Étiquette : RSE

  • Résultats de l’étude Fevad / Next Content sur les achats et le commerce B2B

    Politiques d’achats : les entreprises misent sur le
    e-commerce pour contrer l’inflation tout en maintenant leurs objectifs RSE

    Dans ce climat économique incertain, marqué par de profondes transformations des conditions de marché (crise géopolitique et ses conséquences en termes d’inflation et de tensions sur les circuits d’approvisionnements, crise environnementale et ses conséquences réglementaires…), la Fevad a souhaité mener une étude qui confronte les défis clés et l’évolution des politiques fournisseurs des acheteurs professionnels avec les enjeux et choix stratégiques des fournisseurs B2B.

    Pour cela, elle a confié à Next Content la réalisation de 2 enquêtes :
    • La première auprès de décideurs achats dans des structures publiques et privées de plus de 100 salariés
    • La seconde auprès de décideurs des stratégies commerciales, marketing chez des fournisseurs B2B (distributeurs, industriels…). Des directions achats confrontées à des objectifs d’amélioration de la performance environnementale dans un contexte économique qui s’est dégradé.

    Plus de la moitié des décideurs achats (les 2/3 dans l’industrie) indiquent être confrontés actuellement à une tendance inflationniste très forte.
    Cette accélération de l’inflation conjuguée à des pénuries sur certains marchés, a entraîné des conséquences sur les performances économiques au niveau des achats. La moitié des décideurs achats souligne une dégradation de leurs indicateurs économiques sur 2022 (conditions tarifaires, prix, remises…) et seulement 21% constatent une amélioration. Dans ce contexte, 43% précisent que ces indicateurs économiques constituent l’objectif prioritaire à l’horizon 2025. Et si l’on recentre l’analyse sur les entreprises privées, notamment dans l’industrie, ce taux s’accroît fortement et cet objectif devient largement majoritaire.

    Dans les structures publiques, l’objectif environnemental est davantage cité mais sans être majoritaire. L’obtention de meilleures conditions tarifaires des fournisseurs mais aussi l’amélioration de la performance opérationnelle des achats sont le plus souvent privilégiées.

    Ainsi quand on demande aux décideurs acheteurs de hiérarchiser les principaux défis pour leur organisation à l’horizon 2025, la négociation fournisseurs dans un contexte inflationniste ressort nettement et fait partie des 2 principaux défis des entreprises les plus cités devant les nouvelles exigences environnementales et les tensions sur les approvisionnements.

    En effet, l’amélioration de la performance environnementale est une dimension clé des stratégies achats avec de nombreux projets déjà engagés et surtout programmés pour les prochaines années.

    La moitié des décideurs indiquent, pour 2023, une plus grande prise en compte des indicateurs de performance environnementale dans les appels d’offres, une même proportion qu’ils vont engager des projets pour optimiser les livraisons et réduire les émissions carbone. 40% vont renforcer le sourcing européen, une même proportion pour le sourcing en France. Cela répond en partie à cette optimisation du transport mais il s’agit aussi d’une volonté de diversifier géographiquement ses approvisionnements pour limiter les dépendances et les risques de ruptures.

    Mais améliorer ses conditions d’achats en termes de prix et améliorer sa performance environnementale supposent la résolution d’une équation complexe car ces défis engendrent parfois des choix contradictoires.
    Ainsi, une majorité des décideurs achats (68%) considère que le contexte d’inflation avec ses conséquences sur les marges et la croissance de l’activité, pourraient décaler les projets ou l’atteinte des objectifs environnementaux des directions achats.

    Mais pour plus de la moitié d’entre eux, l’impact 3 restera modeste. Et pour 32%, les objectifs environnementaux sont prioritaires et dépassent les contraintes conjoncturelles. Des réponses organisationnelles dans les directions achats face au contexte d’inflation Le contexte d’inflation et la dégradation de leur performance économique, incitent les décideurs acheteurs à vouloir renforcer et approfondir leurs relations avec les principaux fournisseurs pour dégager des économies opérationnelles.

    Ce phénomène est particulièrement marqué dans les plus grandes structures. Cela passe notamment par davantage de collaborations techniques et organisationnelles pour développer la dématérialisation des processus et des documents via notamment les commandes électroniques.

    L’e-commerce, la digitalisation peuvent donc constituer une des réponses à la résolution complexe de cette équation qui vise à maintenir la compétitivité économique de ses achats, tout en améliorant significativement les indicateurs environnementaux. En effet, concernant les bénéfices de la digitalisation des achats observés depuis 2 ans, les 2/3 des décideurs achats soulignent qu’elle a notamment permis une réduction des coûts opérationnels et une optimisation de la productivité. Une majorité de décideurs mettent en avant l’amélioration de l’analyse de performance, le reporting et la réduction de l’empreinte environnementale par un sourcing plus responsable.

    L’enquête auprès des fournisseurs (industriels, distributeurs…) révèle de nombreux projets d’accélération e-commerce à la fois dans une logique de développement commercial et d’acquisition clients mais aussi dans une optique d’amélioration de l’expérience client et d’optimisation des coûts de distribution.
    29% des décideurs citent les nouvelles exigences environnementales de leurs clients comme un des deux défis majeurs à l’horizon 2025. Cela nécessite de revoir offre et services commercialisés mais aussi d’améliorer leur organisation et process pour une meilleure performance environnementale.
    On peut ainsi ajouter les 10% de décideurs chez les fournisseurs qui ont mis la décarbonation de leur activité parmi ces principaux enjeux.

  • Le CMIT et PAC dévoilent « Les tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023 »

    Tendances & perspectives des marchés du numérique en 2023

    Le numérique présente toujours de belles perspectives et les enjeux RSE sont au cœur des projets pour 85% des DSI

    Le CMIT et PAC présentent dans leur nouvelle infographie les tendances du marché IT, leurs prédictions 2023 et leurs « regards croisés » sur la conjoncture et les tendances. Malgré les crises multiples (inflation, chute des valeurs de la tech, conflit, climat…), le marché du numérique démontre une nouvelle fois sa résilience et offre de belles opportunités de croissance durable à l’ensemble de l’écosystème. Dans cette analyse comparative, ils répondent à la question : comment saisir les opportunités et naviguer dans un environnement en constante perturbation ?

    Ce qu’il faut retenir des grandes tendances 2023.

    Le secteur du numérique connaît une croissance soutenue et affiche un regard positif dans l’avenir. 

    •  Selon le CMIT : 25% des marketeurs sondés prévoient une croissance supérieure à 20% en 2023 !
    • Selon PAC : Le secteur du numérique (logiciels et services) met en évidence une croissance de +7,5% en 2023 mais certains marchés continuent une croissance à deux chiffres, là où d’autres continuent à décliner rapidement…
    Le « Move to Cloud » est devenu incontournable et les DSI de plus en plus matures dans leurs choix de stratégies les plus adaptées à chaque usage
    •  Selon le CMIT : 70% des acteurs sondés dans les nouvelles technologies prévoient que la part du cloud représentera +40 % de leur chiffre d’affaires (CA) en 2026.
    • Selon PAC : A l’horizon 2026, la croissance moyenne du cloud entre 2022 et 2026 sera de 15% permettant de porter la part des investissements liés au cloud de 27% à 40% du total des dépenses IT.

    « Le numérique devient plus « responsable » et reste encore et toujours à la recherche de talents. Dans un contexte géopolitique et économique incertain, le secteur du numérique a en effet continué à croitre fortement en 2022 de +7,5%. 

    Clairement, le marché reste tiré par la modernisation et le développement de nouveaux services dans les efforts de digitalisation menée à 360° qui boostent les investissements logiciels et les plateformes cloud : ces derniers ont encore connu une croissance assez exceptionnelle de +11,3% en 2022. Cette dynamique est et restera pour les prochaines années portée majoritairement par le cloud qui va continuer d’être un moteur très important du marché et la fondation de toute transformation numérique.

    Les grands enjeux des DSI sont toujours bien présents : 

    • La cybersécurité reste au top des préoccupations (même si cela ne se reflète pas toujours dans leurs investissements malgré la recrudescence des attaques et des risques de plus en plus importants pour les métiers avec un niveau de digitalisation et d’exposition croissant)
    • L’amélioration de l’expérience client/usager reste un sujet clé car porteuse de bénéfices plus directement notables et plus facilement justifiables par les directions impliquées.
    • La digitalisation des processus et l’analyse des données deviennent l’un des principaux enjeux et atouts des entreprises (que ce soit pour mieux connaître et servir ses clients pouvoir améliorer les processus internes de l’entreprise ou bien satisfaire aux nouveaux modes de travail hybrides)
    « Au-delà de ces sujets présents depuis quelques années déjà, PAC a noté la montée en puissance de quelques nouveaux thèmes : Les critères environnementaux gagnent en importance, notamment pour remporter des appels d’offres, mais encore peu de projets y sont consacrés même si nous observons clairement une dynamique positive : 85% des DSI ont eu des projets IT qui viennent soutenir les enjeux de RSE « métier » de leur entreprise en 2022 ou prévoient d’en avoir en 2023 (IT for green).
    La tension sur les ressources reste forte et a même tendance à s’accentuer. Ainsi, 29% des DSI que nous avons interrogé déclarent avoir plus de difficultés à trouver certaines compétences chez leurs prestataires de services numériques au deuxième semestre 2022 par rapport au premier semestre 2022 (après avoir été 37% en S1 2022 par rapport à 2021). De l’autre côté, les recrutements ont encore été en hause au S2 2022 pour 66% des entreprises du numérique. » 
    Vincent Malka – PAC France Director – @MalkaVincent @PAC_Analyst_FRLes 3 principaux défis à relever de 2023 sont : 
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Tension de compétences & réseau de partenaires (61%)
    • Selon PAC : 66% des offreurs ont des recrutements en hausse en 2022 face à une pénurie de compétences qui perdure…
    En Top 2
    • Selon le CMIT : Enjeux ESG & situation économique du pays (57%)
    • Selon PAC : 83% des offreurs prévoit un impact de la situation économique plus important en 2023
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Pression sur les prix et les marges (52%)
    • Selon PAC : 100% en phase avec le CMIT
    Les leviers de croissance qui se dégagent :
    En Top 1 
    • Selon le CMIT : Développement de l’activité chez les clients actuels pour 85% des sondés
    • Selon PAC : pour les ESN, le recrutement et la rétention des talents et, pour les éditeurs, la conquête de nouveaux clients.
    En Top 2
    •  Selon le CMIT : Développement de nouvelles offres / fonctionnalités (76% des sondés)
    • Selon PAC : Développement du business chez les clients existants
    En Top 3
    • Selon le CMIT : Mise en place / renforcement du modèle récurrent : SaaS, Managed services… (71%)
    • Selon PAC : Conquête de nouveaux clients et développement de nouvelles offres /fonctionnalités (diversification)
    « Même si la tension de compétences reste le principal défi, les membres du CMIT sont tous d’accord pour concentrer leurs actions et leurs budgets vers les sujets stratégiques de transformation numériques et ESG sur les clients existants » Patricia Thielois Directrice & Communication Digora et administratrice du CMIT 
    Il s’agit d’intégrer dans les offres et les approches clients pour le numérique, toutes les exigences de confiance (bien perceptibles dans le développement du sujet de souveraineté, de sobriété et de création de valeur.
  • Transition écologique, RSE… la position des agences et des médias

    Engagement des marques : où en sont les acteurs de l’industrie des médias ?

    Les entreprises du secteur du marketing, de la communication et des médias conseillent régulièrement leurs clients en termes de RSE ou relaient leurs actions dans leurs colonnes.
    Mais se sont-elles emparées du sujet pour leur propre compte ?
    Considèrent-elles l’engagement sociétal et environnemental comme stratégique ? Ont-elles initié des actions concrètes, lesquelles et à quelles fins ?
    Comment se positionnent-elles par rapport aux marques des autres secteurs d’activité ?

    Pour établir cet état des lieux, Cision a extrait de l’enquête* menée avec Le Club des Annonceurs  sur l’engagement des marques, les réponses des entreprises du marketing, de la communication et des médias pour les comparer à l’ensemble des autres domaines d’activité.

    En résumé : 

    #6 – Une communication indispensable mais une conscience accrue du bashing pour les 3/4 des communicants du secteur des médias

    En tant qu’experts de la communication et de l’information, les communicants du secteur des médias sont très conscients du risque de bashing et estiment à 74% que quoi qu’on fasse le bashing est inévitable (vs 56 % tous secteurs d’activité). Pour autant, 95% d’entre eux dépassent ce risque et rejoignent leurs homologues sur la nécessité de communiquer sur les engagements de leur entreprise. 

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    #7 – Donner du sens à sa marque et être transparent vis-à-vis du consommateur : premières raisons pour communiquer sur ses engagements

    Les acteurs du secteur marcom & médias sont quasiment unanimes en plaçant sur la première marche du podium des raisons justifiant une communication sur leurs engagements, la nécessité de donner du sens à sa marque, ex-aequo avec le souci de transparence envers le consommateur (95 %).

    Avec un pourcentage nettement moins élevé (63 %) vient ensuite l’obligation de répondre à la pression du consommateur, l’inutilité de s’engager sans le faire savoir (52 %) et par obligation légale (35 %).

    Face aux nouveaux enjeux des Directrices et Directeur de la Communication autour de la communication RSE, Cision a sorti en mars 2022 un circuit de diffusion médias dédié aux actualités RSE
    Cision enrichit son offre de diffusion par Wire grâce à 3 nouveaux circuits de distribution ESG

  • Réussir avec un Marketing Responsable : quelles sont les entreprises récompensées?

    Ce mardi 18 octobre, 10 projets lauréats ont été récompensés par le collectif Réussir pour un Marketing Responsable

    Depuis 2013, le réseau « Réussir avec un Marketing Responsable » valorise et distingue « les meilleures initiatives des entreprises qui mettent la RSE au coeur de leur business et connaissent des succès incontestables mesurés et visibles, malgré les difficultés du marketing à s’emparer de ce sujet complexe, rendu plus exigeant encore par le risque de greenwashing. » Ses Trophées font partie de ses outils d’accélération des transitions par le partage d’expériences et l’évangélisation des bonnes pratiques.

    Ils sont 10 espoirs ou talents confirmés du marketing responsable. YesYes, Hipli, D’aucy, Les 2 vaches, Ricard, Guerlain, Pic&Pick et trois espoirs (Aberlour, Salomon et Second sew) ont été distingués par les Trophées annuels « Réussir avec Marketing Responsable », le mardi 18 octobre, à Sciences-Po Paris. Que leurs projets empruntent les voies de l’économie circulaire, de l’approvisionnement responsable, de l’éco-conception ou de l’optimisation de l’offre, ces dix entreprises ont toutes en commun d’écrire des succes stories où « rentable » rime avec « durable ».

    Cette année, 7 initiatives ont été récompensées :

    – Yes Yes : une start’up qui reconditionne les produits high-tech dans une démarche éco-socio-responsable
    – D’Aucy : une marque engagée qui oeuvre pour accélérer les transitions de ses agriculteurs-coopérateurs
    – Les 2 Vaches : une marque bio, équitable et humoristique, qui a motivé la conversion de 51 éleveurs en bio

    – Ricard : un géant des spiritueux qui réintroduit les filières végétales françaises (fenouil, anis vert, réglisse)
    – Hipli : une start’up qui propose une solution de colis réutilisable pour le e-commerce
    –
    Guerlain : la maison du groupe LVMH qui fabrique des parfums à partir d’alcool bio français, avec des ingrédients jusqu’à 95% d’origine naturelle
    – Pic & Pick : une banque d’images française qui déconstruit les stéréotypes

    Nouveauté 2022, la catégorie Espoirs met en avant des initiatives souvent récentes, qui se qualifient sur le fond, mais dont les indicateurs de performance manquent encore de maturité. Cette année, trois projets ont été mis à l’honneur :

    – Aberlour : une distillerie écossaise qui s’engage à retirer progressivement l’ensemble des emballages non-recyclables et superflus de ses offres permanentes en grande distribution.
    – Salomon : une marque qui recycle entièrement les chaussures de running et cette année les chaussures de ski.
    – Second Sew : une startup qui revalorise les vêtements pour bébés et enfants.

    Fondamentalement, le marketing est un outil de transformation parce qu’il joue un rôle de passeur entre les savoir-faire des entreprises et les attentes des citoyens-consommateurs » , analyse David Garbous, marketeur à l’origine du réseau « Réussir avec un marketing Responsable » et fondateur du cabinet conseil Transformation Positive.
    « Le réseau « Réussir avec le Marketing Responsable » s’est fixé pour mission d’évangéliser ces bonnes pratiques pour que chacun puisse s’approprier ces succès et les reproduire à son échelle ».

  • Pourquoi la Tech se distingue par de forts engagements sociétaux…

    Baromètre de l’engagement des marques 

    Suite à l’étude annuelle sur l’engagement des marques réunissant l’avis de plus 500 professionnels de la communication, Cision et Le Club des Annonceurs se sont concentrés sur le secteur de la Tech.
    Si la grande majorité des marques a compris l’intérêt de prendre des engagements en matière sociétale et environnementale, tous les secteurs n’avancent pas au même rythme. Qu’en est-il de la Tech ?
    Comment les marques tech se situent-elles par rapport à la moyenne nationale ?
    Quels engagements ont-elles prises et pour quels objectifs ? Sont-elles convaincues de leur stratégie RSE ?

    Enquête menée en février 2022 auprès de 507 professionnels de la communication et du marketing en France ont par Cision et Le Club des Annonceurs (Méthodologie en fin d’étude). Les professionnels de la Tech représentaient 18 % des participants, leurs réponses ont été comparées à l’ensemble du panel. 

    Points clés à retenir sur l’engagement des marques Tech :

    #1- 100 % des marketeurs et communicants de la tech estiment qu’une entreprise doit avoir un rôle sociétal et/ou environnemental

    Ils sont totalement convaincus par ce rôle que leur entreprise doit jouer alors que leurs confrères affichent un pourcentage moindre (97 %).
    De la même façon, ils sont un peu plus nombreux à être persuadés que c’est même une question de survie (78 % vs 76 %). Résultat, seulement 17 % déclarent que l’engagement des marques n’est qu’une tendance marketing (vs 27 % tous secteurs d’activité).
    Bien qu’ils ressentent moins de RSE washing que leur homologues, le pourcentage reste très élevé (72% vs 80 %).

    #2- Autant d’actions initiées, plus de cellules RSE dédiées, mais un enjeu qui semble moins stratégique par rapport aux autres secteurs 

    Si les acteurs de la tech ont initié quasiment autant d’actions concrètes en matière d’engagement environnemental et/ou sociétal que les autres secteurs (67 % vs 68 %), ils semblent mieux s’organiser autour de la RSE et affichent un nombre plus élevé de cellules dédiées que leurs homologues (67 % vs 59 %).

    En revanche, l’enjeu de la RSE parait en moyenne moins stratégique dans la Tech : 47% affirment que la transformation RSE impacte jusqu’à leur stratégie de développement– changement de business model, de périmètre, réorientation stratégique… – c’est 5 points de moins que la moyenne générale (47 % vs 52 %). Aussi, ces cellules dédiées RSE sont moins souvent rattachées directement à la Direction Générale (60 % vs 65 %).

    #3- La Tech mesure mieux l’impact de sa stratégie d’engagement et adopte les indicateurs ESG 

    20 % des acteurs de la Tech arrivent à mesurer un ROE (return on engagement) soit 2,5 fois plus que leurs homologues (8 %). Plus volontaires, ils sont deux fois moins à déclarer ne pas essayer de le faire (6 % vs 13 % tous secteurs confondus).

    D’ailleurs, près de 2 fois plus d’acteurs de la Tech respectent un cahier des charges précis pour suivre les indicateurs ESG (46 % vs 25 % pour les autres secteurs). Ces indicateurs permettant de relier performance financière, stratégie de développement durable et investissement responsable, semblent devenir la norme en matière de mesure de l’impact des engagements.

    #4- Des engagements sociétaux plus élevés dans la Tech que dans les autres industries 

    La crise sanitaire a plus fortement influencé les engagements pris par les entreprises de la Tech (40 % vs 33 % tous secteurs d’activité).

    Si les marketeurs et communicants de la Tech ne devaient choisir qu’un engagement, ils optent pour le bien-être des salariés. Leurs homologues ont également cité le bien-être des salariés en premier mais avec un pourcentage nettement moindre (21 % vs 33 % pour la Tech). En revanche, les 2 groupes de répondants diffèrent totalement dans leurs choix pour le reste du classement.
    Pour la Tech, l’écologie numérique est assez logiquement désignée comme engagement prioritaire par 13% de ses acteurs versus 3% toutes entreprises confondues. La Tech se distingue par de forts engagements sociétaux, 12 % de ses répondants placent la diversité et l’inclusion comme leur engagement prioritaire alors que les autres secteurs ne sont que 7 % à le faire.

    #5- Motiver/fidéliser les salariés et contribuer positivement à la société : premières raisons de l’engagement de la Tech 

    L’humain est au cœur de la Tech qui place, ex-aequo à 27 %, comme première raison de son engagement
    « motiver, fidéliser les salariés, valoriser la marque employeur » avec « contribuer positivement à la société ». Cet engagement en faveur de l’humain est très fort comparé aux autres secteurs qui ne le positionnent qu’en 4ème position à 17 %.

    On retrouve ensuite avec des scores légèrement plus élevés que leurs homologues : « l’urgence climatique » (21 % vs 19 %) ex-aequo avec « le cadre légal » (également 21 % vs 19 %).

    « Inspirer la confiance du consommateur, développer une image positive » est considérée comme première raison de s’engager par uniquement 7 % de la Tech (vs 15 % pour les autres secteurs).

    #6- Des engagements légitimes, mais jugés insuffisants par la moitié des marketeurs et communicants de la Tech

    L’unanimité des marketeurs et communicants de la Tech estime que les engagements pris par leur société sont légitimes et 93 % qu’ils sont authentiques.
    Néanmoins ils sont légèrement moins que leurs confrères à estimer qu’ils sont respectés (80 % vs 83 %). En revanche, plus de la moitié qualifient ces engagements de suffisants (contre seulement 44 % de leurs confrères).

  • Marketing responsable : les entreprises sont-elles prêtes à passer de l’envie d’agir à l’action ?

  • Des futurs modes de transports, aux textiles de demain, en passant par une alimentation alternative, les temps forts de Change Now 2022

    Change Now 2022 :
    les innovations au service de l’urgence climatique.

    Pour cette nouvelle édition, qui s’est déroulée au Grand Palais Ephémère, du 19 au 21 mai l’évènement a réuni 1000 entrepreneurs, 800 investisseurs et 400 intervenants, pour un total de 182 nationalités différentes.

    Au cours de ces trois jours dédiés aux innovations responsables et surtout écologiques, de nombreux thèmes ont été abordés. Des futurs modes de transports, aux textile en demain en passant par une alimentation alternative, le point commun de ces thématiques : elles visent à avoir un impact positif sur notre planète.

    Retour sur les temps forts de Change Now 2022 :

    • Le message alarmant et plein d’espoir de Mike Horn. Moment symbolique du salon, en guise d’introduction, le fameux explorateur a rappelé l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons avant de passer un message plein d’espoir et de détermination pour changer le destin de notre planète : « Nous devons travailler tous  ensemble contre le réchauffement climatique. Chacun doit faire la différence ».
    • Renault dévoile son nouveau concept-car Scénic Vision ! Le CEO du groupe Renault, Luca de Meo, a révélé en personne le nouveau véhicule familial 100% électrique de la gamme Renault. À la fois électrique et hydrogène Renault Scénic Vision affiche zéro émission en production et à l’échappement, et diminue de 75 % son empreinte carbone comparé à une voiture électrique conventionnel.

    • La stratégie durable et locale des Jeux Olympiques de Paris 2024 :                     Tony Estanguet a présenté les ambitions du Comité d’Organisation avec 13 millions de repas servis pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques et des engagements forts qui guideront leur préparation. La savoir-faire Français sera mis à l’honneur et les pratiques sociales et environnementales seront plus durables.

    Le top 12 des startups présentes sur ChangeNOW par Jonathan Chan :

    rrreefs : Reconstruire des coraux grâce à l’impression 3D

    25% des espèces animales dépendent des récifs coralliens. rrreefs remplace les récifs coralliens morts avec un système modulaire réalisé par l’impression 3D. L’architecture en forme de lego permet de créer des formes de récifs personnalisables qui s’adaptent à l’environnement local et permet aux petits poissons de se protéger. Les briques en argile poreuse peuvent servir à l’apparition de nouveaux récifs coralliens.

    Tech4Gaia : une ruche connectée pour sauver les abeilles

    Les abeilles disparaissent alors qu’elles pollinisent 80 % des plantes à fleurs. Tech4Gaia est un dispositif connecté qui équipe le parc de ruches existant dans le but d’identifier les facteurs de mortalité avec les données des agriculteurs. La ruche assure une veille environnementale de l’ensemble des insectes pollinisateurs et surveille l’activité. Leur rôle est d’enrayer le déclin des pollinisateurs grâce aux données pour favoriser la biodiversité.

    Opopop : le premier colis réutilisable & consigné 

    Opopop permet de remplacer les emballages en plastique à usage unique qui représentent 20 % des envois. Le fonctionnement est simple : le consommateur choisit l’option « colis réutilisable Opopop » lors de son achat sur un site e-commerce. Il reçoit le colis avec cet emballage puis pour le recycler il suffit de le renvoyer par la suite dans la boîte aux lettres de La Poste. Souples, “éco-conçus” et réparables, ces petits colis sont conçus pour être utilisés au moins 50 fois.

    Ecojoko : L’assistant connecté pour serveiller la consommation des appareils électriques

    Un appareil de mesure qui va rendre visible, en temps réel, l’électricité consommée en fonction des appareils. Il est estimé que 25% de notre électricité consommé est invisible à travers des appareils sont mal réglés, dysfonctionnent ou sont mal utilisés. L’appareil va être complété par une application qui indique une estimation du coût électrique de chaque appareil afin de comprendre ce qui consomme chez vous. Ecojoko concilie l’économie financière et écologique : une excellente initiative pour prendre des bonnes habitudes.

    Toopi : Le système de recyclage d’urine humaine

    Une idée vieille comme le monde et pourtant l’urine remplace l’engrais chimique naturellement. L’urine est difficile à traiter et pollue l’eau, elle est utilisée pourtant valorisable comme fertilisant. Toopi a développé une solution pour la collecte, la transformation et la valorisation en biosolutions agricoles avec des urinoirs en circuit court.

    Smartex.ai : Une IA pour minimiser la production de défauts dans les textiles

    10% de la production textile est perdue à cause des défauts générés par les machines. Smartex installe une série de caméras et de capteurs pour réaliser une inspection automatisée des textiles et anticiper les erreurs des machines avant que cela n’arrive. Le problème est traité directement à la source et cela évite de gaspiller des ressources pour recycler les pièces défectueuses.

    Mud Jeans : la location de jeans pour favoriser l’économie circulaire

    Il faudrait 10 000 litres d’eau pour la fabrication d’un seul et unique jean. Mud Jeans propose aux consommateurs de louer un jean pour une période d’un an et en échange ils peuvent en recevoir un neuf. La marque réutilise l’ancien jean en le réparant pour en refaire une nouvelle version.

    Koolboks : la réfrigération à glace & energie solaire accessible à tous

    Les réfrigérateurs Koolboks fonctionnent à base d’énergie solaire et de stockage thermique de glace pour créer des produits de réfrigération naturels. Ils peuvent générer de la réfrigération jusqu’à quatre jours en l’absence d’électricité, ce qui est très utile dans des zones où l’apport de l’électricité est instable comme en Afrique.

    Sami : une solution pour aider les entreprises à réduire leur impact carbone

    Sami mesure l’empreinte carbone selon 4 catégories : éthique, réglementaire, marque employeur et compétitivité. L’entreprise obtient une proposition de Plan d’Actions. Exemples d’actions : mise en place de vélos de fonction, meilleur tri des déchets etc. L’entreprise a ainsi des données agrégées et concrètes pour s’améliorer et suivre leur empreinte carbone.

    Happyvore : une gamme de fausse viande à base de protéines végétales

    Les émissions de gaz à effet de serre issus de l’élevage représentent plus que la consommation de carburant des transports. Happyvore est la seule gamme en France à avoir sa propre usine de viande végétale. Il propose de nombreux produits comme des nuggets au steak en passant par les merguez. Le goût est gustativement semblable à la viande. 

    SimaPro : Un logiciel d’analyse du cycle de vie d’un produit

    Quelle est la brosse à dent la moins polluante entre le plastique, le bambou ou l’aluminium ?

    En réalité, c’est l’aluminium. SimaPro est un logiciel d’analyse de cycle de vie qui permet d’analyser l’empreinte environnementale des produits. Le logiciel peut avoir de nombreuses applications, comme le calcul de l’empreinte carbone et eau, la conception de produits ou la création de déclaration environnementale produit et la détermination des indicateurs de performance clés.

    FlexSea : un nouveau bioplastique fait à partir d’algues rouges

    12 millions de tonnes de plastiques sont déversées dans les océans chaque année. FlexSea propose une alternative aux plastiques tout en maintenant les normes de propriétés actuelles et l’accréditation de qualité alimentaire. Il s’agit d’un bioplastique 100% compostable à base d’algues rouges qui pourrait être utilisé pour emballer des produits secs.

    De nos envoyés spéciaux : Mathieu Fousse et Jonathan Chan 

  • Les évènements incontournables du jeudi 2 juin 2022

    JEUDI 2 JUIN

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-fidelisation-livraison-sadapter-pour-reinventer-lexperience-client-by-hub-institute/?instance_id=6371

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