Étiquette : stratégie

  • Comment optimiser votre stratégie de marketing mobile ?

    L’heure est-elle venue, pour votre marque, de se lancer sur le mobile ?

    Par François Rychlewski, Directeur Commercial Europe du Sud de Marketo

     Le marketing mobile, si vous ne le pratiquez pas encore, regroupe un éventail de stratégies commerciales permettant aux organisations de communiquer d’une manière interactive et pertinente à l’aide de n’importe quel appareil mobile. Votre approche évoluera peut-être au fil du temps, mais vos motivations resteront les mêmes : enchanter le consommateur, l’engager et lui vendre vos produits !

    Le marketing mobile a ceci de spécial qu’il demande à l’audience de donner son accord expressément (principe de « l’opt-in ») et se pose donc en formidable mode de communication avec des consommateurs très engagés. Et plus ils sont engagés, plus ils seront enclins à répondre activement à vos incitations à passer à l’acte d’achat, ce qui se traduira par un taux de conversion et des revenus plus élevés par la suite. Il faut donc tirer le meilleur parti de l’intérêt qu’ils manifestent en mettant en œuvre la tactique appropriée.

    Voici les 5 techniques les plus répandues pour une stratégie de marketing mobile efficace: 

    1. Messagerie mobile

    La messagerie mobile se compose traditionnellement de deux technologies : le SMS et le MMS. Néanmoins, avec l’apparition d’applications de messageries telles que SnapChat, WeChat et LINE, le message mobile a pris une nouvelle dimension, s’imposant comme la plate-forme préférée du consommateur.

    Les SMS et les MMS  demeurent toutefois de puissants canaux de communication si l’on considère que le taux d’ouverture des premiers est de 98%, selon VentureBeat, avec un taux de clic de 15% en moyenne pour les MMS. Il faut néanmoins veiller à ce que ces messages, qui sont reçus sur un appareil souvent personnel, ne soient pas perçus comme du spam en étant trop intrusifs.

    L’une des meilleures techniques pour tirer parti des SMS/MMS consiste à créer un code court, à savoir un code numérique fourni par le fournisseur d’accès et qui vient se substituer aux URL. Ce code court permet d’envoyer un message mobile à votre cible, présenté de la sorte : « Envoyez ‘’shop’’ au 99999 pour obtenir un bon de réduction de 10% valable sur votre prochain achat ». Il s’agit pour la marque d’une technique simple, permettant de stimuler l’engagement à grande échelle puisque le même code court peut être utilisé par des personnes vivant dans différentes régions.

    1. Site web mobile

    Disposer d’un site mobile est sans conteste une évidence aujourd’hui, mais il convient de souligner un élément important : le public utilise davantage son téléphone que son ordinateur de bureau pour surfer, comme l’a récemment rapporté comScore. Il est donc nécessaire d’offrir une vitrine plaisante au consommateur quel que soit l’appareil mobile qu’il utilise. Pour de nombreuses entreprises, le site web mobile est le principal point d’accès à leur offre. Ainsi, pour tirer pleinement parti de l’internet mobile, les pages de votre site web doivent se charger très rapidement et correctement sur n’importe quel appareil. Il suffit pour cela d’opter pour le design adaptatif, qui garantit un affichage sur tous types et formats d’écran sans nécessiter de créer un site web distinct. Ainsi, vos contenus sont toujours lisibles partout, ce qui améliore l’expérience utilisateur et permet à Google de parcourir et d’indexer vos pages à des fins de référencement et pour augmenter le trafic sur son moteur de recherche.

    Si vous ne disposez pas encore d’un site web adapté aux écrans des appareils mobiles, voici les trois grands piliers qui sous-tendent ce type d’infrastructure :

    • Un design fluide :un site web comporte généralement des pixels fixes de taille unique. Mais parce que les consommateurs utilisent des appareils mobiles dont la taille de l’écran varie (ordinateurs portables, smartphones tablettes…), le contenu doit impérativement être en pourcentages et non en pixels rigides afin de pouvoir s’adapter à la résolution de l’appareil utilisé. Ainsi, lorsque la résolution change en fonction de l’écran ou du navigateur, chaque élément de la grille s’adapte aux proportions définies.
    • Des images fluides :les images fluides s’adaptent elles aussi en fonction de la résolution de l’écran et de la taille de la grille. Cela suppose de prévoir des lignes de code qui permettent l’agrandissement et le rétrécissement des images par le navigateur lorsque nécessaire.
    • Les media queries :il s’agit de règles qui peuvent s’appliquer, lorsque certaines conditions sont remplies, pour modifier l’apparence d’un site. Elles indiquent alors à votre code comment offrir le rendu attendu en modifiant la feuille de style (CSS) afin de s’adapter à une taille ou une largeur d’écran spécifique.

    Certaines plates-formes d’automatisation marketing embarquent des fonctionnalités de design adaptatif pour ne pas avoir à solliciter les équipes informatiques ou de développement, et ainsi mettre facilement en place des éléments de design essentiels (masthead, footer, images…), créer facilement des landing pages adaptatives pour les appareils mobiles, choisir quels éléments doivent s’afficher sur cette page sur un ordinateur de bureau ou sur une page mobile, etc. Il est ainsi facile d’optimiser un site web consulté sur un ordinateur de bureau ou sur un appareil mobile.

    1. Applications mobiles

    Les applications mobiles, conçues pour une plate-forme mobile, fonctionnent avec ou sans connexion à Internet même si elles sont au départ destinées aux audiences ciblées disposant déjà d’un appareil mobile connecté. Une application mobile présente un double avantage : elle vous permet de gagner des utilisateurs mobiles qui ont coché la case d’opt-in et d’engager un dialogue plus approfondi avec ces derniers afin de collecter davantage d’informations sur leurs préférences et motivations. Et les applications mobiles ne sont pas intéressantes uniquement pour les professionnels du marketing de grande consommation, puisque 83 % des marketeurs B2B affirment qu’elles sont très importantes pour le marketing de contenu, comme le souligne Strategy Trends.

    Il existe globalement trois grandes catégories d’application :

    Les applications de productivité sont conçues pour permettre aux utilisateurs de gagner en efficacité dans leurs différentes tâches. Des applications de navigation telles que Google Maps, Apple Maps ou Waze sont ainsi utilisées quasi quotidiennement par un grand nombre de personnes. Elles permettent de visualiser en un clin d’œil leur trajet jusqu’à destination, en ayant une estimation de l’heure d’arrivée sur place, le tout bien plus vite et facilement qu’en le faisant manuellement, étape par étape.

    Les applications commerciales aident les entreprises cherchant à réaliser des ventes par leur biais. Le taux de réussite se mesure par le nombre de conversions (achats, recommandations, inscriptions à des programmes de fidélité…) et le chiffre d’affaires généré. Le consommateur peut par exemple commander une pizza directement via l’application Domino’s Pizza ou régler un achat sur celle de Groupon.

    Les applications de maintien de l’engagement sont conçues de sorte à causer une forme d’addiction des utilisateurs. Il s’agit par exemple des applications de réseaux sociaux, utilisées quotidiennement, telles que Facebook, Instagram et Twitter, ou des applications de sites d’actualité comme Le Figaro, Le monde ou Libération consultées chaque jour.

    Certaines applications entrent dans plusieurs catégories, elles sont considérées comme étant d’usage mixte.

    Avant de se lancer dans le développement d’une application, il convient de s’interroger sur la catégorie à laquelle elle appartiendra et définir les objectifs. Avec plus de deux millions d’applications disponibles sur le marché, mieux vaut disposer d’une stratégie et d’objectifs précis. Selon Nielsen, l’utilisateur moyen se sert de 26 ou 27 applications chaque mois, mais principalement de 5 dans la majorité des cas (84%). Il faut donc veiller à utiliser ce canal dans le cadre de campagnes marketing et promotionnelles très dynamiques, et à l’intégrer avec d’autres canaux. Certaines solutions d’engagement mobile permettent par exemple de repérer des comportements spécifiques pour ensuite y répondre avec des contenus pertinents dans l’application ou sur plusieurs canaux, afin de poursuivre la conversation entamée avec les utilisateurs en dehors de l’application.

    1. QR Codes

    Les QR codes, ou Quick Response Codes, sont utilisés pour télécharger rapidement du contenu sur un smartphone à l’aide d’une image, généralement en prenant en photo ledit code ou en le scannant. Ces codes ne sont pas largement adoptés par les marketeurs car les utilisateurs d’appareils mobiles n’ont pas tous installé un lecteur dédié. Il existe toutefois de nouvelles méthodes permettant de stimuler une audience en faisant preuve de créativité, afin de l’inciter à s’engager via un appareil mobile à l’aide d’une fonction semblable au code QR. A titre d’exemple, Snapchat a adopté l’idée du QR code en créant sa propre version, le « Snapcode » : le petit fantôme blanc contient un code dédié à chaque compte utilisateur. Demandez-vous comment capter l’attention de votre audience en vue de l’engager sur son appareil mobile sur une base régulière. Cela peut se faire en imprimant votre code Snapcode sur un sac publicitaire, en le postant sur Twitter à la place de votre photo de profil, en l’intégrant dans un blog ou encore en le partageant sur vos autres canaux afin de faire de l’auto-promotion et ainsi de développer votre popularité sur les réseaux sociaux.

    1. La réalité augmentée

    La réalité augmentée est une vue normale du monde à laquelle se superposent des effets générés par ordinateur tels que du son ou des images, en utilisant un appareil ou accessoire dédié, à l’instar des Google Glasses. A la différence de la réalité virtuelle (VR) qui simule l’environnement réel en plongeant les utilisateurs dans un monde virtuel, la réalité augmentée fait voir le monde réel en lui superposant une couche virtuelle à l’aide de logiciels qui scannent et reconnaissent des images à afficher pour produire l’effet escompté.

    La réalité augmentée utilise un canal déjà personnel pour éduquer et vendre des produits, en positionnant un produit sur le visage d’une personne ou autour d’elle pour donner cette touche personnelle. Des chercheurs de Harvard ont d’ailleurs réalisé que l’intégration d’applications de réalité augmentée au cœur de l’expérience d’achat entraîne un sentiment de satisfaction du côté des acheteurs quant à la technologie utilisée et aux produits promus, et, surtout, permet d’augmenter les ventes.

    Certaines solutions, créées spécifiquement pour la réalité augmentée, permettent de développer une expérience virtuelle pour vos acheteurs. Néanmoins, pour réussir la mise en place d’une telle expérience, il faut offrir une réelle valeur à l’utilisateur final en l’intégrant dans son parcours d’achat. A titre d’exemple, IKEA va proposer une fonctionnalité de réalité augmentée dans son application : le client pourra piocher dans les pages interactives du catalogue 2017 pour agencer une pièce en positionnant à sa guise les meubles afin de se rendre compte du résultat.

    Toutes les entreprises, qu’elles soient de petite taille et dans le B2B, des multinationales ou des entreprises vendant des produits de grande consommation, doivent prendre conscience que leurs clients existants ou potentiels utilisent tous des appareils mobiles. Elles ont tout intérêt à aller à leur rencontre sur ce terrain, en saisissant toutes les occasions permettant d’adopter certains de ces conseils proposés, dans le cadre d’une stratégie mobile.

     

  • Pourquoi Facebook s’attaque à la Marketplace ?

    Facebook Marketplace, le nouveau bon coin social ?

    Par Benoit Feron, Co-Fondateur et Chief Sales Officer, IZBERG

    Début octobre, Facebook a annoncé le lancement d’une plateforme de vente en ligne entre particuliers. Actuellement disponible aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne, la plateforme est accessible depuis l’application mobile Facebook.

    Après l’échec du F-commerce, Facebook s’attaque à la Marketplace en lançant Facebook Marketplace. Au regard de son modèle C2C, ne serait-ce qu’une plateforme de simples petites annonces ? Assiste-t-on aux prémices d’une Marketplace qui se veut résolument sociale ? Facebook arrivera-t-il à mettre en place le bon niveau de modération pour éviter les abus ?

    Une puissance de frappe mondiale

    Avec cette Marketplace C2C, Facebook mise sur la puissance de frappe de ses 1,7 Mds d’abonnés et sur un puissant maillage territorial à l’échelle mondiale. Il s’agit pour l’instant des prémices de la Marketplace, avec des transactions réalisées offline et les limites qu’imposent le modèle de petites annonces C2C.

    Au travers de leurs profils, les abonnés sont de potentiels vendeurs et acheteurs sur une plateforme qui permet ainsi d’interconnecter les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de géolocalisation. L’avantage évident de Facebook Marketplace par rapport à Craigslist ou Le Bon Coin est la possibilité de« tracer » le vendeur grâce à son profil Facebook ce qui rassure l’acheteur sur la confiance qu’il peut accorder au vendeur lors de la transaction.

    Les prémices d’une véritable stratégie e-commerce ?

    Facebook se lance ainsi sur un modèle C2C pour ne pas bouleverser les habitudes de ses internautes qui connaissent déjà bien ce modèle au travers du Bon Coin ou de Craigslist. Mais il ne s’agit que d’une première étape pour Facebook, qui pourrait ensuite mettre en place une réelle stratégie e-commerce via une Marketplace intégrée.

    En effet, dans un second temps, Facebook pourrait élargir sa stratégie de monétisation au B2B2C afin de séduire les marques en leur proposant de nouveaux services à dimension marchande. Facebook a également accès aux préférences de ses utilisateurs, et peut par exemple renforcer le maillage entre les marques et les utilisateurs en généralisant l’utilisation des bots qui simplifieront l’expérience d’achats et la rendront plus intuitive. D’autant que Facebook a déjà intégré les bots dans son application Facebook Messenger.

    Le monitoring des annonces, une priorité

    La problématique complexe du monitoring des annonces pourrait cependant s’avérer un frein dans l’expansion de son service. A peine lancée, Facebook Marketplace, potentiellement dépassée par son succès, comptait déjà de nombreuses annonces ne respectant pas ses conditions d’utilisation (produits illicites, armes à feu…). Problème résolu depuis, la question se pose de l’avenir et de l’impact de l’ouverture du service au reste du monde. Une partie du monitoring peut en effet être gérée par des algorithmes divers, mais le facteur humain est indispensable. La vérification de contenu est ainsi un métier complexe, déjà très bien maîtrisé par les leaders des échanges C2C tels que Le Bon Coin, et sur lequel Facebook devra évoluer rapidement.

    Enfin, le C2C reste intéressant comme première étape pour Facebook qui place clairement le modèle Marketplace comme un réel levier de croissance pour sa plateforme d’échanges. A terme, Facebook pourrait réunir sur sa Marketplace les nombreux utilisateurs de groupe de reventes entre particuliers et de petites annonces existants sur sa plateforme, tout comme les utilisateurs d’autres plateformes C2C ainsi que les nombreux acheteurs en ligne.

    Avec sa Marketplace, Facebook entre dans le cercle de plus en plus peuplé des opérateurs de Marketplace, et bénéficie ainsi d’un canal de vente en ligne supplémentaire sans avoir à supporter les contraintes liées à l’activité e-commerce traditionnelle (frais de stockage, d’entreposage ou de livraison). Le challenge pour Facebook sera de faire évoluer son modèle en donnant à sa Marketplace un cadre sécurisé, contrôlé et attractif, avant de pousser plus avant le concept.

  • Publicité : les 4 clés d’une stratégie multicanale efficace

    Quand les publicitaires doivent constamment réévaluer la pertinence de leurs plans médias

    par Yohan Stern, Président AdScoria By Key Performance Group

    La multiplication des canaux de communication atteint aujourd’hui un degré inédit. Face à l’arrivée d’une pléiade de nouveaux points de contact, les publicitaires sont challengés et doivent constamment réévaluer la pertinence de leurs plans médias. Comment optimiser sa stratégie multicanale dans un tel contexte ?

    1)    Être à l’affut de l’innovation

    Les nouvelles plateformes de contenu se multiplient à un rythme toujours plus soutenu. Lorsque l’une d’elle connaît le succès, le prix de l’espace publicitaire augmente exponentiellement, il est donc nécessaire de ne pas arriver après la bataille et de savoir repérer les nouveaux outils les plus prometteurs. Pour ne pas louper le Snapchat de demain, mieux vaut donc garder un œil sur les données d’utilisation et les résultats des start-ups et des réseaux les plus innovants.

    2)    Identifier les utilisateurs de façon fiable

    La gestion de l’identité des consommateurs est la clé d’une stratégie efficace. Pour maîtriser les contacts opérés avec chacun et éviter les redites qui génèrent un sentiment de harcèlement, il est nécessaire de lier les divers fragments d’identité connus sur chaque personne physique : adresse postale, identifiants sur les réseaux sociaux, adresse IP, etc. Avec une telle synchronisation des actions sur chaque canal, il est indispensable d’opérer une centralisation de toutes les données marketing. C’est dans ce but que sont aujourd’hui développées des DMP, ou data management platforms, de plus en plus perfectionnées et demandant le concours de data analysts compétents techniquement et stratégiquement.

    3)    Utiliser les données pour optimiser vos contenus en fonction des cibles et des canaux

    En s’appuyant sur les données fournies par la DMP, les professionnels du marketing ont désormais l’occasion d’automatiser le partage de contenus ciblés. Il est désormais possible de connecter les plateformes d’achat médias sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche en utilisant les critères de ciblages définis par les data analysts sur la base d’informations croisées dans la DMP : c’est le marketing automation.

    4)    Créer des modèles d’attribution pertinent pour suivre vos KPI’s

    Pour perfectionner continuellement sa stratégie multicanale, encore faut-il connaître avec précision ses résultats sur chaque levier. C’est le but des modèles d’attributions, savoir d’où vient le consommateur qui vient d’effectuer un achat mais aussi par quels autres canaux il a pu être touché précédemment : comparateur d’achat, newsletter, etc. Parce qu’il existe autant de parcours clients que de clients et parce que le offline et le online interfèrent plus que jamais, il convient de croiser un maximum de données provenant de toutes les sources à disposition.

    La multiplication des canaux transforme et complexifie donc radicalement le travail du marketeur. Toutefois, les bases de toute stratégie restent valables : un plan média commence par la définition d’objectifs (audience, branding, ROI, génération de leads, etc.), la connaissance qualitative de sa cible ainsi que l’affirmation de valeurs de marques claires. Malgré toutes les innovations, les basiques restent indispensables !

     

     

  • Comment tirer parti de Pokémon GO dans sa stratégie marketing ?

    Vos acheteurs sont des Pokémon, mais c’est à vous d’évoluer ! 

    Par François Rychlewski, Directeur Europe du Sud de Marketo

    Pokémon GO, la nouvelle application mobile vous permettant de capturer des monstres de poche autour de vous au travers de votre GPS et de la réalité augmentée, génère plus d’engagement au quotidien que Facebook Messenger et Instagram combinés, d’après des données révélées par SimilarWeb. A date du 11 juillet, soit seulement 5 jours après son lancement, l’application avait déjà été installée sur 10,8% des appareils Android aux Etats-Unis ; des chiffres qui atteignent respectivement 15,1% et 16% pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De plus, Pokémon GO rassemble plus d’utilisateurs que Tinder, ce qui signifie que vous avez plus de chance de rencontrer votre âme sœur en cherchant un Dracaufeu qu’en zappant un profil vers la droite.

    Avec l’aide de créatures fictives et (le plus souvent) adorables apparues dans les années 90, Pokémon GO a rapidement changé la donne de l’engagement, et aux quatre coins du monde, les marketeurs curieux commencent à se poser quelques questions :

    Comment puis-je tirer parti de Pokémon GO dans ma stratégie marketing ?

    • Qu’est-ce que le jeu peut m’apprendre que je pourrais appliquer à mes activités marketing quotidiennes ?
    • Quelle est la meilleure approche : attraper tous ces Nosferapti et utiliser les bonbons pour obtenir un Nosferalto, ou attraper un Pokémon déjà évolué ?

    Voici quelques remarques et conseils sur la façon dont Pokémon GO peut s’insérer dans une stratégie marketing.

    Définir des objectifs clairs et réalistes

    Les statistiques citées ci-dessus, couplées à l’activité de mon fils de ces dernières semaines, démontrent clairement que Pokémon GO est addictif, les utilisateurs étant déterminés à atteindre leur objectif. Dans le cadre de campagnes marketing, il faut faire preuve de la même détermination pour évaluer les objectifs, établir une échelle de mesure, et identifier quelles activités permettront de les atteindre. Pourquoi acheter de l’espace publicitaire dans une publication économique lorsque son lectorat n’inclut pas notre audience cible ? Pourquoi dépenser son argent dans des campagnes coûteuses d’acquisition quand la rétention est actuellement la priorité des équipes en interne ? Pourquoi attraper de nouveaux Pokémon quand il faudrait plutôt se concentrer sur l’évolution de ceux déjà capturés afin de défier et récupérer une arène ?

    Inciter et fournir de la valeur aux acheteurs

    En tant que joueur de Pokémon GO, mon fils est très friand de PokéStops, ces endroits où l’on peut faire le plein d’objets. Pour que les clients actuels et potentiels interagissent avec une marque, il faut leur donner une bonne raison de le faire. Cela peut être assez basique, comme fournir du contenu engageant apportant une valeur ajoutée à leur activité, leur quotidien ou autre programme de fidélité. La clé ici est de garder son audience au top de ses priorités et de lui expliquer comment vous pouvez les aider. Les autres aspects tels que les revenus suivront.

    D’un point de vue très pratique, si votre commerce a la chance d’être un PokéStop dans le jeu, il faut capitaliser dessus. Quelques-unes des entreprises déjà sélectionnées ont d’ailleurs eu des réactions assez différentes que vous achetiez ou non dans leur magasin, endroit stratégie Pokéstops

    Cette stratégie est quitte-ou-double : des joueurs particulièrement fervents n’hésiteront pas à mettre la main à la poche pour accéder aux récompenses, alors que d’autres décideront de simplement se diriger vers d’autres PokéStops. Il est donc intéressant d’accueillir les joueurs de Pokémon GO à bras ouverts, au lieu de les effrayer. Il y a des chances pour que vous puissiez bénéficier de la fréquentation du lieu, surtout si vous faites preuve de créativité dans votre approche publicitaire.

    Même si votre entreprise n’est pas un PokéStop référencé, il existe d’autres façons pour mettre un pied dans le jeu :

    1. Les publicités seront bientôt disponibles au sein de l’application sous la forme de localisations sponsorisées
    2. Il est possible de placer des leurres dans le jeu pour attirer les Pokémon dans votre entreprise et les rendre accessibles aux autres pendant 30 minutes. C’est à peu près comme une vente flash… avec des créatures tirées d’un dessin animé. Pour les marketeurs B2B, il est possible par exemple de placer un leurre dans un salon pour attirer les participants et générer des leads.
    3. Découvrez quels Pokémon peuvent être trouvés autour de votre entreprise et informez les passants. Le but ultime de Pokémon est de tous les attraper, cela permettra donc d’attirer les joueurs n’ayant pas attrapé tel ou tel Pokémon ou souhaitant en attraper d’autres pour récupérer leurs bonbons et ainsi les faire évoluer.
    4. Récompensez les joueurs avec quelques avantages gratuits. Rappelez-vous : il ne s’agit pas de ce que vous gagnez en acquérant un nouveau client, il s’agit de leur valeur sur le long-terme, ce qui inclut leur pouvoir de recommandation auprès de leur réseau. D’après une étude Teradata, 61% des consommateurs affirment qu’ils partageraient une expérience positive avec leurs proches (amis, familles, etc.) et 27% déclarent qu’ils seraient prêts à adhérer à un programme de fidélité dans la foulée.

    Etre pertinent

    Vous ne pensiez vraiment pas pouvoir attraper Artikodin dans le Sud de la France ? Niantic, les créateurs de Pokémon GO, ont bien étudié leur produit afin que les Pokémon apparaissent au sein d’environnements représentatifs de leurs origines (les Pokémon eau près d’endroits aquatiques, les Pokémon plante dans des parcs, etc.)

    Les directeurs marketing devraient s’en inspirer : pas besoin de faire de la publicité pour de la crème glacée en plein milieu de l’hiver en Scandinavie. En parallèle, si votre audience cible se compose de Millennials, alors oui, il faut absolument considérer l’intégration de Pokémon dans votre stratégie marketing. L’âge moyen des joueurs est d’environ 25 ans, ce qui fait de cette application un essentiel pourles acheteurs Millennials difficiles à attirer.

    Maintenant… Attrapez les tous !

    Peut-être que d’ici une semaine, plus personne ne jouera à Pokémon GO. Peut-être que nous serons en train de suivre une toute autre tendance. Cela est difficile à déterminer, ce qui signifie que si l’on souhaite surfer sur cette vague, il faut le faire vite (comme si vous souhaitiez attraper le Rattatac CP 142 qui vous échappe toujours).

    Pour le moment, profitez de cette rare chance d’intégrer d’adorables personnages animés dans votre stratégie marketing et concentrez-vous sur les retours que vous pouvez obtenir de la part de ce qui pourrait vite devenir le jeu le plus viral de tous les temps.

    Et si cela ne fonctionne toujours pas, courez à droite à gauche en lançant des Pokéballs sur les gens, au moins vous attirerez leur attention !

     

     

  • FORRESTER : quand le leadership passe par l’obsession client

    Cinq compétences en leadership indispensables aux dirigeants d’entreprise à l’ère du client

    Depuis cinq ans que nous sommes entrés dans l ’ère du client, ainsi que l’avait prédit Forrester, le pouvoir est passé des mains des entreprises à celles des clients, favorisant encore plus la rupture digitale, encourageant encore davantage l’hyperadoption par les clients et obligeant encore plus d’organisations à faire de l’expérience client une priorité.
    Dans son nouveau rapport, James McQuivey, analyste Forrester, affirme que la seule stratégie d’entreprise à adopter par les entreprises à l’ère du client est de le servir à un niveau qui confine à l’obsession. Cependant, mettre un place un modèle opérationnel « customer-obsessed » est une chose, parvenir à ce que l’entreprise dans son ensemble exécute la stratégie efficacement en est une autre. Les vrais leaders seront capables de mener à bien les deux. Malheureusement, les compétences de nombreux dirigeants ne suffiront pas pour leur permettre d’être à la hauteur de ce défi.

    Le rapport de Forrester identifie cinq compétences de leadership indispensables pour mener les organisations à l’obsession client.

    1. Placer haut la barre de l’obsession client.  Les mots peuvent être source d’inspiration, mais l’effet s’en dissipe s’ils ne sont pas suivis par des actions spécifiques. Placer la barre haut, rendre visibles les niveaux à atteindre  et responsabiliser les organisations pour qu’elles les atteignent, c’est transformer les mots des dirigeants en actions concrètes.
    2. Reconnaître et récompenser l’obsession client. Les gens apprécient d’avoir un retour sur ce qu’ils font, et rien n’est plus motivant que d’avoir un objectif partagé, de travailler pour y parvenir et d’être reconnu lorsqu’il a été atteint. Les leaders « customer-obsessed »  mettront en place des incentives pour récompenser les collaborateurs pour leurs contributions notables.
    3. Eliminer les obstacles à l’obsession client. Les leaders démontrent leur valeur lorsqu’ils identifient délibérément les obstacles – procédures formelles ou pratiques informelles – et les éliminent, même temporairement, pour permettre à une équipe ou un individu d’engager une action « customer-obsessed ». 
    4. Modéliser l’obsession client dans vos propres comportements. Si vous ne donnez pas l’exemple, les plus belles paroles du monde n’entraîneront pas les autres à le faire eux-mêmes.  Diriger dans un état d’esprit « customer-obsessed » et chacune des actions que vous entreprenez aura des répercussions sur le reste de l’organisation.
    5. Attribuer les ressources nécessaires pour atteindre l’obsession client. Vous obtiendrez ce pour quoi vous avez payé, et si vous n’investissez pas dans l’obsession client, vous ne l’obtiendrez pas.  Mais attendre le cycle annuel des attributions budgétaires pour y ajouter une ligne « obsession client » ne permettra pas de mettre en oeuvre l’action dont l’organisation a besoin – ou d’encourager l’action des autres. Parfois, de gros changements dans le budget envoient un signal fort, mais ils doivent s’accompagner aussi d’allocations de ressources plus petites et plus souples.
  • Les compétences de leadership indispensables pour un modèle customer-obsessed

    Le rapport de Forrester identifie cinq compétences de leadership indispensables pour mener les organisations à l’obsession client.

    Depuis cinq ans que nous sommes entrés dans l ’ère du client, ainsi que l’avait prédit Forrester, le pouvoir est passé des mains des entreprises à celles des clients, favorisant encore plus la rupture digitale, encourageant encore davantage l’hyperadoption par les clients et obligeant encore plus d’organisations à faire de l’expérience client une priorité. Dans son nouveau rapport, James McQuivey, analyste Forrester, affirme que la seule stratégie d’entreprise à adopter par les entreprises à l’ère du client est de le servir à un niveau qui confine à l’obsession. Cependant, mettre un place un modèle opérationnel « customer-obsessed » est une chose, parvenir à ce que l’entreprise dans son ensemble exécute la stratégie efficacement en est une autre. Les vrais leaders seront capables de mener à bien les deux. Malheureusement, les compétences de nombreux dirigeants ne suffiront pas pour leur permettre d’être à la hauteur de ce défi.

    Le rapport de Forrester identifie cinq compétences de leadership indispensables pour mener les organisations à l’obsession client.

    Placer haut la barre de l’obsession client.  Les mots peuvent être source d’inspiration, mais l’effet s’en dissipe s’ils ne sont pas suivis par des actions spécifiques. Placer la barre haut, rendre visibles les niveaux à atteindre  et responsabiliser les organisations pour qu’elles les atteignent, c’est transformer les mots des dirigeants en actions concrètes.

    Reconnaître et récompenser l’obsession client. Les gens apprécient d’avoir un retour sur ce qu’ils font, et rien n’est plus motivant que d’avoir un objectif partagé, de travailler pour y parvenir et d’être reconnu lorsqu’il a été atteint. Les leaders « customer-obsessed »  mettront en place des incentives pour récompenser les collaborateurs pour leurs contributions notables.

    Eliminer les obstacles à l’obsession client. Les leaders démontrent leur valeur lorsqu’ils identifient délibérément les obstacles – procédures formelles ou pratiques informelles – et les éliminent, même temporairement, pour permettre à une équipe ou un individu d’engager une action « customer-obsessed ».

    Modéliser l’obsession client dans vos propres comportements. Si vous ne donnez pas l’exemple, les plus belles paroles du monde n’entraîneront pas les autres à le faire eux-mêmes.  Diriger dans un état d’esprit « customer-obsessed » et chacune des actions que vous entreprenez aura des répercussions sur le reste de l’organisation.

    Attribuer les ressources nécessaires pour atteindre l’obsession client. Vous obtiendrez ce pour quoi vous avez payé, et si vous n’investissez pas dans l’obsession client, vous ne l’obtiendrez pas.  Mais attendre le cycle annuel des attributions budgétaires pour y ajouter une ligne « obsession client » ne permettra pas de mettre en oeuvre l’action dont l’organisation a besoin – ou d’encourager l’action des autres. Parfois, de gros changements dans le budget envoient un signal fort, mais ils doivent s’accompagner aussi d’allocations de ressources plus petites et plus souples.

  • Comment transformer une interaction client en Business concret ?

    Comment transformer une interaction client en Business concret ?

    Par Eric Vidal, Executive Vice President Northern Europe chez Easyphone (Altitude Software groupe)

    A l’heure actuelle les entreprises ne devraient pas hésiter à contacter leurs clients de manière proactive, que ce soit pour des raisons de télémarketing, de service client ou de recouvrement de dettes…

    De ce fait, l’industrie des centres de contact a évolué quant à sa perception sur ce que doit être l’objectif principal des interactions sortantes. Il ne s’agit pas uniquement du nombre de tentatives d’appels, du nombre de personnes contactées et d’autres indicateurs simples. Aujourd’hui, le centre de contact des entreprises modernes prend soin de ses clients et considère les interactions sortantes comme un moyen de proposer un service proactif, dans le but d’aider et de servir le client.  Lorsqu’il s’agit de concevoir des stratégies, l’esprit humain a toujours été notre principale source d’information et d’inspiration. Souvent, la technologie n’a pas su être à la hauteur de nos idées audacieuses. Cependant, de nos jours, la technologie peut apporter une réponse aux stratégies que nous avons imaginées, et elle peut même nous permettre d’aller au-delà.

    Voici les 4 étapes principales pour concevoir une stratégie de campagne d’appels sortants :

    1 – Segmenter la liste de contacts

    Auparavant, les centres d’appels ne faisaient pas de distinction entre les contacts d’une liste. Chaque contact était traité de la même façon, et les appels ne tenaient pas compte d’une quelconque autre information disponible. Tout ce qui comptait était le nombre d’appels réalisés, le pourcentage d’appels connectés et d’autres indicateurs simples. Heureusement, les temps ont changé, les opérations et les processus opérationnels sont de plus en plus optimisés. Au cours des premières années des centres de contact, la segmentation des contacts ne s’appuyait que sur l’expérience du responsable concerné et sur ses connaissances du marché. De nos jours, cependant, nous pouvons aller au-delà et utiliser la technologie, des algorithmes sophistiqués et un apprentissage automatique afin de trouver la meilleure stratégie. En adaptant et en changeant constamment nos paramètres de segmentation, nous pouvons savoir quels sont les contacts à appeler, ceux à écarter et ceux qu’il est préférable de contacter par n’importe quel autre canal de communication.

    2- Bien définir les compétences des agents

    Associer des clients et des prospects avec l’agent le plus approprié du service client aidera à fournir une meilleure expérience client et à améliorer l’image de l’entreprise. En outre, une association intelligente agent/client augmentera les taux de réussite de la campagne, et rendra le travail de vos agents plus plaisant. L’un des facteurs que les clients citent comme étant le plus important lorsqu’ils sont contactés par des entreprises, est le fait que les agents disposent des connaissances nécessaires et qu’ils soient capables de résoudre leurs problèmes. Ceci est particulièrement important pour les campagnes d’appels sortants car les clients ne prendront pas à la légère le fait d’être contacté par quelqu’un ne disposant pas des connaissances nécessaires lui permettant de réaliser effectivement la tâche objet de son appel.

    3- Définir les règles de numérotation

    Après avoir segmenté les listes de contact, et avoir décidé qui devrait contacter qui, vient le moment d’entrer dans les détails concernant les véritables processus de numérotation et d’appel. Pour augmenter les taux de réussite, et en outre améliorer la satisfaction des clients, la gestion du centre de contact doit prendre en compte plusieurs aspects, tels que la meilleure heure à laquelle appeler, les intervalles entre les appels, les modes de numérotation, etc.

    4- Formuler un script pour optimiser la transaction

    En réfléchissant sur la meilleure manière de s’adresser à chacun de vos publics, et en proposant aux agents des scripts faciles à utiliser, non seulement les chances de succès d’une campagne augmenteront, mais la satisfaction des clients et la motivation des employés également. La formulation du script doit être adaptée aux différents segments, en ayant à l’esprit les différents âges des clients, les différentes étapes du cycle de vie du produit, etc.

    Si ces communications engagées représentent un avantage pour les clients, la relation avec les centres de contacts en seront plus que bénéfiques. C’est pourquoi, avant de démarrer une campagne d’appels sortants, les responsables des centres de contact doivent s’assurer qu’ils ont conçu la stratégie optimale.