Catégorie : banque

  • Banque et numérique : les consommateurs apprécient les services en ligne et les interactions humaines

    L’état de la banque numérique :
    dans un contexte de percée des services en ligne, les différences s’affirment en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, une étude de NetApp révèle que les utilisateurs plébiscitent les services en ligne, mais qu’ils apprécient toujours les banques traditionnelles et l’interaction humaine.

    Le secteur bancaire a été un des plus impacté par les ravages de la pandémie. Alors que les agences fermaient et que les clients étaient confinés chez eux, les outils numériques sont devenus prééminents dans une grande partie de l’Europe. Les institutions financières et les autres fournisseurs se sont appuyés sur l’expérience numérique pour continuer à s’engager auprès de leurs clients et de les servir. La question est de savoir à quel point cette expérience a changé l’état d’esprit des consommateurs.

    Pour en savoir plus, NetApp a entrepris avec l’institut d’études de marché indépendant Moweb, pour la deuxième année consécutive, d’interroger 1 200 consommateurs en Allemagne, en France, en Espagne, en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. L’enquête a révélé que si les banques traditionnelles continuent de dominer le marché, la plupart des consommateurs apprécient l’option des fournisseurs tiers, bien que les problèmes de sécurité liés à ces derniers persistent. Les services bancaires en ligne restent populaires, même si beaucoup ont encore besoin de contacts humains et de conseils au cas par cas. Si la plupart des consommateurs jugent la sécurité des services bancaires fiables, une faible proportion d’entre eux ne sont pas sûr de la sécurité des services bancaires en ligne.

    Les fournisseurs tiers rattrapent les moyens traditionnels
    La grande majorité (88 %) des personnes interrogées, toutes catégories d’âge et de sexe confondues, effectuent leurs opérations bancaires auprès d’institutions financières traditionnelles, bien que les hommes et les jeunes consommateurs soient plus enclins à favoriser les banques en ligne, les services de virement et les prestataires tiers.
    Parallèlement cette étude montre que les banques traditionnelles sont les plus populaires au Royaume-Uni (94 %) et en France (93 %), pratiquement sans changement par rapport à l’année dernière, ainsi qu’aux Pays-Bas (81 %) avec un pourcentage plus faible mais qui reste quand même majeure pour le pays. Le recours aux banques en ligne et aux prestataires tiers, lui, est plus fréquent en Espagne et en Allemagne, comme l’année dernière. Une grande majorité (83 %) des consommateurs de la région apprécient la possibilité d’utiliser des fournisseurs tiers axés sur la technologie, comme PayPal et Apple Pay. C’est particulièrement marqué chez les consommateurs masculins (63 % contre 53 % pour les femmes) ainsi que chez les jeunes utilisateurs (67 % des 18-29 ans).
    Toutefois, certaines inquiétudes peuvent ralentir les consommateurs à adopter ce service. Si les deux cinquièmes (40 %) ne s’inquiètent pas du partage de leurs données avec des fournisseurs tiers. Plus de la moitié sont soucieux (45 %), ce pourcentage s’intensifiant avec 56% en Espagne et 54 % en France.
    Près de la moitié (46 %) sont particulièrement réticents à utiliser des services de tiers de confiance car ils ne savent pas comment ils fonctionnent, les consommateurs français étant les plus réservés, contrasté par les Espagnols qui se trouvent être les moins réticents. La majorité (63 %) des consommateurs ont également des craintes quant à la sécurité des données des fournisseurs tiers, même les plus jeunes. Cette crainte est plus prononcée en Espagne (81 %) et en France (72 %).

    L’adoption du numérique est élevée
    Malgré une certaine réticence à l’égard des prestataires tiers, les consommateurs sont majoritairement favorables aux services bancaires en ligne et numériques. Environ 79 % d’entre eux souhaitent effectuer des opérations bancaires sans devoir se déplacer dans une agence avec les trois quarts (75 %) qui veulent pouvoir utiliser des services bancaires en ligne. En effet, tout comme l’année dernière, la banque en ligne a été classée comme le service bancaire préféré, avec une avance de 52 % sur les guichets automatiques. Ceux qui ont le moins de succès sont les robo-advisors et les tchatbots, en particulier chez les 55 ans et plus.
    Plus de 60 % des personnes interrogées préfèrent les applications et les sites Web proposés par leur prestataire bancaire comme principaux canaux d’accès aux services en ligne, les tchatbots vocaux, les appels vidéo et le chat en ligne aillant moins de succès. Ce chiffre reste inchangé par rapport à l’année dernière. Les applications sont les plus appréciées en France, en Espagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Cependant, les agences bancaires ont toujours leur place : globalement elles sont l’option préférée d’environ la moitié des personnes interrogées, à l’exception des Pays-Bas (33 %), qui sont des adeptes de la technologie.
    Cette année, les services bancaires en agence physique sont beaucoup moins appréciés en France par rapport à l’année dernière (44 % contre 65 %). Comme on pouvait s’y attendre, les clients plus âgés reste plus enclins à préférer se rendre dans une agence plutôt que d’utiliser les divers services en ligne mis à leur disposition par leurs banques.
    « Le résultat de notre étude annuelle sur l’adoption des services bancaires basés sur les technologies cloud et l’intelligence artificielle confirme une tendance nette vers l’acceptation de la numérisation des activités de la banque de détail. En France, comme d’une manière générale en Europe, les jeunes générations ont bien intégré le digital dans leurs habitudes », explique Guillaume de Landtsheer, Vice-Président France chez NetApp. « En mettant à niveau leurs infrastructures vers le cloud, les banques traditionnelles rattrapent progressivement les banques en ligne, et peuvent désormais répondre aux attentes de leurs nouveaux clients ».

    La sécurité est suffisante
    La bonne nouvelle pour les prestataires de services bancaires traditionnels est que 63 % des personnes interrogées estiment que leurs données sont à l’abri des pirates informatiques, ce chiffre passant à 70 % en Espagne et à 66 % en Allemagne. Ils sont encore plus nombreux (76 %) à considérer que leur argent est en sécurité. Environ 65 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles pensaient que les mesures de sécurité bancaire étaient fiables. Un cinquième seulement (23 %) se dit soucieux de la sécurité des services bancaires en ligne, bien que 66 % soient satisfaits que les identifiants biométriques offrent une protection qui pour eux est suffisante.
    Le rapport révèle plus d’opportunités que de défis pour les banques européennes. Comme l’année dernière, la clé sera de trouver le bon équilibre entre l’innovation technologique, conçue pour optimiser les coûts, renforcer la sécurité et rationaliser les services, avec le soutien humain que les clients recherchent toujours. Le numérique est l’avenir, mais la banque reste une activité centrée sur des services humain.

  • Les six grandes thématiques des quatre jours de VivaTech 2022

    Les 6 thématiques à découvrir sur Vivatech 2022 

    Viva Technology, l’événement startup et tech numéro un en Europe, dévoile les premiers éléments de sa programmation qui marqueront sa sixième édition.
    VivaTech revient du 15 au18 juin, dans un format hybride ambitieux, en physique à la Porte de Versailles et en ligne sur notre plateforme digitale.

    Après deux ans de crise sanitaire, l’événementiel dans son format physique reprend toute sa place à la Porte de Versailles. L’édition se tiendra sur quatre jours avec trois journées dédiées aux professionnels visant à valoriser notamment les échanges business et une journée ouverte au grand public le samedi.

    VivaTech lance ses “Key Business Programs” permettant aux communautés métiers particulièrement impliquées dans la transformation digitale de se retrouver autour de programmes dédiés, concentrés en une journée :

    ● “Future of Work Program” – en partenariat avec ManpowerGroup

    ● le “CMO Program” – en partenariat avec frog, part of Capgemini Invent, MediaLink a UTA

    Company, JCDecaux et Infopro Digital Media

    ● le “CTO Forum” – en partenariat avec Scaleway et Sopra Steria

    Les Key Business Programs seront composés de sessions de conférences, d’un lounge dédié ainsi que de Side Events thématiques.

    Enfin, en partenariat avec Pitchbook, un Investor Lounge sera proposé aux investisseurs pour cette sixième édition de VivaTech.

    L’édition sera complétée par plus d’une cinquantaine d’événements à retrouver en dehors des murs de VivaTech, dans tout Paris. Ce sera notamment le retour des Tech Days pour découvrir les principaux lieux de l’écosystème organisés avec la French Tech Grand Paris.

    Pour cette sixième édition, plus de 1 500 exposants sont attendus, tous en format hybride. Nos partenaires historiques nous renouvellent leur confiance et de nouveaux nous rejoignent cette année.

    Nous retrouverons à nos côtés : BNP Paribas, Google, la Poste, LVMH, Orange, mais aussi EDF,ManpowerGroup, EY, l’Inde, Axa, Edenred, French-German Tech Lab, Huawei, JCDecaux, L’Oréal, Microsoft,RATP Group, Sanofi, SAP, SNCF, The Adecco Group, TotalEnergies, McKinsey & Company, RégionIle-de-France, Air Liquide, Audi, Binance, Dassault Systèmes, Engie, l’Egypte, Globalization partners, Groupe Bouygues, Klaxoon, KPMG, Meta, Région Centre-Val de Loire, Région Occitanie, Région Sud, Renault,Swisstech, et bien d’autres qui ont déjà confirmé leur présence.

    Cette présence massive sera également l’occasion de redonner une forte dimension internationale à l’événement : plus de 30 pays seront présents (+35% vs 2019)

    A noter, la création d’un tout nouveau challenge visant à récompenser l’écosystème panafricain.

    Six grandes thématiques ont été choisies et vont donner le pouls des quatre jours de VivaTech 2022, à travers, une fois de plus, un programme dense, composé de débats enrichissants, de speakers de renom et d’innovations inédites.

    1- The race to net zero emissions

    VivaTech fera une place centrale aux innovations liées à la lutte contre le réchauffement climatique et à la transition énergétique : ainsi, la société française Interstellar Lab, en partenariat avec la NASA et le CNES, dévoilera en première mondiale BioPod, l’une des serres aéroponiques la plus avancée au monde pour un déploiement sur Terre, et sur d’autres planètes dans le futur. D’autres startups, qui agissent pour une société plus respectueuse de l’environnement, seront également présentes sur le Low Carbon Park EDF : Urbanomy pour la stratégie Carbone, Carbo pour l’évaluation et Actéon Farm pour la compensation. Nous pourrons y retrouver la suisse Climeworks qui présentera en exclusivité en France son collecteur de CO2, l’espagnole Bioo qui viendra pour la première fois en France avec ses installations interactives qui transforment la décomposition organique naturelle des plantes en source d’énergie ou encore la startup anglaise Pentaform qui rend l’ordinateur accessible à tous et plus responsable pour la planète.

    EDF et VivaTech collaborent pour réduire au maximum l’impact carbone de l’évènement.

    2- The mobility rebound

    La mobilité de demain est une thématique phare de VivaTech 2022.
    De nombreuses innovations dans le secteur de la mobilité seront à découvrir, dont les véhicules électriques gonflables japonais de Poimo, les vélos -et leurs roues qui capturent la pollution des villes- de la startup anglaise Go Rolloe et le EVTOL personnel à propulsion électrique de la startup norvégienne Jetson, présents sur le Mobility Park by Togg.
    A noter que des lancements en avant-première sont prévus dans cette catégorie : avec par exemple Audi qui viendra partager sa vision de l’innovation, de la technologie et de ce que préfigure la mobilité future en présentant pour la première fois en Europe son « Audi skysphere concept ».

    3- Future of work

    Deux années de pandémie ont largement impacté le monde du travail. Télétravail, culture d’entreprise, quête de talents, les entreprises ont dû s’adapter et innover.
    Dans ce contexte, pour la deuxième année, VivaTech relance son Jobboard pour mettre en valeur les offres d’emploi tech et digitales. Nouveau rendez-vous à l’affiche cette année, les Talent Afterworks avec le HR partner de VivaTech, ManpowerGroup. A cette occasion, les partenaires/startups et talents sont invités chaque fin de journée à échanger sur leur métier et sur les rencontres business réalisées dans les allées de VivaTech.

    4- Inclusion is a mindset

    Que ce soit la diversité des genres, la diversité géographique ou sociale, les disparités sont encore de nos jours bien trop importantes. La Tech peut jouer un rôle inclusif essentiel. VivaTech vise par ses actions deux cibles prioritaires cette année : les jeunes et les femmes.

    A cet égard, VivaTech lance un Programme Girls in tech, co-organisé avec le collectif WoGiTech, visant à faire venir plus de 3000 collégiennes et lycéennes pour découvrir l’univers du numérique, à travers un parcours dédié dans l’événement, des rencontres de coaching afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles. S’ensuivra une session inspirationnelle autour des femmes (jeunes diplômées, en reconversion, entrepreneures,…) en main stage lors de la journée grand public. Mais aussi, pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec 50inTech, le Female Founder Challenge dont les objectifs sont de faciliter les rencontres entre investisseurs et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes.

    D’autres initiatives visant les femmes et les jeunes auront également lieu lors de l’événement comme des sessions de speed-coaching pour près de 1 000 jeunes en majorité issus des quartiers , en co-organisation avec L’Escalator; un projet avec Diversidays permettant de mettre en avant les talents de la diversité sur scène ainsi que les Ateliers Grande Cause Jeunes en partenariat avec Make.org. Ces initiatives ont pour objectif de rendre la tech plus inclusive, d’en diversifier les profils.

    5- Tech on the edge; Web3

    Chaque année, nous mettons un coup de projecteur sur des technologies à suivre. Cette année, parmi l’ensemble des techno abordées, nous nous intéresserons particulièrement à décoder le Web3. A travers notamment un Web3 innovation Park hébergé par Binance qui présentera les startups et les innovations les plus avancées des écosystèmes blockchain, crypto et NFT.

    A noter que Meta, anciennement Facebook, viendra présenter sa vision du metaverse, avec un ensemble d’innovations qui seront mises à l’honneur à VivaTech en matière d’IA pour l’avenir des intéractions, du business, du travail et de la créativité.

    Notre partenaire LVMH présentera quant à lui différentes applications des usages du métaverse pour l’univers du luxe, en partie à travers sa nouvelle égérie virtuelle qui aura pour mission de porter les prises de parole Innovation du Groupe.

    La Startup Stage11 qui construit le futur du divertissement en proposant une nouvelle manière d’expérimenter la musique à travers un mélange de technologies gaming, réalité mixte et metaverses, viendra nous présenter ses innovations.

    6- Europe’s digital decade starts here

    Pour soutenir l’accélération de l’écosystème startup, VivaTech lance la quatrième édition du Next Unicorn Awards. Ce prix a pour objectif de promouvoir l’écosystème tech européen en mettant en avant lesscaleups européennes à fort potentiel.

    Le top 100, dévoilé aujourd’hui en partenariat avec la banque d’investissement GP Bullhound et avec la contribution de cinq des fonds d’investissement les plus réputés au monde : Accel, Balderton, Eurazeo,

    Partech et NorthZone est à retrouver ici. Les gagnants seront révélés en juin prochain lors de Vivatech.

    Nouvelle initiative lancée cette année : l’European Acceleration Summit. En effet, à l’heure où l’Europe est attendue sur sa capacité à dynamiser le secteur Tech européen, VivaTech souhaite contribuer en réunissant les acteurs clés de l’écosystème mondial (accélérateurs, start-up, investisseurs et acteurs publics) dans un programme sur mesure.

     

  • Comment les entreprises ont recruté en 2021 dans un contexte de crise sanitaire ?

    Quels secteurs résistent le mieux ? Quels secteurs restent impactés ?

    Le Groupe Fed fait le bilan de 2021, une année encore contrariée et livre ses perspectives pour 2022, secteur par secteur d’activité 

    Métiers de la finance, banque, assurance

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Les clients de Fed Finance sont plutôt optimistes, même s’ils restent attentifs aux signaux « faibles » actuels de la 5e vague. Ils ont un peu plus recours à l’intérim, ce qui illustre bien cet état d’esprit à la fois optimiste et prudent.

    Focus métiers et secteurs 
    Globalement, les métiers de l’expertise comptable et de la finance d’entreprise sont extrêmement dynamiques. – En particulier dans les PME et ETI, qui créent le plus de postes. Les métiers en tension sont les profils comptables en comptabilité générale, comptabilité auxiliaire, collaborateurs confirmés en cabinet d’expertise comptable qui restent extrêmement demandés comme les profils de gestionnaire de paie. – Une exception du côté de la finance d’entreprise : on nous confiait jusqu’à octobre très peu de postes de contrôleur de gestion. Mais cela semble repartir depuis quelques semaines. – Pour la banque de réseau, le marché reste très porteur, notamment pour les postes commerciaux. Exception notable : les postes en marketing et communication, qui restent en retrait.

    À noter : les professionnels des RH dans la banque sont nombreux à exprimer des souhaits de mobilité, car ils ont souffert des adaptations réglementaires successives à répercuter dans toutes les équipes. – Du côté des métiers de l’assurance, le marché est reparti pour toutes les typologies de fonctions.

    Métiers de la supply chain, des achats et de l’ADV

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Le cabinet Fed Supply note une très bonne reprise en termes de volume de postes. Cela a pour effet une augmentation des prétentions de salaire des candidats.

    En particulier, les grilles de salaires des ADV – Services clients de beaucoup de nos clients ne sont plus du tout en adéquation avec les prétentions des candidats. – Pour les métiers de la supply chain, contrairement à l’ingénierie, nous ne notons pas de recours accru à l’intérim. Les entreprises n’hésitent pas à proposer directement un CDI.
    Dans certains secteurs, les process de recrutements sont plus longs que d’habitude, en raison d’hésitations postcrise qui persistent.
    La supply chain monte en puissance et devient un enjeu véritablement stratégique : il faut maitriser davantage les coûts, gagner en efficacité à tous les niveaux, et pour cela recruter du personnel plus compétent et plus qualifié.

    Focus métiers et secteurs De nombreux métiers sont extrêmement recherchés depuis quelques mois.
    Cela pousse les salaires à la hausse de manière significative et contraint les entreprises à ajuster leurs budgets.

    Métiers de la logistique, du transport et de la supply chain Dans la course à la livraison toujours plus rapide, les candidats avec une expérience en lien avec l’automatisation des entrepôts et/ou les systèmes d’information logistiques sont particulièrement recherchés. Les métiers les plus dynamiques en ce moment se trouvent en logistique d’exploitation (techniciens logistique, responsables logistique) et en approvisionnements, notamment les coordinateurs de flux/ demand planner sont très demandés comme les spécialistes des appels d’offres et de l’import-export. Dans le transport, il s’agit des postes d’agent de transit, affréteur, avec une dimension internationale.

    Métiers de l’ADV et de l’assistanat commercial Nous notons une énorme tension sur les métiers de l’ADV, qui crée une augmentation des rémunérations. Un poste ouvert à 32K€ annuel en 2020 est maintenant passé à 35, voire 38K€.

    Métiers des Achats (commodités, frais généraux) restent globalement dans une moins bonne dynamique, même si un frémissement s’est fait sentir en cette fin d’année. Certains secteurs ont échappé à la crise et restent hyper-dynamiques pour les recrutements en logistique, supply chain, achats.

    C’est le cas de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie des produits de grande consommation alimentaire et non alimentaire, de la distribution et de l’informatique. À l’inverse, sans surprise, cela reste très compliqué dans le tourisme, la restauration et l’aéronautique.

    Métiers du médical et du paramédical

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Malgré la mise en place du Ségur de la santé pour revaloriser les salaires, les soignants sont épuisés par la crise sanitaire. Ils sont nombreux à envisager un changement de métier ou d’environnement de travail.

    Les candidats de Fed Santé recherchent de plus en plus des postes en extrahospitalier, avec le souhait par exemple pour l’infirmier en service de devenir infirmier conseil ou infirmier en santé au travail.

    Les postes en CDI ont paradoxalement le plus du mal à être pourvus car la majorité des candidats recherchent aujourd’hui des contrats courts qui leurs laissent la latitude de changer de poste régulièrement.
    Les soignants jeunes diplômés savent que le métier est sous tension, et n’hésitent plus à avoir des prétentions salariales bien plus hautes que le marché. – Pour 2022, Fed Santé anticipe un développement des métiers dans l’action sociale, le service à la personne, le soin à domicile et la petite enfance ainsi que la montée en puissance du métier d’infirmier en pratique avancée.

    Nos spécialistes prévoient aussi l’ouverture de postes en médecine du travail du fait de la volonté des entreprises d’étoffer leur service et mieux accompagner leurs salariés sur les thématiques de prévention et de santé. – Les laboratoires devraient poursuivre leur expansion, avec de nombreuses ouvertures de sites et de nombreux recrutements à venir.

    La télémédecine est amenée à continuer à progresser, et d’autres technologies nouvelles vont sans doute créer ou façonner de nouveaux métiers. – Du côté des médecins, pas de changement majeur en ligne de mire puisque le nombre d’étudiants admis en médecine est toujours limité en France par le « numerus clausus ». Focus métiers et secteurs – Les recruteurs de Fed Santé sont confrontés à une pénurie très marquée de médecins généralistes et spécialistes.
    Du côté des EHPAD, la pénurie de soignants est exacerbée par le Covid, du fait des conditions de travail très difficiles.

    Les candidats sont aujourd’hui nombreux à rechercher un poste de Directeur d’établissements sanitaires et médico-sociaux, Infirmier Conseil, Infirmier en prévention, Infirmier prestataire de santé à domicile. – Le secteur du laboratoire a également le vent en poupe, avec des recrutements réguliers et de plus en plus de candidats intéressés.

    Métiers juridiques et fiscaux

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Les effets de la crise n’existent plus du côté des offres depuis un an déjà sur les métiers recrutés par Fed Légal.

    Mais les comportements des candidats ont évolué de manière significative. Nos consultants sont confrontés côté candidats à beaucoup d’incertitudes et de changements d’avis. Nous constatons régulièrement un manque de rationalité et de recul sur les décisions. Et nos clients comme Fed Légal déplorons une vague de « ghosting », c’est-à-dire que les candidats acceptent un poste et ne se présentent pas pour prendre leurs fonctions.

    Pour 2022, le cabinet anticipe un grand nombre d’offres d’emploi et une pénurie de candidats, en plus d’une forte inflation des salaires. Focus métiers et secteurs – Dans les métiers et le secteur du private equity, les fonds d’investissements sont dans une dynamique très soutenue et doivent pour cela structurer leurs équipes juridiques et fiscales. Côté cabinet d’avocats, l’activité transactionnelle a rarement été aussi intense, spécifiquement dans les départements corporate bien positionnés sur le private equity.

    Le secteur de la tech (startups/licornes) multiplie les levées et en profite pour structurer leur direction juridique. – Les embauches sont nombreuses dans les métiers de regulatory : regulatory bancaire, regulatory asset management, compliance, conformité, data protection.

    Métiers de l’informatique et de la tech

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – La période a obligé les structures qui considéraient l’IT comme un centre de coûts à reconsidérer leur point de vue dans la mesure où il a fallu digitaliser rapidement de nombreux process.

    Les sociétés qui avaient une infrastructure solide et agile se sont adaptées sans aucun problème. A contrario, certaines PME qui avaient négligé l’IT ont rencontré de grosses difficultés et ont été fortement impactées.

    Beaucoup des clients souhaitent à présent ré-internaliser l’expertise IT (et progressivement se détacher de leurs prestataires) et recruter des profils pointus. Les perspectives de recrutement pour 2022 sont donc excellentes. Focus métiers et secteurs – Tous les profils IT restent très courtisés. Mais les métiers qui le sont le plus restent les développeurs (tous langages confondus).

    Less clients sont aussi en recherche de profils en cybersécurité qui devient un enjeu capital. Enfin, tous les métiers liés à la transformation digitale sont en extrême tension.

    Métiers de la Construction et de l’Immobilier

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 En ce qui concerne le domaine de la construction et de l’immobilier, la crise semble déjà bien loin.

    Le marché est en tension avec plus que jamais une pénurie de candidats, ce qui fait décoller les salaires. – Les entreprises ont plus de visibilité sur le planning de charge pour 2022 mais ont du mal à staffer leurs équipes. Un bon candidat a généralement plusieurs offres et part au plus offrant.

    Différents paramètres sont à prendre en compte mais la réputation des entreprises ainsi que leur réseau d’influence comptent pour beaucoup dans leur choix. – Les perspectives pour 2022 sont rassurantes car l’offre de postes est importante avec des entreprises réactives. La différence se fera sur la qualité de l’approche des candidats ainsi que sur la capacité des employeurs à être réactifs. Focus métiers et secteurs

    Tous les métiers en MOE/Travaux sont tous en tension, en bureau d’études comme en entreprise de travaux. Les profils de techniciens maintenance CVC, Dessinateur-Projeteurs et Ingénieur Travaux TCE sont particulièrement recherchés. – Les métiers en électricité font exception, ils restent peu dynamiques. – Côté immobilier, la dynamique est particulièrement forte pour les métiers du développement foncier en promotion immobilière.

    Métiers de l’ingénierie et des techniciens spécialisés

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 Les effets de la crise se sont dissipés, le marché est redevenu très dynamique pour tous les métiers de Fed Ingénierie.

    La reprise a été très nette en septembre avant un léger ralentissement en fin de trimestre. Côté clients qui recrutent, ils restent prudents et privilégient les contrats en intérim ou en CDD. Même s’ils ouvrent des postes et se montrent optimistes, les incertitudes qui perdurent sur le plan sanitaire les incitent à rester très rigoureux sur la maitrise des coûts en général.

    Côté candidats, ils sont particulièrement exigeants. Eux aussi restent soucieux des incertitudes, et se montrent ainsi plus hésitants face à un changement d’entreprise. Ils sont également plus sollicités, surtout les profils middle et top management. Les recruteurs doivent donc se montrer persuasifs pour déclencher une mobilité externe. Focus métiers et secteurs.

    Les postes dans la maintenance (les techniciens de maintenance, les opérateurs et chefs d’équipe en maintenance) sont les plus problématiques à recruter et restent évidemment une priorité pour les entreprises afin de maintenir les outils industriels opérationnels. – Les recrutements dans les postes en production, notamment les opérateurs et chefs d’équipe en production, sont bien repartis depuis quelques mois également.

    Les métiers HSE sont aussi très demandés, surtout avec une dimension sécurité et environnement.

    Fed Ingénierie a également de nombreux postes ouverts pour les techniciens en bureau d’études.
    La dynamique est excellente et semble partie pour durer dans de nombreux secteurs. L’industrie pharmaceutique et l’agroalimentaire, en particulier, recrutent énormément. Ainsi que les industries de pointe. Les exceptions notables : les industries aéronautique et automobile, qui restent à la peine.

    Métiers commerciaux et marketing

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Sur le marché de l’emploi pour les commerciaux et le marketing-communication, les consultants de Fed Business notent une nette accélération depuis septembre, avec une reprise vraiment marquée.

    Les embauches gelées ont été débloquées. Et de nombreux salariés, déçus de la réponse de leur employeur à la crise sanitaire, se mettent en quête d’une nouvelle mission. – Les offres sont nombreuses, qu’elles soient diffusées ou pourvues via le réseau (ce qui arrive de plus en plus souvent, par souci d’économie). En conséquence, les rémunérations ont augmenté car les candidats sont plus exigeants sur le salaire et les conditions de travail en général. Ils répondent globalement moins aux offres et sont souvent approchés directement par les recruteurs.

    Cette reprise devrait se confirmer en 2022, les postes à pourvoir restent nombreux en ce début d’année. Nos conseils pour les recruteurs de commerciaux et marketing : être plus ouverts vis-à-vis de certains profils et miser sur la formation avant d’en récolter les fruits pour mieux fidéliser les nouvelles recrues. Focus métiers et secteurs – Les postes de commerciaux itinérants, qui impliquent des déplacements nombreux, sont de plus en plus compliqués à pourvoir. Il en est de même pour les postes en magasin, qui nécessitent souvent de travailler le week-end.
    Les missions qui impliquent beaucoup de prospection et une grosse part de rémunération variables sont également plus difficiles à « vendre » car les candidats craignent des difficultés conjoncturelles.
    Pour les postes marketing, les équipes Fed Business continuent de recevoir de nombreuses candidatures. Pas de tension particulière donc, à l’exception des missions en marketing digital qui nécessitent des compétences techniques particulièrement pointues et très demandées.
    Les secteurs qui recrutent le plus auprès de Fed Business sont la formation, le transport et l’IT.

    Métiers de l’assistanat, de l’accueil et de l’office management

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Après avoir fortement souffert du COVID durant 18 mois environ, le marché repart bien pour les métiers de l’assistanat.

    En revanche, le cabinet est très peu sollicité pour les postes en services généraux.
    Les clients de Fed Office recrutent pour moitié en intérim et pour moitié en CDI. Ils restent prudents et préfèrent, plus souvent qu’avant, proposer de l’intérim avant de pérenniser un poste en CDI. Cela complique notre travail de recruteurs, car les candidats de leur côté privilégient les postes en CDI.

    Pour autant, les perspectives pour 2022 sont bonnes, avec déjà de nombreuses demandes, en particulier dans les secteurs de la Banque, la Finance, le conseil. Cela reste plus calme dans l’industrie. Focus métiers et secteurs – Les métiers les plus dynamiques sont les Office Managers en PME et ETI et les Assistants de Direction de haut niveau (Présidence, Direction Générale, COMEX, CODIR).
    À noter que de plus en plus souvent les campagnes de recrutement sont délocalisées vers des prestataires en Inde, en Pologne, au Portugal… Ainsi, Fed Office doit régulièrement répondre aux demandes en utilisant des plateformes digitales (Pixid, Fieldglass, Beeline…), ce qui est contraignant techniquement et déshumanise la collaboration.

    Métiers des ressources humaines

    Etat des lieux fin 2021 et perspectives 2022 – Pour les fonctions RH, la reprise a été plus tardive que dans beaucoup d’autres métiers. Les embauches n’ont véritablement repris chez les clients de Fed Human que depuis le mois de septembre.

    Mais depuis lors, la dynamique est vraiment soutenue. – Les perspectives pour l’année 2022 sont excellentes. Les process sont très rapides car les entreprises veulent « sécuriser » les bons candidats. Focus métiers et secteurs Les métiers qui embauchent énormément auprès de Fed Human sont ceux de la paie et de responsables du recrutement. Les profils RRH/ HRBP sont également très recherchés.

  • Banque de demain … tous banquiers ou presque …

    Marques : devenez les banques de demain !

    Selon Jean-François Guillaumin, Directeur Général France de Solarisbank

    Les banques traditionnelles sont en pleine mutation. Des années à proposer des taux d’intérêt bas ont réduit les marges comme peau de chagrin. Et si les facteurs externes n’étaient pas responsables de leur déclin ? Et s’il fallait tout simplement revoir leur modèle économique ? Et si le prochain compte que vous ouvrirez ou le prochain prêt que vous contracterez n’était pas auprès de votre banque mais de votre commerce préféré ? Et si je vous disais que c’est déjà ce qui se passe depuis quelques années et que le tournant est encore devant nous ?

    Pour comprendre à quoi ressemble la banque de demain, nous devons d’abord comprendre comment elle s’est développée. Au cours des 30 dernières années, le secteur bancaire a connu trois étapes.

    Etape 1 : la noyade administrative

    Sous sa forme initiale, la banque (avec ses guichetiers) était une zone d’interactions. La quantité de paperasse nécessaire pour les transactions était impressionnante. Et la demande était là malgré la non-connaissance de votre solde ou de votre comportement de consommation et les rendez-vous  avec des files d’attente interminables…Tout le monde a besoin de services bancaires dans sa vie quotidienne. À cette époque, les options étaient limitées. Les obstacles à l’entrée sur ce marché hautement réglementé empêchaient toute concurrence sérieuse. Les banques s’efforçaient plus de dicter le parcours du client selon leurs propres termes que d’innover dans leurs processus, et ce n’est en aucun cas une image du passé. De nombreuses banques en place s’appuient encore aujourd’hui sur des processus analogiques et ont du mal à s’en défaire.

    Etape 2 : la commodité comme nouveau paradigme

    La digitalisation des entreprises est en cours. Avec l’avènement du numérique et l’adoption massive des smartphones, la situation a radicalement changé. Les premières banques mobiles à la pointe de la technologie et qui permettaient d’effectuer des transactions, et de connaître ses dépenses, ont lancé l’arrivée d’une vague d’acteurs plaçant le client au centre de leurs activités. Les nouveaux acteurs « mobile-first » ont émergé sur la base d’un design cohérent et d’une expérience utilisateur intuitive rendant soudainement les services bancaires pratiques et attrayants pour des millions de personnes.

    Etape 3 : la synchronisation des services financiers à la vie quotidienne

    Le « contextual banking » également appelé « embedded finance » ou encore « banking-as-a-service » franchit la limite de l’open-banking. L’idée est d’intégrer des services financiers directement dans les produits d’autres fournisseurs. Ainsi, le service financier est disponible précisément au moment et à l’endroit où il est requis.

    Etape 4 : avance rapide grâce aux GAFA

    Outre les leaders habituels (Amazon, Apple…) les « Big Tech » comme Uber ou Shopify sont les pionniers de ce type de service. En effet, ce sont eux qui ont compris en premier qu’en enrichissant leurs produits de services financiers tels que des comptes bancaires, des cartes de paiement et des services de prêt, ils pouvaient bénéficier d’une plus grande fidélité des clients, de plus de points de contact et de flux de revenus supplémentaires. Si ces acteurs peuvent augmenter la richesse des données utilisateur qu’ils possèdent déjà avec des données sur le comportement, ils peuvent offrir à leurs clients des solutions financières sur-mesure avec des coûts de souscription nettement inférieurs.

    D’accord…mais comment ?

    Il est évident que les marques peuvent tirer profit de l’intégration de services financiers. Ce qui est moins évident, c’est comment y parvenir. Le secteur bancaire reste l’une des industries les plus réglementées au monde. Les acteurs désireux de pénétrer dans le secteur des services financiers sont confrontés à deux choix :

    Devenir une banque :

    ce qui peut sembler simple mais qui est loin de l’être. Il y a plusieurs obstacles à surmonter. Pour intégrer une offre bancaire compétitive dans votre offre, l’infrastructure technologique doit être évolutive et intégrée à l’activité principale. En plus de décourager l’entrée sur le marché, les exigences en matière de licence et les coûts d’exploitation nécessaires pour gérer une banque réduisent considérablement la probabilité que le projet doit rentable.

    S’associer à un partenaire agréé :

    Cette option permet de contourner les frais généraux réglementaires. Même si un opérateur historique offrait une interface permettant à d’autres acteurs de se connecter à son infrastructure bancaire, celle-ci repose sur des technologies anciennes qui ne sont pas conçues pour être utilisées. Il est donc peu probable qu’elle offre la flexibilité, l’étendue des fonctionnalités ou les prix pour être compétitive. De plus, les banques ne sont pas nécessairement enclines à l’arrivée de nouveaux acteurs de peur qu’ils ne cannibalisent le marché.

    C’est là qu’interviennent les plateformes spécialisées dans le banking-as-a-service (BaaS). Ces fournisseurs d’API permettent à leurs partenaires non-bancaires de choisir les options dont ils ont besoin (comptes chèques, services de prêt,…) et de leur intégrer. Le fournisseur exécute tous les processus réglementés, y compris le traitement des paiements, la surveillance de la lutte contre le blanchiment d’argent (AML), la gestion des comptes, des prêts et les rapports tandis que la relation avec le client final reste entièrement entre les mains du partenaire. De cette façon, les marques proposent des produits bancaires numériques à leur propre image et délèguent le reste au fournisseur de services bancaires en ligne.

    Cette approche basée offre une alternative plus rapide et rentable, sans risquer que le partenaire bancaire cannibalise leur base de clients.

    Il devrait être évident que toute entreprise qui souhaite fidéliser et upgrader l’expérience client doit s’y intéresser.
    La question n’est pas de savoir si, mais quand, elles le feront. Nous n’en sommes qu’au début de l’aventure, mais le temps presse pour les marques si elles veulent bénéficier d’un avantage de premier plan. Les banques en place ne sont pas non plus insensibles à cette menace. Si elles ne sont pas en mesure de devenir elles-mêmes un acteur de référence, elles s’accrocheront à leur clientèle et ne se laisseront pas faire sans se battre.

  • Banking-as-a-Service  : concrètement, comment ça marche ?

    Le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    Selon Jean-François Guillaumin, Directeur Général France de Solarisbank

    Face à l’émergence de nouveaux modèles économiques bancaires et au développement de la fintech, il devient difficile de s’y retrouver.
    Le terme Banking–as–a–Service, tout particulièrement, continue d’en intriguer plus d’un. Ne vous poser plus de question !
    Voici un tour d’horizon complet à travers la jungle du jargon des nouveaux modèles bancaires !

    Premier point… le Banking-as-a-Service, qu’est-ce que c’est ?

    La meilleure façon de l’expliquer est de donner un exemple concrêt. Vous êtes le directeur d’une compagnie aérienne, êtes confrontés à une concurrence féroce et souhaitez fidéliser au maximum vos clients en leur proposant une carte de débit, par exemple, qui vous permettrait de leur attribuer des points de fidélité à chaque paiement. A chaque utilisation , vos clients entreraient en contact avec vous. De plus, en analysant leur comportement d’achat, vous pourriez mieux les comprendre et leur offrir des services plus adaptés à leurs besoin et envies !

    Et si vous aviez la capacité de leur proposer un prêt en ligne pour financer leurs billets d’avion, directement sur votre site web ? Ainsi, il finaliserait leur acquisition sans jamais interrompre leur parcours et vous pourriez augmenter les ventes et influencer directement le montant des dépenses. Un prêt représente également une relation client plus forte, avec beaucoup plus de points de contact qu’une simple transaction.

    En proposant cela, les acteurs non-bancaires peuvent améliorer l’expérience de leurs clients et donc augmenter leurs revenus. Toutefois, pour offrir ce type de prestation, les divers gouvernements exigent la détention d’une licence bancaire souvent difficile à obtenir et qui impose également des exigences en matière de capital, mais aussi une conformité à des réglementations strictes en matière de blanchiment d’argent, de secret bancaire et de protection des dépôts, pour n’en citer que quelques-unes. C’est là que le Banking–as–a–Service (BaaS) entre en jeu ! C’est est un modèle dans lequel des établissements agréés intègrent leurs services bancaires directement dans les offres de leurs clients. Ainsi, une entreprise non-bancaire peut proposer une large gamme de services tels que des comptes bancaires mobiles, des cartes de débit, des prêts et des services de paiement, sans avoir sa propre licence bancaire.

    Au moyen d’API et de webhooks, le serveur de la banque communique avec celui de l’établissement non-bancaire, ce qui permet à leurs clients d’accéder aux services instantanément sur le site Web ou l’application de celui-ci. L’acteur proposant une solution BaaS ne manipule jamais vraiment l’argent de ses clients finaux, il agit en tant qu’intermédiaire. Il n’est donc pas soumis aux obligations réglementaires des banques. Avec les services de BaaS, il est dorénavant possible pour presque toutes les entreprises de devenir fournisseur de services bancaires. Il suffit pour cela de saisir quelques lignes de code. C’est pourquoi cette technique est aussi appelée « banque en marque blanche », les services bancaires étant assurés par la marque de l’établissement non bancaire elle-même.

    Banking-as-a-Service et Open-Banking : du pareil au même ?

    Et bien non ! Même si l’Open-Banking implique également que les établissements bancaires se connectent à des entités non-bancaires via une API, les deux modèles répondent à des objectifs totalement différents. Dans les approches BaaS, les entreprises non-bancaires intègrent des services bancaires complets dans leurs propres produits. Avec l’open-banking, les entreprises non-bancaires utilisent les données de la banque pour leurs produits : elles sont alors appelées « prestataires de services tiers » (PST).

    Les applications de gestion financière sont des PST de premier plan qui bénéficient de l’open-banking. Elles regroupent les informations de l’ensemble des comptes bancaires de l’utilisateur en un seul et même outil, ce qui lui permet de mieux gérer ses finances. Grâce à cela, l’utilisateur peut atteindre ses objectifs d’épargne ou même améliorer ses habitudes de consommation. Pour recueillir ces informations, l’application doit extraire les données transactionnelles de la totalité des comptes bancaires de l’utilisateur – via une intégration API aux systèmes des banques. Cette intégration est souvent assurée par un tiers, généralement appartenant à la catégorie des plates-formes bancaires qui peuvent être considérés comme des intermédiaires reliant les banques aux PST. Elles fournissent la couche API réelle qui se trouve au-dessus du système de la banque et qui permet le flux de données entre la banque et les PST. Bien évidemment, de nombreux scénarios sont possibles. La directive européenne (DSP2) -entrée en vigueur le 15 septembre 2019-, contraint les banques à ouvrir leurs données à des prestataires de services tiers, avec l’intention de multiplier ces cas d’usage.

    Il faut garder à l’esprit que, contrairement aux fournisseurs de BaaS, les PST ne sont pas en mesure de fournir des services bancaires (tels que les prêts ou les dépôts), car ne possèdent pas eux-mêmes de licence mais réutilisent les informations des comptes existants.

    Qu’en est-il du Platform-Banking ?

    Le Platform-Banking relève d’une toute autre logique. Il s’agit de banques qui intègrent des services d’autres fintechs pour compléter leur offre existante. Ainsi, une banque peut intégrer un robo-advisor dans son application pour permettre à ses clients d’accéder à des produits d’investissement à partir du même compte que celui avec lequel ils effectuent leurs opérations bancaires quotidiennes. Le Platform-Banking peut être décrit comme l’inverse du BaaS car la banque conserve la relation client et intègre à son offre les services des fintechs. Dans le modèle BaaS, le contact client reste la responsabilité de l’acteur qui intègre les services offerts par une banque.

    Elles utilisent d’ailleurs souvent l’approche Platform–Banking comme stratégie défensive pour éviter de perdre leurs clients au profit de fintechs plus audacieuses ! Cependant, étant donné la vitesse d’évolution du monde, il ne serait pas étonnant que de nouvelles espèces apparaissent dans cette jungle bancaire !

  • Décalée, kitsch, excentrique, … comment Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires

    Comment Klarna révolutionne le social shopping ?

    Klarna, la FinTech la plus valorisée du moment (45,6 milliards de dollars) avec plus de 250000 commerçants et 90 millions de consommateurs dans le monde, débarque en France.
    Son objectif : rendre l’expérience d’achat plus moderne, plus simple, plus fluide plus « Smooth ». Klarna bouscule les traditionnels codes bancaires.
    Décryptage sur une stratégie marketing moderne, efficace et qui ne laisse rien au hasard.

    Ce mardi 8 juin dans un studio quelque part en région parisienne, Klarna lance officiellement sa filiale en France.
    Ce n’est pas dans un hôtel prestigieux que Klarna choisit de faire sa conférence de presse mais bien dans un studio avec un décor rose bonbon.
    Le ton est donné.
    Klarna est une banque sur le fond mais pas tout à fait comme les autres sur la forme.
    La team MyDigitalWeek était sur place pour rencontrer Eric Petitfils, le nouveau Country Manager France.


    Une banque
    rose et excentrique

     » Il y a un peu plus de deux ans, nous avons pris la décision radicale de redéfinir la façon dont les consommateurs expérimentent Klarna. À ses débuts, l’identité visuelle et la communication de Klarna étaient très semblables à celles de la grande majorité du secteur financier : bleue et monotone. Ce n’était évidemment pas l’idéal pour une entreprise qui cherche à redéfinir radicalement la façon dont nous faisons nos achats en ligne » déclare Eric Petifils et de poursuivre :  » Nous avons réuni les designers les plus pointus de la planète et leur avons demandé à quoi ressemblerait Klarna si elle était une véritable marque de lifestyle. Le résultat final est une marque qui place le consommateur au centre et se différencie clairement du reste du secteur. »

    Une banque pour les millennials

    La stratégie de marketing de Klarna est essentielle pour créer un avantage concurrentielle sur un marché encombré, en offrant une marque que les consommateurs aiment et avec laquelle ils sont en contact. Pour se démarquer, Klarna place la marque au premier plan de tous les points de contact et durant toutes les interactions avec les utilisateurs finaux et les commerçants.
    Achats en douceur pour les millennials qui peuvent désormais faire leur shopping en 3 fois sans frais sur Instagram par exemple.
    Le terme “Smoooth” (la douceur) représente  cette idée d’anti-conformisme que l’on retrouve à travers les codes couleur, les possibilités de paiement et de consommation et également à travers la communication social media.
     » Les jeunes se détournent des solutions de crédit, l’idée pour eux est de bénéficier des avantages du crédit sans les inconvénients « , précise Eric Petitfils.
    Pour simplifier les transactions, Klarna prend en charge « le risque crédit et fraude » et règle directement le commerçant en attendant les paiements de ses clients. La fintech récupère toutefois un pourcentage sur chaque transaction, « selon des accords établis au préalable avec les commerçants« , détaille le responsable France de Klarna.

    Le social shopping du J’aime à l’Achat 

    Klarna est très active sur Instagram avec notamment des animations, des publications comiques, des jeux concours, des quizz…
    L’application Klarna suit la même démarche et propose un système de wishlists permettant d’être notifié lors par exemple d’éventuelles baisses de prix. L’application se veut aussi une vitrine pour les e-commerçants et propose d’inspirer de nouveaux achats aux clients à travers un accès aux posts Instagram des marques par exemple.

    Pour séduire les millennials, Klarna a fait appel à des influenceurs très en vogue chez les 18-30 ans : Snoop Dogg, Asap Rocky, Nourhène ou encore Johan Papz.
    Rappeur, YouTuber ou Instagramer, ces influenceurs comptabilisent un grand nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux, ce qui apporte une grande visibilité à Klarna.
    Asap Rocky, compte par exemple plus de 13 millions d’abonnés sur Instagram. Son post pour Klarna a dépassé le million de vues, en moins de 48 heures.

    Fonctionner comme une startup – Rassurer comme une banque 

    La force de Klarna réside à la fois dans son pouvoir marketing, son application et ses solutions. Pour son arrivée en France, les clients ne pourront accéder qu’à l’offre de paiement en 3 fois (tous les 30 jours) mais l’application Klarna offre des outils pour sauvegarder des produits que l’on souhaite acheter, surveiller leurs prix en direct et paramétrer des alertes, suivre les émissions de carbone, et accéder à une totale transparence sur leur suivi de paiement. « Nous sommes une marque de shopping et non une marque de paiement » insiste Eric Petitfils. La frontière est floue mais tout tient dans le langage et la communication.

    Côté B2B, le discours est aussi bien rôdé. Si aujourd’hui Klarna démarre en France avec quelques grandes marques comme Sephora, elle devrait très vite proposer, comme pour les autres pays, un grand nombre de partenariats. Pour les marchands c’est du « win win ».
    En effet, Klarna dispose de bases de datas sur le marché du shopping en France et sur le secteur du paiment alternatif. Deux sources intéressantes pour les marchands qui souhaitent fidéliser mais aussi conquérir et cibler de nouveaux clients. « Nos partenaires bénéficient d’une augmentation du panier moyen (AOV : Average Order Value), des clients plus fidèles et un réseau de de consommateurs Klarna » rappelle le country manager et de conclure : « Si on prend l’exemple d’H&M, en moyenne, 50 % de tous les acheteurs mobiles de H&M choisissent de payer avec Klarna lorsqu’il est disponible et, pour les seuls utilisateurs d’iOS, H&M a constaté une augmentation à deux chiffres (11%) de la conversion. »

    Annie Lichtner & Louis Lebot

     

  • 447 milliards de dollars économisés par les banques grâce à l’IA

    Quand l’IA frappe à la porte des banques

    Selon Stefano Cipollone, responsable du développement commercial chez Auriga

    Considérée comme un vecteur de croissance et d’innovation, l’intelligence artificielle occupe une place primordiale dans tous les secteurs d’activité, y compris celui de la banque. Son usage devrait s’amplifier en 2021, qu’il s’agisse de la lutte contre la fraude ou le déploiement de solution automatisées telles que les chatbots. Selon certaines prévisions, d’ici 2023 les banques devraient économiser 447 milliards de dollars grâce à l’usage de l’IA.

    Analyser les données en prévision des évènements futurs

    Les algorithmes de machine learning et d’intelligence artificielle sont appliqués dans tous les domaines de la prévision et de l’analyse stratégique des activités, pour lesquelles la rapidité et la précision de la prise de décision sont fondamentales. Ainsi, dans le secteur de la banque, en se basant sur l’historique des données, l’intelligence artificielle est capable de prédire les événements futurs, comme anticiper le comportement d’un client et identifier la meilleure offre à lui proposer.

    L’analyse prédictive peut également être appliquée à divers processus internes d’une banque, notamment la gestion du cycle de vie des dispositifs physiques ou pour fournir les prédictions sur la trésorerie. L’IA analyse les données de toutes les transactions bancaires, sur tous les canaux, dans toutes les agences et tous les distributeurs automatiques. Cela offre par ailleurs la visibilité sur les tendances, la périodicité et la rentabilité de chaque service (des données précieuses sur les clients potentiels et existants qui peuvent être collectées pour en savoir plus sur leur niveau de satisfaction, leur comportement ou le risque de les perdre). Dans ce contexte, les algorithmes de Data Mining et de Machine Learning ont pour objectif d’identifier des corrélations et de repérer des modèles réutilisables.

    Gérer les cybermenaces

    L’intelligence artificielle (IA) et le machine learning (ML) jouent un rôle essentiel dans la cybersécurité. En effet, les outils de sécurité qui analysent des millions de cybers incidents se basent sur ces technologies pour identifier les menaces potentielles, telles que le compte d’un collaborateur qui clique sur un lien de phishing par exemple. Dans ce contexte, l’un des principaux avantages du machine learning vient de sa capacité de détecter et de traiter les éventuelles menaces de manière quasi immédiate, évitant ainsi tout dysfonctionnement de l’activité de l’entreprise.

    Quant à l’IA, elle permet d’automatiser certaines fonctions de protection, afin de garantir la sécurité du réseau, sans que les collaborateurs humains se voient contraints d’accomplir la tâche impossible de tout surveiller en même temps. Toutefois, bien que cette technologie présente de nombreux avantages, elle ne peut se substituer totalement au travail des équipes IT. Comme tout autre logiciel sur le réseau, il ne suffit pas de l’installer et de le négliger : il faut l’évaluer régulièrement car ces technologies ne sont pas là pour apporter des solutions à tous les problèmes.

    Optimiser le parcours client en automatisant les processus

    Un bon outil d’intelligence artificielle a un impact non négligeable dans l’automatisation des processus bancaires, notamment ceux relatifs à la gestion des services clients. En automatisant les opérations, souvent fastidieuses et répétitives, les erreurs de saisie sont minimes et le temps de traitement est moindre.

    Les processus bancaires auxquels l’intelligence artificielle peut être appliquée sont notamment ceux qui visent à améliorer l’expérience utilisateur. En analysant les données de chaque opération bancaire, la banque pourra proposer un parcours client personnalisé. Grâce aux algorithmes de deep learning, les banques peuvent analyser le comportement des clients à l’aide de la reconnaissance faciale, identifier leur niveau de satisfaction et évaluer le risque de perte, créer des groupes d’utilisateurs basés sur des profils similaires,développer des programmes de fidélité personnalisés, et créer de nouveaux services, plus pertinents.

    Chatbot, conseiller virtuel devenu incontournable

    Le déploiement de systèmes automatisés transforme en profondeur le secteur financier et l’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans la relation client. Dans le secteur bancaire, nous assistons à une prolifération des assistants virtuels, chatbots, capables de simuler une conversation avec un humain et de fournir assistance et support en temps réel.

    Pour rester compétitives, les banques s’emparent de plus en plus de nouvelles technologies, et l’intelligence artificielle est la plus prisée. Elle permet aux banques de redéfinir leurs processus, produits et services et la manière dont elles interagissent avec leur clients et collaborateurs. Cette technologie minimise les coûts d’exploitation et optimise l’expérience client.

    Ces domaines d’application ne doivent pas être considérés comme indépendants les uns des autres. Au contraire, améliorer doit être synonyme d’intégrer. Concrètement, dans le domaine des chatbots et des assistants virtuels, c’est l’ensemble des canaux d’accès à labanque à distance (banque en ligne, banque mobile et paiement mobile) et de self-service (ATM/ASST/Kiosk) qui doivent intégrer un assistant virtuel capable d’accompagner les utilisateurs. Un système qui pourra être intégré au service client pour l’optimiser, réduire les coûts et améliorer la qualité.

    Si la technologie ne remplacera jamais le personnel, plus adapté pour intervenir en cas de difficulté, rassurer et inspirer confiance, elle contribue à rendre l’expérience bancaire plus satisfaisante.

  • Les évènements incontournables de la semaine du 8 au 12 mars.

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-teletravail-revelation-ou-concessions-by-oracle/?instance_id=5403

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-des-seo-comme-les-autres-by-seo-camp/?instance_id=5414

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-innovation-vs-disruption-un-webinaire-pratique-pour-decoder-linnovation-by-visionary/?instance_id=5416

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-la-place-de-laudio-digital-dans-la-transformation-de-levenementiel-by-saooti/?instance_id=5417

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-duck-conf-2021-by-octo-technology/?instance_id=5351

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-ia-les-cles-dune-experience-dachat-reussie-by-ebg/?instance_id=5418

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-transformation-digitale-des-decideurs-marketing-by-adetem/?instance_id=5420

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-world-summit-2021-by-bazaarvoice/?instance_id=5421

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sommet-virtuel-banque-finance-assurance-by-big-data-ai-world/?instance_id=5422

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-de-la-conversation-a-la-conversion-client-by-mma/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-la-journee-du-search-by-marketing-magazine-e-marketing-fr/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-afrcx-transformation-day-by-afrc-2/?instance_id=5412

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-clients-des-points-de-vente-by-picom/?instance_id=5424

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-linfluence-de-la-femme-au-siecle-des-nouvelles-technologies-du-numerique-by-irest/?instance_id=5423

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-pourquoi-privilegier-le-marketing-dinfluence-en-2021-by-meltwater/

     

     

     

     

     

  • Covid -19 et finance : un choc malheureux mais nécessaire

    Et si la Covid-19 était un choc nécessaire pour automatiser la finance ?

    Selon Sandrine Leon, Directrice France, Belgique et Luxembourg de la société Winshuttle

    Depuis quelques années déjà, les Centres de Services Partagés (CSP) se multiplient au sein des moyennes et grandes entreprises, standardisant et unifiant les processus des fonctions supports, principalement celles des services financiers.
    S’ils répondent en priorité à des problématiques de coûts, ils se révèlent également une source d’optimisation plus large, améliorant le professionnalisme des équipes, rendant le back-office plus agile et accélérant la digitalisation des organisations. Si les technologies d’automatisation sont aujourd’hui identifiées par les directeurs financiers comme une priorité pour renforcer l’efficacité de leurs CSP1, elles peinent encore à être déployées. La pandémie de la Covid-19 pourrait bien contribuer, malgré elle, à accélérer ce passage à l’acte.

    Les CSP, partie immergée de l’iceberg en matière d’efficacité

    Pour rendre leur back-office plus efficace, les entreprises commencent généralement par fusionner leurs équipes financières hétérogènes en un centre de services partagés. La consolidation de ces fonctions crée un certain degré d’efficacité, notamment en réduisant l’utilisation de systèmes financiers différents ou en évitant à plusieurs équipes d’accomplir le même travail. Toutefois, ces CSP ne font souvent que reproduire des processus existants, dispersés et inefficaces, en se bornant à les regrouper en un même lieu.

    Pour obtenir un véritable retour sur investissement des services partagés, les entreprises doivent aujourd’hui passer à l’étape suivante qui consiste en une réingénierie des processus dans la nouvelle fonction consolidée en vue de rendre celle-ci aussi efficace que possible.

    Si cela n’a peut-être pas été une priorité pour nombre d’entre elles jusqu’à présent, la COVID-19 pourrait bien changer la donne. Désormais, il y a une véritable nécessité pour les organisations d’être les plus légères possible sur le plan financier. À cela s’ajoute le fait qu’un grand nombre d’employés du secteur de la finance pratiquent aujourd’hui leur métier en télétravail, accentuant le besoin d’une amélioration de la technologie et d’une accélération de l’automatisation pour continuer à opérer efficacement.

    Crise économique : les entreprises sur un fil

    La récession économique qui s’annonce pourrait bien être d’une ampleur inédite. De nombreuses entreprises ont déjà recours au chômage partiel et bon nombre des salariés qui travaillent à distance souhaitent continuer à le faire à l’avenir. Pour les équipes financières, cela signifie que chaque « paramètre » devra être ajouté et vérifié dans une optique d’efficacité. Une visibilité financière à la minute près sera encore plus cruciale. Les entreprises vont donc devoir jouer les funambules. Si elles se contentent de faire des économies, elles vont péricliter. Ainsi, au-delà de rechercher l’efficacité, elles doivent trouver d’autres solutions pour aller de l’avant. Et la technologie peut les y aider.

    Ainsi, les cerveaux doivent être utilisés en priorité pour la connaissance et non plus pour exécuter des tâches répétitives. L’IA, l’automatisation robotisée des processus (RPA) et les plates-formes d’automatisation vont servir à combler les failles éventuelles dans les processus courants et essentiels.

    Un choc malheureux, mais nécessaire

    Il semble évident que la COVID-19 sera le choc, certes malheureux, que de nombreux grands acteurs du secteur de la finance attendaient pour véritablement adopter l’automatisation intelligente. Ils vont ainsi se trouver contraints d’étudier comment rendre leurs processus super-efficaces. Ce que les analystes du Gartner Group ont récemment désigné sous le nom d’hyperautomatisation, qui désigne une approche consistant à identifier et à automatiser rapidement le plus grand nombre possible de processus métiers. Selon le cabinet, d’ici 2024, les entreprises réduiront leurs coûts opérationnels de 30 % en associant des technologies d’hyperautomatisation à une refonte de leurs processus opérationnels.

    Au sein des équipes financières, cela concerne les processus entourant et reposant notamment sur l’ERP central ou les systèmes financiers. Nombre de ces applications nécessitent beaucoup de tâches manuelles répétitives, qui risquent de nuire à la productivité et de générer des erreurs dans les données, sans compter qu’elles ne sont pas vraiment une source d’épanouissement pour les collaborateurs.

    Privilégier des solutions RPA métiers

    Un RPA mis en œuvre correctement, libère l’être humain des tâches robotiques, faisant économiser des milliers d’heures de main d’œuvre chaque année et permettant aux employés de se consacrer à des tâches valorisantes, ayant un réel impact sur l’entreprise. À titre d’exemple, certaines organisations ont ainsi pu réaliser des gains de temps importants, de l’ordre de 80 à 97 %, en automatisant certains de leurs processus comme la saisie des factures fournisseurs et des documents dans le grand livre de comptes, la modification des demandes d’informations sur les achats ou encore les modifications touchant la gestion des crédits clients2.

    La clé du succès en matière d’automatisation des processus réside dans le choix des bons outils. Il ne s’agit pas simplement d’adopter une plate-forme RPA généraliste à l’échelle de l’entreprise, mais d’opter pour des solutions logicielles dédiées et flexibles, conçues sur mesure pour alléger le travail sur une fonction consolidée en particulier.

    Si les entreprises sont en quête permanente de gains d’efficacité, il leur reste beaucoup à faire dans des domaines tels que les services financiers partagés. Les solutions d’automatisation spécialisées leur apportent aujourd’hui bon nombre de réponses et la Covid-19 est une incitation supplémentaire à enfin sauter le pas !

     

    1 Étude de Thomson Reuters et SSON (Shared Services & Outsourcing Network)

    2 Gains constatés chez les entreprises utilisant la solution RPA SAP de Winshuttle

     

  • La transformation numérique de la fonction finance demeure une priorité pour la majorité des entreprises

    La transformation numérique de la fonction finance
    demeure une priorité pour la majorité des entreprises
     

    Selon les conclusions d’un récent sondage publié par BlackLine (Nasdaq: BL), leader mondial de la digitalisation des fonctions comptable et financière, plus de la moitié des professionnels de la comptabilité et de la finance confirment que la transformation numérique de leur activité demeure une priorité malgré la crise du Covid-19. 53 % des personnes interrogées déclarent que la pandémie n’a eu « qu’un certain impact », voire « peu ou pas d’impact » sur ce processus au long cours.

    Faute d’avoir pu anticiper et de disposer d’un délai suffisant pour se préparer à la crise sanitaire mondiale, de nombreuses équipes comptables et financières se sont retrouvées propulsées du jour au lendemain dans le nouvel univers des « organisations en mode distribué », et ont dû pour la toute première fois clôturer un trimestre — si ce n’est leur exercice fiscal dans son ensemble — de manière virtuelle. À l’heure de dresser le premier bilan de cette expérience inédite, BlackLine a interrogé plus de 780 professionnels des fonctions A&F aux États-Unis, pour jauger leur adaptation à cette nouvelle réalité. Entre changements et incertitudes.

    Collaboration, communication, technologies… la clôture « distribuée » reste perfectible

    Le sondage de BlackLine révèle plusieurs défis majeurs soulevés par cette transition imprévue et sans précédent vers un environnement de travail distribué. Près de la moitié (44 %) des personnes interrogées citent par exemple la communication et la collaboration comme des obstacles à la clôture virtuelle d’une période financière, tandis que 31 % font état de problèmes liés à la technologie et à l’infrastructure.

    Par ailleurs, 82 % des personnes interrogées déclarent avoir le sentiment que l’exécution du processus de clôture comptable par des équipes distribuées aura des conséquences sur leurs opérations d’audit et/ou missions menées dans le futur. 40 % d’entre eux prévoient toutefois un nouvel engouement en faveur de la technologie au sein de leur entreprise dans le contexte actuel.

    Les outils 2.0 à la rescousse des grandes entreprises à l’heure des bilans

    BlackLine permet aux équipes comptables et financières de s’adapter en toute transparence à de nouvelles circonstances en leur apportant les moyens de collaboration, la visibilité et la maitrise nécessaires pour clôturer une période comptable indépendamment du lieu où elles opèrent. Selon Ventana Research, cabinet d’études et de conseil américain de premier plan spécialisé dans le secteur des hautes technologies, la mise en œuvre de nouvelles technologies a pu aider les entreprises à clôturer leurs comptes en toute confiance au plus fort de la crise, mais également par la suite.

    « Les limites technologiques sont au centre de nombreux obstacles que doivent franchir les équipes comptables et financières amenées à évoluer dans un cadre de travail distribué et à clôturer ou auditer leurs comptes dans un environnement virtuel », déclare Robert Kugel, SVP et Directeur des études de Ventana Research. « Après avoir constaté que la technologie pouvait leur permettre d’organiser des réunions et des conférences virtuelles dans d’excellentes conditions, les entreprises ont commencé à se pencher sur la valeur que pouvait apporter une technologie qui permet aux équipes d’accéder à leurs systèmes à distance, de réduire les processus manuels, mais aussi d’automatiser les processus de clôture ou de simplifier l’administration de cette opération clé pour elles — et ce, en toute transparence.»

    La pandémie, vecteur d’accélération des bonnes pratiques

    Nonobstant un avenir placé sous le signe de l’incertitude, de nombreux clients de BlackLine et d’autres professionnels de la comptabilité et de la finance se préparent au mieux en poursuivant l’application de leur plan de transformation digitale.

    « Les résultats de notre enquête confirment ce que nous voyons et entendons au quotidien dans les entreprises », ajoute Marc Huffman, Président et Directeur de l’exploitation de BlackLine. « Les directeurs financiers et les commissaires aux comptes indiquent qu’à leur niveau, la pandémie a accéléré l’adoption de technologies financières et comptables leur permettant d’améliorer et de protéger la continuité d’activité de leur entreprise.»