Catégorie : IA

  • Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée : quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée :
    quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Par Laure Boutron, Directrice Marketing, Exact France

    La technologie s’est infiltrée jusqu’au plus petit rouage de la majorité des entreprises, alors qu’auparavant, l’informatique se limitait aux ordinateurs et aux connexions Internet. Qu’il s’agisse d’attirer des clients, d’optimiser l’expérience utilisateur  ou de développer de nouveaux business models, on peut affirmer sans exagérer que, presque toutes les entreprises aujourd’hui sont devenues des entreprises IT.

    C’est précisément pour cette raison que la technologie est devenue contraignante pour de nombreux entrepreneurs. Partout, autour de vous, vous entendez parler de nombreuses innovations. Mais comment identifier la valeur ajoutée pour vous ?

    Qu’il s’agissent de robotisation, des objets connectés, de blockchain ou de la réalité augmentée et virtuelle, vous devez savoir sur quels aspects vous focaliser, et déterminer ce qui n’est pas clé pour vos investissements.

    Voici un aperçu des technologies susceptibles d’être pertinentes pour les entrepreneurs.

    Robotisation

    De plus en plus de tâches initialement effectuées par des hommes peuvent aujourd’hui être exécutées par des robots. Les premières formes « visibles » de robotisation sont apparues dans l’industrie automobile, où les travaux de soudure ont été progressivement confiés à des robots. Aucun homme ne peut égaler leur rapidité, leur précision et leur régularité. Aujourd’hui, des robots ont également fait leur entrée, par exemple, dans l’administration financière. Selon toute probabilité, l’effet de la robotisation aura un impact majeur sur le marché du travail. Il ne s’agit pas de savoir si la robotisation va influencer notre travail – ce sera de toute façon le cas – mais bien quel sera son impact sur l’emploi. La robotisation influencera la quasi-totalité des secteurs et entreprises. La pertinence dépend surtout des processus : les robots peuvent déjà se charger de tâches simples et chronophages. Pour les tâches plus complexes ou les fonctions créatives, il faudra encore attendre un peu.

    L’IoT ou les objets connectés

    L’Internet des Objets (IdO) (en anglais « Internet of Things » – IoT) est également un phénomène technologique qui frappe l’imagination. En deux mots, l’IdO désigne les appareils toujours plus nombreux connectés à Internet. Outre lessmartwatches et les dispositifs mobiles, citons également les appareils électroménagers, les machines de production et les moyens de transport qui sont dotés de récepteurs. Le but ultime est d’en obtenir des processus plus efficaces. La logistique deviendrait également meilleure et moins coûteuse, puisque les objets peuvent indiquer où ils se trouvent dans la chaîne d’approvisionnement. Pour la maintenance préventive, des appareils indiqueront à temps qu’ils ont besoin d’un entretien. Pour les entrepreneurs, il s’agit effectivement de savoir quand il est temps de rendre votre produit « connecté » et quand réaliser une analyse de rentabilité.

    La réalité virtuelle et augmentée

    Deux possibilités s’offrent à vous si vous voulez créer un monde virtuel accessible à votre écosystème.

    Soit en construisant une représentation se superposant au monde réel, c’est la réalité augmentée. L’intérêt principal est de proposer davantage d’interactions entre le réel et le virtuel. Le jeu Pokemon Go est un exemple connu du grand public d’application intégrant la réalité augmentée.

    Soit en créant un monde totalement nouveau, c’est la réalité virtuelle. L’utilisateur est alors propulsé dans un monde créé artificiellement par ordinateur à l’aide d’un casque occultant posé sur sa tête. On pense notamment au Google Cardboard qui permet d’escalader le Mont Blanc comme si on y était. Ici aussi, de nombreux fournisseurs sont occupés à développer des produits et logiciels.

    Mais dans quelle mesure tout ceci est-il vraiment pertinent pour les entreprises ? De manière générale, il semble que pour l’instant, la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont uniquement intéressantes pour les entreprises qui veulent bâtir une expérience client optimale et novatrice.

    Blockchain

    Dernière technologie ayant rapidement gagné en popularité ces dernières années : la blockchain. On pourrait décrire la blockchain comme un système qui automatise la confiance. La première application connue utilisant l’infrastructure de la blockchain est le bitcoin, la monnaie numérique. Toutes les personnes qui possèdent ou vendent des bitcoins sont connectées à une base de données centrale. Lorsque des bitcoins sont transférés entre deux parties, la transaction est à la fois enregistrée dans les systèmes des deux intéressés et dans l’administration de toutes les personnes connectées.

    Pour autant, les possibilités offertes par la blockchain vont bien au-delà de celles offertes par le bitcoin. Née en 2009, la blockchain est un protocole de pair-à-pair (P2P) de gestion de données numériques transparent, et surtout infalsifiable et sécurisée. Cela a ouvert la voie à un éventail quasi infini d’applications. On entre dans l’ultime étape de la désintermédiation avec la possibilité de réaliser des transactions en direct, sans commission, ni intermédiaire. Si vous ne voulez pas manquer ce train, montez à bord dès aujourd’hui.

    Toutes ces technologies ont un point commun : elles dépendent de la taille du marché et de sa normalisation (standards). Ce sont les conditions sine qua non pour toutes les avancées technologiques. Ainsi, par exemple, les films HD ne sont devenus intéressants pour le grand public que lorsqu’il a été possible de les produire à grande échelle et que le secteur a sorti une norme (le BluRay).

    En tant qu’entrepreneur, mieux vaut rester prudent sur les investissements en nouvelles technologies, et éviter que votre modèle en soit totalement tributaire.

    Dans tous les cas, la technologie est un moyen, et non une fin en soi.

     

  • Après le mobile-first, place à l’AI-first !

    L’intelligence artificielle optimisera bientôt l’information produit

    Par François-Emmanuel Lamellière – CEO Quable

    Les marques et les distributeurs consacrent beaucoup de temps et d’énergie à gérer le catalogue présentant les produits qu’ils ont à vendre. Répertorier, décrire, enrichir, traduire… Autant d’activités longues et fastidieuses… mais qui pourraient être largement automatisées dans un futur proche grâce à l’intelligence artificielle.

    Après le mobile-first, place à l’AI-first ! Les algorithmes d’intelligence artificielle sont partout !

    Il faut raison garder. L’intelligence artificielle actuelle, se résume à des algorithmes toujours plus avancés visant à reproduire un comportement observé. Mais ils changent déjà la donne et, même si nous sommes encore à des versions très primitives, l’intelligence artificielle optimise déjà les déplacements avec Uber. C’est aussi l’intelligence artificielle qui permet de commander un billet de train en conversant avec un chatbot… et depuis quelques semaines, Google home, permet de réaliser une liste de course chez Monoprix !

    Bref, cette technologie fait déjà partie du quotidien avec des applis ou des usages grand public désormais incontournables : la traduction automatique, en temps réel ou très légèrement différée, la reconnaissance de formes, …

    Cette révolution des usages et des pratiques via des algorithmes toujours plus sophistiqués arrive aussi dans le monde professionnel, notamment au travers des outils de l’écosystème SaaS. Ce que souligne l’étude* publiée en septembre dernier par Tata Consultancy Services : 80% des dirigeants investissent actuellement dans l’IA et presque 100% projettent d’investir d’ici 2020.

    Dans les métiers du marketing et du e-commerce impliquant le traitement de multiples informations associées aux produits (descriptif, classification, SKU, images et documents associés), des solutions intelligentes avec de vrais impacts métiers permettent d’améliorer la qualité des informations et d’accélérer leur diffusion. Par exemple, les solutions de retraitement automatique des images ne cessent de s’améliorer et apportent désormais un vrai service aux directions marketing.

    On peut aussi évoquer les tableaux de bord intelligents améliorant les workflows, avec assistance à la traduction pour se développer à l’international avec une simplicité jamais égalée…

    Et les défis restent nombreux. Par exemple, comment les marques vont-elles se référencer à l’avenir sur les assistants vocaux ? C’est une vraie question. Clairement, la solution passera par une information produit de qualité et évolutive, pour un référencement optimal.

    PIM+AI : le duo gagnant

    Dans l’optique de déployer des stratégies de contenu marketing viables et cohérentes, les marques et les distributeurs doivent être en capacité de centraliser et d’harmoniser toutes les données techniques et marketing de leur référentiel produits au sein d’une base de données unique.

    Demain, couplé au PIM, l’AI et ses corollaires que sont le language processing et le machine learning… permettront, de manière « automatique », de corriger les descriptifs produits, de les améliorer, en complétant certaines données manquantes, en proposant des visuels adaptés pour tels devices, des traductions, …

    Non seulement, ce duo intelligent fiabilisera la donnée, mais il permettra aussi d’optimiser la rédaction des fiches produits en fonction de chaque canal de vente (texte plus court sur le mobile que le web par exemple). Il pourra même, à terme, proposer automatiquement des améliorations pour ouvrir rapidement de nouveaux canaux de communication avec une extrême réactivité (places de marché, social shopping, assistants vocaux…).

    Dans un futur proche, les technologies avancées d’intelligence artificielle renforceront aussi la collaboration entre les équipes marketing et commerciales. Certains projets de mise en place de chatbot comme tiers facilitateur au sein du PIM voient déjà le jour pour aider les équipes à collaborer et réduire le time-to-market.

    On observe ainsi une vraie continuité entre les avancées permises par l’AI et les solutions qui facilitent le quotidien des professionnels (comme Google Translate). Au fond, l’AI et son écosystème sont en passe de devenir incontournables pour fiabiliser la qualité de l’information produit et sa diffusion et constitueront très prochainement un auxiliaire naturel des directions marketing dans leur environnement multicanal.

    *Etude Tata Consultancy Services « Devenir plus Intelligent : comment 13 secteurs d’activité utilisent l’intelligence artificielle », septembre 2017.

     

     

  • Tendances clés dans le Retail : Technologie et Humain, indissociables leviers de développement des enseignes

    Tendances clés dans le Retail : La technologie et l’humain, indissociables leviers de développement et de singularité des enseignes

    Par Matthieu Lacroix, Marketing & Communications Manager de Comarch, Spécialiste de l’édition et de l’intégration de services et solutions IT dans le secteur du retail, fait le point sur les axes d’évolution du secteur pour 2018.

    Impulsée par la digitalisation, le développement de l’omnicanal et les nouvelles exigences clients, le commerce et le retail ont connu une évolution profonde ces dernières années. Portée par les changements dans le comportement des acheteurs et de nouvelles possibilités en termes de ciblage et d’engagement qui offrent toujours plus de possibilités de personnalisation, la mutation est loin d’être achevée.

    Le commerce sans couture au cœur des priorités

    Si depuis plusieurs années, de nombreux retailers ont choisi de renforcer leur présence digitale, toutes les entreprises n’ont pas le même niveau de maturité et les stratégies omnicanales vont rester prioritaires pour certaines enseignes afin d’être présentes sur tous les canaux de vente. De leur côté, certains pure-players Web ont bien compris l’intérêt d’une vitrine physique pour développer leur notoriété et offrir une interaction directe aux consommateurs. Or, pendant des années, le réseau de vente physique et les réseaux digitaux ont été́ gérés de manière distincte par les entreprises (base de données, relation & support client, reporting, programme de fidélité́, etc.). Cette gestion différenciée, aujourd’hui obsolète, a laissé́ place à une stratégie omnicanale puis au commerce unifié, intégrant de manière unique tous les points de contact avec les clients.

    Cette approche unifiée du commerce est une réponse aux comportements cross-canaux des consommateurs, tels que le Click & Collect ou le Store To Home. Des comportements aujourd’hui largement plébiscités par les consommateurs qui seraient 58%[1] à se déclarer favorables à des expériences d’achat cross-canal dans des secteurs de l’électroménager ou de la hi-fi notamment.

    Indissociables, les canaux de vente physiques et digitaux doivent assurer une vraie continuité́ du parcours client, n’importe où, n’importe quand. Les canaux web et magasins physiques sont indéniablement complémentaires et il ne faut surtout pas les opposer. Aujourd’hui, le client ne veut pas comparer pour en choisir un, il veut les deux ! Il souhaite pouvoir naviguer, comparer, lire les avis d’autres clients. L’acte d’achat, lui, peut se faire en ligne ou en magasin, sans pour autant laisser présager de préférence pour un canal donné.

    Le point de vente repensé pour une expérience client unique

    Quel que soit le canal, l’expérience d’achat reste un des éléments décisifs de séduction, de fidélisation et plus largement de différenciation pour les entreprises. Elle doit procurer un certain plaisir voire, dans certains cas, susciter des émotions. Certes, le chiffre d’affaires du e-commerce ne cesse de croître[2], favorisé par une promesse d’achat rapide et facile qui séduit de nombreux consommateurs désireux de pouvoir réaliser leurs achats n’importe où, n’importe quand et depuis n’importe quel appareil. Mais la digitalisation du commerce qui pouvait laisser présager un avenir sombre pour les points de ventes physiques va continuer à pousser les enseignes à repenser totalement l’organisation et le rôle de leurs surfaces de vente. Elles sont ainsi amenées à redéfinir le champ d’intervention de leurs vendeurs, désormais plus volontiers qualifiés de « conseillers », et à intégrer dans leurs magasins des solutions digitales pour proposer un parcours client unique et personnalisé.

    Les marques l’ont bien compris, ce qui fait leur singularité et leur permet de se différencier de leurs concurrentes, ce n’est plus – uniquement – le produit mais bien l’expérience proposée aux clients. Le magasin n’est plus une simple surface de vente où une multitude de produits sont alignés et proposés en libre-service sur des rayons éclairés par des néons, il devient un lieu de vie, d’interactivité et d’échange et propose une expérience immersive au cœur de l’univers de la marque où la technologie joue un rôle prépondérant.

     Des technologies au service de l’expérience personnalisée

    Cette expérience repensée se caractérise par l’intégration d’innovations technologiques au cœur du parcours client en magasin. L’affichage d’informations pilotées par logiciels (afficheurs digitaux, vidéos d’animation, …), l’accès à des données sur les produits, les outils de géolocalisation, les mini-configurateurs (cuisine, placards, …), les bornes numériques, la RFID, les beacons, les robots, etc. sont autant de solutions déployées pour améliorer l’expérience client et les performances des distributeurs. Ces nouveaux outils numériques arrivent progressivement dans les magasins et engendrent de nouvelles pratiques. Ils offrent la possibilité de chercher librement, de choisir de façon éclairée, d’interagir, de commenter et de diminuer les temps d’attente en caisse.

    D’autre part, ces technologies permettent l’analyse et la modélisation des comportements. La relation avec les consommateurs doit être adaptée pour proposer une expérience enrichie et personnalisée. L’idée étant de proposer à chaque client LE parcours qui correspond le mieux à ses habitudes et ses préférences. Les combinaisons sont nombreuses et mixent tous les canaux et potentiellement toutes les technologies disponibles à date.

    Des innovations émergentes qui façonneront l’expérience de demain

    Réalité augmentée, hologramme, cinématique, robots : il s’agit de phénomènes émergents et très prometteurs. La réalité virtuelle est une technologie qui simule un environnement, réel ou imaginaire, et qui crée artificiellement une expérience sensorielle. La réalité augmentée permet d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans un environnement. Elle simule la superposition d’images virtuelles aux images réelles, les perceptions tactiles ou auditives. De même, les hologrammes commencent à faire leur apparition dans certains pays mais plutôt pour divertir les clients pour l’instant.

    Mais les robots ne vont pas remplacer demain les conseillers. S’ils ont fait leur apparition dans certains magasins, leur apport reste minime mais ils peuvent cependant prodiguer un premier niveau d’interaction en proposant par exemple des informations d’orientation personnalisées en fonction du profil du client avant que le conseiller ne prenne le relai.

    Le smartphone comme pilier du parcours client optimisé

    Si Internet a révolutionné le commerce, le smartphone accentue ses effets et devient la pierre angulaire du commerce connecté. Il occupe une place centrale dans la relation client et dans les pratiques d’achats. Les consommateurs y mettent toutes leurs cartes de fidélité et peuvent recevoir des m-couponing (bons de réduction dématérialisés) et même payer avec. Contrairement à ce qui s’est toujours fait, il donne la possibilité aux retailers d’interagir directement avec chaque personne car presque tout le monde en France possède un Smartphone.

    Elément central du parcours client, le paiement est resté pendant des années centré sur la carte bancaire, introduite dans les années 70 et généralisée dans les années 80 et 90. Plateforme d’intermédiation, le smartphone est sur le point de devenir le premier moyen
    de paiement. A l’horizon 2025, 70% des Français se voient ainsi régler leurs achats d’un montant inférieur à 20 euros par smartphone (1 Français sur 2 pour des montants allant jusque 100 euros).

    Les vendeurs, architectes de l’expérience omnicanale

    Mais si la technologie devient un axe de différenciation clé pour les enseignes pour sa capacité à personnaliser les ventes, la dimension humaine reste indissociable de l’expérience client. Pour avoir une expérience qui soit 100% omnicanale l’humain reste un élément déterminant dans la relation que les marques vont pouvoir créer avec les consommateurs et la technologie reste à disposition de l’humain. Si en 2017 les principales tendances tournaient autour des innovations technologiques (IA, robots, bots), en 2018 l’humain va reprendre une place essentielle au cœur de l’expérience client. Toutes les innovations vont être utilisées pour améliorer la connaissance sur les produits, sur les clients mais toujours à destination des vendeurs notamment en magasin qui vont devenir les architectes de l’expérience omnicanale.

    Au cœur de l’expérience omnicanale, le rôle du vendeur est repensé et il devient un véritable ambassadeur physique de l’enseigne pour laquelle il travaille. Les comportements cross-canaux finissent majoritairement en magasin et par conséquent passent par les vendeurs, ainsi à même de délivrer les commandes, mais pas seulement. La mise à disposition de la commande passe souvent par une étape de présentation des produits ou encore d’essayage. Certains produits restent finalement sur le côté, d’autres sont changés et de nouveaux sont ajoutés. Le vendeur joue alors pleinement son rôle de conseiller de vente pour une commande passée initialement via les canaux digitaux. Les conseillers de vente ont ainsi un rôle essentiel à jouer dans la complétude de l’expérience omnicanale par la vente de produits complémentaires en lien avec une commande. Cette continuité est nécessaire pour apporter au client la meilleure expérience possible, réellement omnicanale, prenant également en compte la fidélité et les promotions.

    Conclusion

    Les nouvelles technologies apportent de nouveaux usages chez des consommateurs toujours plus demandeurs, exigeants et volatiles. Les enseignes doivent sans cesse les reconquérir en conservant une stratégie basée sur les notions de services et de qualité. Cette stratégie repose sur leur capacité à offrir à chaque client une expérience réussie en simplifiant son parcours d’achat tout en créant chez lui plus d’émotions et de plaisir. L’offre produit n’est plus le principal facteur de satisfaction client. L’expérience proposée est toujours au cœur des priorités des retailers. Les technologies liées à cet enjeu vont avoir un impact significatif sur sa réalisation et sur la décision même de passer à l’acte d’achat. Mais pour que l’expérience soit complète, la dimension humaine reste capitale.

    [1] Etude : « Les Français et le commerce connecté », Comarch, 2016

    [2] +14,6% entre 2015 et 2016 selon les chiffres de la FEVAD

     

     

  • Des FinTech aux RegTech

    Des FinTech aux RegTech


    Par Corinne Estève Diemunsch, Directrice Marketing et Communication, Limonetik

    Saviez-vous que les RegTech (Regulatory Technology) ont vu le jour il y a déjà quelques années ? Elles suivent ces cinq dernières années l’adoption de nouveaux textes réglementaires aux Etats-Unis comme en Europe : Fiduciary Rule, Dodd-Franck Act, CAT, MiFID I et II, PSD1 et 2. Autant de cigles abstraits, que de possibilités d’exploitation pour ce nouveau marché des RegTech.

    Des solutions technologiques innovantes sont proposées aux acteurs financiers pour – au-delà du respect à moindre coût de ces réglementations, ou au contraire de l’optimisation des vides réglementaires laissés – améliorer le pilotage des risques et la gestion de l’activité financière. Attention, ne vous méprenez pas, il ne s’agit plus d’un vocable n’intéressant que les responsables juridiques ou les geeks ; près d’une société sur cinq a déjà implémenté une solution RegTech.

    La pression réglementaire soutenue incite les sociétés financières à souscrire aux services de RegTech pour standardiser leur processus de conformité.

    REGTech versus FINTech : entre réglementation et innovation technologique

    FinTech, LegalTech, RegTech… sont complémentaires et flirtent parfois les unes avec les autres. Pour faire simple, si les premières correspondent à des offres technologiques relatives à l’industrie de la finance et du paiement, les secondes ont pour objectif de fournir des outils juridiques pour alléger la charge administrative des entreprises ; par exemple en matière d’édition de contrats, de signature électronique, etc. Les RegTech ont quant à elles, pour finalité de gérer tous les aspects réglementaires financiers, du calcul des ratios à la remise des rapports financiers en passant par la conformité des modèles de risque interne et les KYC (Know your Customer). Leur vocation est d’aider les entreprises à adapter leurs outils et leurs processus aux règles juridiques et aux juridictions.

    Finance, Règlementation et Technologies s’entremêlent toujours plus étroitement ! Cette année encore Money2020 a mis à l’honneur les effets d’opportunités des nouvelles technologies, pour la croissance exponentielle des créations de RegTech. Quésako ?

    RegTech, une application de Data Analytics, ou encore mieux d’Intelligence Artificielle ?

    Quand on parle de RegTech, on peut – à tort – comprendre qu’il s’agit essentiellement d’une application de Data Analytics ou de processus agiles pour les organisations financières… Pourquoi s’y intéresser ? Après tout, il existe pléthore de solutions sur le marché ! Détrompez-vous, Mademoiselle RegTech à l’instar de sa sœur, FinTech, est une science en permanente évolution ; tout comme la réglementation à laquelle elle doit s’adapter. Il serait insensé de croire que les RegTech n’adressent d’ailleurs que le réglementaire ; elles répondent à de nouveaux défis technologiques dans le domaine du traitement des données structurées et non structurées et ouvrent de nombreux domaines d’application comme l’usage de la biométrie pour l’identification individuelle, la blockchain pour la vérification de l’identité numérique, la cryptographie pour la sécurité des données.

    Aux États-Unis et au Royaume-Uni, KPMG annonce que le secteur aurait attiré quelque 219 millions de dollars d’investissements au premier trimestre 2017, pour y développer les usages de la blockchain.

    De son côté, le Machine Learning correspond au « nec plus ultra » ces derniers temps. Les RegTech s’essaient donc aussi à l’Intelligence Artificielle. Un acteur devenu majeur dans ce secteur, Trulioo, confirme les progrès générés en matière d’enrôlement client. Notamment, pour les processus de vérification des KYC et AML (lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent). L’automatisation de l’apprentissage et de la reconnaissance des faux, couplée avec l’analyse des données non structurées, permettent d’accélérer la sélection des données pertinentes.

    Une nouvelle manière de lutter contre les fraudes à l’échelle globale

    Ne croyez pas que le boom des RegTech soit un phénomène localisé ; toutes les places financières voient arriver ces startups d’un nouveau genre. Comme pour Trulioo, les données collectées sont internationales, pour une vérification maximale et une lutte optimale. Contrairement au traitement « plume et goudron », les RegTech viennent chatouiller la voute plantaire du blanchiment d’argent telle la plume d’oie utilisée pour torturer les présumés coupables.

    L’effervescence liée à l’ouverture des marchés, à la globalisation, n’est pas innocente dans l’essor des RegTech. Elles bénéficient d’un environnement idéal mais dangereux. Plus les entreprises évoluent dans des milieux concurrentiels et légaux, plus elles doivent maîtriser leurs risques. Et ainsi mettre en place des structures flexibles leur permettant d’obtenir une vision complète de l’ensemble de leurs données, des risques auxquels elles sont exposées, et de leur marge de progression pour être en conformité. C’est là les beautés des RegTech dont le rôle est d’aider à l’identification des points de vigilance, faciliter le respect des normes et limiter les risques de pénalité. La mise en conformité est devenue stratégique et incontournable. La startup new-yorkaise 8of9 suit ce parti pris en se présentant comme une solution apportant de l’ordre dans le chaos.

    L’année dernière, le scandale des faux comptes de Wells Fargo a alimenté le débat autour du recours nécessaire aux RegTech pour les grands établissements financiers. D’autant que cette année encore, la banque n’est toujours pas capable de montrer les améliorations mises en place au Comité chargé des Banques et des Finances du Sénat américain. Cela apporte de l’eau au moulin des RegTech.

    Si leur montée en force s’explique par une large palette de services couverts, certaines vont même jusqu’à y voir des potentiels d’upsell… Pas folles, malgré le contre-exemple de Wells Fargo, nombreuses sont les directions de banques qui auraient été séduites par les beautés de la RegTech dès son apparition.

  • RGPD : l’intelligence artificielle au service de la protection des données personnelles sensibles

    Conformité RGPD : l’intelligence artificielle au service de la protection des données personnelles sensibles

    De Alain Biancardi, Vice Président Sales Expert System 

    L’ère du web relationnel a ouvert une brèche. Nous nous exposons au quotidien en divulguant nos informations personnelles au fil des clics et laissons volontairement ou involontairement des traces à partir desquelles il est possible de reconstituer tout ou partie de notre personnalité. La collecte et la circulation de volumes croissants de données est devenue difficilement contrôlable, comment protéger nos données personnelles sensibles ?

    Selon les termes du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), en mai 2018, les entreprises devront montrer qu’elles sont capables de constituer un registre référençant traitements et processus internes manipulant des données à caractère personnel, prouver que ces données leur sont utiles et les dépersonnaliser.
    Les entreprises s’engagent donc à protéger cette data qui peut être un véritable vivier de données sensibles selon les secteurs d’activités. Comment l’intelligence artificielle peut-elle devenir un levier d’identification de ces données et comment mettre en place son processus de mise en conformité ?

    La protection des données vaut avant tout pour les données sensibles

    Les données sensibles désignent des éléments renvoyant à des informations à caractère identifiant, biométrique, idéologique, de santé, comportementales, financières, … relevant des données individuelles. Une fois recueillies dans des bases de données, des liens peuvent être établis entre ces informations et l’identité de leur propriétaire : il devient alors possible que ces données strictement confidentielles soient utilisées de façon malveillante par certains individus ou certaines entreprises, sans le consentement initial de leur propriétaire.

    Selon les secteurs d’activité, certains contenus représentent de véritables viviers de données sensibles. Les secteurs B-to-C comme la banque-assurance, les télécoms ou le e-commerce sont les plus concernés par le RGPD car les départements marketing et relation client de ces sociétés analysent l’expérience et la voix du client (emails, verbatim, enquêtes), afin d’établir des profils détaillés de leurs clients leur permettant de leur proposer les services les plus adaptés à leurs besoins. Les documents touchant le domaine juridique tels que les contrats ou même les décisions de justice et les procès-verbaux regorgent également de données personnelles. On livre parfois volontairement une manne d’informations incroyable, que ce soit à des recruteurs à travers un curriculum vitae ou sur un forum médical. Enfin, et c’est peut-être le point le plus critique, les données personnelles de santé qu’on retrouve dans les dossiers patients concentrent des informations sensibles qu’on ne veut certainement pas voir piratées ou utilisées à mauvais escient.

    Le véritable enjeu de la protection des données sensibles est donc d’empêcher toute identification ou cartographie par la data de leur propriétaire.

    Processus de mise en conformité et identification des données sensibles

    Les étapes d’un projet global de mise en conformité avec la réglementation de protection des données personnelles sont les suivantes : identification et classification des données, chiffrement et masquage des données, supervision des fichiers et des données, blocage des attaques, audit et reporting de conformité.

    Dans ce processus, l’intelligence artificielle et notamment l’analyse sémantique prend en charge l’étape d’identification et de classification des données personnelles en détectant et en marquant les données sensibles à partir des contenus non structurés de l’entreprise. Les solutions d’intelligence artificielle fondées sur la sémantique permettent en effet l’identification automatique de n’importe quelle donnée personnelle (nom de personne, n° sécurité sociale, adresse, maladie, …) mais aussi de relations (distinction des rôles et des interactions entre les entités nommées).

    L’analyse sémantique permet également d’aller plus loin dans le processus de mise en conformité RGPD en opérant les phases d’anonymisation / pseudonymisation qui peuvent être une option très pertinente pour la mise en œuvre de l’étape de masquage des données.

    Constituer son équipe d’experts

    Pour que leur projet de mise en conformité avec le règlement européen sur la protection des données soit réussi et efficace, les entreprises devront s’entourer des meilleurs experts, que ce soit au niveau de l’intégration du projet, au niveau juridique ou au niveau technologique, notamment pour l’anonymisation des données personnelles.

    Ne pas se limiter aux données visibles de la personne est très important : les informations cachées dans les concepts et dans les mots peuvent également permettre d’identifier les individus. Il faut des dispositifs capables de comprendre ces données. En ce sens, l’intelligence artificielle est un outil stratégique pour un traitement des données plus rapide et plus précis et pour mieux détecter les données sensibles.

  • TESLA, UPLOADING THE FUTURE – L’analyse de FABERNOVEL

    TESLA, UPLOADING THE FUTURE

    Tous les ans depuis 2006, FABERNOVEL réalise une étude à destination de tous afin de remplir l’une de ses missions : contribuer à la lisibilité et à l’accessibilité de la révolution numérique. La réalisation de ces études qui prend en moyenne 3 mois et mobilise de 2 à 5 personnes est à la fois une occasion d’approfondir des sujets d’innovation, de prendre de la hauteur sur le numérique et de développer des frameworks de réflexion pour décrypter les recettes des succès des GAFA, licornes et géants chinois. Il s’agit d’analyser toutes les dynamiques compétitives de cette nouvelle économie, ses facteurs de performance et sa stratégie de développement. Depuis 2014, elles sont regroupées sous le nom « GAFAnomics » et font l’objet d’enseignements à Sciences Po Paris, HEC et l’ESCP, entre autres.

    En juin 2017, Donald Trump annonçait la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris. Selon le président des Etats-Unis, les engagements de la COP21 ne « respectaient pas les intérêts des Américains » alors que lui avait « été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris ». Au même moment, de nombreux responsables politiques et économiques, dont le maire de Pittsburgh, se désolidarisaient de la décision. Une personnalité en particulier décidait de démissionner du Conseil du président américain : Elon Musk, parce que « le changement climatique est quelque chose de réel ». C’est que, celui qui a consacré ces 10 dernières années à développer le transport propre en mêlant le meilleur des industries de l’énergie, de l’automobile et du software en sait quelque chose.

    Car la voiture électrique est une vieille idée, et une réalisation tout aussi ancienne. C’est au tournant des années 1900 que Nikola Tesla a inventé le moteur électrique.

    En ce début de siècle, 40% des véhicules fonctionnaient à la vapeur, 38% étaient électriques et 22% seulement étaient dotés d’un moteur thermique. Mais dès 1908, les performances du moteur à essence, les choix politiques de développement des transports individuels, les gains de productivité rendus possibles par la révolution fordiste (chaîne de production et division du travail) et les prix, accessibles, du pétrole permirent au moteur thermique de prendre la main sur le marché de l’automobile. En 1914, 99% des voitures en circulation sont des voitures à essence.

    Un siècle plus tard, l’urgence environnementale a redistribué les cartes et c’est dans la Silicon Valley, Olympe contemporaine, où les start-ups rêvent de changer le monde et de résoudre les problèmes fondamentaux, que l’on retrouve Elon Musk. Elon Musk, entrepreneur archétypal de la Silicon Valley, taillé pour un blockbuster des studios Marvel, le croit encore. Certaines de ses entreprises – PayPal, SpaceX, Hyperloop et Tesla – ambitionnent de repenser des industries structurelles : la banque, l’espace, le transport et l’énergie. Et il est en passe d’y arriver ! Voici comment.

    Pour FABERNOVEL, le succès de Tesla tient en sa capacité à évoluer au sein de 3 mondes distincts mais complémentaires : le monde des idées, le monde physique et le monde numérique.

    1. Maître du monde des idées, Tesla a développé une vision – celle d’un monde débarrassé du fléau de la pollution environnementale – soutenu par une mission ambitieuse : accélérer la transition du monde vers l’énergie renouvelable.
    2. Acteur du monde physique, Tesla s’impose comme un industriel taillé pour le XXIe siècle à la tête d’un système global. Devenu un acteur clé des secteurs automobiles et énergétiques, Tesla n’en a jamais suivi le moindre principe. Les codes d’industries réputées impénétrables sont ainsi bouleversés pour créer ce qui n’existait pas.
    3. Réelpure-player,Teslaestenquelquesannéesdevenuungéantdumonde numérique, développant des systèmes d’intelligence artificielle capables de rendre les voitures autonomes, et tirant profit de la connectivité pour créer des réseaux distribués de transport et d’énergie, infrastructures probables de notre futur commun. Tesla est avant tout un orchestrateur de réseau, à la manière des pionniers du genre : les GAFA.

    Mais comment ce jeune acteur a-t-il réussi à concilier ces trois mondes et à s’imposer en moins de 15 ans sur des marchés aussi fondamentaux que l’automobile et l’énergie ? 6 théorèmes, formulés par certains des plus grands entrepreneurs des ères industrielles et numériques, nous donnent les clés pour analyser et apprendre de cette épopée technologique.

    Théorème numéro 1 : Une vision ambitieuse est le meilleur moteur de croissance

    Si ses concurrents traditionnels du secteur automobile limitent leur réflexion et stratégie à leurs produits, voire leurs consommateurs, Tesla ose au contraire imaginer et affirmer une vision beaucoup plus vaste dans laquelle son produit – la voiture – n’est qu’une composante. Tesla est avant tout une vision, celle d’un avenir vert, fait de véhicules électriques autonomes et partagés, où chacun pourra capter l’énergie du soleil pour ses propres besoins énergétiques, libérant ainsi nos sociétés modernes de leur dépendance aux énergies fossiles. Revendicatrice, convaincue, l’entreprise se fait l’incarnation non pas d’une mission purement commerciale mais d’une véritable philosophie. Portant la perspective d’un monde meilleur, Tesla interpelle, engage, et embarque ainsi toutes ses parties prenantes : investisseurs, clients, employés, médias, « believers ». Cette vision ambitieuse est le moteur de l’aventure Tesla. C’est le catalyseur de sa croissance et sa boussole dans un monde en bouleversements perpétuels.

    Théorème numéro 2 : Le statu quo est fait pour être rompu

    Peu savent que le réchauffement climatique aurait pu être évité, ou a minima contenu, si le moteur à induction développé par Nikola Tesla au début du XXe siècle avait triomphé du moteur à combustion de Benz. Mais un entrepreneur ingénieux, Henry Ford, a défini une autre trajectoire pour le monde en créant la première voiture produite en masse : la Ford T. Si Henry Ford et sa chaîne de production ont tué le rêve de la voiture électrique, Tesla l’a ressuscité.

    Mécanique, technologie, infrastructures, consommateurs, … tout allait à l’encontre du projet Tesla. Insurmontables, ces défis ont pourtant été relevés, un par un. En décomposant le problème en autant de petits challenges, Elon Musk et son équipe ont pu repousser progressivement chacune de ces limites. Comment ? En appliquant les méthodes des start-ups et par opportunisme : tandis que les batteries de voitures étaient réputées trop chères, Tesla a utilisé les mêmes batteries que celles de nos ordinateurs, pour inventer une batterie automobile à bas coût. Le tout étant adapté sur le châssis d’un autre fabricant. Une voiture électrique plus rapide et performante que les meilleures voitures de sport à essence ? Soi-disant impossible jusqu’au Tesla Roadster. Le statu quo est fait pour être rompu.

    Théorème numéro 3 : L’intégration est la clé de la perfection

    Un des éléments principaux de la vision de Tesla est la création d’un véhicule électrique accessible au marché de masse. Pour atteindre le niveau de qualité requis et un coût de revient suffisamment bas, Tesla intègre et réinvente progressivement l’ensemble de la chaîne de valeur, en opposition totale avec la dynamique des 50 dernières années qui a consacré l’externalisation comme une stratégie gagnante : Tesla construit entre autres la plus grande usine de batteries au monde et repense la chaîne de production grâce à la puissance du logiciel et de l’automatisation.

    En rapprochant ses fournisseurs et en les intégrant, Tesla se donne les moyens d’optimiser considérablement son cycle d’innovation tout en gagnant

    progressivement en compétences pour maîtriser véritablement l’ensemble de la chaîne de production de ses produits. A la manière de Ford avec sa mythique usine River Rouge, Tesla se donne les moyens, non pas d’assembler un objet standardisé, mais de construire quelque chose de fondamentalement nouveau.

    Théorème numéro 4 : Il n’y a pas de marché, seulement des clients

    Tesla bouscule le marché du retail automobile avec de nouveaux codes : un modèle de vente directe sans intermédiaire ainsi qu’un service de maintenance et d’assurance porté par l’entreprise. Tesla développe également ses propres infrastructures pour répondre à un point de friction majeur : pour permettre à ses clients de parcourir de longues distances, il manque un réseau de chargeurs sur l’ensemble du territoire. La meilleure solution ? Le faire soi-même. Ce sont les Superchargers.

    Enfin, en plus de ses véhicules, Tesla propose à ses clients des produits destinés à la conversion et au stockage d’énergie solaire, leur permettant ainsi de réduire leur dépendance au réseau énergétique traditionnel et plaçant Tesla dans une quasi- position de service public.

    Tesla a construit un réel système industriel qui s’affranchit des barrières entre marchés, pour garantir l’expérience de ses utilisateurs et l’intégrité de sa vision.

    Théorème numéro 5 : Le logiciel dévore le monde

    Le logiciel est devenu une composante fondamentale de notre monde et Tesla l’a intégré à ses produits dès les premiers instants.

    Ses voitures sont construites autour d’un seul et même cœur, l’OS (système d’exploitation), rendant ainsi possible de multiples innovations, encore prospectives pour de nombreux industriels. D’abord, alors qu’une voiture classique se dégrade après sa sortie de l’usine, les Tesla peuvent être mises à jour, à la manière de nos smartphones, permettant une amélioration continue de leurs fonctionnalités et de leurs performances. Ensuite, l’utilisation des produits Tesla (automobiles ou énergétiques) peut être suivie à distance, permettant d’effectuer des opérations de maintenance prédictive pour prévenir une panne plutôt que d’y remédier à posteriori. Enfin, et c’est sûrement l’innovation la plus structurante, les véhicules produits par Tesla sont en passe de devenir autonomes, promettant ainsi de redéfinir des industries comme la logistique, le transport de personnes, le retail ou même les médias (on estime que les voitures autonomes libéreront 12,2j/an d’attention par conducteur).

    Théorème numéro 6 : Les réseaux sont les nouveaux actifs

    Comme nous l’expliquions déjà dans GAFAnomics Saison 2, les pure players du numérique sont des réseaux, structures ultra-performantes qui redéfinissent les mécaniques de création de valeur et laissent beaucoup d’acteurs traditionnels

    impuissants. Tesla est aussi en train de créer un réseau. Un réseau de transport d’abord qui permettra, à la manière d’Uber, à des tiers d’accéder à des voitures autonomes Tesla mises à disposition par leurs propriétaires, changeant par la même occasion le modèle économique de Tesla de la vente vers la mise en relation. Un réseau énergétique ensuite, une « smart grid » qui permettra une gestion en temps réel de la production et de la consommation d’énergie solaire, et des échanges en P2P. Et c’est là le réel projet de Tesla : la construction d’un réseau planétaire de transport et d’énergie permettant une transition radicale vers les énergies renouvelables.

    Personne ne sait si le futur de ces industries sera dominé par Tesla, mais sa vision et son exécution ont déjà impulsé une transformation radicale à travers de multiples marchés et définit un standard pour les années à venir, poussant, entre autres, les constructeurs automobiles à électrifier leur flotte, à développer des voitures autonomes, et à investir dans des industries adjacentes à la leur.

    L’étude complète est ici 

  • #Etude Infosys et Efma : « L’Innovation dans la banque de détail »

    « L’Innovation dans la banque de détail »

    Plus de 50% des banques de détail espèrent que leurs investissements dans le digital porteront leurs fruits d’ici 2020

    Infosys Finacle, entité d’Edge Verve Systems, filiale d’Infosys et l’Efma, une organisation internationale à but non lucratif, annoncent les résultats de la 9ème édition de leur baromètre annuel : « L’Innovation dans la banque de détail ». L’étude révèle, qu’en 2018, les investissements technologiques se feront autour de domaines dits d’actualité tels que la sécurité informatique, les analyses avancées, et les API dans l’Open Banking, au détriment des domaines dits d’avenir comme l’intelligence artificielle conversationnelle, l’automatisation robotique des processus, l’internet des objets ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Cependant, 70% des entreprises ont prévu de soutenir une solution d’intelligence artificielle conversationnelle, avec près de 25% d’entre elles ayant déjà investi dans l’intelligence artificielle.

    D’après le rapport, les banques de détail continuent à pousser l’innovation dans tous les domaines fonctionnels, avec en priorité la digitalisation et l’optimisation de l’expérience client (respectivement 79% et 78%). D’autres secteurs ont vu les dépenses en termes d’innovation augmenter : les produits (67%), l’amélioration des processus (64%) et le marketing (57%).

    L’étude, à laquelle plus de 300 banques ont participé, a révélé que les banques de détail considèrent les entreprises technologiques, les banques concurrentes et les start-ups de la fintech comme les plus grandes menaces pour leur croissance. Comme en 2016, les impacts les plus importants de la transformation sont attendus dans les domaines des paiements et des portefeuilles mobiles.

    Les autres points clés de l’étude :

    • Les trois principaux défis en matière d’innovation comprennent l’intégration de systèmes, la technologie historique ainsi que les temps et coûts nécessaires pour passer du concept à la réalité,
    • Les banques de petite et moyenne tailles sont à la traîne à pratiquement tous les niveaux en termes d’innovation, reflétant à la fois une incapacité à investir, les conséquences de l’existence de priorités concurrentes, la nécessité de se concentrer sur la réduction des coûts et de répondre aux exigences de conformité,
    • En termes d’innovation, plus de 50% des répondants s’attendent à voir un retour sur investissement mesurable d’ici 1 à 3 ans ; plus de 30% s’attendent à voir des résultats en moins d’un an,
    • Seuls 10% des répondants ont une solution d’automatisation de processus robotisée,
    • On note une grande diversité de maturité des entreprises quant à leur capacité à tirer parti des données :

    – Près de 37% des banques estiment pouvoir fournir uniquement des analyses descriptives,basées sur l’historique,

    – Près de 20% des banques (généralement des entreprises plus importantes) déclarent disposer de solides capacités d’analyse prédictive et peuvent aider leurs clients à comprendre ce qu’il va se passer,

    – Fait intéressant, seules 15% des banques sont en mesure de fournir des conseils ou des capacités prescriptives par rapport à ce que le client pourrait faire à l’avenir, compte tenu des données connues,

    • L’acquisition des bonnes compétences et expertises dans les domaines d’innovation tels que l’IA, la blockchain et la banque digitale représente une préoccupation majeure du secteur.

     

     

  • #FutureNowParis – L’Expérience Digitale de demain

    Future:Now Paris

    A quoi ressemblera l’expérience digitale demain ?

    Dans la catégorie des événements à ne pas manquer au cours des trois prochains mois, Future:Now Paris figure parmi les plus prometteurs.
    Au cœur d’un lieu immersif, L’Occitane, Voyages-sncf.com, Renault, s’apprêtent à prendre la parole sur les actions mises en œuvre pour proposer dès aujourd’hui l’expérience digitale de demain.

    Ce nouvel événement expérientiel organisé par Content Square se tiendra le 14 novembre, de 9h à 18h à l’Elyseum (Paris 8).

    Réinventer l’expérience digitale, une impérieuse nécessité

    Chatbot, immersion, réalité virtuelle : à n’en pas douter, les acteurs du Web comptent sur l’apport des nouvelles technologies pour réinventer l’expérience digitale des consommateurs passés maîtres dans l’art de l’exigence. Identifiées dans le Hype Cycle For Emerging Technologies 2017 de Gartner, les technologies les plus matures de l’Intelligence Artificielle telles que le machine et le deep learning ainsi que l’introduction de la réalité virtuelle sont déjà déployées par certaines marques. Est-ce à dire que les utilisateurs des interfaces nouvelle génération adhéreront aux usages induits par ces technologies ?

    Ces enjeux constitueront le fil rouge des discussions de Future:Now avec un objectif : bousculer les codes du marketing digital pour proposer des expériences digitales en adéquation avec les attentes des consommateurs.

    Un agenda haut en couleurs pour bousculer les codes du digital

    De nombreux acteurs du retail, du tourisme, du luxe de la banque et de l’assurance ainsi que des partenaires de l’événement tels que Capgemini, ContentSquare, Iprospect Data Consulting et Zooka, prendront la parole au cours de l’événement.

    TEMPS FORTS 

    • 9h30-10 h Orchestrer sa propre désintégration, l’art ou la nécessité de se réinventer pour continuer d’exister par Benoît Bouffart, Directeur Produits, Expérience Client et Innovation, Voyages-sncf.com
    • 10h05-10H25 Les futures expériences en ligne avec La poste par Sylvie Latour, Directrice E-commerce, groupe La Poste
    • 10h30-10h50 Les secrets de l’addictivité par Raphaël Bonstein, Head of Product & Experience, PriceMinister-Rakuten
    • 12h05-12h55 Délivrer une expérience premium

    Speakers Mathieu Bernard, Head of E-commerce, Make Up For Ever & Anne Lesueur, CDO, L’Occitane

    Après-midi

    • 14h30-14h55 L’UX et le E-commerce en 2030 par Iprospect Data Consulting
    • 15h-15h20 Une expérience best in class internationale & multimarques par AccorHotels
    • 15h50-16h10 Voyage, voyage : quand votre voyage commence en ligne par Bastien Crochet, CDO, Carrefour Voyage
    • 16h55-17h40 Digital Transfo, saison 2 : le casting de l’Agile

    Speakers

    AYAKA YANAGISAWA Head of Digital Analytics & Insights AIRFRANCE KLM

     & Stéphane Beurthe, CDO, Orange

    Retrouvez toutes les informations pratiques sur le site de Future:Now Paris www.futurenowparis.com

     

     

     

  • Intelligence artificielle, Data Driven, Strategies d’influence…RDV à Cannes #CRMMmeetings

    Intelligence artificielle, Data Driven, Strategies d’influence…RDV à Cannes #CRMMmeetings

    Le 8 novembre prochain à Cannes débutera la nouvelle édition des Customer Relationship & Marketing Meetings 2017 organisée par le groupe WeYou. Cette manifestation qui dure deux journées est dédiée aux professionnels de la relation et de la connaissance client, des études et du marketing digital. Elle a pour objectif de favoriser les rencontres professionnelles entre Top Décideurs (annonceurs et dirigeants) et Exposants par le biais de rendez-vous pré-organisés et qualifiés en amont de l’événement dans un lieu d’exception (le palais des festivals de Cannes).

    A ces rendez-vous d’affaires s’ajoute une série de conférences thématiques que j’aurai le plaisir de co-animer avec Thierry Spencer, auteur du blog Le sens du client .
    Le programme de cette année comporte trois thématiques  : l’Intelligence artificielle, le Data-driven au cœur des grandes mutations et les Stratégies d’influence sociale et digitale, nouveaux usages et bonnes pratiques.

    TEMPS FORTS

    Intelligence Artificielle : comment construire une expérience client renouvelée ?
    Mercredi 8 novembre 9h00-10h30

    Les marques se doivent de comprendre les attentes individuelles des consommateurs et d’orchestrer des milliers de contenus personnalisés pour proposer une expérience client pertinente. Pour construire cette expérience, l’Intelligence artificielle enrichit et bouleverse le marketing et la relation client.
    Comment exploiter la data efficacement avec des algorithmes pour déceler les motivations de conversion des consommateurs ? Comment produire de nombreux contenus et messages totalement personnalisés en s’appuyant sur des mécaniques algorithmiques ?
    Comment proposer des parcours client scénarisés et optimisés en temps réel grâce à l’intelligence artificielle ?

    Keynote de Stéphane Mallard suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    • Stéphane MALLARD Evangéliste Digital BLU AGE
    • François LAXALT Senior Marketing Director TINYCLUES
    • Raquel GARCIA PERONA Marketing manager SUEZ
    • Olivier ONDET SVP lot & Analytics ORANGE BUSINESS SERVICE

    Le data-driven au cœur des grandes mutations du marketing et de la relation client
    Mercredi 8 novembre 18h00-19h30

    Keynote de Gilles Babinet suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    Les marques ont besoin de fluidité, d’adaptabilité, de réactivité. Si l’on convient que le client est tout sauf figé, la marque doit nécessairement être, elle aussi, mobile et réactive.
    Etre « data-driven », c’est fournir les moyens, par les données toujours plus nombreuses, de bien connaître sa cible et son environnement. Etre « data-driven », c’est pouvoir tracer et entrer en relation avec les individus tout au long de leur parcours, qu’ils soient connus comme des « consommateurs » pas toujours identifiés ou comme des « clients » proches de l’entreprise.
    Comment devient-on une entreprise pilotée par la donnée pour prendre des décisions pertinentes et éclairées ?
    Comment encourager l’expérimentation ? Comment adapter la gouvernance ?
    Des professionnels partageront leurs retours d’expériences et les pistes d’action.

    • Gilles BABINET Digital champion de la France auprès de LA COMMISSION EUROPÉENNE, responsable des enjeux de l’économie numérique et chargée de promouvoir les avantages d’une société numérique en France
    • Sébastien BOUCHER Directeur Digital HAVAS VOYAGES
    • Matthieu RUAULT Directeur Solutions marketing digital & Smart data VOYAGES-SNCF.COM
    • Thibault LAGORCE Directeur Général NP6 CONSULTING


    Stratégies d’influence sociale et digitale : nouveaux usages et bonnes pratiques
    Jeudi 9 novembre 9h30-11h00

    La communication par les canaux publicitaires traditionnels n’est plus seule à solliciter et influencer les clients. Aujourd’hui, les clients se tournent plutôt vers leurs amis, leurs abonnés, ou même les personnalités et célébrités sur Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Snapchat, Pinterest et autres plateformes avant de décider d’acheter. Plus que jamais, il semble essentiel pour une marque de ne pas uniquement délivrer un message mais d’inciter ses utilisateurs à faire vivre ce message. Les marketeurs et responsables de la relation client ne peuvent donc plus ignorer le potentiel de ces « influenceurs », ceux qui créent et génèrent de vraies conversations en ligne à propos d’une marque ou même d’une idée.
    L’Influencer Engagement » ou Earned Media séduit de plus en plus les entreprises. Qui sont les influenceurs ? Comment les entreprises s’y prennent elles pour les gérer ? Quels sont leurs conseils et les pièges à éviter ?

    Keynote de Fréderic Cavazza suivi d’une table ronde avec les intervenants suivants :

    • Frédéric CAVAZZA Marketing Influenceur
    • Jérémie CLÉVY PDG MELTYGROUP
    • Patrice HILLAIRE Directeur Médias Sociaux LA POSTE
    • Johanna GALLOU Influenceuse

  • Les 20 startups sélectionnées par Business France pour représenter la France au Web Summit 

    20 startups sélectionnées par Business France pour représenter la France au Web Summit 

    Du 6 au 9 novembre, le Web Summit 2017 fera à nouveau ses valises pour Lisbonne. Un jury Business France (partenaire fondateur de la French Tech), composé d’experts du numérique, a passé au crible plus de 65 dossiers de candidature. Les startups lauréates ont été choisies sur la base de critères précis tels que le caractère disruptif de leur produit ou de leur offre, la cohérence de leur business plan et leur potentiel de développement.

    Les startups sélectionnées exposeront chacune pendant une journée du 7 au 9 novembre.

    De plus, la startup Entr’up a été l’une des 200 startups sélectionnées pour participer au PITCH, la compétition qui vise à couronner la meilleure startup du Web Summit.

    Les startups participantes classées par catégories :

    Intelligence Artificielle et Chatbots :

    Botfuel :

    Botfuel est une plateforme développant des technologies d’intelligence artificielle et de traitement automatique du langage pour permettre aux entreprises de se doter de chatbots, capables de mener des conversations élaborées avec leurs utilisateurs et d’implémenter des services conversationnels avancés.

     Tellmeplus :

    Tellmeplus est le résultat de cinq années de recherche dans le domaine de l’IA appliquée à l’analyse prédictive. Sa technologie met à profit le Big Data et l’intelligence artificielle pour automatiser la création et le déploiement de modèles prédictifs, renforçant ainsi les compétences des experts humains pour des prévisions plus rapides et plus précises.

    Clustaar :

    Clustaar est spécialisé dans la conversation homme-machine pour apprendre aux chatbots, robots et objets connectés à avoir une conversation avec les clients.

     Braincities :

    Pour les secteurs des RH et de la finance, Braincities développe une Intelligence Artificielle dotée de capacités de jugement et d’empathie capable de collaborer de manière autonome avec des humains pour les aider à prendre des décisions.

    Brennus Analytics :

    Brennus Analytics développe une solution SaaS d’optimisation des prix à destination des entreprises manufacturières et de distribution qui souhaitent optimiser leurs prix de ventes et ainsi booster significativement leur profitabilité.

    Ressources Humaines :

    Poket Result :

    Pocket Result libère les managers débordés par leurs reportings grâce à des applications de management de performance.

    Entr’UP:

    Entr’UP aide les entreprises à constituer et à manager leurs équipes en fonction des personnalités, des valeurs et des motivations des collaborateurs.
    De plus, à l’occasion du Web Summit, entr’up propose d’essayer gratuitement l’offre duo de leur solution.

     WiserSKILLS :

    WiserSKILLS est une startup Smart Data RH dont la particularité est de rendre les collaborateurs acteurs de leur parcours professionnel. Les collaborateurs auto-déclarent leurs compétences via un outil en ligne, avant de se voir projetés dans leur futur poste.

    Klaxoon :

    Klaxoon est une plateforme qui développe l’intelligence collective, notamment pour les réunions, les brainstormings. Sur la base des contenus des entreprises, la startup propose des activités simples, ludiques et efficaces : quiz, sondage, challenge, messages instantanés, etc.

    Bien-être :

    Dreaminzz :

    Dreaminzz est le premier masque d’hypnose connecté. Avec ce masque et son application associée, on gère mieux son stress et le sommeil devient fluide et réparateur.

    Smarter Time :

    Que feriez-vous avec une heure de plus chaque jour ? Smarter Time est l’IA qui aide ses utilisateurs à mieux comprendre et gérer leur temps.

    Supply Chain :

    Ledgys :

    La solution Ownest de Ledgys permet de tracer et de certifier tout le cycle de vie d’un produit tout au long de la supply chain (depuis sa décision de création, jusqu’au client final, et sur le marché secondaire).

    Cyber Securité :

    Acorus Networks :

    Acorus Networks protège ses clients contre les attaques de déni de service de plus en plus sophistiquées.

    Qwarkslab :

    Quarkslab a pour mission de protéger les données sensibles des entreprises et des organisations qui font face à des cyberattaques sophistiquées grâce à des solutions sur mesure.

    Education :

    SpeakShake :

    SpeakShake permet de s’améliorer à l’oral en langues étrangères grâce à des discussions avec des natifs étrangers du monde entier. Ces échanges par webcam/micro sont assistés par des sujets ludiques, sur la culture et l’actualité pour progresser efficacement

    Legal Tech :

    eJust :

    eJust est un tribunal arbitral en ligne dont la procédure a été entièrement rationalisée pour faciliter l’accès à la justice au plus grand nombre d’acteurs économiques.

    DataRespect :

    Magush DataRespect a développé des solutions de management des données personnelles pour la conformité RGPD (qui entre en vigueur le 25 mai 2018) ainsi que des outils de gestion des consentements des usagers.

    Marketing :

    Tilkee :

    Tilkee est un outil d’optimisation de la relance commerciale qui permet aux entreprises de tracker les propositions commerciales et de prédire les ventes. Tilkee analyse alors le comportement de lecture des prospects et les qualifie en temps réel.

    Nabl :

    Nabl permet de récolter des avis clients à chaud, directement dans les commerces et récolte des avis 20 fois plus vite que des plateformes comme Trip Advisor. Une fois récoltés, les avis sont diffusés sur Google, ainsi que sur le site des clients et les réseaux sociaux.

    Neotrope :

    Neotrope est une société de neurosciences spécialisée en informatique émotionnelle. Leur mission : « connecter le numérique aux émotions humaines » via des capteurs biométriques wearables et des objets intelligents.