Étiquette : innovation

  • SESSION RATTRAPAGE EVENEMENT – L’utilisation des données de santé du 28 juin 2016 by FNTC

    LES DONNEES DE SANTE : Entre HOLD UP et INNOVATION

     

    Le mardi 28 juin la FNTC ( Fédération des Tiers de confiance du numérique) organisait un débat autour de l’utilisation des données de Santé. Plusieurs questions clés ont été débattues notamment sur la transformation numérique de la santé et ses conséquences sur la relation avec le patient , mais aussi Intérêt général et protection de la vie privée : Quel équilibre trouver ? et des données c’est bien… mais pour quelles utilisations ? 

     

    Pour Alain Bobant, président de la FNTC , qui a introduit cette matinée : « le système de santé français fait face à une transformation de son activité impulsée par le numérique. Cet afflux colossal d’informations va induire la mise en applications de règles pour mieux protéger la vie privée. C’est la confiance fondée sur la morale et sur une forte expertise qui va constituer l’exigence stratégique fondamentale, c’est pourquoi la FNTC se devait d’être présente dans ce débat, pour aider les acteurs de ce secteur à forger la mécanique d’une mutation numérique efficace et aboutie.»

     

    Jean Yves ROBIN, DG d’Openhealth et ancien Directeur de l’ASIP Santé confie en ouverture des débats : “ que l’on prévoit une multiplication par 50 dans le monde du volume des données de santé d’ici à 2020 mais qu’aujourd’hui l’utilisation de ces données est sous-développée bien qu’elles représentent une somme de connaissances infinie. Il précise « que les enjeux sont considérables sur le ‘healthData’, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars d’investissements aux USA.»

    Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate DLA Piper et Experte auprès du Conseil de l’Europe, les données de santé méritent une gouvernance, un cadre, donné en partie par la loi de santé 2016. Elle précise « la loi donne enfin un fondement juridique à l’échange et au partage de données de santé à caractère personnel, notamment grâce à une redéfinition de la notion d »équipe de soins » permettant une plus grande coordination entre secteurs sanitaire, social et médico-social.»

     Félix FAUCON, inspecteur des affaires sanitaires et sociales a quant à lui, posé la question de l’utilisation des données de santé. Il explique : « Le débat de l’ouverture ou de la fermeture de l’accès aux données de santé ne peut être clair que si il est orienté par une vraie vision de l’utilisation des données captées. Permettre un accès aux données de santé, oui … mais pourquoi faire ?.»

     Monique TARON, Directeur Ventes et Marketing d’Almérys, a conclu sur le besoin de confiance des citoyens. Au delà des réglementations et de tout ce qui existe sur les aspects juridiques et réglementaires, il faut que ces derniers n’aient pas de craintes.  « Il est nécessaire que les organismes habilités à conserver les données soient des tiers de confiance qui s’engagent vis à vis des propriétaires des données sur le respect de règles claires et sur les conséquences en cas de défaillance. 

  • Quand les salariés français sont figés dans le passé …

    La nouvelle enquête Service Experience Index révèle que les salariés français sont figés dans le passé

     L’étude réalisée par ServiceNow constate que les principaux services grand public sont 103 % plus performants que les services sur le lieu de travail

    Une nouvelle enquête Service Experience Index, publiée par ServiceNow (NYSE : NOW), spécialiste du cloud d’entreprise, met en lumière un écart considérable entre les services utilisés dans notre vie personnelle et sur notre lieu de travail. En dépit d’avancées technologiques majeures favorisant une expérience client de qualité à l’image d’Uber, Amazon et Airbnb, la plupart des entreprises n’intègrent pas ces capacités dans les services destinés à leurs collaborateurs.

    ServiceNow a interrogé 2400 cadres à travers le monde, dont 500 en France, en les invitant à noter leur expérience vis-à-vis de services courants pour le grand public et de services typiques en entreprise, en fonction de huit critères*, notamment la vitesse d’exécution et la facilité d’utilisation. Les résultats complet sont disponibles dans un nouveau rapport intitulé « Today’s State of Work: The Service Experience Gap » (intégralité de l’étude téléchargeable ici)

    En France, des services de base sur le lieu de travail, tels qu’ouvrir un bon de commande, contacter les RH ou faire appel au support informatique, recueillent des notes nettement inférieures à celles des services grand public en ligne, et ce suivant tous les critères.

    Résultats marquants pour la France

     Dépendance excessive à l’e-mail : 36 % des cadres se servent de l’e-mail pour faire appel à des services sur leur lieu de travail, soit sept fois plus que pour les services grand public (5 %).

    Freins à l’innovation : 49 % des cadres affirment que les services manuels sur le lieu de travail leur laissent moins de temps pour des initiatives stratégiques, et 37 % que les processus manuels brident leur productivité.

    Une révolution mobile qui se fait encore attendre :seuls 7 % des cadres emploient une application mobile pour solliciter des services sur leur lieu de travail, contre 22 % pour les services grand public.

    Trop d’analogique : 82 % des cadres disent utiliser l’e-mail parfois voire souvent pour connaître le statut de leur demande, une proportion très éloignée de celle généralement observée chez les consommateurs.

    Impact de l’e-mail et des processus manuels

    L’étude révèle que plus d’un tiers (37 %) des entreprises à travers le monde continuent d’utiliser principalement des services manuels, tels que l’e-mail, le téléphone et les réunions, ce qui a des retombées négative majeures :

    • La notation pour les entreprises utilisant essentiellement des services manuels est seulement de 25, soit 60 % inférieure à celle des services grand public.
    • Seuls43 % des cadres employant des services manuels les jugent faciles à utiliser, contre 79 % des utilisateurs de services grand public.
    • Seuls 19 % des cadres utilisant principalement des services manuels au travail les estiment rapides, contre 65 % pour les services grand public.
    • Les cadres passent en moyenne quatre heures sur 24 à traiter des e-mails professionnels (trois heures au travail et une à la maison).

    Quelle est la solution ?

    L’automatisation des services sur le lieu de travail permet de commencer à réduire l’écart avec les services grand public, entraînant une amélioration de 50 % de la notation des premiers dans l’enquête Service Experience Index. Quand un service est automatisé :

    • Les cadres sont 40 % plus nombreux à le trouver facile à solliciter, et près de 60 % à le juger rapide.

    Comparaisons entre secteurs

    • Les services financiers sont plus enclins à automatiser les processus : 41 % contre 32 % pour l’ensemble des secteurs.
    • Les administrations et les entreprises du secteur public présentent le pourcentage le plus élevé de services principalement manuels au travail : 43 % contre 37 % en règle générale.
    • Le secteur des nouvelles technologies est le plus susceptible d’utiliser des applications mobiles pour les services sur le lieu de travail (16 % contre 5 %) et le moins susceptible d’employer l’e-mail pour faire appel à ces services (35 % contre 47 %).

    « Notre enquête Service Experience Index fait clairement ressortir le fossé préoccupant entre les services grand public et sur le lieu de travail », commente Christophe Bouchardeau, directeur France de ServiceNow. « Aujourd’hui, le personnel des entreprises vit dans le monde du Web et des mobiles, où la logique des machines accomplit le plus gros des tâches. Or, au travail, les entreprises attendent de leurs collaborateurs qu’ils sollicitent manuellement des services par e-mail, ce qui leur fait perdre du temps et rallonge les délais. »

    Les entreprises peuvent combler ce fossé entre les services grand public et sur le lieu de travail en se concentrant sur l’optimisation des processus, leur automatisation, ainsi que la création d’une interface frontale agréable pour l’utilisateur. Voici une ébauche de la marche à suivre :

    1. Identifier les tâches nécessitant une coordination entre les collaborateurs ou entre différents départements de l’entreprise.
    2. Esquisser le processus de coordination puis définir en quoi il doit consister.
    3. Concevoir une interface intuitive et fluide pour les utilisateurs.
    4. S’inspirer d’outils grand public tels que les portails, les workflows et les catalogues.
    5. Procéder au suivi et à l’analyse des services.

    « Les entreprises doivent transformer les processus sous-jacents des services sur le lieu de travail. A l’instar des prestataires grand public, elles doivent offrir des services sur mesure. En adoptant des logiciels et pratiques de gestion des services, elles ont la possibilité de remplacer les e-mails, appels téléphoniques et tableurs isolés par des workflows cohérents et automatisés. Ce faisant, elles pourront améliorer l’efficacité de leurs services métiers, en les rendant aussi simples et intuitifs que les services grand public utilisés par leurs collaborateurs à la maison », ajoute Christophe Bouchardeau.

    Les entreprises peuvent s’inspirer des pionniers qui ont ainsi montré la voie en matière de gains de productivité, témoin cette étude IDC. Pour en savoir plus, consultez le site de ServiceNow.

    Critères de notation de l’enquête Service Experience Index

    *Les critères sont au nombre de huit :

    1. Facilité de demande ou de commande des services
    2. Rapidité de l’ensemble du processus, depuis la demande jusqu’à l’exécution des services
    3. Accessibilité des services sur un mobile, pour vérification de leur statut
    4. Rapidité de détermination des services ou produits disponibles
    5. Alertes sur le statut de la demande
    6. Alertes sur la date estimée de livraison ou d’exécution
    7. Facilité de comparaison avec d’autres services
    8. Formulation de recommandations en fonction des choix précédents

     

    Méthodologie

    • ServiceNow a commandé à Lawless Research la conception et le réalisation d’une étude sur la situation au travail dans des entreprises de 500 salariés ou plus.
    • L’enquête a été réalisée sous la forme de questionnaires d’une dizaine de minutes, du 25 mars au 4 avril 2016, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni et à Singapour.
    • 2400 cadres supervisant au moins un collaborateur et utilisant des services transversaux au sein de leur entreprise ont participé à l’enquête, dont 500 cadres en France.
    • Research Now, une société indépendante d’études de marché,a organisé l’enquête en ligne et fourni le panel de participants.
    • La marge d’erreur de l’étude est de ±2 points de pourcentage, pour un degré de confiance de 95 %. Les tests d’écart significatif ont été effectués au niveau 0,01 (soit 99 % de probabilité que l’écart soit réel, et non le simple fruit du hasard).

     

     

     

  • Directeur Financier : une fonction sous pression face à de nouveaux enjeux

    Pourquoi le Directeur Financier d’aujourd’hui doit enrichir la palette de solutions mises en œuvre

    Pierre-Emmanuel Tetaz, Managing Director, Concur

    Les mutations opérées au sein du monde de l’entreprise ces dernières années – la transition numérique étant la dernière en date – ont donné naissance à de nouveaux enjeux auxquels dirigeants et décideurs doivent faire face. En effet, les attentes des investisseurs n’ont jamais été aussi élevées, et la gestion d’une main d’œuvre diversifiée se révèle de plus en plus complexe. De plus, les coûts liés au turnover du personnel et à la perte de productivité qui en découle, ont atteint des niveaux inédits au sein d’un environnement devenu hyperconcurrentiel. En conséquence, les entreprises doivent faire preuve d’une extrême flexibilité et élargir le périmètre d’intervention de certaines de leurs fonctions clés, comme celle du Directeur Financier, qui ne peut plus se limiter à ses attributions classiques telle que le contrôle des coûts opérationnels ou la production des résultats financiers.

    Conscients de ces problématiques, et afin de ne pas se faire distancer, certains d’entre eux se sont équipés de solutions technologiques de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels. S’intégrant facilement aux process et systèmes déjà existants de l’entreprise, elles permettent de répondre aux nouveaux enjeux de ces DAF modernes, à savoir :

    Apporter une meilleure visibilité sur les performances pour rationaliser les coûts et optimiser les processus décisionnels. Les solutions sur-mesure permettent d’automatiser les processus et de générer des rapports plus poussés sur une grande variété d’indicateurs économiques, plus efficacement que les processus manuels. Ce qui nécessitait autrefois des jours, voire des semaines entières, ne prend plus que quelques heures.

    Un récent rapport[1] réalisé par le cabinet de recherche IDC révèle que les entreprises équipées d’une solution de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels devraient réaliser une  économie de 55.000 dollars en moyenne pour 100 collaborateurs sur 3 ans. Par ailleurs, les solutions prédictives apportent bien plus que de simples capacités d’automatisation et offrent aux dirigeants des informations qui leur permettent d’identifier de nouvelles opportunités.

    Proposer des solutions « user-friendly » aux salariés permettant d’augmenter leur productivité et de limiter le turnover.

    L’impact du personnel en déplacement sur les performances financières étant de plus en plus important, il est indispensable de mettre à leur disposition un ensemble d’applications qu’ils voudront utiliser fréquemment pour rendre compte de leurs dépenses avec précision et les saisir rapidement. Cela pourra s’illustrer, entre autres, par l’utilisation d’applications mobiles permettant de réaliser des captures d’écran des justificatifs et d’enregistrer facilement les frais au fil de l’eau. Toujours selon le  rapport IDC,  les salariés des entreprises utilisant ce type de solutions ont réduit de moitié le temps alloué à la planification d’un voyage et ont limité de 70% le temps passé aux traitement de leurs notes de frais. Ils peuvent ainsi se consacrer pleinement à leur mission et être plus productifs.

    De plus, la mise en place de solutions permettant de simplifier le quotidien des utilisateurs a un impact positif sur leur satisfaction, et peut limiter le turnover dont le coût et la baisse de productivité qui y sont associés n’ont jamais été aussi importants. Il est donc nécessaire de proposer des outils innovants, qui peuvent être facilement adoptés, notamment par la génération Y dont les exigences en matière de conditions de travail sont plus élevées.

    En conclusion. Le Directeur Financier d’aujourd’hui doit enrichir la palette de solutions mises en œuvre. En optant pour une solution de gestion des notes de frais et de déplacements professionnels, il pourra gagner en visibilité et en maitrise sur les procès, et accroitre ainsi les performances tout en rationalisant les coûts. De plus, l’aspect novateur et convivial apporté par ces applications sauront remporter l’adhésion des salariés, et limiter ainsi le turnover pouvant porter préjudice à la productivité de l’entreprise.

     

  • Quand les Français estiment que la France accuse un réel retard en matière d’innovation

    Les Français freinés dans leur créativité ?

    Soon Soon Soon, la première plateforme d’innovation crowdsourcée – le Woma, l’espace parisien de co-working et de fabrication et Ulule, la plateforme de financement participatif, ont réalisé cette étude avec OpinionWay pour le lancement de “Make it Happen”. Une initiative destinée à soutenir la créativité et l’innovation en France.

    Les principaux chiffres de cette étude : 

    • 60% des Français estiment que la France accuse un réel retard en matière d’innovation,
      • 81% n’ont pas confiance dans la capacité des politiques à être créatifs et innovants pour faire face aux enjeux actuels de la société,
      • 53% des Français ont déjà eu des idées de produits ou services qu’ils n’ont jamais exploitées,
      • Le financement (77%) et le fait d’être entouré des bonnes personnes (66%) sont les deux principaux freins évoqués par les français lorsqu’il s’agit de concrétiser leurs idées,
      • 24% des Français ont récemment acheté un produit ou un service réalisé par un particulier,
    • 11% déclarent avoir financé le projet d’un particulier via un site de crowdfounding. 

    Les Français manquent de confiance dans la capacité d’innovation de leur pays  

    Alors que les pouvoirs publics ne cessent de revendiquer le dynamisme de la France en matière d’innovation et de création de jeunes entreprises, la perception des Français est toute autre. Ainsi, 60% estiment que le France accuse un réel retard en matière d’innovation et 81% n’ont aucune confiance en la capacité des politiques à être créatifs et innovants pour faire face aux enjeux actuels de la société. Un manque de confiance qui augmente avec l’âge des interviewés, puisque cette absence de confiance concerne 64% des jeunes de 18 à 24 ans contre 88% des 65 ans et plus.

    Pourtant les Français s’estiment créatifs et innovants…

    En dépit de cette perception négative de la capacité des acteurs institutionnels, il apparait un potentiel créatif inexploité chez les français. 53% d’entre eux avouent avoir régulièrement des idées de produits ou de services qu’ils n’exploitent pas. Un capital créatif transverse à toutes les générations puisqu’ils sont 58% chez les 18-24 ans et 44% chez les 65 ans et + à le déclarer.

    Une créativité qui se heurte à une multiplicité de freins 

    La capacité de financement apparaît comme le premier frein bloquant l’expression de la créativité des Français. 77% d’entre eux la cite comme déterminante, alors que 66% mentionnent la difficulté à rencontrer les bonnes personnes capables de les aider au développement de leurs projets.

    En revanche, un doute subsiste dans l’esprit des français sur l’originalité et la pertinence de leurs idées : ils sont 48% à dire avoir besoin d’être rassurés avant de se lancer. Enfin, 35% d’entre eux manquent surtout de temps.

    « Cette étude nous montre qu’il existe un véritable gisement de créativité en France, une force d’innovation qui ne demande qu’à s’exprimer. Mais elle ne trouve visiblement pas de canal d’expression, ni suffisamment de structures d’encouragement pour se développer. En clair les Français ont des idées, et ne sont pas enfermés dans une logique dévalorisante ou pessimiste, mais encore faut-il qu’on leur donne les moyens de libérer cette énergie et d’exprimer leur potentiel », expliquent Alexis Botaya co-Fondateur de Soon Soon Soon, Minh Man Nguyen co-fondateur du WoMa et Mathieu Maire du Poset, Directeur Général Adjoint d’Ulule.

    Les Français de plus en plus enclins à participer aux pratiques collaboratives 

    En dépit des freins qui les bloquent pour passer à l’action, les Français semblent soutenir significativement l’économie collaborative en participant au financement de projets. Au cours des trois dernières années, ils sont ainsi 24% à avoir acheté un produit ou un service réalisé par un particulier et 11% à avoir financé le projet d’un particulier via un site de « crowdfunding ». Des pratiques qui révèlent l’émergence de nouvelles voies de lancement pour les idées novatrices, ainsi qu’une évolution du comportement des Français vis-à-vis de l’économie collaborative.

    « La réinvention dépend de ceux qui « font », et parce que nous assistons aux signes avant-coureurs d’un rebond après une période de marasme qui couvait les forces vives, nous pensons qu’il n’y a jamais eu de meilleur moment pour créer. « Make it Happen » n’est pas un nouveau concours de start-ups, mais une invitation à créer, pour tous ceux qui pensent que le changement est possible et qu’il passe par l’initiative individuelle. En bénéficiant d’un accès nouveau à tous les moyens techniques, financiers, et de communication », expliquent les porteurs du projet « Make it Happen.

  • Ce qu’il ne faudra pas manquer au Mobile World Congress selon Forrester …

    Standardisation plus qu’innovations de ruptures

    Il faut s’attendre à une standardisation des modèles plus qu’à des innovations de rupture, selon Thomas Husson, analyste Forrester. « Au-delà de quelques nouveaux smartphones emblématiques, tels que le LG G5, le Xiaomi Mi5, le Huawei P9, Samsung va probablement capitaliser sur l’effet de mode autour de la Réalité Virtuelle et intégrer la plateforme Gear VR à son S7. Mais cela ne suffira pas pour proposer une véritable innovation. La plupart des acteurs du marché, y compris Samsung, vont devoir mieux connecter leurs nouveaux terminaux à un écosystème d’applications et de services. »

    « S’il y a beaucoup de discussions autour du mobile considéré comme un simple sous-ensemble d’une révolution plus large constitué par l’Internet des Objets (IoT), je suis convaincu que le smartphone est la clé pour nous ouvrir cet Internet des objets. On va beaucoup entendre parler de ce sujet au Mobile World Congress (MWC) cette année.»

    Le MWC sera également le théâtre de nombreuses annonces destinées aux responsables marketing sur le rôle clé joué par le mobile en matière d’initiatives marketing multicanal, de e-commerce et de paiement. Selon Thomas Husson, « il faut s’attendre à de nombreuses échanges sur les thématiques liées à l’identité, à la confidentialité des données et à la sécurité. « Les acteurs visitant le congrès cette année devraient se rendre compte que le mobile devient un catalyseur de la transformation des entreprises, que les frontières du mobile s’étendent au-delà du smartphone et que l’innovation ne vient pas seulement de la Silicon Valley mais aussi de l’Asie et des pays émergents ».

    Enfin, la keynote donnée lundi par Mark Zuckerberg, qui signe là sa troisième participation au MWC, est très attendue étant donné que Facebook est la première audience mobile au monde, et il devrait donner sa vision sur la façon de connecter le prochain milliard d’utilisateurs au mobile.

     

  • Pourquoi le numérique est essentiel à la compétitivité ?

    Quand le numérique met sous pression la production informatique des entreprises   

    Une étude de CA Technologies, réalisée par le cabinet d’analystes Freeform Dynamics auprès de 1 442 hauts dirigeants de départements informatiques et métiers, fait  un état de l’art de la transformation numérique dans les entreprises françaises et de plusieurs pays. Cette étude met notamment en exergue que les enjeux associés à la nécessité d’accélérer et d’adapter la production informatique des entreprises pour répondre à un nouveau paradigme de la consommation. 

    La transformation numérique des entreprises est en cours. Avec elle, la promesse d’une expérience client nouvelle, d’interactions plus riches et immédiates, de messages marketing mieux ciblés et de processus internes optimisés. Corollaire de cette évolution, les consommateurs sont de mieux en mieux informés et deviennent plus exigeants et impatients.

    Depuis quelques années, le numérique a permis de multiplier les points de contact : web, smartphones et tablettes, réseaux sociaux, places de marché, click-to-call, etc. Sans cesse de nouveaux canaux apparaissent : il est désormais possible de vendre via Twitter ou via une application mobile de « tchat ». 

    Les résultats de l’enquête de CA Technologies démontrent que pour réussir sur des marchés désormais mondialisés et répondre aux attentes toujours plus pressantes des consommateurs, les entreprises doivent aujourd’hui redéfinir une nouvelle organisation pour fluidifier leur production informatique afin de délivrer rapidement les nouveaux services attendus par les consommateurs ; un peu à la manière du Taylorisme qui a maximisé la production d’automobiles au début du XXème siècle grâce à une nouvelle organisation scientifique du travail. Cette méthode de production informatique – DevOps1 – a pour vocation d’optimiser et d’accélérer les processus de développement informatique, tout en maîtrisant les coûts. 

    Les pionniers de la transformation numérique enregistrent de solides résultats

    L’étude de CA Technologies montre que les entreprises qui ont mis en œuvre ce nouveau modèle d’organisation et de production informatique affichent des performances largement supérieures aux autres : pour elles, le numérique s’est révélé essentiel à leur compétitivité (63% considèrent que le numérique les aide à traiter rapidement des opportunités, 57% à conquérir de nouveaux marchés et 52% à créer de nouveaux business models, contre respectivement 17%, 19% et 15% des entreprises qui n’ont pas initié cette transformation). 

    Parallèlement, elles bénéficient d’une hausse significative de leurs chiffres d’affaires et se révèlent plus profitables : 26% d’entre elles ont enregistré une croissance de leurs revenus, 32% de leur profitabilité et 37% des revenus issus de nouvelles activités, contre 12% ; 13% et 19% des entreprises qui n’ont pas adopté dans DevOps.

    Enfin, 83 % des entreprises pionnières déclarent que leurs initiatives numériques ont suscité des améliorations quantifiables et importantes en matière de fidélisation clients, contre 28% des entreprises moins avancées en matière de transformation numérique. Les chiffres sont comparables en matière d’acquisition de clients et de nouveaux revenus (respectivement : 83% contre 28% ; et 71% contre 24%). 

    La transformation numérique des entreprises françaises est ralentie par une vision plus technologique que business

    Selon l’enquête de CA Technologies, les entreprises françaises sont conscientes de cette nécessité d’innover en continu : 80%pensent que les technologies de l’information seront essentielles pour assurer leur réussite future, 76% considèrent devoir libérer du temps de leurs équipes informatiques pour investir dans le digital et 71% croient nécessaire de privilégier l’innovation continue.  

    Mais, malgré cette compréhension des enjeux immédiats, elles peinent à saisir les opportunités offertes par l’économie numérique. Ainsi, si 87 % des entreprises françaises considèrent comme important que leurs équipes informatiques maîtrisent et comprennent les priorités métiers, seules 29 % ont fait le nécessaire. Dans le même ordre d’idée, 82 % des organisations françaises estiment qu’il est important de faire tomber les barrières culturelles entre les équipes de développement (Dev) et de production (Ops). Mais seulement 33 % d’entre elles ont déjà accompli cette transformation culturelle. 

    Seulement deux tiers des organisations françaises ont déployé ce nouveau mode de production informatique (DevOps)

    Si les chiffres montrent que cette nouvelle organisation de la production informatique commence à creuser son sillon dans les grandes entreprises françaises – près de deux tiers (65 %) des entreprises françaises ont vastement ou partiellement déployé cette approche – ce taux est néanmoins le plus faible d’Europe, à égalité avec l’Italie et derrière l’Allemagne (76 %), la Suisse (71 %), l’Espagne (69 %) et le Royaume-Uni (67 %).

    D’ailleurs, dans les faits, seulement 12 % des organisations françaises peuvent être qualifiées de pionnières, soit moins que la Suisse (23 %) et l’Espagne (13 %) ; autant que l’Italie (12 %) ; mais plus que le Royaume-Uni (11 %) et l’Allemagne (10 %).

    Au-delà de la dimension technologique, on sait que la transformation numérique des entreprises implique surtout des problématiques de culture de management, et decompétences. La lente transformation des entreprises françaises peut notamment s’expliquer par le fait que la culture numérique reste l’apanage des Directions informatiques (48%, contre 13% au PDG ou au Comité de Direction), alors que c’est le contraire en Inde (31 et 33 %) ou en Suisse (26% et 31%). Aux Etats-Unis la répartition est plus équilibrée (32% pour le PDG et 35% pour le Directeur informatique). Les entreprises françaises restent polarisées sur une vision informatique de leur transformation numérique, alors que les autres pays y voient davantage des opportunités business. 

    « Les interactions numériques avec les clients, partenaires et fournisseurs se font de plus en plus par le biais d’applications et de services en ligne. Afin de proposer des expériences client innovantes, de faire preuve de plus d’agilité et d’accroître leurs chiffres d’affaires, les grandes entreprises françaises doivent générer de la valeur plus rapidement et en continu pour se démarquer de leurs concurrents. Elles doivent également donner à leurs équipes informatiques les moyens d’être plus réactives et performantes », conclut Mos Amokhtari, Directeur Avant-Ventes chez CA Technologies France. « DevOps est clairement un moyen de parvenir à ces objectifs, comme le prouvent les résultats obtenus par les entreprises qui l’ont adopté de manière anticipée. L’étude de CA Technologies démontre que la réussite des projets DevOps implique un changement de culture de l’entreprise et un nouvel équilibre entre les équipes informatiques. Ainsi, la gestion du changement, le soutien du management et la communication sont des éléments essentiels, tout comme la définition d’indicateurs communs à toutes les équipes intervenant sur le projet et l’évolution des compétences individuelles en interne. DevOps est une méthodologie en 9 points, dont il faut patiemment assembler les pièces – de la définition de la stratégie jusqu’à la sécurité et à la conformité – pour mettre en œuvre le nouveau modèle de production informatique rendu nécessaire par l’évolution du marché vers le numérique ».

  • La Santé : vecteur du Digital en mode Réalité Accélérée…

    Le point sur les projets innovants

    Pascal Malotti, Directeur Conseil de Valtech
    Extrait du watf / What About The Flavour : http://www.watf.fr/
    La santé connectée est aujourd’hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d’argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d’investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :
    • Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
    • Offrir un rallongement de la vie comme l’affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !

    Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !

    DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

    MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l’attirer dans la bonne partie de l’estomac. Via l’app mobile, l’utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d’être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu’une opération.

    Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l’utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l’hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l’avenir, les créateurs imaginent la possibilité d’interagir avec l’app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l’humeur de l’utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

    MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l’évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

    Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l’utilisateur basculera rapidement d’un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l’Apple Watch s’est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l’Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

    En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d’emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d’un pôle d’attraction comme Apple ou Google. L’ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

    Pour le consulter le [WATF]* de Valtech, c’est ici : http://valte.ch/[WATF]*