Catégorie : Intelligence artificielle

  • 9 Conseils POST NRF pour décoller en 2018

    9 Conseils POST NRF pour décoller en 2018

    Par Reachfive et medarithmics

  • L’homme augmenté, une réalité dans le virtuel

    Comment la réalité virtuelle va nous propulser dans le futur

     Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup

    Encore balbutiante, la réalité virtuelle va bientôt arriver à maturité et nous permettra de toucher de près à d’autres innovations dont l’aboutissement est, lui, beaucoup plus éloigné dans le temps. Une façon d’éprouver virtuellement le réel de demain et d’anticiper ses impacts sur notre quotidien.

    « J’ai une réunion à New-York dans 10mn, je serai de retour dans trois heures », voilà le genre de propos que l’on pourrait bien tenir, à l’avenir. Une réalité encore très futuriste, certes, mais que le virtuel va nous amener à vivre ces prochaines années. Si, en effet, la téléportation appartient encore à l’univers de la science-fiction, aujourd’hui, une centaine de plateformes dans le monde, comme la française Improov3, distribuée par MiddleVR et conçue par CLARTE à Laval, propose déjà le concept de « présence à distance » avec des salles de réunion virtuelles.
    Pour Christophe Chartier, fondateur de VR-BNB, l’enjeu économique est simple : « En se passant des maquettes physiques et en réduisant les temps de conception, clairement, on gagne de l’agilité ! » Selon lui, cette immersion permet de mieux comprendre, mieux concevoir à plusieurs. « On rend la co-conception possible », ajoute l’entrepreneur. Concept encore plus futuriste : la première plateforme de meetings holographiques développée par la Startup franco-belge Mimesys. Pour Laurent Chrétien, directeur de Laval Virtual, « les notions de téléprésence, de téléportation virtuelle, de travail collaboratif distant, sont un des grands défis actuels de la VR avec des enjeux importants non seulement économiques mais aussi et surtout environnementaux et sociologiques. » Derrière cette forme de téléportation, ce sont les conditions de travail elles-mêmes qui pourraient être revisitées de fond en comble et avec des répercussions économiques conséquentes : immobilier et mobilier de bureaux chamboulés, une désaturation des transports en commun et un télétravail qui n’en serait plus vraiment du fait d’une expérience qui se rapprochera plus que jamais d’une présence réelle.

    L’homme augmenté, une réalité dans le virtuel

    Mais ce futur, déjà palpable, ne s’arrête pas à la seule question de la téléportation. L’intelligence artificielle, par exemple, libérée des contraintes de la robotique, prendra alors une apparence humaine bien plus rapidement que prévue. L’humanoïde de Blade Runner pourrait ainsi rejoindre rapidement notre quotidien. D’une certaine façon, la possibilité pour chacun de modifier ses caractéristiques physiques ou mentales va faire du très controversé transhumanisme une réalité… dans le virtuel. Quant à la télépathie, autre concept pour l’instant très futuriste, il sera tout à fait envisageable de discuter avec une personne tout en dialoguant avec une autre, sur un canal différent et cela de façon totalement invisible. Téléportations, ubiquité, télépathie, cerveau connecté sont autant d’évolutions que la réalité virtuelle va nous amener à vivre plus rapidement que prévu avec des conséquences qui, elles, seront bien réelles. Récemment, des chercheurs australiens démontraient que le jeu vidéo modifie la structure du cerveau. Alors, dans un univers constitué de mondes parallèles, la réalité virtuelle arrivera sans aucun doute avec son lot de conséquences physiologiques, psychologiques et sociales.

    Le virtuel, une réalité qui va rapidement s’imposer

    Reste que les casques de réalité virtuelle sont encore considérés comme de véritables curiosités. Encore inconfortables (volumineux, beaucoup de fils, besoin de capteurs externes, etc.) et dotés d’une résolution trop faible pour toucher le réel de près, la 3ème génération saura contourner tous ses écueils pour offrir une expérience immersive des plus totales et sans coutures. Alors, tout comme l’ont fait l’ordinateur personnel ou le téléphone portable devenu smartphone, ils s’imposeront dans notre vie de tous les jours au gré des évolutions technologiques qui ne cessent de s’accélérer. Plus fun, plus agréable et intuitive que les traditionnels clavier-souris, la réalité virtuelle incarne d’ores et déjà un moyen ludique d’apprendre, de travailler et de se divertir. En seulement quelques années, les 4 à 8 heures quotidiennes que nous passons déjà devant nos écrans, selon l’étude du cabinet eMarketer, pour notre vie sociale et professionnelle, vont être rapidement absorbées par la réalité virtuelle. Une fois généralisée, il est clair que nous ne pourrons plus nous en passer au risque de se couper de la société et de l’économie à l’instar de la facture numérique que nous constatons aujourd’hui sur les territoires dépourvus de connexion internet et mobile.

    Enfin, il paraît évident que de telles évolutions revêtent un enjeu macro-économique et géopolitique notoire. Cela est d’autant plus important pour l’Europe quand on sait que la bataille de l’intelligence artificielle est déjà en voie d’être remportée par la Chine suivie par les Etats-Unis. Ces deux nations capteront d’ici 2030 environ 70% des retombées économiques mondiales selon une étude récente publiée par PwC. Alors faisons du virtuel une réalité économique pour l’Europe !

  • The Next Wave of Digital Marketing is Predictive – Etude Forrester

    L’utilisation de l’intelligence artificielle parmi les principales résolutions 2018 pour 79 % des responsables marketing

    Etude Forrester pour SIZMEK 

    Les responsables marketing s’accordent à dire que leur service a besoin de l’intelligence artificielle (IA) afin d’obtenir de bons résultats en 2018 et ainsi générer une hausse significative du ROI marketing. D’après une étude du cabinet Forrester, commandée par Sizmek, la plus grande plate-forme de publicité buy-side (côté achat) indépendante, 79 % des directeurs marketing et des responsables marketing envisagent d’utiliser davantage l’IA au cours des 12 prochains mois, plaçant l’intégration de cette technologie parmi leurs principales résolutions pour 2018.

    L’étude Forrester, intitulée The Next Wave of Digital Marketing is Predictive, a permis de rassembler les opinions de plus de 500 décideurs du secteur marketing dans six pays différents,  ces derniers totalisant 1,2 milliard d’USD de dépenses marketing. Les résultats tirés de l’étude confirment que l’IA transformera en profondeur le service marketing de demain de différentes manières :

    • En aidant les professionnels du marketing à exploiter le flot de données disponibles de manière automatisée et en identifiant des insights auparavant inaccessibles ;
    • En permettant la diffusion de créas contenant des messages plus pertinents, personnalisés selon les préférences des consommateurs (86 % des sondés comptent privilégier les fonctions de personnalisation lors des 12 prochains mois) ;
    • En rendant l’achat média plus efficace en tenant compte du cycle d’achat des consommateurs, avec à la clé une hausse de la performance et du ROI.

    Cependant, tous les professionnels du marketing ne semblent pas prêts à considérer une approche publicitaire basée sur l’IA. Si 62 % des sondés indiquent avoir une vision claire de la manière dont leur service marketing pourrait déployer l’IA, 67 % précisent que leur service ne dispose ni des compétences ni de l’expertise nécessaires pour intégrer l’intelligence artificielle ou le machine learning.

    « Ces chiffres illustrent bien que l’IA n’est plus une option», commente David Gosen, Directeur général EMEA chez Sizmek. « Ceux qui réussiront en 2018 sont les annonceurs, les agences et les professionnels du marketing qui opteront pour l’IA afin d’optimiser leurs campagnes publicitaires. Toutefois, compte tenu du manque de compétences en interne et de connaissances en la matière, les entreprises devront être vigilantes dans le choix du partenaire technologique qui les accompagnera et qui leur assurera la diffusion  du bon message  au moment le plus opportun afin de délivrer des conversions. »

  • 11 Tendances Marketing et Digital pour 2018

    11 Tendances marketing et Digital pour 2018

    Par Didier Farge, Président CEO Conexance Part of Wunderman data products

    1 – L’IA qui n’en est qu’à ses débuts 

    C’est le grand mot, il est mis à toutes les sauces et servi avec tous les plats avec ou sans machine learning. C’est vrai que 2018 verra l’émergence d’utilisation de l’IA dans plusieurs domaines du marketing prédictif mais à mon sens La vraie nouveauté de l’année sera l’insertion de La data au  service de contenus  pertinents avec l’apparition  Du Concept « d’intelligence narrative » qui permet de transformer la data en Contenu créatif et engageant: voir l’entreprise « narrative  science  » et son software Quill utilisé pour rédiger des rapports financiers aujourd’hui ,des conversations demain ou encore des recommandations et des contenus adaptés à chacun

    Mais ne parlez plus des bots qui deviennent en 2018 un minimum indispensable et qui sont définitivement devenus une banalité souvent mal faits et très irritants pour le consommateur.

    2 – La recherche vocale est partout

    Elle a insidieusement pris sa place dans nos recherches en voiture , dans nos e mails , La recherche vocale via les assistants vocaux devient de plus en plus populaire. Avec 20% des requêtes sur les smartphones Android dans le monde et 25% du volume de recherches mobiles aux États-Unis, on peut vraisemblablement penser que cette dynamique ne va pas s’essouffler durant l’année 2018. L’utilisation de la recherche vocale va modifier la manière de faire une requête via les moteurs de recherche comme Google

    3 – La réalité virtuelle va prendre son essor en mobile

    Au-delà de l’industrie du jeu vidéo ou dans quelques secteurs bien particuliers comme l’immobilier, la réalité virtuelle est encore peu utilisée dans les stratégies marketing. La technologie est pourtant au point et le marketing qu’elle propose représente de larges opportunités pour les marques, notamment dans le domaine du e-commerce.

    L’expansion de la navigation sur mobile associée aux nouvelles fonctionnalités des smartphones rend cette expérience beaucoup plus accessible.

    En  2018 cette technologie va enfin démarrer :  le client pourra bénéficier d’une visibilité en 3D sur les produits qu’ils le souhaitent. Par exemple  Alibaba permet à ses clients de se promener et de faire du shopping dans des magasins virtuels. Ebay s’est également lancé dans ce domaine ainsi que Ikea. Le client a la sensation de faire du shopping dans un magasin classique sans bouger de chez lui. Il a la possibilité de visualiser en 3D l’ensemble des produits disponibles et d’obtenir conjointement toutes les informations produit . D’autres expériences étaient également proposées au récent salon #conext en octobre

    4 – Ne dites plus DMP

    Apres La vague d’on boarding des données client dans des plateformes plus ou moins connectées à l’ecosytème Digital certains annonceurs se sont dit what else?

    Utilisant a grand frais des technos ils se voient aujourd’hui incapables d’utiliser les fonctionnalités des outils pour transformer en Média leur précieuses données souvent inutiles . Alors je préfère utiliser un autre buzz Word Mais qui traduit mieux Le sens de ce qui est recherché : dites CDP. L’émergence des Customer dataplatform en 2018 sera le pivot du développement des DMP recentrées sur des fonctionnalités plus CRM que média. 2018 sera à mon sens l’année de l’optimisation de son CRM vs la course à l’audience et donc l’émergence de plateformes, de services et d’offres intégrées autour de la CDP

    5 – La data omniprésente , banalisée ,Au cœur de tous les dispositifs, devient intelligente avec le prédictif 

    la data est, comme le dit Google, une valeur cardinale de l’entreprise. Notre monde est gouverné par la data. Chaque action réalisée – « je consulte », « je clique », « j’achète », « je lis », « je donne mon avis », « je note » – implique en contrepartie une collecte et une utilisation de ces données, avec le consentement de l’internaute bien sur. D’où l’importance de prendre conscience que c’est le sens qu’on donne à ces données qui est important. Le data-driven marketing, éclairé et objectivé par les données récoltées, doit être à la fois pertinent, onboardé et transactionnel plus que démographique, c’est-à-dire davantage liée aux achats réalisés , aux comportements observés , qu’à des informations telles que l’âge ou la ville de résidence.

    Les acteurs l’ont compris et les émergences d’offres data mutualisées initiées par les publishers les médias ou même les associations tiers de confiance comme l’UDA sont pléthores , mais point de data sans l’intelligence associée

    En 2018 nous parions sur l’émergence d’initiatives data associant une offre de modélisation , d’intelligence artificielle ou d’analyse  ; exemple la plateforme Mymodel de conexance , ou de connection à d’autres univers . la data est devenue plus intelligente.

    En 2018 la  data sera associée à l’utilisation de modélisation statistique en mode service . Nous assisterons à l’émergence de plateformes ou de solutions permettant d’optimiser son CRM et ses scores en faisant appel à des logiciels en mode « sas »

    6 – Créativité et collaboratif  dans le commerce

    La créativité comme l’a rappelé jean Yves granjon au favoris du e commerce sera la valeur fondamentale du succès du commerce :

    Réinventer la fameuse expérience client et d’anticiper  en permanence son modèle comme le font les start up françaises

    Mais la créativité vient du consommateur grâce au digital et en 2018 cette creativoté collaborative verra son exploitation :

    On dit souvent que tout a changé. Ce que le digital a sans doute le plus modifié en profondeur, ce sont les rapports de force. Avant, c’était simple, il y avait 3 acteurs : le producteur, le distributeur et le consommateur. Aujourd’hui et encore plus demain, tout évolue et surtout le pouvoir du consommateur. « C’est qui le Patron ? » en est un bon exemple, le consommateur participe à l’élaboration de la production et du cahier des charges. il prend l’habitude d’être acheteur et vendeur, et chaque année plus de 16 millions de Français vendent sur Le Bon Coin !

    Le consommateur a dorénavant la possibilité d’intervenir à tous les stades et pas seulement de consommer ! Le terme consommateur devient restrictif, on emploiera le plus souvent le terme de client. » À découvrir dans le dernier Livre de Franck Rosenthal : « Donner du sens au commerce » Editions Kawa qui Sort en  janvier 2018

    7 – Et si le GDPR Était une opportunité ?

    le nouveau règlement qui entrera en vigueur en mai 2018, place la barre plus haut en matière de sécurité des données. Plutôt que de craindre ce nouveau règlement, les marques vont  l’utiliser pour renforcer leur relation client. Le principe de transparence intégré dans le RGPD offre l’opportunité de gagner la confiance des consommateurs – et de s’imposer face à la concurrence – en créant des politiques de collecte de données transparentes. L’obtention de labels , les formations , les offres feront partie d’un arsenal marketing de confiance qui pourrait transformer le règlement en opportunité

    8 – Émergence de la publicité native

    En 2018, une des principales clés de réussite de la publicité ciblée sera de se fondre dans le tableau avec des pubs natives, notamment des annonces liées aux recherches, des annonces sponsorisées, du contenu publirédactionnel ou des publicités intégrées de façon homogène. Les publicités natives de qualité fonctionnent bien, elles offrent un taux de clics quatre fois supérieur aux annonces classiques sur les appareils mobiles . La clé est ici de proposer en temps réel des expériences pertinentes et hyper-personnalisées via tous les canaux, fondées sur l’intelligence .

    9 – La personnalisation est un minimum et elle doit être omnicanal

    Même si plus de 25% des Francais utilisent un adblocker la plupart d’entre eux lorsqu’ils sont connectés apprécient les publicités ciblées . (66% sont bienveillants ou neutres) De plus les Etudes montrent que les consommateurs exposés à des campagnes cross média sont 46% plus susceptibles d’aller en ligne pour en savoir plus sur une marque et à l’acheter en magasin ( sourde kantar TGI)

    10/Le programmatique poursuit son ascension mais il doit être complémentaire

    55% de tout le display est programmatique , 20% des inventaires TV le seront aux US d’ici 2019 mais cette capacité à cibler une population de manière massive et personnalisée s’accompagne toujours pour être efficace de relais dans les autres Canaux.

    11/Le digital à disparu 

    Se digitaliser est devenu ringard

    Nous sommes tous mobiles et multicanaux l’utilisation du numérique est devenu un minimum , les marketers sont devenus des  » comportementalistes » l’année dernière et plus encore cette année est l’intégration de l’émotion dans les campagnes .Le processus d’intégration de l’émotion à même été modélisé et présenté lors du dernier salonDMA ou Alan schulman un peu musicien de jazz un peu Directeur Digital chez Deloitte a modélisé le process par lequel les créatifs intègrent les datas pour générer des créations personnalisées et optimisées par canal . Sa devise :   » Look deep inside Data » , les data sont le fuel de La créativité et combinée à l’humour et l’émotion le resultat est fabuleux voir par exemple La campagne chatbooks aux US.

     

  • IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    Ixia, filiale de Keysight et spécialiste des solutions de test, de visibilité et de sécurité des réseaux, dévoile aujourd’hui ses prédictions pour l’année à venir. Dans un univers technologique en plein bouleversement, notamment à cause de l’arrivée de nouvelles règlementations et de l’émergence de technologies jusqu’ici restées confidentielles, Ixia lève le voile sur les tendances qui feront 2018 et les enjeux qui les accompagnent.

    Du côté de la sécurité
    La voiture connectée n’est plus seulement une voiture

    IHS Markit prévoit que d’ici 2023, les ventes mondiales de voitures connectées atteindront 72,5 millions d’unités, contre 24 millions en 2015. Cela signifie que, dans un peu plus de huit ans, près de 69 % des véhicules vendus échangeront des données avec des sources externes, ce qui fera donc évoluer la voiture au sein d’un réseau avancé. En 2018, la voiture passera du statut de simple « mode de transport » à une plate-forme d’informations connectées.

    En 2018, les craintes d’attaques catastrophiques, comme la prise de contrôle total d’un véhicule, vont évoluer vers des craintes plus terre à terre à l’image de celles liées aux systèmes de péage, à l’historique de navigation et aux violations du système de surveillance des véhicules. La surveillance continue et la validation des systèmes prendront un nouveau sens en 2018 alors que les constructeurs automobiles devront faire face à ces risques croissants.

    Les risques liés à l’IoT s’installent et demeurent

    Au fur et à mesure que l’utilisation de dispositifs IoT se démocratise, le danger potentiel de les voir compromis et transformés en robots s’accroit. Ces risques croissants et l’absence généralisée de protection sur les réseaux Wi-Fi vont créer un flux constant de vulnérabilités susceptibles d’être réorganisées.

    Cette extension de la surface d’attaque crée de nouveaux risques pour les réseaux d’entreprise. Si l’on travaille à distance et sur un réseau public non protégé, c’est toute l’organisation que l’on met en danger à la fois pour ses propres données mais également en rendant son périphérique susceptible d’être la cible d’un piratage involontaire pour faire partie d’un réseau de robots.

    La protection des données devient la nouvelle urgence technologique

    Alors que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD ou GDPR) entrera en vigueur le 25 mai 2018, la panique s’installe dans les entreprises qui craignent de ne pas s’y conformer. Ainsi, l’accent mis sur la protection des données atteindra de nouveaux sommets.

    C’est une tâche complexe que de protéger les données personnelles lorsqu’un réseau est à plusieurs endroits en même temps en raison de l’adoption du cloud. L’utilisation du cloud public permet de retirer les données de son data center interne pour les mettre entre les mains de votre fournisseur d’accès. Les violations et les falsifications gouvernementales ont mis en lumière les conséquences que pouvaient avoir une approche peu concernée des données personnelles. Des années à utiliser de « mauvais » mots de passe et à utiliser gratuitement des renseignements personnels, ont engendrés une perte totale du contrôle des données. La prise de conscience de ce problème a finalement atteint un stade critique. S’il est trop tard pour empêcher aux données de sortir de l’entreprise, cette dernière doit quand même s’assurer que ceux qui les contrôlent font le nécessaire pour les garder en sécurité. 2018 sera l’année où, enfin, on fera de la protection des données une priorité.

    Le facteur humain est un risque majeur

    En matière de sécurité, les outils technologiques d’aujourd’hui ne sont pas véritablement problématiques. Les progrès réalisés au niveau des pare-feu, de la sécurité des applications Web et des solutions de protection réseau ont permis d’aller assez loin. C’est en réalité le comportement des utilisateurs qui peut faire défaut. Il subsiste une croyance selon laquelle « l’informatique s’occupera des choses » si on clique sur un mauvais lien ou si on laisse un accès ouvert à son ordinateur depuis un appareil non surveillé.

    Les cybercriminels peuvent accéder rapidement à un réseau à cause d’un manque d’attention d’un employé en matière de sécurité. L’employé aura toujours tendance à penser que la responsabilité de reconnaître et de résister aux cyberattaques repose entre les mains des équipes de sécurité du back-office. En conséquence, les violations continueront d’augmenter en 2018.

    Du côté de la visibilité
    Le Edge Computing est la cerise sur le gâteau du cloud

    Alors que l’année 2017 se termine, le cloud est devenu le modèle informatique de référence et les entreprises se rendent compte qu’elles ont besoin de meilleures solutions de sécurité et de gestion des performances. Les solutions Cloud-Wash, conçues à l’origine pour les data-centers, ne conviennent plus. Une forme moderne d’informatique décentralisée et distribuée est nécessaire pour ajouter de la valeur au cloud. On appelle ce nouveau modèle le Edge Computing.

    Le Edge computing améliore l’efficacité globale du cloud en conservant les ressources technologiques comme le calcul, le stockage et la mise en réseau, plus proches des utilisateurs. Pour mieux tirer parti des avantages du cloud sans sacrifier la vitesse et la fiabilité, on verra de plus en plus d’entreprises utiliser ce type de conception dans leurs architectures d’infrastructure. Cela va contribuer à redonner de la puissance de traitement au réseau de l’entreprise pour obtenir des résultats plus rapides, même si le cloud ne fonctionne pas.

    La 5G crée de nouveaux débouchés, de nouvelles capacités et de nouvelles entreprises

    La 5G va arriver plus vite que prévu et engendrera de grosses perturbations car elle marquera le début d’une nouvelle ère pour la connectivité. Des investissements lourds et généralisés dans la 5G ont déjà eu lieu, avec de nombreux fournisseurs et organisations qui ont déjà engagé des ressources pour tester de nouveaux équipements. Une récente étude menée par Ixia révélait que 96 % des grandes entreprises technologiques prévoyaient de tirer parti de la 5G et que 83 % annonçaient le déploiement de solutions 5G dans les 24 prochains mois.

    La transition de la 4G à la 5G va présenter de nombreuses opportunités de business au travers de plusieurs secteurs d’activité . Cela va grandement faciliter la connectivité et lancer une nouvelle vague de technologie et ainsi générer de la croissance pour de nombreuses organisations qui ne serait pas possible autrement.

    Bienvenue à nos nouveaux maîtres : Les bots !

    Jusqu’ici, on avait l’habitude d’utiliser des applications pour tout type de tâches. Du mobile au Web, il n’était en effet pas rare d’entendre « Il y a une application pour ça ! ». Désormais, Apple, Amazon, Google et Facebook font partie des entreprises qui misent sur un avenir guidé par les Bots.

    L’avantage sous-estimé de cet Bots réside dans le fait qu’ils vont simplifier la mise en réseau. Les tâches ne seront plus envoyées à des centaines d’applications différentes pour de simples micro-tâches. Au lieu de cela, tout sera envoyé à un seul Bot. Les points critiques pour la connexion externe seront plus faciles à trouver et l’informatique pourra mieux maintenir la connectivité des entreprises.

    L’infrastructure informatique publique va devenir votre métier

    Les data-centers ne sont plus au bureau et peuvent même se situer à des milliers de kilomètres. Les collaborateurs en télétravail et itinérants (commerciaux par exemple) constituent une part toujours plus importante de la main-d’œuvre. Cela signifie que les tâches quotidiennes dépendent de serveurs et de réseaux qui n’appartiennent pas à l’entreprise.

    On a pu constater les conséquences d’incidents majeurs où une panne dans un seul data-center cloud d’Amazon a entraîné la fermeture de plusieurs services en ligne comme Quora, Business Insider et certaines parties de Slack. Beaucoup d’organisations ont adopté le modèle de cloud hyperscale et seront à la merci de ces fournisseurs pour maintenir la disponibilité dont ils ont besoin. Les équipes informatiques ont besoin d’établir un contrôle accru sur leur trafic de données dans le cloud afin d’éviter toute faille dans leur sécurité et de protéger l’expérience client et la productivité des employés. Ils devront disposer d’une plus grande visibilité de leurs clouds à mesure que ceux-ci deviendront le modèle dominant de communication et de traitement.

    L’intelligence artificielle libère enfin le potentiel des logiciels

    L’intelligence artificielle (AI) est définitivement un concurrent de choix dans la course à l’expression tendance de la haute technologie ! Au-delà de la sémantique, elle a permis aux entreprises de faire de grands pas en avant dans la façon dont elles traitent les données, de leurs équipes de sécurité à leurs départements RH. L’adoption et l’innovation dans ce domaine ne vont pas ralentir de sitôt !

    Le prochain domaine où l’on verra des investissements dans l’AI est le réseau. Le développement durable, le cloud computing et la mondialisation ont rendu obsolètes les pratiques jusqu’ici utilisées par les équipes IT pour maintenir leurs réseaux. Les fournisseurs novateurs intègrent désormais le machine learning et l’AI dans leurs plates-formes réseau qui permettent d’en adapter efficacement les performances en fonction des besoins pour répondre aux exigences des services et des applications qu’il transporte. Au fur et à mesure que cette tendance va se poursuivre, les entreprises devront maintenir le même niveau de visibilité qu’elles avaient avec un réseau physique, afin de pouvoir tirer parti des possibilités offertes.

  • Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée : quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée :
    quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Par Laure Boutron, Directrice Marketing, Exact France

    La technologie s’est infiltrée jusqu’au plus petit rouage de la majorité des entreprises, alors qu’auparavant, l’informatique se limitait aux ordinateurs et aux connexions Internet. Qu’il s’agisse d’attirer des clients, d’optimiser l’expérience utilisateur  ou de développer de nouveaux business models, on peut affirmer sans exagérer que, presque toutes les entreprises aujourd’hui sont devenues des entreprises IT.

    C’est précisément pour cette raison que la technologie est devenue contraignante pour de nombreux entrepreneurs. Partout, autour de vous, vous entendez parler de nombreuses innovations. Mais comment identifier la valeur ajoutée pour vous ?

    Qu’il s’agissent de robotisation, des objets connectés, de blockchain ou de la réalité augmentée et virtuelle, vous devez savoir sur quels aspects vous focaliser, et déterminer ce qui n’est pas clé pour vos investissements.

    Voici un aperçu des technologies susceptibles d’être pertinentes pour les entrepreneurs.

    Robotisation

    De plus en plus de tâches initialement effectuées par des hommes peuvent aujourd’hui être exécutées par des robots. Les premières formes « visibles » de robotisation sont apparues dans l’industrie automobile, où les travaux de soudure ont été progressivement confiés à des robots. Aucun homme ne peut égaler leur rapidité, leur précision et leur régularité. Aujourd’hui, des robots ont également fait leur entrée, par exemple, dans l’administration financière. Selon toute probabilité, l’effet de la robotisation aura un impact majeur sur le marché du travail. Il ne s’agit pas de savoir si la robotisation va influencer notre travail – ce sera de toute façon le cas – mais bien quel sera son impact sur l’emploi. La robotisation influencera la quasi-totalité des secteurs et entreprises. La pertinence dépend surtout des processus : les robots peuvent déjà se charger de tâches simples et chronophages. Pour les tâches plus complexes ou les fonctions créatives, il faudra encore attendre un peu.

    L’IoT ou les objets connectés

    L’Internet des Objets (IdO) (en anglais « Internet of Things » – IoT) est également un phénomène technologique qui frappe l’imagination. En deux mots, l’IdO désigne les appareils toujours plus nombreux connectés à Internet. Outre lessmartwatches et les dispositifs mobiles, citons également les appareils électroménagers, les machines de production et les moyens de transport qui sont dotés de récepteurs. Le but ultime est d’en obtenir des processus plus efficaces. La logistique deviendrait également meilleure et moins coûteuse, puisque les objets peuvent indiquer où ils se trouvent dans la chaîne d’approvisionnement. Pour la maintenance préventive, des appareils indiqueront à temps qu’ils ont besoin d’un entretien. Pour les entrepreneurs, il s’agit effectivement de savoir quand il est temps de rendre votre produit « connecté » et quand réaliser une analyse de rentabilité.

    La réalité virtuelle et augmentée

    Deux possibilités s’offrent à vous si vous voulez créer un monde virtuel accessible à votre écosystème.

    Soit en construisant une représentation se superposant au monde réel, c’est la réalité augmentée. L’intérêt principal est de proposer davantage d’interactions entre le réel et le virtuel. Le jeu Pokemon Go est un exemple connu du grand public d’application intégrant la réalité augmentée.

    Soit en créant un monde totalement nouveau, c’est la réalité virtuelle. L’utilisateur est alors propulsé dans un monde créé artificiellement par ordinateur à l’aide d’un casque occultant posé sur sa tête. On pense notamment au Google Cardboard qui permet d’escalader le Mont Blanc comme si on y était. Ici aussi, de nombreux fournisseurs sont occupés à développer des produits et logiciels.

    Mais dans quelle mesure tout ceci est-il vraiment pertinent pour les entreprises ? De manière générale, il semble que pour l’instant, la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont uniquement intéressantes pour les entreprises qui veulent bâtir une expérience client optimale et novatrice.

    Blockchain

    Dernière technologie ayant rapidement gagné en popularité ces dernières années : la blockchain. On pourrait décrire la blockchain comme un système qui automatise la confiance. La première application connue utilisant l’infrastructure de la blockchain est le bitcoin, la monnaie numérique. Toutes les personnes qui possèdent ou vendent des bitcoins sont connectées à une base de données centrale. Lorsque des bitcoins sont transférés entre deux parties, la transaction est à la fois enregistrée dans les systèmes des deux intéressés et dans l’administration de toutes les personnes connectées.

    Pour autant, les possibilités offertes par la blockchain vont bien au-delà de celles offertes par le bitcoin. Née en 2009, la blockchain est un protocole de pair-à-pair (P2P) de gestion de données numériques transparent, et surtout infalsifiable et sécurisée. Cela a ouvert la voie à un éventail quasi infini d’applications. On entre dans l’ultime étape de la désintermédiation avec la possibilité de réaliser des transactions en direct, sans commission, ni intermédiaire. Si vous ne voulez pas manquer ce train, montez à bord dès aujourd’hui.

    Toutes ces technologies ont un point commun : elles dépendent de la taille du marché et de sa normalisation (standards). Ce sont les conditions sine qua non pour toutes les avancées technologiques. Ainsi, par exemple, les films HD ne sont devenus intéressants pour le grand public que lorsqu’il a été possible de les produire à grande échelle et que le secteur a sorti une norme (le BluRay).

    En tant qu’entrepreneur, mieux vaut rester prudent sur les investissements en nouvelles technologies, et éviter que votre modèle en soit totalement tributaire.

    Dans tous les cas, la technologie est un moyen, et non une fin en soi.

     

  • Tendances clés dans le Retail : Technologie et Humain, indissociables leviers de développement des enseignes

    Tendances clés dans le Retail : La technologie et l’humain, indissociables leviers de développement et de singularité des enseignes

    Par Matthieu Lacroix, Marketing & Communications Manager de Comarch, Spécialiste de l’édition et de l’intégration de services et solutions IT dans le secteur du retail, fait le point sur les axes d’évolution du secteur pour 2018.

    Impulsée par la digitalisation, le développement de l’omnicanal et les nouvelles exigences clients, le commerce et le retail ont connu une évolution profonde ces dernières années. Portée par les changements dans le comportement des acheteurs et de nouvelles possibilités en termes de ciblage et d’engagement qui offrent toujours plus de possibilités de personnalisation, la mutation est loin d’être achevée.

    Le commerce sans couture au cœur des priorités

    Si depuis plusieurs années, de nombreux retailers ont choisi de renforcer leur présence digitale, toutes les entreprises n’ont pas le même niveau de maturité et les stratégies omnicanales vont rester prioritaires pour certaines enseignes afin d’être présentes sur tous les canaux de vente. De leur côté, certains pure-players Web ont bien compris l’intérêt d’une vitrine physique pour développer leur notoriété et offrir une interaction directe aux consommateurs. Or, pendant des années, le réseau de vente physique et les réseaux digitaux ont été́ gérés de manière distincte par les entreprises (base de données, relation & support client, reporting, programme de fidélité́, etc.). Cette gestion différenciée, aujourd’hui obsolète, a laissé́ place à une stratégie omnicanale puis au commerce unifié, intégrant de manière unique tous les points de contact avec les clients.

    Cette approche unifiée du commerce est une réponse aux comportements cross-canaux des consommateurs, tels que le Click & Collect ou le Store To Home. Des comportements aujourd’hui largement plébiscités par les consommateurs qui seraient 58%[1] à se déclarer favorables à des expériences d’achat cross-canal dans des secteurs de l’électroménager ou de la hi-fi notamment.

    Indissociables, les canaux de vente physiques et digitaux doivent assurer une vraie continuité́ du parcours client, n’importe où, n’importe quand. Les canaux web et magasins physiques sont indéniablement complémentaires et il ne faut surtout pas les opposer. Aujourd’hui, le client ne veut pas comparer pour en choisir un, il veut les deux ! Il souhaite pouvoir naviguer, comparer, lire les avis d’autres clients. L’acte d’achat, lui, peut se faire en ligne ou en magasin, sans pour autant laisser présager de préférence pour un canal donné.

    Le point de vente repensé pour une expérience client unique

    Quel que soit le canal, l’expérience d’achat reste un des éléments décisifs de séduction, de fidélisation et plus largement de différenciation pour les entreprises. Elle doit procurer un certain plaisir voire, dans certains cas, susciter des émotions. Certes, le chiffre d’affaires du e-commerce ne cesse de croître[2], favorisé par une promesse d’achat rapide et facile qui séduit de nombreux consommateurs désireux de pouvoir réaliser leurs achats n’importe où, n’importe quand et depuis n’importe quel appareil. Mais la digitalisation du commerce qui pouvait laisser présager un avenir sombre pour les points de ventes physiques va continuer à pousser les enseignes à repenser totalement l’organisation et le rôle de leurs surfaces de vente. Elles sont ainsi amenées à redéfinir le champ d’intervention de leurs vendeurs, désormais plus volontiers qualifiés de « conseillers », et à intégrer dans leurs magasins des solutions digitales pour proposer un parcours client unique et personnalisé.

    Les marques l’ont bien compris, ce qui fait leur singularité et leur permet de se différencier de leurs concurrentes, ce n’est plus – uniquement – le produit mais bien l’expérience proposée aux clients. Le magasin n’est plus une simple surface de vente où une multitude de produits sont alignés et proposés en libre-service sur des rayons éclairés par des néons, il devient un lieu de vie, d’interactivité et d’échange et propose une expérience immersive au cœur de l’univers de la marque où la technologie joue un rôle prépondérant.

     Des technologies au service de l’expérience personnalisée

    Cette expérience repensée se caractérise par l’intégration d’innovations technologiques au cœur du parcours client en magasin. L’affichage d’informations pilotées par logiciels (afficheurs digitaux, vidéos d’animation, …), l’accès à des données sur les produits, les outils de géolocalisation, les mini-configurateurs (cuisine, placards, …), les bornes numériques, la RFID, les beacons, les robots, etc. sont autant de solutions déployées pour améliorer l’expérience client et les performances des distributeurs. Ces nouveaux outils numériques arrivent progressivement dans les magasins et engendrent de nouvelles pratiques. Ils offrent la possibilité de chercher librement, de choisir de façon éclairée, d’interagir, de commenter et de diminuer les temps d’attente en caisse.

    D’autre part, ces technologies permettent l’analyse et la modélisation des comportements. La relation avec les consommateurs doit être adaptée pour proposer une expérience enrichie et personnalisée. L’idée étant de proposer à chaque client LE parcours qui correspond le mieux à ses habitudes et ses préférences. Les combinaisons sont nombreuses et mixent tous les canaux et potentiellement toutes les technologies disponibles à date.

    Des innovations émergentes qui façonneront l’expérience de demain

    Réalité augmentée, hologramme, cinématique, robots : il s’agit de phénomènes émergents et très prometteurs. La réalité virtuelle est une technologie qui simule un environnement, réel ou imaginaire, et qui crée artificiellement une expérience sensorielle. La réalité augmentée permet d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans un environnement. Elle simule la superposition d’images virtuelles aux images réelles, les perceptions tactiles ou auditives. De même, les hologrammes commencent à faire leur apparition dans certains pays mais plutôt pour divertir les clients pour l’instant.

    Mais les robots ne vont pas remplacer demain les conseillers. S’ils ont fait leur apparition dans certains magasins, leur apport reste minime mais ils peuvent cependant prodiguer un premier niveau d’interaction en proposant par exemple des informations d’orientation personnalisées en fonction du profil du client avant que le conseiller ne prenne le relai.

    Le smartphone comme pilier du parcours client optimisé

    Si Internet a révolutionné le commerce, le smartphone accentue ses effets et devient la pierre angulaire du commerce connecté. Il occupe une place centrale dans la relation client et dans les pratiques d’achats. Les consommateurs y mettent toutes leurs cartes de fidélité et peuvent recevoir des m-couponing (bons de réduction dématérialisés) et même payer avec. Contrairement à ce qui s’est toujours fait, il donne la possibilité aux retailers d’interagir directement avec chaque personne car presque tout le monde en France possède un Smartphone.

    Elément central du parcours client, le paiement est resté pendant des années centré sur la carte bancaire, introduite dans les années 70 et généralisée dans les années 80 et 90. Plateforme d’intermédiation, le smartphone est sur le point de devenir le premier moyen
    de paiement. A l’horizon 2025, 70% des Français se voient ainsi régler leurs achats d’un montant inférieur à 20 euros par smartphone (1 Français sur 2 pour des montants allant jusque 100 euros).

    Les vendeurs, architectes de l’expérience omnicanale

    Mais si la technologie devient un axe de différenciation clé pour les enseignes pour sa capacité à personnaliser les ventes, la dimension humaine reste indissociable de l’expérience client. Pour avoir une expérience qui soit 100% omnicanale l’humain reste un élément déterminant dans la relation que les marques vont pouvoir créer avec les consommateurs et la technologie reste à disposition de l’humain. Si en 2017 les principales tendances tournaient autour des innovations technologiques (IA, robots, bots), en 2018 l’humain va reprendre une place essentielle au cœur de l’expérience client. Toutes les innovations vont être utilisées pour améliorer la connaissance sur les produits, sur les clients mais toujours à destination des vendeurs notamment en magasin qui vont devenir les architectes de l’expérience omnicanale.

    Au cœur de l’expérience omnicanale, le rôle du vendeur est repensé et il devient un véritable ambassadeur physique de l’enseigne pour laquelle il travaille. Les comportements cross-canaux finissent majoritairement en magasin et par conséquent passent par les vendeurs, ainsi à même de délivrer les commandes, mais pas seulement. La mise à disposition de la commande passe souvent par une étape de présentation des produits ou encore d’essayage. Certains produits restent finalement sur le côté, d’autres sont changés et de nouveaux sont ajoutés. Le vendeur joue alors pleinement son rôle de conseiller de vente pour une commande passée initialement via les canaux digitaux. Les conseillers de vente ont ainsi un rôle essentiel à jouer dans la complétude de l’expérience omnicanale par la vente de produits complémentaires en lien avec une commande. Cette continuité est nécessaire pour apporter au client la meilleure expérience possible, réellement omnicanale, prenant également en compte la fidélité et les promotions.

    Conclusion

    Les nouvelles technologies apportent de nouveaux usages chez des consommateurs toujours plus demandeurs, exigeants et volatiles. Les enseignes doivent sans cesse les reconquérir en conservant une stratégie basée sur les notions de services et de qualité. Cette stratégie repose sur leur capacité à offrir à chaque client une expérience réussie en simplifiant son parcours d’achat tout en créant chez lui plus d’émotions et de plaisir. L’offre produit n’est plus le principal facteur de satisfaction client. L’expérience proposée est toujours au cœur des priorités des retailers. Les technologies liées à cet enjeu vont avoir un impact significatif sur sa réalisation et sur la décision même de passer à l’acte d’achat. Mais pour que l’expérience soit complète, la dimension humaine reste capitale.

    [1] Etude : « Les Français et le commerce connecté », Comarch, 2016

    [2] +14,6% entre 2015 et 2016 selon les chiffres de la FEVAD

     

     

  • Des FinTech aux RegTech

    Des FinTech aux RegTech


    Par Corinne Estève Diemunsch, Directrice Marketing et Communication, Limonetik

    Saviez-vous que les RegTech (Regulatory Technology) ont vu le jour il y a déjà quelques années ? Elles suivent ces cinq dernières années l’adoption de nouveaux textes réglementaires aux Etats-Unis comme en Europe : Fiduciary Rule, Dodd-Franck Act, CAT, MiFID I et II, PSD1 et 2. Autant de cigles abstraits, que de possibilités d’exploitation pour ce nouveau marché des RegTech.

    Des solutions technologiques innovantes sont proposées aux acteurs financiers pour – au-delà du respect à moindre coût de ces réglementations, ou au contraire de l’optimisation des vides réglementaires laissés – améliorer le pilotage des risques et la gestion de l’activité financière. Attention, ne vous méprenez pas, il ne s’agit plus d’un vocable n’intéressant que les responsables juridiques ou les geeks ; près d’une société sur cinq a déjà implémenté une solution RegTech.

    La pression réglementaire soutenue incite les sociétés financières à souscrire aux services de RegTech pour standardiser leur processus de conformité.

    REGTech versus FINTech : entre réglementation et innovation technologique

    FinTech, LegalTech, RegTech… sont complémentaires et flirtent parfois les unes avec les autres. Pour faire simple, si les premières correspondent à des offres technologiques relatives à l’industrie de la finance et du paiement, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises ; par exemple en matière d’édition de contrats, de signature électronique, etc. Les RegTech ont quant à elles, pour finalité de gérer tous les aspects réglementaires financiers, du calcul des ratios à la remise des rapports financiers en passant par la conformité des modèles de risque interne et les KYC (Know your Customer). Leur vocation est d’aider les entreprises à adapter leurs outils et leurs processus aux règles juridiques et aux juridictions.

    Finance, Règlementation et Technologies s’entremêlent toujours plus étroitement ! Cette année encore Money2020 a mis à l’honneur les effets d’opportunités des nouvelles technologies, pour la croissance exponentielle des créations de RegTech. Quésako ?

    RegTech, une application de Data Analytics, ou encore mieux d’Intelligence Artificielle ?

    Quand on parle de RegTech, on peut – à tort – comprendre qu’il s’agit essentiellement d’une application de Data Analytics ou de processus agiles pour les organisations financières… Pourquoi s’y intéresser ? Après tout, il existe pléthore de solutions sur le marché ! Détrompez-vous, Mademoiselle RegTech à l’instar de sa sœur, FinTech, est une science en permanente évolution ; tout comme la réglementation à laquelle elle doit s’adapter. Il serait insensé de croire que les RegTech n’adressent d’ailleurs que le réglementaire ; elles répondent à de nouveaux défis technologiques dans le domaine du traitement des données structurées et non structurées et ouvrent de nombreux domaines d’application comme l’usage de la biométrie pour l’identification individuelle, la blockchain pour la vérification de l’identité numérique, la cryptographie pour la sécurité des données.

    Aux États-Unis et au Royaume-Uni, KPMG annonce que le secteur aurait attiré quelque 219 millions de dollars d’investissements au premier trimestre 2017, pour y développer les usages de la blockchain.

    De son côté, le Machine Learning correspond au « nec plus ultra » ces derniers temps. Les RegTech s’essaient donc aussi à l’Intelligence Artificielle. Un acteur devenu majeur dans ce secteur, Trulioo, confirme les progrès générés en matière d’enrôlement client. Notamment, pour les processus de vérification des KYC et AML (lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent). L’automatisation de l’apprentissage et de la reconnaissance des faux, couplée avec l’analyse des données non structurées, permettent d’accélérer la sélection des données pertinentes.

    Une nouvelle manière de lutter contre les fraudes à l’échelle globale

    Ne croyez pas que le boom des RegTech soit un phénomène localisé ; toutes les places financières voient arriver ces startups d’un nouveau genre. Comme pour Trulioo, les données collectées sont internationales, pour une vérification maximale et une lutte optimale. Contrairement au traitement « plume et goudron », les RegTech viennent chatouiller la voute plantaire du blanchiment d’argent telle la plume d’oie utilisée pour torturer les présumés coupables.

    L’effervescence liée à l’ouverture des marchés, à la globalisation, n’est pas innocente dans l’essor des RegTech. Elles bénéficient d’un environnement idéal mais dangereux. Plus les entreprises évoluent dans des milieux concurrentiels et légaux, plus elles doivent maîtriser leurs risques. Et ainsi mettre en place des structures flexibles leur permettant d’obtenir une vision complète de l’ensemble de leurs données, des risques auxquels elles sont exposées, et de leur marge de progression pour être en conformité. C’est là les beautés des RegTech dont le rôle est d’aider à l’identification des points de vigilance, faciliter le respect des normes et limiter les risques de pénalité. La mise en conformité est devenue stratégique et incontournable. La startup new-yorkaise 8of9 suit ce parti pris en se présentant comme une solution apportant de l’ordre dans le chaos.

    L’année dernière, le scandale des faux comptes de Wells Fargo a alimenté le débat autour du recours nécessaire aux RegTech pour les grands établissements financiers. D’autant que cette année encore, la banque n’est toujours pas capable de montrer les améliorations mises en place au Comité chargé des Banques et des Finances du Sénat américain. Cela apporte de l’eau au moulin des RegTech.

    Si leur montée en force s’explique par une large palette de services couverts, certaines vont même jusqu’à y voir des potentiels d’upsell… Pas folles, malgré le contre-exemple de Wells Fargo, nombreuses sont les directions de banques qui auraient été séduites par les beautés de la RegTech dès son apparition.

  • Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise

    Chatbots : les entreprises sont-elles prêtes à les adopter ? 

    Umanis (www.umanis.com), acteur français en Data, Digital & Business Solutions a mené une enquête auprès des entreprises présentes lors de son événement « 5 à 7 Chatbots » (réalisé avec Konverso) et en dévoile les résultats sous la forme d’une infographie.

    Si les Chatbots font beaucoup parler d’eux en 2017, au point que chaque entreprise s’interroge sur l’opportunité de faire une place à ces agents conversationnels dans leur stratégie ou leur organisation, c’est avant tout parce que plusieurs technologies complémentaires sont aujourd’hui arrivées à maturité.

    Natural Langage Processing, Intelligence Artificielle, Machine Learning, reconnaissance textuelle, vocale, voire visuelle, intégration inter-systèmes : autant de technologies qui permettent à un Chatbot d’exister et d’être performant dans les missions relationnelles qu’on lui confie, qu’il s’agisse de support client ou de processus métiers plus complexes (stock, achat, RH, Help Desk informatique…).

    Dans un environnement économique toujours plus exigeant et concurrentiel, la mission des Chatbots est d’apporter réactivité, instantanéité et qualité de services à des utilisateurs aujourd’hui ultra-connectés. De multiples start-ups et de grands acteurs historiques se sont lancés sur ce marché prometteur, mais que pensent réellement les entreprises clientes de ce phénomène encore naissant ?

    Basée sur les réponses de 132 répondants, décideurs en grandes entreprises (services innovation, informatique et marketing), cette enquête est présentée à travers une infographie qui fait ressortir des données révélatrices :

    • 38% des entreprises interrogées sont actuellement en cours de déploiement d’un Chatbot tandis que 52% y réfléchissent sérieusement, démontrant le fort intérêt pour ce nouvel outil.
    • 39% sont convaincues que les Chatbots vont révolutionner l’entreprise, alors que 25% estiment que leur entreprise n’est pas encore prête.
    • Pour 50% des entreprises, la première utilisation d’un Chatbot se situe au niveau des  Help Desk et support interne, suivie par l’aide au service client pour 35% d’entre elles.
    • Les enjeux prioritaires des entreprises pour leur adoption d’un Chatbot sont d’acquérir et fidéliser les utilisateurs par une relation personnalisée pour 78% d’entre elles, réduire les coûts pour 74%, faciliter le processus d’achat pour 68% et accompagner les utilisateurs sans contrainte 24/7 pour 66%.
    • La compréhension du langage naturel par les Chatbots est l’innovation la plus déterminante pour 28% des entreprises, tandis qu’elles sont 19% à en attendre en priorité l’analyse des questions et l’auto-apprentissage.

    Le Top 5 des applications du Machine Learning en entreprise :

    1/ Recommandation de produits / Cross Selling
    2/ Monitoring des réseaux sociaux
    3/ Détection de spams ou d’attaques malveillantes (cybersécurité)
    4/ Prédictif (fraude, défaut de paiement, maintenance, débat de clients, churn…)
    5/ Pertinence des moteurs de recherche
  • #FutureNowParis – L’Expérience Digitale de demain

    Future:Now Paris

    A quoi ressemblera l’expérience digitale demain ?

    Dans la catégorie des événements à ne pas manquer au cours des trois prochains mois, Future:Now Paris figure parmi les plus prometteurs.
    Au cœur d’un lieu immersif, L’Occitane, Voyages-sncf.com, Renault, s’apprêtent à prendre la parole sur les actions mises en œuvre pour proposer dès aujourd’hui l’expérience digitale de demain.

    Ce nouvel événement expérientiel organisé par Content Square se tiendra le 14 novembre, de 9h à 18h à l’Elyseum (Paris 8).

    Réinventer l’expérience digitale, une impérieuse nécessité

    Chatbot, immersion, réalité virtuelle : à n’en pas douter, les acteurs du Web comptent sur l’apport des nouvelles technologies pour réinventer l’expérience digitale des consommateurs passés maîtres dans l’art de l’exigence. Identifiées dans le Hype Cycle For Emerging Technologies 2017 de Gartner, les technologies les plus matures de l’Intelligence Artificielle telles que le machine et le deep learning ainsi que l’introduction de la réalité virtuelle sont déjà déployées par certaines marques. Est-ce à dire que les utilisateurs des interfaces nouvelle génération adhéreront aux usages induits par ces technologies ?

    Ces enjeux constitueront le fil rouge des discussions de Future:Now avec un objectif : bousculer les codes du marketing digital pour proposer des expériences digitales en adéquation avec les attentes des consommateurs.

    Un agenda haut en couleurs pour bousculer les codes du digital

    De nombreux acteurs du retail, du tourisme, du luxe de la banque et de l’assurance ainsi que des partenaires de l’événement tels que Capgemini, ContentSquare, Iprospect Data Consulting et Zooka, prendront la parole au cours de l’événement.

    TEMPS FORTS 

    • 9h30-10 h Orchestrer sa propre désintégration, l’art ou la nécessité de se réinventer pour continuer d’exister par Benoît Bouffart, Directeur Produits, Expérience Client et Innovation, Voyages-sncf.com
    • 10h05-10H25 Les futures expériences en ligne avec La poste par Sylvie Latour, Directrice E-commerce, groupe La Poste
    • 10h30-10h50 Les secrets de l’addictivité par Raphaël Bonstein, Head of Product & Experience, PriceMinister-Rakuten
    • 12h05-12h55 Délivrer une expérience premium

    Speakers Mathieu Bernard, Head of E-commerce, Make Up For Ever & Anne Lesueur, CDO, L’Occitane

    Après-midi

    • 14h30-14h55 L’UX et le E-commerce en 2030 par Iprospect Data Consulting
    • 15h-15h20 Une expérience best in class internationale & multimarques par AccorHotels
    • 15h50-16h10 Voyage, voyage : quand votre voyage commence en ligne par Bastien Crochet, CDO, Carrefour Voyage
    • 16h55-17h40 Digital Transfo, saison 2 : le casting de l’Agile

    Speakers

    AYAKA YANAGISAWA Head of Digital Analytics & Insights AIRFRANCE KLM

     & Stéphane Beurthe, CDO, Orange

    Retrouvez toutes les informations pratiques sur le site de Future:Now Paris www.futurenowparis.com