Catégorie : banque

  • Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Le financement des TPE – PME/PMI, une priorité pour La Banque Postale

    Avec Business Energies, la Banque Postale entend bien se faire une place sur le marché du financement des PME PMI et des TPE. Elle joue la carte de la proximité avec des conseillers dédiés et des centres d’affaires régionaux
    Elle met aussi en avant son expertise de la gestion des flux des grands comptes et sa solidité financière.


    Entretien avec Betty Marcerou Directrice Développement de la direction Entreprises et Développement des Territoires de la Banque Postale.
     

     

     

    Quel est votre objectif avec Business Energies que vous lancez aujourd’hui ?

    Betty Marcerou : Avec Business Energies, nous voulons accompagner les entreprises dans leur développement. Nous voulons mettre à leur disposition toute notre expertise et notre savoir-faire en matière de financement et de gestion financière acquise depuis longtemps auprès de nos clients grands comptes et des particuliers.

    En 2011, vous avez obtenu l’agrément de crédit pour les entreprises. Pourquoi avoir attendu sept ans pour lancer Business Energies?

    Betty Marcerou : Bien que nous soyons agréés depuis 2011, ce n’est qu’en 2015 que nous avons mis un coup d’accélérateur sur cette activité. Nous avons alors recruté des conseillers, ouvert des centres d’affaires et développer des offres de produits et de services. En trois ans notre activité de financement aux entreprises a enregistré une progression d’encours de 30%.. Ces deux années et demi de tests, nous ont permis de voir que les entreprises accueillaient très favorablement notre offre. C’est pourquoi aujourd’hui nous annonçons officiellement le lancement de Business Energies.

    Que propose Business Energies ?

    Betty Marcerou : Tout d’abord la proximité. Non seulement nous avons dès aujourd’hui 100 conseillers répartis dans  40 centres d’affaires présents sur le territoire, mais nous avons aussi la chance d’avoir un réseau de Poste très important. Là où la tendance actuelle des banques est de fermer leurs agences, nous, nous avons 17 000 points de contacts partout en France. Dans ces bureaux de Poste, les entreprises clientes peuvent effectuer leurs dépôts ou leurs retraits d’argent.

    Par ailleurs, nous proposons des ateliers animés par des experts de la Banque pour aider les entreprises à décrypter la conjoncture économique et nous organisons des rencontres pour qu’ils puissent partager leurs expériences.

    Pouvez nous décrire les produits proposés aux entreprises ?

    Betty Marcerou : En qualité d’établissement bancaire nous avons plusieurs offres de financement classique ou structuré adaptées aux profils des entreprises. Nous avons aussi de nouvelles solutions de financement avec le crowlending, grâce à WeShareBonds dont la Banque Postale détient une partie du capital, ou le crowfunding via KissKissBankBank, startup que nous avons acquise par en  2017.

    Business Energies propose aussi des solutions de gestion d’actifs et de gestion de trésorerie (placements sur les marchés financiers, placements immobiliers, placements patrimoniaux) et des solutions d’assurance.

    C’est aussi un accès au web banking pour permettre aux entreprises de gérer leurs comptes en ligne. Côté monétique, nous avons « Instant Payment » le moyen de paiement instantané (en moins de 10 secondes) et sécurisé

    Quels sont vos objectifs dans les prochaines années ?

    Betty Marcerou : D’ici trois à cinq ans notre objectif est  de doubler le nombre de nos clients Entreprises. Pour cela nous allons d’ici trois ans doubler le nombre de nos conseillers et de centres d’affaires. Nous ambition est d’accroitre notre taux de pénétration sur tous les secteurs d’activité et auprès d’entreprises de toute taille, depuis la PME de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, aux grands comptes du CAC 40.

     Quels sont vos atouts face à vos concurrents ?

    Betty Marcerou : Je tiens à rappeler que, de par notre positionnement et notre histoire,  nous avons toute légitimité sur ce secteur d’activité. Aujourd’hui, la Banque Postale compte 28 millions de clients dont 10 millions actifs et nous traitons les flux financiers de grandes entreprises publiques ou d’entreprises du CAC 40. 60% des retraites Françaises sont gérées par la Banque Postale.

    Par ailleurs, notre activité étant jeune, nous n’avons pas d’offres vieillissantes à honorer et nos solutions techniques sont récentes. Enfin, et c’est important, la solidité de notre assise financière nous donne une grande capacité de financement et nous permet d’accompagner les entreprises sur le long terme. Nous sommes un des établissements bancaires les plus solides d’Europe. Notre ambition est de devenir une banque de référence sur le marché de l’entreprise.

    Propos recueillis par Juliette Fauchet , journaliste pour MyDigitalWeek 

     

     

     

  • La banque privée traditionnelle est-elle vouée à disparaître ? 

    Faible digitalisation, bouleversements réglementaires, concurrence des Fintechs : d’importants défis sont à relever dans le monde feutré de la gestion privée. Saura-t-elle évoluer à temps ?

    Par Albert d’Anthoüard, Directeur de la clientèle privée chez Nalo

    Pendant longtemps, le monde de la gestion privée, notamment des banques privées, est resté préservé des révolutions. C’était d’ailleurs sa force : associé à l’image d’un coffre-fort résistant à tous les assauts, le monde de la gestion privée est resté immuable au fil des décennies. Au point d’accumuler de sérieux retards et d’importantes fragilités. Face à une réglementation plus stricte et à l’émergence de nouveaux acteurs plus accessibles, plus personnalisés et moins chers, la gestion privée va devoir se réinventer.

    La gestion privée devient plus chère et moins attractive

    La première révolution à laquelle fait face la gestion privée est d’ordre réglementaire avec l’entrée en vigueur de la directive MIF 2 depuis quelques mois.

    Cette réglementation met notamment un terme aux rétrocessions que touchait la gestion privée (banques privées et CGP) en investissant leurs clients dans des fonds d’autres sociétés de gestion, appelés « fonds externes ». Les conséquences sont doubles. D’une part, la gestion privée voit désormais ses revenus diminuer et a déjà réagi en augmentant ses tarifs. D’autre part, pour améliorer leur rentabilité, ces établissements peuvent être amenés à abandonner progressivement la distribution des fonds « externes » et investir leurs clients plutôt dans leurs fonds « maison », gérés par exemple par la filiale de gestion d’actifs des banques privées. Or, en augmentant leurs tarifs et en limitant leur offre en architecture ouverte, la gestion privée perd en attractivité auprès de ses clients.

    La chasse aux coûts a également d’autres conséquences fâcheuses dans les établissements traditionnels : pour rester rentables, ceux-ci diminuent la personnalisation de leurs conseils, pour se concentrer sur des profils génériques dans lesquels un nombre important de clients sont gérés sur le même niveau de risque alors qu’ils ont tous des profils et des objectifs différents.

    Attention à la prise de conscience des tarifs par les clients

    L’entrée en vigueur de la directive MIF 2 va également imposer à la gestion privée d’envoyer en fin d’année à chacun de leurs clients un récapitulatif des frais qui leur auront été prélevés au cours des 12 mois écoulés. Attention au choc !

    La plupart des clients en gestion privée n’ont en effet pas réellement conscience du prix des prestations dont ils s’acquittent. En banque privée, les clients dont le patrimoine financier géré par l’établissement financier est inférieur à une certaine somme (environ trois millions d’euros la plupart du temps) n’ont par exemple pas conscience du fait qu’ils paient chaque année une partie des frais des services d’ingénierie patrimoniale dont seuls les clients ayant un patrimoine supérieur bénéficient réellement. Dans ce contexte, l’augmentation des tarifs de la gestion privée, due à la fin des rétrocessions, ne passera pas non plus inaperçue.

    Le danger pour ces établissements est donc qu’une partie de leurs clients décident de se passer de leurs services pour se tourner vers des alternatives moins onéreuses et plus personnalisées.

    La gestion privée du XXIème siècle existe déjà

    En effet, la gestion privée de demain existe déjà et porte un nom : il s’agit des Fintech. Ces solutions bénéficient d’atouts majeurs face aux établissements traditionnels : simplicité d’utilisation, personnalisation maximale, flexibilité et faibles coûts.

    Ces outils proposent des placements ultra-personnalisés qui prennent en compte avec précision l’environnement patrimonial et matrimonial ainsi que les projets personnels des clients (achat d’un bien immobilier dans X années, études de chacun des enfants dans X années, préparation à la retraite, ou valorisation de son capital par exemple). Ces investissements sont ainsi constamment en cohérence avec l’évolution de la vie financière et patrimoniale des clients. Au lieu de pousser leurs clients vers le monde des OPCVM et des Sicav aux frais élevés et ne surperformant pas les marchés pour la grande majorité, les Fintech guident leurs utilisateurs vers l’achat d’ETF qui suivent les performances des marchés financiers sur toutes les classes d’actifs et toutes les zones géographiques, aux frais jusqu’à 10 fois plus faibles.

    Enfin, en ce qui concerne certaines prestations de la gestion privée (conseils juridiques et fiscaux, immobilier, accès au crédit), les Fintech apportent également une réponse personnalisée à chacun de leurs utilisateurs grâce à l’aide d’un conseiller en faisant éventuellement appel à des experts externes, comme des avocats ou des courtiers en crédit. Ceci afin notamment de proposer une tarification juste et appropriée pour chaque besoin, et non une tarification globale pour finalement n’avoir accès qu’à certains services. Pour faire face à ces nouveaux modèles tout-en-un, peu de choix s’offrent à la gestion privée traditionnelle : faire évoluer son offre et ses tarifs en profondeur, ou envisager de s’allier à ces nouveaux acteurs.

  • Retour sur Les Assises de la Banque Citoyenne : Comment donner du sens à son épargne ?

    Retour sur Les Assises de la Banque Citoyenne : Comment donner du sens à son épargne ?

    Le 5 avril dernier, La Banque Postale a lancé la seconde édition des Assises de la Banque Citoyenne . Retour sur les temps forts de cet événement : comment donner du sens à son épargne ? Réponses avec Daniel Roy, le Président du directoire de La Banque Postale Asset Management (LBPAM)

    La nouvelle a secoué le landernau de la gestion patrimoniale : d’ici à 2020, 100 % des actifs gérés par la banque Postale Asset Management seront ISR. Daniel Roy, Président du directoire de la Banque Postale Asset Management revient sur cette annonce et promeut la nécessité d’une vision à long terme de l’épargne et de l’investissement sur les marchés.

    « L’Europe est en train de changer le monde. Ce monde où, depuis 1945 la société faisait tout pour vous, disparaît sous la pression du vieillissement démographique. Désormais, chacun devra s’occuper de son avenir et ne plus se reposer sur la seule société », constate le Président du directoire de La Banque Postale Asset Management (LBPAM). Ce constat, Daniel Roy le fait comme première piste pour expliquer l’annonce faite par Rémy Weber, le président de La Banque Postale, de la future conformité ISR des 220 milliards d’encours de gestion d’actifs de LBPAM. Lors de cette déclaration aux 2e assises de la Banque Postale, Rémy Weber rappelait aussi que « l’épargne a besoin de sens ». D’où ce syllogisme imparable : chacun a besoin de prendre en main son avenir, pour ce faire, l’épargne est indispensable, et lui donner du sens c’est être en conformité avec les valeurs de développement durable prônées par les jeunes générations, et de financement de l’économie réelle : « l’ISR est un moyen de donner du sens aux euros qui seront épargnés en participant à un développement plus équilibré de l’économie et des entreprises socialement responsables. Cette approche est selon nous la meilleure pour convaincre les jeunes générations de mettre de l’argent de côté pour préparer leur avenir », détaille Daniel Roy pour qui le levier des placements ISR est aussi un moyen de pallier la « carence culturelle » des européens vis-à-vis de leur relation à l’argent.

    Un retour au long terme

    L’épargne est aussi souvent une question de long terme pour être fructueuse, a fortiori pour les placements ISR dont la performance est avérée sur des périodes longues. Une raison à cela, les entreprises gérées en suivant des critères autres que le seul résultat court-terme et avec une prise en compte de leur rôle social se développent mieux. « Nous voyons bien que les entreprises se réinscrivent dans du long terme et amorcent la bascule vers un autre monde. Quand Patrick Pouyanné rachète Direct Energie ou que HSBC se défausse des énergies fossiles, cela est un signal fort sur des directions prises. » Même chose quand LVMH ouvre des ateliers dans des villages de France et participe au développement des territoires. Autant d’exemples qui entérinent le rôle social et sociétal des entreprises. Un rôle qui participe bien entendu à l’analyse mise au point par LBPAM pour sélectionner ou non une entreprise au sein de ses portefeuilles

    Les critères extra financiers, facteurs de performance

    « Pour constituer nos portefeuilles ISR, il faut beaucoup de recherche. Nous avons longuement travaillé à la mise en place d’un cadre d’analyse rigoureux. Nous travaillons sur quatre critères extra financiers et avons développé un algorithme de scoring fondé sur une échelle de 1 à 10. 10 étant la plus mauvaise note », explique Daniel Roy. Ces critères sont:

    • La gouvernance de l’entreprise (G)
    • La gestion durable des ressources humaines et naturelles ( R)
    • La transition économique et énergétique (E)
    • Le développement des territoires (T)

    « Sur la gouvernance, le gérant d’actifs doit aussi être acteur des décisions de l’entreprise en votant lors des assemblées, poursuit Daniel Roy. La gestion des ressources humaines tout comme le développement des territoires sont fondamentaux et s’ajoutent au savoir-faire de l’entreprise. Enfin, la transition énergétique est un vrai sujet et nous pouvons désormais la mesurer grâce à l’article né de la COP21 (article 173) »

    Pour autant, ce virage vers des investissements socialement responsables suscite parfois des réticences, tant en interne que de la part des clients ; et pourtant les rendements des fonds ISR sur le long terme sont généralement assez bons, voire les plus performants surtout comparés au niveau livret A ou au rendement des fonds Euro. Certes, en investissant uniquement en ISR, il est possible de rater des occasions comme la croissance des GAFA de l’ordre de 50 % en 2017, mais elles ont vu leur cours rechuter en 2018. Enfin les spéculations hautes fréquences sur des indices qui ne sont que « l’écume des choses avec peu de volume en comparaison des grandes vagues boursières. » pour Daniel Roy qui rappelle logiquement que « la finance doit financer l’économie réelle ».

    Laisser le temps au temps…

    Car, au-delà des inflexions politiques internationales et européennes, la conviction du changement de modèle est aussi le levier de cette décision : « Nous n’allons pas changer le monde ni les hommes en un jour, mais si notre annonce incite à porter les messages, à remettre de l’extra financier dans l’analyse des entreprises, nous serons dans notre feuille de route. Surtout, nous pourrons nous inscrire contre le court-terme trop prôné par le monde anglo-saxon et qui le mène parfois à des impasses, à l’exemple du Brexit. Au regard de l’évolution du monde, nous avons une fenêtre historique pour réintroduire du long terme dans nos discours », conclut Daniel Roy.

    Un discours qui se veut ancré dans le réel de l’économie et porté par les 8 000 conseillers de la Banque Postale, premiers évangélistes de cette nouvelle inflexion auprès des particuliers.

     

  • Quand la Banque Postale offre des cours scolaires digitaux à 1 million d’élèves …

    La Banque Postale offre des cours scolaires digitaux à 1 million d’élèves

    Fidèle à sa ligne de banque et citoyenne, la Banque Postale proposera un accès à 1 million d’élèves à la plateforme Maxicours dès la fin avril. Une offre qui s’inscrit dans la volonté d’inclusion prônée par les dirigeants de l’institution.

    « En France 45 % des élèves ont l’angoisse d’échouer dans leur scolarité, et en moyenne le soutien scolaire coûte 1500 euros par an, ce qui en exclut l’accès à de nombreuses familles. Notre rôle en tant que Banque et Citoyenne est aussi d’apporter un soutien éducatif aux familles clientes », entame Franck Oniga, le directeur marketing de la Banque Postale. Pour ce faire, la banque a noué un partenariat avec la plateforme en ligne Maxicours fondée par Benjamin Magnard, le fils du créateur des cahiers de vacances Roger Magnard.

    Au-delà de cette anecdote, Maxicours propose l’intégral des cours et matières du CP à la terminale. « La plateforme est très ergonomique et propose de multiples formats, que ce soit de la vidéo, des quizz, des exercices et le tout est piloté par un système de points très ludiques. Cela permet aux enfants de se prendre au jeu et aux parents d’accompagner leurs enfants durant leurs révisions », détaille Franck Oniga. En cas de doute, les élèves peuvent aussi échanger par chat avec des professeurs.

    L’accompagnement, l’ADN de la Banque Postale

    Pour bénéficier de cette offre, il suffit que la famille, avec au moins un enfant, ait chacun un produit de la Banque Postale. À cette condition, la famille et l’enfant reçoivent un code pour se connecter sur le site partenaire avec un accès de 12 mois gratuit. « Cette offre est proposée aussi bien aux nouveaux et anciens clients, nous ne voulons pas faire de distinction. Nous ne sommes pas dans une logique d’acquisition, mais bien dans une volonté de faire bénéficier les quelques 1 200 000 enfants de ce programme. Cela fait partie de notre rôle singulier dans le paysage bancaire et cet accompagnement s’inscrit à plein dans notre ADN », rappelle Franck Oniga.

    Engager pour fidéliser

    D’un point de vue plus orienté marketing, cette approche permet aussi de consolider les liens avec les familles clientes et vient en complément de l’offre « talent booster » dédiée aux adolescents. « Contrairement à nos concurrents, nous ne souhaitons pas offrir de l’argent pour l’ouverture d’un compte. Cela n’a aucun sens et ne suscite aucun engagement. A contrario, nous préférons accompagner les familles et offrir des expériences à l’instar de ce partenariat, ou offrir des bons loisirs entre autres. Il ne peut y avoir d’engagement des clients si nous-mêmes ne sommes pas engagés. L’éducation est un axe très fort, nous avons déjà mis en place il y a 5 ans le programme envol pour accompagner individuellement des élèves en difficulté, ce partenariat avec Maxicours étend largement cet axe éducatif au plus grand nombre. Notre volonté d’inclusion est réelle », conclut Franck Oniga. À terme, la Banque Postale espère fidéliser 200 000 enfants. À suivre.

    Le site Maxicours

    Par Fabrice Frossard Journaliste et fondateur de Faber Content @labrigadeduweb

     

  • Quand l’accompagnement au numérique devient un facteur d’inclusion bancaire …

    La Banque Postale : l’accompagnement au numérique est aussi un facteur d’inclusion bancaire

    La banque préférée des Français, La Banque Postale organise le 5 avril prochain la deuxième édition des Assises de la Banque Citoyenne sur l’innovation et l’inclusion bancaire. Parmi les sujets à l‘ordre du jour : comment les diverses initiatives d’accompagnement au numérique favorisent l’inclusion, bancaire, mais pas que. Une journée pour mettre en lumière le travail accompli depuis un an en faveur de cette inclusion et sur l’engagement social et sociétal de La Banque Postale.

    « À l’heure d’une digitalisation croissante de la société et des services, être démuni face au numérique est un facteur supplémentaire d’exclusion, professionnelle, sociale ou culturelle. Si Internet facilite la vie à de nombreuses personnes en accélérant les démarches administratives, une partie de la population, estimée à 12 millions de personnes, peine à profiter de cet avantage* », pour Catherine Charrier-Leflaive, Directrice de la banque de détail et de l’assurance de La Banque Postale.  À cette précarité numérique peuvent aussi s’ajouter des difficultés sociales pour une partie de la population comme le souligne Catherine Charrier-Leflaive en rappelant qu’il y a souvent une corrélation entre exclusion sociale et numérique.  Dont acte. Depuis un an, La Banque Postale  déploie sous l’impulsion de son Président, Rémy Weber, un plan de soutien aux exclus du numérique qu’il a annoncé lors des premières Assises de la Banque citoyenne.

    Un accompagnement avant tout humain au numérique

    Un plan fondé d’une part sur le constat du déficit numérique d’une partie de la population, mais aussi d’autre part sur la conviction que l’inclusion bancaire ne se limite pas au seul « droit au compte » ou Livret A en palliatif. L’acculturation à ce nouvel univers digital est selon les mots de Rémy Weber une façon d’éviter « la double peine ». Une motivation citoyenne et sociale qui s’incarne par la création de multiples services d’accompagnement et mise en place de plan de formations et d’accompagnement assurés par les postiers et diverses associations.

    Comme le détaille Mouna Aoun, Directrice marketing des marchés Mass Market et Spécifiques à La Banque Postale, le plan d’inclusion numérique se décline en trois types d’accompagnements dédiés à autant de catégories de population :

    –           Les personnes en grande fragilité numérique, à qui il faut proposer des alternatives et un fort accompagnement.

    –           Les personnes en précarité numérique faible : La Banque Postale les associe à l’amélioration des services numériques pour les familiariser avec les actualisations.

    –           Les personnes en précarité numérique intermédiaire : l’objectif est ici d’éviter que cette population se laisse distancer par l’émergence de nouveaux services et évolution des plateformes grâce à un accompagnement adapté en bureaux de poste ou dans des associations proposant de la médiation numérique.

    Là chacun peut apprendre de manière ludique à se connecter à son compte bancaire, imprimer un rib ou autre opération bancaire… Bien sûr, toutes ces formations sont en open source.

    Ainsi, si lors des relations avec le client, les freins constatés sont importants, il se voit  suggérer des formations dispensées par Emmaus Connect via la startup We tech Care et dans les prochaines semaines via de nouveaux partenaires. Des tutoriels sont également proposés sur  le site lesbonsclics.fr. Au total, ce sont plusieurs heures de formation sur divers sujets liés au numérique qui sont proposés, dont des tutoriels et quizz dédiés au monde bancaire.

    Aller plus loin…

    Au-delà de l’acculturation numérique, La Banque Postale prend sa part dans la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. À ce titre, le travail sur l’exclusion bancaire s’incarne aussi par une palette de services : « Ne pas avoir accès à un compte renforce l’exclusion sociale rappelle Mouna Aoun. Notre rôle est aussi de proposer de l’inclusion bancaire avec des produits adaptés aux personnes en vulnérabilité sociale ou financière. Cela peut être par exemple des microcrédits personnels ou professionnels, l’accès à la CMUC pour la santé soins ou encore un accompagnement personnel. »

    De fait, La Banque Postale propose depuis 2014, « L’appui de La Banque Postale », une plateforme téléphonique pour accompagner ses clients en difficulté financière temporaire ou durable. Sur cette plateforme, un conseiller accompagne le client sur la maîtrise de son budget, calcule son « reste pour  vivre », identifie  des revenus additionnels via l’obtention d’aides sociales, oriente vers des entreprises solidaires pour les besoins et aléas de la vie quotidienne.

    Concilier inclusion et services, numérique et citoyenneté

    L’inclusion bancaire à laquelle participe La Banque Postale  se traduit aussi par une approche servicielle pensée pour chaque type de population. Ce peut être l’application « Pilote budget » déjà téléchargée 3 000 fois, ou encore les offres à destination des millénaux et plateforme pour les aider à développer des projets en « social business » à l’instar de « Ticket for Change » ou le programme #Talent Booster pour accompagner les 16-25 ans dans la réussite de leurs projets… La concurrence des « néo-banques » et autres pure-players est réelle, mais comme le rappelle Mouna Aoun, la solidité du modèle couplé à des produits citoyens, la sécurité et qualité du conseil la démarque de ses nouveaux concurrents.

    Sans compter pour asseoir ses initiatives, les multiples relais sur lesquels La Banque Postale  peut s’appuyer. Au fil de l’eau, La Banque Postale étendra en effet son partenariat avec d’autres associations. Dans un premier temps, ce seront plus de 1 000 bureaux de poste, pour la plupart situés en quartier prioritaire de la politique de la ville, qui vont relayer les initiatives  de La Banque Postale pour l’inclusion numérique, sans compter les Maisons de service au public (MSAP).

    Finalement, concilier inclusion et services, numérique et citoyenneté est peut-être le vrai gage de la modernité.

    Pour se faire une idée, rendez-vous aux assises de la Banque Citoyenne le 5 avril prochain. Suivez les en direct sur http://lbplive.fr

    *Source : Baromètre du numérique, éditions 2016 et 2017 (étude réalisée par le Credoc)

    Propos recueillis par Fabrice Frossard @fabercontent @labrigadeduweb

  • Essor des Crypto-monnaies : une valorisation de plus de 1000 Mds de dollars en 2021

    ESSOR DES CRYPTO-MONNAIES : UNE VALORISATION ATTENDUE DE PLUS DE MILLE MILLIARDS DE DOLLARS D’ICI TROIS ANS ! 

    Citigate Dewe Rogerson, agence de communication corporate, financière et d’influence, publie aujourd’hui les résultats de son étude réalisée auprès d’investisseurs et de professionnels du secteur financier intitulée « Investor Perception: Crypto-Currencies ». Cette étude met en exergue les anticipations positives d’une majorité d’investisseurs concernant l’essor des crypto-monnaies et leur valorisation.

    • 56% des investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies prévoient de renforcer leurs positions dans les douze prochains mois
    • 59% des professionnels du secteur financier anticipent une hausse de la valorisation globale des crypto-monnaies qui devrait atteindre plus de mille milliards de dollars d’ici trois ans

    Hausse attendue des investissements dans les crypto-monnaies et de leur valorisation

    L’étude révèle que 56% des investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies ont l’intention d’en acquérir plus dans les 12 prochains mois, contre 31% qui pensent conserver ou réduire leur exposition. Malgré la volatilité récente sur ce marché, seuls 8% des investisseurs prévoient de vendre l’intégralité de leur position dans les crypto-monnaies.

    Par ailleurs, les résultats de l’étude montrent que 54% des professionnels du secteur financier interrogés anticipent une hausse de la valorisation des crypto-monnaies au cours des 12 prochains mois. De même, sur les trois prochaines années, 50% des professionnels attendent une hausse de la valorisation des crypto-monnaies, 32% d’entre eux estiment qu’elle sera « très importante ». Moins d’un tiers (28%) seulement des professionnels interrogés pensent que la valorisation diminuera d’ici 2021.

    Plus précisément, plus de la moitié des professionnels du secteur financier (59%) estiment que la valorisation globale des crypto-monnaies va dépasser les mille milliards de dollars dans les trois prochaines années. 15% d’entre eux l’évaluent même à plus de deux mille milliards de dollars soit plus du double de la valorisation actuelle, estimée à environ 800 milliards de dollars. Seuls 19% des personnes interrogées considèrent que le marché va se rétracter et passer sous la barre des huit-cents milliards de dollars d’ici à 2023.

    Antoine Denry, Managing Director de Citigate Dewe Rogerson Paris commente : « Malgré la volatilité et le manque de sous-jacents, les investisseurs ne semblent pas inquiets sur les perspectives des crypto-monnaies, que ce soit en termes de valorisation ou dans ses utilisations, a fortiori si une réglementation se met en place progressivement. »

    L’essor des crypto-monnaies répond à des tendances lourdes selon les professionnels financiers

    • Une utilisation croissante par les grands groupes

    Plus de deux tiers (68%) des professionnels du secteur financier considèrent que les grandes entreprises auront de plus en plus recours à la crypto-monnaie. Parmi les raisons invoquées, 68% anticipent que cela sera par l’intermédiaire de smart contracts (protocoles informatiques qui facilitent et exécutent les contrats) et autres technologies blockchain, 54% estiment que c’est un moyen pertinent de levée de fonds, enfin 50% considèrent que cela leur permettra de régler leurs fournisseurs.

    • La recherche de nouveaux modes de paiement ou de transfert d’argent

    70% des professionnels du secteur financier pensent qu’il y aura sur les cinq prochaines années une hausse de l’utilisation des crypto-monnaies pour les paiements ou transferts d’argent.

    Cette hausse devrait être facilitée par une expansion des capacités de retrait. Alors que la convertibilité crypto-monnaie/monnaie fiduciaire est encore source de problèmes, certaines grandes banques se positionnent déjà pour permettre à leurs clients d’échanger leurs crypto-monnaies directement sur leurs comptes. La banque Barclays en est le plus récent exemple avec la signature d’un accord avec la plus grande base d’échange de crypto-monnaie Coinbase. Ce type d’accord devrait vraisemblablement permettre à un public plus large d’investir dans la crypto-monnaie.

    • Le développement de la blockchain

    Pour 77% des professionnels financiers, l’utilisation de la technologie blockchain devrait également augmenter dans les cinq prochaines années, parmi eux 44% considérant même que cette augmentation sera « très importante ».

    Cette augmentation permettrait en effet une amélioration de la technologie et des possibilités qu’elle offre. Alors que la blockchain n’est pas encore apte à gérer les milliards de dollars transférés chaque jour dans le monde, ces améliorations peuvent redéfinir le futur des transferts d’argent internationaux avec des paiements qui peuvent être désormais effectués en moins de 30 minutes avec l’aide d’organismes comme SWIFT ou Ripple.

    • Le durcissement en vue de la réglementation

    Les professionnels du secteur financier anticipent enfin un durcissement de la réglementation autour des crypto-monnaies au cours des deux prochaines années. Parmi eux, 62% considèrent que le renforcement de la réglementation sera « très fort », contre 11% seulement qui estiment qu’il sera « modéré ».

    En effet, la Banque de France a récemment détaillé ses pistes pour l’encadrement des crypto-monnaies. Parmi elles, l’interdiction des dépôts et prêts en crypto-monnaie pour les banques et assurances. Autre piste envisagée : l’interdiction pour les banques de proposer des souscriptions à des fonds en crypto-monnaie.

    Cette future hausse de la réglementation ne devrait cependant pas réduire le volume d’échange des crypto-monnaies. En effet, pour 44% des professionnels du secteur financier, l’investissement dans les crypto-monnaies augmentera d’autant plus vite qu’une réglementation sera mise en place progressivement.

     Méthodologie de l’étude

    Cette étude a été réalisée le 28 février 2018 au Royaume-Uni auprès d’un échantillon de 1042 personnes parmi lesquelles 146 investisseurs ayant déjà investi dans les crypto-monnaies. L’étude a été réalisée en ligne via le “Market Research Company Consumer Intelligence”.

    Par ailleurs, 30 professionnels du secteur financier ont été interrogés entre février et mars 2018 par le “Market Research Company PollRight”.

     

  • #BBBA2018 – L’avenir du secteur banque et assurance

    Bancassurance : les temps forts 

    Après les opus Tourisme en avril et Mode & Beauté en octobre dernier, Hervé Bloch continue sur sa lancée avec Bancassurance le 15 février dernier, au sein du Cirque Gruss.
    Pari réussi, car 75 décideurs et 35 prestataires ont répondu présents, dans une atmosphère atypique. Parmi les temps forts de cette journée, le dating bien sur avec près de 1000 rdv sur mesure et une conférence de qualité.
    « Réunir cinq personnes qui représentent à elles seules plus de 100 Milliards de C.A, voilà un joli tour de force » déclare Hervé Bloch, fondateur des BigBoss et de la verticale Bancassurance.

    Retour sur la conférence : L’avenir du secteur banque et assurance

    Morceaux choisis  :

    « La banque à papa doit se transformer. Le digital est une nouvelle approche pour faire de l’acquisition » @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

    « Pour ne pas craindre les nouveaux acteurs, il faut proposer une expérience client hors du commun » @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

    « Humain et digital ne sont pas antinomiques » @NicolasMarcaud

    « Il faut se recentrer sur le client car nous sommes tous clients des uns et des autres  » @NicolasMarcaud

    « La nouvelle génération nous oblige à casser les codes NicolasMarcaud 

    Pour perdurer investit 100 millions d’euros dans les

    Un des faits marquants de 2017 aura été l’apparition en France d’un marché de la néobanque, avec une multiplication de ses acteurs. Compte Nickel, un compte courant pour tous, sans condition de revenus et sans découvert, qui s’ouvre en 5 minutes dans un bureau de tabac pour 20€/an @huguesLebret @CompteNickel

    « La banques est plus complexe que les télécoms à cause des notions de conformité, même si les problématiques sont identiques » @c_lehericey @@mabanque_bnpp

    « Avec les GAFA qui arrivent sur le marché nous sommes tous en train de réinventer la banque  »  @azizdaifi @SocieteGenerale ‏

     

     

  • Etude – L’engagement suscité par les apps bancaires VS Fintech

    Mobile : banques traditionnelles versus Fintech par pays

    Une étude menée par OGURY 

    La grande majorité des établissements financiers proposent une large gamme de services et d’applications mobiles destinées à répondre aux nouvelles attentes de leurs clients. Par conséquent, les services bancaires et de transfert d’argent sur mobile font désormais partie intégrante du quotidien de millions de consommateurs dans le monde entier. Soutenues par la progression de l’adoption des nouvelles technologies par le grand public ainsi que par les conditions favorables du marché, une nouvelle vague de startups évoluant dans l’univers des technologies financières est en train d’émerger et de prendre une place de choix auprès des consommateurs. Afin d’identifier les entreprises les plus prometteuses de chaque catégorie, Ogury analyse l’engagement suscité par les applications et les sites web mobiles des principales banques et de leurs challengers,  les Fintech.

  • #Etude Infosys et Efma : « L’Innovation dans la banque de détail »

    « L’Innovation dans la banque de détail »

    Plus de 50% des banques de détail espèrent que leurs investissements dans le digital porteront leurs fruits d’ici 2020

    Infosys Finacle, entité d’Edge Verve Systems, filiale d’Infosys et l’Efma, une organisation internationale à but non lucratif, annoncent les résultats de la 9ème édition de leur baromètre annuel : « L’Innovation dans la banque de détail ». L’étude révèle, qu’en 2018, les investissements technologiques se feront autour de domaines dits d’actualité tels que la sécurité informatique, les analyses avancées, et les API dans l’Open Banking, au détriment des domaines dits d’avenir comme l’intelligence artificielle conversationnelle, l’automatisation robotique des processus, l’internet des objets ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Cependant, 70% des entreprises ont prévu de soutenir une solution d’intelligence artificielle conversationnelle, avec près de 25% d’entre elles ayant déjà investi dans l’intelligence artificielle.

    D’après le rapport, les banques de détail continuent à pousser l’innovation dans tous les domaines fonctionnels, avec en priorité la digitalisation et l’optimisation de l’expérience client (respectivement 79% et 78%). D’autres secteurs ont vu les dépenses en termes d’innovation augmenter : les produits (67%), l’amélioration des processus (64%) et le marketing (57%).

    L’étude, à laquelle plus de 300 banques ont participé, a révélé que les banques de détail considèrent les entreprises technologiques, les banques concurrentes et les start-ups de la fintech comme les plus grandes menaces pour leur croissance. Comme en 2016, les impacts les plus importants de la transformation sont attendus dans les domaines des paiements et des portefeuilles mobiles.

    Les autres points clés de l’étude :

    • Les trois principaux défis en matière d’innovation comprennent l’intégration de systèmes, la technologie historique ainsi que les temps et coûts nécessaires pour passer du concept à la réalité,
    • Les banques de petite et moyenne tailles sont à la traîne à pratiquement tous les niveaux en termes d’innovation, reflétant à la fois une incapacité à investir, les conséquences de l’existence de priorités concurrentes, la nécessité de se concentrer sur la réduction des coûts et de répondre aux exigences de conformité,
    • En termes d’innovation, plus de 50% des répondants s’attendent à voir un retour sur investissement mesurable d’ici 1 à 3 ans ; plus de 30% s’attendent à voir des résultats en moins d’un an,
    • Seuls 10% des répondants ont une solution d’automatisation de processus robotisée,
    • On note une grande diversité de maturité des entreprises quant à leur capacité à tirer parti des données :

    – Près de 37% des banques estiment pouvoir fournir uniquement des analyses descriptives,basées sur l’historique,

    – Près de 20% des banques (généralement des entreprises plus importantes) déclarent disposer de solides capacités d’analyse prédictive et peuvent aider leurs clients à comprendre ce qu’il va se passer,

    – Fait intéressant, seules 15% des banques sont en mesure de fournir des conseils ou des capacités prescriptives par rapport à ce que le client pourrait faire à l’avenir, compte tenu des données connues,

    • L’acquisition des bonnes compétences et expertises dans les domaines d’innovation tels que l’IA, la blockchain et la banque digitale représente une préoccupation majeure du secteur.

     

     

  • REPLAY – Avolta Partners – Les ICOs : buzzword, véritable révolution ou simple alternative ? ( initial coin offering)

    ICOs comment ça marche ?

    4 spécialistes de la blockchain partagent leurs insights sur la question.

    Philippe Rodriguez, Managing Partner d’Avolta Partners et auteur de La Révolution Blockchain  
    Hubert de Vauplane, Avocat associé chez Kramer Levin
    Virginie Gretz, Co-fondatrice de l’incubateur Chainforge
    Sébastien Bourguignon, Expert ICO pour Chaineum

    Programme de la table-ronde
    Cliquez sur la question pour accéder directement à la réponse en vidéo :