Étiquette : PME

  • Quelle est la maturité des PME sur leur approche orientée clients ?

    Près de 3/4 startups et PME françaises se disent optimistes sur leurs performances à court terme

    Etude exclusive1 Salesforce auprès de 1209 décideurs européens de nos TPE, PME et startups 

     50 startups et 250 entreprises traditionnelles ont été interrogées par JIGSAW pour le compte de Salesforce lors du dernier trimestre 2016 sur la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et la Hollande.

    L’objectif de cette étude était de voir quelle est la maturité des PME sur leur approche orientée clients, en terme de volonté stratégique, de process et d’outils numériques.

    Contexte économique en France:

    • Près de 3 / 4 (72%) des dirigeants de startups et PME françaises se disent optimistes quant à leurs performances sur les  trois prochains mois et 2/3 veulent engager une stratégie de croissance à moyen terme.
    • 58% des dirigeants français souhaitent recruter dans les 2-3 prochaines années, plaçant la France à la tête des pays Européens en termes d’optimisme d’emploi suivi par l’Allemagne (56%) et les Pays-Bas (49%).
    • Lancer une startup est motivé pour 49% par la liberté d’entreprendre et le sentiment d’accomplissement personnel.
    • A la question consistant à décrire d’un mot ce qu’ils ressentent le plus, les dirigeants français se voient « responsables » (52%), « poussés » (42%)  et « challengés » (33%) mais aussi plus  « stressés » que les autres (33%) tandis que les décideurs anglais se sentent à 31% plus « chanceux ».
    • En France, la majorité des entreprises ont financé leur apport initial par leurs épargnes personnelles, leur famille et amis. Ils sont également beaucoup plus susceptibles de rechercher un prêt bancaire que n’importe lequel des autres marchés européens.

    Priorités stratégiques:

    • Les entreprises en France à l’instar des autres pays partagent 4 priorités stratégiques:

    1- Maintenir ou être en croissance (41%)

    2- Rester indépendant (33%)

    3- La continuité du business (32%)

    4- Fidéliser ses clients (28%)

    La relation client, première richesse des dirigeants:

    • Au démarrage de leur activité les entrepreneurs sont en France moins motivés par l’argent et plus par la recherche d’un meilleur équilibre de vie (40% vs 31% en Allemagne, 27% en UK et seulement 3% en Hollande) que leurs homologues européens. Les patrons français sont en effet plus préoccupés par le poids de la bureaucratie (39% vs 13 à 19%) et par le besoin de trouver des sources de financement (39% vs 13 à 19% également) que de générer des ventes. Une fois cette étape passée, les entreprises françaises comprennent, autant que les autres, que les ventes sont essentielles dans la réussite de leurs affaires.
    • Les dirigeants français considèrent que le maintien des bonnes relations avec ses clients est de la plus haute importance (64%).

    Mais ce chiffre est moins important que dans les autres pays (Allemagne 73%, UK et Hollande 70%) même si c’est également le premier critère de satisfaction client. Si nos managers sont unanimes, il y a quand même quelques petites nuances : les dirigeants Français considèrent que le maintien des bonnes relations avec ses clients est de la plus haute importance là où les Anglais privilégient la recherche de « l’extra mile », pour augmenter la valeur client et les Allemands la rétention comme la récurrence de leur business.

    … avec des priorités business différentes …

    • Sur la performance business, les positions sont plus tranchées. Si la question ne se pose pas de savoir s’il faut ou non répondre le plus rapidement à un lead, les Allemands seront plus à l’affût de nouvelles opportunités business sur de nouveaux territoires, là où les Anglais cherchent à se concentrer où ils sont le plus performants, tandis que les Français à l’instar des  Hollandais, mettent le curseur pour maintenir l’efficacité, la compétitivité et la performance de ses équipes.
    • Quelle est la place de l’innovation numérique dans ce panorama ?  Principal enseignement: « Les dirigeants sont des fins stratèges mais mal outillés ». Rares sont les décideurs européens qui ont une vision unifiée de leurs clients tandis qu’ils considèrent pourtant la relation client stratégique pour initier comme pour accompagner la croissance de leur activité.
      • C’est en effet moins d’1 décideur sur 2 (46%) qui n’a pas connaissance des outils de CRM.
      • 37% disposent d’un pack Office, près d’un quart recourt à un classement papier pour gérer leur clientèle, 23% utilisent un système « maison », 18% n’ont que des cartes de visite et 18% n’ont aucune solution. Comment font-ils dès lors pour disposer par exemple d’une vue unifiée de leurs clients comme pour connaître les canaux qu’ils doivent privilégier pour engager ou conserver dans les meilleures conditions possibles une relation d’affaire ? Comment font-ils pour être payés dans les temps ? Mais surtout comment expliquer un tel désamour pour les outils de CRM ?

    Premièrement, les décideurs n’ont qu’une vague idée de ce que fait un outil de CRM (21% savent que c’est pour « enregistrer la donnée client » et 11% que cela aide à « maintenir la relation client »).

    Deuxièmement, les décideurs sont souvent fâchés avec leurs logiciels (1 décideur sur 6 déclare avoir le sentiment qu’un outil de CRM « n’est jamais à la hauteur de ses promesses », 1 sur 3 pense « ne jamais utiliser le potentiel des logiciels ».)

    Troisièmement, nos décideurs comme dans les autres  ont peur du coût des solutions mais moins que tous les autres pays d’Europe. C’est fonction aussi de la taille. Plus l’entreprise est petite, plus le prix a un impact. Enfin, les décideurs ont quelques réticences à confier leurs données en ligne, essentiellement pour des raisons classiques de sécurité.

    • La réponse à ce sous équipement passe dès lors par plus d’information, d’éducation et d’accompagnement. Les Français comme  les Allemands, veulent voir les produits avec des démonstrations.Capture d’écran 2017-01-25 à 08.23.59Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.14Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.27Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.39
  • Les six tendances technologiques auxquelles les PME devront prêter attention en 2017

    Les technologiques qui pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017

    par Claude Cordier, Directeur Marketing Produits & Services chez Sage 

    Les chatbots, l’intelligence collective et la blockchain font partie des grandes tendances technologiques qui transformeront la façon dont les entrepreneurs gèrent leurs activités en 2017. Les entrepreneurs doivent se tenir prêts à saisir les opportunités apportées par ces évolutions technologiques.  Parmi ces évolutions, six grandes tendances pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017 et dans les années à venir.

    Tendance 1 : chatbots et interfaces autonomes

     Les interfaces autonomes, telles que les chatbots ou les assistants virtuels, seront de plus en intégrés dans différentes solutions dont les entrepreneurs se servent pour gérer et contrôler leurs activités. Ces interfaces changeront radicalement la façon dont l’homme et les ordinateurs interagissent entre eux. Alors qu’il fallait autrefois utiliser un clavier ou une souris pour interagir avec un PC, nous pourrons progressivement parler avec nos systèmes, ou bien encore interagir avec eux via des fonctions de contrôle gestuel basées sur les mouvements de la main, de la tête ou des yeux. Il ne s’agit pas seulement de simplifier l’expérience utilisateur, mais aussi de la rendre plus agréable. Ces systèmes fonctionneront de manière autonome et seront dotés de fonctions d’auto-apprentissage. À terme, les logiciels s’exécuteront sans intervention de l’utilisateur ou se contenteront de poser une question une seule fois et d’utiliser cette information pour les activités à venir.

    Tendance 2 : Intelligence artificielle et collective

    D’après une étude Sage[1], 48% des PME considèrent qu’une grande tendance en matière de technologies en 2017 est l’Intelligence artificielle et 51% de ces PME sont à l’aise avec l’idée qu’une intelligence artificielle puisse se charger de la gestion de l’entreprise.

    La prolifération des données provenant de toutes sortes de capteurs et d’appareils, ainsi que de la puissance de calcul informatique, des logiciels d’analyse spécialisés et des agents intelligents de plus en plus abordables et performants, permettent aux entreprises de trouver des moyens de tirer parti du Big Data pour développer leurs connaissances.

    La solidarité entre PME peut devenir une force dans les limites de leurs politiques de protection des données d’entreprise et des lois sur les droits individuels.  Le partage, par exemple, de leur puissance de calcul et de leurs données de manière structurées leur permettent de bénéficier d’une base d’informations plus vaste et de meilleure qualité dont elles pourront tirer davantage de renseignements. À l’instar des mécanismes de « crowdsourcing », cette base de données enrichie leur permet de mieux appréhender le comportement des clients ainsi que leurs besoins, de leur proposer une offre adaptée et de savoir dans quels secteurs d’activité investir.

    Tendance 3 : blockchain, ou comment instaurer la confiance à l’ère du numérique

    Les entrepreneurs ont également tout intérêt à déterminer si la blockchain influera sur leur business model actuel. Cette approche innovante devrait en particulier affecter tous les professionnels servant d’intermédiaire entre deux parties, comme les avocats, les notaires, ou les courtiers immobiliers ou financiers. La blockchain devrait également avoir un impact sur les méthodes de travail des comptables car elle élimine une part importante de la charge de travail aujourd’hui inhérente à cette profession, comme la vérification et l’enregistrement des transactions, les transferts de fonds ou le paiement des factures.

    Quels sont les principes de la blockchain ?

    Une blockchain, organise les échanges d’actifs numériques entre deux parties d’une manière tout à fait inédite. Au lieu de passer par des tiers de confiance ou des intermédiaires (banques, notaires, autorités publiques, plates-formes commerciales, etc.) pour légitimer l’échange de certains actifs (tels que des propriétés numériques, des biens numériques, des contrats numériques ou même des transactions financières au moyen d’une monnaie virtuelle comme le Bitcoin), la blockchain permet le transfert direct, sécurisé et immuable entre deux parties. Un grand livre distribué et décentralisé (à savoir une base de données d’actifs partagée par plusieurs participants), combiné à des algorithmes crypto-économiques, constitue la technologie de base d’une blockchain. Les participants d’une blockchain, baptisés « nœuds », ont accès au grand livre distribué recensant les actifs numériques pertinents. Tous les membres de ce réseau possèdent une copie identique de ce registre comptable. Chaque modification qui lui est apportée est appliquée à l’ensemble de ses copies en l’espace de quelques minutes ou secondes. Ce système transparent permet d’établir une relation de confiance entre tous les nœuds sans l’intervention d’une autorité tierce pour légitimer les transactions.

    Tendance 4 : Bouleversement des flux financiers

    La façon dont les personnes gèrent leur argent et transfèrent des fonds d’un compte vers un autre a déjà amorcé une transformation radicale : côté « front-end », les solutions de paiement « in-app » (au sein même de l’application) permettent aux utilisateurs d’effectuer des paiements en un clic et d’acheter des produits via des appareils mobiles ou des sites Web. De nombreuses applications sont d’ores et déjà dotées de cette fonctionnalité. Côté back-end, en revanche, des systèmes comme les logiciels de comptabilité pêchent par leur manque de convivialité et d’intégration. Il est, par exemple, pratiquement impossible aux entreprises de régler leurs factures en un clic ou de gérer facilement leurs transactions financières avec leurs partenaires, fournisseurs et banques.

    En 2017, de plus en plus de solutions permettront aux entreprises d’établir une chaîne de valeur des paiements de bout en bout avec leurs fournisseurs et clients. Ces nouvelles méthodes de paiement immédiates et multicanal, en tout lieu et à tout moment, seront entièrement intégrées aux systèmes de comptabilité financière des entreprises de demain. Toutes les parties intéressées, comme les plates-formes de commerce électronique, les banques, les FinTech ou les partenaires, profiteront de normes d’API ouvertes qui faciliteront la création de nouveaux services, avec un traitement transparent et entièrement automatisé des paiements et des transactions financières.

    Tendance 5 : Infrastructure basée sur des plates-formes

    En 2017, de plus en plus de PME remplaceront leurs systèmes logiciels autonomes sur site par des solutions logicielles intégrées s’exécutant sur des plates-formes cloud d’envergure internationale lesquelles offrent à leurs utilisateurs une multitude d’applications professionnelles et de services intégrés. Les entreprises profiteront en outre de plates-formes d’applications mobiles, comme celle proposée dans le cadre du programme MPP d’Apple. Le principal avantage de ces plates-formes est qu’elles mettent à la disposition des petites entreprises des services et des solutions logicielles métier innovants qu’elles n’auraient pas eu les moyens de s’offrir il y a encore cinq ans. Ces types de plateformes Cloud démocratisent l’accès des entreprises à des applications de pointe ainsi qu’à des technologies intelligentes et évolutives. Grâce à elles, les entrepreneurs découvrent de nouvelles méthodes de travail et bénéficient de l’infrastructure dont ils ont besoin pour recevoir toutes sortes de données de leurs partenaires ou de l’Internet des Objets, les analyser, puis, un peu comme des « Citizen Developer », créer de nouvelles solutions productives.

    Tendance 6 : Émergence de nouveaux services et profils professionnels grâce à l’Internet des Objets

    Les PME devront se tenir à l’affût des nouvelles opportunités offertes par l’Internet des Objets. Les flux de données multiples en provenance d’une grande diversité de capteurs intégrés à des machines, à des véhicules, à des objets mobiles et immobiles, à des vêtements ou même à des êtres humains (à des fins de suivi médical, par exemple) leur fourniront une précieuse mine d’informations dont elles pourront se servir pour créer une foule de nouveaux services.

    Les PME doivent réfléchir à la façon d’exploiter ces flux de données pour développer leur activité :

    • Les entreprises de mécanique élaboreront de nouveaux services, tels que la maintenance prédictive, pour un large éventail d’infrastructures techniques.
    • Les entreprises de logistique pourront optimiser la navigation de leurs flottes de camions en s’appuyant sur les données de trafic émanant de différentes sources, notamment des « villes intelligentes » (feux de signalisation, voix publique, autres véhicules, etc.).
    • Les services de conciergerie développeront divers services de surveillance grâce aux Nouvelles Technologies d’habitat intelligent.
    • Les entreprises de distribution et les commerçants se connecteront aux appareils équipant l’habitat intelligent, comme les réfrigérateurs ou les dispositifs similaires aux « Dash Button » d’Amazon, pour approvisionner leurs clients en produits et services de manière automatique et anticipée.
    • Les services médicaux mobiles pourront tirer parti d’une multitude de nouveaux appareils pour innover (amélioration de la prise en charge des personnes âgées vivant seules chez elles, etc.).

    En 2017, toutes les entreprises devront changer le regard qu’elles portent sur elles-mêmes et se considérer comme des acteurs technologiques. Pour rester compétitives, il leur faudra saisir les opportunités offertes par ces évolutions et repenser pratiquement chaque aspect de ces méthodes de travail plus ou moins traditionnelles. Grâce à ces Nouvelles Technologies, les tâches d’administration pourraient bientôt devenir aussi simples qu’envoyer un texto à un ami, ou être entièrement automatisées grâce aux capacités d’auto-apprentissage des machines. Au lieu de perdre leur temps en procédures administratives basiques, les entrepreneurs pourront se consacrer plus pleinement au développement de leur activité, tout en contribuant au développement de leurs communautés et à la croissance économique.

     

  • Transformation des PME IT BtoB : les défis à relever

    Transformation des PME IT BtoB
    Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe !

    3 questions à la Directrice Générale de Lascom AEC

    Sabine Noisette, Directrice de Lascom AEC présente sa vision des PME IT françaises et des stratégies à développer au regard des bouleversements du secteur

    Quels enjeux et obstacles rencontrent les PME IT ?

    Nous sommes à un instant charnière dans l’évolution des méthodes projets, où les axes d’innovation explosent. Autant d’un point de vue technique avec l’avènement du Big Data ou de la mobilité, que d’un point de vue méthodique avec le changement d’approche relatif à la volonté des utilisateurs de louer un service plutôt que d’acheter un logiciel. Les contraintes écologiques sont aussi très présentes. On associe souvent IT au zéro papier mais il faut aussi prendre en compte les autres impacts environnementaux des projets IT et si possible en valoriser les bénéfices. Et face à tous ces enjeux d’innovations, il y a le défi des investissements que cela représente !

    Comment ces enjeux peuvent être intégrés par des PME ?

    Les start-ups se créent justement car ces défis existent. La véritable transformation est donc du côté des PME IT qui existent depuis plusieurs années. Il y a un vrai changement de cap à mener pour saisir l’opportunité et aussi tout simplement ne pas décliner. On ne peut plus simplement se positionner comme éditeur de logiciel et se concentrer sur la R&D et la vente de licences. La vraie valeur des PME IT est maintenant portée sur leur expertise et leur connaissance du métier. Avec la prise en main des projets clients par les directions métiers, la dimension technique devient secondaire, et il faut montrer en quoi la PME peut proposer une solution et un accompagnement bien au-delà du logiciel !

    Les stratégies d’investissement doivent être revues, et il faut au maximum mutualiser les projets d’innovation et la R&D. Avec la multiplicité des sujets, on ne peut pas tout internaliser ! Il s’agit de trouver des partenaires spécialisés dans chaque domaine, comme la mobilité ou le Big Data, et travailler ensemble : éditeurs, SSII, pôles de compétitivité, universités… Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe ! On peut ainsi rester focaliser sur son cœur de métier et son expertise, ce qui est essentiel pour une PME.

    Les PME françaises font face à des difficultés à s’internationaliser, mais est-ce une nécessité ?

    C’est à la fois une nécessité et un vrai défi. La plupart des PME IT françaises doivent à la fois accompagner des grands groupes français déployés à l’international et faire face à un marché franco-français limité. La croissance passe donc évidemment par l’export, et permet d’amortir des coûts de développement souvent élevés. Il ne faut pas non plus oublier que si nous ne misons pas sur l’export, ce sont nos concurrents à l’étranger qui viendront nous concurrencer en France en profitant d’une base plus large !

    Là où les grands groupes peuvent investir massivement et s’implanter en direct, les PME n’ont pas les mêmes moyens. Cependant elles peuvent nouer des alliances avec des partenaires commerciaux présents localement qui bénéficient de la connaissance du pays et de ses contraintes. Avoir défini précisément le spectre de prestations et le cœur de métier à déployer à l’international facilite la recherche de partenaires : nous ne sommes pas perçus comme un concurrent potentiel par nos partenaires car le rôle de chacun est bien identifié.

    Les PME peuvent et doivent avoir une vision et une stratégie internationale.

  • Innovation produit : moteur de croissance des PME

    Etude Hiscox : Les petites entreprises fleurissent et misent sur l’innovation pour booster l’emploi

    L’étude menée auprès de 4 000 TPE et PME en Europe, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis constate une augmentation record de leur chiffre d’affaires l’an dernier. 60% des TPE françaises ont enregistré une croissance de leur activité en 2016. 

    Une étude internationale publiée par l’assureur spécialiste international Hiscox met en évidence pour la troisième année consécutive une forte croissance des bénéfices des petites entreprises. En s’appuyant sur l’innovation produit, les PME affichent de belles perspectives d’embauche l’année prochaine même si elles semblent en revanche peu confiantes vis-à-vis de la politique gouvernementale.

    Cette huitième édition du rapport annuel Hiscox ADN de l’entrepreneur révèle que deux TPE sur trois ont constaté une hausse de leurs profits cette année. Pour la première fois, l’ensemble des six pays étudiés enregistrent une croissance d’activité au sein de leurs entreprises. La confiance des entreprises en l’avenir baisse légèrement tout en restant à des niveaux historiquement hauts. Les Français restent les plus pessimistes du panel, 41% des interrogés envisagent l’année 2017 de manière positive. L’élargissement de la clientèle et l’augmentation du nombre de commandes sont les deux principaux moteurs de croissance identifiés cette année.

    Bronek Masojada, CEO d’Hiscox, affirme : “Notre étude apporte un point de vue unique sur le moral et la stabilité financière des petites entreprises et les marqueurs étudiés sont en forte hausse. Notez que tous les pays interrogés profitent d’un regain de croissance, et plusieurs indicateurs nous laissent espérer de belles années à venir. Ces résultats viennent confirmer les tendances que nous observons au quotidien auprès de nos 366 000 clients TPE et PME dans le monde : ceux-ci ont collectivement généré une croissance à deux chiffres au cours des deux dernières années. Les PME sont un réel moteur de croissance et il est nécessaire que leurs intérêts soient pris en compte par la classe politique.”

    Les grands enseignements de l’étude sont :

    Les innovations produit, moteur de croissance : Elles sont en hausse en France où 56% des entreprises interrogées prévoient de développer de nouveaux produits ou services dans les 12 prochains mois. Les plus fortes prévisions d’investissements produits sont enregistrées en Espagne (67% d’intentions de lancement de nouveau produit/service).

    Poussée de croissance pour les TPE : Deux TPE sur trois déclarent avoir enregistré une augmentation de leur profit. Revirement de situation en France et en Espagne où respectivement 60% et 69% des entreprises rapportent une croissance de leurs activités par rapport à 54% et 62% relevés l’an passé. Les plus fortes performances sont enregistrées aux Etats-Unis et en Allemagne où 70% des entreprises enregistrent une hausse de leur recette.

    Moins de recrutements en 2016 mais plus d’embauches en prévision : La proportion des entreprises ayant recruté de nouveaux employés l’an dernier a chuté de 21% à 13%et une entreprise sur dix a dû procéder à des licenciements cette année. Mais les dirigeants restent optimistes, 21% d’entre eux pensent recruter l’an prochain et seulement 4% prévoient des licenciements. En France, les recruteurs sont majoritairement à la recherche de profils pour des postes de production (43% des profils recherchés).

    A la recherche d’économies d’échelle : Le rapport révèle une fracture entre grandes et petites entreprises. Plus de cinq entreprises dont le profit est supérieur à 10 millions £ sur six (85%) constatent une augmentation de leur revenu, elles étaient 70% l’an dernier. A l’opposé, seulement trois entreprises enregistrant des ventes inférieures ou égales à 100,000 £ sur cinq constatent une amélioration de leur profit.

    La cybercriminalité en hausse : Pour la première fois dans l’histoire de cette étude, 11% des répondants affirment avoir subi une cyber-attaque alors que 8% ne savent pas s’ils ont été ciblés par des hackers. 26% (23% en France) de ceux qui ont été touchés affirment que ces attaques leur ont coûté cher et seulement 15% (21% en France) ont pu formuler une réclamation auprès de leur assureur. Seulement 8% (3% en France) des entreprises interrogées bénéficient d’une police d’assurance risques cyber.

    Les entrepreneurs français plus touchés par les problèmes de paiement : Si en moyenne 38% des dirigeants affirment que leurs clients les payent plus tard qu’avant, en France ils sont 49% à s’en plaindre (47% en 2015) et 68% des PME françaises estiment que ces retards de paiements ont un impact négatif sur leurs finances. De même, 22% d’entre elles avouent payer leurs fournisseurs avec plus de retard que l’an dernier.

    Minoration de l’impact du Brexit : 72%des PME françaises pensent que le Brexit n’aura pas d’impact sur leur activité, mais la préoccupation reste importante dans la mesure où 19% d’entre elles affirment qu’il aura un impact négatif, ce chiffre atteint d’ailleurs 31% pour les entreprises britanniques et 29% pour les espagnols. Les entreprises qui exportent seront certainement les plus concernées, en France 37% des entrepreneurs affirment que le Brexit aura un impact négatif sur leur capacité à exporter, de même l’augmentation des coûts est la préoccupation principale de 37% d’entre elles.

    Instabilité politique et faible soutien des politiques : Plus d’un tiers des répondants (36%) affirment que l’instabilité politique dans leur pays est un problème pour leur entreprise. Plus de la moitié des entreprises françaises sont d’accord avec cette affirmation (54%) et les espagnols sont les plus concernés puisque deux tiers (64%) des entrepreneurs affirment que l’instabilité politique met en danger leur business.

    Une fois de plus, ce rapport met en évidence les divergences d’opinion entre entrepreneurs et gouvernement. Seulement 29% des répondants considèrent que leur gouvernement soutient les petites entreprises (14% en France). Les attentes restent identiques à celles constatées dans la précédente étude à des niveaux significativement équivalent, preuve que les entrepreneurs ne se sentent pas entendus par les gouvernements ou que les réponses apportées ne répondent pas à leurs attentes. Les mesures importantes qui encourageraient la croissance sont la réduction des taxes pour 83% des répondants (83% en 2015), la simplification des règles à 73% (74% en 2015), la mise en place de financements ou stimulation de nouveaux modes de prêts par les banques pour les PME pour 68% des répondants (71% en 2015) et l’assouplissement des lois du travail pour 52% (55% en 2015).

    Malgré les nombreuses réformes annoncées par le gouvernement français en faveur des entrepreneurs, les premiers intéressés ne semblent pas réceptifs. En effet, 64% des entrepreneurs affirment que la situation est pire qu’il y a 5 ans en matière de soutien aux PME (57% en 2015).

    Pour une simplification des polices d’assurance : 26% des dirigeants interrogés affirment ne pas savoir face à quels risques ils sont assurés, seulement 21% des répondants français affirment comprendre leur police d’assurance. Cette incompréhension des risques pour lesquels ils sont assurés est un risque majeur pour la pérennité des entreprises. Ces chiffres révèlent également une baisse des assurances responsabilités des dirigeants en France.

     

  • TPE – PME comment intégrer les pratiques digitales ?

    Les digiteurs : une plateforme dédiée à la transformation numérique des TPE

    La CCI Paris Ile-de-France lance une série d’actions en faveur de la digitalisation « globale » des entreprises, et plus particulièrement des TPE, PME et commerces. Elle a présenté le mercredi 29 juin une nouvelle plateforme web d’information et de services numériques, lesdigiteurs.fr, pour permettre aux PME qui n’ont pas encore sauté le pas et à celles qui veulent aller plus loin, d’intégrer les pratiques digitales au service de leur activité quotidienne.

    Tout l’écosystème de l’entreprise, quelle que soit sa taille, est impacté par la transformation numérique. Les entreprises ayant une bonne maturité numérique connaîtraient une croissance six fois plus forte que celles qui n’ont pas encore pris le virage du digital[1]. Dans ce contexte, la CCI Paris Ile-de-France propose aux entreprises de repenser l’ensemble de leur business model et de développer efficacement leur activité au quotidien grâce à la transition digitale. Les TPE-PME n’ont pas toujours les moyens d’avoir un manager dédié à cette transformation numérique, ni l’agilité des start-up issues du digital. Pour éviter le décrochage numérique, la CCI Paris Ile-de-France leur propose un véritable coaching numérique avec la création de la plateforme lesdigiteurs.fr et le show-room du digital et centre de formations « Les digiteurs » (anciennement Echangeur PME Ile-de-France). La CCI Paris Ile-de-France se place ainsi au cœur des démarches visant l’usage démultiplié du digital pour les entreprises.

    La plateforme présentée le 29 juin permet aux TPE, PME et commerces d’accéder à une information sur mesure concernant la révolution digitale et ses enjeux. Elle met à disposition une méthode de transformation digitale sous la forme de diagnostics de maturité digitale, de parcours de transformation et d’assistance à la conduite du projet de digitalisation de l’entreprise. Les entreprises peuvent également découvrir des solutions de digitalisation adaptées à leur spécificité.

    La CCI Paris Ile-de-France confirme avec les « digiteurs » sa volonté d’intervenir au service des entreprises franciliennes en tant qu’acteur de leur digitalisation