Catégorie : IA

  • L’intelligence artificielle a-t-elle sa place dans mon propre business ?

    Intelligence Artificielle : aller au-delà du mythe

    Selon Amaury Martin Country Manager France, Emarsys

    Il existe aujourd’hui un certain nombre de mythes qui tournent autour de l’intelligence artificielle et de son rôle dans le domaine du marketing.

    Affirmer que l’intelligence artificielle n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce ou un simple outil d’automatisation un peu plus poussé est pour le moins incorrect voire diffamatoire pour l’industrie high tech.

    La plupart des experts s’accordent sur le fait que d’ici 2050, il est quasi certain que l’intelligence artificielle exécutera d’elle-même la grande majorité des tâches marketing de routine. Et qu’elle a déjà commencé et continuera d’augmenter le degré d’intelligence sur lequel s’appuient les marketeurs, la quantité d’informations dont ils disposent, et le niveau de personnalisation qu’ils sont capables d’offrir aux clients dans leur communication avec eux.

    En fait, le débat autour de cette nouvelle technologie – alimenté par l’incertitude, le scepticisme et même la crainte, tourne autour de quatre questions :

    • Qu’est réellement l’intelligence artificielle– et dans quelle mesure cette technologie dite intelligente peut générer des résultats tangibles en termes de business, avec des résultats supérieurs à d’autres technologies déjà connues.
    • L’intelligence artificielle va-t-elle détruire des emplois – en exécutant des tâches aussi bien voire mieux qu’un humain.
    • Faut-il un haut niveau de compétences pour utiliser l’intelligence artificielle – comment un marketeur pourra-t-il faire fonctionner et configurer un robot, une machine ou un algorithme.
    • L’intelligence artificielle a-t-il sa place dans mon propre business – est-elle adaptée à toutes les situations, en générant résultats et retour sur investissement.

    La réalité est qu’aujourd’hui la technologie basée sur l’intelligence artificielle est capable d’améliorer quasiment tous les domaines du marketing. Pour le montrer, examinons un par un les quatre questions – ou mythes – citées plus haut.

    Mythe n°1 : L’intelligence artificielle n’est qu’un slogan marketing, sans réalité ni efficacité tangible

    Certains disent que le terme ‘intelligence artificielle’ n’est qu’un leurre marketing, qui ne repose sur rien de concret.

    Le seul mot “Artificielle” renvoie à une connotation qui n’a rien de sincère ni de naturel. Il implique que quelque chose a été assemblée de toutes pièces, à partir d’éléments disparates.

    Puis vient “intelligence.” Suggérer que quelque chose d’artificiel est dans le même temps intelligente est pour le moins contradictoire.

    Comment donc réfuter un tel mythe ? Il faut commencer par donner une vraie définition.

    L’Intelligence Artificielle est, il est vrai, un terme très général, mais qui repose en fait sur l’assemblage de nombreuses capacités technologiques différentes telles que le ‘machine learning’, le ‘deep learning’, ou les réseaux neuronaux, et a plusieurs applications liées au marketing telles que la génération de langage naturel et la recommandation prédictive de contenus mais ne citer qu’eux.

    Il est également important de réaliser que l’intelligence artificielle, en tant que technologie sous-jacente, n’est pas une solution qui peut être téléchargée ou installée comme un simple logiciel.

    L’une des définitions les plus faciles à comprendre de l’intelligence artificielle a été fournie par Demis Hassabis, Co-Fondateur et CEO de Google DeepMind. Il appelle l’Intelligence Artificielle « la science de rendre les machines intelligentes. »

    Puis il faut examiner comment l’Intelligence Artificielle se manifeste déjà dans notre vie de tous les jours dans et en dehors du domaine marketing.

    La capacité de reconnaissance faciale de Facebook est un très bon exemple de l’Intelligence Artificielle en action. Elle fait gagner du temps aux utilisateurs en reconnaissant qui est dans le photo et en les incitant à « taguer » ces personnes lorsqu’ils postent une photo.

    Mythe n°2 : L’Intelligence Artificielle va détruire des emplois

    Avec l’Intelligence Artificielle, certaines – mais uniquement certaines – tâches ou fonctions marketing n’auront plus vocation à être effectuées par des humains.

    John Freshley, un Account Executive chez Emarsys, compare le rôle de l’Intelligence Artificielle dans le marketing à la façon dont un charpentier utilise un pistolet à clous pour se faciliter la vie.

    « Au fil du temps, les processus de construction des bâtiments se sont améliorés, mécanisés (et dans certains cas automatisés) avec l’introduction de différents outils modernes. Alors qu’auparavant chaque clou devait être enfoncé et mis en place avec un marteau, des pistolets à clous fournissent aujourd’hui de meilleurs résultats, plus rapidement et sur une grande échelle. Les pistolets à clous n’ont pas éliminé le fait que les clous devaient être enfoncés, mais ils ont éliminé le besoin pour le charpentier de se concentrer sur la façon de frapper le clou, avec quelle puissance et à quel endroit. C’est exactement ce que fait l’Intelligence Artificielle pour les marketeurs. »

    La clé pour contrecarrer ce mythe est de comprendre les domaines que l’Intelligence Artificielle va éventuellement mécaniser et automatiser, et de reconnaître leurs limites.

    L’Intelligence Artificielle va aider les marketeurs à gagner du temps, à gagner en efficacité et à réduire leurs tâches manuelles dans certains domaines tels que :

    • L’organisation et l’analyse des données
    • La planification des campagnes, les tâches de glisser déposer, et la segmentation des bases de données
    • L’exécution des campagnes d’emailing
    • Le balisage, l’organisation et l’attribution des contenus

    Mais l’Intelligence Artificielle ne sera jamais capable de générer une stratégie marketing, d’effectuer des tâches de création (comme celles dévolues à un rédacteur, un graphiste, etc.), de comprendre complètement l’évolution des sentiments des utilisateurs envers une marque, et de saisir les motivations liées aux émotions humaines.

    Les emplois marketing qui nécessitent un savoir-faire en création – les rédacteurs, les graphistes, les créateurs de vidéo, les responsables de la stratégie – auront toujours leur place.

    L’Intelligence Artificielle va simplement libérer tout le potentiel de ce type de compétences, en permettant à des machines d’exécuter des tâches répétitives pour l’instant prises en charge par les créatifs.

    Mythe n°3 : Utiliser l’Intelligence Artificielle nécessite des compétences spécifiques

    Un récente enquête conjointe menée par Emarsys et Forrester, Building Trust And Confidence: AI Marketing Readiness In Retail And eCommerce a montré qu’une mauvaise appréciation des compétences techniques nécessaires pour le marketing par intelligence artificielle ralentit son rythme d’adoption.

    Seuls 29% des utilisateurs finaux pensent manquer de compétences techniques nécessaires, tandis que 66% des décisionnaires dans les entreprises déclarent que leur personnel manque des compétences nécessaires pour exploiter la technologie marketing par intelligence artificielle. D’où vient cette différence ?

    Cette mauvaise appréciation est largement basée sur le sentiment que puisque l’intelligence artificielle elle-même est une technologie compliquée, qu’elle a besoin de spécialistes des données et de développeurs pour la faire fonctionner.

    L’Intelligence Artificielle (et le marketing par Intelligence Artificielle) a déjà une forte influence sur nos activités en ligne au quotidien. Dans de nombreux cas, elle permet d’automatiser de nombreuses tâches sur les portails, les médias sociaux et les sites web que nous utilisons tous les jours. Les marketeurs sur ces sites se consacrent quasi exclusivement à créer de meilleurs contenus et de meilleures expériences utilisateur.

    Avec une plate-forme marketing basée sur l’intelligence artificielle, la machine se charge de toutes les tâches répétitives, laissant les marketeurs se reconcentrer sur les aspects stratégiques. Il n’est pas nécessaire d’avoir une formation technique pour utiliser l’intelligence artificielle.

    Toutefois, bien que les compétences d’un programmeur logiciel ne soient pas un prérequis pour la mise en place de solutions d’intelligence artificielle, en réalité, un minimum de compétences techniques au sein de l’équipe marketing aidera à retirer le meilleur d’un moteur d’intelligence artificielle. Mais dans la plupart des cas, apprendre à utiliser la technologie est facile.

    La plate-forme SaaS fonctionnera d’elle-même, mais pour tirer pleinement profit de toutes ses capacités d’intelligence artificielle, il est recommandé de confier à un membre de l’équipe (spécialiste des technologies marketing, manager e-commerce, etc.) la charge de piloter les processus.

    Mythe n°4 : L’Intelligence Artificielle n’en est qu’à ses débuts et n’a pas encore sa place dans mon entreprise

    Nous n’avons encore fait qu’entamer le développement et le potentiel du marketing par intelligence artificielle.

    Mais c’est une erreur de penser que puisque l’intelligence artificielle n’en est encore qu’à ses débuts, il s’agit d’une technologie immature. Les marques qui rechignent à l’adopter en raison d’incertitudes sur son avenir manquent des opportunités que d’autres entreprises exploitent déjà et dont elles retirent un retour sur investissement.

    Toutefois, nul besoin d’investir à plein sans attendre dans la technologie. Mieux vaut tester et configurer soigneusement la solution qui correspond le mieux à vos besoins.

    Paul Roetzer, Fondateur du Marketing AI Institute identifie “5 P’s” pour le marketing par intelligence artificielle :

    • Planning, qui implique la prédiction du comportement des consommateurs, et l’allocation des ressources
    • Production, qui comprend la génération/optimisation des contenus tels que les emails et les posts sur les médias sociaux
    • Personnalisation, qui optimise la présence d’une marque en e-commerce avec des produits « recommandés pour vous » et des ‘incentives’ personnalisés au bon moment
    • Promotion, qui permet aux marques d’automatiser le ciblage et la publicité digitale cross canal
    • Performance, via la suppression de tous les travaux manuels liés au scoring des leads, à l’analyse des données et au contrôle des campagnes

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle existe dans le domaine marketing pour vous aider à faire deux choses : accroître l’efficacité des processus et créer des expériences client plus ciblées. Associez ce potentiel avec la capacité de vos marketeurs à créer la campagne parfaite, et vous êtes sur la voie du succès.

     

  • Transformation digitale des industries : quelle place pour l’humain ?

    Transformation digitale des industries : quelle place pour l’humain ?

     Par Jean-Frédéric Real, Directeur de l’Innovation de Scalian

    L’industrie 4.0 correspond à la 4ème génération industrielle et fait suite à la mécanisation, la production de masse et l’automatisation. Cette industrie du futur intègre au processus de production des systèmes cyber-physique, des solutions digitales, des robots, des objets connectés, du cloud computing ou encore de l’impression 3D.

    Dans cette nouvelle version de l’industrie dominée par le digital et l’autonomie des machines, l’humain a-t-il encore une place ?

    Une interaction croissante entre la machine et l’humain

    Pour répondre aux besoins croissants de production des industries, la supply chain n’a cessé de se moderniser, s’autonomiser, se digitaliser et surtout se complexifier. Face à ces mutations, la place de l’humain a évolué : il n’est plus celui qui produit mais celui qui permet au processus industriel de fonctionner. Pour cela, il intervient à toutes les étapes du process de production pour paramétrer, vérifier et contrôler les machines utilisées dans ce cadre.

    Ce nouveau rôle est, non seulement lié au perfectionnement et à l’autonomisation des outils de production, mais aussi à la capacité de l’humain à prendre en compte des paramètres subjectifs ne pouvant pas être intégrés par des algorithmes. Contrairement à la machine qui produit, l’humain bénéficie d’un recul, de sensations et d’intuitions lui permettant de prendre des décisions que le digital est incapable de prendre pour le moment – et probablement pour de nombreuses années encore.

    Vers un humain augmenté 2.0

    Avec la complexification des outils de production et la nécessité de les contrôler, le technicien doit aujourd’hui gérer un volume de données de plus en plus conséquent. Grâce aux outils digitaux, l’opérateur devenu alors augmenté, est capable d’identifier dans ce flux certains problèmes et de nouvelles fonctionnalités : la machine, désormais digitalisée et intelligente, guide l’humain dans ses tâches et lui apporte même une réelle valeur ajoutée.

    Souvent perçus comme des technologies productrices d’un résultat précis, les outils digitaux sont en fait des moyens d’atteindre un résultat visé. Il faut alors penser leur usage et prendre en compte le terrain, les conditions de leur utilisation, l’état physiologique de ses utilisateurs et le souci de maintenance. Si la technologie utilisée n’est pas au point ou pas adaptée, celle-ci peut être rejetée par l’utilisateur ou produire un effet contraire à celui attendu.

    Au-delà de l’aspect technologique, le digital participe également à l’évolution des modes de management dans les ateliers ou usines, et plus largement dans les entreprises, qui  tendent à devenir de plus en plus collaboratifs, interactifs et flexibles. Les outils digitaux permettent de répondre à ces nouveaux besoins managériaux et se trouvent être, dans ce cadre, des facilitateurs des relations humaines au sein de l’entreprise.

    L’intelligence artificielle, un système centré sur l’humain

    Ces évolutions s’intègrent dans une démarche progressive, qui permet à l’humain d’appréhender la digitalisation de son métier et de devenir acteur de sa propre transformation digitale. Contrairement à une machine, il détient une complexité qu’il faut prendre en compte pour introduire une technologie adaptée. Le paradigme doit ainsi être changé : l’humain ne doit plus être considéré comme un objet dans l’IoT à connecter au système d’informations. Au contraire, il faut que le système d’informations soit véritablement construit autour de lui sans que celui-ci ne lui soit imposé.

    Cela est d’autant plus vrai qu’être « techno-push » peut vite freiner la transformation digitale. Il est donc nécessaire d’apporter de vraies solutions permettant de mener à bien les missions. Par exemple, apporter un casque de réalité virtuelle ou une tablette pour résoudre un problème terrain est loin d’être suffisant. Le système utilisé doit être adapté à l’opérateur, à la situation et à son besoin. C’est pourquoi le décisionnaire doit être l’utilisateur de la technologie, c’est-à-dire l’opérateur, qui a une réelle connaissance des difficultés du terrain et des vrais besoins « d’augmentation ».

    En conclusion, l’évolution de l’industrie et la digitalisation des machines de production ont permis à l’humain de se perfectionner et de faciliter sa prise de décision, son mode de production et ses méthodes managériales. Même si la machine occupe une place de plus en plus importante, la décision finale, le contrôle et le paramétrage restent des actions humaines. L’industrie 4.0 est en fait marquée par une interactivité et une interdépendance accrue entre l’humain et la machine. D’un côté, l’humain a besoin de la machine pour décoder et gérer toutes les informations captées par le digital. De l’autre, la machine a besoin de l’humain pour lui apporter la subjectivité et la flexibilité nécessaires à une bonne prise de décision.

    Se pose alors la question du financement. Ces technologies coûtent chères, ce qui freine leur déploiement massif tant qu’un R.O.I. n’est pas démontré. Comment les entreprises pourront-elles continuer d’optimiser leurs coûts de production sans augmenter les capacités des opérateurs ? La réponse se trouve probablement dans la mutualisation des investissements à travers des solutions digitales ouvertes, standardisées et collaboratives.

     

  • #FBConnexions – Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook

    Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook 

    Mardi 23 janvier, le rendez-vous était donné pour deux jours de folie à la célèbre Station F dans le 13e arrondissement de Paris. Facebook ouvre enfin ses portes au grand public à travers Connexions, une exposition ludique et interactive. Le réseau social nous invite à voyager à travers les technologies d’aujourd’hui et de demain. Durant ces deux jours, les visiteurs avaient l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou encore la photo à 360°. Stand de réalité virtuelle

    TEMPS FORTS

    Zoom sur Ask Me Anything : L’Intelligence Artificielle et l’innovation selon Facebook . De gauche à droite : Benoit Georges, Journaliste aux Echos, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research, Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris « On ne dit pas UNE Intelligence Artificielle mais L’Intelligence Artificielle » déclare Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research. Mais qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle ? Yann LeCun nous la définit assez simplement. C’est la capacité des machines à reproduire des activités humaines. La notion d’IA apparait dans les années 50 et la définition n’a cessé d’évoluer au cours du temps. L’Intelligence Artificielle moderne se résume à deux données : le Machine Learning et le Deep Learning. Pour comprendre l’IA, Yann LeCun nous propose de visualiser le réseau de neurones humains. L’Intelligence Artificielle est une reproduction de ce réseau sous forme de neurones artificiels. Ces derniers vont alors traiter l’information reçue de manière simplifiée et ils procèdent par une succession de couches d’informations. Ce système de compréhension par une machine est similaire à l’humain à travers la reconnaissance d’images. Ainsi ce système de traitement d’informations permet de reconnaître des objets, des images médicales et même la parole. Après avoir rejoint Facebook il y a 4 ans, Yann LeCun était missionné par Mark Zuckenberg en personne du développement de l’IA. Des laboratoires de recherche ont donc ouvert et on en compte 4 dans le monde à ce jour (Paris, Londres, New-York et Toronto). Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris, nous en dit un peu plus sur le centre de recherche de Paris. L’AI Research de Paris compte environ 40 chercheurs et ingénieurs et est le plus grand des quatre centres de recherche. « L’objectif est de doubler le personnel sur les prochaines années. L’équipe se concentre surtout sur la recherche plutôt que le développement. » Pour illustrer tout cela, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, raconte l’histoire de sa start-up Virtuoz. En 2002, il lance Virtuoz basé sur les chatbots. Ces bots ont été conçus pour la SNCF, SFR ou encore Ebay pour répondre automatiquement aux mails non-traités par les centres de contacts. En 2014, Alexandre Lebrun lance une nouvelle start-up : Wit.ai, spécialisée dans la commande vocale pour les objets connectés. En 2015, Facebook rachète Wit.ai pour développer un nouveau bot : le Doctor QA. Le prototype lit des textes de type Wikipédia et on peut lui poser des questions en retour. Cependant ce système est pour l’instant limité car il ne permet pas de dialogue. Ainsi ce bot soulève la grande question que tout le monde se pose : l’IA peut-elle avoir un sens commun ? Pour Yann LeCun, « les machines ne sont pas capables de développer un sens commun à la différence des humains. Ces derniers l’ont acquis grâce à l’observation du monde qui les entourent depuis l’enfance. Ils ont donc assimilé un grand nombre d’informations comme la gravité par exemple. » Il poursuit : « Pour les machines, c’est grâce à un apprentissage par renforcement qu’elles procèdent. Elles doivent emmagasiner maintes et maintes fois l’information pour la retenir, ce qui demande énormément de temps. L’apprentissage de l’humain face aux machines est alors plus efficace. » L’IA a donc encore des progrès à faire. Maëva Ramsahai

  • 9 Conseils POST NRF pour décoller en 2018

    9 Conseils POST NRF pour décoller en 2018

    Par Reachfive et medarithmics

  • L’homme augmenté, une réalité dans le virtuel

    Comment la réalité virtuelle va nous propulser dans le futur

     Par Mickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup

    Encore balbutiante, la réalité virtuelle va bientôt arriver à maturité et nous permettra de toucher de près à d’autres innovations dont l’aboutissement est, lui, beaucoup plus éloigné dans le temps. Une façon d’éprouver virtuellement le réel de demain et d’anticiper ses impacts sur notre quotidien.

    « J’ai une réunion à New-York dans 10mn, je serai de retour dans trois heures », voilà le genre de propos que l’on pourrait bien tenir, à l’avenir. Une réalité encore très futuriste, certes, mais que le virtuel va nous amener à vivre ces prochaines années. Si, en effet, la téléportation appartient encore à l’univers de la science-fiction, aujourd’hui, une centaine de plateformes dans le monde, comme la française Improov3, distribuée par MiddleVR et conçue par CLARTE à Laval, propose déjà le concept de « présence à distance » avec des salles de réunion virtuelles.
    Pour Christophe Chartier, fondateur de VR-BNB, l’enjeu économique est simple : « En se passant des maquettes physiques et en réduisant les temps de conception, clairement, on gagne de l’agilité ! » Selon lui, cette immersion permet de mieux comprendre, mieux concevoir à plusieurs. « On rend la co-conception possible », ajoute l’entrepreneur. Concept encore plus futuriste : la première plateforme de meetings holographiques développée par la Startup franco-belge Mimesys. Pour Laurent Chrétien, directeur de Laval Virtual, « les notions de téléprésence, de téléportation virtuelle, de travail collaboratif distant, sont un des grands défis actuels de la VR avec des enjeux importants non seulement économiques mais aussi et surtout environnementaux et sociologiques. » Derrière cette forme de téléportation, ce sont les conditions de travail elles-mêmes qui pourraient être revisitées de fond en comble et avec des répercussions économiques conséquentes : immobilier et mobilier de bureaux chamboulés, une désaturation des transports en commun et un télétravail qui n’en serait plus vraiment du fait d’une expérience qui se rapprochera plus que jamais d’une présence réelle.

    L’homme augmenté, une réalité dans le virtuel

    Mais ce futur, déjà palpable, ne s’arrête pas à la seule question de la téléportation. L’intelligence artificielle, par exemple, libérée des contraintes de la robotique, prendra alors une apparence humaine bien plus rapidement que prévue. L’humanoïde de Blade Runner pourrait ainsi rejoindre rapidement notre quotidien. D’une certaine façon, la possibilité pour chacun de modifier ses caractéristiques physiques ou mentales va faire du très controversé transhumanisme une réalité… dans le virtuel. Quant à la télépathie, autre concept pour l’instant très futuriste, il sera tout à fait envisageable de discuter avec une personne tout en dialoguant avec une autre, sur un canal différent et cela de façon totalement invisible. Téléportations, ubiquité, télépathie, cerveau connecté sont autant d’évolutions que la réalité virtuelle va nous amener à vivre plus rapidement que prévu avec des conséquences qui, elles, seront bien réelles. Récemment, des chercheurs australiens démontraient que le jeu vidéo modifie la structure du cerveau. Alors, dans un univers constitué de mondes parallèles, la réalité virtuelle arrivera sans aucun doute avec son lot de conséquences physiologiques, psychologiques et sociales.

    Le virtuel, une réalité qui va rapidement s’imposer

    Reste que les casques de réalité virtuelle sont encore considérés comme de véritables curiosités. Encore inconfortables (volumineux, beaucoup de fils, besoin de capteurs externes, etc.) et dotés d’une résolution trop faible pour toucher le réel de près, la 3ème génération saura contourner tous ses écueils pour offrir une expérience immersive des plus totales et sans coutures. Alors, tout comme l’ont fait l’ordinateur personnel ou le téléphone portable devenu smartphone, ils s’imposeront dans notre vie de tous les jours au gré des évolutions technologiques qui ne cessent de s’accélérer. Plus fun, plus agréable et intuitive que les traditionnels clavier-souris, la réalité virtuelle incarne d’ores et déjà un moyen ludique d’apprendre, de travailler et de se divertir. En seulement quelques années, les 4 à 8 heures quotidiennes que nous passons déjà devant nos écrans, selon l’étude du cabinet eMarketer, pour notre vie sociale et professionnelle, vont être rapidement absorbées par la réalité virtuelle. Une fois généralisée, il est clair que nous ne pourrons plus nous en passer au risque de se couper de la société et de l’économie à l’instar de la facture numérique que nous constatons aujourd’hui sur les territoires dépourvus de connexion internet et mobile.

    Enfin, il paraît évident que de telles évolutions revêtent un enjeu macro-économique et géopolitique notoire. Cela est d’autant plus important pour l’Europe quand on sait que la bataille de l’intelligence artificielle est déjà en voie d’être remportée par la Chine suivie par les Etats-Unis. Ces deux nations capteront d’ici 2030 environ 70% des retombées économiques mondiales selon une étude récente publiée par PwC. Alors faisons du virtuel une réalité économique pour l’Europe !

  • Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Par Florian Douetteau, CEO de Dataiku

    Alors que 2017 a révélé l’importance du rôle des data scientists et des analystes dans la productivité des entreprises, 2018 sera l’année du deep learning et, entre autres, de la data-gouvernance. Cette nouvelle année à venir consacrera probablement la science des données comme un atout stratégique majeur, plus proche des besoins de l’entreprise.

    Deep learning : du Cloud au hardware
    Jusqu’ici, l’implication du hardware dans le deep learning s’est limitée au Cloud. Aujourd’hui, le système tend à s’adapter davantage au deep learning, en raison des enjeux que celui-ci représente. Cette évolution s’observe notamment chez les processeurs NVIDIA, ou encore dans les Bitcoins. Ces technologies mènent vers un hardware plus spécifique, plus à même d’accompagner les performances des systèmes d’apprentissage et de l’IA.

    Machine learning : de nouvelles architectures
    Les réseaux accusatifs générateurs (GAN) constituent une nouvelle architecture de machine learning particulièrement intéressante. Ces réseaux dits « neuronaux » et « concurrents » fonctionnent selon deux modes complémentaires : le premier consiste à produire des échantillons de données « naturels » à partir de données réelles, et le second consiste à distinguer les données réelles des imitations. Les deux modèles, appelés « génératif » et « discriminant », apprennent ainsi l’un de l’autre.
    Le succès de cette nouvelle architecture est dû au fait qu’elle nécessite moins de paramètres. Ce qui accroît son efficacité : génération ou création d’images et de retouches d’images à haute résolution et de vidéos, synthèse texte et image, etc. Elle a également la capacité de s’entraîner avec un volume de données réduit et de fournir des prédictions sur les données manquantes.
    Cependant, les GAN présentent des risques, notamment lorsqu’un des réseaux a assez appris pour se passer de l’apprentissage auprès d’un réseau concurrent.

    Des innovations démocratisées
    L’innovation est encore en décalage par rapport à l’usage réel des outils en entreprise. Les collaborateurs ont parfois des difficultés à mettre en pratique les innovations. 2018 devrait changer la donne : l’intensification du machine learning et son extension à un plus grand champ d’applications permettra aux bots d’acquérir une capacité de conversation plus proche des interactions humaines. Plus encore : les bibliothèques de données permettront une meilleure compréhension sémantique des échanges, améliorant leur efficacité.

    Une synergie des compétences renforcée
    En 2018, la complémentarité entre les métiers prend une dimension plus intense. Les projets futurs nécessiteront davantage de synergie entre les data scientists et les équipes commerciales, afin que chaque collaborateur ait un regard sur le déroulement entier d’une action.
    Bien que chaque membre de l’entreprise puisse accéder à des données relevant d’une compétence précise, chaque action nécessite que toutes les expertises soient impliquées. De plus, les modèles de machine learning évoluent constamment. Il est donc fréquent que la personne qui effectue la mise à jour des modèles soit différente de celle qui les a créés. Ainsi, il est nécessaire d’intensifier la collaboration pour faciliter leur mise en application.

    Data Gouvernance :  vers une plus grande sécurité des données
    Lorsqu’on parle de machine learning, on pense nécessairement aux données et aux nouvelles réglementations qui y sont liées, que les entreprises ne doivent pas ignorer. Le RGPD illustre parfaitement la préoccupation grandissante des gouvernements pour les enjeux liés à la sécurité des données. Aux entreprises, il revient donc d’évaluer les risques en amont et de faciliter la traçabilité du parcours des données pour s’assurer d’être en conformité avec la législation.
    En l’occurrence, il peut être efficace de retracer le cycle de vie des données, en inscrivant celui-ci sur un support centralisé et accessible. Le cycle de vie des données doit comporter un inventaire des données existantes (données consommateurs, données d’identification ou encore données RH), des personnes qui y accèdent et y ont régulièrement recours, ainsi que des modes de traitement de la donnée (copie, suppression, etc.). De cette manière, il sera plus simple d’identifier les pratiques qui impliquent la manipulation de données personnelles et celles qui présentent des risques.

  • La robotisation va-t-elle révolutionner le quotidien de votre entreprise ?

    La robotisation va-t-elle révolutionner le quotidien de votre entreprise ?

     par Laure Boutron, Directrice Marketing, Exact

    Pour bon nombre d’entre nous, le concept de robotisation renvoit à la science fiction. Pourtant, la réalité rattrape souvent la fiction. A en croire certains spécialistes, les robots feront bientôt fonctionner toutes nos machines et intégreront pleinement notre quotidien, au domicile et au travail, pour nous offrir différents services.

    Cependant, il ne faut pas oublier que le processus de robotisation actuellement employé en entreprise se limite encore à l’automatisation logicielle. Cela ne concerne donc pas les robots humanoïdes. Il est utile pour les entrepreneurs de garder cette distinction en tête pour jauger de la pertinence ou non d’utiliser des robots pour leurs business, et ainsi d’envisager des investissements dans un futur plus ou moins proche.

    Les robots comme extension de notre capacité physique

    Les robots au sens traditionnel du terme reproduisent nos fonctions physiques.

    Mais leur puissance est illimitée et ils peuvent travailler 24 h/24.

    Bien que les efforts pour développer ces robots s’avèrent aujourd’hui payants, notamment dans les secteurs tels que l’industrie (bras robotiques en usine) et la maintenance (drônes pour l’entretien de pilônes electriques), ce n’est pas nécessairement dans ce périmètre de la robotique que les avancées sont les plus pertinentes.

    Ces robots effectuent jusqu’ici des tâches réputées difficiles pour les humains, comme s’occuper de paver les routes, de la maçonnerie ou soulever des charges lourdes. Ils parviennent désormais à effectuer des tâches de plus en plus complexes, comme la chirurgie et nous aident déjà dans la réalisation des tâches répétitives, comme la préparation de commandes en entrepôt, ou, qualifiées, comme la préparation de commandes intelligente. (« intelligent picking »)

    Les robots logiciels ou le « machine learning »

    La même chose vaut pour les robots dits logiciels. Leur usage se répand peu à peu pour les tâches où ils peuvent être plus efficients que les humains. Par exemple, dans le domaine médical, ils sont plus rapides et plus précis dans la gestion de grands volumes de dossiers patients et aident les médecins à établir leurs diagnostics et à accélérer leur prise de décision en matière de traitements. Ceci s’applique également aux avocats, qui peuvent automatiser la recherche d’informations et l’accès aux jurisprudences pour les aider dans l’instructions de leurs dossiers, on parle alors de Legaltech.

    En finance, de simples opérations sont déjà effectuées par des ordinateurs, comme la gestion automatisée des factures.

    Même si nous n’en sommes qu’au début des logiciels de « machine learning », les robots sont désormais en mesure d’appréhender les processus de traitement des flux financiers. Une fois acquis, le traitement manuel ne consistera plus qu’à gérer les exceptions.

    Les robots pour automatiser des tâches répétitives ou dangereuses

    Beaucoup spéculent sur le possible remplacement des emplois par les robots.

    En tant qu’entrepreneur, il convient avant tout de regarder les impacts de la robotisation à court et moyen terme. On peut estimer que les tâches pour lesquelles l’être humain n’apporte pas de valeur ajoutée présentent un intérêt à être prises en charge par les robots. Parmi ces tâches, on note principalement celles qui sont chronophages, répétitives, à faible valeur intellectuelle, ou encore qui sont trop dangereuses.

    Par exemple, l’examen des textes médicaux ou juridiques est progressivement confié aux logiciels robots qui les analysent de manière détaillée et en continu. Ils ont une énorme capacité de traitement de données dans un court laps de temps et peuvent ainsi proposer des options sur la base des résultats de leurs recherches.

    La même chose vaut pour la comptabilité, gouvernée par des règles bien définies. Ainsi, certains processus de gestion comme la facturation peuvent être standardisés et automatisés.

    Quatre questions à se poser avant d’investir dans la robotisation des tâches

    En tant qu’entrepreneur, avant de vous décider à investir dans la robotisation, vous devez vous poser les questions suivantes :

    Quel est votre besoin réel ?

    Vous devez définir un avantage clé de l’utilisation des robots pour votre entreprise. Par exemple, identifiez le niveau de pénibilité du travail effectué, les tâches répétitives, pour lesquelles les machines pourront être plus efficaces ou améliorer la qualité du traitement.

    Par où commencer ?

    Passez l’ensemble de vos processus en revue et repérez ceux qui nécessitent une optimisation de leur efficience.

    Pour quels coûts ?

    C’est là qu’une étude de cas prend tout son sens : comment justifier l’investissement ? À partir de quand un robot devient-il rentable ? Quelles sont les dépenses cachées ou induites comme la reconversion professionnelle ?

    Qui assumera la responsabilité et la pérénnité du projet ?

    Installer et maintenir une flotte de robots est une tâche difficile qu’il ne faut pas sous-estimer. Etablissez clairement les responsabilités de chacun. A qui revient la responsabilité des robots ? Est-ce celle du département utilisant les robots ou du département IT ?

    Prenez en considération le fait que la robotisation n’est pas seulement une question technologique. Une installation réussie tient compte des aspects sociaux et de culture d’entreprise. Il faudra notamment reconsidérer les tâches et missions des employés une fois qu’une partie de leur travail sera effectuée par une solution logicielle ou un robot.

    Et les humains dans tout ça ?

    Globalement, la robotisation dans l‘entreprise présente un intérêt si elle permet de supprimer les tâches de faible valeur ajoutée pour le salarié ou l’entrepreneur. Tout le monde a à gagner de cette robotisation là. Cette transformation des processus doit cependant s’accompagner d’une réflexion plus globale sur l’objectif de l’entreprise, sur son organisation et l’implication de chacun.

    L’anticipation est le maître mot, à la fois en matière de business (process métiers, outils, communication à l’éco-système) mais aussi, en matière d’accompagnement interne (formation, reconversion, modification des missions).

     

     

  • 11 Tendances Marketing et Digital pour 2018

    11 Tendances marketing et Digital pour 2018

    Par Didier Farge, Président CEO Conexance Part of Wunderman data products

    1 – L’IA qui n’en est qu’à ses débuts 

    C’est le grand mot, il est mis à toutes les sauces et servi avec tous les plats avec ou sans machine learning. C’est vrai que 2018 verra l’émergence d’utilisation de l’IA dans plusieurs domaines du marketing prédictif mais à mon sens La vraie nouveauté de l’année sera l’insertion de La data au  service de contenus  pertinents avec l’apparition  Du Concept « d’intelligence narrative » qui permet de transformer la data en Contenu créatif et engageant: voir l’entreprise « narrative  science  » et son software Quill utilisé pour rédiger des rapports financiers aujourd’hui ,des conversations demain ou encore des recommandations et des contenus adaptés à chacun

    Mais ne parlez plus des bots qui deviennent en 2018 un minimum indispensable et qui sont définitivement devenus une banalité souvent mal faits et très irritants pour le consommateur.

    2 – La recherche vocale est partout

    Elle a insidieusement pris sa place dans nos recherches en voiture , dans nos e mails , La recherche vocale via les assistants vocaux devient de plus en plus populaire. Avec 20% des requêtes sur les smartphones Android dans le monde et 25% du volume de recherches mobiles aux États-Unis, on peut vraisemblablement penser que cette dynamique ne va pas s’essouffler durant l’année 2018. L’utilisation de la recherche vocale va modifier la manière de faire une requête via les moteurs de recherche comme Google

    3 – La réalité virtuelle va prendre son essor en mobile

    Au-delà de l’industrie du jeu vidéo ou dans quelques secteurs bien particuliers comme l’immobilier, la réalité virtuelle est encore peu utilisée dans les stratégies marketing. La technologie est pourtant au point et le marketing qu’elle propose représente de larges opportunités pour les marques, notamment dans le domaine du e-commerce.

    L’expansion de la navigation sur mobile associée aux nouvelles fonctionnalités des smartphones rend cette expérience beaucoup plus accessible.

    En  2018 cette technologie va enfin démarrer :  le client pourra bénéficier d’une visibilité en 3D sur les produits qu’ils le souhaitent. Par exemple  Alibaba permet à ses clients de se promener et de faire du shopping dans des magasins virtuels. Ebay s’est également lancé dans ce domaine ainsi que Ikea. Le client a la sensation de faire du shopping dans un magasin classique sans bouger de chez lui. Il a la possibilité de visualiser en 3D l’ensemble des produits disponibles et d’obtenir conjointement toutes les informations produit . D’autres expériences étaient également proposées au récent salon #conext en octobre

    4 – Ne dites plus DMP

    Apres La vague d’on boarding des données client dans des plateformes plus ou moins connectées à l’ecosytème Digital certains annonceurs se sont dit what else?

    Utilisant a grand frais des technos ils se voient aujourd’hui incapables d’utiliser les fonctionnalités des outils pour transformer en Média leur précieuses données souvent inutiles . Alors je préfère utiliser un autre buzz Word Mais qui traduit mieux Le sens de ce qui est recherché : dites CDP. L’émergence des Customer dataplatform en 2018 sera le pivot du développement des DMP recentrées sur des fonctionnalités plus CRM que média. 2018 sera à mon sens l’année de l’optimisation de son CRM vs la course à l’audience et donc l’émergence de plateformes, de services et d’offres intégrées autour de la CDP

    5 – La data omniprésente , banalisée ,Au cœur de tous les dispositifs, devient intelligente avec le prédictif 

    la data est, comme le dit Google, une valeur cardinale de l’entreprise. Notre monde est gouverné par la data. Chaque action réalisée – « je consulte », « je clique », « j’achète », « je lis », « je donne mon avis », « je note » – implique en contrepartie une collecte et une utilisation de ces données, avec le consentement de l’internaute bien sur. D’où l’importance de prendre conscience que c’est le sens qu’on donne à ces données qui est important. Le data-driven marketing, éclairé et objectivé par les données récoltées, doit être à la fois pertinent, onboardé et transactionnel plus que démographique, c’est-à-dire davantage liée aux achats réalisés , aux comportements observés , qu’à des informations telles que l’âge ou la ville de résidence.

    Les acteurs l’ont compris et les émergences d’offres data mutualisées initiées par les publishers les médias ou même les associations tiers de confiance comme l’UDA sont pléthores , mais point de data sans l’intelligence associée

    En 2018 nous parions sur l’émergence d’initiatives data associant une offre de modélisation , d’intelligence artificielle ou d’analyse  ; exemple la plateforme Mymodel de conexance , ou de connection à d’autres univers . la data est devenue plus intelligente.

    En 2018 la  data sera associée à l’utilisation de modélisation statistique en mode service . Nous assisterons à l’émergence de plateformes ou de solutions permettant d’optimiser son CRM et ses scores en faisant appel à des logiciels en mode « sas »

    6 – Créativité et collaboratif  dans le commerce

    La créativité comme l’a rappelé jean Yves granjon au favoris du e commerce sera la valeur fondamentale du succès du commerce :

    Réinventer la fameuse expérience client et d’anticiper  en permanence son modèle comme le font les start up françaises

    Mais la créativité vient du consommateur grâce au digital et en 2018 cette creativoté collaborative verra son exploitation :

    On dit souvent que tout a changé. Ce que le digital a sans doute le plus modifié en profondeur, ce sont les rapports de force. Avant, c’était simple, il y avait 3 acteurs : le producteur, le distributeur et le consommateur. Aujourd’hui et encore plus demain, tout évolue et surtout le pouvoir du consommateur. « C’est qui le Patron ? » en est un bon exemple, le consommateur participe à l’élaboration de la production et du cahier des charges. il prend l’habitude d’être acheteur et vendeur, et chaque année plus de 16 millions de Français vendent sur Le Bon Coin !

    Le consommateur a dorénavant la possibilité d’intervenir à tous les stades et pas seulement de consommer ! Le terme consommateur devient restrictif, on emploiera le plus souvent le terme de client. » À découvrir dans le dernier Livre de Franck Rosenthal : « Donner du sens au commerce » Editions Kawa qui Sort en  janvier 2018

    7 – Et si le GDPR Était une opportunité ?

    le nouveau règlement qui entrera en vigueur en mai 2018, place la barre plus haut en matière de sécurité des données. Plutôt que de craindre ce nouveau règlement, les marques vont  l’utiliser pour renforcer leur relation client. Le principe de transparence intégré dans le RGPD offre l’opportunité de gagner la confiance des consommateurs – et de s’imposer face à la concurrence – en créant des politiques de collecte de données transparentes. L’obtention de labels , les formations , les offres feront partie d’un arsenal marketing de confiance qui pourrait transformer le règlement en opportunité

    8 – Émergence de la publicité native

    En 2018, une des principales clés de réussite de la publicité ciblée sera de se fondre dans le tableau avec des pubs natives, notamment des annonces liées aux recherches, des annonces sponsorisées, du contenu publirédactionnel ou des publicités intégrées de façon homogène. Les publicités natives de qualité fonctionnent bien, elles offrent un taux de clics quatre fois supérieur aux annonces classiques sur les appareils mobiles . La clé est ici de proposer en temps réel des expériences pertinentes et hyper-personnalisées via tous les canaux, fondées sur l’intelligence .

    9 – La personnalisation est un minimum et elle doit être omnicanal

    Même si plus de 25% des Francais utilisent un adblocker la plupart d’entre eux lorsqu’ils sont connectés apprécient les publicités ciblées . (66% sont bienveillants ou neutres) De plus les Etudes montrent que les consommateurs exposés à des campagnes cross média sont 46% plus susceptibles d’aller en ligne pour en savoir plus sur une marque et à l’acheter en magasin ( sourde kantar TGI)

    10/Le programmatique poursuit son ascension mais il doit être complémentaire

    55% de tout le display est programmatique , 20% des inventaires TV le seront aux US d’ici 2019 mais cette capacité à cibler une population de manière massive et personnalisée s’accompagne toujours pour être efficace de relais dans les autres Canaux.

    11/Le digital à disparu 

    Se digitaliser est devenu ringard

    Nous sommes tous mobiles et multicanaux l’utilisation du numérique est devenu un minimum , les marketers sont devenus des  » comportementalistes » l’année dernière et plus encore cette année est l’intégration de l’émotion dans les campagnes .Le processus d’intégration de l’émotion à même été modélisé et présenté lors du dernier salonDMA ou Alan schulman un peu musicien de jazz un peu Directeur Digital chez Deloitte a modélisé le process par lequel les créatifs intègrent les datas pour générer des créations personnalisées et optimisées par canal . Sa devise :   » Look deep inside Data » , les data sont le fuel de La créativité et combinée à l’humour et l’émotion le resultat est fabuleux voir par exemple La campagne chatbooks aux US.

     

  • IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    IOT, IA, Sécurité, 5G, technologies… Les prédictions pour 2018 

    Ixia, filiale de Keysight et spécialiste des solutions de test, de visibilité et de sécurité des réseaux, dévoile aujourd’hui ses prédictions pour l’année à venir. Dans un univers technologique en plein bouleversement, notamment à cause de l’arrivée de nouvelles règlementations et de l’émergence de technologies jusqu’ici restées confidentielles, Ixia lève le voile sur les tendances qui feront 2018 et les enjeux qui les accompagnent.

    Du côté de la sécurité
    La voiture connectée n’est plus seulement une voiture

    IHS Markit prévoit que d’ici 2023, les ventes mondiales de voitures connectées atteindront 72,5 millions d’unités, contre 24 millions en 2015. Cela signifie que, dans un peu plus de huit ans, près de 69 % des véhicules vendus échangeront des données avec des sources externes, ce qui fera donc évoluer la voiture au sein d’un réseau avancé. En 2018, la voiture passera du statut de simple « mode de transport » à une plate-forme d’informations connectées.

    En 2018, les craintes d’attaques catastrophiques, comme la prise de contrôle total d’un véhicule, vont évoluer vers des craintes plus terre à terre à l’image de celles liées aux systèmes de péage, à l’historique de navigation et aux violations du système de surveillance des véhicules. La surveillance continue et la validation des systèmes prendront un nouveau sens en 2018 alors que les constructeurs automobiles devront faire face à ces risques croissants.

    Les risques liés à l’IoT s’installent et demeurent

    Au fur et à mesure que l’utilisation de dispositifs IoT se démocratise, le danger potentiel de les voir compromis et transformés en robots s’accroit. Ces risques croissants et l’absence généralisée de protection sur les réseaux Wi-Fi vont créer un flux constant de vulnérabilités susceptibles d’être réorganisées.

    Cette extension de la surface d’attaque crée de nouveaux risques pour les réseaux d’entreprise. Si l’on travaille à distance et sur un réseau public non protégé, c’est toute l’organisation que l’on met en danger à la fois pour ses propres données mais également en rendant son périphérique susceptible d’être la cible d’un piratage involontaire pour faire partie d’un réseau de robots.

    La protection des données devient la nouvelle urgence technologique

    Alors que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD ou GDPR) entrera en vigueur le 25 mai 2018, la panique s’installe dans les entreprises qui craignent de ne pas s’y conformer. Ainsi, l’accent mis sur la protection des données atteindra de nouveaux sommets.

    C’est une tâche complexe que de protéger les données personnelles lorsqu’un réseau est à plusieurs endroits en même temps en raison de l’adoption du cloud. L’utilisation du cloud public permet de retirer les données de son data center interne pour les mettre entre les mains de votre fournisseur d’accès. Les violations et les falsifications gouvernementales ont mis en lumière les conséquences que pouvaient avoir une approche peu concernée des données personnelles. Des années à utiliser de « mauvais » mots de passe et à utiliser gratuitement des renseignements personnels, ont engendrés une perte totale du contrôle des données. La prise de conscience de ce problème a finalement atteint un stade critique. S’il est trop tard pour empêcher aux données de sortir de l’entreprise, cette dernière doit quand même s’assurer que ceux qui les contrôlent font le nécessaire pour les garder en sécurité. 2018 sera l’année où, enfin, on fera de la protection des données une priorité.

    Le facteur humain est un risque majeur

    En matière de sécurité, les outils technologiques d’aujourd’hui ne sont pas véritablement problématiques. Les progrès réalisés au niveau des pare-feu, de la sécurité des applications Web et des solutions de protection réseau ont permis d’aller assez loin. C’est en réalité le comportement des utilisateurs qui peut faire défaut. Il subsiste une croyance selon laquelle « l’informatique s’occupera des choses » si on clique sur un mauvais lien ou si on laisse un accès ouvert à son ordinateur depuis un appareil non surveillé.

    Les cybercriminels peuvent accéder rapidement à un réseau à cause d’un manque d’attention d’un employé en matière de sécurité. L’employé aura toujours tendance à penser que la responsabilité de reconnaître et de résister aux cyberattaques repose entre les mains des équipes de sécurité du back-office. En conséquence, les violations continueront d’augmenter en 2018.

    Du côté de la visibilité
    Le Edge Computing est la cerise sur le gâteau du cloud

    Alors que l’année 2017 se termine, le cloud est devenu le modèle informatique de référence et les entreprises se rendent compte qu’elles ont besoin de meilleures solutions de sécurité et de gestion des performances. Les solutions Cloud-Wash, conçues à l’origine pour les data-centers, ne conviennent plus. Une forme moderne d’informatique décentralisée et distribuée est nécessaire pour ajouter de la valeur au cloud. On appelle ce nouveau modèle le Edge Computing.

    Le Edge computing améliore l’efficacité globale du cloud en conservant les ressources technologiques comme le calcul, le stockage et la mise en réseau, plus proches des utilisateurs. Pour mieux tirer parti des avantages du cloud sans sacrifier la vitesse et la fiabilité, on verra de plus en plus d’entreprises utiliser ce type de conception dans leurs architectures d’infrastructure. Cela va contribuer à redonner de la puissance de traitement au réseau de l’entreprise pour obtenir des résultats plus rapides, même si le cloud ne fonctionne pas.

    La 5G crée de nouveaux débouchés, de nouvelles capacités et de nouvelles entreprises

    La 5G va arriver plus vite que prévu et engendrera de grosses perturbations car elle marquera le début d’une nouvelle ère pour la connectivité. Des investissements lourds et généralisés dans la 5G ont déjà eu lieu, avec de nombreux fournisseurs et organisations qui ont déjà engagé des ressources pour tester de nouveaux équipements. Une récente étude menée par Ixia révélait que 96 % des grandes entreprises technologiques prévoyaient de tirer parti de la 5G et que 83 % annonçaient le déploiement de solutions 5G dans les 24 prochains mois.

    La transition de la 4G à la 5G va présenter de nombreuses opportunités de business au travers de plusieurs secteurs d’activité . Cela va grandement faciliter la connectivité et lancer une nouvelle vague de technologie et ainsi générer de la croissance pour de nombreuses organisations qui ne serait pas possible autrement.

    Bienvenue à nos nouveaux maîtres : Les bots !

    Jusqu’ici, on avait l’habitude d’utiliser des applications pour tout type de tâches. Du mobile au Web, il n’était en effet pas rare d’entendre « Il y a une application pour ça ! ». Désormais, Apple, Amazon, Google et Facebook font partie des entreprises qui misent sur un avenir guidé par les Bots.

    L’avantage sous-estimé de cet Bots réside dans le fait qu’ils vont simplifier la mise en réseau. Les tâches ne seront plus envoyées à des centaines d’applications différentes pour de simples micro-tâches. Au lieu de cela, tout sera envoyé à un seul Bot. Les points critiques pour la connexion externe seront plus faciles à trouver et l’informatique pourra mieux maintenir la connectivité des entreprises.

    L’infrastructure informatique publique va devenir votre métier

    Les data-centers ne sont plus au bureau et peuvent même se situer à des milliers de kilomètres. Les collaborateurs en télétravail et itinérants (commerciaux par exemple) constituent une part toujours plus importante de la main-d’œuvre. Cela signifie que les tâches quotidiennes dépendent de serveurs et de réseaux qui n’appartiennent pas à l’entreprise.

    On a pu constater les conséquences d’incidents majeurs où une panne dans un seul data-center cloud d’Amazon a entraîné la fermeture de plusieurs services en ligne comme Quora, Business Insider et certaines parties de Slack. Beaucoup d’organisations ont adopté le modèle de cloud hyperscale et seront à la merci de ces fournisseurs pour maintenir la disponibilité dont ils ont besoin. Les équipes informatiques ont besoin d’établir un contrôle accru sur leur trafic de données dans le cloud afin d’éviter toute faille dans leur sécurité et de protéger l’expérience client et la productivité des employés. Ils devront disposer d’une plus grande visibilité de leurs clouds à mesure que ceux-ci deviendront le modèle dominant de communication et de traitement.

    L’intelligence artificielle libère enfin le potentiel des logiciels

    L’intelligence artificielle (AI) est définitivement un concurrent de choix dans la course à l’expression tendance de la haute technologie ! Au-delà de la sémantique, elle a permis aux entreprises de faire de grands pas en avant dans la façon dont elles traitent les données, de leurs équipes de sécurité à leurs départements RH. L’adoption et l’innovation dans ce domaine ne vont pas ralentir de sitôt !

    Le prochain domaine où l’on verra des investissements dans l’AI est le réseau. Le développement durable, le cloud computing et la mondialisation ont rendu obsolètes les pratiques jusqu’ici utilisées par les équipes IT pour maintenir leurs réseaux. Les fournisseurs novateurs intègrent désormais le machine learning et l’AI dans leurs plates-formes réseau qui permettent d’en adapter efficacement les performances en fonction des besoins pour répondre aux exigences des services et des applications qu’il transporte. Au fur et à mesure que cette tendance va se poursuivre, les entreprises devront maintenir le même niveau de visibilité qu’elles avaient avec un réseau physique, afin de pouvoir tirer parti des possibilités offertes.

  • Marketing et chabots qui les utilise ? Et dans quel but ?

    Les Chatbots passent du buzz à une réalité généralisée

    L’Observatoire des Chatbots créé par Do You Dream Up (www.dydu.ai) en octobre 2017, propose aux différents métiers concernés par le développement des systèmes d’intelligence artificielle et en particulier des chatbots, des points de repères sur l’utilisation de ces systèmes et sur les perspectives qui se dessinent.

    La première étude publiée par l’Observatoire des Chatbots porte sur les chatbots dans l’univers du marketing. Qui les utilise ? Et dans quel but ? Telles sont les questions sur lesquelles il s’est penché.

     Les marketeurs connaissent les chatbots, s’en emparent très progressivement et tous parient sur la généralisation des chatbots

     Si un professionnel du marketing sur deux sait ce qu’est un chatbot, seuls 46% des marketeurs travaillant dans une PME savent à quoi sert le chatbot. Une différence qui peut s’expliquer par la taille de l’entreprise : plus l’effectif est important, plus le sujet du marketing sera primordial.

    Autre divergence notable, seulement 16% des répondants ont mis en place un chatbot pour leur(s) marque(s). 26% déclarent qu’ils ont l’intention d’en faire.

    D’autre part, parmi les 58% de marketeurs qui affirment ne pas avoir de projet de ce type pour le moment, plus de trois quarts sont issus des entreprises de moins de 50 salariés (78% de PME, contre 22% de grandes entreprises). Ces chiffres qui mettent en lumière le fait que le chatbot est un projet certainement plus accessible aux grosses entreprises (plus de 5 000 salariés).

    Il est intéressant de mettre en parallèle ces résultats qui portent sur la réalité concrète et ceux qui portent sur les anticipations des acteurs.

     Parmi les professionnels du marketing, 92% considèrent que les chatbots se généraliseront dans le marketing, 74% considèrent que la mise en place de chatbots sera un « plus » pour l’image de leur(s) marque(s). Parmi eux, les marketeurs des entreprises de taille intermédiaire (250 et 5000 salariés) sont les plus nombreux à porter ce jugement favorable (87%).

    La satisfaction des marketeurs vis-à-vis des chatbots est, à court terme, liée aux capacités d’optimisation et, à long terme, aux capacités d’innovation des chatbots

    La note de satisfaction moyenne vis-à-vis des chatbots existants est aujourd’hui, pour leurs promoteurs, de 7,3/10. C’est une note honorable même si ça n’est pas encore un plébiscite. Plus spécifiquement, 86% des répondants ayant mis en place un chatbot considèrent que celui-ci rend le service attendu.

    Ces résultats sont à relier aux 3 valeurs ajoutées des chatbots :

    1. L’optimisation du temps : les chatbots réduisent les coûts et accroissent les gains de productivité
    2. L’amélioration du service rendu aux utilisateurs : le chatbot est instantané, il favorise la fidélisation, les conversations sont personnalisées et le service rendu est fiable
    3. L’amélioration de l’image des marques : les chatbots peuvent être innovants, ils peuvent apporter aux utilisateurs une nouvelle expérience de la marque, ils ouvrent la voie à de nouveaux usages et favorisent la progression de la notoriété.

    Pour Do You Dream Up, les deux premiers arguments sont nécessaires mais pas suffisants: s’il est utile d’améliorer, c’est encore mieux d’innover.

    La marge de progression de la satisfaction des clients viendra de la capacité des éditeurs de logiciels de reconnaissance du langage naturel à mettre en place des services innovants, permettant une nouvelle relation entre le client, le consommateur et l’entreprise, le service, la marque.

    C’est le troisième point qui fera la différence. Les chatbots du futur devront aider à innover, pas seulement aider à optimiser. L’enquête confirme que les deux fonctions les plus recherchées sont la compréhension du langage naturel pour 64% des marketeurs et l’amélioration continue par l’apprentissage automatique (50%).

    Do You Dream Up y voit une confirmation de son modèle. Les chatbots d’aujourd’hui et de demain ne sont pas destinés aux geeks. Un solide logiciel, une capacité à intégrer des connaissances, la prise en main par des professionnels du métier des entreprises et non par des professionnels du code, sont les meilleurs atouts pour créer des chatbots utiles, intelligents et innovants.

    Les chatbots et l’emploi dans les fonctions marketing : les perceptions s’équilibrent

    Dans ce domaine, l’enquête menée par Occurrence donne des résultats concordants aux résultats des débats au sujet de l’impact de l’Intelligence Artificielle sur l’emploi.

    Pour 70% des marketeurs, dont 25% de directeurs, l’émergence des chatbots dans les sociétés va contribuer à supprimer des postes dans les équipes marketing. Mais les répondants ne peuvent identifier quelles fonctions précises sont vouées à disparaître. Cependant plus de 35% des opérationnels ne partagent pas cet avis.

    On observe également des divergences au niveau des tranches d’âge. 91% sont des marketeurs de plus de 50 ans contre 65% des moins de 50 ans pensent que les chatbots vont supprimer des fonctions dans les équipes marketing

    Ils sont 73% à penser que les chatbots vont créer de nouveaux métiers. Les petites entreprises sont plutôt moins optimistes sur ce sujet (38% ne sont pas d’accord avec cette perception contre 20% des marketeurs dans les autres entreprises)