Catégorie : Digital Marketing

  • Relation presse ou médias sociaux pourquoi choisir ?

    Relations presse et réseaux sociaux :
    pourquoi les entreprises doivent arrêter de penser l’un sans l’autre

    Selon Charlotte Coufon, fondatrice de l’Agence Cornaline Communication

    Pendant longtemps, les stratégies de communication ont été bâties en silos.
    D’un côté, les relations presse, considérées comme le socle de la crédibilité d’une entreprise.
    De l’autre, les réseaux sociaux, souvent perçus comme un canal plus léger, plus instantané, parfois même secondaire.

    Aujourd’hui, cette vision fragmentée ne fonctionne plus.

    Nous évoluons dans un paysage où l’attention se gagne difficilement et se perd très vite. La communication n’est plus une succession d’actions indépendantes : tout est lié, et chaque prise de parole influence la suivante.  Dans cet environnement, dissocier RP et réseaux sociaux revient à se priver d’un potentiel considérable.

    La presse fait émerger, les réseaux sociaux prolongent

     Une présence médiatique forte reste un atout majeur : elle légitime, rassure, et offre un cadre rigoureux pour porter un message. Mais un article, une interview ou une chronique n’ont plus aujourd’hui le même impact s’ils ne circulent pas au-delà du média d’origine.

    Les réseaux sociaux ne viennent pas “doubler” l’information, ils viennent l’incarner.
    Sur LinkedIn, la prise de parole prend une dimension professionnelle : on contextualise, on explique, on partage les coulisses de la réflexion. C’est un espace où les marques comme les individus construisent un discours cohérent, argumenté, ancré dans leur expertise.

    Sur Instagram, le message se transforme : il devient visuel, émotionnel, accessible. On y touche un public souvent différent, qui ne lit pas nécessairement la presse économique ou sectorielle, mais qui s’intéresse à ce que l’entreprise raconte, montre, inspire.

    Deux réseaux, deux publics, deux rôles

    L’erreur serait de croire que LinkedIn et Instagram remplissent la même fonction.

    LinkedIn structure le discours ; Instagram élargit la portée.

    LinkedIn rassure ; Instagram engage.

    LinkedIn construit l’expertise ; Instagram construit la relation.

    Les entreprises qui parviennent à articuler ces deux plateformes autour de leurs retombées presse créent un effet de caisse de résonance : le message ne vit plus seulement le temps d’une publication, il se diffuse, se transforme, circule dans différents cercles d’influence.

    Capitaliser sur la visibilité médiatique n’est plus une option

    Dans un monde où chacun peut prendre la parole, où les informations s’enchaînent et se concurrencent, ne pas relayer ses retombées presse sur les réseaux sociaux revient à laisser une partie de l’impact sur la table.

    À l’inverse, publier sur les réseaux sans assise médiatique, c’est prendre la parole sans contexte ni profondeur.

    Le véritable enjeu aujourd’hui n’est donc pas de choisir entre RP et réseaux sociaux, mais de comprendre la manière dont ces deux leviers se nourrissent mutuellement. Une stratégie de communication cohérente doit circuler entre les médias, LinkedIn, Instagram ou d’autres plateformes, selon la nature du message et le public visé.

    La communication ne se segmente plus : elle s’orchestre

    Les organisations qui réussissent ne multiplient pas les prises de parole, elles les coordonnent. Elles ne cherchent pas à être visibles partout : elles cherchent à être comprises durablement.

    Dans cet écosystème en mouvement, combiner relations presse et présence réfléchie sur les réseaux sociaux n’est plus un avantage concurrentiel. C’est devenu une nécessité pour exister, émerger et durer.

     

     

  • Contexte mondial instable, dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques, … Le nouveau rapport à l’information

    Quand les responsables de la veille deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    Ces dernières années ont profondément modifié notre rapport à l’information.
    Face à ce bouleversement, les professionnels de la veille jouent un rôle de plus en plus central dans l’analyse, la contextualisation et la diffusion d’une information qualifiée.

    Chacun peut constater combien le paysage informationnel traverse actuellement une mutation de fond. Longtemps structuré autour de quelques grands médias, ce paysage a progressivement muté en un écosystème complexe parce que tout à la fois enrichi, fragmenté et démultiplié.
    Aux premières loges de ces évolutions, les professionnels de la veille se trouvent de facto sommés de prendre au quotidien la mesure de la complexité informationnelle. Ils se positionnent de plus en plus comme des éclaireurs, garants d’une lecture stratégique, critique et structurée du flux continu et massif d’informations. Leur mission : capter l’essentiel sans se perdre dans l’accessoire.

    Covid, contexte mondial instable… Un nouveau rapport à l’information

    Le contexte récent n’est pas pour rien dans ces évolutions.
    Depuis 2020, plusieurs événements ont marqué une inflexion décisive dans notre manière d’appréhender l’information.
    La crise sanitaire du Covid-19, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, les dérèglements climatiques ou encore les incertitudes politiques ont contribué à une densification de l’actualité. Ces événements, en évolution constante et pour certains dramatiques, ont révélé l’importance d’une information fiable, contextualisée et vérifiée.

    Les entreprises ont dû, elles aussi, s’adapter à ce tempo nouveau. Elles ne peuvent plus se contenter d’un suivi passif de l’actualité : elles ont besoin d’une veille proactive, capable d’anticiper les signaux faibles et de décrypter les impacts concrets sur leur activité. Pour elles, les veilleurs deviennent les artisans discrets d’une lecture stratégique du monde, et ce en temps réel.

    Diversification des formats : une richesse à intégrer, une complexité à gérer

    Comment aborder cette information ? Aujourd’hui, celle-ci court sur des canaux multiples : réseaux sociaux, newsletters professionnelles, vidéos courtes, blogs d’experts, chaînes YouTube et, de plus en plus, podcasts. Ces derniers ont gagné leurs lettres de noblesse. Offrant du recul, de l’analyse et une temporalité apaisée, ils séduisent un public en quête de compréhension plus que de réaction.

    Loin d’entrer en concurrence frontale avec la presse traditionnelle, ces formats divers s’inscrivent dans un champ complémentaire. Les grands médias ont pour leur part su s’adapter, en développant par exemple leurs propres podcasts et chaînes vidéo. Cette évolution démontre leur capacité d’innovation et d’adaptation, tout en conservant leur rôle fondamental de décryptage approfondi. Il en va de même de certains experts, voire de certains journalistes : spécialisés par secteurs, ils offrent des analyses poussées que nul ne peut plus ignorer.

    Les veilleurs, en toute logique, doivent composer avec cette pluralité des sources.
    Leur défi : filtrer, qualifier et synthétiser une information désormais omniprésente mais inégalement hiérarchisée.

    Un métier en mutation : entre esprit critique et intelligence artificielle

    Ainsi, le rôle du veilleur s’est nettement transformé. Face à l’infobésité et aux fake news – parfois amplifiées par des algorithmes –, l’exigence de fiabilité n’a jamais été aussi forte. Il ne s’agit plus seulement de collecter de l’information, mais de la comprendre, de la contextualiser, et souvent de l’interpréter à la lumière des enjeux spécifiques de l’organisation.

    Pour ce faire, l’intelligence artificielle, notamment générative, constitue un appui de poids. Elle accélère le traitement, aide à la synthèse, repère les signaux faibles. Mais elle ne remplace en rien le discernement humain. Le veilleur reste celui qui, par son regard critique, donne du sens à l’information.

    On l’aura compris : notre rapport à l’information est en pleine évolution.
    Cette transformation est continue, exigeante et profondément structurante.
    Dans ce nouvel écosystème, les veilleurs s’affirment comme des professionnels-clés de l’analyse, à la croisée de la technologie, de la stratégie et de l’éthique. Ils s’appuient sur le regard journalistique ainsi que sur l’expertise des spécialistes, tout en déployant une approche sur-mesure, orientée vers les besoins décisionnels des entreprises pour lesquelles ils agissent. En cela, ils incarnent une nouvelle figure de l’intelligence informationnelle, désormais indispensable pour éclairer les choix de demain.

     

     

  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Influence : réussir sans se laisser enfermer dans l’exigence des algorithmes ou la tyrannie des chiffres

    Et si la vraie richesse pour un créateur réside dans la liberté de choisir sa trajectoire…

    Selon Adham Hassan , Expert Creator Economy

    Alors que la course aux abonnés et aux vues semble inévitable, certains créateurs choisissent de privilégier la liberté et la maîtrise de leur vie quotidienne.  Pourquoi l’indépendance peut être la clé d’une carrière durable dans l’univers numérique.
    Pour les créateurs de contenu, la notoriété peut sembler être l’objectif ultime. Pourtant, certains choisissent délibérément de ne pas viser le « tout médiatique » et préfèrent se concentrer sur leur liberté et leur plaisir dans la création.
    Les réseaux sociaux offrent de nombreuses opportunités, mais ils peuvent aussi transformer le succès en fardeau, où chaque sortie dans la rue devient une expérience sous observation. Comprendre cet équilibre entre visibilité et intimité est crucial pour construire une carrière saine et pérenne.
    Apprendre à choisir sa notoriété
    Pour beaucoup, atteindre le million d’abonnés est un symbole de réussite. Mais ce seuil peut impliquer des sacrifices importants : pression constante, perte d’intimité et exposition permanente.
    Comme Victor Habchy le souligne : « Moi j’aime trop la liberté. Tu es plus libre quand tu n’es pas Mbappé ou Inoxtag. » Réussir sans se laisser enfermer dans l’exigence des algorithmes ou la tyrannie des chiffres demande une vraie réflexion. Apprendre à gérer sa croissance et à définir ses propres limites devient un atout stratégique.
    Comprendre les plateformes pour mieux créer
    Créer du contenu ne se résume pas à publier régulièrement : cela implique de comprendre les spécificités de chaque plateforme.
    Chaque réseau social a ses propres codes, son algorithme et son public.
    Savoir les maîtriser permet de diffuser le bon message au bon endroit.
    Il faut savoir adapter sa création à la logique de chaque canal, sans perdre son authenticité.
    YouTube favorise la profondeur et la fidélisation, TikTok mise sur la spontanéité et la réactivité, tandis qu’Instagram joue sur l’esthétique et la narration visuelle.
    Apprendre à jongler entre ces formats, c’est gagner en liberté de création tout en optimisant sa visibilité.
    L’objectif n’est pas de tout faire, mais de choisir les plateformes qui correspondent réellement à sa personnalité et à ses ambitions. C’est ainsi que les créateurs peuvent construire une présence cohérente et durable, sans se laisser enfermer par les exigences des algorithmes.
    Favoriser l’expérimentation et la créativité
    Au-delà de la croissance, la valeur réelle d’un créateur réside dans sa capacité à expérimenter et à se diversifier.
    Le podcast souligne l’importance de ne pas se limiter aux formats courts ou aux collaborations faciles. Les créateurs qui réussissent sont ceux qui explorent de nouvelles idées, testent différents contenus et construisent une identité qui leur est propre.
    Produire, se tromper, apprendre et évoluer devient alors plus important que de se focaliser uniquement sur la viralité.
    Aujourd’hui, la vraie richesse pour un créateur ne réside pas seulement dans les abonnés ou les vues, mais dans la liberté de choisir sa trajectoire. Entre visibilité et indépendance, le choix se fait souvent en conscience et détermine la durabilité d’une carrière.
  • Création de contenu : l’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter !

    Création & stratégie sous IA : résister au prêt à penser

    Selon Zelie Albert responsable du pôle créatif et stratégique chez STRADA MARKETING

    Peut-on encore parler d’idée originale quand l’algorithme s’invite dès le brief ?
    L’IA assiste, certes. Mais qui impulse ? Qui transgresse ?
    Ne court-on pas le risque d’une création sans âme en utilisant notre facilitateur de contenu préféré ?
    Comment les agences peuvent-elles allier puissance technologique et création incarnée et différenciante ?
    Ce n’est pas une question d’outil, mais de posture : comment rester leader, metteur en scène du message, sans devenir simple opérateur de prompts ?
    Décryptage. 

    L’intelligence artificielle a fait irruption dans les agences comme un accélérateur fulgurant. Générative, prédictive, multifonctionnelle : elle bouleverse les manières de concevoir, d’écrire, de produire. Et dans les agences de marketing opérationnel, où agilité, performance et volume sont devenus la norme, elle promet des gains de temps considérables. Mais à quel prix ?

    En simplifiant le geste créatif, l’IA risque aussi de simplifier la pensée stratégique.
    À force d’aller vite, de promptiser, de générer des visuels ou slogans en chaine, on oublie que derrière une campagne mémorable, il y a un concept.

    Une tension. Une analyse fine du contexte. Une vision du monde. Et ce sont précisément ces dimensions, complexes, lentes, sensibles que l’IA ne sait pas saisir.

    Entre efficacité et singularité : le dilemme des agences 

    Dans notre secteur, la pression est forte : produire plus, plus vite, plus ciblé. L’IA devient réflexe : elle facilite les benchmarkings, enrichit les moodboards, structure des briefs, génère des insights. Elle élargit le champ des possibles. Mais si elle remplace la stratégie, elle en gomme l’essence, une stratégie puissante ne peut pas être une moyenne statistique de ce qui a marché hier. C’est une lecture contextuelle, culturelle, souvent intuitive, qui demande de s’extraire du flux pour mieux comprendre l’époque, les gens, leurs tensions invisibles. Et cette compréhension-là, l’IA ne la possède pas. Elle ne doute pas, elle ne creuse pas, elle ne ressent pas.

    Créer, n’est pas simplement produire. C’est concevoir un angle, trouver un parti pris, révéler un sens nouveau. C’est oser le contre-pied, prendre le temps du silence avant de nommer. C’est aussi savoir ce qu’on veut dire et pourquoi.

    L’intelligence artificielle, sans intention humaine, produit des formes vides. Elle simule. Elle compile. Elle automatise des esthétiques qui rassurent, mais qui ne dérangent plus. Or, dans un monde saturé de contenus, la seule façon d’émerger, c’est d’incarner une différence. Une idée forte. Une émotion vraie.

    Ce n’est donc pas l’outil qu’il faut craindre, mais le fait d’abandonner la réflexion stratégique et le geste créatif. L’IA ne doit pas remplacer, mais augmenter. Elle peut faire gagner du temps, oui, mais uniquement si elle s’inscrit dans une logique exigeante : celle de la direction de création, de la planification stratégique, du storytelling de marque. Sans nous éloigner du sens, du contexte, de l’humain.

    Ce que les agences doivent défendre aujourd’hui, c’est le droit à l’idée. À la vision. À l’émotion lente. À cette part d’imprévisible qui fait toute la différence entre une campagne qui s’oublie, et une campagne qui marque.

    Créer à l’ère de l’IA, c’est réapprendre à dire non : non à la facilité, non à la répétition, non au prêt-à-penser.

     

  • Déception envers l’IA, feedback client en berne et confiance des consommateurs fragilisée…comment les marques relèveront leurs défis en 2026 ?

    Reconquérir la confiance

    Qualtrics publie son rapport 2026 sur les grandes tendances de l’expérience client, qui met en perspective les nouveaux comportements et les attentes clés des consommateurs à travers le monde.

    Fondé sur les réponses de plus de 20 000 participants dans 14 pays, dont la France, il décrypte les signaux faibles qui façonneront la relation client en 2026.

    Découvrez les quatre tendances majeures de cette année :

    La défiance envers l’IA s’installe dans la relation client

    L’étude révèle un angle mort majeur dans l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises : l’expérience client. En effet, si 73 % des consommateurs déclarent avoir déjà utilisé l’IA pour diverses tâches, près d’un sur cinq estime n’en tirer aucun bénéfice lorsqu’il s’agit de service client, un taux d’échec presque quatre fois supérieur à celui observé pour les autres usages de l’IA.

    Face aux chatbots et assistants automatisés, la défiance persiste : 53 % des consommateurs redoutent une mauvaise utilisation de leurs données, et un sur deux craint de perdre le lien humain.

    Ces interactions déceptives peuvent détériorer la relation client : 47 % des consommateurs réduisent leurs dépenses après une mauvaise expérience, faisant de cette perte de confiance un risque direct pour la performance des entreprises.

    Le feedback client atteint un niveau historiquement bas

    Selon l’étude, seuls 29 % des consommateurs partagent aujourd’hui leur insatisfaction directement auprès d’une marque via un questionnaire, un formulaire ou un échange avec le service client…contre 37 % en 2021. En clair, près d’un sur trois ne s’exprime plus du tout après une mauvaise expérience.

    Ce recul du feedback crée un véritable angle mort pour les entreprises, dont beaucoup continuent de s’appuyer principalement sur les enquêtes clients. En l’absence de signaux clairs sur le ressenti de leur clientèle, elles risquent de passer à côté des points de friction critiques. Un signal d’alerte pour les entreprises, alors que comprendre le ressenti client n’a jamais été aussi déterminant.

    Les marques misent sur le service pour (re)créer la confiance

    Alors que les marques multiplient les efforts sur les prix, les consommateurs, eux, récompensent la qualité du service.
    Si 46 % des clients privilégient une marque pour son rapport qualité-prix, ceux qui la choisissent pour la qualité du service affichent des taux de satisfaction (92 % contre 87 %) et de confiance (89 % contre 83 %) nettement supérieurs. Les politiques tarifaires n’offrent donc qu’un avantage temporaire : pour construire des relations durables, les marques doivent miser sur un service attentif et cohérent.
    Et dans un contexte économique incertain, cette qualité de service devient plus que jamais un levier de fidélisation et de différenciation.

    La personnalisation se heurte au manque de confiance des consommateurs

    Si 64 % des consommateurs déclarent attendre des expériences personnalisées, seuls 39% font confiance aux entreprises pour protéger leurs données personnelles et estiment que les bénéfices de la personnalisation justifient les compromis sur leur vie privée. Les marques se heurtent ainsi à un véritable paradoxe : elles ne peuvent pas offrir le niveau de personnalisation attendu sans collecter davantage de données, mais n’ont pas encore gagné la confiance nécessaire pour le faire.

    Près d’un consommateur sur deux (46 %) affirme qu’une plus grande transparence sur les informations collectées et leur usage les inciterait à partager davantage de données.

    La sécurité et la clarté dans la gestion des informations personnelles deviennent donc des conditions incontournables pour restaurer la confiance et faire progresser la personnalisation.

  • CRM et IA : une alliance gagnante pour 85% des entreprises

    Les enseignements de l’étude 2025 du CMIT, efficy et Salons Solutions

    Sur Salons Solutions 2025 (7-8 octobre, Porte de Versailles), le CMIT et efficy publient les résultats d’une étude exclusive menée par Spoking Polls auprès de 109 décideurs marketing, commerciaux et data. Objectif : comprendre comment l’intelligence artificielle (IA) redéfinit les attentes autour des solutions CRM, entre productivité accrue, prédictibilité renforcée et personnalisation à grande échelle.

    Le CRM, un outil indispensable… mais perfectible

    97% des répondants utilisent déjà une solution CRM. Si ces outils sont aujourd’hui généralisés, la satisfaction reste mitigée, avec une moyenne de 6,2 sur 10. Leur usage est largement centré sur le suivi et le pilotage des ventes (92%), la gestion de la relation client (85%) et l’analyse commerciale (72%). Le CRM est également employé pour les campagnes marketing dans 67% des cas et pour l’automatisation de tâches dans 51%.

    Les résultats mettent en évidence un paradoxe : le CRM est massivement déployé, mais ses bénéfices ne sont pas toujours pleinement exploités. La gestion de la relation client reste limitée, puisque seuls 38% des répondants affirment personnaliser leurs interactions avec les clients. De même, la communication interne par le biais du CRM reste embryonnaire, avec 64% des entreprises qui partagent des informations mais seulement 18% qui l’utilisent pour organiser réunions et événements. Les difficultés rencontrées concernent d’abord la qualité des données (72%), l’adhésion des équipes commerciales et marketing (62%) et un usage encore insuffisant des informations disponibles (49%).

    L’IA, levier clé pour transformer le CRM en accélérateur de business

    Dans ce contexte, l’intégration de l’intelligence artificielle apparaît comme un catalyseur incontournable. Les bénéfices attendus sont très clairement identifiés : 85% des décideurs espèrent un gain de temps pour leurs équipes, 74% une réduction des tâches manuelles et des coûts, et 62% l’accès à de nouveaux usages comme la prédiction ou le scoring automatisé. L’IA est également perçue comme un levier de personnalisation, un enjeu prioritaire pour 46% des entreprises, et comme un moyen d’accroître l’efficacité quotidienne dans l’utilisation du CRM (56%).

    « Le CRM augmenté par l’IA n’est plus une option, c’est une nécessité compétitive. Les résultats de l’étude montrent que les entreprises adoptent dès maintenant des outils prédictifs avec pour objectif de transformer le travail de leurs équipes commerciales et marketing. Dans un éco système du CRM, encore très segmenté, cela demandera d’importants efforts d’adaptation à l’IA. » Eric Ochs, Fondateur de Spoking Polls

    Vers un CRM « centre de profit »

    Les objectifs stratégiques assignés au CRM en sont profondément transformés. Améliorer la productivité des commerciaux reste prioritaire pour 85% des entreprises, mais l’identification de nouvelles opportunités de chiffre d’affaires (72%) et la capacité à mieux prévoir l’évolution des revenus (54%) sont désormais au cœur des attentes. Cette évolution traduit une volonté claire de passer d’un outil de gestion opérationnelle à une plateforme prédictive et proactive.

    « L’IA transforme le CRM en un véritable accélérateur de business. Les entreprises ne cherchent plus seulement à suivre leurs clients mais à anticiper leurs besoins, à fluidifier leurs process et à rendre chaque interaction plus intelligente. » Estelle Frocrain, Présidente du CMIT

    Chiffres clés à retenir

    Enjeu

    Donnée

    Satisfaction moyenne 6,2/10
    Personnalisation client 38% (seulement)
    Gain de temps attendu avec l’IA 85%
    Réduction des coûts 74%

     

    Méthodologie : Etude réalisée par méthode CAWI (web) via la plateforme Spoking Polls.​​Dates de terrain : ​Du 23 juin au 25 septembre 2025. 109 répondants décideurs professionnels en entreprise dans les fonctions commerciales, marketing et tech. 

  • Quel avenir pour les Agences Marketing ?

    202 : Le prochain virage des Agences Marketing

    Selon  , vice-président, analyste principal Forrester

    ,  vient de publierses “prédictions” pour les agences marketing en 2026, qui révèlent que les agences passeront du statut de partenaires axés sur le client à celui de fournisseurs de services marketing, transformées par l’automatisation, la consolidation et les stratégies axées sur les créateurs.

    D’ici 2026, les agences marketing abandonneront leur rôle traditionnel de représentants des clients et se transformeront en fournisseurs de solutions marketing diversifiées proposant des services d’exécution, des solutions gérées, des produits propriétaires et des partenariats stratégiques.
    Cette évolution est motivée par une décennie de pressions structurelles, notamment le remplacement des contrats de services permanents par des contrats à la tâche, l’internalisation du marketing, les pressions liées aux achats, la consolidation et les bouleversements liés à l’intelligence artificielle, qui obligeront les agences à rechercher de nouvelles sources de revenus et à accepter des risques commerciaux plus importants.

    En 2026, les prévisions de Forrester incluent :

    Acquisition et fusions 

    ●     Une acquisition de Dentsu ou WPP donnera lieu à une douzaine d’évaluations d’agences.
    L’acquisition d’IPG par Omnicom est la première étape.
    2026 verra une autre transaction majeure entre holdings.
    Nous prévoyons que Havas acquerra les activités internationales de Dentsu.
    Un deuxième scénario serait une restructuration de WPP en vue d’une vente à un fonds d’investissement privé ou à Accenture. Dans les deux cas, les spécialistes du marketing seront amenés à revoir leurs contrats de trois et cinq ans.

    Médias 

    ●      Les médias principaux représenteront un tiers du total des médias sous gestion.
    La revente d’inventaire média avec une marge et des garanties deviendra courante au cours de la nouvelle année.
    L’acquisition d’IPG par Omnicom élargit ses opportunités principales. Le regroupement des médias et d’Epsilon (Conversant) par Publicis ne ralentit pas.
    WPP Media place l’IA au cœur de ses activités de négociation média. Cependant, le trading en tant que principal marque une rupture avec le trading en tant qu’agent.

    Emplois 

    ●      Une réduction de 15 % des emplois dans les agences obligera ces dernières à modifier leur modèle économique.
    Les bénéfices médiocres et les prévisions anémiques de Dentsu, IPG, S4 Capital et WPP ont entraîné des réductions d’effectifs d’environ 8 % en moyenne en 2025. En 2026, l’automatisation et l’IA réduiront encore davantage les effectifs.
    Nous prévoyons que 15 % des emplois dans les agences seront supprimés en 2026 en raison de l’automatisation, des licenciements et de l’efficacité.

    Créateurs de contenus 

    ●      Le marketing des créateurs passera d’une tactique d’agences médias à une stratégie d’agences créatives.
    Les créateurs et les influenceurs évoluent vers le statut d’entrepreneurs, exigeant plus de contrôle, une rémunération plus élevée et des partenariats à long terme avec les marques.

    En 2026, l’équilibre des pouvoirs au sein des agences en matière de marketing des créateurs basculera des agences médias officielles (AOR) vers les agences créatives et les agences spécialisées dans les réseaux sociaux.
    À mesure que les créateurs assumeront davantage de responsabilités en matière de conception et de production, les agences créatives agiront davantage comme des orchestrateurs de l’accès à la technologie et aux créateurs.

  • Linkedin , la vidéo et la Paris Fashion Week

    LinkedIn partenaire privilégié pour les acteurs du luxe

    Alors que la Paris Fashion Week bat son plein, les maisons de luxe rivalisent de créativité pour captiver une audience globale et exigeante. Dans cette quête de singularité et d’impact, LinkedIn a confirmé sa place de partenaire stratégique, offrant une gamme de solutions vidéo et des outils de ciblage permettant d’atteindre et d’engager à 1,2 milliard de membres affluents, dont l’intérêt pour la mode est de  30 % plus élevé que sur les autres plateformes.

    Grâce à la vidéo, les marques influencent les acheteurs de manière créative, présentent les caractéristiques des produits, instaurent la confiance et renforcent la mémorisation de la marque. Selon une étude Linkedin* réalisée en 2025, 91 % des marketeurs B2B en France considèrent la vidéo comme efficace pour la notoriété de marque, et 85 % estiment qu’elle améliore le retour sur investissement des campagnes.

    LinkedIn est devenu un canal de communication privilégié pour les acteurs du luxe, qui l’utilisent non seulement pour valoriser leur image de marque, mais aussi pour toucher directement une communauté de consommateurs à fort pouvoir d’achat à un moment stratégique de leur carrière. 67 % des achats de luxe ont lieu après une étape professionnelle majeure, et 85 % des campagnes de luxe sur LinkedIn concernent des lancements de produits.

    Initiée dès 2019 par le groupe LVMH et la Maison Louis Vuitton, la diffusion de défilés en direct sur LinkedIn est aujourd’hui une pratique adoptée par de nombreuses marques prestigieuses. Balenciaga, Dior, Gucci, Hermès, ou encore Saint Laurent font partie des maisons qui exploitent désormais LinkedIn Live pour amplifier la portée de leurs événements et engager leurs audiences de manière innovante.

    Les défilés diffusés en direct sur LinkedIn à ne pas louper cette semaine :

    Stéphanie Barret, Directrice du pôle Luxe chez LinkedIn Marketing Solutions, décrypte :

    “Plus qu’une simple plateforme, LinkedIn est devenu un véritable pilier digital pour l’industrie du luxe. Les maisons de mode ne viennent pas seulement y diffuser un défilé ; elles viennent y raconter une histoire forte d’héritage, de savoir-faire ou encore d’innovation. La vidéo joue un rôle clé dans cette narration, offrant un moyen dynamique et immersif de mettre en avant les valeurs et la créativité de la marque, de créer la confiance et d’influencer les décideurs et acheteurs qui façonnent l’avenir du luxe.” 

    Cette année, LinkedIn met en avant de nouveaux formats vidéo immersifs et engageants à la Fashion Week de Paris pour renforcer cette dynamique :

    • First Impression Ads : Selon une étude LinkedIn sur la perception des marketeurs B2B** réalisée en 2025, 61 % des marketeurs B2B en France estiment que le premier jour d’une campagne est crucial pour maximiser l’impact**. Les First Impression Ads – un nouveau format vidéo vertical en plein écran pour des campagnes sur 24h – permettent aux marques de maximiser leur visibilité lors de moments marketing cléset de réserver exclusivement la première impression publicitaire qu’un membre verra dans sa journée sur la plateforme.
    • Reserved Ads : Pour prolonger l’impact au-delà du premier jour, les marques peuvent choisir les Reserved Ads afin de placer leur contenu sponsorisé en tête du fil d’actualité. Ils permettent aux marketeurs de planifier leurs campagnes avec confiance et d’augmenter l’attention, la visibilité et la part de voix. Des marques françaises comme Hermès et Chanel ont déjà testé ce format. IWC Schaffhausen a également pu capter l’attention de ses audiences avec une augmentation de 57 % du taux de clics par rapport aux vidéos publicitaires classiques.
    • BrandLink Program : Ce programme permet aux annonceurs de diffuser des publicités vidéo en les associant aux contenus de créateurs et éditeurs reconnus. LinkedIn a intégré des éditeurs de presse comme Bloomberg, Washington Post, The Wall Street Journal, Fast Company – et désormais le groupe Condé Nast avec Vogue, référence dans la mode et le luxe.
    • Live Event Ads : Ces formats amplifient la portée des défilés et attirent une large audience qualifiée à chaque étape – en créant du teasing avant l’événement pour stimuler la participation, en diffusant le défilé en direct sur la plateforme, et en partageant les moments forts après le show pour réengager.

    *Méthodologie de l’étude sur l’impact du ROI. LinkedIn a mandaté YouGov pour interroger 1 014 marketeurs B2B travaillant dans de grandes entreprises de plus de 250 employés, occupant des postes de direction et plus (jusqu’au CMO), au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France et en Inde. L’enquête a été réalisée en ligne entre le 29 novembre et le 20 décembre 2024.