 2017, grand-messe de l’électronique grand public a été l’occasion de rappeler que la révolution de l’Intelligence Artificielle est en marche.
    • Le succès du marketing de contenu n’est pas d’obtenir des prospects ou de générer du buzz. Il est avant tout d’établir une relation avec les clients. 72% d’entre eux préfèrent dépenser plus sur les expériences que sur les choses matérielles.
    • 50% des millenials estiment que les nouvelles technologies pourraient accélérer la productivité ; 39%, qu’elles encourageront la croissance économique ; 38% les voient comme une opportunité de consacrer plus de temps à des activités de création.
    • Le développement des relations avec les influenceurs (journalistes, blogueurs…) était le 1er chantier des directeurs marketing en 2017. 58% d’entre eux placent le développement de l’influence de leur société en tête de leurs priorités pour les mois à venir, aux côtés des relations presse.
    • Les 3E (événement, expérience et émotion) que l’on complète parfois de l’exclusivité, seraient devenus le triptyque gagnant des marques, la nouvelle équation du marketing.
    • 64 % des consommateurs sont plus enclins à acheter un produit en ligne après avoir visionné une vidéo.
    • Les données générées sur le Web, en particulier les réseaux sociaux, contribuent largement à alimenter le Big Data, et donc les stratégies digitales.
    • En matière de gestion de lead, le lead scoring est un outil indispensable et il a la particularité de faire travailler main dans la main les équipes commerciales et marketing.
    • Le GDPR : les marques ont jusqu’au 25 mai 2018 pour se mettre en conformité avec le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles.  Une contrainte qui pourrait se transformer en opportunité si elles intègrent une dimension éthique à leur nouvelle manière de collecter et d’utiliser les data. 

    Quelques commentaires à propos des tendances à suivre :

    « Savoir comment mesurer le ROI de sa stratégie de content marketing est une question clé. A l’heure où la création de contenu est au cœur de nos stratégies marketing, il est important de pouvoir valoriser le travail effectué et d’étudier la contribution du content marketing au sein du tunnel de conversion. C’est d’ailleurs la préoccupation principale des marketeurs selon le dernier baromètre Digimind. » Claire Arnoux (@ClaireArnoux), Corporate Marketing Director de Vade Secure, et Administratrice du CMIT (@CMITfr).

    « Le digital a changé le comportement du consommateur. En effet, la volonté d’améliorer l’expérience client et favoriser son engagement est très clairement présente aujourd’hui dans l’esprit des marketeurs, puisque 73% des entreprises interrogées déclarent essayer d’offrir une expérience client homogène en investissant dans de nouvelles fonctionnalités, plutôt que dans des campagnes ou interactions isolées. » Nora Loulidi (@NoraLoulidi), Directrice Marketing, Europe du Sud chez Oracle Marketing Cloud, et membre du CMIT (@CMITfr)


    « Un bon contenu se doit d’être désormais agnostique pour répondre avant tout aux besoins des lecteurs (prospects ou clients). Il sera un mix parfait entre les tendances du marché, la vision client et l’expertise technologique. Toutefois, la marque ne doit pas se perdre. Elle devra, pour rester cohérente, développer un contenu qui ne trahit pas sa promesse. L’économie de l’attention est le vrai sujet du content marketing. Et si l’engagement reste l’enjeu principal, il pourrait devenir un KPI majeur. La clé réside dans le fait de proposer le bon contenu, au bon format, au bon moment. » Yvanie Trouilleux (@ytrouilleux), Marketing Manager Mitel France, et membre du CMIT (@CMITfr)


    « On a souvent tendance à limiter le marketing émotionnel au monde du BtoC (le luxe, l’alimentaire, etc.). Or, je suis persuadé aujourd’hui qu’un moyen de se différencier dans le BtoB passe aussi par le marketing émotionnel, à condition de bien l’utiliser. »Etienne Maraval (@emaraval), Directeur Marketing & Communication de Lexmark France, et Vice-président du CMIT (@CMITfr)

    « Il est indéniable qu’Instagram s’est imposé au fil des années comme réseau social de référence de partage d’images et que les entreprises de tout secteur ont décou- vert les opportunités qu’il offre dans l’engagement client. En effet, plus de 90% des sociétés du Top 100 Interbrand (chiffres étude Simply Measured) ont un compte Instagram et je suis totalement d’accord avec l’auteur pour dire que n’importe quelle marque peut en tirer profit. » Jan Gabriel (@JGabriel_ITS), Directeur Alliances et Marketing d’ITS Integra, et membre du CMIT (@CMITfr)

     

    Lien sur le site CMIT :  http://cmit.fr/wp-content/uploads/2018/01/LB-CMIT-IT-Social.pdf

  • Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Le 1er février dernier, le Centquatre ouvrait ses portes pour accueillir l’édition 2018 de la Maddy Keynote. Les conférences et les workshop ont rythmé cette journée afin de nous éclairer sur le monde de demain.

    Une vision nouvelle de la mobilité pour la cité du futur 

    « J’ai 80 ans et je vais vous parler d’innovation » nous lance avec ironie Rachel Picard, directrice générale chez Voyages SNCF.

    Il est question de mobilité depuis 1938 avec les chemins de fer mais ce n’est que dans les années 1980 que nous assistons à une véritable révolution : les TGV. L’objectif principal était de réduire au maximum la distance et le temps de trajet. À l’heure où l’on parle d’une cité du futur, il est grand temps de voir plus loin.

    INNOVER : pour Rachel Picard, l’innovation dans la mobilité passe par un profond changement de méthodes. Il faut que la SNCF ait plus d’agilité et d’ouverture. Leur nouvelle mission ? Faire un nouveau TGV connecté, moins cher en temps et en argent. Pour la réaliser, la SNCF va passer par 20 experts de la SNCF et d’Alstom. Ces derniers vont travailler avec des startups mais Rachel Picard nous explique qu’elle veut changer la donne. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour eux ? C’est-à-dire que nous allons travailler avec eux en les aidant avec nos codeurs, UX, etc pour en ressortir le meilleur ».

    OSER : « Il faut écouter et aller à la rencontre de nos clients. » Maintenant grâce à OUI.sncf (anciennement Voyages-sncf), de nouveaux modèles sont proposés aux voyageurs. Rachel Picard  cible surtout les jeunes avec des forfaits illimités pour le TGV : le TGVMax. Lancé en janvier 2017, il permet de prendre le TGV n’importe quand excepté aux heures de pointe et pendant les vacances scolaires. Ce forfait a séduit plus de 4 millions de voyageurs et a permis à la SNCF de recentrer son offre de TGV auprès des jeunes.

    TRANSFORMER : la SNCF est bien décidée à opérer avec des nouvelles mobilités et des nouveaux acteurs. L’Intelligence Artificielle sera au coeur de la vie des voyageurs. Elle anticipera les trajets et fera office d’assistant personnel de mobilité, à l’instar d’un Google Home pour ne citer que lui.

    Pour terminer, Rachel Picard aborde leur projet futuriste de train à très grande vitesse avec l’Hyperloop One. « A l’avenir, nous pourrons rêver d’un Paris-Nice en 50 min »

    Mobility Grid et smart city 

    « Une smart city, c’est une ville silencieuse, saine, fluide, solidaire et sobre » nous déclare Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie de l’innovation et du développement à la RATP.

    La cité du futur selon la RATP sera une cité où le développement de la mobilité électrique sera parallèle au développement des énergies renouvelables. La technologie sera au service du bien-être des voyageurs : « il n’y a pas de smart city sans smart grid ». La smart city sera basée sur des nouvelles mobilités telles que le transport à la demande. Les voyageurs auront la possibilité de gérer leurs trajets et leurs moyens de transport : grâce au MASS, ils cocheront les données proposées en fonction de leurs envies.

    La smart city de la RATP, ce sera aussi toute une flotte de robot-taxi. Ces voitures autonomes permettront de réduire les coûts de 50% mais de nombreux tests restent à faire. Il y aura également un développement de la 3G/4G dans les métros ainsi que de tramways.

    « Et qui dit smart city ne veut pas forcément dire une réduction d’emploi. Au contraire, la RATP s’engage dans l’accompagnement et le retour à l’emploi ». Le ton est donné pour la smart city du futur.

    L’Intelligence Artificielle : le jour d’après 

    « L’objectif est de trouver des réponses à des questions données » nous rappelle Nicolas Demassieux, Senior Vice President chez Orange Labs Research. L’Intelligence Artificielle n’est plus un terme à définir, bien que plusieurs définitions lui soient attribuées. Celle que l’on retient est la reproduction de tâches cognitives humaines. Pourtant, 3 problèmes sont décelés avec l’IA. Tout d’abord il faut prendre en compte son taux d’erreur : bien qu’elle ne soit qu’à hauteur de 3%, l’Intelligence Artificielle n’est pas sans faille. De plus, il faut aborder les biais d’apprentissage : basée sur des données biaisées, l’IA ne peut avoir une analyse exacte. Par exemple dans le recrutement, un homme sera choisi plutôt qu’une femme car la domination de l’homme est dans les moeurs. Enfin, l’explicabilité est également un problème : à l’inverse de l’humain, l’IA ne peut expliquer pourquoi elle a fait tel ou tel choix, elle l’a juste assimilé. Au contraire, l’humain possède un certain recul et a conscience de ce qu’il fait, il peut donc l’expliquer.

    Et l’Intelligence Artificielle du jour d’après alors ? De nous jours, il y a beaucoup trop d’idées reçues sur cette dernière : l’anthropomorphisme qu’on lui prête peut faire peur à certains mais ce qui est essentiel, c’est de découvrir des nouveaux modes de raisonnements et d’en faire ressortir une certaine altérité. Ces espèces de clones doivent être plus humain pour qu’on leur accorde notre confiance.

    Temps fort de la MK2018 : le live session de Julian Assange 

    Le célèbre et controversé fondateur de Wikileaks : julien Assange, a accordé une session de questions-réponses inédite où aucune caméra n’était autorisée à filmer. Lors de ce live, Julian Assange a abordé des thèmes actuels : le blockchain, la cryptographie qu’il qualifie de « liberty on internet », la surveillance massive que nous subissons. Il a également évoqué les fameuses « fake news », notamment en politique. Pour terminer, il a longuement parlé de la démocratie : « La démocratie ne fait pas l’égalité, l’égalité amène les problèmes et ces problèmes sont réglés par la démocratie elle-même ». À méditer.

    Maëva Ramsahai

  • Pourquoi le rôle de l’intelligence artificielle sera d’assister l’intelligence humaine

    Pourquoi le rôle de l’intelligence artificielle d’assister l’intelligence humaine

    Par François Ajenstat, Chief Product Officer chez Tableau Software

    Parmi le flot de prédictions négatives au sujet de l’intelligence artificielle qui inonde l’actualité, il est nécessaire d’expliquer que ses effets dépendront surtout de l’usage que nous, humains, en ferons. L’IA représente une réelle chance, un outil de productivité à fort potentiel.  En prenant en charge les tâches répétitives ou chronophages, elle permettra à l’humain de se recentrer sur ses compétences propres et d’aborder son travail dans une logique « métier » au sens le plus noble du terme.

    Un usage intelligent de la complémentarité intelligence artificielle – intelligence humaine 
    En libérant les collaborateurs de certaines tâches, l’intelligence artificielle peut augmenter la productivité des collaborateurs. C’est sur ce point qu’insiste le rapport de synthèse* de l’initiative #FranceIA, lancée par le gouvernement en mars 2017. Bien qu’elle soit décriée, l’automatisation de certaines tâches s’accompagnera de la création de nouveaux postes, et induira de nouveaux modes de travail. Elle se révélera particulièrement utile dans certains domaines tels que la maintenance ou la création assistée. Ces bénéfices ne sont toutefois pas l’apanage des entreprises. Ils se feront également sentir sur le plan individuel. Libérés des nombreuses tâches ingrates et répétitives, les collaborateurs pourront endosser un rôle plus stratégique et explorer de nouvelles manières de se diversifier.
    L’intelligence artificielle va continuer de changer notre façon de travailler en nous permettant de consacrer davantage de temps à la réflexion et à la créativité, ainsi qu’aux tâches nécessitant des capacités d’analyse et de l’expérience.
    Des tâches qui ne peuvent pas être intégrées dans un algorithme.

    L’action combinée homme-machine pour une exploitation plus fine des données
    Les entreprises recherchent déjà des profils qualifiés dans l’exploitation des données.
    Même si les algorithmes exploitant le machine learning facilitent et accélèrent déjà l’accès à des données pertinentes et leur analyse, l’intelligence artificielle ne remplace pas pour autant la puissance de l’intuition humaine. L’être humain est le mieux placé pour poser des questions pertinentes en fonction d’un contexte donné et relier les réponses à des problématiques métier. L’IA est loin d’égaler les compétences humaines nécessaires à la résolution de problèmes liés au contexte de l’entreprise et à ses données. De tels enjeux ne peuvent être abordés qu’à l’aide de l’expérience du passé et de la prise en compte du contexte. Les décisions qui en découlent requièrent des capacités cognitives, une certaine intelligence émotionnelle et une ingéniosité qui ne relèvent que de l’esprit humain.
    Alors que l’IA est capable de repérer des valeurs atypiques et d’identifier des tendances dans les données, l’analyse humaine joue donc un rôle crucial dans l’obtention d’informations exploitables. Les utilisateurs doivent s’assurer que les hypothèses générées par les algorithmes soient raisonnables et déterminer les mesures à prendre en fonction des résultats obtenus.

    La complémentarité homme-machine, un facteur de progrès déjà prouvé
    Dans de nombreux domaines, la collaboration entre l’humain et l’intelligence artificielle a déjà prouvé son efficacité. En la matière, les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des télécoms atteignent d’ailleurs un niveau de maturité qui dépasse les 50%, selon le Forum Economique Mondial**.
    Dans le domaine médical, les algorithmes complexes et le machine learning ont permis aux chercheurs de mieux traiter certains phénomènes physiologiques et biologiques (mutations génétiques, formation de mélanome), et d’analyser d’énormes quantités d’informations (rapports et études cliniques, dossiers des patients,…). qui nécessiteraient, en temps normal, plusieurs vies humaines. Ces avancées, sans précédent, permettront aux praticiens de mettre en place des traitements adaptés aux caractéristiques génétiques et à l’environnement des patients, ce qui est totalement inédit.
    Toutefois, seule l’intelligence humaine peut surveiller les fonctions vitales d’un patient, ou, dans un autre registre, trouver des informations stratégiques dans une partie d’échecs et les appliquer à une problématique métier.

    Il est nécessaire de nuancer le discours autour de l’intelligence artificielle. Les entreprises ont tout intérêt à saisir les opportunités qu’elle présente. La véritable vocation de l’IA, loin d’être une intelligence de substitution, réside dans la capacité des entreprises à l’associer à la créativité et à l’ingéniosité humaines.

    *Evènement de présentation de la stratégie française en matière d’intelligence artificielle. Regarder l’évènement ici
    **Rapport de synthèse France IA, consultable ici
    *** Etude réalisée par Infosys et Vanson Bourne en janvier 2017 dans 7 pays (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Chine, Inde et Australie) intitulé « Amplifying Human Potential : Towards Purposeful Artificial Intelligence » (L’intelligence Artificielle à l’ère de la maturité : vers l’amplification du potentiel humain), à l’occasion du WEF de Davos. A consulter ici

  • Les Français prêts à accueillir un robot dans leur quotidien ?

    Les Français prêts à accueillir un robot dans leur quotidien ?

    Etude OpinionWay pour Klépierre 

    Les Français n’auront pas attendu longtemps pour voir débarquer dans leur quotidien des robots à l’image de ceux de leurs films de science-fiction préférés ou de leurs rêves les plus fous : des humanoïdes capables de conduire une voiture, faire le ménage et garder les enfants et même nous remplacer au bureau discrètement. Klépierre, qui organise une tournée nationale avec Pepper et Nao cette année, a souhaité en savoir plus sur les attentes des Français autour des robots dans leur vie de tous les jours, à domicile, au bureau, en voiture, dans les magasins, … du scepticisme à l’engouement, le grand débat est ouvert !

    LES FRANÇAIS ONT DES ATTENTES TRÈS CLAIRES EN TERMES DE LIEUX D’USAGE POUR LES ROBOTS 

    52 % des Français accepteraient volontiers la présence d’un robot dans leur environnement quotidien. C’est en priorité à leur domicile qu’ils les accueilleraient (28 %). C’est ensuite dans les endroits tels qu’un centre commercial (21 %) et un magasin (15 %) qu’ils les imaginent plus facilement.

    Seulement 8 % d’entre eux accepteraient la présence d’un robot sur leur lieu de travail et 6 % l’imaginent dans leur voiture (et pourtant les assistants d’aide à la conduite et bientôt la voiture autonome sont aujourd’hui parmi les innovations technologiques importantes).

    AU QUOTIDIEN UN ROBOT SERA PLUTÔT UTILE POUR…

    Plus de la moitié des Français (51 %) accepterait l’aide d’un robot pour les tâches ménagères. C’est un domaine où les avancées technologiques ont toujours été plébiscitées et rapidement adoptées car elles améliorent le quotidien (machine à laver, micro-ondes, robot ménager, lave-vaisselle…).

     En écho aux 21 % de Français qui trouveraient la présence d’un robot dans un centre commercial pertinente, 18 % des Français la jugeraient utile pour faire leurs courses (et même 23 % chez les 25/34 ans).

    En matière de divertissement, ce sont les jeunes de moins de 35 ans qui lui donnent une place plus importante (22 %).

    A l’inverse, pour le sport, les Français n’estiment pas en avoir besoin. Seuls 8 % d’entre eux trouveraient utile d’avoir un robot pour pratiquer une activité sportive.

    L’aide aux devoirs pour les enfants doit rester également une interaction humaine : seuls 7 % des Français imaginent qu’un robot pourrait aider les enfants à faire des exercices de maths ou corriger un devoir d’histoire.

    ET LA CONFIANCE, DANS TOUT ÇA ?

    Les Français sont 66 % à déclarer qu’ils feraient confiance à un robot pour les guider dans un espace, comme par un centre commercial ou un musée. Ils sont aussi 63 % à leur faire confiance pour porter leurs sacs quand ils font du shopping.

     Pour des conseils personnalisés, 41 % des Français feraient confiance aux conseils d’un robot en termes d’entretien physique et d’activités sportives et 23 % sur le choix d’un vêtement. Dans ce domaine, la confiance envers les robots est plus marquée chez les jeunes : 33% des moins de 35 ans feraient confiance à un robot pour les conseiller sur le choix d’un vêtement versus 13% des personnes âgées de 65 ans et plus.

    UN ROBOT, ÇA DOIT ANTICIPER !

    Les Français attendent avant tout d’un robot des facultés d’adaptation (47 %) voire d’anticipation (36 %) face à toute situation. L’anticipation est même prépondérante chez les 18-24 ans (48 %).

    Viennent ensuite, plus en retrait, les caractéristiques liées à l’expression et aux interactions attendues avec eux : les Français sont 25 % à attendre d’un robot qu’il s’exprime bien et parle un langage soutenu, 24 % à ce qu’il parle plusieurs langues, 22 % à la fois à ce qu’il soit poli et à ce qu’il soit cultivé et 21 % qu’il ait de l’humour.

    « La relation de confiance s’installe progressivement entre les Français et les robots, comme nous avons pu le constater à l’occasion du sondage réalisé très récemment avec l’institut OpinionWay. A nous de continuer à innover dans le sens des Français, d’anticiper leurs attentes et d’être avant-gardistes pour les surprendre »,conclut Elise MASUREL, directrice marketing Groupe Klépierre.

     *Sondage OpinionWay pour Klépierre réalisé les 20 et 21 décembre sur un échantillon de 1052 personnes représentatif de la population française de 18 et plus, constitué selon la méthode des quotas. Questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI.

  • #FBConnexions – Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook

    Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook 

    Mardi 23 janvier, le rendez-vous était donné pour deux jours de folie à la célèbre Station F dans le 13e arrondissement de Paris. Facebook ouvre enfin ses portes au grand public à travers Connexions, une exposition ludique et interactive. Le réseau social nous invite à voyager à travers les technologies d’aujourd’hui et de demain. Durant ces deux jours, les visiteurs avaient l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou encore la photo à 360°. Stand de réalité virtuelle

    TEMPS FORTS

    Zoom sur Ask Me Anything : L’Intelligence Artificielle et l’innovation selon Facebook . De gauche à droite : Benoit Georges, Journaliste aux Echos, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research, Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris « On ne dit pas UNE Intelligence Artificielle mais L’Intelligence Artificielle » déclare Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research. Mais qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle ? Yann LeCun nous la définit assez simplement. C’est la capacité des machines à reproduire des activités humaines. La notion d’IA apparait dans les années 50 et la définition n’a cessé d’évoluer au cours du temps. L’Intelligence Artificielle moderne se résume à deux données : le Machine Learning et le Deep Learning. Pour comprendre l’IA, Yann LeCun nous propose de visualiser le réseau de neurones humains. L’Intelligence Artificielle est une reproduction de ce réseau sous forme de neurones artificiels. Ces derniers vont alors traiter l’information reçue de manière simplifiée et ils procèdent par une succession de couches d’informations. Ce système de compréhension par une machine est similaire à l’humain à travers la reconnaissance d’images. Ainsi ce système de traitement d’informations permet de reconnaître des objets, des images médicales et même la parole. Après avoir rejoint Facebook il y a 4 ans, Yann LeCun était missionné par Mark Zuckenberg en personne du développement de l’IA. Des laboratoires de recherche ont donc ouvert et on en compte 4 dans le monde à ce jour (Paris, Londres, New-York et Toronto). Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris, nous en dit un peu plus sur le centre de recherche de Paris. L’AI Research de Paris compte environ 40 chercheurs et ingénieurs et est le plus grand des quatre centres de recherche. « L’objectif est de doubler le personnel sur les prochaines années. L’équipe se concentre surtout sur la recherche plutôt que le développement. » Pour illustrer tout cela, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, raconte l’histoire de sa start-up Virtuoz. En 2002, il lance Virtuoz basé sur les chatbots. Ces bots ont été conçus pour la SNCF, SFR ou encore Ebay pour répondre automatiquement aux mails non-traités par les centres de contacts. En 2014, Alexandre Lebrun lance une nouvelle start-up : Wit.ai, spécialisée dans la commande vocale pour les objets connectés. En 2015, Facebook rachète Wit.ai pour développer un nouveau bot : le Doctor QA. Le prototype lit des textes de type Wikipédia et on peut lui poser des questions en retour. Cependant ce système est pour l’instant limité car il ne permet pas de dialogue. Ainsi ce bot soulève la grande question que tout le monde se pose : l’IA peut-elle avoir un sens commun ? Pour Yann LeCun, « les machines ne sont pas capables de développer un sens commun à la différence des humains. Ces derniers l’ont acquis grâce à l’observation du monde qui les entourent depuis l’enfance. Ils ont donc assimilé un grand nombre d’informations comme la gravité par exemple. » Il poursuit : « Pour les machines, c’est grâce à un apprentissage par renforcement qu’elles procèdent. Elles doivent emmagasiner maintes et maintes fois l’information pour la retenir, ce qui demande énormément de temps. L’apprentissage de l’humain face aux machines est alors plus efficace. » L’IA a donc encore des progrès à faire. Maëva Ramsahai