Étiquette : luxe

  • Quand 95 % des bots malveillants ne sont pas détectés sur les sites web

    Étude DataDome : les secteurs du commerce électronique, de la santé et du luxe sont les plus exposés à la fraude en ligne

     

    DataDome, acteur de la protection contre la cyberfraude, dévoile les conclusions de son étude baptisée 2024 Global Bot Security Report.

    L’entreprise révèle que plus de 65 % des sites web ne sont pas protégés contre les attaques de bots les plus simples et que 95 % des attaques avancées de bots ne sont pas détectées par les sites web.
    L’analyse à grande échelle menée par DataDome porte sur plus de 14 000 sites web, et révèle des lacunes alarmantes dans la protection contre la cyberfraude, en particulier pour les secteurs d’activité orientés vers les consommateurs.

    Les secteurs du luxe et du e-commerce sont les plus exposés à la fraude en ligne

    Les secteurs dont l’activité se concentre autour du consommateur et du numérique sont des cibles privilégiées pour les cybercriminels car ils disposent de défenses inadéquates contre les bots malveillants.
    Cette situation nuit à la sécurité des données et à l’expérience client, avec des conséquences significatives telles que des pertes financières et des atteintes à la réputation des entreprises.
    L’analyse menée révèle que l’industrie du luxe et le secteur du e-commerce sont les domaines d’activité les plus exposés à la fraude en ligne. DataDome Advanced Threat Research constate que seulement 5 % des sites web dans le secteur du luxe et 10 % des sites d’e-commerce sont entièrement protégés contre les bots malveillants, un risque majeur pour ces secteurs d’activités à l’approche de la saison des fêtes de fin d’année.

    Autre constat, seulement 6 % des sites média disposent d’une protection efficace contre les bots malveillants. 94 % d’entre eux sont donc vulnérables à la fraude publicitaire, au scraping de contenu et aux attaques DDoS. Ces résultats révèlent une forte corrélation entre la prolifération du trafic malveillant et la vulnérabilité des sites internet avec un fort trafic. La création de bots malveillants, un vecteur d’attaque relativement rapide et rentable, est devenue une technique de choix pour les attaquants qui cherchent à automatiser la fraude en ligne.

    « Les industries orientées vers le consommateur sont particulièrement vulnérables face aux activités malveillantes des bots, et doivent faire face à des risques croissants de pertes financières, de violations de données et de dommages réputationnels. Comme le montre notre recherche, les faibles barrières à la création et au déploiement de bots malveillants en font un outil privilégié par les fraudeurs pour exploiter les sites à fort trafic. Il va sans dire que la nécessité de protections robustes et multi-niveaux contre ces bots n’a jamais été aussi cruciale. », souligne Antoine Vastel, vice-président de la recherche chez DataDome.

    Les bots avancés alimentés par l’IA échappent à la détection

    Au cours des 12 derniers mois, les dernières recherches montrent que les attaques menées par des bots, qu’ils soient basiques ou avancés, se sont multipliées. Les outils et les technologies dont disposent les cybercriminels pour mener à bien ces attaques sont de plus en plus perfectionnés et dépassent largement les défenses traditionnelles. Les bots avancés, conçus pour contourner les CAPTCHA traditionnels en s’appuyant sur des « fermes de bots » dotées d’une intelligence artificielle pour les résoudre en temps réel, ont été détectés par les systèmes de protection dans moins de 5 % des cas.

    Ces bots sophistiqués peuvent usurper l’identité d’utilisateurs avec un taux de précision élevé et il a été démontré qu’ils diffusent de la désinformation en ligne. En juillet 2024, le ministère américain de la justice a démantelé une campagne de propagande russe à grande échelle qui utilisait une « ferme de bots » pour contourner l’une des méthodes de vérification des utilisateurs de X et diffuser de la désinformation aux États-Unis à l’aide de faux comptes de médias sociaux. L’utilisation de bots avancés par des acteurs politiques constitue une menace croissante notamment dans les contextes électoraux.

    « Nous assistons à une montée en puissance des médias augmentés par l’IA générative, qui peuvent être utilisés pour exercer une influence politique néfaste. Les plateformes des réseaux sociaux et les sites média sont la cible d’acteurs malveillants qui cherchent à diffuser de la désinformation politique. Étant donné qu’il s’agit d’une année où les enjeux politiques sont élevés, nous conseillons vivement aux sites média de réévaluer les risques associés au trafic web malveillant. », poursuit Antoine Vastel.

    Les progrès réalisés dans le domaine des navigateurs automatisés, des dispositifs anti-détection, de l’utilisation de proxy et de l’assistance de l’IA, rendent la défense contre les menaces que représentent les bots de plus en plus difficiles pour les entreprises. Parmi les domaines testés utilisant une mesure de protection contre les bots, ces derniers ont tout de même réussi à pénétrer intégralement près de la moitié (45 %) des sites. Les faux bots Chrome restent la catégorie de bot basique la plus difficile à détecter, laissant les entreprises exposées aux attaques DDoS de la couche 7, à la fraude sur les comptes, etc.

    L’Europe et l’Amérique du Nord sont les continents les moins bien préparés à lutter contre la vague croissante d’attaques de bots

    L’Europe est le continent le moins bien protégé contre les attaques de bots basiques, avec 68 % des sites web non protégés et seulement 8 % entièrement protégés. L’Amérique du Nord suit de près, avec 64 % des sites web non protégés et seulement 9 % entièrement protégés.

    Screenshot

     

     

     

  • Ciblage, data, traçabilité, seconde main… les stratégies innovantes des marques de luxe

    Quel avenir pour le luxe à l’ère du digital ?

    Alors que le luxe paraît de plus en plus accessible, les marques de luxe doivent trouver les moyens de prospérer dans un nouvel environnement digital. Pour y arriver, elles doivent adopter des stratégies digitales innovantes tout en restant fidèles à leurs valeurs et à leur image de marque. Cela implique souvent un investissement significatif dans la technologie, la logistique et le marketing, ainsi qu’une adaptation constante aux évolutions du marché et aux attentes des consommateurs.

    Les 3 stratégies digitales innovantes dans le monde du luxe par Pascal Malotti, Business Development & Strategy Director chez Valtech.

    1- Identifier le client pour se connecter à lui

    Si l’exclusivité et la rareté restent l’apanage du luxe, la typologie et la psychographie des clients ont évolué ces dernières décennies. Le produit de luxe bénéficie aujourd’hui d’une certaine démystification auprès des Millennials et de la Génération Z. Là où les Baby-Boomers et la Génération X auront tendance à être loyaux aux marques qu’ils connaissent et auxquelles ils font confiance, les Millennials et la Gen Z seront plus sensibles aux questions environnementales et sociales, et préféreront les marques de luxe qui adoptent des pratiques durables et éthiques.

    Parallèlement, la psychographie des clients du luxe aujourd’hui est complexe et multifacette, reflétant des tendances et des caractéristiques variées. Les valeurs culturelles influencent les perceptions du luxe. Par exemple, en Chine, l’accent peut être mis sur le prestige et l’exclusivité, tandis qu’en Europe, l’accent pourrait être mis sur l’artisanat et l’héritage.

    Toutefois une constante demeure :

    Les clients du luxe valorisent les expériences uniques et mémorables.
    Ils préfèrent les produits et services qui offrent :
    une histoire, une tradition ou une personnalisation.

    2- La data pour connaître le client

    L’un des aspects les plus critiques du luxe est l’expérience client exceptionnelle, souvent difficile à reproduire en ligne. Dans les boutiques physiques, les clients bénéficient d’un service personnalisé, d’une ambiance sophistiquée et de la possibilité de toucher et essayer les produits. En ligne, il est difficile de créer la même sensation de prestige et d’exclusivité. Et plus on monte en gamme pour atteindre l’hyper-luxe, plus l’hyper-personnalisation deviendra la norme. Ainsi, pour répondre aux attentes du client et maintenir une position de leader sur le marché, miser sur les données et le clienteling dans le secteur du luxe est devenu essentiel.

    D’une part, une Customer Data Platform (CDP) est un outil stratégique pour les marques de luxe, permettant de mieux connaître leurs clients, de personnaliser les interactions, de fidéliser les clients, et de rester compétitives dans un marché exigeant. Elle maximise une vue unifiée du client, regroupant toutes les données clients en un seul endroit et facilitant la collaboration entre les départements (marketing, ventes, service client) grâce à l’accès à des informations client partagées.

    D’autre part, le Customer Relationship Management (CRM) permet de centraliser et d’analyser les interactions avec les clients, offrant une vue complète de chaque client et facilitant une gestion proactive des relations. Il encourage par exemple une expérience fluide et cohérente sur tous les points de contact en intégrant les interactions en ligne et en magasin pour une vue complète du parcours client.

    Enfin, assurer la confidentialité des données dans le secteur du luxe est crucial protéger la réputation des marques et la confiance des clients. Certaines mesures telles que le chiffrement des données ou la conformité réglementaire le permettent.

    3- Faire vivre la marque avec son temps

    Le luxe et l’hyper-luxe sont souvent cantonnés à des sphères inaccessibles, voire figées. Pourtant, suivre l’évolution de la société permet aux marques de luxe de rester pertinentes, d’innover, de construire des relations solides avec leurs clients et de préserver leur réputation, ce qui est essentiel pour leur succès à long terme.

    En intégrant ces différents points, les marques de luxe peuvent par exemple diffuser leur storytelling de manière efficace à l’ère digitale, tout en renforçant l’engagement et la fidélité de leur clientèle. Les plateformes comme Instagram, YouTube et TikTok offrent un espace pour partager du contenu visuel attrayant et engageant. Chanel, Louis Vuitton ou Dior y ont recours pour promouvoir leurs différentes lignes de produits et leurs événements spéciaux.

    Le luxe a beaucoup à gagner à se diversifier et à nouer des partenariats pour chercher en externe des compétences et savoir-faire technologiques qui contribueront à la différenciation et à la valeur perçue accrue.

    Enfin, les marques de luxe qui intègrent la traçabilité et la seconde main dans leur stratégie renforcent leur image de marque en se positionnant comme des pionniers dans le domaine de la durabilité et de l’innovation.

    Organiser et définir l’avenir du secteur du luxe à l’ère digitale nécessite une approche stratégique et innovante, prenant en compte les transformations technologiques, les attentes changeantes des consommateurs et les dynamiques du marché. Tout cela repose sur une intégration harmonieuse des technologies avancées, une réinvention constante de l’expérience client, et une adaptation aux nouvelles tendances et attentes des consommateurs.

  • #PODCASTS – Quel est l’impact de l’IA sur nos métiers ? By La Brigade Du Web

    Influence, création de contenus, médias, retail & luxe… quels enjeux pose l’IA sur nos métiers ?

    Les métiers du marketing évoluent et l’intelligence artificielle accélère drastiquement cette évolution.

    • Comment l’IA transformera les métiers du marketing, de la communication et de la création ?
    • A quoi s’attendre dans 2, 5, 10 ans ?
    • Comment anticiper ces mutations ?

    Pour y répondre, les experts de La Brigade Du Web ont pris la parole lors de podcasts pour aborder ces sujets.

    Bonne écoute à toutes et à tous !

     

     

     

     

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  • #PODCAST – L’impact de l’IA sur le Retail & le Luxe – By La Brigade du Web

    Comment l’IA va t-elle révolutionner le secteur du retail et du luxe ?

    > Pourquoi le luxe s’empare t-il de l’IA Générative?
    > Quels sont les cas d’usage ?

    Bienvenue dans ce nouveau podcast sur l’Impact de l’Intelligence Artificielle pour le retail et le luxe.
    Un podcast produit par le collectif d’influenceurs B2B, La Brigade Du Web.
    Aujourd’hui, c’est au tour d’Emilie Marquois et de Jérôme Monange.
    Nos deux experts vont partager leurs visions sur l’évolution du commerce et du luxe.

    5 Temps Forts : 

    1 – Enrichissement de l’expérience client avec l’IA 
    2 –
     Création de nouveaux produits grâce à l’IA
    3 – Personnalisation de l’e-commerce
    4 – IA et mode durable
    5 – IA et blockchain

    Un podcast à écouter ici

  • Le marché du luxe en hausse grâce aux dépenses de la Génération Z

    Quelles sont les habitudes des acheteurs de produits de luxe ? 

    Pinterest dévoile les résultats d’une nouvelle étude sur les habitudes et les caractéristiques des acheteurs de produits de luxe, menée avec PA Consulting dans plusieurs pays dont la France.

    Les résultats mettent en évidence que cette audience est majoritairement jeune et en croissance, bénéficie d’un pouvoir d’achat élevé et se rend sur la plateforme avec une intention forte, favorisée par une expérience utilisateur positive qui ne se heurte pas aux contenus toxiques de nombreux autres sites.

    Alors que l’environnement économique mondial reste instable, le marché des produits de luxe est en pleine expansion ; il est susceptible de doubler d’ici 2030 grâce aux dépenses de la génération Z, ce qui constitue un autre avantage de Pinterest. 70% de l’audience de luxe de Pinterest, définie comme les utilisateurs mondiaux qui ont recherché ou sauvegardé l’une des 60 marques de luxe, a moins de 35 ans.
    Quatre sur cinq sont des femmes
    .

    L’étude de PA Consulting révèle des données précieuses pour les marques, notamment sur la manière dont l’audience de Pinterest, composée d’acheteurs de produits de luxe engagés, présente une valeur unique pour les marques.

    Parmi les enseignements clés de l’étude :
    Les utilisateurs de Pinterest sont plus aisés que les acheteurs sur d’autres plateformes
    • Un tiers des acheteurs de produits de luxe sur Pinterest ont des revenus annuels supérieurs à 100 000 USD et sont 35 % plus susceptibles de franchir la barre des six chiffres que les acheteurs de produits de luxe sur d’autres plateformes.

    Les utilisateurs de Pinterest sont plus intentionnels que les acheteurs sur d’autres plateformes
    • Trois acheteurs de produits de luxe sur cinq déclarent utiliser Pinterest pour rechercher des marques et des produits de luxe. Selon PA Consulting, Pinterest est la première source d’inspiration pour les achats de produits de luxe.

    Les utilisateurs de Pinterest sont des planificateurs : ils façonnent leur avenir grâce aux produits de luxe
    • Chaque semaine, les utilisateurs enregistrent plus de 1,5 milliard d’Épingles  sur plus de 10 millions de tableaux, enregistrant des idées de cadeaux pour les fêtes et les anniversaires, des rénovations de maison, des vacances de rêve, de nouvelles voitures et autres produits ou services premium.

    • Quatre utilisateurs sur cinq affirment que Pinterest les aide à planifier leur avenir, selon une étude de Reach3 Path to purchase, et ils dépensent de l’argent sur des articles de luxe pour y parvenir.

  • Quelle place pour le luxe dans l’influence marketing ?

    Quelles sont les marques de Luxe les plus mentionnées en 2022 par les influenceurs ?

    • Quelles sont les performances par typologie d’influenceurs dans le secteur Luxe ?
    • Instagram, TikTok, YouTube… sur quels réseaux sociaux ?

    Décryptage de l’étude Reech Influence et Mode.

    Le TOP 10 des marques de luxe les plus mentionnées dans les publications d’influenceurs 

    1. Dior                      2. Balenciaga
    3. Louis Vuitton       4. Gucci
    5. Prada                   6. Céline
    7. Stella McCartney 8. Yves Saint Laurent
    9. Chanel                10. Jean Paul Gaultier

    Au total et sur l’ensemble des réseaux sociaux, ce sont plus de 13,7k influenceurs qui ont mentionné des comptes de marques du secteur de la mode dans la catégorie Luxe entre le 01 janvier 2022 et le 31 décembre 2022.
    Les publications organiques sont très largement majoritaires et représentent 93% du total des 104 160 mentions de marques sur cette même période. On note 3,8 milliards d’impressions, 320 millions d’engagements et un taux d’engagement moyen de 3,48%. Instagram (58%) reste le réseau privilégié de l’influence en termes d’impression même si TikTok (31,5%) prend de plus en plus de place dans le classement des plateformes.

    Instagram :
    9 248 influenceurs qui ont pris la parole.
    58% des impressions totales.
    66% des engagements totaux.
    2,84% de taux d’engagement.

    TikTok :
    3 159 influenceurs qui ont pris la parole.
    31,5% des impressions totales.
    31% des engagements totaux
    7,92% de taux d’engagement (un taux supérieur à la moyenne qui est entre 3% et 6%).

    Il faut également noter qu’il existe des différences de performances par typologies d’influenceurs. Les Nano Influenceurs étant en tête du classement.


    « Dior mérite bien sa première place dans le Top des marques de Luxe, au regard des différentes collaborations et partenariats que la marque a pu mener et mettre en place. Des choix stratégiques intelligents et payants qui, d’une part, ne trahissent pas l’héritage de la maison, et d’autres part a investi un nouveau secteur tourné vers la pop-culture compatible avec l’ADN des 18-34 ans. » 
    conclut Guillaume DOKI-THONON CEO de Reech.

    Pour télécharger l’étude Reech dans son intégralité cliquez ici.

  • Les marques françaises de luxe les plus puissantes

    Luxe à la française : les marques les plus influentes


    Décryptage du rapport Kantar par Modalova 

    C’est un rapport très attendu chaque année : le classement Kantar BrandZ présente les marques françaises les plus puissantes.
    En 2023, force est de constater que certaines d’entre elles affichent une croissance insolente. Ainsi, la valeur cumulée des 50 premières enseignes a augmenté de +30 % en deux ans, pour atteindre 424 milliards de dollars (vs 325 milliards en 2021).
    Ce palmarès est dominé par les grands noms du luxe et de la beauté : ils occupent 9 des 10 premières places.
    Les points communs entre les marques de luxe françaises les plus dynamiques

    Les marques qui affichent une belle croissance présentent des similitudes :

    Elles sont utiles (meaningful). Leur positionnement, clair et cohérent, permet de créer une relation forte avec les clients, tant fonctionnelle qu’émotionnelle. Ainsi, les marques qui performent sont perçues comme ayant davantage de sens que les autres : +21% pour celles du Top 100 et +37% pour celles du Top 10.
    Elles sont différentes (different). Elles affichent une identité forte, différente de la concurrence, et font souvent figure de pionnières. Cette capacité à innover les rend irremplaçables et conforte leur position de leader. Les chiffres sont éloquents : +21% de différenciation pour les marques du Top 100 et +31% pour celles du Top 10.
    Elles sont marquantes (salient). Leur communication impactante les impose comme des références dans l’esprit des clients, qui les citent spontanément (on parle de « notoriété Top of mind »). Elles bénéficient ainsi d’un taux de transformation supérieur au moment de la prise de décision de l’acheteur. Les chiffres à retenir : les entreprises du Top 100 sont 34 % plus mémorables que la moyenne de toutes les marques, tandis que celles du Top 10 le sont de 69 %.

    Les marques de mode de luxe les plus influentes en France

    1. Louis Vuitton – 1re place : la marque du groupe LVMH caracole en tête de ce classement depuis 2018 avec une valeur dépassant 102 milliards de dollars. Elle présente aussi la plus forte croissance depuis 2021 (+72 %).

    2. Hermès – 2e place : elle est valorisée à 57,5 milliards de dollars, avec +48 % de croissance en 2021.

    3. Chanel – 3e place : elle pèse 57,1 milliards de dollars, avec une progression de +30% depuis 2021.

    4. Dior – 8e place : cette marque du groupe LVMG est valorisée à 8,76 milliards de dollars, soit une croissance de +47 % depuis 2021.

    5. Cartier – 9e place (la plus forte croissance du classement) : elle vaut 8,2 milliards de dollars, soit une progression de +88 % depuis 2021 et de + 51% entre 2022 et 2023.

    6. Saint Laurent / YSL – 16e place : malgré sa valeur de 4,59 milliards de dollars, cette belle marque a fait 1 % de moins qu’en 2021.

    7. Givenchy – 24e place : valorisée à 2,71 milliards de dollars, la maison de couture connaît une progression de +26 % depuis 2021.

    8. Celine – 30e place : encore une marque du groupe LVMH dans le palmarès Kantar ! Estimée à 2,13 milliards de dollars, elle a progressé de +69 % en deux ans.

    Louis Vuitton, un leader qui s’impose aussi à l’international

    Grâce à une politique de prix élevés sur ses principaux marchés (Chine, Japon et États-Unis), Louis Vuitton affiche les meilleurs résultats du classement Kantar. Un challenge rendu possible par une stratégie qui mixe plusieurs leviers :

    • L’alternance des best-sellers iconiques et des nouveautés, pour fidéliser les clients historiques tout en séduisant la nouvelle génération.

    • Des collaborations le temps d’une collection : Yayoi Kusama, Suprême, Stephen Sprouse, Jeff Koons…

    • Des expériences audacieuses : la marque, plébiscitée pour ses défilés de mode éphémères, s’aventure aussi du côté de la gastronomie. Ex. : ouverture d’un restaurant à Saint-Tropez avec le chef étoilé Mory Sacko, lieu culturel et culinaire à Paris avec le chef pâtissier Maxime Frédéric …

    « Aujourd’hui, Louis Vuitton est la seule marque française à intégrer en 2023 le classement des marques (tous secteurs confondus) les plus influentes au monde. Elle se classe à la 10e position, aux côtés de géants tels que les GAFAM ou Mc Donald. »

    L’analyse du rapport à retrouver ici

  • Dior, Louis Vuitton, Yves Saint Laurent, Chanel, Hermès ou Burberry : quels sont les points de friction et de satisfaction rencontrés par les utilisateurs sur les sites de marques de luxe ?

    Les clients de sites de luxe veulent :
    plus d’options de livraisons à 36 %, des services clients à 30 % et de la personnalisation de produits à 29 % 

    FERPECTION, conseil en études et recherches UX pour l’amélioration des sites et applications mobiles, a analysé* les sites de grandes marques de luxe afin d’en observer les grandes tendances UX et les principaux points de friction et de satisfaction rencontrés par les utilisateurs lors d’un parcours d’achat classique. Une analyse qui permet de dégager des enseignements surprenants sur les attentes des clients et les améliorations à apporter.

    « A travers cette étude internationale, nous voulions déterminer et obtenir le ressenti global des utilisateurs. Nous avons donc évalué la fluidité des parcours clients et la compréhension de la navigation, avec une approche par pays. Ainsi, nous avons pu identifier les besoins et les attentes des clients en ce qui concerne les sites de luxe avec des résultats parfois inattendus », a commenté ThibaultGeenen, CEO & fondateur de Ferpection.

    Quels éléments sont les plus importants sur un site de luxe pour les clients ?

    Pour les utilisateurs de tous les pays, les sites de marques de luxe doivent davantage mettre en avant certains points plutôt que d’autres. Ainsi, 36 % des clients réclament avant toute chose de pouvoir disposer de plusieurs options de livraison lors de leur commande : à domicile, en points retraits, en magasin, etc.

    En deuxième place de ce classement, 30 % veulent plus de services client et la possibilité d’avoir des coordonnées téléphoniques ou e-mails.

    Enfin, à la troisième place du podium, 29 % des utilisateurs plébiscitent la personnalisation de produits, avec des emballages différents et des cartes personnalisées, par exemple.

    Il est intéressant de noter que ces éléments sont constants sur les trois pays étudiés, ce qui souligne de grandes tendances au niveau international.

    Des pages d’accueil satisfaisantes mais à optimiser

    Dès la page d’accueil, les utilisateurs se sont exprimés et 75 % déclarent être satisfaits de cette étape dans leur parcours, même si des éléments restent à optimiser. Dans le détail, ils sont plus de 97 % à apprécier la home page de Burberry et 83 % celle de Chanel. En revanche, 33 % n’ont pas été satisfaits de la page d’accueil d’Yves Saint Laurent et 50 % de celle de Louis Vuitton.

    « Les utilisateurs attendent beaucoup des pages d’accueil des marques de luxe, car elles inspirent et font rêver. Elles sont tournées vers l’univers de la marque avec des photos et des vidéos sur la totalité de l’écran. Les utilisateurs apprécient cette élégance et cette atmosphère premium mais ces pages sont souvent trop chargées et rendent ainsi l’affichage trop long. La lenteur du chargement frustre de nombreux utilisateurs et fait ainsi baisser la qualité de la marque. De même, il est important de trouver le bon équilibre entre image de marque et présentation des produits, car de nombreux utilisateurs auraient aimé voir plus de produits sur cette première page et se retrouvent perdus entre les photos et vidéos artistiques », a analyséThibault Geenen, CEO & fondateur de Ferpection.

    Ferpection effectue également un « test de désirabilité ». Ainsi, la page d’accueil est montrée aux utilisateurs pendant seulement 5 secondes, afin de connaître leur ressenti le plus fort.

    Bilan : Les utilisateurs aiment voir des photos artistiques avec des modèles humains contrairement aux produits présentés seuls. En revanche, on peut déplorer une mauvaise reconnaissance rapide de la marque. Il est donc important de trouver le bon équilibre.

    L’univers du luxe fait référence à l’élégance, au minimalisme et au classique. Une image décalée risque de diviser l’opinion des utilisateurs sur l’image de marque, même si elle est plus marquante dans l’esprit des utilisateurs.

    Enfin, le contenu de l’offre est rapidement compris lorsqu’il y a un menu ouvert principalement sur PC, ou via des photos montrant une variété de produits.

    Premier clic, listing produits et page produits… Ensemble très satisfaisants

    78 % des utilisateurs apprécient une entrée vers les produits, et ceci via le menu plutôt que la barre de recherche. De même, 76 % des clients sont sensibles au filtrage qui devient le meilleur outil sur une page listing produits pour les guider dans leur navigation. Enfin, 77 % sont globalement satisfaits d’obtenir toutes les informations nécessaires sur un produit afin de préparer l’achat.

    Une expérience du panier réussie !

    Les utilisateurs attendent du checkout que cette étape soit rapide avec la présence de différentes options comme la modification du panier, l’enregistrement via un compte invité, de nombreux moyens de paiement, de livraison et la possibilité d’emballage personnalisé ou de message. De plus, les clients ont besoin d’être rassurés pour finaliser leur achat. Pour cela, ils doivent avoir accès aux informations clés que sont l’estimation de la date de livraison, la mention recyclable pour l’emballage, les conditions de retour (gratuit) et le récapitulatif de la commande.

    *Méthodologie : en avril 2022, 18 sites internet ont été testés pour 6 marques de luxe dans leur version française, anglaise et américaine. Sur mobile et PC, 161 utilisateurs de 18 à 55 ans ont donné leur feedback via la plateforme de tests utilisateurs à distance de Ferpection.

     

  • TOP & Flop 2021 selon Fabernovel

    GAFAnomics Quarterly de Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement, les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart

    Le rapport GAFAnomics Quarterly de Fabernovel met aussi en perspective les faits marquants du trimestre ainsi que les citations clés de dirigeants : “Dans les prochaines années, je m’attends à ce que les gens cessent de voir Facebook principalement comme un réseau social pour être vu comme une entreprise de metaverses. À bien des égards, les metaverses sont l’expression ultime de la technologie sociale” expliquait Mark Zuckerberg, CEO de Facebook. Une vision qui ouvre des opportunités à de nouveaux modèles et formats comme la publicité augmentée.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    “Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole.

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024** :

    • Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.
    • Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.
    • Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…
    • Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.
    • EDF et Ledger :  le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.
  • Le Metavers : nouvelle scène d’influence

    Quand le luxe s’empare des metavers… 

    Selon Keyrus, observateur et acteur de la transformation numériq

    Depuis la naissance du Bitcoin en 2008, la Blockchain n’a cessé de surprendre même les plus aguerris des observateurs. Depuis 2019, c’est au tour des NFT, les jetons non fongibles, d’opérer une véritable révolution technologique, artistique et culturelle.

    Le champ des possibles s’élargit encore lorsque l’objet de luxe n’est plus un sous-jacent physique du NFT, mais est directement un objet numérique embarquant directement le NFT. Et l’industrie du luxe identifie déjà des opportunités de business models tous azimuts.

    Mais c’est – littéralement – dans un autre univers que l’industrie du luxe doit inventer ses nouveaux modèles économiques autour des NFT : le Metavers (_metaverse_). Véritable coqueluche actuelle des GAFAM, nouvel horizon de l’industrie numérique, ce terme désigne de manière générique tous les univers virtuels, jeux vidéos, plateformes de réalité virtuelle ou augmentée, salles de concert ou d’exposition virtuelle, réseaux sociaux, etc. Dans ces univers numériques, les intervenants disposent d’une représentation numérique, qui peut être une photo de profil, un avatar numérique, un personnage de jeu, ou toute autre forme de double digital. Et ce double digital intéresse au plus haut point les marques du luxe. Les plus grandes maisons y sont déjà : Gucci, Valentino, Marc Jacobs, Givenchy, LVMH, Dolce & Gabbana, …

    Car les avatars digitaux s’habillent, portent des bijoux, des accessoires, font du shopping, visitent de grandes maisons. Popularisés au début des années 2000 par les jeux massivement multi-joueurs, les artefacts numériques ont vu leur usage exploser avec les magasins d’application de type App Store ou Play Store, permettant les achats embarqués (_in-app_). Et comme dans l’univers physique, le luxe est un différenciateur social, un retour à la valeur d’estime. Il est donc possible d’acheter des NFT de Balenciaga sur le jeu Fortnite, et il sera certainement possible d’offrir une montre de haute horlogerie à son personnage de jeux vidéo ultra-réaliste dans un futur très proche.

    Les Metavers sont aussi des plateformes d’exposition pour les marques : Balenciaga et Givenchy ont récemment présenté leurs collections dans des univers virtuels, les univers Chanel se visitent en réalité virtuelle et augmentée en Chine. Ces plateformes nouvelles permettent une profondeur de catalogue décuplée : chaque collection pourrait être déclinée sous forme d’objets numériques embarquant un NFT, et des collections dédiées pourraient même voir le jour, empruntant aux codes sociaux spécifiques à ces univers.

    Les usages les plus inventifs deviennent alors envisageables : faire dîner un personnage virtuel habillé d’une robe haute couture virtuelle, portant une montre de haute horlogerie virtuelle et des bijoux de haute joaillerie virtuels, dans un restaurant gastronomique virtuel, avec ambiance musicale exclusive sous forme d’un concert privé virtuel sur invitation virtuelle, le tout au sein d’un univers accessible uniquement aux membres d’un club virtuel sur présentation d’une invitation virtuelle. Véritable fluide monétaire de toutes ces opérations, le NFT acquiert alors un rôle central et multi-facettes : paiement bien entendu, mais aussi preuve de présence, démonstration d’exclusivité, garantie d’authenticité numérique et de rareté, support de relation de fidélité à la marque – et bien d’autres usages à inventer.

    Paradoxalement, les enjeux de sécurité et d’authenticité sont plus faciles à encadrer autour d’objets numériques associés à un NFT, car embarqués par construction dans l’objet. A l’image d’un carnet d’entretien pour une voiture de sport, ou d’un certificat d’expertise pour un grand cru classé, l’objet numérique muni de son NFT peut faire l’objet de transactions avec un degré accru de confiance.

    Pour conclure sur l’impact des NFT sur l’industrie du luxe, à construire de nombreux business models_ autour de marques à l’affût de plus de proximité, plus de fidélité et plus d’exclusivité.
    Aujourd’hui, les usages explorés sont essentiellement des reproductions, dans des univers digitaux jumeaux ou dans des Metavers, d’expériences physiques plus traditionnelles : on habille un personnage virtuel, on le maquille d’un rouge à lèvres de grande marque ou on lui fait boire un whisky recherché, comme on le ferait pour soi-même, en répliquant les codes du luxe existants.
    En dépassant cette réplication pour créer de nouveaux usages, l’industrie du luxe pourrait découvrir de très nombreuses opportunités de nouvelles sources de revenus.