Catégorie : L’ESSENTIEL

  • eCommerce et hypersonnalisation : un impératif stratégique

    Quand la transformation de l’expérience client en
    e-commerce passe par l’hypersonnalisation 

    A l’occasion du NRF 2025 : Retail Big Show Europe 2025, KPMG en France et la Fevad publient la 9è édition de l’étude sur l’innovation dans le e-commerce : « l’ère de l’hyperpersonnalisation : transformation de l’expérience client dans l’e-commerce ». Ce document explore les enjeux, les principes et les impacts sur la relation client et la croissance des entreprises. Il présente des cas concrets et propose une feuille de route.

    Alors que le e-commerce a connu une croissance soutenue en 2024 (+ 9,6 % vs 2023) et devrait atteindre les 200 milliards d’euros en 2025, le secteur offre un terrain fertile pour le déploiement de stratégies d’hyperpersonnalisation ambitieuses.
    En France, 83 % des clients sont prêts à partager leurs données pour une expérience personnalisée pertinente, un taux élevé qui souligne une forte demande… sous réserve de confiance.

    L’hyperpersonnalisation, un enjeu stratégique pour se différencier de ses concurrents…

    Pour continuer à se différencier en 2025 et accompagner les transformations majeures du secteur de l’e-commerce, l’hyperpersonnalisation, véritable référence du marketing digital, s’impose comme une réponse stratégique.

    En élaborant des expériences, des contenus, des produits ou services uniques, ciblés et dynamiques sur l’ensemble des points de contact, elle vise à recréer l’intimité et la pertinence d’une relation de commerce de proximité, mais à l’échelle industrielle du numérique.

    Les entreprises les plus performantes sont numériquement matures, axées sur les données, avec des fonctions coordonnées de manière transparente. Elles engagent mieux les clients à travers les canaux, ce qui se traduit par davantage d’opportunités de ventes croisées et par une réduction des frictions avec les clients.

    … et des impacts sur les métiers du e-commerce

    Parallèlement à l’évolution des technologies, les métiers du e-commerce vont se transformer. Les directions Commerce, Marketing et Service Client, qui sont en front client, sont les plus concernées. Elles impulsent les projets, activent les leviers et mesurent l’impact client. De nouvelles compétences vont voir le jour.

    Au cœur de la révolution digitale de l’hyperpersonnalisation, ces trois métiers sont des moteurs de transformation :

    • Le Commerce devient conseil, capable d’adapter son discours, son offre et même ses remises en fonction du profil client.
    • Le Marketing Digital orchestre les campagnes sur-mesure, adapte les contenus et met en place une approche omnicanale pilotée par les données.
    • Le Service Client se transforme en véritable coach de la relation client, armé d’IA, de scripts intelligents et de KPIs orientés satisfaction.

    Un guide stratégique pour les décideurs

    Au-delà du constat, l’étude KPMG/FEVAD fournit aux dirigeants des clés concrètes : comment construire une vue client unifiée, quelles technologies privilégier, quels choix stratégiques et opérationnels adopter pour maximiser la valeur de l’hyperpersonnalisation, tout en respectant les principes de sécurité et de protection des données, avec des exemples concrets et les témoignages d’acteurs engagés dans l’hyperpersonnalisation.

    François-Xavier Leroux, Associé, Digital Customer chez KPMG en France :

    « L’hyperpersonnalisation n’est pas une simple évolution technologique passagère, mais bien un nouveau paradigme durable et structurant pour l’e-commerce et l’expérience client à l’horizon 2025 et au-delà.
    Elle s’impose comme un impératif stratégique pour les entreprises souhaitant non seulement se démarquer, mais aussi prospérer dans un environnement digital en perpétuelle évolution, où chaque consommateur s’attend à des interactions toujours plus précises et individualisées.
    Face à l’accroissement des exigences des consommateurs et aux progrès de l’IA, l’hyperpersonnalisation est désormais synonyme de compétitivité, de fidélisation et de croissance sur le long terme. »

    Marc Lolivier, Délégué Général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) :

    « L’hyperpersonnalisation ouvre des perspectives considérables, tant pour les entreprises que pour les consommateurs : expériences plus fluides, offres plus pertinentes et relation plus durable. Mais réussir cette transformation suppose des choix stratégiques et opérationnels clairs, que l’étude met précisément en lumière. Elle repose aussi sur un principe essentiel : le respect du choix et des préférences du consommateur. C’est à cette condition que l’hyperpersonnalisation pourra devenir un facteur de compétitivité, de confiance et de croissance partagée. »

    Pour télécharger le guide c’est ici 

  • e-Commerce : quand Google souligne les lacunes au niveau expérience client

    Etude Retail Garage: les opportunités manquées en matière d’expérience client 

    Google Cloud 

    La nouvelle étude intitulée « Retail Garage – Éclairages pour stimuler votre commerce électronique avec l’IA et gagner de nouveaux clients » de Google Cloud et de l’agence d’innovation créative R/GA révèle que de nombreux grands acteurs du commerce électronique en Europe et au Moyen-Orient n’atteignent pas les principaux critères d’expérience client.
    Les sites ecommerce n’utilisent pas ou peu l’IA dans un parcours d’achat plus impliquant.

    L’étude a analysé 56 des meilleurs sites de commerce électronique du 7 avril au 9 mai 2025, révèle que les distributeurs :
    > ne personnalisent pas le parcours client
    > et ne transforment pas les sites web statiques en plateformes d’achat dynamiques et intelligentes.
    > Enfin, nombre d’acteurs n’agissent pas assez rapidement pour répondre aux attentes toujours plus élevées des consommateurs, qui s’attendent à de nouvelles expériences d’achat grâce à l’IA.

    Les principales conclusions soulignent les lacunes en matière d’expérience client

    L’étude a identifié plusieurs lacunes majeures des sites de ecommerce, soulignant un décalage significatif entre les attentes des consommateurs et les capacités actuelles des acteurs du secteurs.

    • La fonctionnalité de recherche est à la traîne : La recherche montre qu’un grand nombre de retailers ont des difficultés avec les fonctionnalités de recherche de base. Plus de la moitié des détaillants analysés – 36 sur 56 – n’ont pas fourni de résultats pour les recherches sémantiques, qui permettent aux clients de rechercher en utilisant un langage conversationnel comme « visage sec » au lieu d’un nom de produit spécifique. De plus, 10 retailers sur 56 n’ont pas fourni de résultats précis pour les requêtes larges utilisant trois mots-clés ou plus.
    • La personnalisation est une opportunité manquée : De nombreux détaillants n’exploitent pas les données clients pour créer des expériences d’achat personnalisées. Seulement 9 retailers sur 56 ont fourni des résultats de recherche hautement personnalisés basés sur le profil d’un client, tels que son historique de navigation précédent. De même, 10 retailers sur 56 n’ont pas recommandé de produits complémentaires sur leurs pages produits, comme suggérer une souris et un étui lorsqu’un client consulte un ordinateur portable – une opportunité manquée cruciale pour augmenter les ventes.

    • Les « assistants d’achat » sont pratiquement inexistants : L’étude a révélé que les chatbots, bien que présents sur certains sites, ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. Seulement 1 chatbot sur 29 analysés a pu fonctionner comme un véritable assistant d’achat, capable d’interpréter les préférences des clients et de suggérer des produits appropriés. La grande majorité se limite à des fonctions de support de base.

    « Les consommateurs utilisent déjà l’IA dans leur vie quotidienne avec des outils comme Gemini. Ils s’attendent à une expérience d’achat plus personnalisée, intuitive et conversationnelle de la part des acteurs du e-commerce. Le fait que seul un distributeur y parvienne témoigne d’une opportunité massive et inexploitée.

    L’avenir du e-commerce ne réside pas dans de meilleurs chatbots ; il s’agit de créer des assistants d’achat proactifs, alimentés par l’IA, qui nous comprennent, anticipent nos besoins et nous guident tout au long d’un parcours fluide. Les distributeurs ont une opportunité significative de redéfinir le parcours client en mettant en œuvre une IA avancée pour créer des expériences d’achat en ligne hautement personnalisées, multimodales et dynamiques. » explique Mark Steel, Director, Global Strategic Industries, Retail & Consumer chez Google Cloud.

  • RSE et Marketing entre volonté et frustrations

    Les directeurs marketing face à la RSE : engagés, lucides… mais parfois désarmés

    À l’heure où les entreprises sont confrontées à des choix cruciaux pour assurer un avenir durable, la RSE n’est plus un “nice to have” mais un impératif stratégique.

    Pour mieux comprendre ces nouveaux enjeux, l’Adetem, premier réseau français du marketing, à travers son Collectif RESPONSABLES, avec  OpinionWay et Equancy, ont mené la 5ᵉ édition de leur Observatoire annuel sur le marketing et la transition durable. b-

    Objectif : montrer comment les marketeurs envisagent leur rôle dans cette transformation quels leviers ils mobilisent, quels freins ils rencontrent, et comment ils projettent leur action dans un futur où RSE et business doivent marcher main dans la main.

    Une prise de conscience massive des entreprises

    La RSE, enfin dans l’agenda des directions d’entreprise avec 74 % des entreprises qui placent la RSE au cœur de leur stratégie long terme et 82 % qui ont déjà mis en place des mesures d’impact.
    Les entreprises l’ont désormais intégrée au cœur de la stratégie, avec un engagement concret et un portage au plus haut niveau en interne.

    La RSE, un levier encore peu intégré dans les plans marketing

    Les directeurs marketing sont pleinement conscients de leur responsabilité dans cette transformation, ils sont 91 % à le voir comme un levier de transformation des modèles économiques.
    Ils veulent être moteurs et voir leur rôle redéfini mais seulement 27 % d’entre eux intègrent pleinement la RSE dans leur plan marketing. Charlotte Weill, Présidente Equancy: « La transition durable devient un impératif marketing : sa réussite passera par l’harmonie entre RSE et business. »

    Les directions marketing prêtes à jouer leur rôle… mais font face à des freins et frustrations bien identifiés

    La volonté est là, mais les moyens peinent à suivre. Les résultats de l’étude montrent que les directions marketing ont un engagement réel mais encore partiel et très variable selon la taille des entreprises.

    Les marketeurs mettent en place des actions concrètes, immédiatement réalisables dans l’entreprise en privilégiant les actions environnementales versus sociales ou sociétales.
    En 2025, ils activent en moyenne 3,6 actions environnementales (éco-conception, emballages responsables, supports de communication à faible empreinte, sensibilisation clients) et 1,8 actions sociales ou sociétales (accessibilité, lutte contre les stéréotypes, transparence commerciale)

    Des marketeurs motivés et déterminés à agir

    Cependant, ils estiment que le changement ne va pas assez vite ! Ils font face à des injonctions contradictoires de rentabilité et de moyens : 64 % estiment que la rentabilité l’emporte encore sur la RSE et 40 % disposent d’un budget spécifique pour le marketing durable.

    Le Collectif RESPONSABLES ! by Adetem: « Face aux 37% de freins financiers et aux pressions court-termistes, 83% des décideurs marketing maintiennent leur cap vers un modèle responsable : cette étude capture un mouvement de fond qui privilégie la robustesse systémique à la performance immédiate, démontrant que l’écosystème marketing français a choisi la voie de la transformation profonde plutôt que celle des compromis. »

    Backlash et crises : pas de retour en arrière pour les marketeurs !

    Malgré un débat public parfois tendu, seuls 20 % des marketeurs évoquent un retour en arrière lié au backlash, et 21 % indiquent une influence des positions américaines. Au contraire : 76 % jugent que les crises renforcent l’importance de la RSE.

    La transition est donc perçue comme incontournable et irréversible. Luc Balleroy, Directeur général OpinionWay : « Cette étude confirme que le marketing ne peut plus être un simple relai : il devient un acteur stratégique de la transition durable, il est donc temps que les organisations leur donnent les moyens d’être à la hauteur de leurs ambitions et intègrent leurs besoins spécifiques. »

    IA et transition durable : un nouveau défi

    L’étude révèle une inquiétude forte face à l’IA. Ainsi 55 % considèrent qu’elle est un problème pour la transition durable (66 % dans les grandes ETI). Risques cités : manipulation de l’information, protection de la vie privée, impact sur l’emploi et l’empreinte carbone.

     

  • Promotions : coup de pouce ou coup de bluff ?

    Promotions : qu’en pensent les français ?

    Une étude réalisée par Converteo, et PricingHUB, montre que 77 % des Français estiment que les promotions leur permettent de faire de bonnes affaires, mais seulement 47 % considèrent qu’elles reflètent de réelles réductions de prix. 

    Converteo, cabinet de conseil hybride spécialisé en Pricing data et intelligence artificielle, et PricingHUB, plateforme SaaS intuitive et boostée à l’intelligence artificielle d’optimisation des prix, annoncent la publication des résultats de leur étude exclusive : La perception des promotions par les Français.
    Alors les promotions : coup de pouce ou coup de bluff ? Qu’en pensent vraiment les français ? 

    Les promotions : un levier d’achat incontournable mais saturé 

    L’étude révèle que 36 % des consommateurs affirment que les promotions représentent au moins la moitié de leurs achats, tandis que 60 % déclarent que les promotions influencent souvent ou très souvent leurs décisions d’achat. Le secteur alimentaire ressort comme le plus affecté, avec 66 % des répondants déclarant être particulièrement attentifs aux promotions dans cette catégorie. 

    Cependant, cette attention élevée aux promotions s’accompagne de surcharges perçues, particulièrement sur la publicité en ligne (59 %), l’email (52 %) et les réseaux sociaux (46 %).
    42 % des consommateurs expriment un sentiment de surcharge promotionnelle, ce qui pourrait potentiellement diluer l’impact de ces offres.
    « Les promotions sont un levier puissant mais leur surabondance crée une certaine fatigue chez les consommateurs. Les retailers doivent repenser la fréquence et la personnalisation des promotions pour maintenir leur efficacité » explique Jérôme Laurent, CEO et co-fondateur de PricingHUB.

    La promotion : un outil à double tranchant – moteur de découverte mais challenge pour la fidélité

    Véritable levier d’activation, la promotion permet aux consommateurs de découvrir de nouveaux produits ou marques : 56 % des répondants déclarent en avoir découvert grâce à une offre, et parmi eux, 72 % ont réitéré leur achat, et ce, même hors promotion. Mais si la promotion séduit, elle ne fidélise pas pour autant.
    Près d’un tiers des consommateurs (32%) n’hésite pas à changer de marque lorsqu’une promotion est proposée par un concurrent, et seuls 34 % estiment que les promotions renforcent leur confiance envers une marque.

    Personnalisation des promotions

    L’étude montre que 38 % des consommateurs jugent la personnalisation des promotions importante.
    Toutefois la protection des données reste un enjeu important : 50 % des répondants refusent de partager leurs habitudes de consommation. “Ces chiffres révèlent une crise de confiance des consommateurs, plus que jamais sensibles au prix.

    Pour les distributeurs et les marques, l’enjeu est de passer d’une logique purement volumétrique à un pilotage ROIste des actions promotionnelles .
    « L’analyse fine des données de vente et de la perception prix des consommateurs doit être au cœur des décisions promotionnelles pour proposer la bonne offre, au bon moment » explique Rémi Casanova, Principal chez Converteo.

  • Comment ChatGPT redéfinit le retail media ?

    ChatGPT redéfinit discrètement l’avenir du retail media

    Par Lee Metters, Retail Media Lead, Awin

    Le retail media est l’un des domaines de la publicité digitale qui connaît la croissance la plus rapide. Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, chaque espace publicitaire est un terrain de jeu pour attirer l’attention des consommateurs – et ChatGPT est en train d’en changer les règles.

    Cette année, OpenAI a lancé une nouvelle fonctionnalité, Product Finder, qui permet aux utilisateurs de découvrir et d’acheter des produits directement dans ChatGPT.
    Plutôt que de saisir une requête dans un moteur de recherche traditionnel ou sur un site web, les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils recherchent et recevoir des recommandations de produits générées par l’IA, accompagnées de comparaisons, d’avis, d’avantages et d’inconvénients, ainsi que des liens pour acheter les produits – un parcours somme toute très simple, de la découverte du produit à la conversion.

    Bien qu’aucune donnée officielle n’ait été publiée sur les taux de clics de Product Finder, nous savons que ChatGPT traite plus d’un milliard d’interactions web chaque jour.
    Même si seule une petite partie de ces interactions est liée à des achats, cela signifie que des dizaines de millions de sessions de découverte de produits ont lieu chaque semaine sur la plateforme. Ce volume a le potentiel de drastiquement transformer la manière dont les gens découvrent, évaluent, et achètent les produits en ligne.

    Mise en situation : recherche d’un babyphone

    Ma femme et moi attendons un enfant. J’ai donc demandé à ChatGPT de me recommander un babyphone. Nous avions des critères précis en tête, que nous avons inclus dans notre prompt, et laissé ChatGPT faire son travail. Parmi les options proposées, le premier produit recommandé était le Hubble Connected Nursery Pal Glow. ChatGPT a fourni une description détaillée de ses fonctionnalités, et nous a recommandé de l’acheter dans un magasin spécifique.

    Ne faisant pas entièrement confiance à la recommandation de ChatGPT, j’ai consulté directement le site web du magasin suggéré et recherché « baby monitors ». Le premier produit répertorié, un placement sponsorisé sur cette page de catégorie, était le même moniteur Hubble. Ce placement était très certainement le résultat d’une campagne retail media endémique, par laquelle les marques paient pour obtenir un emplacement de choix sur le site web ou l’application d’un retailer.

    Ce conflit potentiel a attiré mon attention : ChatGPT m’a dirigé directement vers la page du produit, contournant ainsi efficacement le placement publicitaire endémique sur la page de catégorie. Si ChatGPT fait apparaître le même produit, provenant d’un contenu média tiers (tel qu’une annonce sponsorisée par le distributeur lui-même) ; nous assistons à une convergence importante dans les stratégies de retail media.

    L’impact de la découverte de produits par l’IA

    Cette expérience, certes modeste mais révélatrice, soulève une question plus importante : si des plateformes telles que ChatGPT deviennent un élément central du processus de découverte de produits, qu’adviendra-t-il des stratégies traditionnelles de retail media ?

    Aujourd’hui, le retail media endémique s’articule principalement autour de placements sur site, tels que des listes de produits sponsorisés, des bannières et des carrousels dans les écosystèmes digitaux des retailers. Cependant, les outils basés sur l’IA tels que ChatGPT introduisent une nouvelle dynamique, en déplaçant le point de départ du parcours d’achat des consommateurs en dehors de ces écosystèmes.

    Cela marque un changement fondamental dans la manière dont l’influence est acquise. Pour rester dans la course, les marques et les retailers doivent repenser la façon dont ils allouent leurs dépenses dédiées au retail media, et dont ils garantissent leur visibilité et leur influence dans la découverte de produits générée par l’IA.

    De nouvelles opportunités

    Avec l’essor des outils IA tels que ChatGPT, les sites média (sites de comparatifs, par exemple) jouent désormais un rôle de plus en plus important dans l’écosystème du retail média endémique hors site. Selon Digiday, ChatGPT a généré plus de 243,8 millions de visites sur des sites média en avril 2025, soit une augmentation spectaculaire de 98 % depuis janvier 2025. Bon nombre de ces sites sont cités directement dans les recommandations de produits générées par l’IA, contribuant à les positionner efficacement comme des intermédiaires de confiance dans le parcours d’achat.

    Si l’on reprend l’exemple du babyphone, l’une des sources citées par ChatGPT était Expert Reviews, un site média qui fournissait non seulement la recommandation, mais incluait également un lien d’affiliation redirigeant vers le magasin recommandé par ChatGPT. Cela montre clairement comment le contenu hors site alimente le commerce basé sur l’IA, et souligne la nécessité de stratégies intégrées et multicanales.

    Si les plateformes d’IA telles que ChatGPT doivent devenir le nouveau sommet du funnel, les stratégies de retail media doivent évoluer au-delà des limites des placements sur site. Les retailers et les marques doivent envisager d’allouer une partie de leur budget publicitaire endémique au financement de contenus hors site de haute qualité, en particulier ceux susceptibles d’être classés dans les recommandations générées par l’IA.

    En fin de compte, l’association à des éditeurs, affiliés et créateurs de contenu devrait constituer une méthode pertinente pour gagner en compétitivité à mesure que les parcours d’achat en ligne évoluent.

  • Influence : quelles sont les tendances et les contenus qui performent réellement ?

    Mais que se cache-t-il derrière le flot continu de vidéos : Instagram, YouTube TikTok …?

    Que ce soit à travers les Reels d’Instagram, les Shorts de YouTube ou encore les TikToks, les réseaux sociaux se livrent une véritable bataille pour capter l’attention des utilisateurs. Mais que se cache-t-il derrière ce flot continu de vidéos ?

    Pour le savoir, Metricool, plateforme de gestion et d’analyse des réseaux sociaux, a analysé près de 600 000 comptes catégorisés selon leur nombre d’abonnés et près de 6 millions de vidéos courtes (Reels, TikToks et Shorts, programmées ou non via son outil) à travers d’une étude intitulée Rapport 2025 sur le format vidéo courte, afin de décrypter les grandes tendances actuelles et identifier les contenus qui performent réellement.

    La vidéo courte s’impose comme le format incontournable des plateformes sociales 

    Par rapport à 2024, le format court poursuit sa progression spectaculaire : le nombre de vidéos publiées via Metricool a bondi de 71 %, tandis que le nombre de comptes actifs sur ce format progresse de 51 %.

    La dynamique est tirée principalement par TikTok, qui connaît une véritable explosion avec 129 % de comptes et 156 % de vidéos courtes.
    YouTube Shorts affichent eux aussi une croissance soutenue (37% de comptes et 61 % de vidéos publiées), tandis que Facebook surprend avec une hausse de 72 % de publications et 56 % de comptes.
    En comparaison, Instagram conserve sa place de leader en volume absolu, mais sa croissance reste plus modérée que ses concurrents : +27 % de comptes et +34 % de publications.

    La production de contenu est en pleine hausse, mais les performances chutent 

    Bien que le nombre de vidéos publiées explose sur l’ensemble des plateformes, la qualité de l’engagement s’affaiblit.
    Contrairement aux attentes, cette croissance de volume ne se traduit pas par une amélioration des résultats.
    Au contraire, la plupart des indicateurs de performance affichent une nette baisse. Sur Instagram, les Reels augmentent de 34 %, mais les vues chutent de 59 % et les interactions de 21 %.
    YouTube Shorts subissent le même phénomène : malgré une hausse de 61 % de vidéos, la portée (-31 %), les interactions (-47 %) et l’engagement (-36 %) s’effondrent.
    Même sur TikTok, où l’engagement global grimpe (35 %), le temps moyen de visionnage diminue (3,75 secondes contre 4,7 en 2024), réduisant la fenêtre pour capter l’attention. Seul Facebook tire son épingle du jeu, avec une portée en hausse ( 23 %) et des vues en progression ( 24 %).

    Metricool

    « La vidéo courte n’est plus seulement une tendance, elle est devenue la norme incontournable des réseaux sociaux. Notre étude révèle un paradoxe : si la production explose, l’engagement global recule. Dans ce contexte, les créateurs de contenus doivent redoubler d’efforts pour capter l’attention de leur audience dès les premières secondes et maintenir une connexion authentique. » explique Sara Montorio, Chargée des Relations Publiques, Événements et Formation chez Metricool.

    Succès inattendu des petits comptes sur Instagram

    Bien que sur Facebook, la hausse de la portée et les vues en progression bénéficient surtout les très grands comptes, tandis que les petits s’effondrent, les données pointent du doigt que la tendance s’inverse pour les Réels Instagram.

    Sur Instagram, la hiérarchie est bousculée : alors que les comptes Medium, Big et Huge voient leurs indicateurs reculer, les petits comptes (<1 000 abonnés) tirent leur épingle du jeu.
    Leur portée reste quasiment stable, mais leurs performances progressent nettement avec 22 % d’interactions, 29 % de likes et un engagement en hausse de 30 %.

    Le rapport complet est disponible ici : Rapport 2025 sur le format vidéo courte Méthodologie

     

  • #InspireYourBusiness : tous les podcasts de La Brigade du Web

    Quels enjeux pèsent l’IA sur nos métiers de communicants ?

    Vous n’êtes pas encore en vacances, et voilà qu’on vous parle déjà de podcasts pour votre veille…  Quelle plaie !
    Et pourtant, s’il y avait moyen de tout cumuler ?
    De profiter de ce temps de pause estival pour prendre du recul, réfléchir, et écouter notre série de podcasts #InspireYourBusiness.

    Influence, création de contenus, médias, retail & luxe… Quels enjeux pèsent l’IA sur nos métiers ?
    Pour y répondre, nous avons réalisé une série de podcasts sur l’impact de l’IA pour les communicants.

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur l’Influence ? Avec Camille Jourdain & Jonathan Chan

    L’Intelligence artificielle, est-elle l’ennemie des influenceurs ou serait- elle une aide précieuse pour les professionnels du marketing?
    Comment l’IA joue t-elle un rôle fondamental pour les plateformes comme Linkedin ou X ?Face à la multiplication de fakes, faut-il redouter le binôme Influence et IA ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur CANVA ? Avec Céline Beckrich & Emilie Marquois 

    Quels sont les outils et les fonctionnalités alimentées par l’IA dans Canva ?Quels sont les points forts et les inconvénients de l’outil ?
    L’IA va t-elle remplacer les créateurs ?

     👉 Quel est l’impact de l’IA sur les podcasts ? Avec Christian Belala et moi même

    Avec 134 millions de podcasts téléchargés ce nouveau média entre dans son âge d’or.
    Comment sélectionner les plateformes d’enregistrement ?
    Comment l’Intelligence artificielle peut-elle vous aider à améliorer et à optimiser votre média ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur la création de contenu ? Avec Christine Soto & Martine Le Jossec  

    Pourquoi utiliser l’IA dans la création visuelle ?
    Quelles sont les campagnes qui utilisent l’IA ?
    Quels sont les meilleurs générateurs d’images ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur le Retail & le Luxe ? Avec Emilie Marquois & Jérôme Monange

    Comment l’IA va t-elle révolutionner le secteur du retail ?
    Pourquoi le luxe s’empare t-il de l’IA Générative ?
    Quels sont les cas d’usage ?

    👉 Quel est l’impact de l’IA sur les Médias ?

    Certains sites expérimentent l’utilisation de robots conversationnels pour écrire tout leur contenu et se revendiquent comme tels. A l’inverse, d’autres le cachent, provoquant de l’inquiétude.
    Alors faut-il s’inquiéter ou voir l’IA générative comme un outil complémentaire pour les journalistes ?

  • Voices of the Creator Economy 2025 : la réalité du métier de créateur en Europe

    Des créateurs passionnés… mais précaires

    Pour la deuxième année consécutive, Kolsquare, acteur du marketing d’influence et entreprise à mission certifiée B Corp, publie une étude inédite sur la réalité vécue par les créateurs de contenu professionnels en Europe.
    Basée sur les témoignages de 783 créateurs dans six pays (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, pays nordiques), intitulée “Voices of the Creator Economy 2025”, elle livre une analyse sans filtre de leur activité, leurs revenus, leurs valeurs, leurs dicultés et leurs espoirs.

    Entre désir et instabilité

    L’étude confirme un paradoxe déjà observé en 2024 : si les créateurs sont devenus des partenaires incontournables des marques, leur statut professionnel reste instable. Près de la moitié déclarent gagner moins de 1 000 € par mois grâce à leur contenu, et 50 % des créateurs français arment que l’influence ne représente pas plus de 25 % de leurs revenus. 69 % des créateurs français ont déjà réalisé des collaborations sans être rémunérés, un chiffre bien supérieur à la moyenne européenne (51 %).


    À l’échelle européenne, 1 créateur sur 3 déclare avoir déjà subi des commentaires haineux, avec une prévalence nettement plus élevée chez les femmes. Le bodyshaming, les attaques sexistes ou liées à l’apparence sont courants, une réalité encore largement sous-estimée par les marques et plateformes.

    Influenceur/ Influenceuse … encore des inégalités

    Malgré leur rôle structurant dans les campagnes de communication, les créatrices de contenu continuent d’être désavantagées : 58 % des répondants estiment que les femmes sont moins bien payées que les hommes à visibilité équivalente.
    Elles sont aussi plus nombreuses à accepter des partenariats “gifted”, à faire face à des injonctions sur leur image, ou à subir des pressions implicites de la part des marques.

    Des pratiques pas loyales de la part des clients

    Les créateurs dénoncent également un certain nombre de pratiques encore trop répandues: 👉briefs changeants,
    👉délais de paiement non respectés,
    👉exigences déraisonnables sur la publication des résultats ou le contenu à livrer,
    👉manque de reconnaissance de la valeur créative.

    Une bascule vers une influence plus spécialisée, éthique et contextuelle

    L’étude met en évidence une évolution profonde des attentes : l’audience ne suffit plus.
    Ce sont les créateurs dits “experts” ou “passionnés”, ancrés dans un univers, un métier, un sujet, qui génèrent le plus de confiance.
    77 % des créateurs considèrent que la spécialisation renforce la légitimité d’un contenu. Autre enseignement : la forme du contenu joue un rôle clé dans sa réception.
    Les formats énumératifs (“mes 3 outils préférés”, “les 5 comptes que je recommande”) sont perçus comme plus sincères, car plus proches d’une vraie recommandation. Enfin, les valeurs prennent une place centrale : 76 % des créateurs français souhaitent refléter la transparence dans leur contenu, et 46 % citent l’environnement et la durabilité comme priorités. 39 % y voient même un levier d’opportunité stratégique.

    Un regard spécifique sur la France : les créateurs les plus engagés sur Instagram

    Les créateurs français se distinguent par plusieurs traits marquants. 90 % utilisent Instagram comme plateforme principale, un taux largement supérieur à la moyenne européenne, tandis que seuls 42 % sont présents sur TikTok, soit la plus faible représentation du panel. Malgré cette forte exposition, seuls 50 % gagnent plus de 1 000 € par mois et 69 % ont déjà accepté des collaborations non rémunérées. Malgré tout, 76 % veulent refléter la transparence dans leur contenu, et 63 % estiment que leur communauté les suit avant tout parce qu’elle s’inspire de leur contenu et de leur mode de vie.

    Une parole collective qui structure l’avenir du secteur

    Cette étude s’inscrit dans l’engagement plus large de Kolsquare pour une Influence Responsable, et dans la continuité de ses travaux avec l’UMICC ou l’Alliance européenne de l’influence marketing.

    En donnant la parole aux créateurs eux-mêmes, elle éclaire les zones d’ombre d’un marché en croissance, mais encore immature sur bien des plans.

     

     

     

     

  • eCOMMERCE : un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Les chiffres clés 2025 

    Ce 3 juillet La Fevad 3 juillet, a présenté l’édition 2025 des « Chiffres clés du e-commerce ».
    Un état des lieux complet du secteur à partir des données recueillies auprès des principaux acteurs du marché, de panels de consommateurs et de plusieurs instituts partenaires.
    Son objectif : décrypter les grandes tendances du e-commerce en France et à l’international.

    Le e-commerce poursuit sa croissance

    175,3 milliards d’euros, 2,6 milliards de transactions : en 2024, l’e-commerce poursuit sa croissance et entre dans une nouvelle phase. Avec la baisse de l’inflation, ce sont désormais les volumes, et non plus la seule valeur, qui tirent la croissance du secteur. Avec cette nouvelle dynamique, la Fevad anticipe déjà un passage des 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Un secteur ancré dans le quotidien des Français

    L’e-commerce s’impose plus que jamais dans les usages. En 2024, 41,6 millions de Français ont effectué au moins un achat en ligne, soit 2,2 millions de plus qu’en 2023. Cela représente 73,3 % des individus de plus de 15 ans, un niveau inédit et supérieur à la moyenne européenne.

    Par ailleurs, le rythme des achats s’accélère : 62 transactions en ligne par acheteur sur l’année, pour une dépense moyenne de 4 216 euros, en hausse. Cette intensification s’accompagne d’une perception très positive du secteur aux yeux des Français : 83 % des consommateurs estiment que l’e-commerce leur permet de trouver des produits adaptés à leurs attentes, confirmant son rôle d’outil du quotidien.

    Une consommation plus responsable

    Le e-commerce répond aussi aux nouvelles attentes en matière de responsabilités environnementale et sociale. Les études montrent en effet une conscience environnementale croissante chez les consommateurs, qui s’accompagne d’une volonté de réduire l’impact de leur consommation.
    Celle-ci se traduit notamment par le recours en de plus en plus important à l’achat de seconde main, qui atteint des niveaux record en France. En effet, 51 % des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main en 2024, et 43 % ont revendu un article en ligne, marquant l’essor de l’économie circulaire. De même, la prise en compte des politiques RSE des marques lors de l’achat continue de progresser.
    En 2025, près d’un consommateur sur quatre déclare davantage boycotter les marques qui ne respectent pas leur engagements environnementaux et sociétaux, par rapport à 2024.

    L’engagement sociétal du secteur est également reconnu : 55 % des acheteurs estiment que l’e- commerce a renforcé la transparence sur la provenance ou la composition des produits. Enfin, il joue un rôle structurant pour les territoires : 75 % des habitants de zones rurales y trouvent des articles indisponibles localement, soulignant son rôle dans l’inclusion géographique.

    Un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Le dynamisme du secteur se traduit par une hausse du nombre d’acteurs et de l’emploi. En 2024, le nombre de sites marchands actifs a progressé de 9 %, soit 153 000 plateformes recensées. Cette vitalité soutient l’emploi : 212 000 emplois salariés liés au e-commerce ont été comptabilisés, soit +8 % en un an.

    L’innovation reste un moteur fort. En 2025, 82% des entreprises utilisent déjà l’IA générative. Un chiffre très au-dessus de la moyenne des entreprises et qui confirme que le e-commerce reste un des secteurs les plus en pointe en matière d’innovation.

    Autres priorités pour les acteurs en 2025 : le développement à l’international. 73% des sites français sont présents à l’extérieur de nos frontières, soit une progression de +4% par rapport à 2024.Par ailleurs, le développement à l’international arrive cette année en tête des investissements prioritaires. Et les projections de croissance à l’international, reste exceptionnellement élevées.

    Une dynamique européenne et mondiale

    La croissance du e-commerce ne se limite pas à la France. En 2024, le marché européen a atteint 661 milliards d’euros, en hausse de 9 %, confirmant un rebond post-inflation. Les États- Unis poursuivent leur progression avec 1 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+8 %), représentant 16,1 % du commerce de détail.

    La Chine, de son côté, reste en tête avec 1 791 milliards de dollars, soit 28 % du retail. Dans ce paysage mondial, la France détient une position solide : 66,9 milliards d’euros de ventes de produits, en hausse de 6 %, portée par la montée en puissance du digital dans tous les univers de consommation.

    « Le e-commerce, est devenu bien plus qu’un simple canal d’achat : c’est un levier de croissance, d’inclusion, d’innovation. Chaque jour, il facilite la vie de millions de Français, partout sur le territoire. C’est un secteur qui innove, qui recrute, qui s’exporte, et qui prend ses responsabilités. Sa croissance, portée par l’engagement des entreprises, reflète une dynamique solide et tournée vers l’avenir. Le e- commerce français a confiance en lui – et surtout, il donne confiance en demain. » a déclaré Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.