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  • Comment cultiver son authenticité à l’heure de l’IA générative ?

    Affirmer l’authenticité et les valeurs de sa marque à l’heure de l’IA

    Selon Frédéric Jutant, Responsable Marketing chez Icarus Media Digital

    Depuis l’ouverture d’une version bêta de GPT-3 en 2020 et le lancement de ChatGPT en novembre 2022, les contenus de nombreux sites ont perdu en qualité et en authenticité.
    La multiplication des acteurs développant leurs modèles de langages (LLM) pour concurrencer OpenAI ainsi que les abus liés à l’usage de l’intelligence artificielle générative représentent un défi de taille pour les moteurs de recherche tels que Google ou Bing pour continuer d’offrir aux internautes des résultats de qualité.

    En mars, Google a annoncé une série de mises à jour algorithmiques pour contrer cette vague et préserver la pertinence de ses résultats de recherche.
    Une initiative visant à lutter contre la prolifération de contenus IA de mauvaise qualité, tout en mettant en avant les sites offrant une véritable valeur ajoutée pour les utilisateurs.

    Dans ce contexte, les entreprises doivent être conscientes des enjeux et adopter une stratégie marketing adaptée pour réaliser leurs objectifs business.
    Affirmer ses valeurs, développer une marque solide et cultiver son authenticité sont des facteurs différenciant plus importants que jamais à l’ère de l’IA générative !

    Le contenu IA dans le collimateur de Google

    Le géant de Mountain View a initié il y a quelques semaines une mise à jour algorithmique majeure pour récompenser les contenus fiables tout en combattant les contenus de masse peu originaux, l’utilisation malicieuse de domaines expirés ainsi que les contenus sponsorisés ayant été peu supervisés.

    Une annonce qui sera très certainement la première d’une longue série pour améliorer la qualité de ses résultats de recherche et encourager une utilisation plus réfléchie de l’IA dans la création de contenu.

    Un nouveau défi pour les entreprises

    Cette nouvelle posture du côté de Google face à la réalité de l’IA change la donne pour toutes les entreprises, y compris celles qui n’ont pas encore adopté cette technologie.
    Le monde a évolué depuis la démocratisation de cette innovation, les règles du jeu ont changé et les exigences de qualité sont désormais plus élevées.

    À l’heure où tout le monde peut créer des pages et des pages de contenu sans effort, le défi pour les professionnels est de sortir du lot, de se distinguer, pour faire la différence sur un marché souvent saturé.

    Les équipes marketing doivent intégrer intelligemment l’IA pour apporter de nouvelles perspectives à leur travail, mais il faut que cette stratégie de contenu soit centrée sur la valeur ajoutée apportée à l’utilisateur et que cela reste fidèle aux valeurs de la marque.

    Les professionnels qui parviendront à marier les opportunités offertes par cette innovation technologique avec le côté humain finiront par créer des liens plus forts avec leurs audiences.

    Développer une identité de marque forte

    Face à ce changement de paradigme, construire et cultiver une identité de marque est plus important que jamais. Cela exige une approche marketing intégrée avec une stratégie cross-canal.

    Pour se démarquer, la communication sur chaque canal d’acquisition doit être cohérente et avoir un positionnement assumé – du SEO au social media, en passant par l’email marketing et la publicité payante. L’authenticité, l’expertise et la valeur ajoutée doivent être au cœur de chaque interaction.

    En développant une présence de marque forte sur plusieurs canaux, les entreprises peuvent non seulement répondre aux exigences de Google, se distinguer dans un océan de contenus génériques, mais surtout construire de l’engagement en fédérant une audience de prospects et de clients.

  • Quelles sont les enseignes plébiscitées par les Français ?

    Vasano dévoile les 21 lauréats de son palmarès 2023

    VASANO ( solution de collecte des  notes disponibles sur Google pour ensuite établir un classement des enseignes préférées) révèle les lauréats de la seconde édition de son Prix « L’Enseigne la mieux notée sur Google » en 2023. Le prix met à l’honneur les marques plébiscitées par les consommateurs dans 21 secteurs clés de la distribution généraliste et spécialisée.

    Un éclairagesur la satisfaction des clients des grands réseaux d’enseignes sur Google
    Les avis déposés par les clients sur les fiches Google des grandes enseignes sont devenues un point de passage incontournable du parcours client et le levier principal de la stratégie Web-to-Store des réseaux. La note Google Business Profile influence en effet l’acte d’achat de près de 9 consommateurs sur 10.

    Les lauréats 2023 du Prix de l’Enseigne la Mieux Notée sur Google
    Si certaines enseignes confirment, en 2023, leur performance de l’année précédente, les cartes sont redistribuées dans certaines catégories. P
    ar ailleurs, pour une édition encore plus complète, VASANO a souhaité mettre en lumière 8 nouveaux secteurs :

    AUTOMOBILE

    • Contrôle Technique : Autosécurité, avec une note de 4,87/5 et 37 961 avis sur 153 504 sur l’ensemble des établissements analysés par Vasano sur ce secteur, conforte sa 1re place de 2022
    • Entretien & réparation automobile : Speedy, avec une note de 4,60/5 et 24 308 avis sur 219 973, passe de la 3e à la 1re place en 2023
    • Spécialistes du pare-brise : 123 Pare-brise, avec une note de 4,86/5 et 12 553 avis sur 63 971, passe de la 3e à la 1re place en 2023
    • Pneumaticiens : Eurotyre, avec une note de 4,55/5 et 2 537 avis sur 49 982, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie
    • Location de véhicules : Ucar, avec une note de 4,78/5 et 1 214 avis sur 58 716, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie

    BANQUE ASSURANCE

    • Agences d’assurance : Allianz, avec une note de 4,81/5 et 30 722 avis sur 132 473, passe de la 3e à la 1re place en 2023
    • Agences bancaires : LCL, avec une note de 4,75/5 et 61 313 avis sur 300 741, conforte sa 1re place de 2022

    BEAUTE ESTHETIQUE

    • Parfumerie & Cosmétique : Adopt’, avec une note de 4,79/5 et 21 982 avis sur 101 865, conforte sa 1re place de 2022
    • Institut de beauté : L’Atelier du Sourcil, avec une note de 4,81/5 et 10 966 avis sur 48 569, passe de la 3e à la 1re place en 2023
    • Salons de coiffure : Franck Provost, avec une note de 4,65/5 et 39 398 avis sur 98 333, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie

    EQUIPEMENT DE LA MAISON

    • Cuisiniste : Cuisines Références, avec une note de 4,85/5 et 2 030 avis sur 88 625, conforte sa 1re place de 2022
    • Ameublement : Mobilier de France, avec une note de 4,82/5 et 7 089 avis sur 110 842, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie

    GRANDE DISTRIBUTION ET DISTRIBUTION SPECIALISEE

    • Grande distribution : Lidl, avec une note de 4,11/5 et 239 676 avis sur 1 450 129, conforte sa 1re place de 2022
    • Grandes surfaces de bricolage : Weldom, avec une note de 4,48/5 et 22 978 avis sur 228 252, conforte sa 1re place de 2022
    • Négoces de matériaux de construction : Gédimat, avec une note de 4,51/5 et 4 547 avis sur 19 718, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie
    • Jardineries : Truffaut, avec une note de 4,46/5 et 26 257 avis sur 70 506, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie
    • Animaleries : Médor & Compagnie, avec une note de 4,58/5 et 2 894 avis sur 38 716, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie

    IMMOBILIER

    • Intermédiation immobilière : Safti, avec une note de 4,93/5 et 8 140 avis sur 179 256, passe de la 2e à la 1re place en 2023

    OPTIQUE ET AUDITION

    • Audition : Sonance Audition, avec une note de 4,94/5 et 1 373 avis sur 22 822, conforte sa 1re place de 2022
    • Opticiens : Le Collectif des Lunetiers, avec une note de 4,94/5 et 10 429 avis sur 220 200, conforte sa 1re place de 2022

    SPORT

    • Clubs de sport : Vita Liberté, avec une note de 4,63/5 et 1 316 avis sur 80 991, arrive en tête de classement de cette nouvelle catégorie

    « Inflation, augmentation des taux de crédit, crise immobilière… Le secteur de la distribution a été chahuté par un contexte socioéconomique particulièrement tendu en 2023. Pour maintenir leur attractivité dans cette période compliquée, de nombreuses enseignes ont réévalué leur stratégie dans la relation client par rapport aux évaluations que leurs clients publient sur Google. Leur réseau est sensibilisé sur l’intérêt des avis du fait de leur impact majeur sur la préférence de marque.
    Composantes essentielles de leur stratégie Web-to-Store, les notes attribuées spontanément par les consommateurs sur Google reflètent le sens du service et de l’accueil, la qualité de l’offre ou encore le positionnement prix de chaque réseau. Avec ce prix, nous souhaitons donner à ces professionnels une vision précise du résultat de leur engagement et aux consommateurs un panorama objectif de l’année 2023.», précise Jean-Marc Chabrol, CEO de VASANO.

  • Disparition de Google Analytics : probable ou pas ?

    Ce que la potentielle disparition de Google Analytics pourrait changer dans le monde de la veille…

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations KB Crawl SAS

    Le risque que Google Analytics disparaisse en Europe reste probable après que la CNIL ait déclaré l’outil « illégal ». En effet, le non-respect du règlement général sur la protection des données (RGPD) est ici concerné.

    Le 10 février dernier, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) mettait en demeure un gestionnaire d’un site Web français suite à son utilisation de Google Analytics. L’entreprise a désormais un mois pour régulariser ses pratiques sous risque de sanctions et d’une amende à hauteur de 4% de son chiffre d’affaires.

    Depuis, d’autres procédures de mises en demeure ont été engagées par la CNIL à l’encontre de certains gestionnaires de sites utilisant aussi Google Analytics. La CNIL appuie sa décision sur l’arrêt dit « Schrems II » du 16 juillet 2020, qui rend potentiellement problématique au regard du droit européen tout transfert de données personnelles de l’Europe vers les grands fournisseurs de « cloud » aux Etats-Unis. La protection des données personnelles telle qu’encadrée par le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est ici au cœur du contentieux.

    Il convient ici de rappeler que la CNIL et ses homologues européens avaient déjà été saisis par le passé par l’association My Privacy Is None of Your Business (NOYB). En France, les données personnelles d’internautes des sites Internet de Sephora, Auchan ou Décathlon auraient été transmises aux services américains via Google Analytics. Ainsi, NOYB a déposé au total 101 plaintes, dont trois concernent les entreprises françaises. Le consentement des internautes avait pourtant été obtenu via l’acceptation des cookies mais il resterait tout de même illégal au vu du RGPD.

    Ces attaques ont de quoi mettre en danger la pérennité de Google Analytics en Europe. L’utilisation de cet outil est pourtant extrêmement répandue au sein des entreprises, particulièrement dans le domaine du marketing. Il est le principal dispositif adopté pour les veilles concurrentielles et la web analyse qui sont aujourd’hui indispensables pour les équipes managériales et de direction. TPE de niche, PME, ETI, grands groupes… Toutes les entreprises sont concernées, quels que soient leur taille ou leur domaine.

    La probable disparition de Google Analytics aurait d’importantes conséquences sur les données et les entreprises elles-mêmes. D’une part, un impact économique : un grand nombre d’entreprises utilisent cet outil gratuitement et n’ont pas anticipé l’utilisation d’outils payants même si des outils gratuits sont également à leur disposition. D’autre part, un impact sur l’organisation interne : de nombreuses entreprises avaient l’habitude de travailler avec ce service et ont développé des process et une confiance envers celui-ci grâce à son utilisation régulière. Les usages et la structuration de leur veille pourraient s’en trouver modifiés, posant notamment des interrogations en termes d’analyse comparative de données. Comment comparer efficacement et rapidement des rapports émis par deux outils différents, construits différemment et ne disposant pas toujours des mêmes indicateurs ? De nombreuses entreprises avaient déjà été bousculées ces derniers mois par la disparition de Facebook Analytics ou simplement de l’indicateur du taux de rebond dans Google Analytics 4. Nous pouvons donc présager de grands bouleversements pour le métier de veilleur si Google Analytics tout entier venait à disparaître de nos entreprises.

    La montée en puissance du marketing et de la communication digitale impose désormais aux entreprises des veilles hebdomadaires, voire quotidiennes. La réunion de données clients sur les produits, les concurrents, le marché général et le contexte macro-économique en un seul outil permet un gain de temps considérable pour les veilles concurrentielles. La mesure de ces données ne peut plus être négligée : elle fait pleinement partie du quotidien des équipes stratégiques.

    Est-ce pour autant la « fin du monde » ? Certes non. Rassurez-vous, pour maintenir des veilles complètes, il existe de nombreuses alternatives en capacité de répondre aux besoins de votre entreprise, qu’elles soient gratuites ou payantes. Si le géant américain venait à être interdit d’utilisation au sein des entreprises européennes, sa disparition ferait place à des entreprises spécialisées dans la veille, assurant un suivi tout aussi complet pour vos veilleurs.

  • Analyse Forrester : ce qu’il fallait retenir de la conférence Alphabet

    L’analyse de Forrester 

    Après la publication des résultats trimestriels et la conférence de Google Alpabet  il y a quelques éléments clés à retenir en ce qui concerne l’importante activité publicitaire d’Alphabet selon Joanna O’connell, VP et Analyste Principale chez Forrester :

    1. La recherche continue de dominer et d’avoir un impact considérable.

      Dans cette dernière publication des résultats, elle a connu une croissance annuelle de 36%. Cela a eu un impact considérable sur les performances des annonces, car la recherche représente 71% des recettes publicitaires de Google (et plus de la moitié des recettes globales). Cette croissance a été principalement tirée par le commerce de détail, ce qui était conforme à la thématique d’Alphabet autour du  » commerce « . Mais il n’est pas certain qu’une telle croissance continue soit durable – les dirigeants n’ont pas indiqué clairement s’ils prévoyaient une performance continue de ce type ou n’ont pas fourni beaucoup de détails sur la façon dont ils pensaient pouvoir le faire.

     

    L’IA était un sujet brûlant, et ses applications dans la publicité sont innombrables.

    L’amélioration de la recherche par l’application de l’IA (entre autres) a été un thème récurrent, ce qui n’est pas surprenant car il s’agit d’un pilier essentiel du succès continu d’Alphabet. L’entreprise s’est également fixé pour objectif de continuer à simplifier, rationaliser et étendre ses offres publicitaires en exploitant de multiples formes d’IA. Le lancement de Performance Max en est un exemple frappant : « P-Max » est un « type de campagne basé sur des objectifs » conçu pour attirer davantage de dollars des annonceurs à la performance en étendant les programmes basés sur la recherche à l’ensemble de l’écosystème Alphabet, y compris Display, Maps et plus encore.

    La croissance du TAC se poursuit.

    Avec une croissance de 28 % en glissement annuel, les coûts qu’Alphabet dépense pour continuer à attirer du trafic sont significatifs. L’entreprise est confrontée à un défi permanent sur ce front, car les consommateurs continuent de diversifier la manière, le moment et le lieu où ils accèdent à l’information, et attirer du trafic est donc une tâche ardue.

    YouTube est en train de devenir une plateforme commerciale, alors que l’argent des marques semble encore insaisissable.

    Les recettes publicitaires de YouTube ont augmenté de 25 % par rapport à l’année précédente et l’équipe a mis l’accent sur l’intégration d’éléments  » achetables  » dans l’environnement de YouTube, tels que des événements de Noël achetables en direct. (Ceci est conforme à une prédiction de Forrester pour 2022 concernant la croissance de la « shoppable tv »). Un cadre supérieur a spécifiquement mentionné YouTube comme un endroit où « notre opportunité de commerce reste vraiment excitante ». Cela dit, l’histoire de la société autour de CTV n’a pas été remarquable, au mieux, et la société n’a fait qu’une remarque en passant sur les tentatives de capturer les dollars des marques via la télévision.

    Le mot « Privacy » a été utilisé à profusion mais Alphabet est resté vague sur les détails.


    En dehors d’une brève note sur l’introduction de leur nouvelle initiative « Topics » (le remplacement plus transparent et plus simple de FLoC), Privacy Sandbox n’a pas reçu beaucoup d’attention dans la présentation elle-même. Et les actifs technologiques d’Alphabet dans le domaine de la publicité – qui comprennent des technologies d’achat et de vente – n’ont pas été évoqués. Les vents contraires en matière de vie privée et d’anticoncurrence sont plus forts que jamais. Il est clair que la société procède avec une extrême prudence dans ce domaine et continue de garder de nombreux détails (l’annonce récente des sujets mis à part) très secrets.

     

  • Pour les marques, la fin des cookies siffle le début des campagnes First-Party !

    Pour les marques, la fin des cookies siffle le début des campagnes First-Party !

    Selon Sam Leclerc, Solutions Engineer de la société Acquia 

    La législation, qui restreint l’utilisation des données tierces achetées à des fournisseurs extérieurs, et l’évolution des exigences des consommateurs en matière de confidentialité, conduisent les marques à renoncer à l’utilisation des cookies pour conquérir de nouveaux clients.
    Signe des temps, Google a annoncé en juin dernier la suppression progressive d’ici fin 2023 des cookies tiers dans son navigateur Chrome. Une petite révolution dans les usages, qui amène les professionnels du marketing à élaborer de nouvelles stratégies de campagnes marketing en utilisant cette fois les données First-Party, autrement dit les données propriétaires.

     Les cookies, ce n’est pas forcément du gâteau

    Il faut bien l’avouer, les cookies qui nous suivent possèdent une efficacité limitée, et les données tierces qu’ils récoltent ne sont pas toujours très bonnes. Ces petits fichiers ont beau recueillir des informations sur les sites que nous visitons, mémoriser nos clics, ils n’intègrent pas les données en provenance des multiples canaux que nous utilisons. Ils saisissent une partie de notre activité en ligne, et non l’ensemble du tableau. Au final, les marques achètent auprès des fournisseurs des données parcellaires à partir desquelles ils créent différentes catégories d’acheteurs potentiels, en fonction de l’âge, du sexe, ou encore de la localisation. On est bien loin du ciblage chirurgical et de la fameuse personnalisation de l’expérience client.

     Une majorité de consommateurs prête à jouer le jeu des First-Party

    Aujourd’hui, 54% des consommateurs se disent prêts à fournir leurs données en échange d’une meilleure expérience client, plus personnelle[1]. Ils n’en peuvent plus d’être suivis à la trace dans leur navigation, mais ils n’ont rien contre l’idée de donner aux marques des informations quant à leurs préférences et à leurs besoins. Ces données, celles-là même que l’on nomme First-Party, fondées sur le consentement, se révèlent de fait extrêmement précieuses car elles constituent une preuve d’engagement et de confiance de la part du prospect ou du client. Pour aller chercher l’information sur tous les canaux, les professionnels du marketing se doivent bien sûr de dépasser le stade du simple formulaire d’inscription ou du questionnaire de base. Désormais, c’est à qui saura proposer les quizz les plus attractifs, les enquêtes les plus ludiques et les contenus les plus interactifs, pour recueillir en quantité suffisante les données First-Party qui permettront, en amont, de créer des expériences réellement dynamiques et personnalisées à l’extrême..

     Un grain plus fin, mais réparti dans plusieurs silos

    La précision des données First-Party, grâce à la finesse de leur granularité, permet d’élaborer des stratégies et des campagnes marketing beaucoup plus efficaces. Non seulement les marques sont à présent capables de diffuser des messages cohérents et pertinents sur l’ensemble des canaux utilisés par leurs consommateurs, mais elles peuvent de surcroît prédire quelles offres et quelles incitations recevront le meilleur écho auprès de tel ou tel utilisateur. Certes, on touche alors moins de monde qu’avec les Third-Party cookies, mais le taux de conversion est nettement plus élevé et le retour sur investissement bien meilleur. Encore faut-il, une fois ces données collectées, savoir les rendre opérationnelles, car elles sont généralement stockées dans différents silos. Difficiles à gérer, elles peuvent vite devenir obsolètes et manquer de précision. Heureusement, il existe aujourd’hui des plateformes de données client, ou CDP, qui permettent d’unifier toutes les sources d’information et d’effectuer les analyses les plus avancées sur l’ensemble des canaux activés pour engager les clients, tout en protégeant la confidentialité et la sécurité de leurs données.

     Bienvenue dans le monde des CDP et de l’Intelligence Artificielle

    Dès lors, pourquoi continuer de harceler les consommateurs avec des offres statiques et mal ciblées ? Toute marque ou entreprise qui investit dans une CDP s’offre de fait une vision globale et holistique, de chacun de ses clients. L’outil, non content de standardiser et d’améliorer les données First-Party, recourt également au machine learning et donc à l’IA pour explorer celles-ci en profondeur, afin d’identifier des liens et des modèles qui échappent à l’œil humain. Nous sommes réellement confrontés à une technologie qui repousse les limites de l’expérience client, puisque le marketing apparaît cette fois en mesure de concevoir des expériences digitales data-driven, véritablement ajustées à chacun, et suffisamment impactantes et générer un revenu à long-terme pour l’entreprise. Le principal enjeu n’est plus à proprement parler la « fidélisation », mais ce qu’on nomme dans le monde d’après « l’optimisation de la valeur à vie du client ». C’est dire si les choses ont changé.

    [1] Source : Acquia CX Trend Report 2021

  • Rapport Fabernovel : les géants du numérique toujours plus grands

    Grands vainqueurs du confinement : les GAFA

    Les GAFA ont profité du cœur de la crise pour engendrer des résultats records. Avec le redémarrage de l’économie, sur fond d’incertitude sanitaire et de régulation, ces géants continuent toujours de croître.

    “Au cours de ce deuxième trimestre 2021, le secteur des technologies accentue son avance tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de valorisation. Grâce notamment aux géants américains qui ont accru leur domination sur les acteurs asiatiques, pénalisés par les nouvelles régulations gouvernementales.  Ils ont continué à prouver leur capacité d’innovation, soutenue par un fort pouvoir de maintien voire de revalorisation des prix des produits et services” explique en préambule Axelle Ricour-Dumas, directrice stratégie corporate chez Fabernovel. “Nous constatons en parallèle une tendance structurante qui s’accélère encore, l’innovation n’étant pas seulement portée par les grands acteurs technologiques, mais aussi par des groupes historiques qui ont progressivement adopté des briques stratégiques des modèles GAFA. Nous sommes convaincus d’être à une période charnière pour ces entreprises traditionnelles qui doivent continuer à faire naître l’innovation pour réduire l’écart”.

    Dans le top  : Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques

    Apple confirme sa position dominante dans le secteur des produits électroniques en concrétisant les trois meilleurs trimestres de son histoire et en dépassant les attentes des analystes. L’entreprise fait 36% de croissance de son chiffre d’affaires au second trimestre par rapport à l’année précédente. Mais l’ombre de la régulation et de la pénurie de composants électroniques plane sur le géant à la pomme” explique Pierre Gonnet, analyste Fabernovel et co-auteur de l’étude GAFAnomics Quarterly.

    Apple est un parfait exemple de société ayant su s’imposer avant, pendant et à l’orée espérée de la fin de la pandémie du Covid-19, et cette performance s’explique par une croissance forte des ventes de ses produits clés comme l’iPhone qui génère près de 40 milliards de dollars de ventes, et qui enregistre une croissance de près de 50% comparé à l’année précédente. La pénurie de semi-conducteurs dans le monde est un enjeu que l’entreprise devra surveiller aux prochains trimestres.

    Le géant à la pomme réussit également sur ses activités de services qui sont liées aux commissions (allant de 15 à 30%) appliquées aux revenus générés par les différentes applications présentes sur son store. Ce segment de revenus a en effet enregistré une croissance de près de 33% par rapport à l’année précédente, représentant une manne de 17,5 milliards de dollars. Apple devra relever le défi de ses méthodes jugées anticoncurrentielles de par le monde, la Corée du Sud est d’ailleurs le premier pays à demander aux plateformes d’applications d’ouvrir des alternatives à leurs offres de paiement intégrées (en savoir plus en lisant la note de Fabernovel “Régulation Sud-Coréenne sur le paiement des géants du numérique : vers un consensus mondial ?

    Dans le flop : Tencent touché mais pas coulé 

    Tencent a été fortement impacté par le mouvement de la régulation chinoise. Bien que l’entreprise soit toujours en croissance avec une hausse de 24% de ses revenus, sa valeur boursière a chuté de plus de 24% ce trimestre, révélant la crainte des investisseurs sur la tournure réglementaire que prend le gouvernement chinois. En effet, la Chine a décidé de sévir par des amendes records mais aussi par un renforcement de sa régulation autour de nouvelles lois notamment avec la loi de sécurité des données applicable dès le 1er septembre, et la Personal Information Protection Law (PIPL) qui entre en application dès le 1er novembre. Avec un objectif : renforcer le contrôle sur les géants du numérique et en réguler leurs pratiques anticoncurrentielles. Les grandes lignes sont définies dans ces lois, mais il est attendu des précisions dans de prochaines mises à jour cristallisant la crainte des investisseurs et impactant directement la valorisation de Tencent ce trimestre.

    La surprise : Snapchat commence à se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google

    Snapchat a créé la surprise ce trimestre, en voulant se tailler une part du duopole de la publicité Facebook/Google. L’entreprise a réalisé 116% de croissance de ses revenus par rapport à l’année précédente (dépassant de 16% les attentes des analystes), et a fait bondir de 13 millions son nombre d’utilisateurs actifs quotidien. Son action a aussi grimpé de 43%.

    Cette croissance peut s’expliquer par un rebond du marché, par un regain de confiance des investisseurs dans les business model de la publicité et par un engagement et une pénétration toujours plus forte de Snap Inc. dans son marché. Mais aussi par un contexte dans lequel Facebook et Google se partagent la part du lion, représentant entre 75 et 80% du marché de la publicité en ligne et amène les clients à trouver des solutions pour réduire leur dépendance à ce duopole. De plus, Snapchat a su développer son modèle et a réussi à croître en allant chercher des parts de marché en dehors de l’Europe et l’Amérique du Nord. L’entreprise continue également à innover en lançant de nouveaux formats de réalité virtuelle permettant aux marques de mieux rayonner et faire grimper, in fine, le revenu moyen par utilisateur de l’application de 22% par rapport au trimestre précédent (de 2,74 à 3,35 dollars).

    Les entreprises traditionnelles et les startups se lancent dans les modèles économiques des GAFA

    Si les GAFA battent de nouveaux records, une tendance structurante prend de l’ampleur avec des acteurs “traditionnels” réussissant à se différencier grâce aux effets de la transformation numérique menée ces dernières années. Des groupes comme LVMH, Nike, Walmart ou The Walt Disney Company, mis en avant dans cette étude, ont pu profiter de la reprise au premier semestre et combler le fossé en pivotant vers de nouveaux modèles souvent inspirés des GAFA. Les résultats nets de ces entreprises ont ainsi, d’une année à l’autre sur le premier semestre, tous fait des performances remarquables avec +913% pour LVMH, 96% pour Walt Disney Company, +79% pour Walmart, +12% pour Nike.

    LVMH a su profiter d’une reprise de certains métiers clés comme le cuir et la mode mais aussi d’une accélération des ventes directes et du déploiement de nouvelles expériences et services. Plus largement c’est le fruit d’une remarquable stratégie d’innovation sur les leviers technologie, marketing et culturel. Avec le projet DARE, LVMH a initié un programme pour favoriser l’innovation interne et s’assurer qu’elle fait émerger de nouvelles sources de revenus. Ce programme implique 60 participants internationaux issus des 40 marques du groupe dont les dernières initiatives en date : un prototype de sac utilisant un écran numérique appelé « Canvas of the future » et une plateforme de revente en ligne des chutes de tissus et de cuir, « Nona Source ». Le groupe LVMH sait aussi s’allier avec des géants, notamment Google Cloud pour développer des modèles de prévisions des ventes, d’optimisation des stocks et des expériences personnalisées. Enfin, LVMH ne s’impose pas de limite pour réussir à toucher la génération Z en développant le jeu “Louis The Game” qui permet à l’utilisateur de découvrir l’histoire du groupe et de collecter pendant le parcours des œuvres numériques (NFT). Ce jeu, téléchargé plus de 500,000 fois, illustre également la capacité d’innovation du groupe en marketing digital et expérience client.

    The Walt Disney Company a réussi à innover et lancer Disney+ dans une période très favorable (plein covid) en menant une stratégie D2C (Direct to Consumers) pour acquérir en 2 ans la moitié du nombre d’abonnés Netflix. En effet, si le contenu de Disney a toujours été distribué par des tiers, avec Disney+, la société propose son contenu en direct en capitalisant sur sa forte image historique et se positionnant comme complémentaire au leader du marché Netflix. Avec cette stratégie innovante, l’entreprise reprend la main sur la connaissance de ses clients et adopte un modèle de revenus récurrents plus résilient.  Le succès de Disney sur un an ne repose ainsi plus sur la performance unique de quelques blockbusters mais sur l’évolution et la cohérence de son bouquet global de contenus.

    Si les grands groupes accélèrent sur leur innovation interne, les nouveaux acteurs numériques représentent aussi un vivier d’innovation pour créer de la valeur et se réinventer face aux géants du numérique.  La bonne nouvelle ? L’écosystème de startups en Europe continue sa dynamique positive avec un regain d’intérêt des investisseurs poussé par l’accélération de tendances structurantes liées au numérique pendant le Covid et la capacité de certaines startups européennes à tirer leur épingle du jeu sur cette période.
    Les chiffres parlent d’eux mêmes :  les levées en Europe sur les startups les plus matures ont augmenté de 466% par rapport à l’année précédente avec l’e-commerce, la fintech, e-santé et l’IA en tête. Le nombre de licornes explose aussi en Europe, qui en détient près de 20% du total, soit 52 pépites valorisées à plus d’un milliard de dollars. Les startups françaises ont levé 4,7 milliards d’euros au travers de 400 opérations, enregistrant une croissance de 74% en valeur et 24% en volume par rapport à 2020. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire du marché français que plus d’1 milliard d’euros ont été levés tous les mois du dernier trimestre : 1,4 Md€ en mai, 1,7 Md€ en juin et 1,6 Md€ en juillet.

    Alors que les news kids in the block grandissent en Europe, il sera intéressant de trouver des synergies avec les grands groupes « traditionnels » pour continuer d’accélérer l’innovation, de donner une chance à ce nouvel écosystème de grandir et de proposer des alternatives aux géants du numérique.

    5 cas d’acquisitions stratégiques en 2024 imaginés par Fabernovel

    “Il existe plusieurs stratégies d’acquisitions, les géants s’adonnant souvent à des stratégies défensives avec de la consolidation en rachetant des acteurs identiques à leurs marchés. Dans cette nouvelle économie, et pour que le tissu tech européen se développe, les entreprises traditionnelles et startups devront trouver des modèles de collaboration et de création de valeur innovantes pour décupler leurs impacts. En 2024, nous faisons le pari que ce type d’acquisitions innovantes sera monnaie courante et nous vous proposons d’imaginer ce que serait un mariage entre entreprises du CAC40 et Next 40 d’horizons différents” anticipe Cyril Vart, Vice-Executive Président de Fabernovel.

    Bienvenue donc en 2024

    Accor et Care : après s’être diversifié dans le coworking, Accor se lance dans le secteur de la santé.  En combinant le meilleur de Qare en ligne et des pratiques Accor hors ligne, les possibilités autour des cliniques hôtelières et l’hospitalité médicale qui y sont associées offrent de nouveaux horizons d’innovation pour le groupe d’hospitalité.

    Schneider Electric et Cityscoot allient leurs pouvoirs qui ont fait leur succès en créant du logiciel sur du hardware. La combinaison de leurs services et de leurs expertises dans une plateforme ouverte pourrait enrichir l’expérience des clients de Schneider Electric. D’un autre côté, Cityscoot pourrait s’appuyer sur le savoir-faire de Schneider pour passer à l’échelle et tenter de fixer les standards de la mobilité urbaine.

    EDF et Ledger : Le rapport au prix pour le consommateur est un sujet sensible sur le marché de l’énergie, dont les variations sont le plus souvent dues à des facteurs externes. EDF s’allie ainsi avec Ledger, pour renforcer la transparence et la confiance auprès de ses clients grâce à la technologie blockchain, permettant de tracer le coût de l’extraction au foyer.

    Renault et Lydia s’entendent dans une alliance stratégique pour réinventer la façon de vendre des voitures et les nouveaux moyens de les financer. Lydia est en effet une référence du Next 40 lorsqu’il s’agit de développer et de vendre des services financiers centrés clients, notamment autour de l’abonnement, du partage, de l’usage…

    Sanofi intègre Shadow – qui permet de mieux répartir la puissance d’un ordinateur entre ses salles de serveur et les devices des clients  – pour améliorer les performances de leur produit tout en respectant la sécurité de leurs clients, à l’ère de la santé connectée et à distance.

     

  • Quand Google et la FEVAD forment gratuitement les TPE et les acteurs de l’ecommerce aux cyberattaques

    TPE et transition numérique en toute sécurité… 

    A l’occasion de la Paris Cyber Week et du mois européen de la cybersécurité (Cybermoi/s), les trois partenaires s’associent pour mieux accompagner les TPE-PME françaises face aux risques en ligne et préparer les acteurs du e-commerce à aborder le temps fort des fêtes de fin d’année en toute sérénité.

    Les TPE / PME sont les premières victimes des cyberattaques parmi les entreprises françaises. Les 3,8 millions de TPE / PME (1) accusent un retard en matière de transformation digitale puisqu’elles sont la cible de 77% des cyberattaques selon le Syntec (2).
    Face à ces menaces, les TPE / PME sont souvent vulnérables et peu préparées : seule une entreprise sur cinq a mis en place une stratégie complète de cybersécurité. En termes de perception, deux tiers des entreprises françaises considèrent que le risque de cybermenace dans leur entreprise est peu ou pas pas important (3).

    Plus récemment, la crise sanitaire a confirmé la nécessité d’accompagner les TPE / PME françaises qui désirent accélérer leur transition numérique sans compromettre leur sécurité.

    La plateforme Cybermalveillance.gouv.fr, qui assure une mission de prévention du risque numérique et d’assistance aux particuliers, entreprises, associations et collectivités, a enregistré une augmentation de 400 % d’hameçonnage  (phishing) la première semaine du confinement, ainsi qu’une augmentation de plus de 400% de l’utilisation de ses services. Parmi les principales demandes d’assistance des entreprises sur cette plateforme, on retrouve le piratage de leurs systèmes informatiques (19%), les attaques par rançongiciels (17%) et le piratage de compte en ligne (10%). En avril 2020, Google avait également constaté plus de 18 millions d‘attaques de logiciels malveillants (malwares) et tentatives  d’hameçonnage quotidiens liés au COVID-19 à travers le monde.

    Alors que les TPE et PME représentent plus de 99% des entreprises françaises, ce sujet est aussi crucial pour la santé économique du pays — en particulier durant cette phase sensible de reprise. Le coût des cyberattaques visant les TPE/PME est évalué à 700 millions d’euros par an (4).

    Pour parer aux risques numériques, la cybersécurité doit reposer sur des outils techniques robustes, mais aussi sur le facteur humain. En ce sens, la formation et la sensibilisation des salariés s’imposent comme un levier primordial dans la stratégie de sécurisation des entreprises. Or une PME sur deux reconnaît ne pas former ses salariés à la cybersécurité (5). Si 48 % des salariés ont suivi une formation en 2015, cette proportion s’échelonne de 25 % dans les plus petites à 63 % dans les plus grandes (6). Le manque de disponibilité et le coût des formations expliqueraient cette situation.

    Face à ce constat, Google lance en partenariat avec Cybermalveillance.gouv.fr et la FEVAD un nouveau programme de formations gratuites visant à sensibiliser les TPE / PME sur les bonnes pratiques en matière de cybersécurité, afin de les aider à développer des compétences et à prendre en main des outils pour protéger leurs employés, leurs clients et leur entreprise.

    L’objectif de ce programme est d’aider les TPE / PME françaises – et tout particulièrement les commerces de proximité et les petites entreprises de service – à développer leur activité en ligne en toute sécurité, un enjeu de taille notamment pour les acteurs du e-commerce qui comptent sur les prochaines semaines pour leurs ventes en ligne à l’occasion des fêtes de fin d’année.

    Créé en partenariat avec les trois entités, le programme se compose d’une initiation générale à la cybersécurité suivie de deux modules dédiés aux enjeux spécifiques de la cybersécurité pour le commerce en ligne et le télétravail. Ces contenus s’adressent à toutes les TPE / PME, et particulièrement aux commerces de proximité et aux petites entreprises de service.

    • Initiation générale à la cybersécurité : Introduction générale visant à sensibiliser les TPE / PME aux enjeux de la sécurité en ligne, identification des principales menaces auxquelles elles sont confrontées et leur partager des informations, astuces et outils pour protéger leurs employés, leurs clients et leur entreprise en ligne.
    • Commerce en ligne : Module sur les risques en matière de cybersécurité spécifiques à la création et à la gestion d’un site e-commerce. Il vise à aider les e-marchands à protéger leur site et ainsi, les données de leurs clients et la réputation de leur entreprise.
    • Télétravail : Module sur les risques en matière de cybersécurité spécifiques au travail à distance. Il illustre les mesures pour protéger les employeurs et les employés et leur permettre de travailler à distance en toute sécurité.

    Les formations seront délivrées dans les Ateliers Numériques de Google à Nancy, Montpellier, Saint Etienne et Rennes ainsi que sur la plateforme en ligne des ateliers. La première formation a lieu le 1er Octobre depuis l’Atelier numérique de Nancy. Les formations seront également offertes aux Chambres de Commerce et d’Industries dans le cadre d’une tournée dédiée, puis intégrée au curriculum permanent des Ateliers Numériques.

  • Quand Google amorce une révolution dans la publicité en ligne 

    Google amorce une révolution dans la publicité en ligne 

    Analyse de Fabernovel : Nicolas Le Boëdec, Senior Media Specialist
    et Carl Gonnet, Senior E-retail Specialist

    Si l’annonce du 21 avril 2020 de Google sur la future gratuité du référencement des offres marchandes sur sa plateforme Google Shopping n’a pas fait grand bruit dans l’hexagone, elle amorce pourtant une véritable révolution dans l’univers de la publicité en ligne. 
    Pouvant être perçue à court terme comme un acte de générosité de la part de Google à destination des e-commerçants, elle pose selon Fabernovel les premières briques d’une nouvelle stratégie et source de revenus pour le géant de Mountain View.

    Un changement de cap pour Google : reculer pour mieux rebondir

    En faisant une croix sur une portion importante de ses revenus, Google surprend le monde de la publicité en ligne et revient sur sa stratégie fondatrice pour probablement mieux rebondir.
    Cette décision est une révolution puisque la majeure partie du chiffre d’affaires de Google provient de la publicité en ligne (85%), dont 60% du Search (Publicités Texte + Shopping). Levier phare de Google, et pilier important de l’activité e-commerce de nombreux sites, Google Shopping permet de mettre en avant visuellement les produits de sites marchands adossés à la page des recherches lorsque l’internaute tape une requête orientée produit (par ex. « achat google chromecast »). C’est une vitrine jusqu’alors payante pour l’annonceur qui paie ce trafic intentionniste généré vers son site – ce qu’on appelle le « pay per click » ou PPC.

    Une nouvelle d’autant plus surprenante que les récentes campagnes Google Shopping rencontraient un franc succès chez les annonceurs…

    Avec un commerce physique fortement impacté par le COVID-19, et la plupart des français confinés chez eux, le e-commerce n’a jamais été aussi important pour de nombreux annonceurs au delà des produits de premières nécessités.Plus souvent en ligne, les internautes français ont d’abord eu un comportement lèche-vitrine avec une hausse des clics sur Google Shopping au mois de mars, mais des ventes qui ne suivaient pas. Ces comportements ont progressivement évolués passant en mars 2020 d’une flânerie coûteuse pour les annonceurs, à des taux de conversions qu’on observe habituellement plutôt lors des grands rendez-vous comme les soldes ou le black friday. Chez les annonceurs que nous accompagnons, nous observons des chiffres d’affaires e-commerce multipliés par 2 ou 3 par rapport à la période pré-confinement, et des rendements nettement supérieurs sur Google Shopping. De manière générale, les annonceurs semblent ne pas avoir  hésité à rester, si ce n’est intensifier leurs investissements publicitaires sur Shopping pour bénéficier de ces rendements.

    Google s’attaque frontalement au géant du e-commerce Amazon

    Cette décision de rendre Google Shopping gratuit s’inscrit dans la volonté du géant américain de développer son activité de marketplace lancée en 2018 dont Joachim Renaudin, Analyste chez Fabernovel analysait déjà “comme la nouvelle guerre de la recherche” produit .
    Google entend ainsi attirer les e-marchands dans ses filets, et proposer une large sélection de produit à ses clients.
    Google vient s’attaquer frontalement à Amazon sur son territoire. A l’instar de l’entreprise de Jeff Bezos qui a développé ses solutions publicitaires ces dernières années, Google saisit ici l’opportunité de diversifier ses revenus en mettant un sérieux pied dans le e-commerce.
    Cette décision a été accélérée dans le contexte de crise sanitaire déclenchée par l’épidémie du Covid-19. Dans son communiqué officiel, Bill Ready, président Commerce chez Google, annonce que cette nouvelle sera effective“fin avril aux Etats-Unis, et d’ici la fin d’année pour le reste du monde” . Patience, donc, avant de voir cette offre arriver en France.

    Google va changer la donne pour les e-commerçants et leurs clients

    Google pourrait ici aussi s’inspirer des “recettes” d’Amazon en nourrissant un cercle vertueux entre offre et demande :

    • Cette nouvelle version de Google Shopping devrait attirer de nouveaux e-commerçants, proposant ainsi aux consommateurs une sélection plus large de produits. La multiplication des offres de sites marchands ainsi que la baisse des investissements publicitaires, rendus gratuits sur Google Shopping, pourraient tirer les prix vers le bas – profitant ainsi aux consommateurs.
    • Pour les e-commerçants, c’est aussi la promesse de nouveaux chantiers. Il faudra redoubler d’effort sur la qualité des fiches produit afin d’émerger naturellement dans les premières positions – rejoignant ici directement le SEO.
    • Les budgets économisés serviront ainsi peut-être à financer une place dans l’encart publicitaire premium dont les prix devraient augmenter fortement avec cette nouvelle dichotomie payant / gratuit. On peut néanmoins se demander si les économies réalisées par les annonceurs sur leur budget marketing ne seront pas déplacés sur d’autres leviers marketing hors de l’écosystème Google.

    Le marché prévoit une décroissance des investissements publicitaires de 15 à 20% sur 2020, principalement causée par le Covid-19, avec une période de reprise plus longue que pour la crise financière de 2008 (celle-ci avait duré un an). Il est donc plus important que jamais pour les acteurs de la publicité d’avoir un business model avec des sources de revenus plus équilibrées à l’image des géants comme Amazon ou encore WeChat.

     

  • Comment évaluer la dépendance d’un site aux moteurs de recherche

    Comprendre l’indice de référence SDI (Search Independance Index ) 

    Heroiks, 1er groupe de communication indépendant français, et sa filiale Search Foresight, leader du conseil SEO, publient l’index mensuel décembre 2019 et le bilan du Search Dependence Index ® (S.D.I) 2019, premier indicateur permettant d’évaluer la dépendance d’un site aux moteurs de recherche.

    Basé sur une analyse représentative des flux sur le web, le Search Dependence Index® by Heroiks évalue la dépendance aux moteurs de recherche des 100 premiers sites français recensés par Médiamétrie/Netratings.

    L’indice de référence SDI pour le mois de décembre 2019 est stable : 33,2.L’année 2019 se termine donc sur un bilan contrasté. La prise de distance vis- à-vis de l’acquisition de trafic via les moteurs de search, initiée en octobre 2018, a atteint son plus bas niveau en avril 2019 (46,1%). La modification des algorithmes de Google semble en partie avoir rebattu les cartes avec uneremontée significative de la contribution du search au trafic des sites avec une moyenne en S2 de 48,5%.

    Au final, l’index SDI présentera cette année son record le plus bas, en avril, à 24 points, mais aussi le plus haut, en septembre, à près de 34 points !

    Le volume des requêtes effectuées sur les « marques » joue lui aussi un effet « ciseau » avec une inversion de tendance franche à la mi-année, perdant au passage -12 points. Rappelons que lorsque la requête est effectuée sur unemarque ou un produit, cela limite la dépendance au search dans la mesure où nous pouvons supposer que l’internaute trouverait son chemin même en l’absence d’un moteur de recherche.

    Sans surprise, la combinaison d’une remontée du canal search et d’une moindrerecherche sur les « marques » provoque une remontée nette du SDI qui passe de 26 en S1 à 32 en S2, traduisant de fait une dépendance à nouveau élevée vis-à-vis des moteurs de recherche.

    Quand, au sein de l’audience globale d’un site web, 1 visiteur sur 2 provient en général du canal « Search » la notoriété d’une marque revêt donc uncaractère essentiel. En effet, même s’il n’est pas envisageable de se couper d’une composante de recrutement issue du search, une quête d’autonomie enphase de fidélisation invitera les marques à proposer aux internautes deprivilégier l’accès direct url.

    A titre d’exemple, les sites* enregistrant le plus fort taux contributif du search dans leurs audiences globales sont: doctissimo.fr, commentcamarche.net, marmiton.org, journaldesfemmes.fr, 750g.com, cuisineaz.com… sites web obtenant des index SDI dégradés carayant le plus souvent une structure éditoriale propre à favoriser des recherches génériques (ex : recette du soufflé au fromage, résoudre un conflitinformatique, etc…) sans que ne se distingue un leader emportant le marché sous la bannière de sa seule marque. Dans le même temps, ceux quis’affranchissent le plus des moteurs de recherche sont par exemple ;canalplus.fr, priceminister.com/rakuten, samsung.fr, showroomprivé.com, twitter.com, orange.fr aliexpress.com, sfr.fr, credit-agricole.fr…

    (* Sites issus du TOP 100 Médiamétrie Netratings servant de base à laconstruction de l’index SDI)

    Dans le détail, les contributions du « Direct URL » enregistrent un léger recul en S2 2019 (moyenne à 39,2%) après une progression quasi constante depuis la création du SDI et un niveau particulièrement élevé en S1 2019 (moyenne à 40%). Ici aussi, record historiquement haut en 2019 avec une contribution de 41,4% enregistrée en avril 2019. Parmi* les champions del’accès direct, on note sans surprise des sites à accès loggés tels que les opérateurs télécom ou les banques (ex : canalplus.fr, orange.fr, sfr.fr, labanquepostale.fr, caisse-epargne.fr). Viennent ensuite des marques leaders sur leurs segments et disposant de notoriétés élevées telles que; meteofrance.com, samsung.fr, leboncoin.fr, blogger.com.

    (* Sites issus du TOP 100 Médiamétrie Netratings servant de base à laconstruction de l’index SDI)

    Le « référer » (trafic venant d’un tiers), poursuit sa lente érosion pour atteindre en décembre 2019 sont plus bas niveau historique(4,3%). Composante considérée historiquement comme clé dans la notation élaborée par Google, il semble que ce canal d’acquisitionde trafic soit de moins en moins pris en compte.

    Les flux entrants via des « liens sociaux » représentent la 4ème contribution avec un poids évalué à environ 3,7% en décembre 2019, établissant ainsi une moyenne annuelle à 3,9%. Après un rebond significatif en juin-juillet-août 2019, signant à cette occasion un record historique à 4,2%, le trafic issu des réseaux sociaux semble reparti à la baisse.

    Le canal « email » retrouve quelques couleurs en cette fin d’année et confirme un S2 (2,9%) mieux orienté que le S1 2019 (2,7%). Laphase d’érosion entamée en 2018 semble donc endiguée via une inversion de tendance, à priori durable, enregistrée dès juillet 2019.

    Dernier canal contributif, la « publicité display ». Avec un taux très contenu (environ 0,9% en moyenne 2019), la tendance n’en estpas moins orientée à la hausse régulière, avec un record établi en décembre avec plus de 1,2% du trafic global généré via ce canald’acquisition.

    Le secteur des banques affiche une nouvelle fois une faible dépendance aux moteurs de recherche avec un index moyen de5,9, traduisant avant tout une forte affinité naturelle avec « sa » banque qui accompagne au quotidien l’internaute dans la gestion deses comptes. Suivent les réseaux sociaux (SDI 7,7), les télécommunications (SDI 9,8) et les sites de météo (SDI 10,1). Notons ici la part belle mesurée sur des sites ayant principalement des accès logués, ce qui explique en grande partie leur relative indépendance vis-à-vis des moteurs de recherche.

    Coté marques, le top 10 ne change que peu de mois en mois avec de simples échanges de places au sein du classement.

    On retiendra parmi les best performers usuels et réguliers des acteurs tels que ; samsung.fr, canalplus.fr, lidl.fr, leboncoin.fr, aliexpress.com, priceminister.com/rakuten, sfr.fr, creditmutuel.fr, labanquepostale.fr,.. Deux composantes expliquent en grande partiedes résultats. D’une part des accès « favoris » et/ou logués (banques, opérateurs télécom, vente en ligne,…) ou des leaders installés surdes verticales marchés étroites se traduisant parfois par des marques « génériques » avec par exemple, leboncoin.fr, blablacar.fr, showroomprivé.com, booking.com, airbnb.fr.