Étiquette : DSI

  • Comment engager la transformation et la migration du système d’information vers le Cloud ?

    Comment engager la transformation et la migration du système d’information vers le Cloud ?

    Le passage au Cloud constitue un projet majeur de transformation pour la DSI ainsi que pour toute entreprise organisée autour de son outil informatique. Il nécessite des changements opérationnels et culturels qu’il faut aborder pas à pas, avec une conduite de changement globale. C’est le thème d’une des conférences du salon Cloud Computing World Expo du 22 au 23 Mars à la Porte de Versailles à Paris.

    Entretien avec Sébastien Verger, CTO chez Dell EMC

    My Digital Week : Quelle est la légitimité de Dell EMC à être présent sur un tel événement ?

    Sébastien Verger : On associe Dell EMC à la partie Datacenter, mais c’est oublier que nous sommes présents sur le Cloud public qui s’est imposé comme le substrat d’une IT toujours plus agile. Notre présence sur cet événement est importante en tant que fournisseur et partenaire des grands acteurs du cloud public. Le cloud est désormais rentré dans une phase d’hybridation mêlant cloud public, cloud privé et Datacenter. La question de l’interopérabilité et la portabilité des applications devient un enjeu majeur pour garantir la qualité des services dans le cloud.

    L’occasion pour nous de présenter notre offre d’accompagnement avec des solutions les plus complètes possibles.

    My Digital Week : Quelles sont selon vous les principales étapes de la transformation de la DSI ?

    Sébastien Verger : L’enjeu du numérique est un chemin qui reste encore long et difficile pour réaliser et réussir sa transformation. Les nombreuses innovations technologiques, et surtout leur rapidité, rendent les entreprises perplexes devant les choix qu’elles doivent faire. Chez Dell EMC, la transformation passe par 3 étapes que l’on nomme MAT : pour Modernize – Automate – et Transform.
    L’étape Modernize consiste à moderniser l’infrastructure. Une approche orientée logicielle qui permet l’utilisation des composants modernes comme le stockage flash et les aspects sécuritaires.

    La seconde étape Automate consiste à répondre de manière agile aux donneurs d’ordre en automatisant au maximum les tâches. Dans un univers où les délais de déploiement des applications sont raccourcis, il faut désormais fournir l’infrastructure 10 fois, voire 100 fois plus vite qu’avant. L’exemple type est celui de d’un grand client bancaire Français. Avant sa modernisation et son automatisation, un chef de projet qui faisait sa demande pour changer d’environnement mettait en moyenne 6 semaines. Aujourd’hui, en passant par un portail, il peut choisir son applicatif dans une large palette d’offres avec une validation du budget en quelques minutes. La dernière étape est celle de la Transformation de la DSI. Il faut transformer l’infrastructure, transformer les applications (et la façon de les développer), transformer la manière de délivrer les services et, bien entendu, transformer la façon de gérer l’ensemble du système d’information. La transformation a aussi un impact sur l’organisation qui passe par de nouveaux métiers ou l’évolution de métiers existants (gestion de portail, planification, …). La DSI se retrouve en concurrence avec le chef de projet et elle doit éviter qu’il passe sur un autre portail pour des questions évidentes de sécurité. In fine, c’est la DSI qui décide si le projet est éligible dans le cloud public ou privé. C’est un moyen pour la DSI de reprendre le contrôle des budgets qui leur échappe.

    Si les axes modernisation et automatisation sont souvent pris en comptess par nos clients, la phase transformation (des processus et des équipes) quant à elle est parfois considérée trop tardivement. C’est à mon sens une grave erreur de ne pas la prendre en compte, et souvent il est trop tard pour agir face à des postes qui disparaissent, alors que de nouveaux métiers naissent de ces transformations.

    My Digital Week : La mise en pratique est-elle réalisée de cette façon chez Dell EMC en interne ?

    Sébastien Verger : Bien sûr. L’histoire de notre transformation est rendue public. On se sert de notre exemple comme une vitrine technologique en faisant bénéficier à l’ensemble de nos clients de notre expérience. Notre success story ? Bordeaux Métropole récompensée sur sa transformation digitale.

    Pour en savoir plus sur les Services Dell EMC :
    http://www.emc.com/fr-fr/services/professional-services/index.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • 80% des DSI planifient un projet Big Data en 2017

    Enquête réalisée par Talend

    Talend, leader mondial des solutions d’intégration big data et cloud, dévoile les résultat d’une enquête* menée auprès de décideurs informatiques afin de déterminer leurs priorités pour 2017. Il en résulte que le big data, l’analytique et la gouvernance se distinguent tout particulièrement parmi les projets prioritaires. Ainsi, l’analytique en temps réel, la gestion des métadonnées et l’accès aux données en libre-service constituent près de 70 % des projets envisagés en 2017, tandis que les technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) connaissent un certain intérêt.

    La transformation numérique, de la théorie à la réalité
    Selon les conclusions de cette enquête, même si les initiatives de transformation numérique restent parmi leurs priorités, les DSI sont également mis au défi de consacrer du temps et du budget à la poursuite de leurs activités quotidiennes. En conséquence, 2017 demeure donc une année de transition entre stabilité des systèmes et investissements technologiques.

    « Même les responsables informatiques les plus technophiles savent qu’il ne suffit pas de mettre en place de nouveaux outils pour être en mesure de tirer le meilleur parti de leurs données », déclare Ashley Stirrup, directeur marketing de Talend. « Ils sont conscients qu’il leur sera difficile d’accroître la valeur stratégique de leurs données sans la combinaison adéquate d’individus, de processus et de technologies. Seule une culture d’entreprise érigeant les données au rang de ressources essentielles à chacune des étapes des processus décisionnels offrira l’agilité nécessaire pour rester aujourd’hui compétitif sur leur marché. »

    Des tendances clés qui influencent la transformation numérique
    L’enquête démontre que les projets big data sont en plein essor, avec une priorité accordée à l’analytique en temps réel :

    Un peu plus de 80 % des répondants affirment avoir au moins une initiative big data prévue en 2017, soit presque le double du nombre de projets achevés en 2016. Ces projets big data tourneront notamment autour de l’analytique et de la vision à 360° de leurs clients. Les grandes entreprises ont donc atteint un niveau de maturité sans précédent sur le plan du traitement de leurs données.
    Ainsi, 26 % des personnes interrogées font de l’analytique en temps réel leur priorité pour 2017. Viennent ensuite la gestion des métadonnées et la préparation de données en libre-service, avec respectivement 20 et 18 % des répondants. Les projets liés à l’intelligence artificielle/apprentissage automatique et à l’internet des objets (IoT) rentrent également dans le périmètre des priorités des DSI (10 % et 5 % d’entre eux, respectivement).

    Cependant, la relation entre équipes informatiques et métiers est le principal obstacle à une stratégie orientée données. En effet, les big data sont essentiellement utilisés pour améliorer les processus internes et le service client, entraînant parfois des pratiques décolérées de l’IT. Aussi, la gouvernance, la qualité et l’accès en libre-service des données deviennent sources de préoccupation pour les équipes informatiques :

    35% des personnes interrogées estiment que le principal frein à l’adoption d’une approche orientée données est la relation entre leurs équipes informatiques et les utilisateurs métiers. Cet obstacle est même considéré comme plus préoccupant que les budgets disponibles (23 % des répondants) ou l’absence de personnel suffisamment qualifié (seulement 16 % des répondants).

    27 % des répondants affirment que l’impact des big data s’est principalement fait ressentir au niveau des processus internes de leurs organisations. Le deuxième secteur qui bénéficie d’une stratégie big data est le service client (20 % des personnes interrogées). Viennent enfin la réduction des coûts opérationnels et la création de nouvelles sources de revenus (17 % chacun). Ainsi, les principales missions des décideurs informatiques se répartissent de façon à trouver l’équilibre entre introduire de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité de leurs activités, et s’assurer que l’ensemble des systèmes fonctionnent de façon sécurisée et à moindre coût.
    Interrogés sur la priorité principale pour leur entreprise, les décideurs informatiques ont démontré une répartition assez égale entre les trois choix qui leurs étaient proposés, quant aux priorités à accorder à la gouvernance (37 %), à la qualité (33 %) et à l’accès en libre-service (31 %) des données. Ces résultats témoignent de la nécessité pour les entreprises de s’assurer que leurs données soient suffisamment propres, gérées et accessibles au plus grand nombre, afin que les employés puissent en tirer parti pour contribuer à leur réussite.

    « L’alignement des priorités en matière de consommation et de gestion des données peut être la source de débats constructifs au sein des entreprises », déclare Toph Whitmore, analyste en chef en charge des solutions big data et analytiques chez Blue Hill Research. « Les dirigeants doivent s’assurer que leurs responsables informatiques et métiers puissent tour à tour proposer et utiliser ces ressources avec succès. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, en particulier lorsque certaines attentes irréalistes en termes d’accessibilité des données en libre-service dépassent les limites fixées dans les mandats de gouvernance de la donnée. En revanche, lorsque le libre-service est délivré à temps, de façon transparente et avec une bonne gouvernance, les responsables informatiques peuvent alors veiller à la sécurité des systèmes, proposer des services fiables, et fournir des informations favorisant la prise de décision en aval dans le cadre du flux DataOps. »

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  • IOT, surcharge d’infos, attaques …Les challenges 2017 des DSI

    2017 : quels seront les challenges des RSSI (CISO) européens ?

     Par Didier Guyomarc’h, Directeur Régional Europe du Sud de Zscaler

    Nous le savons tous, le rôle du RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information) évolue. Il doit à la fois avoir les compétences professionnelles du chef d’entreprise astucieux, être un expert technique et maîtriser parfaitement PowerPoint. Des challenges qui viennent s’ajouter à d’autres problématiques moins connues mais auxquelles les RSSI sont confrontés au quotidien, quel que soit le secteur d’activité.

    Challenge n° 1 : la surcharge d’informations

    À l’époque de l’Internet des Objets, du Cloud, de la mobilité et du SaaS, le premier problème est que nous générons beaucoup trop d’informations.

    Actuellement, en matière de détection et de réponse aux menaces, nous consignons tout. Pour détecter une menace et y répondre, il faut savoir ce que nous recherchons. Les systèmes autonomes et les solutions ad hoc viennent aggraver la situation.

    Évoquant l’utilisation des informations sur les menaces dans le contexte du terrorisme, le spécialiste en sécurité informatique, Bruce Schneier, a écrit que le danger était de devoir chercher la même aiguille dans une plus grosse botte de foin. Il en est de même pour la cybersécurité. Les RSSI ont besoin d’indicateurs de compromission et d’informations sur les menaces fiables pour trouver l’aiguille dans cette botte de foin toujours plus grosse.

    Challenge n° 2 : les attaques sont dramatisées et les réglementations obligent à divulguer des informations

    Aujourd’hui, il semble que chaque cyberattaque est immédiatement attribuée à une campagne sophistiquée dirigée par un État. Cet argument est un moyen d’apaiser les gens, l’idée étant que la complexité de l’attaque est telle qu’aucune entreprise ne peut se défendre. Nous devons réfléchir aux techniques, procédures et outils mis en œuvre, mais dans un monde de dissimulation et d’anonymisation, pouvons-nous être sûrs de l’identité de notre attaquant ?

    Le GDRP (Règlement général sur la protection des données) est un autre aspect à prendre en compte. Les entreprises n’auront que 72 heures pour signaler une violation, elles doivent donc mieux maîtriser leurs flux de données et avoir une vue plus complète des menaces auxquelles elles sont exposées. Une réglementation si stricte, va très certainement obliger les entreprises à mettre en œuvre des plans structurés de réponse aux cyberattaques en vue de reproduire les attaques, de comprendre les responsabilités et de transmettre les informations rapidement et avec précision.

    Challenge n° 3 : le ransomware

    Le ransomware est devenu une activité rentable pour les criminels. Il existe de nombreux programmes d’affiliation dans le cadre desquels des criminels louent l’infrastructure utilisée pour le ransomware à d’autres criminels et prennent un pourcentage sur les bénéfices. Ce mode opératoire repose sur le modèle de services utilisé dans tous les secteurs d’activité. À partir de là, les obstacles sont plus faciles à surmonter et les criminels sont sans cesse plus nombreux à se tourner vers le ransomware.

    La question qui se pose pour les entreprises est la suivante : faut-il payer ou non la rançon ? Le coût pour les entreprises peut être élevé, même si par rapport aux coûts de la perte de données, elles sont prêtes à payer le prix. Les RSSI pourraient se poser en champions de la morale et prétendre que le paiement favorise l’extorsion, mais en fin de compte, les interruptions de service sont coûteuses. Les RSSI commencent à être confrontés au ransomware 2.0, cette évolution logique du ransomware consiste à cibler la multitude de machines ou objets connectés que nous appelons l’Internet des objets.

    Challenge n° 4 : l’Internet des Objets

    La définition de « l’ordinateur » étant chaque jour plus opaque, il est devenu nécessaire de sécuriser toutes les ressources connectées de l’entreprise. La protection ne doit plus uniquement concerner que les équipements de bureau traditionnels tels que les imprimantes, elle doit également couvrir des appareils tels que le réfrigérateur et la cafetière !

    Tous ces équipements sont des points d’accès potentiels permettant aux pirates d’infiltrer le réseau d’une entreprise et c’est aux RSSI qu’il revient de mettre en œuvre un ensemble cohérent de contrôles de sécurité. Cela étant dit, si nous n’apportons pas une garantie quant à la sécurité de tous les appareils qu’il nous incombe de contrôler, sommes-nous négligents si ces appareils commencent à attaquer d’autres machines ? Auparavant, la sécurité visait à protéger la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité de nos données, qu’en est-il aujourd’hui ? Le RSSI doit-il désormais se préoccuper de la protection de l’infrastructure Internet critique ? Si tel est le cas, il faut alors totalement repenser notre approche de la cybersécurité.

    Challenge n° 5 : et si le RSSI était lui-même à l’origine d’une attaque DDoS !

    Tous les employés disposent désormais de smartphones, de tablettes et d’ordinateurs portables connectés au monde extérieur et aux applications SaaS. Une situation qui fait monter en flèche les besoins réseau des entreprises.

    Le problème des RSSI est que leur infrastructure réseau pour le Web n’a pas été conçue pour de tels volumes de trafic et ils craignent que sans technologies d’optimisation de la bande passante et de mise en forme des paquets, l’augmentation du trafic empêche d’accéder aux applications métiers légitimes.

    Concernant les contrôles de sécurité, ils sont confrontés à une contrainte supplémentaire. Les passerelles de sécurité sont-elles en mesure de faire face à l’augmentation du débit ? Si oui, qu’en est-il face à la croissance exponentielle du trafic chiffré ? Souvent, des compromis sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise.

    Challenge n° 6 : le conseil d’administration veut des indicateurs clairs et précis

     Gérer les attentes des membres des conseils d’administration, qui ne sont généralement pas composés de professionnels de la sécurité, est au cœur des défis à résoudre par les RSSI. De plus en plus, ils financent de nouveaux programmes de cybersécurité sans comprendre qu’ils réduisent les risques de violation, mais qu’aucune structure n’est infaillible.

    Très souvent, ils ignorent tout des informations concernées. Il n’est pas nécessaire qu’ils aient connaissance des 350 000 alertes portant sur des malwares qui démontrent l’efficacité de l’outil qu’ils ont payé. Ils doivent simplement avoir l’assurance que des règles de sécurité sont en place, étudiées et comprises par toutes les parties prenantes.

    Pour convaincre le conseil d’administration de la crédibilité de la stratégie de sécurité, il faut être en mesure d’identifier les indicateurs de compromission, de réduire le délai de détection d’une infection et de garantir une reprise rapide de l’activité à la suite d’une attaque.

     

  • Adoption du Cloud Computing : la réalité finit par rejoindre la fiction

    52 % des entreprises françaises adoptent désormais le Cloud pour déployer leurs projets informatiques

    Enquête « The 2016 Cloud Computing Tipping Point » par ServiceNow

    Les DSI misent sur le Cloud pour s’aligner plus étroitement sur les « business drivers ».  Les conséquences sont considérables pour les services informatiques dans la mesure où l’influence du phénomène DevOps (Development/Operations) s’étend à tous les niveaux de l’entreprise.

    Pour mieux comprendre cette adoption, ainsi que les moteurs et les implications d’un univers de plus en plus centré sur le Cloud, ServiceNow a commandé une étude réalisée auprès de 1 850 dirigeants, des cadres moyens aux cadres supérieurs. Cette enquête a été menée dans le monde entier selon une répartition équitable entre les départements IT, gestion des activités (line-of-business) et développement opérationnel (DevOps).

    L’étude 2016 Cloud Computing Tipping Point tire trois conclusions significatives pour les 225 entreprises françaises incluses dans l’enquête :

    Adoption du Cloud Computing : la réalité finit par rejoindre la fiction

    • Plus de la moitié des personnes interrogées en France et dans le monde (52 %) ont déclaré qu’elles choisiraient le Cloud — sous la forme de logiciel ou plateforme en tant que service — comme plateforme privilégiée pour déployer de nouvelles applications métier et ce, au détriment des datacenters sur site.
    • 79 % des personnes interrogées ont déclaré que leur migration serait achevée au cours des deux prochaines années (77 % au plan mondial).

    « En plaçant le Cloud au centre de leurs priorités, les entreprises se dotent des meilleurs atouts pour conjuguer l’agilité, la vélocité et l’évolutivité nécessaires pour innover dans le contexte concurrentiel où elles évoluent aujourd’hui. Un changement a clairement lieu entre les traditionnels datacenters et le Cloud computing, et ses implications ont une grande portée : les ressources, les compétences et les budgets ne sont plus focalisés sur l’infrastructure de back-end mais sur la création d’une entreprise véritablement axée sur le service », a déclaré Christophe Bouchardeau, area vice-president pour la France de ServiceNow.

    L’approche DevOps, moteur de la migration vers un monde dédié au Cloud

    • En France comme dans le monde, la quasi-totalité des personnes interrogées (94 %) déclarent participer d’une façon ou d’une autre au mouvement DevOps, une philosophie dont les origines se trouvent au sein de la communauté de développement agile. L’objectif du DevOps est d’accélérer la création, ainsi que de favoriser l’hébergement de nouvelles applis et de nouveaux services. Prenant le contrepied des interactions traditionnellement limitées entre l’IT et les développeurs, le mouvement DevOps prône une collaboration précoce et fréquente entre ces deux catégories.
    • Pour une grande majorité de personnes interrogées en France et dans le monde (77 %), l’essor du DevOps est un facteur important de la transition vers une approche « Cloud first ».L’augmentation du rythme des développements met la pression sur la façon dont les entreprises déploient de nouvelles applications. L’approche DevOps met en lumière les goulets d’étranglement qu’induit l’hébergement d’applis sur les infrastructures appartenant à l’entreprise. Le Cloud représente la solution idéale pour ajouter rapidement de nouveaux flux d’applis génératrices de recettes en vue d’alimenter la croissance de l’entreprise.

    « Le Cloud n’est pas un phénomène nouveau, et il convient de se demander : pourquoi les entreprises ont-elles franchi le pas vers le « Cloud-first » en 2016 ? », s’interroge Christophe Bouchardeau. « Le DevOps a compris très tôt que le Cloud computing permettait de résoudre bon nombre de problèmes auxquels les entreprises sont confrontées. Aujourd’hui, l’approche DevOps ouvre de nouvelles possibilités, grâce au Cloud, et commence à gagner l’ensemble de l’entreprise. »

    Dans un monde qui privilégie le Cloud, de nouvelles compétences IT sont nécessaires

    • 81 % des entreprises ayant finalisé leur migration vers un modèle « Cloud first » déclarent que leur personnel informatique ne dispose actuellement pas des compétences requises pour bien négocier ce virage (89 % au plan mondial).
    • 92 % des personnes interrogées estiment que le Cloud pourrait se substituer à un service informatique formel, tout au moins de façon partielle (88 % au niveau mondial).

    Les services IT vont devoir s’adapter à cette nouvelle réalité, où la plupart des applis et des infrastructures se trouvent à l’extérieur du datacenter :

    • 74 % des personnes interrogées indiquent que le passage au Cloud a effectivement relevé l’intérêt que leur entreprise accorde au service IT (72 % au plan mondial).
    • 64 % des personnes interrogées ont déclaré que les services IT occuperaient une place indispensable à l’avenir (68 % au plan mondial).

    « En pleine migration vers le « Cloud–first », l’absence de changement est inquiétante pour les services IT. Nous pensons que c’est une véritable aubaine pour les services informatiques visionnaires qui peuvent profiter de cette mutation pour devenir des partenaires stratégiques de l’entreprise », a poursuivi Christophe Bouchardeau.

    Le virage vers l’approche « Cloud-first » a plusieurs conséquences potentielles pour les services informatiques :

    1. Le service IT pourrait perdre toute visibilité et les prévisions de coûts être masquées :selon les personnes interrogées, la migration vers le Cloud repose sur deux priorités :
    • une visibilité à 360 degrés (64 %)
    • la prévision des coûts de l’informatique (63 %)

    Le service IT doit disposer d’une totale visibilité de l’environnement informatique de l’entreprise, y compris des services et applications déployés sur le Cloud. La visibilité aide les services IT à répondre à la demande, à comprendre les coûts de l’informatique, à utiliser les ressources déployées sur site et sur le Cloud, à exécuter les projets, à assurer la conformité aux réglementations en vigueur et à gérer les relations métier avec une plus grande efficacité.

    1.    Avec l’essor de la philosophie DevOps, l’entreprise sera davantage présente dans le pré carré du service IT : les équipes informatiques vont devoir faire face à l’apparition d’un nombre croissant d’applications métier « de bas en haut » (from the bottom up), et fournir davantage d’outils de codage aux entités (LOB). Dans le même temps, elles devront continuer de maîtriser la sécurité de leur environnement métier, pour des raisons de sécurité et de conformité. Elles devront déléguer les tâches de développement à un nombre croissant d’employés disposant de compétences en DevOps.
    2.   La croissance du Cloud est synonyme de prolifération du Cloud: La mise en œuvre de règles de gestion du Cloud plus agiles et de meilleures pratiques sera essentielle. Les entreprises devront faire face à des fournisseurs à la fois plus nombreux, plus variés et qui apparaîtront et disparaîtront plus rapidement qu’à l’accoutumée. En d’autres termes, l’intégration et la gestion des services (SIAM), ainsi que la gestion des fournisseurs de services, joueront un rôle plus important.

    Toutes les informations sur cette étude sont disponibles ici http://releasd.com/191f

  • Quand les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts

    Etude World Quality Report 2016

    par Capgemini et Hewlett Packard Enterprise (HPE)

    La transformation digitale des entreprises, au cœur de leur stratégie IT, accentue la pression sur l’assurance qualité et les tests pour améliorer leur compétitivité et fournir des services à valeur ajoutée à leurs clients.

    Selon l’étude World Quality Report 2016,Capgemini, leader mondial du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Sogeti, sa filiale dédiée aux services de technologie et d’ingénierie, publient le World Quality Report 2016. Réalisée en collaboration avec Hewlett Packard Enterprise (HPE), l’étude analyse le niveau de qualité des applications et les différentes pratiques de test dans de nombreux secteurs d’activité de 32 pays différents. L’édition de cette année révèle que, bien que 85% des entreprises exploitent l’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) dans le cadre de leurs opérations, plus des deux tiers (68%) ne disposent pas d’une stratégie de tests adaptée à cette branche spécifique de l’IT.
    68% des entreprises déclarent avoir des projets en risque faute de ressources adaptées à l’Internet des Objets

    Les entreprises, qui doivent déployer de nouveaux produits et services digitaux à un rythme toujours plus soutenu, rencontrent souvent des difficultés à trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité de développement, et plus particulièrement dans le cadre de l’IoT. Après avoir augmenté de 18% à 35% au cours des quatre dernières années, la part du budget IT dédiée à l’Assurance Qualité a diminué cette année pour revenir à 31%.Les prévisions indiquent néanmoins que ces dépenses devraient remonter à 40% d’ici 2019.

    Outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents : nouveaux vecteurs d’efficacité et de réduction des coûts
    Cette année, le World Quality Report révèle que de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur des technologies intelligentes pour réduire leurs coûts et améliorer leur efficacité opérationnelle. L’adoption croissante des technologies digitales représente une part importante des budgets IT et les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts : 48% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas parvenir à gérer les besoins multiples et hétérogènes des environnements de test. Le rapport recommande donc aux entreprises d’investir davantage dans les outils de test et d’Assurance Qualité intelligents afin de pouvoir identifier et résoudre les problèmes de qualité le plus tôt possible.

    Montée en puissance des approches agiles et DevOps

    L’étude souligne également que de plus en plus d’entreprises adoptent des méthodes agiles et DevOps pour accélérer le déploiement de nouveaux produits et services. Cependant, 44% d’entre elles se montrent réticentes à l’idée de faire participer les équipes de test à la phase initiale de planification craignant que cela ne retarde la mise en vente. Pourtant, sans cette étape cruciale, elles mettent en risque la sécurité de leurs activités. En matière de DevOps, le rapport montre que les défis de l’adoption vont bien au-delà des simples problèmes d’Assurance Qualité et de risque métier. Les entreprises peuvent fortement limiter les bénéfices de l’approche DevOps si elles ne parviennent pas à faire travailler ensemble les directions métiers. Pour compenser les coûts supplémentaires induits par l’adoption de ces nouvelles technologies, 40% des organisations s’appuient sur des systèmes d’analyse prédictive permettant d’automatiser une grande partie du processus de test.

    Selon Hans van Waayenburg, membre du Comité Exécutif du groupe Capgemini et responsable de la ligne de service mondiale Testing : « Le World Quality Report 2016 montre que l’adoption d’une approche mature et stratégique en matière d’assurance qualité et de tests est de plus en plus nécessaire pour les entreprises. La transformation digitale représente un vecteur de croissance considérable ; pour en tirer pleinement profit, le plein engagement des clients et des parties prenantes est indispensable. Les organisations doivent proactivement supprimer les silos qui scindent leurs activités commerciales, le développement, la qualité et les opérations, avoir recours aux méthodes agiles ou DevOps et se concentrer sur la création de valeur pour le client final. Pour prendre une longueur d’avance, les acteurs en charge des tests et de l’Assurance Qualité doivent intégrer les écosystèmes de tests automatisés, l’analyse prédictive, ainsi que des outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents. »

    « Compte tenu de l’omniprésence des logiciels dans nos interactions, le test doit aujourd’hui couvrir l’ensemble de l’expérience utilisateur », explique Raffi Margaliot, Senior Vice President and General Manager, Applications Delivery Management chez HPE Software. « Ce rapport met en avant trois éléments plus importants que jamais : la sécurité, l’expérience utilisateur et la qualité. C’est sur ces piliers que les entreprises doivent s’appuyer pour atteindre la rapidité, la qualité et l’évolutivité nécessaires à leur succès. »

    A l’heure où l’Internet des Objets joue un rôle de plus en plus important dans le cadre des activités des entreprises, celles-ci doivent adopter une stratégie de tests basée sur la gestion des risques pour créer un écosystème de test sécurisé. L’étude recommande aux organisations d’investir dans des solutions « as-a- service » pour la gestion des environnements et des données de test, l’exécution des tests, et d’augmenter le niveau d’ingénierie des équipes de test. Elles pourront ainsi préserver l’intégrité de leurs systèmes tout en favorisant l’innovation dont elles ont besoin.

    Méthodologie

    Cette année, dans le cadre de l’étude World Quality Report, 1 600 personnes basées dans 32 pays ont été interrogées. Publié tous les ans depuis 2009, il s’agit du seul rapport international consacré à l’analyse de la qualité des applications et aux tendances en matière de tests. Les données de cette 8 édition ont été recueillies en ligne et par entretien téléphonique. Les répondants ont été classés en six groupes : DSI, VP Application, directeur informatique, responsable QA/Testing, directeur des données/marketing et directeur des technologies/responsable produits. Ils ont participé à des entretiens quantitatifs suivis de discussions qualitatives approfondies.

    Informations complémentaires

    Pour télécharger la version complète du World Quality Report 2016, rendez-vous sur : www.worldqualityreport.com

  • Qui est responsable des données ?

    La gouvernance des données une priorité pour les entreprises

    Par Erasmus Holm, Directeur Marketing EMEA & APAC chez Stibo Systems
    Cela fait maintenant plusieurs années que la gouvernance des données est un sujet d’actualité. Cependant, malgré tous les articles et livres blancs qui lui sont consacrés, il semble que les dirigeants ignorent toujours ce dont il s’agit réellement.

    Le terme « gouvernance » devrait naturellement impliquer la notion de qualité, car il s’agit de l’objectif fondamental de la gouvernance des données. Pourquoi considérer la qualité des données ? Tout d’abord, l’impact d’une mauvaise qualité des données sur l’entreprise est évident : marchandises expédiées à la mauvaise adresse, clients recevant des produits qui ne correspondent pas à la description de la publicité, etc. Mais la mauvaise qualité des données peut également avoir des effets plus subtils : rater une vente incitative en raison de l’impossibilité d’identifier avec exactitude les catégories de produits que le client achète, incapacité à négocier des remises à l’achat parce que les informations du fournisseur sont dupliquées un grand nombre de fois ; ce qui implique de perdre également des ventes sur Internet parce que les données de dimensionnement, imprécises, discréditent l’entreprise sur les sites comparatifs.Une approche plus proactive que réactive de la qualité des données

    La gouvernance des données a impulsé un changement d’attitude : on s’éloigne aujourd’hui d’une approche réactive de la qualité pour aller vers une approche plus proactive. Souvent, on ne réalise l’insuffisance de la qualité des données qu’une fois un processus échoué, quand une livraison ne peut pas être effectuée ou quand le système informatique cesse de fonctionner. Dans certains cas, cela s’avère le meilleur moyen de déceler les problèmes. Il est également courant que des incidents surviennent à cause d’une mauvaise qualité des données dont personne ne veut assumer la responsabilité. La gouvernance des données garantit qu’une personne est clairement responsable, pas seulement de corriger les problèmes, mais aussi de réduire le risque de leur apparition.

    Peut-on seulement acheter un outil de gouvernance des données ? Hélas, la réponse est non ! De nombreux éditeurs prétendent offrir des solutions de gouvernance des données et il existe certainement des outils pour cela. Des outils qui permettent d’enregistrer et de communiquer des règles métier définies, de mesurer la qualité des données, d’identifier des problèmes de conformité, etc. Toutefois, la gouvernance porte surtout sur l’entreprise, les processus et les responsabilités dans le cadre desquels elle peut déployer ces outils. Même pour une entreprise de référence sur le marché du contrôle des données, sans une organisation adéquate, il est impossible de bénéficier des avantages qu’apportent ces outils de gouvernance.

    Qui doit être responsable des données ?

    Dans une perspective globale, l’entité de gouvernance des données n’assume que deux fonctions mais, en pratique, ces deux fonctions peuvent être très complexes et leur exécution peut demander un ensemble de ressources. L’équipe de gouvernance des données est chargée de la gestion des changements et de la conformité comme suit :

    • Gestion des changements – Une fois que l’ensemble des normes a été défini et que les données ont été alignées sur celles-ci, il importe de suivre les modifications de ces normes. Par exemple, si nous établissons que toutes les dates sont enregistrées au format jour/mois/année, cela pose un gros problème si quelqu’un souhaite utiliser le format mois/jour/année. Le rôle de l’équipe de gouvernance des données consiste à évaluer l’impact d’une telle modification, à se mettre en rapport avec les intéressés, à mesurer les coûts et avantages, puis si la modification est jugée pertinente, à la gérer au niveau de toutes les activités concernées de l’entreprise.
    • Conformité – Dès qu’il existe des règles, un contrôle s’impose. Il incombe à l’équipe de gouvernance des données d’exercer ce contrôle pour mesurer la conformité de l’entreprise aux normes qui la régissent et pour agir afin d’améliorer le niveau de conformité.

    Quelle organisation ? Quelles normes ?

    De nombreux adeptes de la gouvernance des données ont établi des modèles dont le fonctionnement a été éprouvé au cours de projets antérieurs. Le problème est que nombre de ces solutions établies ne tiennent pas compte des capacités organisationnelles, du niveau de disponibilité des ressources ou du budget. La bonne organisation est celle qui s’adapte aux besoins de la gouvernance mais aussi à la capacité de votre organisation à l’exécuter et à la gérer.

    L’une des clés de la réussite d’une organisation de gouvernance des données réside dans « l’autorité ». Lors de la création d’une organisation de gouvernance des données, une question est essentielle : que faire si un membre de l’entreprise refuse de respecter les normes ? En l’absence d’autorité, on assiste généralement au développement de normes locales et à la prolifération d’interfaces complexes dans le but de gérer la transition entre les domaines de l’entreprise qui ont adopté des normes différentes. Le nombre de normes augmente jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de norme du tout.

    Ce genre de problèmes est typique des entreprises qui se développent par le biais d’acquisitions, mais dont les filiales conservent une certaine indépendance en matière de gestion. À l’inverse, les projets de gouvernance des données les plus réussis sont ceux du secteur pharmaceutique où la conformité aux normes est imposée par des organismes externes.

    La gouvernance des données n’est pas compliquée en soi, mais son application peut devenir à la fois complexe et très « politique ». Sa mise en place nécessite des conseils d’expert, mais aussi la connaissance locale de l’entreprise et de ses particularités afin d’élaborer une solution qui fonctionne dans chaque situation tout en apportant des avantages réels.

  • BYOD ou CYOD la stratégie passe par les collaborateurs

    BYOD (Bring Your Own Device) ou CYOD (Choose Your Own Device) : le choix donné à vos collaborateurs est déterminant pour mener à bien votre stratégie 

    Par Franck Trognée, Directeur des ventes Europe du Sud, HID Global

    À mesure que les terminaux mobiles deviennent omniprésents, que leur utilisation se systématise, aussi bien à la maison qu’au travail, et que ces équipements se complexifient, les entreprises se trouvent confrontées à une succession d’enjeux dès l’instant où leurs collaborateurs entendent accéder à des ressources professionnelles en tout lieu, à tout moment et sur l’appareil de leur choix. Les données recueillies récemment par Eurostat témoignent d’une dépendance croissante envers les mobiles en Europe : 51 % des citoyens de l’UE âgés de 16 à 74 ans se sont servis d’un terminal mobile pour se connecter à Internet en 2014, contre 36 % en 2012. L’utilisation du mobile étant tellement répandue et fréquente, il est naturel que les collaborateurs veuillent utiliser ces appareils à des fins professionnelles, mais aussi pour leur convenance personnelle.

    Ces dernières années, avec l’adoption de stratégies BYOD, les entreprises aspirent à tirer le meilleur parti de la montée en puissance des smartphones.
    La commodité est un critère décisif de l’expérience utilisateur, et le phénomène BYOD a longtemps été perçu comme un moyen d’y parvenir, compte tenu des gains de souplesse et de productivité induits. Alors qu’une étude Tech Pro Research observe que 74 % des entreprises basées aux Etats-Unis ont déjà adopté une stratégie BYOD ou envisagent de le faire, le même rapport constate également que cette tendance est loin d’être aussi répandue en Europe, où un sondage IDC fait valoir qu’à peine 36 % des entreprises adhèrent au BYOD.

    Que ce soit pour des questions de sécurité, en raison de la législation sur la protection des données personnelles ou à cause de simples différences de culture, une charte CYOD pourrait être une démarche bien plus efficace pour les entreprises européennes.

    Avec une stratégie de type BYOD, les entreprises doivent inévitablement prendre en compte le facteur sécurité. Comment parvenir à sécuriser en permanence leurs propres données avec tant d’équipements et d’utilisateurs différents à surveiller ? Comment protéger leurs systèmes alors que des virus, des logiciels malveillants et des menaces persistantes avancées risquent de contaminer les terminaux dont se servent leurs collaborateurs pour leur usage personnel ? Après tout, une récente étude de Forrester laisse entendre qu’au moins 60 % des entreprises seront victimes d’une fuite de données confidentielles en 2015. Celle-ci pourrait être causée involontairement par leurs collaborateurs, que ce soit par l’usage impropre, la perte ou le vol de ressources.

    Les entreprises disposent de plusieurs moyens pour renforcer leur sécurité lorsque les collaborateurs se servent de terminaux mobiles. Une solution possible consiste à créer des espaces distincts sur chaque équipement, dévolus aux données professionnelles et personnelles de chaque utilisateur. En résumé, cela suppose que les établissements créent sur l’appareil un espace administré à distance, renfermant la totalité des données de l’entreprise et protégé par les normes de cryptage les plus draconiennes et la technologie de sécurité la plus poussée.

    Voilà qui réduit significativement le risque de croisement de virus et d’autres menaces lié à l’utilisation personnelle du terminal. Ce type de procédure se révèle encore plus crucial à la lumière des récentes prévisions de Gartner selon lesquelles plus de 75 % des applications mobiles échoueront à des tests de sécurité élémentaires en 2015(1). En l’associant aux toutes dernières techniques d’authentification bi- et multifactorielles comme, par exemple, l’utilisation de « jetons logiciels » mobiles pour générer des mots de passe à usage unique, les entreprises se donnent toutes les chances de rendre les terminaux mobiles inoffensifs sur le lieu de travail.

    Paradoxalement, c’est là où se situent les limites de la stratégie BYOD sur le plan de la sécurité. Si les collaborateurs peuvent commodément accéder à leurs données personnelles et professionnelles, la multitude de terminaux mobiles à disposition comme la pluralité de leurs utilisateurs rendent, la plupart du temps, toute approche standard impossible voire irréaliste en matière de sécurité des données. Une authentification forte et exhaustive peut contribuer grandement à préserver les données de l’entreprise dans un cadre BYOD, mais un degré de risque significatif subsiste. Et c’est précisément à ce niveau qu’une stratégie CYOD peut apporter d’autres avantages.

    La mise en œuvre d’une stratégie CYOD permet aux entreprises d’adopter les mêmes dispositifs de sécurité qu’avec une charte BYOD, notamment des espaces réservés aux données cryptées et des procédures d’authentification aussi efficaces que faciles à suivre. En parallèle, en offrant à leurs collaborateurs le choix parmi une gamme restreinte de terminaux, les entreprises sont mieux à même de les contrôler, en écartant les équipements pour lesquels elles doivent élaborer une stratégie de sécurité. Voilà qui, au final, limite le choix proposé à leurs collaborateurs, tout en permettant néanmoins d’aboutir à un compromis efficace : les salariés en Europe en viennent à attendre de leurs employeurs qu’ils prennent à leur charge des terminaux mobiles qui serviront à accéder aux données de l’entreprise, et la stratégie CYOD constitue un moyen efficace de gérer cette tendance. Avec une charte CYOD, il est, en outre, plus facile pour les entreprises de mettre en œuvre une politique de sécurité sans faille, alors qu’au sein d’un environnement BYOD, elles n’auront pas nécessairement testé tous les appareils en vue de garantir une cohérence d’action et d’expérience utilisateur.

    Les multiples législations draconiennes sur la protection des données personnelles en Europe rendent également la stratégie CYOD souhaitable. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne, ont des règles destinées à protéger les salariés de tout espionnage opéré via leurs terminaux mobiles. D’après les analystes Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis et Terrence Cosgrove, « Une autre difficulté surgit dans le cadre BYOD dès lors qu’il s’agit de supprimer des données professionnelles sur le terminal d’un utilisateur. D’après le droit de l’UE, les données stockées sur le terminal d’un individu sont, semble-t-il, la propriété de cet individu et non de l’entreprise ; les effacer peut par conséquent être illégal, en fonction de la localisation géographique du salarié. Ce problème n’a pas lieu d’être avec le CYOD puisque le terminal appartient à l’entreprise(2). »

    Le WYOD (Wear Your Own Device) qui s’esquisse aujourd’hui officiera, à l’avenir, comme stratégie de substitution ou d’accompagnement pour le BYOD ou le CYOD. Une étude récente d’IDC prévoit que le nombre d’accessoires connectés commercialisés en 2015 s’inscrira en hausse de 173 % par rapport à 2014 : les wearables ont de beaux jours devant eux. Même s’il en est encore à ses premiers balbutiements, le WYOD intégrera une nouvelle dimension intéressante dans l’équation BYOD ou CYOD, à mesure que le nombre d’équipements augmente et que les salariés sont toujours plus nombreux à attendre des entreprises qu’elles développent des logiciels leur permettant d’utiliser leurs accessoires connectés à des fins professionnelles.

    Le phénomène BYOD a assurément rencontré un certain succès aux États-Unis et au Royaume-Uni, et les avantages offerts aux salariés en termes de souplesse et de commodité sont manifestes. Néanmoins, rendre une stratégie BYOD totalement inattaquable relève de la gageure pour les entreprises. Compte tenu du large éventail d’appareils sur le marché, il est impossible d’élaborer une stratégie de sécurité adaptée à chacun et, pour préserver la sécurité des données de l’entreprise, l’authentification forte est donc mise à rude épreuve. Le CYOD atténue quelque peu ces problématiques, en restreignant le nombre d’appareils qu’une entreprise doit surveiller. En Europe en particulier – où la protection des données personnelles, priorité culturelle, est strictement légiférée – cette stratégie possède un réel avantage juridique que le BYOD ne peut offrir.

    1 : Gartner, Gartner Security & Risk Management Summit 2015, 14 – 15 September, London, UK, http://www.gartner.com/binaries/content/assets/events/keywords/security/sec16i/sec15_gartner_predicts_1.pdf

    2 : Gartner, BYOD Versus CYOD: A Regional Best-Practice Guide, Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis, Terrence Cosgrove, 30 December 2014    

  • 2016 : l’année de la remise en question des organisations

    L’impact des Big Data et de l’analytique sur les entreprises en 2016

    Selon Laurent Bride, CTO de Talend 

    Talend, le leader mondial des logiciels d’intégration des Big Data, qui a fêté ses dix ans en 2015 , par la voix de Laurent Bride, son CTO, annonce ses prévisions pour 2016, qui estime qu’un certain nombre technologies émergentes et la multiplication des objets connectés devraient avoir un impact profond sur les entreprises

    L’analytique en temps réel occupera une place centrale

    De toutes les innovations technologiques émergentes, l’analyse des Big Data en temps réel sera clairement le principal facteur de changement en 2016. L’analyse rétrospective de données n’est plus une option pour les entreprises, qui doivent absolument pouvoir profiter d’informations exploitables dans l’immédiat, en particulier vu le rythme auquel évoluent les consommateurs comme le marché. Il est essentiel de disposer des informations personnalisées immédiatement !  De telles capacités d’intégration et de traitement de données sont désormais courantes. En 2016, les entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs seront en mesure de saisir des opportunités précédemment inimaginables, comme d’améliorer la qualité des soins aux patients, d’accroître leurs récoltes à des fins d’alimentation ; et surtout, de prendre des décisions mieux informées. 

    De nouvelles menaces émergeront de zones imprévues, augmentant ainsi la nécessité de se focaliser sur les clients

    À l’heure de l’analyse en temps réel des Big Data, des opportunités jusqu’ici inaccessibles deviendront tangibles, et avec elles apparaîtront également de nouveaux challenges. Des menaces de premier ordre vont se manifester par le biais de la concurrence, les plus critiques pouvant d’ailleurs provenir d’entreprises de secteurs totalement différents. Ainsi, des organisations qui n’avaient auparavant aucun lien entre elles pourront venir concurrencer d’autres secteurs et grignoter les parts de marché des acteurs traditionnels. 2015 a été sans aucun doute l’année de « l’ubérisation » qui a eu un effet d’électrochoc sur les marchés. La transformation numérique, au cœur duquel se situe la gestion des Big Data, en est également une des conséquences. Non seulement l’arrivée d’acteurs plus agiles constituent un défi mais aussi les stratégies enclenchées par les grandes entreprise : l’exemple du rachat de Groupama Banque par Orange en est la parfaite illustration. Les organisations doivent donc être en mesure d’analyser des données, d’anticiper les menaces émergentes et de concevoir des méthodes afin non seulement de les neutraliser, mais aussi de réévaluer et redynamiser leurs processus d’engagement client pour s’assurer de leur fidélité. 

    Pendant des années, les entreprises ont cherché à axer leurs activités sur leurs clients. Cependant, la plupart de ces clients ne voient jamais le résultat de ces investissements. À l’heure où l’on peut désormais traiter des Big Data en temps réel et en matière d’expérience client, les entreprises ne peuvent plus rester sur leurs acquis. Avec l’arrivée de nouvelles technologies d’analyse des Big Data en temps réel, de plus en plus d’entreprises seront en mesure d’avoir un impact sur l’expérience client au bon endroit et au moment opportun. Elles pourront tirer parti des technologies à leur disposition afin de fournir des informations personnalisées, des avantages et des services enrichissant l’expérience client. Toute entreprise devrait s’efforcer de traiter chacun de ses clients comme une célébrité, et avec l’utilisation des Big Data en temps réel, les clients remarqueront pour la première fois la différence. 

     La rotation des DSI va s’accélérer 

    L’écart entre les DSI « fournisseurs de services » et DSI traditionnels va considérablement se creuser en 2016. Les pionniers de la migration vers le Cloud et les Big Data passeront du pilotage des activités à la production, et génèreront des connaissances d’une valeur sans précédent pour les métiers. Les autres seront exposés et évincés tandis que leur entreprise se fera distancer par la concurrence. Les organisations ayant déjà conçu leur plateforme d’intégration des Big Data partiront avec une avance considérable dans la course aux Big Data en 2016. Avec l’avènement de Spark et de Spark Streaming, elles devront exploiter pleinement le potentiel de leurs investissements visant à créer des « lakes » et des « data warehouses » sur Hadoop. Les pionniers de l’exploitation des Big Data récolteront les fruits de leurs investissements en 2016, et l’écart entre DSI à succès et perdants va considérablement s’agrandir. 

    Dans ce contexte, la demande en matière de DSI talentueux et de nouvelles compétences va augmenter, ce qui donnera lieu à une réorganisation des structures mais aussi déboucheront à de nouvelles formes de collaboration. Lors de la conférence Talend Connect, les organisations exemplaires abordant l’année 2016 en étant à l’avant-garde en matière d’intégration innovante de données, ont été mises à l’honneur. Ces leaders ont en effet introduit de nouvelles méthodes permettant de transformer des volumes croissants de données en des informations décisionnelles, profitant ainsi à leur entreprise et souvent aussi à la population en général. Heureusement pour ceux qui s’estiment aujourd’hui dans une situation difficile, des technologies d’intégration de données existent afin de simplifier le déploiement rapide des fonctionnalités de Spark (dans la mesure où il est encore temps de rattraper la concurrence).

    Les entreprises vont se réorganiser 

    L’avènement des Big Data oblige les entreprises à revoir leur structure organisationnelle. Leur analyse en temps réel remet en question les meilleures pratiques et structures traditionnelles des entreprises, et l’opposition habituelle entre équipes métiers et informatiques va laisser place à une nouvelle dynamique : « équipes métiers + équipes informatiques = puissance d’innovation ». Les entreprises à succès seront celles qui sauront faire collaborer et réussir leurs équipes métiers et informatiques. 

    Des centres d’innovation composés d’équipes transverses doivent être créés et dirigés par des PDG, DSI, directeurs des services numériques et directeurs des technologies de marketing travaillant ensemble afin de fusionner leurs compétences. Ces équipes de choc focalisées sur l’acquisition de connaissances seront ainsi en mesure de transformer des informations en revenus et de pénétrer de nouveaux marchés auparavant inaccessibles, tout en restant en conformité vis-à-vis des réglementations en matière de sécurité et de confidentialité. Pour passer la seconde en matière d’analyse des Big Data en temps réel et faire de 2016 une année à succès pour les organisations. Dès lors, il est crucial d’abattre les murs cloisonnant et créant des silos au sein de votre entreprise. 

    2016 sera l’année de la remise en question tant des modèles économiques, de la structure même des organisations, de l’innovation que celle de la révolution des objets connectés. Les bouleversements seront de taille ainsi que les interactions croisées se multiplieront et les Big Data seront au centre des préoccupations pour relever les défis !

     

  • Dualité de l’informatique : de COBOL à Facebook

    Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ?

    L’Informatique, celle avec un « I » majuscule, est un univers hétérogène et complexe où cohabitent des familles de technologies très différentes les unes des autres. Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ? Pourquoi aujourd’hui, dans la balance décisionnelle, des applications pour smartphone peuvent-elles être en concurrence avec des systèmes-socles vieux de plus de 30 ans parfois ? Les raisons existent, certes. Mais quid des conséquences ?

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode

    « Grosses machines » vs buzz words

    Sans conteste, il existe désormais une différence d’exposition, et donc d’appréciation, entre l’informatique « dure » et les nouvelles technologies de l’information. D’un côté les grands systèmes, les langages historiques comme COBOL ou PL/I qui assurent la production quotidienne, et, en face, les NTIC, Facebook et autres applications mobiles. Sans compter les « big data », « Internet des objets », « transformation numérique »… autant de termes à la mode qui viennent ajouter une couche d’opacité à un univers déjà dense et, pour beaucoup, incompréhensible.

    Or, le constat est là : les NTIC sont plus faciles d’accès, et quand on ne fait pas partie des buzz words, il est difficile d’exister. Les raisons d’un tel déséquilibre tiennent le plus souvent au besoin impérieux de profits immédiats : les objectifs court-termistes sont devenus la règle. Les DSI éprouvent aujourd’hui des difficultés à faire remonter les problématiques plus profondes. Même les CEO ont du mal à s’intéresser à leurs systèmes legacy, et tout le monde voudrait que ces systèmes fonctionnent et évoluent tout seuls.

    Pourtant, opposer informatique « dure » et informatique « à sensation » n’a pas de sens. Est-il véritablement nécessaire de rappeler que l’une ne va pas sans l’autre ? Car les NTIC ne sont en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

    Un match déséquilibré… et dangereux

    Persister dans cette opposition inique est dangereux à plusieurs titres.

    D’une part pour des raisons structurelles : les Ressources Humaines ne sont pas en mesure d’absorber les conséquences de cette lutte insensée. Les difficultés de recrutement dans l’informatique dure sont déjà une réalité, et elles vont s’aggraver. Les technologies anciennes n’intéressent plus les jeunes ingénieurs. Ils sont nombreux à commencer leurs études avec l’idée de ne se consacrer qu’au développement d’applications pour le dernier smartphone.

    D’autre part, pour l’image auprès des marchés. Rappelons-nous des entreprises qui n’ont pas su se préparer au bug de l’an 2000 : elles l’ont payé cher. Car oublier les systèmes legacy c’est faire preuve d’un manque certain de compréhension des enjeux. Repousser encore le remaniement des fondations de son SI est donc un mauvais message. De plus, ces problématiques se retrouvent basculées vers le DSI, qui doit alors gérer cette « patate chaude » et supporter par la même occasion responsabilités et pression. Et celles-ci sont bien évidemment à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevées.

    Moderniser son infrastructure, ce n’est pas recréer un mainframe sous Linux pour faire des économies et placer son espérance dans un meilleur COBOL en 2025.  A quoi sert un langage dont les nouvelles générations de développeurs ne veulent pas ?

     

    Revoir les priorités

    Il est aujourd’hui nécessaire de prendre du recul sur les NTIC, Twitter, Facebook et consorts, pour se saisir des problématiques de fond que cette culture de l’immédiateté et de la « mode-rnité » efface dans les cercles décisionnaires. Les dirigeants ne peuvent plus prendre des décisions déraisonnables se basant sur une informatique évanescente. Il ne s’agit évidemment pas d’adopter une position passéiste : ce serait suicidaire. Non. La solution, à la fois la plus raisonnable mais aussi la plus pertinente stratégiquement et économiquement, est de faire cohabiter les deux environnements en intelligence.

    Pour actualiser « la surface », c’est à dire adopter les nouvelles technologies, il faut pouvoir utiliser l’existant sans le redévelopper, le migrer à l’identique sur une plateforme moderne, pour l’exécuter à moindre coût et ajouter directement de nouvelles fonctions à l’existant en utilisant un langage contemporain.

    Comprendre la complexité et la criticité que véhiculent les applications et systèmes obsolescents ne suffit pas à préparer le futur. Il faut agir dans la bonne direction.

  • Cinq prévisions technologiques pour 2016

    Cinq  prévisions technologiques pour 2016

    Otto Berkes CA Technologies

     

     

    Par Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies

     

     

    La gestion des systèmes d’information telle que nous l’avons connu est appelée à disparaître. Alors que l’objectif était auparavant de s’assurer du bon fonctionnement des équipements, aujourd’hui, la mission consiste à s’assurer de la pleine satisfaction des clients, tout cela à l’aide de logiciels.

    Les logiciels sont désormais au cœur des entreprises. Grâce à eux, les organisations conduisent leur transformation numérique en adoptant les méthodologies agiles et de nouvelles technologies permettant d’accélérer, fiabiliser et sécuriser le lancement de nouveaux produits ou services.

    Voici les domaines qui devraient figurer sur l’agenda des DSI en 2016.

    1. La containérisation s’imposera comme un processus de développement flexible et évolutif

    2016 sera l’année où (l’un des vieux rêves de la décennie va se réaliser) on pourra développer en assemblant différents composants. Associée aux méthodologies agiles et  à un mode de déploiement continu, la containérisation transformera les modèles de production des organisations avec une rapidité sans précédent. Les efforts seront concentrés sur des services à échelles réduites, pouvant être déployés indépendamment, et fournissant en permanence de nouvelles fonctionnalités. Plus besoin d’attendre la mise à jour intégrale d’une d’application.

    Les conteneurs et les micro-services offriront plus de flexibilité et d’évolutivité dans le cadre des processus de développement. Ils transformeront la façon dont les développeurs créent, déploient et mettent à jour leurs applications. La nécessité d’adopter les méthodologies agiles pour anticiper les évolutions des marchés et des besoins des clients, s’accentuera.

    Cependant, la prolifération des conteneurs nécessitera davantage de gestion et de contrôle, tout comme ce fut le cas pour les PC lorsqu’ils se sont démocratisés. La sécurité, l’optimisation des réseaux, le stockage ou encore les opérations de sauvegarde nécessiteront des efforts afin de gérer les multiples mises à jour déployées en continu (parfois plusieurs fois par jour grâce aux micro-services riches en fonctionnalités).

    Des investissements devront être consentis afin de prendre en charge toute cette nouvelle complexité, et pour concrétiser l’intégralité du potentiel de cette tendance que représentent les conteneurs.

    2. La sécurité deviendra « agile » 

    La sécurité ne peut plus passer en second plan. Elle doit désormais être prise en compte à tous les niveaux : de la conception, au développement en passant par le déploiement d’une application.

    L’accélération des cycles de développement implique d’intégrer cet aspect au début de chaque projet ou processus de développement. Ainsi, la fréquence des failles, leur impact financier et l’attention que leur prêtent les grands patrons d’entreprises feront tout naturellement de la sécurité un élément central.

    En 2016, toutes les routes mèneront à l’émergence d’un concept de « sécurité agile ». L’intégration précoce de la sécurité (ainsi que l’adoption de la culture DevOps et Agile) permet de bâtir un troisième pilier crucial pour pouvoir développer rapidement des logiciels à grande échelle.

    Associées aux outils adéquats, les API contribuent à simplifier les problématiques de sécurité pour les développeurs, amplifiant ainsi l’impact des processus agiles et faisant de la fiabilité et de la confiance des éléments de base de l’expérience client.

    Les technologies de sécurité et les méthodes modernes de développement peuvent accélérer la création d’applications innovantes, tout en tirant parti et en protégeant les données sensibles et les actifs existants.

    Au cours des dernières années, l’analytique est passée de l’analyse décisionnelle à  l’analyse de données transactionnelles, puis aux Big Data. Les fonctionnalités d’analyse en temps réel,  permettant d’améliorer l’expérience client en liant des informations prédictives à des actions concrètes, seront la norme.

    Nous entrons dans une ère d’optimisation des outils de segmentation des clients, ce qui permettra aux organisations de personnaliser en temps réel : les types services, les gammes de prix, les techniques de ventes et les produits eux-mêmes.

    L’analytique permettra également d’améliorer les expériences client en intégrant la sécurité en arrière-plan pour protéger le client.  De nouvelles techniques d’analyse de schémas comportementaux, basées sur l’apprentissage automatique, aideront à distinguer les véritables clients des fraudeurs, et à proposer des transactions et des expériences plus fluides.

    Pour résumer, l’analytique est plus utile pour résoudre des problèmes spécifiques. La solution n’est pas d’utiliser d’énormes offres d’analytique pouvant traiter continuellement des données afin de repérer une aiguille dans une botte de foin.

    L’analytique ne sera jamais la solution à quoi que ce soit, mais elle fera de plus en plus partie de la solution à tous les problèmes.

    4. Les objets connectés passeront du rêve à la réalité

    Avec la généralisation des objets connectés en 2016, l’« identité des objets » deviendra un thème majeur. Tout comme l’identité d’un utilisateur doit être établie, celles d’un appareil et de n’importe quel flux de données doivent également être confirmées et fiables.

    Des outils de gestion de l’identité et des accès ou IAM (à l’image des tableaux d’interactions que les médecins et pharmaciens utilisent pour les médicaments sous ordonnance) sont nécessaires pour interagir avec les bons « objets », de manière compatible et sans créer de doublons dans l’environnement géré.

    Les capteurs associés à ces objets connectés vont proliférer et interagir avec nous dans des domaines critiques, comme la santé et l’automobile. Ces avancées permettront progressivement de nous simplifier (voire même de nous sauver) la vie et d’améliorer l’expérience utilisateur.

    5. La technologie Blockchain s’installera sur la durée

    La surprise de 2016 sera le regain de popularité de la technologie Blockchain dans des domaines où elle pourra vraiment s’installer, en dehors du registre de transactions Bitcoin.

    Blockchain était le mot à la mode dans beaucoup de startups il y a deux ans, et cette technologie devrait connaître un renouveau si l’on tient compte du développement anticipé des objets connectés; ainsi que de la nécessité de sécuriser les interactions entre les appareils et d’en conserver les traces.

    En tant que technologie basée sur un réseau d’ordinateurs et ayant la confidentialité comme principe de base, Blockchain sera important dans le cadre de l’adoption de l’Internet des Objets et de la transformation numérique des organisations. Cette approche permet en effet de rationaliser encore davantage les activités, afin de faire preuve de plus d’agilité et de répondre plus rapidement aux attentes des clients.

    Blockchain devra néanmoins surmonter la mauvaise image des Bitcoins afin d’éviter l’amalgame, mais cette technologie détient le potentiel pour devenir la solution de stockage privilégiée pour l’internet des objets et les capteurs.

     Une tendance de fond : les logiciels sont le facteur de changement

    En 2016, les entreprises auront le potentiel pour aller au-delà des attentes des clients à tous les niveaux, en favorisant la mise en place de la transformation numérique de leurs activités selon les méthodes agiles.

    La possibilité de donner vie à des idées à une vitesse inimaginable il y a encore cinq ans favorisera l’émergence d’agitateurs sur leur marché. Ils capitaliseront sur leurs bonnes dynamiques et deviendront les nouveaux leaders dans leurs secteurs.  Tout cela ne sera possible qu’en intégrant le logiciel comme facteur essentiel de ce nouveau monde numérique. La quatrième révolution industrielle est en marche.