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  • Comment les E-commerçants abordent 2026 ?

    Consommation fragilisée, croissance des plateformes asiatiques, transformations technologiques…
    La Fevad dresse le moral des E-commerçants

    Annie Abela

    Ce mardi 10 Mars sur l’évènement 1to1 à Monaco, Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad  (La Fédération du e-commerce et de la vente à distance ) en partenariat avec Toluna -Harris Interactive et LSA a dévoilé les chiffres sur le moral des
    E-commerçants.  

    Découvrez en avant-première, les temps forts de la conférence.

     » Les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros sur internet en 2025!  »
    L’e-commerce confirme son rôle de pilier durable de la consommation, malgré un environnement économique et politique incertain » explique Marc Lolivier et de poursuivre : « Cette croissance est avant tout portée par les usages : les Français achètent plus souvent en ligne, même si la pression sur les prix limite la progression du panier moyen ».
    Mais quel est le moral des e-commerçants ?
    Ont-ils confiance dans l’avenir?
    Quelles sont leurs priorités stratégiques et en investissements ?

    Le moral des e-commerçants 

    Surprise ! le moral des e-commerçants progresse de 36 %. Ils se disent plus optimistes pour 2026, contre 20 % moins optimistes, soit un solde positif de 16 points en hausse de 7 points par rapport à l’an dernier. Même dynamique chez les autres européens avec un solde positif de 23 points.

    Perception sur l’évolution du marché 

    Les e-commerçants décrivent un marché qui reste globalement orienté à la hausse, en France comme dans le reste de l’Europe.

    En France, 44 % des dirigeants estiment que leur marché est en croissance, contre 28 % qui le jugent en baisse. Dans les autres pays européens, 46 % considèrent également leur marché en croissance, contre 21 % en recul.
    Malgré un léger tassement par rapport aux années précédentes, l’exercice 2025 reste globalement positif. La moitié des entreprises françaises déclare un exercice rentable, tandis qu’environ une entreprise sur cinq reste déficitaire, un niveau stable.
    Ce climat plus positif coexiste toutefois avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    Cependant, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Principales tendances à venir pour 2026 

    Ce climat « positif « coexiste  avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    En France, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Pour 2026, les perspectives d’activité demeurent bien orientées : 67 % des e-commerçants français anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires, contre seulement 8 % qui prévoient une baisse.

    Les perspectives sont également positives en matière de rentabilité : 56 % des entreprises françaises anticipent une progression de leur marge nette.

     

    La montée en puissance des grandes plateformes opérant depuis l’Asie est désormais perçue comme un facteur structurant pour le secteur.
    Ainsi, 70 % des e-commerçants français exposés à la concurrence de ces plateformes déclarent que leur activité est directement impactée, et près d’un tiers indiquent avoir dû adapter leur stratégie commerciale.

    Une donnée intéressante, les dirigeants observent des évolutions profondes des comportements d’achat :

    • 93 % constatent un renforcement de l’attractivité des promotions et des prix bas
    • 95 % estiment que les repères de prix des consommateurs ont changé
    • 80 % observent une hausse des achats impulsifs

    Quelles sont les priorités stratégiques et les investissements ?

     Deux points ressortent de l’étude : l’International et les investissements technologiques. 

    L’international : un levier de croissance majeure
    L’ouverture internationale continue de progresser parmi les acteurs du secteur.
    Deux tiers des e-commerçants français et trois quarts des entreprises européennes déclarent opérer à l’étranger.

    Parmi ces entreprises présentes à l’international, 77 % anticipent une augmentation de la part de leur chiffre d’affaires réalisée hors de leur marché domestique dans les deux prochaines années, confirmant le rôle croissant de l’export dans les stratégies de développement du e-commerce

    Investissements : priorité à l’informatique et au marketing

    Les priorités d’investissement pour 2026 traduisent une volonté de consolider les fondamentaux du modèle e-commerce. Les principaux domaines d’investissement concernent :

    • l’informatique et la cybersécurité (58 % des entreprises françaises prévoient d’augmenter leurs budgets)
    • le marketing et la publicité (48 %)
    • le développement international et la monétisation de l’audience (marketplaces, retail media…)

    A noter que les budgets marketing se concentrent principalement sur les réseaux sociaux, le référencement naturel (SEO) et la publicité en ligne, tandis que les canaux hors ligne (TV, radio, presse ou imprimés publicitaires) restent globalement stables ou en recul.

     

    Impact de l’IA dans les organisations

    L’IA, et en particulier l’IA générative, s’impose désormais comme un levier majeur de transformation du e-commerce. Ce sont 94 % des entreprises françaises qui déclarent utiliser au moins une solution d’IA générative. Elle est perçue comme l’innovation la plus prometteuse à horizon trois ans, notamment dans les domaines de :

    • la relation client
    • le marketing
    • la logistique et la sécurité.

    Cette diffusion s’accompagne d’une transformation rapide des métiers : 87 % des dirigeants déclarent observer des évolutions organisationnelles liées à l’introduction de solutions d’IA.

     

    Les dirigeants interrogés expriment également une attente forte en matière de souveraineté numérique européenne.

    • 90 % estiment que l’Europe est aujourd’hui trop dépendante des technologies et plateformes américaines et asiatiques
    • 83 % se déclarent insatisfaits de la politique européenne actuelle dans ce domaine

    En matière de politique européenne de souveraineté numérique, deux priorités se détachent très nettement aux yeux des dirigeants :
    👉faire respecter plus strictement les règles européennes par les acteurs extra-européens 👉et alléger les charges qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises européennes.

     

     

     

  • eCOMMERCE : un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Les chiffres clés 2025 

    Ce 3 juillet La Fevad 3 juillet, a présenté l’édition 2025 des « Chiffres clés du e-commerce ».
    Un état des lieux complet du secteur à partir des données recueillies auprès des principaux acteurs du marché, de panels de consommateurs et de plusieurs instituts partenaires.
    Son objectif : décrypter les grandes tendances du e-commerce en France et à l’international.

    Le e-commerce poursuit sa croissance

    175,3 milliards d’euros, 2,6 milliards de transactions : en 2024, l’e-commerce poursuit sa croissance et entre dans une nouvelle phase. Avec la baisse de l’inflation, ce sont désormais les volumes, et non plus la seule valeur, qui tirent la croissance du secteur. Avec cette nouvelle dynamique, la Fevad anticipe déjà un passage des 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Un secteur ancré dans le quotidien des Français

    L’e-commerce s’impose plus que jamais dans les usages. En 2024, 41,6 millions de Français ont effectué au moins un achat en ligne, soit 2,2 millions de plus qu’en 2023. Cela représente 73,3 % des individus de plus de 15 ans, un niveau inédit et supérieur à la moyenne européenne.

    Par ailleurs, le rythme des achats s’accélère : 62 transactions en ligne par acheteur sur l’année, pour une dépense moyenne de 4 216 euros, en hausse. Cette intensification s’accompagne d’une perception très positive du secteur aux yeux des Français : 83 % des consommateurs estiment que l’e-commerce leur permet de trouver des produits adaptés à leurs attentes, confirmant son rôle d’outil du quotidien.

    Une consommation plus responsable

    Le e-commerce répond aussi aux nouvelles attentes en matière de responsabilités environnementale et sociale. Les études montrent en effet une conscience environnementale croissante chez les consommateurs, qui s’accompagne d’une volonté de réduire l’impact de leur consommation.
    Celle-ci se traduit notamment par le recours en de plus en plus important à l’achat de seconde main, qui atteint des niveaux record en France. En effet, 51 % des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main en 2024, et 43 % ont revendu un article en ligne, marquant l’essor de l’économie circulaire. De même, la prise en compte des politiques RSE des marques lors de l’achat continue de progresser.
    En 2025, près d’un consommateur sur quatre déclare davantage boycotter les marques qui ne respectent pas leur engagements environnementaux et sociétaux, par rapport à 2024.

    L’engagement sociétal du secteur est également reconnu : 55 % des acheteurs estiment que l’e- commerce a renforcé la transparence sur la provenance ou la composition des produits. Enfin, il joue un rôle structurant pour les territoires : 75 % des habitants de zones rurales y trouvent des articles indisponibles localement, soulignant son rôle dans l’inclusion géographique.

    Un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Le dynamisme du secteur se traduit par une hausse du nombre d’acteurs et de l’emploi. En 2024, le nombre de sites marchands actifs a progressé de 9 %, soit 153 000 plateformes recensées. Cette vitalité soutient l’emploi : 212 000 emplois salariés liés au e-commerce ont été comptabilisés, soit +8 % en un an.

    L’innovation reste un moteur fort. En 2025, 82% des entreprises utilisent déjà l’IA générative. Un chiffre très au-dessus de la moyenne des entreprises et qui confirme que le e-commerce reste un des secteurs les plus en pointe en matière d’innovation.

    Autres priorités pour les acteurs en 2025 : le développement à l’international. 73% des sites français sont présents à l’extérieur de nos frontières, soit une progression de +4% par rapport à 2024.Par ailleurs, le développement à l’international arrive cette année en tête des investissements prioritaires. Et les projections de croissance à l’international, reste exceptionnellement élevées.

    Une dynamique européenne et mondiale

    La croissance du e-commerce ne se limite pas à la France. En 2024, le marché européen a atteint 661 milliards d’euros, en hausse de 9 %, confirmant un rebond post-inflation. Les États- Unis poursuivent leur progression avec 1 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+8 %), représentant 16,1 % du commerce de détail.

    La Chine, de son côté, reste en tête avec 1 791 milliards de dollars, soit 28 % du retail. Dans ce paysage mondial, la France détient une position solide : 66,9 milliards d’euros de ventes de produits, en hausse de 6 %, portée par la montée en puissance du digital dans tous les univers de consommation.

    « Le e-commerce, est devenu bien plus qu’un simple canal d’achat : c’est un levier de croissance, d’inclusion, d’innovation. Chaque jour, il facilite la vie de millions de Français, partout sur le territoire. C’est un secteur qui innove, qui recrute, qui s’exporte, et qui prend ses responsabilités. Sa croissance, portée par l’engagement des entreprises, reflète une dynamique solide et tournée vers l’avenir. Le e- commerce français a confiance en lui – et surtout, il donne confiance en demain. » a déclaré Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.

  • Quand les acteurs de la vente en ligne s’organisent autour de l’ARPP pour mieux réguler le secteur et lutter contre les abus

    Certificat Social Selling Responsable :
    le nouveau cadre pour les professionnels de la vente en ligne

    Alors que la vente en ligne connaît un nouvel essor en France depuis la crise sanitaire et grâce au développement des réseaux sociaux, elle prend plusieurs formes :
    👉influence marketing,
    👉social selling,
    👉vente multi-niveaux (MLM).

    Dans certains cas, elle est l’objet de nombreuses dérives et de pratiques trompeuses voire illégales.
    Pour lutter contre ces abus, les professionnels de la vente en ligne et de la vente directe se sont organisées autour de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), à l’initiative de Jolimoi – leader français du Social Selling dans le secteur de la beauté et du bien-être – et lancent le Certificat Social Selling Responsable destiné à encadrer et à professionnaliser cette activité.

    Disponible à partir du 4 juillet, le Certificat Social Selling Responsable lancé par l’ARPP est un programme innovant qui vise à instaurer des pratiques de vente en ligne plus éthiques et transparentes pour mieux protéger les consommateurs, les vendeurs et les marques.

    Le social selling, un secteur d’activité en plein essor

    Le social selling, ou vente sociale, utilise les réseaux sociaux pour interagir et créer des relations avec des clients potentiels.
    Selon une récente étude, la recommandation par un tiers, connu ou non, est le principal levier d’achat pour les Français (51 % pour l’ensemble de la population, soit + 10 points en 4 ans, 58 % pour la GenZ et 63 % chez les 15-17 ans).
    Démocratisé grâce au développement des réseaux sociaux, ce mode de vente est en pleine expansion en particulier chez les jeunes. Cependant, il a aussi vu émerger des pratiques abusives et trompeuses, voire illégales.

    Une certification pour des pratiques responsables

    Pour répondre à ces défis, l’ARPP lance aux côtés de la profession le Certificat du Social Selling Responsable, un parcours d’apprentissage en ligne (e-learning) sanctionné par un examen qui couvre les règles élémentaires en faveur d’une communication et d’une vente légales, loyales et éthiques, dans la continuité du Certificat de l’influence responsable lancé en septembre 2021.

    Dépassant le cadre de l’influence commerciale, ce parcours permet de se former au cadre légal et déontologique de la vente en ligne et de la communication : information sur les prix, caractéristiques des produits et services, période de rétractation, conditions de livraison et de garantie, protection des informations confidentielles, transparence des partenariats, lutte contre le greenwashing, protection des mineurs, sensibilisation aux enjeux climatiques, communication en faveur des produits et secteurs réglementés (beauté, santé, etc.). (Lien d’inscription accessible ici).

    Création d’un comité de suivi interprofessionnel

    Ce parcours de formation et de certification Social Selling Responsable est piloté par un comité de suivi interprofessionnel regroupant la Fédération de la Vente Directe (FVD), la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), l’Union des marques, des plateformes comme Meta et des acteurs spécialisés comme la société JOLIMOI.
    L’ambition de ce certificat est de garantir la protection des consommateurs et des marques ainsi que d’accompagner la professionnalisation du secteur.

    • Isabelle Rabier, fondatrice et CEO de JOLIMOI : « Depuis 7 ans, Jolimoi développe un nouveau modèle économique pour les marques, les vendeurs et les clients basé sur le social selling responsable. Il offre un mode de commerce authentique centré sur le client, tout en offrant des opportunités entrepreneuriales aux social sellers. La création du certificat du social selling responsable avec l’ensemble de la profession, marque une avancée significative pour cette nouvelle économie et tous ceux qui pratiquent ce nouveau métier de manière responsable et professionnelle.»
    • Mohamed Mansouri, Directeur délégué de l’ARPP : « Avec l’essor des UGC (User Generated Contents) et du social selling, déployer une stratégie sociale responsable n’est plus une option. Pour accompagner le secteur, la profession réunie à l’ARPP lance le Certificat de la Vente Sociale Responsable, une nouvelle brique pédagogique permettant aux social sellers de se professionnaliser au moyen de standards éthiques élevés et engageants. »
    • Frédéric Billon, Délégué Général de la Fédération de la Vente Directe : « Ce certificat garantit à tous les utilisateurs de réseaux sociaux engagés dans la création, le maintien ou l’enrichissement de la relation avec leurs clients, le respect des lois et des standards éthiques élevés, fondamentaux à la vente directe. Avec la digitalisation, le commerce de personne à personne se développe et évolue. Nous sommes fiers de contribuer à l’essor et à la professionnalisation d’un mode de vente centré sur les relations humaines. »
    • Marc Lolivier, Directeur Général de la FEVAD : « Ce Certificat, destiné à accompagner le développement du social selling en France, est à la fois un outil didactique pour les professionnels et un vecteur de diffusion de pratiques éthiques et responsables, au service de la confiance des consommateurs dans un contexte de transition numérique de l’économie où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans le marketing et la relation client. »
  • Les Chiffres-clés du e-commerce en 2024

    Cartographie du e-commerce

    selon la FEVAD 

    Les thématiques abordées :

    • L’évolution du marché : chiffre d’affaires, répartition produits/services, produits achetés (mode et beauté en tête), parts de marché par secteur ;
    • Le profil des acheteurs, leur fréquence d’achat, leurs modes de paiement et de livraison
    • L’impact du e-commerce dans la vie quotidienne des Français ;
    • Les acteurs du commerce en ligne ;
    • La place du e-commerce français à l’international ;
    • La RSE et la vente en ligne

    Le e-commerce répond aux attentes des consommateurs

    39,4 millions de Français achètent sur internet soit 500 000 de plus en un an. Ils ont passé en moyenne 60 commandes au cours de l’année 2023.
    88% qui reconnaissent l’impact du commerce en ligne sur leur vie quotidienne le juge positif. Il leur permet de gagner du temps, d’optimiser leurs achats mais également pour les habitants éloignés des grandes villes de se faire livrer des articles qu’ils ne trouvent pas près de chez eux. Et ils sont 93% à se déclarer satisfaits de leurs achats en ligne !

    Les cyberacheteurs français, des consommateurs responsables

    Sensibles à l’impact de leurs achats sur le monde, 79% d’entre eux considèrent important de privilégier le Made In France et 72% choisissent des produits respectueux de critères environnementaux et éthiques. 45% des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main au cours des douze derniers mois.

    Des acteurs toujours plus nombreux et qui créent des emplois

    En 2023, 152 000 sites marchands ont été recensés. Ils représentent 213 000 emplois. Parmi les sites interrogés, 38% ont augmenté leurs effectifs cette année.

    Fort de ce constat, le e-commerce en France ne cesse de progresser.
    En 2023, il est en hausse de 10,5% par rapport à l’année précédente et atteint 159,9 milliards d’euros. Aujourd’hui, le e-commerce représente 10% du commerce de détail.

    Le e-commerce français s’exporte bien

    65% des e-commerçants français vendent à l’international soit 3 points de plus qu’en 2022 et ils sont 69% à anticiper une augmentation de la part de leurs ventes à l’international sur les deux prochaines années.

    La France est le second plus grand marché e-commerce (produits et services) d’Europe (159,9 milliards d’euros) devancée par le Royaume-Uni (480 milliards d’euros) et suivie par l’Allemagne (93,6 milliards d’euros).

    Pour obtenir l’étude complète c’est ici

  • E-commerce T3 2023 : une légère croissance

    Quel est l’état du e-commerce d’aujourd’hui ?  

    Inflation, conflits mondiaux et changement climatique… impactent l’e-commerce et le pouvoir d’achat des français.
    Retour sur le bilan e-commerce (source Fevad) au 3e trimestre 2023.

    Que faut-il retenir sur les chiffres de l’e-commerce actuel ?

    Les chiffres clés

    • Le chiffre d’affaires du e-commerce, produits et services confondus, s’élève à 38,3 milliards d’euros au cours de la période du 3e trimestre 2023.
      Soit une augmentation de 9,8% par rapport à 2022 sur la même période.
    • 573 millions, c’est le nombre de transactions réalisées en ligne sur les sites marchands.
      Ces derniers ont vu leur progression annuelle accroître de 5,2%.
    • Concernant le panier moyen, il est passé de 64 à 67 euros en 1 an, représentant une hausse de 4,4%.
    • Le marché devient plus concurrentiel : une progression de 9% s’est vue être attribuée au nombre de sites marchands actifs.

    La beauté et le tourisme sont des secteurs en croissance, a contrario, l’habillement et les produits techniques sont en recul

    • La croissance des sites leaders est de 2,4% par rapport au 3e trimestre 2022.
      Cet accroissement s’explique par la mesure d’allongement des soldes de juillet 2023 décidée par le Gouvernement.
    • L’alimentaire continue de porter les ventes avec une croissance de 11,9%.
    • Les catégories meuble/déco et beauté continuent de résister avec 0% et avec une augmentation de 12%.
    • Et le e-tourisme est en hausse de 6%.

    Cependant, ces secteurs sont en décroissance par rapport au T3 de 2022.

    • Les secteurs de l’habillement/mode sont en baisse de 5% par rapport à 2022 et ceux des produits techniques le sont de 6%.
    • Pour les ventes B2B, une légère baisse de 1,6% a été constatée.

    Malgré le contexte mondial actuel, les ventes sur internet sont en augmentation par rapport au 3e trimestre 2022.

    En bref, les résultats des ventes sur internet :

    • Chiffre d’affaires du e-commerce au 3e trimestre : 38,3 milliards d’euros soit +9,8%.
    • 573 millions de transactions ont été effectuées en ligne au 3e trimestre, soit 28 millions de plus qu’au 3ème trimestre 2022.
    • Le panier moyen progresse de 4,4% et s’élève à 67 €.
    • Les ventes de produits en léger repli (-1,5%) malgré une forte dynamique des produits de grande consommation
    • Les ventes de services poursuivent leur croissance (+18%).
  • La France : 2 ème pays européen du e-commerce

    La Fevad publie son rapport annuel sur l’état du marché

    À l’occasion de son Assemblée générale, la Fevad publie l’édition 2023 de la cartographie du e-commerce. Les chiffres-clés sont une synthèse des principaux indicateurs du e-commerce issus des études réalisées par la Fevad et les instituts de sondage et d’opinion avec lesquels elle collabore en 2022 et 2023.

    Le e-commerce, levier de développement de l’économie française

    La France reste le 2e pays européen du e-commerce, derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne, avec 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur le segment du e-commerce, soit une augmentation de 13,8 % en 2022.
    Le e-commerce demeure ainsi un vecteur d’innovation pour l’économie française : plus de 8 e-commerçants sur 10 souhaitent diriger en priorité ses investissements dans la RSE ou dans l’informatique.

    L’international reste par ailleurs un levier de développement important : 2 sur 3 e-commerçants vendent déjà en dehors de nos frontières, et une grande majorité d’entre eux prévoient une augmentation de leurs ventes à l’international.
    Parmi les destinations préférées de nos e-commerçants présents à l’étranger arrivent en tête : la Belgique (86%), l’Espagne (68%) et l’Allemagne (65%).

    Enfin, le e-commerce poursuit son développement au service de la proximité et des circuits courts avec près de 15% des e-acheteurs qui achètent en ligne auprès des commerçants de proximité ou des producteurs indépendants, avec comme principales motivations : le fait de soutenir le commerce de proximité (60%), le côté pratique (57%) ainsi que la volonté de privilégier une consommation locale (53%).

    Le e-commerce dépasse les frontières sociologiques habituelles

    Le e-commerce est plébiscité par les Français sans distinction de genre, de catégorie socio-professionnelle, ou de zone géographique.
    S’il subsiste un léger différentiel entre les + 65 ans et le reste de la population qui consomme sur internet à plus de 80 %, on voit que le e-commerce est devenu un moyen de consommation intégré et généralisé au sein de la population, dépassant toutes les frontières sociologiques. Les chiffres révèlent que l’achat sur internet relève désormais de l’habitus : en moyenne, les acheteurs réalisent 54 achats en ligne par an pour un panier moyen de 65 euros. Au total, ce sont 42 millions de Français qui achètent sur internet.

    Le e-commerce reste par ailleurs un poste d’observation idéal des nouveaux modes de consommation. On voit, au sein de la génération Z (née entre 1997 et 2010), une appétence beaucoup plus forte à recourir aux ressources digitales pour effectuer leurs achats : 60 % d’entre eux consultent des sites de e-commerce pendant qu’ils achètent en magasin, contre 46 % de la population globale. Près d’un e-acheteur sur deux de cette génération a d’ailleurs effectué un achat sur internet après en avoir entendu parler sur Instagram.

    Le e-commerce, un facilitateur du quotidien

    Dans une ère post-Covid, le e-commerce s’impose comme un nouveau vecteur de lien social. Ainsi 92 % des e-acheteurs voient l’achat sur internet comme un moyen d’effectuer des économies de temps. Un gain de temps qui est mis à profit pour faire plus d’activité en famille ou entre amis (54%) ou faire davantage d’activités culturelles, de sport ou loisirs (39%). On voit d’ailleurs que les principaux produits et services achetés sur internet sont ceux qui permettent d’optimiser son temps d’achat : mode, habillement (56 %), séjours (43 %), chaussures (41 %) et billets de transports (39 %). En termes logistique comme d’informations produit ou d’accessibilité de l’offre, le e-commerce constitue un facilitateur dans le parcours d’achats des Français.

    D’autre part, le e-commerce est de plus en plus perçu comme un moyen de concrétiser ses engagements : 52 % des e-acheteurs ont commandé des produits reconditionnés ou de seconde main au cours de l’année, et même deux sur trois chez les 15-25 ans. Plus globalement, plus de 8 Français sur 10 privilégient la qualité à la quantité lorsqu’ils achètent sur internet en 2023 et 70% donnent la priorité aux sites engagés sur le plan de l’environnement ou qui proposent des produits made in France.

    Cette édition permet de découvrir :

    • Le marché : chiffre d’affaires, nombre de cyberacheteurs, parts de marché par secteur, produits achetés (mode et habillement en tête devant les produits culturels) ;
    • La complémentarité entre commerce physique et digital ;
    • Les nouvelles tendances de consommation : seconde main, consommation locale et responsable, Made in France, en particulier au sein de la Génération Z ;
    • Les pratiques en matière de paiement et de livraison ;
    • L’impact des deux années de Covid et de l’inflation sur le marché ;
    • L’impact environnemental du e-commerce et les engagements RSE des e-commerçants ;
    • Le marché de la vente en ligne aux professionnels (BtoB) ;
    • Le e-commerce en Europe et dans le monde.

    « En 2022, le e-commerce français reste un moteur de l’économie française et cumule près de 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est aussi un formidable poste d’observation des tendances de consommation émergeantes : en centralisant toutes les données publiées par la Fevad en 2023, nous partageons un panorama complet de ces nouveaux modes de consommation. C’est un document essentiel pour mieux connaître, comprendre et appréhender la place qu’a pris le e-commerce dans le quotidien des Français » déclare Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad.  

    Les chiffres-clés du e-commerce 2022 sont accessibles gratuitement sur le site de la Fevad.

  • Résultats de l’étude Fevad / Next Content sur les achats et le commerce B2B

    Politiques d’achats : les entreprises misent sur le
    e-commerce pour contrer l’inflation tout en maintenant leurs objectifs RSE

    Dans ce climat économique incertain, marqué par de profondes transformations des conditions de marché (crise géopolitique et ses conséquences en termes d’inflation et de tensions sur les circuits d’approvisionnements, crise environnementale et ses conséquences réglementaires…), la Fevad a souhaité mener une étude qui confronte les défis clés et l’évolution des politiques fournisseurs des acheteurs professionnels avec les enjeux et choix stratégiques des fournisseurs B2B.

    Pour cela, elle a confié à Next Content la réalisation de 2 enquêtes :
    • La première auprès de décideurs achats dans des structures publiques et privées de plus de 100 salariés
    • La seconde auprès de décideurs des stratégies commerciales, marketing chez des fournisseurs B2B (distributeurs, industriels…). Des directions achats confrontées à des objectifs d’amélioration de la performance environnementale dans un contexte économique qui s’est dégradé.

    Plus de la moitié des décideurs achats (les 2/3 dans l’industrie) indiquent être confrontés actuellement à une tendance inflationniste très forte.
    Cette accélération de l’inflation conjuguée à des pénuries sur certains marchés, a entraîné des conséquences sur les performances économiques au niveau des achats. La moitié des décideurs achats souligne une dégradation de leurs indicateurs économiques sur 2022 (conditions tarifaires, prix, remises…) et seulement 21% constatent une amélioration. Dans ce contexte, 43% précisent que ces indicateurs économiques constituent l’objectif prioritaire à l’horizon 2025. Et si l’on recentre l’analyse sur les entreprises privées, notamment dans l’industrie, ce taux s’accroît fortement et cet objectif devient largement majoritaire.

    Dans les structures publiques, l’objectif environnemental est davantage cité mais sans être majoritaire. L’obtention de meilleures conditions tarifaires des fournisseurs mais aussi l’amélioration de la performance opérationnelle des achats sont le plus souvent privilégiées.

    Ainsi quand on demande aux décideurs acheteurs de hiérarchiser les principaux défis pour leur organisation à l’horizon 2025, la négociation fournisseurs dans un contexte inflationniste ressort nettement et fait partie des 2 principaux défis des entreprises les plus cités devant les nouvelles exigences environnementales et les tensions sur les approvisionnements.

    En effet, l’amélioration de la performance environnementale est une dimension clé des stratégies achats avec de nombreux projets déjà engagés et surtout programmés pour les prochaines années.

    La moitié des décideurs indiquent, pour 2023, une plus grande prise en compte des indicateurs de performance environnementale dans les appels d’offres, une même proportion qu’ils vont engager des projets pour optimiser les livraisons et réduire les émissions carbone. 40% vont renforcer le sourcing européen, une même proportion pour le sourcing en France. Cela répond en partie à cette optimisation du transport mais il s’agit aussi d’une volonté de diversifier géographiquement ses approvisionnements pour limiter les dépendances et les risques de ruptures.

    Mais améliorer ses conditions d’achats en termes de prix et améliorer sa performance environnementale supposent la résolution d’une équation complexe car ces défis engendrent parfois des choix contradictoires.
    Ainsi, une majorité des décideurs achats (68%) considère que le contexte d’inflation avec ses conséquences sur les marges et la croissance de l’activité, pourraient décaler les projets ou l’atteinte des objectifs environnementaux des directions achats.

    Mais pour plus de la moitié d’entre eux, l’impact 3 restera modeste. Et pour 32%, les objectifs environnementaux sont prioritaires et dépassent les contraintes conjoncturelles. Des réponses organisationnelles dans les directions achats face au contexte d’inflation Le contexte d’inflation et la dégradation de leur performance économique, incitent les décideurs acheteurs à vouloir renforcer et approfondir leurs relations avec les principaux fournisseurs pour dégager des économies opérationnelles.

    Ce phénomène est particulièrement marqué dans les plus grandes structures. Cela passe notamment par davantage de collaborations techniques et organisationnelles pour développer la dématérialisation des processus et des documents via notamment les commandes électroniques.

    L’e-commerce, la digitalisation peuvent donc constituer une des réponses à la résolution complexe de cette équation qui vise à maintenir la compétitivité économique de ses achats, tout en améliorant significativement les indicateurs environnementaux. En effet, concernant les bénéfices de la digitalisation des achats observés depuis 2 ans, les 2/3 des décideurs achats soulignent qu’elle a notamment permis une réduction des coûts opérationnels et une optimisation de la productivité. Une majorité de décideurs mettent en avant l’amélioration de l’analyse de performance, le reporting et la réduction de l’empreinte environnementale par un sourcing plus responsable.

    L’enquête auprès des fournisseurs (industriels, distributeurs…) révèle de nombreux projets d’accélération e-commerce à la fois dans une logique de développement commercial et d’acquisition clients mais aussi dans une optique d’amélioration de l’expérience client et d’optimisation des coûts de distribution.
    29% des décideurs citent les nouvelles exigences environnementales de leurs clients comme un des deux défis majeurs à l’horizon 2025. Cela nécessite de revoir offre et services commercialisés mais aussi d’améliorer leur organisation et process pour une meilleure performance environnementale.
    On peut ainsi ajouter les 10% de décideurs chez les fournisseurs qui ont mis la décarbonation de leur activité parmi ces principaux enjeux.

  • Enquête sur le moral des e-commerçants français en 202

    Des acteurs confiants pour l’avenir malgré les incertitudes

    Pour la 11ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats et les tendances issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français. Cette étude, réalisée par OpinionWay pour la Fevad et LSA, s’appuie sur une enquête réalisée auprès d’une centaine de dirigeants des principaux sites de e-commerce français.
    Des e-commerçants plus partagés sur les perspectives d’évolution du marché mais malgré tout confiants dans le potentiel de croissance de leur entreprise

    Après deux années marquées par une croissance exceptionnelle du e-commerce dans le contexte de la pandémie, les e-commerçants semblent plus mitigés sur les évolutions du marché en 2022. S’ils sont 65% à se déclarer plus ou autant optimistes que l’année passée, 35% des répondants se disent moins optimistes, marquant ainsi une rupture nette avec 2021 (NB : seulement 8% se déclaraient moins optimistes en 2021).

    Globalement, deux tiers des e-commerçants restent confiants dans l’avenir et cela se traduit sur les perspectives économiques pour leur entreprise : 67% pensent que leur chiffre d’affaires va croître et 45% envisagent une marge nette en hausse. Toutefois, 15% d’entre eux anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires sur l’année 2022, chiffre qui monte à 21% concernant la marge nette.

    Parmi les autres tendances attendues en 2022 par les dirigeants interrogés figurent : le développement croissant de la seconde main (pour 90% d’entre eux), la signature d’accords stratégiques entre e-commerçants / retailers (71%) et la poursuite des mouvements de concentrations (64%).

    Les perspectives de création d’emplois dans le e-commerce demeurent élevées
    Malgré un optimisme moins marqué que les années précédentes, cela ne devrait pas décourager les entreprises de continuer à recruter.  54% des dirigeants anticipent une augmentation de ses effectifs et 37% jugent qu’ils devraient rester identiques. Au total, seuls 9% des e-commerçants considèrent que leurs effectifs risquent de baisser, ce qui reste très proche du niveau affiché en 2021 (7%). Le e-commerce devrait donc, à nouveau cette année, rester un pourvoyeur d’emplois pour l’économie française.
    Informatique, RSE et logistique, la combinaison gagnante des investissements prioritaires
    Plus de 50% des répondants estiment que la crise COVID a accéléré les investissements. Ils sont deux fois moins à penser que la pandémie les a freinés.
    Pour 2022, les enjeux informatiques (IT, sécurité) se placent en tête des priorités d’investissement des e-commerçants, devant la RSE qui est au coude-à-coude avec la logistique et le marketing/publicité. Ainsi, 66% estiment que leurs investissements dans les systèmes informatiques vont augmenter (29% pensent qu’ils vont rester stables), chiffre qui atteint 57% pour la RSE (en hausse de 2% par rapport à 2021 ; 31% pensent qu’ils vont rester stables), 56% pour la logistique (avec un accent mis sur la livraison écoresponsable et les emballages) et 55% pour le marketing et la publicité.Concernant les investissements dans les stratégies de marketing et de communication, la continuité est de mise puisque les réseaux sociaux devraient rester le canal prioritaire d’investissement pour les e-commerçants et 65% prévoient des dépenses à la hausse dans ce domaine. Viennent ensuite le référencement naturel (57% prévoient un investissement à la hausse ; -7 points par rapport à 2021) et le brand content (48%).Enfin, à moyen terme, les projets d’innovation devraient se concentrer sur le marketing prédictif (64% ont un projet en cours ou futur), l’accessibilité des sites (61%) ; l’unification des stocks (59% en hausse de +9 points) ; les retours en boites aux lettres (42%) et les colis connectés (40%). A l’inverse, l’intérêt pour les assistants vocaux et la réalité virtuelle continue de faiblir.

    L’international, plus plébiscité que jamais
    Si l’an dernier la crise COVID avait pu perturber le développement à international, cette année les entreprises semblent prêtes à repartir à l’assaut de nouveaux marchés. Parmi les dirigeants interrogés, 85% estiment que leur chiffre d’affaires va croître à l’international d’ici 2 ans, contre 73% l’année dernière. Ils ne sont ainsi que 5% à juger que celui-ci va diminuer. La volonté d’expansion à l’international s’affiche clairement comme une priorité pour les e-commerçants et témoigne du dynamisme des acteurs nationaux. Parmi les trois destinations privilégiées, on retrouve la Belgique sur le haut du podium, suivie de l’Espagne et de l’Italie. Autre point à noter, 31% des sites présents à l’international se développent dans plus de 10 pays, c’est trois points de plus que l’année passée.
    Des tensions sur l’approvisionnement et une inflation
    qui préoccupent les e-commerçants

    La conjoncture économique et politique actuelle se fait ressentir dans les réponses des dirigeants : ils sont 70% à se déclarer très préoccupés par les tensions qui ont des conséquences sur les chaînes d’approvisionnement, et qui provoquent de fait une hausse substantielle des prix. La hausse des coûts de livraison, qui découle en partie de ces tensions, est la deuxième préoccupation majeure évoquée par 60% des e-commerçants. En troisième position, la baisse de la consommation des ménages liée à un pouvoir d’achat en berne est un enjeu évoqué par 57% des dirigeants.

    De nombreux éléments positifs viennent toutefois contrebalancer ces préoccupations. Tout d’abord, 70% des sondés accueillent de manière très positive la croissance continue du nombre de cyberacheteurs leur permettant d’espérer de nouveaux débouchés. Deuxième motif d’optimisme, la progression exponentielle de l’internet mobile soulignée par 59% des dirigeants. À la troisième position, 51% jugent de manière très positive la digitalisation croissante des acteurs physiques.

    Des attentes fortes du secteur concernant l’élection présidentielle
    En cette année d’élection présidentielle, les dirigeants ont été invités à se prononcer sur le bilan du quinquennat et sur leurs attentes pour les cinq prochaines années. Deux tiers estiment ainsi que cette élection aura un certain effet sur le e-commerce, mais 72% jugent que la campagne n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux du secteur. Parmi les attentes des dirigeants vis-à-vis du futur Président de la République concernant le numérique et le e-commerce, figurent en tête l’accompagnement des entreprises en matière d’investissement et d’innovation (93%). Viennent ensuite la stabilité réglementaire (91%), l’allégement de la fiscalité (88%) et la cyber-sécurité (87%). On note par ailleurs également une attente grandissante en faveur d’une plus grande concertation avec les professionnels. A l’heure du bilan de l’action publique du quinquennat en matière de e-commerce, les efforts de la dernière majorité sont soulignés en comparaison avec le précédent quinquennat, notamment en matière d’accompagnement et de développement des startup (impact jugé positif par 54% des dirigeants, en hausse de 28 points), de transformation numérique des entreprises (42% ; en hausse de 25 points), ou encore dans le domaine de l’accompagnement du numérique au global (37% en hausse de 28 points). Ils ne sont en revanche que 19% à considérer l’impact positif de l’action publique en matière d’évolution du cadre législatif. Toutefois, là encore le score progresse de +15 points par rapport à il y a 5 ans.
    Des e-commerçants optimistes pour l’avenir de leur entreprise
    Malgré des doutes plus prononcés qu’en 2021 étant donné le contexte global incertain, 88% des dirigeants se déclarent optimistes pour l’avenir de leur propre entreprise, un niveau similaire à 2020, année marquée par le début de la pandémie de covid-19. Le pessimisme n’est donc pas à l’ordre du jour et témoigne d’un secteur résilient et en plein dynamisme qui surveillera de près les mesures du prochain gouvernement pour le soutenir.
  • #Etude Fevad : le poids du e-commerce en France

    La croissance du e-commerce se poursuit en France

    KPMG & Fevad publient la 5ème édition de l’étude dédiée à l’innovation dans le e-commerce, qui apporte cette année un éclairage important sur l’impact des transformations digitales du commerce sur l’emploi dans le secteur de la distribution.

    Cette étude s’est particulièrement concentrée sur les « click-and-mortar », ces acteurs traditionnels du commerce qui développent désormais leur activité économique en ligne.

    L’année 2020 a été une nouvelle année de croissance pour l’e-commerce français : il a atteint 112 milliards d’euros, en hausse de 8,5 % par rapport à l’année précédente.

    Le panier moyen des transactions repasse au-dessus de 60 euros, après huit années consécutives de baisse.
    Si les ventes de services ont chuté de 10 %, le marché a été marqué par une très forte accélération des ventes de produits (+32 %).
    La crise sanitaire a transformé de manière durable le comportement des clients :
    • 88 % des cyberacheteurs déclarent qu’ils continueront à commander sur Internet, malgré la réouverture des magasins ;
    • 37 % des cyberacheteurs déclarent qu’ils vont désormais commander davantage sur Internet ;
    • 75 % des cyberacheteurs attendent de leurs commerces de proximité un service de livraison, 60 % en livraison à domicile et 40 % en retrait en magasin.

    Le poids du e-commerce dans le commerce de détail a fait un bond de 9,8 % à 13,4 % en un an, soit + 3,6 %. Selon une étude récente, chaque emploi créé dans le e-commerce générerait 1,2 emploi indirect dans la logistique. Le commerce unifié profite à l’ensemble des distributeurs
    Dans le B2C, l’e-commerce a pour particularité d’étirer la supply chain jusqu’au domicile du client, nécessitant un allongement des schémas logistiques à travers les différents parcours de :
    • Livraison produit à domicile ou en point retrait (le dernier kilomètre) ;
    • Retour produit à partir du domicile ou depuis un point de collecte (le premier kilomètre).

    En se basant sur les chiffres de l’INSEE dans le secteur du commerce de détail et de l’artisanat à caractère commercial, l’effectif salarié a significativement progressé depuis plus de 20 ans, à + 27 % de 1998 à 2020. En 2018, le commerce de détail comptait environ 1 500 000 ETP salariés tandis que la logistique en comptait 750 000.

    Sur la période 2010-2018, le secteur de la logistique a connu une évolution forte en matière d’emploi salarié. Plus précisément, la période s’est caractérisée par une très forte croissance sur les activités de poste et de courrier, en charge notamment de la livraison des colis e-commerce aux particuliers ; une forte croissance sur les activités d’entrepôts non frigorifiques en charge notamment des activités logistiques e-commerce ; une légère baisse dans les métiers de la manutention, liée à l’amélioration de la productivité des entrepôts et au développement de l’automatisation.

    Face aux nouvelles attentes des consommateurs et à la concurrence intense des pure-players digitaux, les distributeurs traditionnels issus du monde physique ont fait évoluer leur modèle traditionnel vers un modèle omnicanal et doivent intégrer à leur feuille de route l’acquisition de nouvelles compétences et expertises digitales.
    La France reste pourtant en effet encore en retard par rapport aux autres pays de l’Union européenne ; seuls 30 % des magasins indépendants sont présents sur Internet (site web ou via une marketplace), à comparer au chiffre de 70 % en Allemagne.

    Les distributeurs les plus en avance, pour exister sur Internet et saisir les opportunités de compétitivité offertes par l’e-commerce, se sont adaptés à la culture fortement innovante des acteurs nativement digitaux dans :

    • les modèles de vente, avec le développement de logiques d’abonnement ; • l’expérience client, qui se trouve améliorée par l’optimisation des plateformes et la maîtrise de la donnée, quels que soient les canaux de contact ;

    • la livraison, avec une optimisation des services logistiques, afin de correspondre aux niveaux d’exigence élevés de la clientèle, habituée aux standards des leaders du secteur (livraison à domicile, livraison en point de collecte…) ;

    • les points de contact physiques, alors même que les concepts de distribution physique évoluent vers des formats combinant expériences digitales et physiques de façon de plus en plus intégrée. Face à la pénurie de talents, les distributeurs développent des stratégies d’ « upskilling » et de « reskilling » Lorsque les distributeurs optent pour des approches de commerce unifié de plus en plus intégrées, c’est désormais la question de l’acquisition et de la requalification de compétences transverses à l’ensemble des canaux qui se pose.

    La tendance actuelle met l’accent sur l’acquisition de nouveaux clients, faisant la part belle aux métiers liés au SEO, au SEA et au Social Media Management, tandis que les métiers autour de la fidélisation client et du CRM restent en retrait. L’IT et le développement web représentent un besoin important, que les distributeurs peinent à résorber.

    La Data & les analytics sont des compétences que les plus grands distributeurs ont commencé à acquérir depuis plusieurs années. Parmi les profils les plus recherchés en 2021 : data scientist, approvisionneur, coordinateur logistique, supply planner, logistics manager, directeur d’exploitation logistique transport, responsable lean/excellence opérationnelle, responsable RSE. Sont aussi et surtout recherchés, les nouveaux profils hybrides et transverses à toutes les formes de commerce et sur tous les canaux. Avec la sortie de crise sanitaire, qui a joué un rôle d’accélérateur et de catalyseur des transformations du secteur de la distribution, que ce soit dans les métiers du marketing digital, du développement informatique, de la data ou des services clients, les compétences qualifiées s’avèrent rares et difficiles à attirer pour les « click-and-mortar », qui sont soumis à une forte concurrence sur le marché de l’emploi. Pour faire face à la pénurie de talents, les distributeurs développent des stratégies d’ « upskilling » et de « reskilling », en mobilisant des investissements internes ou publics, inscrits à l’agenda des dirigeants, pour assurer la montée en compétences des collaborateurs de longue date par la formation, et en garantissant leur adaptation aux évolutions induites par le développement du commerce unifié.

    Les « soft skills » sont par exemple très importantes par rapport aux « hard skills » qui deviennent vite obsolètes. « Alors que la crise COVID a entrainé une accélération sans précédent de la transformation digitale des acteurs de la distribution, cette étude cherche à comprendre et analyser les enjeux de cette révolution technologique et ses effets sur l’emploi et les structures organisationnelles. Un de ses principaux enseignements est de mettre en lumière le rôle des politiques de ressources humaines dans le processus d’adaptation aux nouvelles pratiques de consommation issus de notre environnement numérique.

    L’étude montre ainsi que la technologie et l’investissement ne suffisent pas et que « la dimension humaine est bien au coeur de la transformation digitale du commerce », explique Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.

    « Aujourd’hui, les enseignes et marques qui affichent une croissance sont celles qui ont fait le choix, très tôt, de parier sur un commerce mixte en adaptant leur modèle commercial et organisationnel, ainsi que leur gestion des talents. La crise a démontré la robustesse de ce modèle « unifié », avec un canal digital qui a servi d’amortisseur à tout un pan de l’économie », ajoute Sébastien Durand, Director, Responsable de l’offre Commerce unifié chez KPMG France.

  • Etude Fevad – Bilan e- commerce pour 2020 112 milliards d’euros

    Bilan du e-commerce en 2020 : les ventes sur internet atteignent 112 milliards d’euros grâce à la digitalisation accélérée du commerce de détail

    Les chiffres clés pour l’année 2020 :

    • Le secteur du e-commerce (produits et services) a atteint 112 milliards d’euros en 2020, en hausse de 8,5% sur un an.
    • Une situation contrastée entre ventes de biens et de services : La hausse des ventes de produits sur internet est estimée à +32% tandis que les services sont en baisse de 10% (pour les acteurs du voyage-tourisme, le bilan 2020 est actuellement de -47% par rapport à 2019).
    • Le e-commerce ne représentait que 9,8% du commerce de détail en 2019, il en représente aujourd’hui 13,4%.
    • Le secteur compte 17 400 sites supplémentaires par rapport à l’an dernier.
    • 1,8 milliard de transactions, soit une hausse annuelle de 5,8%.
    • Le panier moyen s’élève à 61 euros en 2020 (vs 59 euros en 2019).La vente de produits sur internet a joué un rôle d’amortisseur économique pour les magasins physiques :
    • Les ventes en ligne des enseignes magasins confirment leur progression : +53% sur l’année avec des pics à +100% pendant les deux confinements (accélération des livraisons à domicile, du click & collect et du drive).
    • Les ventes sur internet ont permis à de nombreux commerces physiques fermés de conserver une activité. La hausse du e-commerce touche également les ventes en ligne réalisées par les places de marché qui ont pu fournir un débouché pour de nombreuses TPE/PME et limiter le recul de leurs ventes. En moyenne sur l’année 2020, les places de marché ont progressé de +27% soit deux fois plus vite qu’en 2019. Les places de marché représentent toujours 15% du volume total des sites du panel.Les ventes en ligne progressent de 8,5% sur un an

      Le secteur du e-commerce (Produits et Services) a atteint 112 milliards d’euros en 2020, en hausse de 8,5%, contre 11,6% en 2019. Cette croissance est tirée par la hausse des ventes de produits sur internet estimée à +32% tandis que les services s’affichent en baisse de 10%, sous l’effet de la chute brutale des activités de voyages et de loisirs pendant la crise.

      Au cours des 12 derniers mois, les sites de vente sur internet, tous produits et services confondus, ont enregistré plus de 1,84 milliard de transactions, soit une hausse annuelle de 5,8%. La crise sanitaire a modifié l’évolution du montant moyen d’une transaction qui était en baisse depuis plusieurs années. Le panier moyen s’élève à 61 euros en 2020 (vs 59 euros en 2019).

    Le secteur compte 17 400 sites supplémentaires par rapport à l’an dernier.

    La pandémie a entraîné une accélération de la vente de produits sur internet

    Les deux périodes de confinement ont entraîné des pics d’activité sans précédent sur la vente en ligne de produits. Entre ces deux périodes les ventes sont restées à un niveau élevé.

    L’accélération des ventes a été particulièrement marquée au dernier trimestre. La fermeture des magasins et celle des rayons dits non-essentiels ont conduit à une forte augmentation des ventes au mois de novembre qui s’est poursuivie en décembre, en dépit de la réouverture des commerces physiques. La période de Noël (novembre-décembre) a connu une hausse de 23% par rapport à Noël 2019 et les ventes de produits et services ont atteint 25 milliards d’euros.

    Alors que le e-commerce ne représentait que 9,8% du commerce de détail en 2019, il en représente aujourd’hui 13,4%.

    Les ventes en ligne des enseignes magasins confirment leur progression : +53% sur l’année avec des pics à +100% pendant les deux confinements

    Les ventes de produits grand public du panel iCE 100 (mesure de la croissance sur un échantillon constant d’une centaine de sites parmi les sites leaders) ont enregistré une augmentation de 29,4% en 2020. Avec une année 2020 bouleversée par la crise sanitaire et les deux confinements, les secteurs de la Beauté-Santé et des Produits de Grande Consommation enregistrent les plus fortes croissances. Le premier avec +52% et le second avec +42% (source: Nielsen). Suivent les Produits Techniques (+34%) et le Mobilier/Décoration (+24%).

    A noter qu’au mois d’avril, lors du premier confinement, les ventes de produits de grande consommation ont augmenté de 86%. Ces achats sur internet ont permis aux foyers qui le souhaitaient d’acheter des biens alimentaires sans se rendre en magasin.

    Sur l’ensemble de l’année, ce sont les enseignes magasins qui signent les meilleures performances sur internet avec des pics de croissance de +100% sur chaque confinement. En 2020, leur chiffre d’affaires a augmenté en moyenne de +50% par rapport à 2019 avec l’accélération des livraisons à domicile, du click & collect et du drive.

    Les ventes aux professionnels du panel iCE 100 ont enregistré une croissance de +11% sur l’année. La hausse des ventes au second semestre a permis de maintenir une croissance à deux chiffres, après un début d’année en demi-teinte.

    Enfin, les sites de Voyage-Tourisme subissent de plein fouet les effets des restrictions de circulation imposées par la crise sanitaire. Malgré une légère amélioration de la situation au cours de l’été, les nouvelles mesures de confinement prises à l’automne sont venues affaiblir encore davantage le secteur qui recule cette année de -47% par rapport à 2019.

    Les ventes sur les places de marché également en hausse

    Les ventes réalisées pour le compte de tiers (sur les places de marché) ont permis à de nombreuses TPE/PME de limiter le recul de leur activité. En moyenne sur l’année 2020, les places de marché ont progressé de +27% soit deux fois plus vite qu’en 2019. Le volume d’affaires réalisé sur les places de marché est stable à 15% du volume d’affaires du panel iCE100 ventes de produits.

    Les ventes sur mobile de l’iCM, qui cumulent ventes de produits et ventes de voyages, ont été freinées en 2020 par le recul des ventes de transport, voyage, billetterie, etc… Alors qu’elles affichaient une croissance de 18% en 2019, elles n’ont progressé que de 5% en 2020. Cette baisse s’explique en partie par la chute des achats de voyages et de loisirs qui font d’habitude l’objet de nombreuses commandes sur mobile.