Une nouvelle enquête d’Oracle révèle que l’IA permet aux entreprises d’accélérer de 80% la croissance de leurs profits
Cette enquête mondiale montre comment les entreprises s’appuient sur les technologies émergentes pour améliorer leurs finances et leurs opérations et se constituer de nouveaux avantages concurrentiels
Les entreprises qui adoptent l’Intelligence Artificielle (IA) et d’autres technologies émergentes pour améliorer leurs finances et leurs opérations accélèrent de 80% la croissance de leurs profits annuels, selon une nouvelle étude menée par Enterprise Strategy Group et Oracle. 700 responsables ont été interrogés dans 13 pays pour réaliser cette enquête intitulée Technologies émergentes : une arme concurrentielle pour les finances et lesopérations. Elle montre que les technologies émergentes (IA, Internet des Objets (IoT), blockchain, assistants numériques) ont dépassé le stade de l’adoption, surpassent les attentes qu’elles ont pu susciter et constituent de véritables avantages concurrentiels.
“L’IA, l’IoT, la blockchain et les assistants numériques permettent d’innover plus vite, de créer des avantages concurrentiels déterminants et d’améliorer les profits des entreprises qui adoptent ces technologies plus résolument que leurs concurrentes,” déclare Juergen Lindner, Senior Vice President, SaaS Product Marketing, Oracle.
L’IA et les assistants numériques améliorent la précision et l’efficacité des finances
Les entreprises qui adoptent les technologies émergentes pour la gestion de leurs finances constatent des avantages largement supérieurs à ceux qu’elles avaient pu anticiper :
· Les erreurs au sein des directions financières ont été diminuées de 37% en moyenne.
· 72% des entreprises utilisant l’IA ont une meilleure compréhension de leurs performances globales.
· 83% des dirigeants sont convaincus que l’IA pourra automatiser complètement les processus de clôture comptable dans les cinq prochaines années.
· Les assistants numériques augmentent la productivité de 36% et accélèrent de 38% l’analyse financière.
L’IA, l’IoT et la blockchain améliorent la réactivité des chaînes d’approvisionnement
L’IA, l’IoT, la blockchain et les assistants numériques permettent aux entreprises d’améliorer la précision, la rapidité et l’analyse de leurs opérations ainsi que de leur chaîne d’approvisionnement. Les répondants anticipent d’autres avantages opérationnels avec la généralisation prochaine des applications de blockchain.
· Les entreprises utilisant l’IA dans leurs chaînes d’approvisionnement constatent une diminution de 6,7 jours ouvrés en moyenne es délais de traitement des commandes.
· L’exploitation des données de l’IoT dans les processus de la chaîne d’approvisionnement permet de réduire de 26% en moyenne les erreurs de traitement des commandes.
· L’IA permet de diminuer de 25% les erreurs de traitement des commandes, de 30% les ruptures de stock et de 26% les arrêts de fabrication.
· L’utilisation des assistants numériques dans les chaînes d’approvisionnement augmente de 28% la productivité des salariés et de 26% la vitesse d’analyse.
· 87% des entreprises utilisant la blockchain ont atteint ou dépassé le ROI escompté. 82% prévoient d’en tirer des avantages substantiels au cours de l’année qui vient.
· 78% des dirigeants sont convaincus que l’utilisation de la blockchain pour vérifier la surveillance de la chaîne d’approvisionnement réduira de 50% ou plus les cas de fraude au cours des cinq prochaines années.
· 68% des répondants considèrent que l’amélioration de l’analyse opérationnelle (business intelligence) constitue un avantage clé des technologies émergentes dans le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement.
Les technologies émergentes apportent systématiquement un avantage concurrentiel
La grande majorité des entreprises a maintenant adopté les technologies émergentes, et les précurseurs (qui utilisent au moins trois solutions) bénéficient d’avantages encore plus marqués et sont en mesure de devancer leurs concurrents.
· Les technologies émergentes sont devenues courantes et 84% des entreprises utilisent au moins l’une d’entre elles en production (IA, IoT, blockchain, assistants numériques).
· 82% des entreprises utilisant au moins trois technologies émergentes devancent leurs concurrentes, alors qu’elles ne sont que 45% parmi celles n’utilisant aucune de ces technologies.
· Les entreprises utilisant plusieurs technologies émergentes sont 9,5 fois plus susceptibles d’avoir la meilleure précision financière ou opérationnelle du marché.
· Pour les technologies émergentes, les entreprises sont 2 à 3 fois plus susceptibles d’acheter des solutions toutes faites plutôt que de concevoir elles-mêmes leurs solutions (le pourcentage varie selon la solution technologique).
· Presque tous les répondants (91%) considèrent que les applis SaaS facilitent l’emploi des technologies émergentes.
“Cette étude montre clairement que les technologies émergentes ont réussi leur période d’essai et qu’elles entrent maintenant dans une phase de généralisation,” analyse John McKnight, directeur des services de recherche et d’analyse d’Enterprise Strategy Group. “Les avantages de ces technologies dans des domaines tels que les finances ou les opérations apparaissent de plus en plus clairement, et dans la plupart des cas les avantages obtenus dépassent les prévisions. Notre enquête montre aussi que les technologies émergentes complètent et amplifient mutuellement leurs avantages, ce qui souligne l’importance d’adopter une approche holistique.”
L’édition 2019 d’Oracle OpenWorld qui s’est passée du 16 au 19 septembre 2019 à San Francisco, entérine la maturité et la cohérence d’une offre exhaustive, en refonte depuis une décennie et enrichie par l’intelligence artificielle. Mieux, après un faux départ, Oracle accélère dans le cloud et multi-cloud et propose sans doute avec CX Fusion la suite applicative en SaaS la plus exhaustive à ce jour. Compte rendu.
« Think Autonomous ». Le ton est donné. Howard Street pavoisée aux (nouvelles) couleurs d’Oracle affiche les baselines de l’éditeur sur tous les murs disponibles des trois bâtiments du gigantesque Moscone Center de San Francisco. Affluant de toutes les rues adjacenteset guidés par les ballons rouges siglés Oracle disséminés tout au long du parcours, les 60 000 visiteurs ont dès le lundi matin pris leurs quartiers pour trois jours dans les 84 000 m2 du centre de convention. Là, chacun tentait là de faire un choix pertinent parmi les 200 O sessions proposées et la vingtaine de keynotes dans l’immense amphithéâtre central. Entre deux sessions, le visiteur pouvait prendre un peu de temps pour demander une démonstration des applications Oracle et poser autant de questions que nécessaires pour approfondir tel ou tel aspect du logiciel, que ce soit la suite marketing (CX Unity), de ressources humaines, chaîne logistique (HCM) et autre EPM, ou encore échanger sur les retours d’expériences et mises en œuvres présentées par des entreprises, que ce soit sur la blockchain appliquée à la logistique, la traçabilité des produits de bout en bout en retail, ou encore découvrir la fameuse Smart City en Lego (une version américaine de la ville exposée à Vivatech) pour démontrer l’usage de l’IoT et de l’IA.
Au-delà de cette profusion et densité, Oracle s’est bien donné pour objectif de démonter la complétude et la maturité de son offre tripartite du back-office au front-office, le tout évidemment lié et irrigué par l’ADN de l’éditeur, les bases de données :
– Infrastructure
– Base de données
– Suites applicatives et analytiques
Autonomous Cloud : le Cloud seconde génération, l’accélération sur l’infrastructure et l’IA
Pour convaincre tout un chacun, qui mieux que Larry Ellison pour réaliser les annonces majeures de 2019 ? Devant une salle comble chauffée par une bande-son mêlant Lenny Kravitz et Coldplay, le directeur technologique d’Oracle (c’est son titre) égrène les principales nouveautés. À commencer par l’apport et les bienfaits du machines learning appliqué à l’administration et à la maintenance. « En utilisant le machine learning, vous éliminez l’erreur humaine, mais c’est aussi le seul moyen de prévenir le vol de données. Règle N° 1 : en utilisant les bases de données autonomes, vous économisez des ressources humaines, les erreurs humaines et la perte de données, c’est la grande différence avec AWS », assène un Larry Ellison en grande forme toujours prompt à s’en prendre à Amazon en rappelant les 100 millions de personnes affectées par la fuite de données de la banque Capital One. AWS qui fera les frais de la comparaison tout au long des annonces de Larry Ellison. Que ce soit sur la fiabilité, la disponibilité (annoncée à 99 995 % par Oracle) en rappelant que les bases de données restent fonctionnelles même lors de dysfonctionnements serveurs ou logiciel, les coûts que ce soit en déploiement partagé ou privé et bien sûr plus sécurisé avec la « zone d’isolation sécurisée » de l’infrastructure, une zone étanche et invisible sur le réseau pour éviter les failles « zero day » et autres cyberattaques. Le nouveau centre de contrôle unifié Oracle Data Safe permet à l’utilisateur de surveiller et contrôler les éventuels problèmes de sécurité et masquer les bases de données du réseau.
Un Linux autonome maison et un accès gratuit à Autonomous Database
« L’autonomie est la technologie déterminante du cloud de deuxième génération », assène Larry Ellison. Dans la foulée de l’Autonomous Database annoncée en 2018, cette fois c’est un Linux autonome maison, capable de se provisionner tout seul et d’effectuer des corrections en cours de fonctionnement qui est annoncé. Une manière de pourvoir au contrôle de bout en bout de l’infrastructure avec un système d’exploitation ad hoc et de garantir la promesse de l’automatisation et gestion des patches sans avoir à redémarrer les serveurs.
En guise d’exemple, Larry Ellison a rappelé avoir patché le cloud d’Oracle pour pallier la brèche Spectre et Meltdown sur les processeurs Intel avec 150 millions de rustines sur 1,5 millions de processeurs en 4 heures. « Personne n’est capable de faire cela ! », assène le CTO. Comme le rappelle le VP du développement, Wim Coekaerts, « En moyenne les entreprises font une mise à jour tous les 6 mois. En cas de vulnérabilité zero-day, il faut attendre la prochaine actualisation pour pallier la faille. Avec l’automatisation cela se fait automatiquement et sans interruption des serveurs. Si vous avez un site de e-commerce par exemple, l’avantage est évident. »
Petit aparté, le linux d’Oracle est 100 % compatible avec celui de Red Hat, mais aussi gratuit. Pourquoi payer…
Gratuit encore, Oracle propose un accès gratuit à Oracle Cloud comprenant un accès à Autonomous Database, 2 machines virtuelles, 100 Go de Stockage, et une gestion du load balancing et accès à une console d’administration. Cette offre est « pour tous », étudiants, développeurs, et entreprises.
Microsoft, VM Ware, des partenariats pour étendre la compatibilité
Seules les montagnes ne se rapprochent pas. Après une période de froid entre les deux entreprises, Oracle et Microsoft créent des connexions directes entre leurs clouds, OCI pour Oracle et Azure pour Microsoft, avec en plus la disponibilité de SQL Server sur OCI. Un partenariat gagnant/gagnant pour les deux parties et surtout pour les clients qui bénéficient à la fois d’un choix plus étendu, mais aussi une plus grande facilité à migrer vers le cloud. Dans le même ordre d’idée, un accord avec VM Ware permettra aux utilisateurs de migrer les workloads VMWare Vsphere vers OCI, tandis qu’Oracle fournit un support technique à ses logiciels fonctionnant en environnement VMWare.
Cette accélération à marche forcée se traduit aussi par une extension des zones couvertes par OCI. Aux 16 régions géographiques où OCI est déjà opérationnel, 20 nouvelles régions devraient être couvertes d’ici à la fin 2020. Une annonce qui a suscité les applaudissements de l’audience, mais aussi des sifflets admiratifs alors que Larry Ellison projetait une carte comparative des implantations cloud d’AWS et d’Oracle. « 2020 va être une année passionnante pour Oracle ! », conclut le CTO tout sourire.
Une suite applicative SaaS dopée à l’intelligence artificielle
« Nous avons la suite de solutions la plus complète en SaaS… », assène Steve Miranda, le vice-président en charge du développement des applications. De fait, ce troisième étage applicatif de la fusée Oracle, CX Fusion, semble couvrir l’essentiel des besoins business fondamentaux de l’entreprise : marketing, sales, services, finance, rh, logistique, industrie et field service. Surtout, comme le rappelle Steve Miranda le premier avantage concurrentiel de la suite CX réside dans l’absence de silos et un flux consolidé de données fédéré par les bases de données. Le discours est rôdé, en connectant back-office et front-office, la facilité d’intégration entre applications permet de se concentrer sur le client plutôt que dans la quête perpétuelle de la bonne information. Pour Rob Tarkoff, « Pour réellement transformer l’entreprise, le marketing ou les commerciaux doivent être connectés aux assets, aux collaborateurs et aux règles de l’entreprise. Quoi de plus décevant qu’un technicien qui arrive chez vous après l’heure du rendez-vous et sans le bon matériel. » Promesse de la suite CX, ne plus être pris au piège de la donnée répartie dans autant de silos que de métiers, que ces données soient transactionnelles, business ou liées aux profils clients.
La data pour un marketing invisible et BtoMe
Du client, il en a beaucoup été question pour l’annonce de CX Unity, une plateforme consolidant toutes les données clients issus des diverses applications. « Toutes les entreprises ont le même problème, explique Emmanuel Obadia, vice-président marketing Oracle. Chaque service récupère des données sur le client, mais elles sont morcelées dans toute l’entreprise. Il faut la retrouver, la consolider. À cette donnée structurée, il faut rajouter les signaux extérieurs, le comportemental, plus les données issues des IoT, donc de la donnée non structurée. L’enjeu pour toutes les entreprises est de réunir la donnée, premier, second et third party, structurée à 360 dans l’entreprise et avoir un profil client alimenté et actualisé en temps réel sur lequel nous pouvons nous reposer pour améliorer l’expérience client. » Ce qui est bien le propos de CX Unity qui s’appuie aussi sur le rachat par Oracle de Data Fox, sorte de sociétés.com puissance 10 qui à ces 5 millions d’entreprises listées, rajoute et traite grâce à l’IA 5,6 millions de sites web par mois, 47 000 sources toutes les 30 minutes et 1 million de tweets par jour. Ajoutons pour les chiffres les 7,5 To de données collectées mensuellement pour enrichir les 5 milliards de profils de consommateurs disponibles.
De quoi élaborer des profils ultra personnalisés et précis, ce qui permet à Rob Tarkoff de parler de « marketing invisible », fondé sur les milliers de signaux laissés par le consommateur et susceptible de nourrir une conversation naturelle avec chacun.
À noter que le cloud CX comprend pléthore d’outils pour tisser un continuum d’actions entre marketing, commerce, sales et services. Les PME n’ont pas été oubliées avec l’intégration de l’ERP Netsuite sur OCI Gen2. Un levier pour entrer dans l’univers Oracle.
Difficile d’être complet sans évoquer pour cette partie l’utilisation de l’IA et du machine learning. Indispensable pour traiter un tel volume d’informations, l’IA est présente dans tous les compartiments du jeu tant pour les recommandations par email, que l’aide à la vente ou le lead scoring et même pour l’optimisation des trajets en Field services entre dizaines d’autres usages.
L’irruption de l’intelligence artificielle est sans doute l’autre avancée majeure d’Oracle présentée lors d’Oracle OpenWorld. Présente au cœur d’Autonomous Database, son office est aussi requise dans chaque plateforme logicielle (cf capture ci-dessus) servant tantôt à des tâches prédictives pour l’EPM ou de la demande en chaîne logistique, mais aussi à accompagner chaque métier dans ses tâches au quotidien à l’instar dans la suite HCM (ressources humaines) à identifier le meilleur candidat, prédire l’attrition ou encore à la saisie des dépenses par chatbot dans l’ERP etc. « Chaque application Fusion se verra proposer un module d’IA entraîné et prépackagé, et ce afin de faire gagner du temps au client », précise Juergen Lindner, SVP marketing produit SaaS d’Oracle. S’il est là aussi parti avec un peu de retard sur les autres acteurs, l’éditeur s’appuie à la fois sur un conséquent jeu de données, dont celles de DataFox, pour entraîner son IA ainsi que des cas d’utilisation des clients. À noter une petite déception. Chacun croyait que Larry Ellison proposerait une petite conversation avec un chatbot maison. Il n’en fût rien. Du côté des démos, l’évolution du réseau social interne est assez remarquable avec l’utilisation là aussi de l’IA pour repérer les compétences et les groupes métiers affinitaires. De même, si un collaborateur a une question, l’IA identifie la personne la plus susceptible de répondre. Le tout avec une toute nouvelle interface développé par la marque, Redwood.
HR et ERP : nouvelles interfaces et développements
Du côté HR et ERP, peu d’annonces si ce n’est la réécriture de la plateforme de recrutement, avec une intégration poussée avec Linkedin et bien sûr la refonte de l’interface aux couleurs Redwood, tandis que l’ERP pour sa part se voit ajouté des modules pour des industries plus complexes que sont les médias, le process manufacturing et le secteur public. Pour les télécoms. Dans ce cadre OBS (Orange Business Services) nous a livré un retour d’expérience sur une impressionnante refonte du suivi du portefeuille projet (PPM) du groupe destiné à 10 000 utilisateurs répartis dans 50 Pays. Un projet mené comprenant à la fois un PPM et ERP cloud initié dès 2016 pour le premier et 2017 pour le second. Un grand projet de transformation mené par OBS dont une des conclusions est « que la transformation prend du temps ». Surtout à cette échelle.
La donnée au cœur de la transformation, conclusion de l’OpenWorld ?
Au final, de ces trois jours, le sentiment général est bien celui d’un message sur la transformation. Cette fameuse transformation de l’entreprise toujours en cours. Pour Oracle, cette transformation passe, chacun l’aura compris, par une unification des données, un préalable indispensable au décloisonnement des silos, mais aussi par une migration massive vers le cloud, une vaste tâche pour certains logiciels à l’instar des ERP où 90 % d’entre eux sont encore mis en œuvre « on premise » comme nous le confiait Karine Picard, VP EMEA application strategy & sales.
Mais force est de reconnaître la force de Larry Ellison et des membres d’Oracle pour nous convaincre des bienfaits de cette migration. Tous les outils et discours allaient en ce sens d’une migration simplifiée vers un cloud pour réduire les coûts et gagner en efficience. Cette baisse du TCO est bien sûr obtenue par une automatisation la plus étendue possible des tâches de configuration et de maintenance, mais aussi par une efficience accrue du traitement de la donnée, avec de l’IA, pour fournir la meilleure expérience client possible. Laquelle commence par celle fournie par Oracle lui-même en pleine transformation et utilisateur de ses propres outils. Practise what you preach en quelque sorte. Mais laissons la conclusion à Karine Picard.
Les utilisateurs de Cloud ne font pas tout leur possible pour optimiser les dépenses
Flexera, l’éditeur qui réinvente l’achat, la vente, la gestion et la sécurisation des logiciels, annonce aujourd’hui les conclusions du rapport RightScale 2019 sur l’état du Cloud.
Pour la huitième année consécutive le rapport RightScale présenté par Flexera est la principale enquête menée auprès des entreprises utilisatrices de services cloud, incluant 786 petites, moyennes et grandes entreprises de nombreux secteurs (services technologiques, logiciels, services financiers, télécoms, éducation, secteur public et santé).
« Les résultats et données du rapport Flexera RightScale 2019 sont conformes à ce que nous entendons de la part de nos clients C-level : gérer l’augmentation rapide de l’utilisation du cloud nécessite de nouvelles fonctionnalités d’optimisation des coûts et de gouvernance informatique », déclare Jim Ryan, PDG de Flexera.
« Avec le multi-cloud comme choix stratégique, la plupart des entreprises dépensent déjà plus d’un million de dollars par an dans le cloud public. En conséquence, l’optimisation des coûts est la priorité numéro un du cloud pour la troisième année consécutive, et la gouvernance, le principal défi. C’est précisément pourquoi nous avons élargi l’offre de Flexera grâce à l’acquisition de RightScale et de Meta SaaS l’année dernière pour aider les équipes informatiques à optimiser leurs dépenses sur site, en cloud et en mode SaaS, et à réaffecter les dépenses gaspillées au soutien d’initiatives informatiques critiques. »
Ces types de solutions stratégiques permettent d’aider les dirigeants à prendre conscience de la puissance de la technologie pour accélérer leurs activités.
Quelques chiffres clés Rapport sur l’état du Cloud RightScale 2019 par Flexera :
La priorité n ° 1 en 2019 est l’optimisation des coûts du cloud : Optimiser l’usage actuel du Cloud pour réduire les dépenses est la première initiative en 2019 et ce pour la troisième année consécutive, passant à 64% contre 58% en 2018.
Les dépenses dans le Cloud des entreprises sont importantes et augmentent rapidement: Les entreprises prévoient de dépenser 24% de plus dans le Cloud public en 2019 par rapport à 2018. Huit pour cent des entreprises dépensent plus de 12 millions de dollars par an en cloud public, tandis que 50% dépensent plus de 1,2 million de dollars par an.
Les utilisateurs du cloud ne font pas tout pour optimiser les coûts : Ils sous-estiment le montant de leurs dépenses dans le cloud. Les répondants estiment à 27% le gaspillage en 2019, alors que Flexera a mesuré le gaspillage réel à 35%.
La gestion des dépenses dans le cloud et la gouvernance du cloud constituent les principaux défis des entreprises : La gestion des coûts et la gouvernance du cloud constituent les principaux défis de tous les utilisateurs du cloud. Parmi les entreprises interrogées, l’optimisation des coûts du cloud (84% en 2019 contre 80% en 2018) et la gouvernance du cloud (84% en 2019 contre 77% en 2018) constituent des défis croissants.
Les entreprises créent des « centres d’excellence » cloud pour se concentrer sur la gouvernance du cloud : 66% des entreprises disposent déjà d’une équipe ou d’un centre d’exc
Gérer les licences logicielles dans le cloud public est une priorité : Comprendre les implications financières d’un logiciel sous licence fonctionnant dans le cloud constitue également un défi majeur (52%). Parmi les autres défis, citons la compréhension de la complexité des règles de licence dans le cloud public (42%) et le respect de ces règles (41%).
Les stratégies de cloud hybride continuent de se développer : Les entreprises utilisant une stratégie hybride (combinant des clouds publics et privés) ont augmenté de 58% en 2019, contre 51% en 2018.
Les entreprises utilisent en moyenne près de 5 clouds différents : Les répondants exécutent déjà des applications sur une combinaison de 3,4 clouds publics et privés et en testent 1,5 de plus pour un total de 4,9 clouds.
Les entreprises exécutent la majorité de leur charge de travail dans le cloud : Les répondants exécutent globalement 38% des charges de travail dans le cloud public et 41% dans le cloud privé (pouvant inclure des environnements virtuels compatibles avec le cloud).
L’utilisation des services PaaS des fournisseurs de cloud public est en pleine expansion : Serverless est le service cloud étendu avec la plus forte croissance pour la deuxième année consécutive, affichant une croissance de 50% par rapport à 2018 (Taux d’adoption de 24% à 36%). Le Stream processing tient la tête, passant de 20 à 30% d’adoption. Le Machine Learning, le container-as-a-service et l’IoT sont les suivants en termes de croissance la plus rapide.
L’utilisation des conteneurs est en hausse et celle de Kubernetes monte en flèche : L’utilisation des conteneurs Docker continue de croître, son taux d’adoption augmentant de 49% en 2018 à 57%. Kubernetes, un outil d’orchestration de conteneurs qui exploite Docker, connaît la croissance la plus rapide, passant de 27 à 48% de taux d’adoption.
Ansible en tête des outils de configuration : Parmi tous les répondants, Ansible a été adopté à 41%, suivi de Chef et Puppet avec 37% d’adoption.
Les résultats de l’étude Flexera sont disponibles dans le Rapport RightScale 2019 sur l’état du Cloud par Flexera, qui peut être téléchargé Ici
Innovation et maîtrises des coûts s’imposent comme les catalyseurs de la migration des communications dans le cloud
Mitel dévoile les résultats de son enquête menée auprès de 1000 décideurs dans 8 pays d’Europe
81 % des entreprises migrent leurs communications dans le cloud pour bénéficier de fonctionnalités innovantes
55 % des sociétés françaises privilégient le recours à un spécialiste du cloud et des communications unifiées
84 % des répondants français identifient les coûts de migration de l’architecture comme étant l’élément essentiel dans le calcul du RoI ; contre 41 % en 2017
L’enquête s’inscrit dans un contexte de croissance rapide du secteur des communications dans le cloud, que ce soit mode public, privé ou hybride. Selon ses dernières prévisions, MZA estime que le taux de croissance annuel composé de ce secteur devrait être de 14% jusqu’en 2023.
L’innovation au cœur de la transition vers le cloud
Dans un monde de plus en plus hyperconnecté et soumis à une hyperconcurrence, les entreprises prennent conscience qu’elles doivent se transformer et adopter les dernières innovations technologiques en matière de communications et de collaboration de manière à rester attractives et compétitives.
Avec une moyenne de 81%, l’accès à des fonctionnalités innovantes non disponibles avec des solutions sur-site recueille ainsi la très large majorité des suffrages, tous pays confondus. Cette tendance était déjà observée en France – 39% en 2017 – mais elle est ici encore plus prégnante au vu des résultats de la dernière enquête (88% en France).
La technologie cloud offrant un accès plus rapide et plus facile aux principaux outils de productivité, certaines fonctionnalités sont désormais considérées comme incontournables par les entreprises. Les communications unifiées, incluant la gestion de présence, la messagerie instantanée sécurisée, les appels voix et vidéo, se placent très largement en tête avec 89%, suivies des fonctions de collaboration avancée – conférence audio et vidéo, collaboration d’équipe, partage de contenus, etc. – avec 41%.
A noter également que le cloud représente l’opportunité de faire évoluer son système d’information et d’opérer la transformation digitale des organisations tout en gardant la maîtrise des investissements humains (formation, recrutement d’experts). Cette motivation ressort chez 44% des répondants et atteint même 65% en France.
La primauté à l’expérience et au savoir-faire
Dans un paysage technologique encore relativement récent, la prime à l’expertise et au savoir-faire se maintient. Les acteurs spécialistes du cloud et des communications unifiées sont encore plébiscités par 62 % des répondants, permettant ainsi aux entreprises de migrer vers le cloud selon l’approche – public, privé ou hybride – qui convient le mieux à leur organisation.
Ces chiffres démontrent que les déploiements des services de communications unifiées dans le cloud sont considérés comme un élément essentiel des stratégies à long terme des entreprises. Elles investissent par conséquent dans l’expertise pour garantir leur succès futur.
La capacité d’un fournisseur à faire état de déploiements réussis constitue donc un élément essentiel au moment de la prise de décision. La Grande-Bretagne et l’Allemagne se révèlent être les pays valorisant le plus l’expérience et le savoir-faire des fournisseurs avec respectivement 71% et 70%, contre 55% pour la France.
Les coûts de migration, incontournables dans le calcul du RoI
Lorsqu’on aborde le sujet du calcul du RoI, les coûts de migration d’une architecture de téléphonie existante vers le cloud se révèlent être le premier poste à prendre en compte et est en net progression (84 % en 2018 contre 41 % en France en 2017). L’amélioration des performances que les entreprises peuvent attendre du cloud dépend fortement de la qualité des systèmes informatiques sous-jacents (tels que le VPN). Il n’est dès lors pas étonnant que tous les répondants s’accordent à dire que les coûts de mise à niveau de cette infrastructure préexistante ont un impact significatif sur le RoI.
Outre les aspects purement matériels, le deuxième élément cité par les décisionnaires sondés concerne les coûts liés à la migration et à la réversibilité des données. La moyenne de 49 % masque de fortes disparités : alors que 76 % des français font de ce point un élément clé dans le calcul du RoI, ils ne sont qu’environ 30 % en Espagne ou en Suède à considérer cet élément comme important.
« Le cloud agit comme un accélérateur de la transformation digitale, permettant aux entreprises d’améliorer à la fois leur productivité et de délivrer un meilleur niveau d’expérience client, » souligne Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du Sud, Mitel. « Les pays européens sont à des stades de maturité différents mais le point commun réside dans le fait que les clients ont une idée précise du modèle de cloud qu’ils souhaitent pour leur entreprise. L’important consiste donc à leur donner le choix de migrer vers le cloud public, hybride ou d’opter pour le cloud privé. »
Les principaux défis que les acteurs des réseaux de distribution devront relever en 2019 !
Ces dernières années les innovations technologiques ont eu un impact considérable sur l’écosystème, disruptant les règles du jeu, renouvelant sans cesse les modèles économiques et mettant à mal les acteurs traditionnels. Les réseaux de distribution n’échappent pas à la règle. S’ils ne revoient pas leur copie et résistent au changement, beaucoup se verront dépassés et incapables d’intégrer en continu les innovations sur des marchés en constante transformation. Ainsi, ils perdront de nombreuses opportunités au profit d’entreprises en mesure de répondre aux besoins de l’entreprise interconnectée.
Mais quels sont les principaux facteurs au cœur de ce changement ? Quelles technologies doivent-ils choisir, et comment peuvent-ils adapter leurs modèles économiques pour éviter de perdre pied ? Equinix s’est penché sur quelques-uns des principaux changements façonnant l’industrie et sur ce que l’année 2019 réserve aux acteurs des réseaux de distribution.
1. La puissance du cloud
2018 a été l’année du réveil du cloud : celle où les acteurs des réseaux de distribution ont commencé à en comprendre l’importance et les avantages. 2019 devra être celle où ils mettent en œuvre leur propre offre afin d’en faire un véritable pilier de leur stratégie d’entreprise.
En 2021, les dépenses dans des services cloud devraient atteindre les 100 milliards de dollars sous l’impulsion des entreprises cherchant à tirer parti de son agilité critique, de son évolutivité et de ses avantages en matière de rendement. Ainsi, le 2e volume du Global Interconnection Index – une étude de marché publiée récemment par Equinix – prévoit que la bande passante d’interconnexion directe entre entreprises et fournisseurs de services cloud et informatiques devrait augmenter à un taux de croissance annuelle composée de 98 % (TCAC).
La popularité croissante des services cloud auprès des entreprises est à la fois une bénédiction et une malédiction pour les partenaires. En effet, ces derniers doivent s’assurer de disposer des technologies, des compétences et de l’expertise nécessaires pour soutenir leurs clients dans l’intégration du cloud à leur stratégie numérique. Pour cela, ils devront changer leurs structures et processus internes, par exemple en adoptant un nouveau modèle de facturation afin de procéder sur un rythme mensuel, ou en changeant de plan d’indemnisation afin de s’adapter aux nouveaux modes d’achat et d’accélérer le développement des services de conseil et complémentaires du cloud.
Compte tenu de l’accélération du progrès technologique, les partenaires doivent s’assurer que leurs structures informatiques sont suffisamment flexibles pour s’adapter au changement. Isolés, les partenaires traditionnels ne parviendront pas à évoluer dans l’environnement plus complexe lié aux tendances telles que l’IA, la blockchain et la 5G. Ces technologies émergentes sont un sujet de conversation pour beaucoup d’entreprises, et 2019 sera l’année où les précurseurs commenceront à les mettre en œuvre. Elles pourront ainsi se démocratiser rapidement en profitant de la rivalité entre les entreprises cherchant à se démarquer de la concurrence sur le marché du numérique.
Il est impossible de fournir des conseils et produits spécialisés dans tous les domaines. Par conséquent, les partenaires doivent collaborer avec d’autres acteurs. Ce changement possède des similarités avec celui auquel l’industrie des services financiers a été confrontée il y a quelques années. En effet, lorsque les banques traditionnelles ont été déstabilisées par l’arrivée des fintechs, qui ont révolutionné le paiement en ligne, elles ont dû s’adapter très rapidement. Les entreprises les mieux préparées ont pu se restructurer rapidement et développer ces nouvelles fonctionnalités en interne. Quant à celles qui étaient prises au dépourvu, elles ont opté pour le rachat de plus petits acteurs et le déploiement de leurs offres à l’échelle mondiale.
La nouvelle génération de partenaires ne s’embarrasse pas des contraintes des modèles traditionnels, alors que les plus établis doivent s’adapter ou fusionner pour ne pas disparaître. D’ores et déjà, certains envisagent de formuler des propositions commerciales communes avec un nombre croissant de fournisseurs ou de partenaires, chacun d’entre eux apportant sa pierre à l’édifice pour créer une solution complète au profit de clients passés à l’heure du numérique. Pour réussir voire survivre, il faudra donc inéluctablement passer par la collaboration.
3. La maîtrise des risques de cyberattaques
La sécurité est devenue un élément clé de l’ensemble des décisions commerciales et relatives à la gestion des systèmes d’information. L’entrée en vigueur du RGPD, la recrudescence des fuites de données publiques et l’ampleur grandissante des cyberattaques ont engendré une situation compliquée. En 2019, les partenaires devront se prémunir plus que jamais contre ces risques.
L’ensemble des acteurs du réseau de distribution doivent être bien informés des problèmes potentiels. Les entreprises adoptant une approche axée sur l’interconnexion ne risquent pas d’être affectées par des failles de sécurité, car elles ne passent pas par l’internet public et sont donc moins exposées à des cyberattaques. Compte tenu de la prolifération des menaces, ce type de solution est voué à séduire de plus en plus d’acteurs de l’industrie.
4. L’émergence des offres multipartenaires
Le marché informatique devient bien plus complexe et sophistiqué qu’auparavant. Des segments jusqu’ici isolés (sécurité, stockage, serveurs, réseaux et technologies de nouvelle génération) convergent. Désormais, ces questions ne peuvent plus traitées de façon isolée car elles sont étroitement liées les unes aux autres.
Cette complexité accrue empêche la plupart des partenaires de proposer une solution complète . Ils doivent s’associer avec d’autres membres de leur écosystème (« ecosystem sales ») pour proposer une offre intégrale, associant leurs produits à d’autres. Cette tendance devrait s’accélérer en 2019 face à la variété croissante des services requis par les entreprises interconnectées modernes. Ce faisant, les partenaires pourront continuer à créer des solutions innovantes et uniques pour leurs clients, et prendre un avantage décisif sur la concurrence.
La montée en puissance de la Blockchain dans les ERP en 2019
Par Céline Bayle, Director of Enterprise Market and Accountants Product Marketing chez Sage.
Cette année encore, le futur du marché des ERP semble plutôt prometteur. Le cabinet d’analystes financiers MarketWatch prévoit par exemple que le marché mondial des ERP atteindra $47 milliards en 2022, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7 %. Plus optimiste encore, Stratistics MRC prévoit un doublement de la taille de cette industrie au cours des huit prochaines années pour atteindre $74 milliards en 2026. Pour la France, IDC prévoit une croissance de 4,7% entre 2017 et 2021 pour atteindre 3 927 millions d’euros.
Plusieurs facteurs expliquent cette perspective de croissance : l’étape d’intégration dans le cloud, l’amélioration de la sécurisation des données ou encore l’intégration de technologies de nouvelle génération tel que le machine learning et l’intelligence artificielle (IA). Mais à quoi peut-on s’attendre exactement en 2019 ? Voici lesprincipales prévisions que l’on peut anticiper pour l’industrie des ERP au cours des 12 prochains mois.
Le cloud prend la main
L’adoption du cloud n’a cessé de se consolider dans quasiment tous les secteurs de l’entreprise en 2018. Les organisations accélèrent leurs projets de mise en œuvre et d’intégration afin de transformer leurs fonctions centrales. Toujours plus d’entreprises sont convaincues de la nécessaire transition des systèmes ERP existants vers des systèmes ERP basés dans le cloud.
Toutefois, ce mouvement vers l’ERP cloud a pris du retard par rapport à d’autres domaines logiciels comme le CRM par exemple. Quelques challenges restent à relever en effet, notamment pour pallier le manque de main-d’œuvre qualifiée en matière de sécurité, mais pour lever les inquiétudes en matière de coût et de temps d’exécution dans la migration. Toutefois, 2019 devrait être une année de basculement vers l’ERP cloud qui va devenir la norme pour représenter un marché mondial de près de $29.84 milliards en 2021. Seul le secteur de la fabrication industrielle, où les analystes anticipent une adoption plus lente du cloud, devrait faire exception à la règle.
Partout, l’adoption de l’ERP cloud est favorisée car il répond aux nouvelles exigences en matière de qualité des produits, d’usages en mobilité, de suivi de production et de fluidité des processus temps réel. A ceci s’ajoute sa capacité à assurer une gestion intelligente de la croissance rapide des entreprises « modernes » : l’ERP cloud les aide à améliorer leurs performances car étant lui-même modulable, il s’adapte aux besoins réels de gestion quotidienne. Pour les ETI ou PME qui cherchent de nouveaux processus commerciaux dans un environnement hyper concurrentiel, c’est une solution véritablement agile et sur-mesure.
Une accélération par l’Intelligence Artificielle & le Machine Learning (ML)
L’intelligence artificielle (IA) et le machine learning (ML) sont appelés à jouer un rôle clé dans l’avenir très proche des logiciels ERP. Ces technologies accélèrent l’automatisation des processus, renforcent l’efficacité, génèrent de nouvelles connaissances et complètent les prises de décision humaines.
L’IA permet concrètement aux entreprises de gagner un temps précieux en repérant les anomalies dans les données de l’entreprise, épargnant aux employés la tâche fastidieuse d’éplucher les rapports. Intégrée à l’ERP, l’IA va aider à anticiper les problèmes potentiels et éviter les temps d’arrêt permettant ainsi des économies de temps, d’argent et des gains de productivité.
Ajoutons à cela l’usage des drones : de plus en plus fréquemment utilisés comme outils de gestion des stocks dans les grandes usines, ils lisent aisément les étiquettes RFID et transmettent les données au système ERP connecté, où les outils d’IA génèrent ensuite différents types de rapports, allant du niveau de stocks aux programmes de maintenance des machines.
Enfin, l’IA offre aux utilisateurs la possibilité de prendre des décisions adaptées dans les processus opérationnels, de logistique et de fabrication. Plutôt que de les remplacer, les outils d’intelligence artificielle et de lutte contre les fraudes aideront les humains dans leurs missions en leur fournissant un niveau inégalé d’intelligence et de connaissances.
Des ERP « communicants »
Avec la croissance de l’Internet des Objets (IoT), le Ericsson Mobility Report de novembre 2017 prédit que d’ici à 2023 il y aura 32 milliards d’appareils connectés, les fabricants industriels investiront davantage dans les « solutions ERP de pointe » pour d’une part rationaliser la communication entre leurs systèmes centraux et de multiples objets communicants et d’autre part faciliter l’analyse des données collectées.
En s’équipant d’un ERP intelligent capable de gérer les objets communicants, les entreprises améliorent leur capacité de veille économique, supervisant les opérations machines depuis n’importe où et effectuant des relevés en temps réel pour assurer la maintenance et réduire les interruptions de service. Cet aperçu temps réel sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement aide les gestionnaires à prendre de meilleures décisions tactiques.
En 2019, les solutions de pointe basées sur l’IoT seront plus abordables, ce qui incitera davantage de fabricants à mettre en œuvre cette technologie.
Gérer intelligemment plus de données pour des décisions plus fiables
Les données sont devenues l’un des atouts les plus précieux pour les entreprises de tous secteurs. Mais la simple collecte de grands volumes de données ne suffit plus. Les organisations doivent mieux utiliser ces données et savoir capitaliser sur celles qui offrent de réels avantages opérationnels. Comme par exemple identifier les procédures inefficaces donc chronophages ou encore prédire les futurs besoins clients pour en déduire leurs stratégies commerciales futures.
En 2019, les entreprises utiliseront leur ERP, via la donnée, pour anticiper, s’adapter aux changements du marché et façonner leur stratégie future. Le catalogage des données, préalable à leur pilotage, assurera une meilleure compréhension de leur origine et de la manière dont elles ont été collectées ce qui renforcera la confiance dans les décisions prises.
La Blockchain aussi pour l’ERP
La Blockchain suscite de l’intérêt dans de nombreux domaines du logiciel de gestion d’entreprise et bien qu’encore à ses débuts, de nouveaux cas d’utilisation dans les ERP émergeront au cours des prochains mois, en particulier dans le secteur de la fabrication industrielle. La capacité des ERP en Blockchain à renforcer l’intégrité et l’automatisation des chaînes d’approvisionnement grâce à la visibilité, la transparence et à la traçabilité qu’elle offre est déjà évidente, ce qui en fait une option extrêmement convaincante pour les entreprises dès 2019.
La gestion des stocks est traditionnellement un processus complexe et laborieux, en particulier pour les organisations mondiales, mais la Blockchain a le potentiel pour rationaliser considérablement les opérations en unissant les réseaux de la chaîne d’approvisionnement dans un système décentralisé.
Du côté de la visibilité, les systèmes ERP en Blockchain permettent de suivre le parcours du produit depuis l’atelier de fabrication à l’étagère du détaillant, sans avoir à se soucier de la perte ou de l’altération possible des documents. Les secteurs de l’alimentation et de la boisson sont ceux dans lesquels la Blockchain devrait se généraliser le plus rapidement.
Les ERP en Blockchain peuvent également automatiser les process commerciaux grâce à l’utilisation de « contrats intelligents », qui garantissent les liens grâce à des codes cryptographiques. Comme dans le cas de paiements automatiques, les « contrats intelligents » vont éviter aux entreprises l’envoi de factures et le suivi des paiements, ce qui leur fera gagner beaucoup de temps tout en apportant la garantie que les parties prenantes seront payées rapidement.
En conclusion, ces tendances liées aux ERP présentent un grand nombre d’opportunités pour les entreprises en 2019. L’avenir des logiciels ERP s’annonce très prometteur. Ils offrent en particulier un grand potentiel de transformation des opérations commerciales, devenues un facteur clé de la croissance des entreprises dans un environnement devenu ultra concurrentiel.
Mobile, IA, apps collaboratives …réinventent l’expérience client dans le Retail
Depuis plusieurs années, la transformation digitale des enseignes du retail est en marche. Les stratégies marketing de ces dernières, articulées autour de l’omnicanalité et du phygital, ont pour principal objectif de pouvoir proposer une expérience uniformisée et personnalisée aux consommateurs. L’utilisation croissante des communications et applications dans le cloud, conjuguée à des technologies émergentes telles que l’Internet des objets (IoT), l’intelligence artificielle (IA), les chatbots font émerger pour les entreprises de nouvelles manières de nouer et d’entretenir la relation client. Pour se différencier, les marques doivent être à même d’offrir une expérience homogène entre les environnements physiques et digitaux, les équipements et les canaux de communication.
L’infographie réalisée par Mitelrévèle que 73% des enseignes ont déployé ou ont prévu de déployer une solution de paiement mobile avec pour objectif, pour 55% d’entre elles, d’améliorer les interactions clients en magasin. Ces initiatives répondent à une demande forte du marché puisque 70% des consommateurs plébiscitent le paiement mobile en magasin.
L’UCaaS, qui consiste à disposer de services de communication et de collaboration (UCC) hébergés dans le cloud, constitue l’un des leviers en permettant aux entreprises de gagner en productivité, d’accroître la satisfaction des collaborateurs et d’améliorer l’expérience client. 40% des sociétés parmi les Fortunes 500 n’existeront d’ailleurs plus dans 10 ans si elles n’intègrent pas la mobilité et les UCC. Le chiffre d’affaires de l’UCaaS devrait enregistrer une croissance annuelle de 28,55% en France entre 2016 et 2022.
L’Intelligence Artificielle s’est aussi imposée comme la tendance incontournable pour réinventer la relation client. L’infographie révèle que les dépenses des acteurs du retail en matière d’IA passeront de 2 milliards en 2018 à 7,3 milliards de dollars en 2022. Ces tendances restent cependant à être concrétisées puisque 23% des consommateurs français estiment que les marques n’ont pas encore fait l’investissement technologique nécessaire pour offrir une expérience client très qualitative. Et que 34% des consommateurs aimeraient avoir accès à un service identique en ligne et en magasin. Ce qui explique pourquoi aujourd’hui ils sont encore 98% à favoriser l’expérience en boutique.
KPMG présente la 20ème édition de son étude « Portrait de DSI », qui décrypte les enjeux des Directeurs des Systèmes d’Information dans le monde. Aux côtés du cabinet Harvey Nash, KPMG a interrogé près de 4 000 d’entre eux, dans 84 pays. Il s’agit du rapport international interrogeant le plus large panel de DSI dans le monde.
La moitié des DSI déclarent que leurs budgets augmentent ;
Les DSI recentrent leurs dépenses d’outsourcing : des budgets externes en baisse de 16 points par rapport à 2017 ;
Des investissements IT qui peinent encore à remporter l’adhésion ;
Faire face à une éventuelle cyber-attaque : la priorité numéro 1 des DSI.
La moitié des DSI déclarent que leurs budgets augmentent
Partie intégrante de la transformation numérique des entreprises, les systèmes d’information sont désormais appréhendés au plus haut niveau stratégique de l’organisation.
Conséquence directe pour les DSI : alors que leurs budgets 2017, sous pression, étaient soumis à des restructurations, les budgets 2018 sont en hausse pour près de 50 % des DSI, le taux le plus haut jamais observé depuis le lancement de l’étude.
Le DSI conserve une place stratégique au sein de l’entreprise. Pourtant, la menace du shadow IT, la place de plus en plus imposante du Chief Digital Officer et la nature par essence « mouvante » de la technologie desservent quelque peu l’influence stratégique qu’a réussi à se construire le DSI ces dernières années : il est notamment moins présent au sein des boards des entreprises (- 9 %). En France toutefois, ce constat n’est pas visible, et le nombre de DSI dans les comités exécutifs demeure inchangé.
Les DSI recentrent leurs dépenses d’outsourcing : des budgets externes en baisse de 16 points par rapport à 2017
Les dépenses IT externes diminuent. Cette année, elles constituent 32 % des budgets IT, une baisse notable de 16 points par rapport à 2017, année où elles s’élevaient à près de la moitié des budgets des DSI (48 %).
Une baisse que l’on peut notamment expliquer par des budgets plus surveillés, mais aussi par une profonde problématique de recrutement : « La guerre des talents fait rage dans le monde de l’IT. Aujourd’hui, elle touche aussi bien les prestataires externes que les entreprises, qui n’arrivent pas à capter les compétences-clefs. Bon nombre de budgets de recrutements dédiés à ces profils sont ainsi perdus chaque année, c’est un vrai problème de fond ! » estime Thomas Schaumburg, Associé CIO Advisory chez KPMG.
Des investissements IT qui peinent encore à remporter l’adhésion
Un problème de fond émerge également de plus en plus : la réussite d’une stratégie numérique apparait complexe à mesurer, estiment huit DSI sur dix (78 %). En parallèle, plus de la moitié des entreprises (55 %) considèrent que leurs stratégies business/IT ne sont pas alignées.
« Une stratégie IT n’a de sens que si elle s’ajuste à la stratégie business de l’entreprise. Cet alignement des planètes est absolument fondamental ; sans lui, le DSI porte une coquille vide. Beaucoup d’entreprises tâtonnent encore. Celles qui ont compris que la mise en place d’une feuille de route structurée pour l’IT est nécessaire, non seulement sur les enjeux de cybersécurité, mais aussi sur le long terme, avec une vraie vision, disposeront d’un cap d’avance absolument décisif » conclut Thomas Schaumburg.
En parallèle, les DSI sont prêts à investir dans les nouvelles technologies ; ils prévoient de concentrer ces investissements sur la réalité virtuelle, la blockchain ou encore la RPA (vs. 2016).
Ransomware, phishing, menaces contre la cryptomonnaie, attaques via les applications sur le cloud, piratage des messageries en entreprise… Le rapport annuel de Proofpoint sur « Le facteur humain » détaille toutes les tendances en matière de cybersécurité.
Les cybercriminels continuent de s’appuyer sur les interactions humaines pour inciter à cliquer sur des liens malveillants, télécharger des fichiers dangereux, installer des programmes malveillants par inadvertance, transférer des fonds et divulguer des informations sensibles.
Proofpoint acteur de la cybersécurité et de la mise en conformité, dévoile les conclusions de son rapport annuel sur Le facteur humain qui décrit en détail la façon dont les cybercriminels œuvrent activement pour exploiter les failles humaines et non les failles des logiciels, afin d’extorquer de l’argent et des informations dans un but lucratif ou d’espionnage, et afin de préparer de futures attaques. Ce rapport s’appuie sur une analyse des tentatives d’attaques perpétrées contre plus de 6 000 entreprises clientes dans le monde en 2017 et dessine les tendances des attaques organisées autour de la messagerie électronique, des applications cloud et des réseaux sociaux pour aider les sociétés et les utilisateurs à s’en protéger.
« Les cybercriminels continuent d’innover, trouvant de nouveaux moyens d’exploiter notre curiosité naturelle, notre désir d’aider, notre envie de réaliser de bonnes affaires et même nos contraintes de temps pour nous convaincre de cliquer », explique Kevin Epstein, vice-président des Threat Operations chez Proofpoint, ajoutant : « Notre étude montre clairement la nécessité de stopper les menaces avant qu’elles n’atteignent les utilisateurs via la messagerie électronique, les applications cloud ou les réseaux sociaux. En limitant l’exposition initiale, une société peut réduire les risques de violation de données confidentielles, de perturbation de l’activité ou de pertes financières directes. »
Les cyberattaques persistantes (Advanced persistent threat, APT) ciblent le plus souvent des institutions gouvernementales et l’industrie de la défense (40% des tentatives d’attaques documentées), mais aucun secteur n’est épargné.
L’email reste le principal vecteur d’attaque. 30% des clics dans des emails malveillants ont été effectués dans un délai de 10 minutes après leur distribution, et 52% dans un délai d’une heure.
Les emails frauduleux associés à Dropbox représentent l’appât n°1 en matière de phishing (deux fois plus de messages que l’appât suivant). Le taux de clics des tentatives de phishing associés à Docusign a néanmoins dépassé le taux de clics associé à Dropbox, et même toutes les autres tentatives de phishing par emails envoyés pour dérober des informations d’authentification.
Plus de 80% des emails malveillants ont diffusé des ransomwares et des chevaux de Troie bancaires qui sont devenus les programmes malveillants les plus distribués. Des chevaux de Troie bancaires ont été identifiés dans plus de 30% des emails malveillants distribués en Europe, au Japon et en Australie. Le Japon a aussi enregistré le plus haut niveau régional de téléchargement dans les emails.
Environ 80% des sociétés ont fait l’objet de compromissions d’emails professionnels (business email compromise – BEC). Le nombre de fraudes par email dont l’objet évoque un conseil juridique ou la pratique juridique a augmenté de 1,850% en un an.
Attaques par email : les catégories verticales sont les plus menacées
L’éducation, les activités de conseil et le marché du divertissement/des médias sont les secteurs ayant subi le plus grand nombre d’attaques par piratage de la messagerie électronique avec en moyenne plus de 250 attaques par entité. Le secteur de l’éducation est le plus ciblé parmi les secteurs verticaux, avec un nombre d’attaques moyen par entité presque quatre fois supérieur à la moyenne de tous les secteurs (hausse annuelle de 120%).
La construction, la fabrication et la technologie sont en tête des secteurs les plus touchés par le phishing. Le crimeware, qui consiste à dérober des identités pour obtenir un gain financier, a quant à lui principalement ciblé le secteur de la fabrication, des soins de santé et de la technologie.
Botnets mineurs de cryptomonnaie, attaques lancées via des applications cloud, les réseaux sociaux et des domaines frauduleux :
Le trafic de botnets mineurs de cryptomonnaie a augmenté de près de 90% entre septembre et novembre 2017 (une tendance qui reflète l’évolution de la valeur du bitcoin).
60% des utilisateurs de services cloud, incluant 37% des utilisateurs privilégiés, n’avaient pas de politique de mots de passe ou de processus d’authentification multi-facteurs en place, impliquant ainsi des risques importants.
En ce qui concerne les grandes entreprises, le nombre de noms de domaine suspects peut dépasser les domaines officiels de 20/1, ce qui signifie que les victimes d’attaques de phishing sont plus susceptibles de confondre les noms de domaine suspects et « typosquattés » avec les domaines officiels légitimes.
55% des attaques lancées via le service client des réseaux sociaux ont ciblé des clients de sociétés spécialisées dans les services financiers.