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  • Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme particulièrement soutenu et les entreprises ne peuvent plus ignorer son existence

     Par le Dr Joseph Reger, CTO, Fujitsu EMEIA

     Les discussions sur l’Intelligence Artificielle (IA) sont de plus en plus fréquentes et cette tendance est amenée à se poursuivre. Les entreprises commencent à entrevoir tous les champs d’applications de l’IA. Parallèlement, des rapports publiés presque chaque jour tendent à instiller la peur, laissant penser que l’Intelligence Artificielle volera bientôt le travail des êtres humains. Son expansion et ses multiples applications n’est plus un secret. Par exemple, la police de Durham, au Royaume-Uni, expérimente actuellement un système d’IA permettant de classifier les suspects par niveau de risque faible/moyen/important et d’ajuster leur sentence en conséquence.

    Tout comme l’IA, l’automatisation et le machine learning repoussent les limites dans tous les secteurs. Les entreprises doivent désormais réaliser que cette évolution technologique constitue une force.

    L’Intelligence Artificielle va bouleverser le monde de l’entreprise, mais son apport est clairement positif

     C’est une réalité : l’Intelligence Artificielle va bouleverser la manière dont les entreprises travaillent. Mais ces dernières doivent accueillir ce changement avec optimisme et positivisme. PwC a réalisé une étude montrant que l’IA devrait améliorer considérablement la productivité des entreprises. Grâce à l’IA, le PIB mondial devrait croitre de 15,7 milliards de milliards de dollars, soit +14% de 2016 à 2030.

    Plus l’Intelligence Artificielle sera intégrée aux process quotidiens, plus ses bénéfices seront évidents. L’automatisation de tâches simples va permettre aux employés de consacrer plus de temps à des tâches de plus en plus complexes.

    Dans la mesure où les entreprises cherchent à investir dans l’Intelligence Artificielle, cette technologie devrait être amenée à évoluer rapidement. Il sera difficile, voire même impossible, de garder le cap face aux innovations proposées. Les cadres dirigeants devront rester focalisés sur leur activité et déterminer de quelle manière l’Intelligence Artificielle peut, de manière spécifique, aider leur organisation.

    Ce que l’IA peut vous apporter dès maintenant… et les progrès à venir

     Le champ d’applications de l’IA est très large et cette technologie se développe à un rythme plus rapide que le monde des affaires ne l’avait prédit. Qu’il s’agisse de trier des informations, ou d’automatiser des process industriels, les possibilités sont assez nombreuses pour que les entreprises investissent sans attendre.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme significatif. Toutefois, nous en sommes encore aux balbutiements et les entreprises doivent avoir conscience que, pour tirer tout le potentiel de l’IA, des développements technologiques seront nécessaires.

    Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

     Le futur approche à grands pas et les entreprises ne peuvent désormais plus ignorer l’Intelligence Artificielle. C’est aussi simple que cela. L’IA obligera sans cesse les entreprises à se réorganiser, quel que soit le secteur. Il est crucial que les entreprises se penchent sur la question sans attendre. Elles doivent devenir matures sur le plan digital dès maintenant, car elles ne pourront tirer profit de l’IA que si elles ont déjà accompli ces progrès préalables.

    La mise en place de process plus intelligents, faisant appel à l’Intelligence Artificielle, constituera un moteur pour les entreprises. Elle libérera les employés des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer à des missions plus intelligentes, plus complexes. Le personnel hautement qualifié constitue la colonne vertébrale d’une entreprise et doit consacrer le moins de temps possible aux activités répétitives et chronophages. Les systèmes d’IA peuvent venir à bout de ces tâches plus rapidement, et avec plus de précision. L’IA doit devenir un véritable membre de l’équipe et permettre aux autres membres de se focaliser sur des activités plus spécialisées.

    Les bénéfices potentiels sur le plan financier sont évidents. L’Intelligence Artificielle ne permettra pas seulement de gagner du temps, elle permettra aussi de décupler les potentialités des entreprises. En améliorant la qualité de vie et la satisfaction au travail des employés, l’IA permettra à ces derniers d’être plus productif et de se focaliser sur l’innovation.

    Pour prospérer, les entreprises doivent se préparer à l’Intelligence Artificielle dès maintenant. Le personnel doit être formé en conséquence, des investissements doivent être réalisés et une collaboration rapprochée avec des experts doit être initiée. Les entreprises devront impérativement comprendre comment, où et pourquoi faire appel à l’IA. L’Intelligence Artificielle n’a rien d’une technologie clé-en-main. Elle requiert des spécialistes compétents, à la fois en Intelligence Artificielle et dans le champ d’activité propre à l’entreprise.

    Le rôle de l’Intelligence Artificielle est bien trop important pour être ignoré

    L’IA et l’automatisation sont trop fréquemment perçues négativement par les entreprises. Pourtant, elles doivent permettre de libérer les employés de tâches ennuyeuses, répétitives et chronophages. Ces derniers doivent ainsi pouvoir consacrer davantage de temps à leurs missions les plus importantes. Aucun doute : l’automatisation des tâches va se généraliser et, avec une préparation adéquate, les équipes seront en mesure de se consacrer à des problèmes plus complexes.

    Les entreprises devront s’adapter et accueillir au mieux les évolutions digitales, afin d’embarquer pour un avenir qui reposera presque entièrement sur la technologie. Toutefois, un débat sociétal est nécessaire : il doit porter sur les conséquences de l’expansion à grande échelle de l’IA et doit fournir un cadre définissant les règles d’application de cette technologie. Une sensibilisation sera nécessaire à tous les niveaux. Des formations seront nécessaires pour permettre au personnel de s’adapter. Enfin, il sera essentiel de s’assurer que le bénéfice de l’IA ne concernera pas seulement les entreprises mais la société dans son ensemble.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme rapide et les bénéfices qu’elle peut apporter sont clairs. Toutefois, si vous échouez à vous préparer au changement, vous échouerez à en tirer profit.

     

     

  • Comment se préparer à l’arrivée de l’Intelligence Artificielle dans l’entreprise ?

    Infosys liste 3 orientations pour guider les entreprises vers l’adoption de l’Intelligence Artificielle auprès de leurs salariés

     Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), le monde entre dans une nouvelle ère technologique qui va profondément transformer les entreprises et la société. Via l’automatisation, la reconnaissance vocale ou encore le machine learning, l’IA a déjà commencé à bouleverser les processus quotidiens au sein des entreprises. Celles qui ont d’ores et déjà décidé d’investir dans ces technologies ont une longueur d’avance par rapport à leurs concurrents.

    Mais qu’en est-il des salariés en entreprise ? Pour certains, l’IA peut être perçue comme un danger pour leur poste, pour d’autres, c’est un élément qui conduit à repenser leurs responsabilités, pour s’adapter rapidement à cette nouvelle transformation technologique.

    S’il est difficile de prévoir exactement comment l’IA va évoluer, les spécialistes du marché estiment que son adoption est plus rapide que prévue. Le développement de l’IA s’accélère et amène les salariés à remettre en question leurs compétences.

    Les entreprises et leurs équipes doivent donc appréhender de manière efficace les intégrations et utilisations de l’IA. Infosys répertorie les 3 facteurs clés pour une adoption pleinement réussie de l’IA en entreprise :

    • Impliquer les employés

    L’un des effets positifs et peut-être surprenant de l’arrivée de l’IA est que les entreprises sont obligées de miser davantage sur leurs employés. Implémenter l’IA implique des investissements en matière de logiciels et de technologies spécifiques, mais aussi en termes de formation et de développement des compétences, pour aider les salariés à se l’approprier. Les entreprises ne peuvent pas tout miser sur l’IA sans prévoir un investissement équilibré entre la technologie et l’humain.

    Une récente étude[1] révèle que 76% des décideurs interrogés dans le monde estiment que l’IA est fondamentale pour assurer le succès de leur stratégie d‘entreprise. 80% des répondants pensent qu’ils vont devoir requalifier leurs employés dont les rôles sont ou seront remplacés par de nouvelles technologies. C’est pourquoi il est essentiel de reconsidérer le système éducatif, mais aussi le développement des compétences, afin de créer les bases d’un apprentissage et d’une formation en continu. Cela redéfinira les perspectives professionnelles impactées par ces nouvelles technologies disruptives.

    • Apprendre à amplifier le potentiel humain

    Ce nouveau mode d’apprentissage n’est pas seulement essentiel pour les salariés, il l’est pour les générations futures. Nous développons et déployons des systèmes d’IA qui vont devenir si perfectionnés qu’ils feront partie intégrante de chaque industrie. Il faut alors former les étudiants, les chercheurs et les employés à acquérir de nouvelles compétences et expertises pour travailler avec ces nouvelles technologies.

    Car d’ici quelques décennies, l’IA pourrait remplacer certaines tâches cognitives telles que l’identification et la résolution de problèmes. Aujourd’hui, l’IA a les capacités d’identifier des anomalies systèmes imperceptibles par les humains. L’IA est donc une aide supplémentaire. Mais parier sur le remplacement de ces derniers par l’IA serait exagéré. La créativité et l’ingéniosité humaines seront toujours nécessaires pour que l’IA trouve des solutions à certains problèmes.

    Opposer la machine à l’homme n’est donc pas d’actualité, il s’agit plutôt de les faire collaborer pour décupler les facultés humaines.

    • Eduquer les futures générations à penser avec l’IA

    Pour que les humains arrivent à manier l’IA avec la plus grande expertise et ainsi amplifier son potentiel, l’éducation et la formation doivent être une priorité. L’alphabétisation numérique est fondamentale pour les nouvelles générations. Il est nécessaire de dispenser des cours d’informatique à chaque enfant. A cette fin, il faut une ouvrir de nouvelles perspectives sur l’apprentissage proposé par les gouvernements mais aussi par le secteur privé.

    Cela implique également de repenser la formation en la faisant durer tout au long de la carrière et d’abandonner l’approche de l’apprentissage par la mémorisation, en faveur de la culture de la curiosité et de l’expérimentation.

    Les méthodes pédagogiques sont à reconsidérer, afin d’encourager la recherche et la résolution de problèmes plus complexes. Les entreprises doivent également mettre à la disposition des employés les ressources pour une formation continue. Enfin, il faudrait, par exemple, réfléchir à consacrer un pourcentage des revenus annuels des entreprises pour la requalification des personnels. Ces derniers seront amenés à changer de fonctions toujours plus rapidement.

    « C’est un point central dans l’histoire de l’humanité. En tant que prochaine grande évolution technologique, l’IA est en construction devant nos yeux, et nous devons être prêts à évoluer à ses côtés », souligne Monika Orlowska, Partner chez Infosys Consulting.

     

  • La France et l’’Intelligence Artificielle; relever le défi de la compétitivité, aujourd’hui et demain

    La France et l’’Intelligence Artificielle; relever le défi de la compétitivité, aujourd’hui et demain

     Par Thomas Bourgeois, Président-Directeur Général de Dhatim

    La campagne présidentielle 2017 a permis de mieux appréhender les enjeux économiques liés à la nécessité impérieuse de réduire les dépenses de l’Etat et d’accompagner la montée en compétitivité et en innovation de notre industrie. Dans cette perspective, l’Intelligence Artificielle, prélude à un nouveau paradigme, est vouée à jouer un rôle décisif. La récente mise en place de la DSN (Déclaration Sociale Nominative) a permis, à cet égard, de familiariser les entreprises avec une toute nouvelle génération d’assistants digitaux intelligents, source d’optimisation des processus et de gain de compétitivité.  

    L’économie au cœoeur de la campagne présidentielle
    Rarement une élection présidentielle n’a autant fait participer les électeurs à la gestion de notre dette et à la manière de réduire nos déficits. Avec un secteur industriel, laminé par les délocalisations, qui a su capter l’attention de certains candidats, la compétitivité de notre industrie et, plus largement, l’économie s’est invitée au cœur des débats. L’opportunité nous a donc été donnée, notamment lors du débat du deuxième tour, d’assister à la vulgarisation de certaines notions que nous avions oubliées depuis l’Université comme « la place de l’Etat dans la régulation des acteurs économiques », « le protectionnisme et les barrières douanières » ou même « de l’écu à l’euro : l’évolution des échanges monétaires européens ». Vous avez dit pédagogie ?

    Les économies budgétaires : cheval de bataille de deux « grands candidats »
    Jamais les citoyens n’auront été autant éduqués à la nécessité de renforcer notre compétitivité, élément essentiel pour devenir un acteur global fort, aux côtés de nos partenaires européens et mondiaux.  L’autre fait marquant est la manière dont les économies budgétaires, notamment au premier tour, ont été placées au cœur même des débats. La capacité à redresser les finances de notre pays a été utilisée comme un cheval de bataille majeur par deux des « grands » candidats. Des infographies, publiées dans la presse, ont même classé les candidats selon le niveau d’économies publiques qu’ils se proposaient de réaliser au long de leur quinquennat.

    Du choc de simplification à la DSN 
    Ces préoccupations ne sont pas nouvelles. Au travers du choc de simplification, lancé en 2013, l’Etat a choisi de faire de la diminution de la complexité administrative et normative un outil au service de l’amélioration de la relation avec les citoyens et compétitivité des entreprises. Entrée en vigueur en janvier 2017, après une année de phase pilote, la DSN ou déclaration sociale nominative veut simplifier la gestion annuelle des entreprises. Côté entreprise, la mission est complexe car elle conduit les DRH à contrôler chaque mois, pour chaque employé, un volume de données beaucoup plus important, de l’ordre du million de lignes d’écritures. Autre écueil, contrairement aux procédures de simplifications précédentes, le défi de la simplification est ici à double tranchant : chaque donnée erronée étant passible d’une amende de dix euros, en cas de redressement, les entreprises s’exposent à des pénalités exponentielles.

    Un nouveau paradigme technologique transformer la DSN en opportunité
    La DSN serait-elle un Game Changer ? Peut-être bien car elle préfigure un changement de paradigme où la complexité et l’échelle des données contraignent le gestionnaire RH, pour être efficace, à capitaliser sur une assistance d’outils de nouvelle génération. Dans ce domaine, le potentiel de l’Intelligence Artificielle de machine learning, couplé au Big Data, est gigantesque. Avec ces outils, ce sont des milliards de lignes de données, inaccessibles à l’être humain de par leur nombre et leur diversité, qui deviennent exploitables. En comprenant les données dans le détail, les robots logiciels réalisent des millions de contrôles et d’actions par jour. Déjà utilisés par les fonctions Achat et Comptabilité, ils permettent de réduire les coûts jusqu’à 30% selon les départements et les catégories de dépenses. Les gestionnaires peuvent ainsi se consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée et augmenter leur performance. S’agissant de la DSN, les entreprises qui essaient de s’adapter aux exigences de l’administration avec les outils informatiques habituels le font à leurs risques et périls… et en pénalisant potentiellement leurs salariés. En effet, les données transmises via cette DSN serviront de base au futur impôt prélevé à la source et au calcul des retraites. Les erreurs sur chaque déclaration sont donc cumulées de mois en mois, ainsi que les pénalités encourues en cas de contrôles.

    Une meilleure compétitivité pour les entreprises à l’ère de la mondialisation
    La DSN est un cas unique où une contrainte légale conduit les entreprises à se doter d’outils uniques en leur genre. Les Directions des Ressources Humaines sont ainsi entrées, sans s’en rendre compte, dans l’ère de l’Intelligence Artificielle, du Machine Learning, et du Big data. Désormais familiarisées avec une nouvelle génération d’assistants digitaux intelligents, elles ont tous les atouts en main pour optimiser leurs processus et gagner en compétitivité, un atout essentiel dans cette ère de mondialisation et de concurrence.

  • Huit bonnes pratiques pour mettre en place une IA privilégiant l’être humain

    L’Intelligence Artificielle pourrait accroître de près de 38% la rentabilité des entreprises d’ici 2035, d’après une nouvelle étude d’Accenture

    Les entreprises qui tirent parti des atouts de l’intelligence artificielle (IA) pourraient accroître leur rentabilité de 38 pour cent en moyenne d’ici 2035, selon un nouveau rapport publié par Accenture. Introduire l’IA représenterait une croissance économique de 14 000 milliards de dollars en valeur ajoutée brute dans 16 secteurs d’activités et 12 pays.

    Le rapport a identifié huit bonnes pratiques permettant de mettre en place une IA privilégiant une approche orientée sur l’être humain et de prendre des mesures audacieuses et responsables pour appliquer la technologie dans les entreprises.

    « L’intelligence artificielle va révolutionner le mode de croissance des entreprises et l’arrivée de nouveaux compétiteurs, car elle représentera un facteur entièrement nouveau de production qui peut stimuler la rentabilité », explique Paul Daugherty, directeur de la technologie et de l’innovation d’Accenture. « Pour saisir cette occasion, il est essentiel que les entreprises développent dès à présent des stratégies autour de l’IA axées sur les collaborateurs. La mise en œuvre des systèmes d’IA conformes aux valeurs éthiques et morales génèrera des résultats positifs et permettra aux personnes de faire ce qu’elles font de mieux : imaginer, créer et innover. »

     Le rapport, élaboré par Accenture Research en collaboration avec Frontier Economics, mesure les conséquences économiques potentielles de l’IA sur la valeur ajoutée brute, une donnée proche du produit intérieur brut qui représente la valeur de l’ensemble des biens et services produits. Cette étude compare les taux de croissance économique de 16 secteurs d’activités en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie. Selon les résultats, l’IA pourrait augmenter ces taux d’une moyenne pondérée de 1,7 point.

     Parmi les domaines étudiés, l’information et la communication, l’industrie manufacturière et les services financiers sont les trois secteurs qui afficheront les taux de croissance annuelle de la valeur ajoutée brute les plus élevés, respectivement 4,8 %, 4,4 % et 4,3 % d’ici 2035. Ce qui se traduit par une hausse supplémentaire de 6 000 milliards de dollars de la valeur ajoutée brute en 2035, pour ces trois secteurs à eux seuls. Même les secteurs basés sur humain comme les services sociaux et l’enseignement (des secteurs où la croissance est généralement lente) connaitront respectivement une hausse importante de la valeur ajoutée brute de 109 et 216 milliards de dollars.

    L’impact de l’intelligence artificielle sur la croissance des secteurs d’activité

     

    Les taux de croissance annuels d’ici 2035 en valeur ajoutée brute (une valeur proche du PIB) : comparaison du scénario de croissance de base à celui intégrant l’IA

    L’étude plus approfondie de la rentabilité du secteur industriel a démontré que l’IA représentait des opportunités inédites. Dans des secteurs qui recrutent beaucoup de personnel, comme la vente, elle vient soutenir le travail humain et contribue à une augmentation des bénéfices de près de 60%. Dans d’autres secteurs comme l’industrie manufacturière, les machines dotées d’IA anticiperont les failles potentielles des systèmes et des équipements, générant des taux de croissance en hausse et une augmentation des bénéfices de 39% d’ici 2035.

    Quels que soient les secteurs, les entreprises ont l’opportunité d’appliquer l’IA et d’inventer de nouvelles capacités pour la croissance, la rentabilité et la durabilité. Afin de bien se préparer à un futur faisant la part belle à l’intelligence artificielle, les dirigeants des entreprises sont invités à tenir compte des huit stratégies suivantes : 

    • Définir une stratégie orientée IA – pour bénéficier de la rentabilité que génère l’IA, les décideurs au sein des entreprises doivent en reconnaître l’efficacité et agir de manière à concrétiser les bénéfices.
    • Réinventer les ressources humaines en intégrant l’IA – le rôle du directeur des ressources humaines ne consistera pas uniquement à s’occuper des employés mais à gérer également les interactions homme-machine associées à l’IA.
    • Apprendre avec les machines – afin d’adapter leurs activités à la nature changeante de l’apprentissage et de la formation des employés, les dirigeants doivent se concentrer sur les besoins de leur personnel en particulier en ce qui concerne le développement des compétences Agile.
    • Nommer un chef de la chaîne de production de données – il s’agit d’un poste nécessaire pour construire une chaîne d’approvisionnement intégrée complète.
    • Créer une culture de l’intelligence artificielle ouverte – confiance, ouverture et transparence sont essentielles au bon déroulement des relations homme-machine et les dirigeants sont invités à concevoir une culture d’entreprise et des directives afin de réduire les risques liés à un personnel panaché tout en optimisant les opportunités.
    • Optimiser les données utilisateurs dans le cloud – la phase suivante d’innovation associera les données enrichies par les usagers dans le cloud avec des fonctionnalités de l’IA pour créer de nouvelles occasions commerciales.
    • Un pas au-delà de l’automatisation – avec les progrès récents en IA, les entreprises doivent prendre d’autres mesures pour mettre en valeur l’intelligence de machines autonomes, dynamiques et en auto-apprentissage.
    • Mesurer le rendement en IA – À la différence des biens traditionnels qui perdent de la valeur avec le temps, les biens d’IA prennent eux de la valeur et les directions financières auront besoin de nouveaux paramètres financiers pour évaluer correctement le « retour sur l’IA » qui pourront inclure la valeur générée à partir de chaque algorithme ou une combinaison d’investissements initiaux et de dépenses courantes.

    « En explorant l’évolution macroéconomique de l’IA au cours des prochaines décennies, force est de constater que les entreprises de tous les secteurs ont des occasions incroyables d’en tirer parti », précise Laurent Stefani, directeur de l’intelligence artificielle au sein d’Accenture Technology en France. « En optimisant les processus avec l’automatisation intelligente, en augmentant l’humain et en stimulant de nouvelles innovations, l’IA peut garantir la rentabilité et la croissance économique sur le long terme. »

    Cette étude est élaborée d’après le rapport Why Artificial Intelligence is the Future of Growth (Pourquoi l’intelligence artificielle est le futur de la croissance) publié en 2016 qui a examiné les effets économiques de l’IA dans 12 pays développés. D’après ce rapport, l’IA pourrait doubler les taux de croissance économique annuelle d’ici 2035 et augmenter la productivité du travail jusqu’à 40 pour cent en modifiant les méthodes de travail.

     

     

     

  • Quand l’IA permet de réinventer les capacités personnelles et professionnelles.

    Intelligence artificielle : comment dépasser le plateau de productivité ?

    Eric Bouguen, Intelligent Automation Executive – Avanade.

    Selon une récente étude menée pour Avanade, il existe une pénétration réelle des nouvelles techniques d’automatisation intelligente dans les entreprises. Cette transformation ne s’opère pas dans un pays, un domaine, une industrie particulière, elle est généralisée. L’automatisation : ce moyen maître de l’optimisation quitte les usines pour aider le monde de l’informatique à élever plus haut les plateaux de productivité. 86 % des personnes interrogées pensent que l’automatisation intelligente est incontournable.

    Pour Woodside Energy, l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz au monde, l’automatisation intelligente a fait ses preuves avec des millions de dollars économisés, le prolongement de la durée de vie des ressources critiques et la relance de la productivité grâce à la prévention des arrêts de site imprévus. Aujourd’hui, la direction peut accéder en quelques minutes aux données des machines situées dans les usines ; elle peut ainsi se consacrer à des tâches plus complexes et oeuvrer à l’innovation. Chez Woodside, l’automatisation intelligente génère aussi des millions de prédictions techniques chaque jour, à un rythme qu’aucun être humain ne saurait reproduire.

    Commandée par Avanade, une étude menée à l’échelle mondiale auprès de cadres dirigeants et décideurs IT a révélé que 31 % des entreprises recourent déjà à l’automatisation intelligente pour dépasser le plateau de productivité. Ce chiffre devrait d’ailleurs doubler d’ici 2020  alors que 86 % des personnes interrogées pensent que l’automatisation intelligente est incontournable pour rester à la tête de leur marché. De l’avis des dirigeants du monde entier, les avantages les plus intéressants sont l’augmentation de la productivité (50 %), la réduction des délais de commercialisation (45 %), l’augmentation du nombre d’employés disponibles pour gérer des tâches plus complexes et oeuvrer à l’innovation (43 %), et enfin la réduction des coûts (43 %).

    Surmonter les réticences et les craintes

    Si plus de la moitié des dirigeants interrogés dans le monde entier ont exprimé leur optimisme et voient en l’automatisation intelligente la possibilité de consolider leur force de travail et non de remplacer leurs employés, ces derniers restent sceptiques. Plus de 79 %  des dirigeants pensent que les réticences internes  au changement limitent  la mise en oeuvre de l’automatisation intelligente.

    Les entreprises ont atteint un plateau de productivité

    Il n’est tout simplement pas possible de tirer plus de productivité des employés par les méthodes d’optimisation traditionnelles comme l’industrialisation. Aujourd’hui, l’émergence des technologies d’intelligence artificielle, y compris l’automatisation intelligente, l’apprentissage automatique (Machine Learning) et l’automatisation robotisée des processus, est sur le point de redynamiser la productivité en renforçant la force de travail humaine et en soulageant les employés des tâches courantes et répétitives.

    Par exemple, les employés sondés au Royaume-Uni , aux États-Unis  et en Allemagne  sont de l’avis des dirigeants : l’automatisation intelligente va permettre aux employés de se concentrer sur les tâches plus complexes. En même temps, d’après 60 %  des employés,l’automatisation intelligente risque davantage d’éliminer des emplois que de renforcer les effectifs humains.Il s’agit là d’indicateurs dont les dirigeants ont besoin pour aider leurs équipes à surmonter leurs craintes d’une « Guerre contre les machines » et s’investir dans une culture d’innovation stimulée par l’automatisation intelligente.  Il est utile que les dirigeants établissent une feuille de route pour étayer les conversations de haut niveau, mais aussi les échanges entre tous les effectifs sur le rôle de l’automatisation  intelligente dans la vie des travailleurs humains.

    Comment les dirigeants peuvent-ils orienter le changement ?

    Les résultats ont mis en lumière la nécessité d’opérer un changement important dans les profils de compétence requis pour réussir la transition vers le tout-IA. D’après ces recherches, plus de la moitié (52 %) des dirigeants du monde entier pensent que d’ici 2022, la compréhension des technologies nouvelles et émergentes, notamment l’IA, détrônera les spécialisations dites traditionnelles, comme la vente ou le marketing.  Du côté des qualités les plus prisées par les cadres dirigeants d’ici cinq ans, les personnes interrogées ont insisté sur la capacité à gérer la main d’oeuvre renforcée et sur le niveau de familiarisation avec les technologies émergentes.

    Adopter l’automatisation intelligente aujourd’hui ou risquer sa pertinence. Les recherches d’Avanade montrent qu’une grande majorité des dirigeants (85 %) travaillent dans des entreprises qui utilisent ou qui comptent mettre en place l’automatisation intelligente. Ces résultats confirment que l’ouverture à l’automatisation intelligente leur sera indispensable pour briser le plateau de la productivité et rester compétitives. Pour les dirigeants, l’heure est venue de fixer leur vision du monde tout-IA et de commencer à former leurs équipes pour leur ouvrir les yeux : l’automatisation intelligente va permettre de réinventer les capacités personnelles et professionnelles.

  • Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Imaginer la banque de demain, un défi d’aujourd’hui

    Par Sylvain Pignet, Président exécutif de Ditto by Travelex

    A quoi ressemblera la banque du futur ? Tandis que se profilent les premiers éléments de réponse à une question qui tourmente l’univers de la finance depuis plusieurs années, les différents acteurs du secteur sont parvenus à se rassembler autour d’une cause commune : améliorer le service et cela par tous les moyens possibles.

    Identifié à l’aide de son téléphone portable, un client entre dans sa banque et est accueilli par une série de publicités personnalisées projetées sur les murs de l’entrée. Un peu plus tard, après une traversée de couloirs parsemés d’écrans interactifs, il est finalement reçu par sa conseillère qui, durant leur entrevue, lui propose d’échanger sur une problématique bien précise et via écran interposé, avec une autre conseillère à l’autre bout de la France. Nous sommes en 2012, dans une banque futuriste tout droit sortie de l’imagination du cabinet Accenture. A ce moment-là, on nous parle de technologie « hors du commun », de prospectus interactifs, de RFID, de signature électronique ou de logiciel d’assistance personnalisée à la vente. Tout cela en vue d’optimiser la relation avec le client et la vente de ses produits à moindre coût. Pourtant, cinq ans plus tard, cette agence n’a pas encore vu le jour et la direction prise est toute autre : désormais plus question de « gadgétisation » de l’agence, mais de stratégies « customer centric ». Heureusement, « le futur a été créé pour être changé »[1].

    Non, la banque du futur ne sera pas désincarnée !

    Sacrément bousculées par le succès des banques en ligne, puis par l’arrivée des Fintech, les établissements bancaires, trop conservateurs, revoient actuellement leur copie et consacrent leurs analyses de données à la fourniture d’un service adapté, simple et abordable par leurs clients. A l’ère des Digital Management Platform (DMP), d’Airbnb et autre Uber, la démarche parait incontournable voire évidente. Pour preuve, en octobre dernier, lors d’une conférence de presse, Rik Vandenberghe, patron d’ING Belgique, déclarait que l’objectif du groupe néerlandais était de devenir « le Spotify de la banque ». Intéressant, ING s’apprête-t-elle à donner accès aux services d’autres établissements via sa plateforme, comme le fait Spotify entre consommateurs et musiciens ?

    Pour Benoit Mercier, président du directoire de la Caisse d’épargne de Lorraine, il va falloir « offrir le meilleur de l’humain – avec des rendez-vous à forte valeur ajoutée – et du digital – à partir de toutes ces innovations qui rendent la banque plus facile, plus fluide, plus simple – à nos clients ». Encore faut-il que cette aspiration soit réellement articulée autour du client et non pas seulement autour de l’adaptation des besoins du client aux produits que la banque souhaite vendre. Axel Reinaud, directeur associé senior au Boston Consulting Group, est lui aussi affirmatif : « La banque du futur ne sera pas une banque désincarnée, accessible dans le cloud uniquement ». Pour lui, la banque de demain doit être « bionique » et non un « pure player » de la banque en ligne. Elle pourra même, par ce biais, améliorer la rentabilité de ses capitaux propres de 8 à 10 points.

    Un système bancaire divisé en deux

    La banque de demain sera donc articulée autour de deux axes. D’une part, une offre de services financiers spécialisés (paiements, cartes, prêts, assurances, investissements, etc.) par le biais d’une licence spécifique (services de paiements, services d’investissements, émetteur de monnaie électronique, etc.). De plus en plus « commodisés », ces services seront offerts par des spécialistes, soit directement aux consommateurs soit indirectement par le biais d’assembleurs ou d’établissements bancaires classiques. Et, d’autre part, une offre de services bancaires classiques basée sur une philosophie ou une plateforme différente. Dans les faits, cela passera par la mise en place de projets nouveaux et par l’entrée de nouveaux acteurs. Dans l’idée, il faudra réussir à inventer de nouveaux modèles de société d’argent et de transfert. Car, à bien observer, la seule vraie nouveauté réside aujourd’hui dans l’interface client.

    Si nous prenons l’exemple du Mobile Money en Afrique, nous avons là affaire à une idée nouvelle sur des vieilles technologies. Et ce qui est sûr, c’est que le vrai changement sera dans la technologie qui généralisera le paiement instantané, seul domaine privé aujourd’hui d’instantanéité en matière de transmission financière. Aujourd’hui, avec le smartphone, les consommateurs sont habitués à une notion d’immédiateté dans la plupart de leurs échanges, et parfois dans leurs actions. Les utilisateurs de l’application Lydia expérimentent aujourd’hui à petite échelle la possibilité de payer un autre utilisateur de la solution mobile en temps réel avec son smartphone. Un premier pas est déjà fait et sera rapidement emboité par la mise en place de la Directive sur les services de paiement (DSP2), qui prévoit l’introduction de services de paiement instantané. Les banques traditionnelles tentent de créer cette instantanéité sur les plateformes de paiement locales existantes mais, même si elles y arrivent, cela règlera le problème des paiements locaux mais pas celui des paiements internationaux.

    La blockchain pour élaborer La Hanse du futur

    Dans chaque pays, les acteurs des paiements essaient de se mettre d’accord, en s’appuyant sur les consortiums existants, pour mettre en place de nouveaux standards. Mais cela se complique avec les paiements transfrontaliers du fait du recours obligatoire à des messageries obsolètes. In fine, les paiements ne sont jamais que des messages standardisés basés sur la confiance entre l’émetteur et le récipiendaire.  Le système fonctionne remarquablement bien dans le domaine des paiements par carte où une très grande automatisation et l’instauration de normes standards permettent l’instantanéité de la confiance : le commerçant donne ainsi la marchandise au client en ayant l’assurance que son compte sera crédité à la fin de la journée. Dans le contexte d’une transaction par carte, le banquier émetteur connait le porteur de la carte et l’origine des fonds. Il peut ainsi déduire la destination par la nature de la transaction effectuée. Le banquier acquéreur de la transaction connait la destination des fonds (le commerçant), le rational pour la transaction (l’achat des biens de son client commerçant) et se repose sur l’émetteur de la carte quant à l’origine des fonds. Ces paiements internationaux de compte à compte reposent toujours aujourd’hui sur les principes établis par les banquiers nord européens de la Hanse à la fin du Moyen-Âge. La connaissance personnelle du banquier et la reconnaissance de son sceau étaient suffisantes pour qu’un autre banquier avance des fonds à un client du premier.

    Alors, tant que nous n’avons pas la possibilité de prouver que la personne qui reçoit le paiement est la bonne, l’appareil reste encore un véritable mirage technologique. Ne perdons pas de vue que nous sommes dans un rapport de contrôle des fonds destiné à s’assurer notamment que nous ne sommes pas dans une situation de blanchiment, de financement du terrorisme, de fraude, etc. Bref, il faut une identification forte pour valider la notion d’« acceptance ». Aujourd’hui c’est la responsabilité du banquier et, assurément, un numéro de téléphone à lui seul ne peut suffire. Il va falloir créer un nouveau standard type « swift ».

    Et, clairement, nous pouvons voir dans la blockchain une réalisation possible de cette perspective. La chaine de blocs est actuellement le seul moyen de renforcer la sécurité tout en garantissant la sécurité de l’information. La récente alliance entre la première banque américaine JP Morgan Chase et Microsoft, accompagné d’une trentaine d’autres acteurs (Santander, ING, Intel, Accenture, le prétrolier BP, etc.) autour du développement de standards d’utilisation de la blockchain Ethereum, est un signal très fort envoyé en ce sens à l’univers bancaire. C’est sans aucun doute là que se fera la prochaine « vraie » révolution bancaire.

     

     

  • L’intelligence artificielle et l’emploi : opportunité ou menace ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme nos métiers?

    Par Valérie Burel, VP Customer Performance de Sidetrade

    L’intelligence artificielle s’illustre aujourd’hui au quotidien et se déploie rapidement dans la plupart des secteurs d’activités, bousculant ainsi les expertises humaines en entreprise. Si un emploi sur deux devrait s’en trouver transformé(1), l’intelligence artificielle ne représente pour autant pas une menace pour ces métiers, qui devraient être redirigés vers des tâches moins répétitives et à plus forte valeur ajoutée. Selon une étude de PwC conduite en mars 2017, 70 % des métiers de l’énergie et 65 % des métiers de la consommation pourraient être automatisés via l’intelligence artificielle.

     L’arrivée de cette nouvelle technologie implique un changement dans la chaîne de valeur et, si elle ouvre la voie à de nouvelles compétences – comme par exemple la cybersécurité – elle représente aussi un défi majeur en termes d’adaptation des compétences et une véritable opportunité pour l’évolution des métiers. Ce défi, il revient à nous, dirigeants et managers, de le relever pour accompagner nos équipes dans cette profonde mutation : vaincre les peurs, accueillir l’innovation, transformer les postes de travail, former les équipes.

    Une opportunité plus qu’une menace

    L’adoption de robots et d’intelligence artificielle pourrait booster la productivité de 30 % dans les entreprises.

    Un argument de poids dans l’adoption de ces technologies, qui représentent un bouleversement majeur pour l’emploi dans l’adaptation des compétences mais également dans l’évolution des tâches quotidiennes de chaque métier. Une étape qui nécessite une importante phase de conduite du changement au sein des entreprises, pour accompagner les métiers concernés et aborder cette transition avec sérénité.

    En effet, la machine permet dès aujourd’hui à l’homme de prendre de nouvelles responsabilités, en travaillant par exemple à l’identification des tâches candidates à l’automatisation. Certaines tâches chronophages et abrutissantes peuvent ainsi d’ores et déjà être éliminées : les échanges avec le client les plus simples à traiter, comme les demandes de duplicata de facture dans le cas d’un litige, sont identifiées par la machine, qui répond automatiquement et en temps réel. L’entreprise gagne en vélocité – la machine étant bien plus réactive que l’homme – ainsi qu’en satisfaction client : le taux d’exactitude de la réponse augmente, la relation client s’en trouve donc améliorée.

    L’enjeu : faciliter la transition

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle en est à sa première phase de développement : l’intelligence dite « assistée ». Elle permet d’automatiser des tâches répétitives et, bien qu’elle ne révolutionne pas encore la nature des tâches en elle-même, s’enrichit et apprend via des algorithmes de Machine Learning. Demain, l’intelligence « augmentée » permettra de faire évoluer les tâches et d’échanger avec la machine directement, pour finalement parvenir à une intelligence « autonome », où les machines apprendront de façon continue pour automatiser la prise de décisions (comme par exemple dans le cas des véhicules autonomes ou des investissements intelligents).Les salariés 2.0, qui travaillent d’ores et déjà au quotidien avec l’intelligence artificielle, voient une occasion en or s’offrir àeux : celle d’apprendre à maîtriser cette technologie dès ses premiers pas, et d’en suivre l’évolution phase par phase. Une opportunité qui se transformera en véritable avantage concurrentiel lorsque l’I.A. sera devenue monnaie courante en entreprise et que les structures rechercheront des individus capables de travailler main dans la main avec ces nouveaux collaborateurs robotisés.

    Pour l’entreprise également, le défi à relever est important : quelles tâches assigner aux employés désormais libérés des actions quotidiennes les plus fastidieuses ? Vers quelles tâches à plus haute valeur ajoutée les orienter ? Comment repenser la relation client en réorganisant la part des échanges automatisés et la part laissée à l’humain, qui peut maintenant se consacrer à des enjeux et des comptes plus complexes ? Comment évaluer la performance dans ce nouveau contexte ? Autant de problématiques stratégiques qui nécessiteront une réponse dans les années – voire mois – à venir.

    Tout l’enjeu consiste à faciliter cette transition, en augmentant par exemple la flexibilité, les efforts de formation, le système de protection sociale…

     Les robots, garants de l’emploi ? 

    Aider à prendre des notes, écrire des emails sous la dictée, suggérer des contacts, programmer les meetings, lancer un appel téléphonique, prioriser les tâches, gérer les réseaux sociaux… Autant de tâches quotidiennes chronophages qui seront, demain, prises en charges par l’intelligence artificielle.

    « L’objectif in fine est d’avoir plus de temps pour soi, pour sa famille, avoir plus d’interactions avec des personnes et prendre du temps pour s’engager dans des activités sociales », pour Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, le sommet européen entièrement dédié aux technologies robotiques.

    Pourtant, 65 % des Français se disent inquiets par l’autonomie croissante des machines d’après l’Ifop, notamment par son impact sur le marché de l’emploi. Une crainte « qui revient à chaque phase de crise du capitalisme », selon l’historien de l’économie François Jarrige. La robotisation représente finalement la poursuite du processus de mécanisation et d’automatisation entamé depuis la révolution industrielle et qui pourrait à terme fortement abaisser la pénibilité de l’emploi et en préserver la compétitivité.

    Un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) démontre que les taux de chômage des pays les plus robotisés (Allemagne, Corée du Sud, Brésil, USA) sont aussi parmi les plus bas ou les plus régulés – l’Allemagne est parvenue à une diminution de 4 % entre 2013 et 2014.

    L’apport de la robotique n’aurait donc pas d’impact négatif direct sur l’emploi et permettrait même de relancer certains secteurs en perte de vitesse : les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont par exemple permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et donc les emplois liés à cette filière. 1 million de robots industriels actuellement en service seraient déjà directement responsables de la création de 3 millions d’emploi selon une étude conduite par Metra Martech, et relayée par l’IFR. Le développement de la robotique dans les 5 prochaines années devrait encore créer 1 million d’emplois qualifiés dans le monde.

    La relation au client est réinventée, au même titre que la robotique a révolutionné le processus industriel dans les années 2010 et que le numérique a révolutionné la relation client en BtoC au début des années 2010, c’est aujourd’hui aux entreprises du secteur BtoB de faire leur révolution. Au-delà des métiers, c’est toute la relation aux clients qui doit évoluer. L’entreprise doit donner l’impulsion, en passant par ses salariés, de cette relation client réinventée. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux entreprises de prendre ce virage et de repenser une relation client plus immédiate, plus directe et plus recentrée au cœur des problématiques business.

     

    [1] Etude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), janvier 2017

  • Quand les consommateurs exigent plus de transparence sur l’usage de l’IA dans le service client

    Les consommateurs exigent plus de transparence sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine du service client

    Etude menée par Pegasystems 

    Si l’efficacité des machines est toujours mise en doute, les consommateurs voient le commerce, la santé, les télécoms et les services financiers comme les domaines dans lesquels ils accepteraient le mieux le recours à l’IA pour améliorer la qualité de service

    Les consommateurs attendent des entreprises plus de transparence sur leur recours à l’IA pour les besoins de leur service client, comme le montre une étude menée à l’échelle mondiale par Pegasystems Inc. (NASDAQ : PEGA), l’éditeur d’applications de gestion de la relation client qui accompagne les plus grandes entreprises mondiales. Il en ressort que les consommateurs, bien que réceptifs à certains des avantages de l’IA, préfèrent pour la plupart savoir s’ils ont affaire à un humain ou une machine lorsqu’ils dialoguent avec le service client d’une entreprise, ou au moins pouvoir choisir entre l’un et l’autre.

    Menée auprès de 6 000 consommateurs de six pays (Etats-Unis, Australie, Royaume-Uni, France, Allemagne et Pays-Bas), l’étude visait à analyser la façon dont l’IA est perçue, comprise et utilisée. 88 % des personnes interrogées souhaitent plus de transparence de la part des entreprises sur leur usage de l’IA dans le cadre de leur service client et attendent d’elles qu’elles leur précisent s’ils interagissent avec un agent « virtuel » automatisé ou une personne. Un constat surprenant car près du tiers (30 %) d’entre elles admettent ne pas être en mesure de faire la différence entre les deux quand ils utilisent un chat en ligne.

    Cette attente de transparence trahit un manque de confiance plus généralisé en l’IA et en son aptitude à fournir le même niveau de service que des humains. Plus d’un tiers (36 %) des sondés pensent l’IA incapable, à ce jour, d’assurer un service client de niveau équivalent, si ce n’est supérieur, à un humain. Et, 80 % d’entre eux disent préférer s’adresser à un conseiller en chair et en os plutôt qu’à un chatbot doté d’IA lorsqu’ils échangent avec le service client d’une entreprise. En même temps, les répondants préfèrent pour la plupart (45 %) décrocher leur téléphone pour parler à un représentant quand ils ont besoin d’assistance. Ce chiffre plus de deux fois supérieur à ceux qui privilégient le recours au chat en ligne (20 %) traduit le scepticisme du public au sujet des avantages que peut apporter l’IA dans le domaine du service client.

    Le degré d’acceptation de l’IA de la part des consommateurs varie selon les scénarios. Ainsi, ils tendent à voir d’un œil favorable son utilisation par les e-marchands, à l’heure où un répondant sur trois (34 %) dit apprécier recevoir des recommandations d’achats personnalisées. On notera avec surprise et intérêt que la santé se hisse au deuxième rang des domaines où l’IA est bien acceptée. En effet, plus du quart (27 %) des sondés disent ne pas voir d’inconvénient à ce que leur médecin traitant s’appuie sur l’IA pour établir un diagnostic plus précis ou leur recommander les traitements les plus efficaces. En revanche, seuls 10 % des consommateurs se disent favorables à ce que l’État fasse appel à l’IA pour leur proposer des services publics plus performants et plus personnalisés.

    Pourtant, si les consommateurs estiment que l’IA présente aujourd’hui trop de défauts pour être appliquée au service client, ils envisagent l’avenir de cette technologie avec plus d’optimisme. Parmi les répondants, les plus nombreux (38 %) considèrent que l’IA a le potentiel d’améliorer le service client des entreprises, alors qu’ils sont seulement 26 % à penser le contraire. Qui plus est, 68 % se disent favorables à ce que les entreprises utilisent plus l’IA si cela peut permettre aux consommateurs de gagner du temps ou de faire des économies.

     « S’il est un enseignement à tirer de cette étude, c’est que la plupart des systèmes d’IA ne sont pas assez aboutis pour assurer le niveau de service que les consommateurs attendent aujourd’hui des entreprises », explique Georges Anidjar, directeur général, Europe de l’Ouest chez Pegasystems. « Néanmoins, beaucoup de consommateurs savent que la technologie existante évolue rapidement, si bien que certains commencent déjà à privilégier les entreprises qui utilisent l’IA pour fournir des services que les autres sont incapables de proposer. »

    « A ce stade, les entreprises doivent adopter l’IA non pour supplanter les équipes qui gèrent aujourd’hui leur service client, mais pour leur donner les moyens de fournir un service de meilleure qualité. Pour peu qu’on en optimise l’utilisation, l’IA peut faciliter les interactions humaines et permettre des échanges plus personnalisés, plus efficaces et mieux adaptés à chaque situation. Nous devons donc sensibiliser les organisations pour qu’elles ne perçoivent pas l’IA comme une simple nouveauté, mais bien comme un avantage concurrentiel à adopter, car susceptible de faire la différence dans un monde où les consommateurs sont de moins en moins fidèles. »

     

    Pour télécharger la version complète du rapport « What Consumers Really Think About AI: A Global Study », rendez-vous sur http://www.pega.com/ai-survey

     

  • Intelligence artificielle et Territoires

    « Intelligence artificielle et Territoires »

     

    Céline Pelletier, de l’équipe Ingénierie Projets chez Verteego, a mené tambour battant, ces dernières semaines, sous la direction de Clément Guillon et avec la contribution de Quentin Neulat, la rédaction d’un livre blanc annonciateur des transformations que l’intelligence artificielle permettra aux collectivités locales de réaliser.

    Ce livre blanc a pour ambition de montrer les apports concrets de l’intelligence artificielle aux projets Smart City, notamment pour accompagner les nouveaux usages des territoires par les administrés.

    Il est également question, dans ce livre blanc, d’Open Data, de Loi sur la République Numérique, de transformation digitale des administrations, et de gouvernance des données. Le tout en vingt pages seulement.

    Comme d’habitude, chez Verteego, pas besoin de laisser votre email et votre téléphone pour recevoir du bon contenu : le livre blanc est visible ci-dessous.

    Les territoires, futur terrain de jeu de l’intelligence artificielle ? C’est la question à laquelle ce livre blanc Verteego essaie de répondre. On y parle bien sûr d’IA et de prédictif, mais aussi de Smart City, d’Open Data, de Loi sur la République Numérique et de gouvernance des données.

    Céline Pelletier, de l’équipe Ingénierie Projets chez Verteego, a mené tambour battant, ces dernières semaines, sous la direction de Clément Guillon et avec la contribution de Quentin Neulat, la rédaction d’un livre blanc annonciateur des transformations que l’intelligence artificielle permettra aux collectivités locales de réaliser.

    Ce livre blanc a pour ambition de montrer les apports concrets de l’intelligence artificielle aux projets Smart City, notamment pour accompagner les nouveaux usages des territoires par les administrés.

    Il est également question, dans ce livre blanc, d’Open Data, de Loi sur la République Numérique, de transformation digitale des administrations, et de gouvernance des données. Le tout en vingt pages seulement.

    Comme d’habitude, chez Verteego, pas besoin de laisser votre email et votre téléphone pour recevoir du bon contenu : le livre blanc est visible ci-dessous.

  • Quand l’intelligence artificielle donne à la publicité davantage d’influence auprès des Millénials

    80% des jeunes issus de la génération Y favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les publicités

    Selon la dernière étude menée par Rocket Fuel sur la perception des consommateurs en matière d’intelligence artificielle 1, les jeunes générations accueillent de façon positive les suggestions et recommandations de produits et services proposées par les marques.

    Les Millennials favorables à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la publicité : telle est la tendance dévoilée par Rocket Fuel, l’un des leaders du marketing prédictif. La société a en effet mené une étude intitulée Consumer Perceptions of AI (La perception des consommateurs concernant l’intelligence artificielle), révélant que plus des deux tiers de la population appartenant à la génération Y voient un intérêt à ce que les marques utilisent l’intelligence artificielle afin de mieux orienter leurs décisions d’achat.

    Alors que le volume de produits et services disponibles en ligne ne cesse d’augmenter, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des marques proposant une expérience plus personnalisée.

    Cette étude démontre que :

    80 % des 25-34 ans sont favorables au fait que les marques s’adressent à eux en leur proposant des publicités et des offres personnalisées ; 

    Et 62 % d’entre eux estiment judicieux d’utiliser l’IA pour effectuer des suggestions sur les produits et services qui seraient susceptibles de leur plaire selon des critères d’intérêt. 

    David Gosen, Directeur général du département Global Platform Solutions et senior vice-président du département international chez Rocket Fuel, précise : « Cette étude met en lumière de manière fascinante la perception des consommateurs en matière d’intelligence artificielle et sur l’évolution constante du paysage digital. Ce constat est particulièrement vrai pour les Millennials qui sont conscients de l’apport de cet échange d’informations : ils fournissent aux marques des données personnelles et s’attendent en retour à ce que ces-dernières soient utilisées de manière à leur apporter des avantages tangibles. Pouvoir interagir avec la génération Y de manière personnalisée, tel est le prochain objectif des marques qui cherchent à maintenir et à renforcer la pertinence de leurs campagnes à l’ère digitale. » 

    L’étude, portant sur un échantillon de 1 895 personnes issues de huit pays (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Italie, Suède, Australie, France et Espagne) a permis de mettre en évidence une bienveillance globale vis-à-vis de l’intelligence artificielle :

     Près de deux tiers des sondés estiment qu’il s’agit d’une innovation technologique enthousiasmante, un pourcentage qui atteint 81 % chez les hommes âgés de 18 à 34 ans ;

     69 % considèrent que l’IA fait désormais partie de la vie quotidienne ;

     64 % indiquent qu’ils étaient conscients de l’application de l’IA dans le domaine militaire, contre 61 % dans le secteur de la domotique ;

     61 % des personnes interrogées ont connaissance de l’utilisation de l’IA dans le domaine des médias, de la publicité et du marketing, et 57 % d’entre eux voient l’intelligence artificielle comme un avantage.

    Cette enquête met en lumière le rôle que l’intelligence artificielle peut jouer afin de donner à la publicité davantage d’influence et de pertinence lors des achats en ligne. La fragmentation permanente des médias et des audiences, ainsi que la multiplication du nombre d’appareils connectés et de plateformes, complexifie d’autant plus les stratégies marketing. Si les marques souhaitent comprendre les consommateurs et interagir avec leurs clients dans les moments clés, elles doivent adopter une approche basée sur l’intelligence artificielle.

    « L’intelligence artificielle peut aider les professionnels du marketing à naviguer dans l’océan de données qui existe actuellement et à prévoir à quel moment le consommateur sera le plus enclin à s’intéresser à une marque, à ses produits ou ses services. Ainsi, les annonceurs peuvent proposer un ciblage contextuel en temps réel qui leur permettra d’attirer de nouveaux clients et de diffuser des publicités qui seront attendues, voire appréciées, au lieu d’être négligées. Et ce n’est que le début. À mesure que l’intelligence artificielle va poursuivre son développement, elle devrait influencer nos vies et nos expériences de manière encore plus profonde et plus significative », conclut David Gosen.