Étiquette : données

  • Quand les entreprises sont confrontées au « databerg »

    Prenez garde au « databerg », la partie immergée des données peut représenter une menace pour votre entreprise

     Par Chris Bridgland, Senior Director chez Veritas

    Pourquoi la gestion des « dark datas » potentiellement dangereuses pour les entreprises doit devenir l’une des principales priorités des dirigeants en 2016 ?

     Les responsables IT n’ont jamais été confrontés à une telle pression. Malgré la baisse (ou la stagnation) des budgets informatiques, les grandes entreprises demandent à leur département informatique réussir leur transformation digitale afin d’améliorer la prise de décisions stratégiques et d’accélérer le développement de nouveaux produits et services.

    La digitalisation reste un sujet majeur à l’échelle mondiale, et beaucoup d’organisations ont encore du mal à prendre ce virage. Dans la plupart des cas, le CIO et le département IT disposent des ressources nécessaires à la maintenance des tâches quotidiennes, mais qui sont insuffisantes pour innover.

    Les données représentent le principal moteur de cette course à la digitalisation. Nous sommes à l’aube de la prochaine révolution industrielle – qui cette fois-ci sera entièrement numérique. Une gestion pertinente des données est donc la clé permettant de débloquer de nouvelles opportunités et de mettre en place de nouvelles méthodes de travail. Mais personne n’aurait pu prédire l’ampleur de l’explosion des données. Selon IDC, l’univers numérique devrait atteindre un niveau démesuré de 44 zettaoctets d’ici 2020 – soit dix fois important qu’aujourd’hui, et ce alors que de plus en plus de terminaux et d’individus sont connectés.

    Les entreprises ont réagi à cette révolution en accumulant des données et en pensant pouvoir un jour les rendre utilisables, ou juste parce que leur gestion ne faisait tout simplement pas partir de leur priorité. En parallèle, les employés téléchargent de plus en plus de fichiers personnels sur les serveurs de l’entreprise, qu’il s’agisse de leur musique, photos ou encore de leurs listes de course. Considérant le stockage comme une démarche peu utile, les entreprises se dotent d’un stockage cloud verrouillé offrant une visibilité limitée sur les coûts associés à la gestion de ce vaste espace de contenus décentralisés.

    Selon le récent rapport européen intitulé Databerg, de nombreuses entreprises ont la capacité de transformer et d’améliorer le fonctionnement de leur service IT en identifiant les données critiques et en supprimant celles étant sans valeur ajoutée. Les résultats de cette enquête ont détecté un très vaste champ composé de 54% de « dark datas » non identifiées et de 32 % de données redondantes, obsolètes ou triviales (ROT) se cachant sous la surface, avec à peine 14% des données identifiées comme critiques.

    Si cet amas d’informations était laissé sans contrôle, le coût du stockage pourrait alors s’élever à plus de 813 milliards d’euros d’ici 2020, et ce uniquement pour les entreprises de la zone EMEA. Un chiffre qui n’est pas évalué à sa juste valeur car réparti entre les coûts cachés au sein du Capex et de l’Opex. Mais s’il représentait une ligne budgétaire dédiée, il bénéficierait alors d’une attention toute particulière de la part du CFO et des mesures seraient alors immédiatement mises en place.

    Mais le phénomène du Databerg n’est pas uniquement synonyme de perte financière, il représente également un risque en matière de conformité. En mai 2018, sera mis en place le nouveau règlement européen général de protection des données (GDPR), un ensemble de lois visant à harmoniser la protection des données au sein de l’UE. Celui-ci permettra aux individus de gérer leurs propres données personnelles, d’être mis au courant des violations de celles-ci, et d’exiger à ce que qu’elles soient entièrement supprimées des registres des entreprises. Mais comment les organisations peuvent espérer être conformes si 54% des informations qu’elles détiennent sont « des darks datas », et qu’elles éprouvent des difficultés à les localiser?

    Ces données potentiellement à risque pourraient présenter de graves problèmes d’intégrité et entraîner de lourdes amendes si une enquête réglementaire venait à être menée. En effet, les amendes de non-conformité fixées par le GDPR vont de 2% du chiffre d’affaires mondial annuel de l’exercice précédent pour des infractions mineures, jusqu’à 4% ou 20 millions d’euros pour des infractions plus conséquentes.

    Afin d’éviter aussi bien les coûts astronomiques que les sanctions irrévocables, les entreprises européennes doivent rapidement prendre les mesures qui s’imposent. La première étape consiste à identifier ces « dark datas » en utilisant des technologies permettant de les localiser, de connaître leur contenu ainsi que les utilisateurs qui y ont accès. Cela permettra alors de mettre en place une politique d’automatisation ayant pour but d’améliorer les processus, de supprimer le ROT et d’encourager les employés à maintenir et à gérer de façon proactive les données critiques et à forte valeur ajoutée.

    Les données représentent une véritable mine d’or mais uniquement si elles sont correctement gérées et analysées. Dans un monde où elles représentent la nouvelle monnaie d’échange, les entreprises ne peuvent pas se permettre d’accumuler celles étant non conformes ou sans intérêt – aussi bien pour des raisons de coût, de conformité que de productivité. C’est pourquoi les dirigeants doivent prendre dès à présent des mesures afin d’obtenir une meilleure visibilité et contrôler ces données avant qu’elles ne viennent endommager d’autres services tiers.

    Certains analystes avaient prédit que la croissance du volume des données dépasserait un jour notre capacité à les contrôler. C’est aujourd’hui le cas. 2016 est un tournant décisif pour les dirigeants qui souhaitent contourner le Databerg et éviter ainsi le naufrage de leur entreprise.

     

     

  • Non le Big data ne sert pas qu’au marketing !

    Big data : en finir avec les idées reçues

    De Simon Ouellet, Co-Fondateur de MiniBig

     Les technologies de traitement de données connaissent un développement inédit et font régulièrement la une de la presse grand public. Mais le traitement journalistique qui en est fait ne reflète pas tout à fait la réalité et la diversité de ce domaine d’activité en constante évolution. Pour les professionnels du secteur, il est temps de prendre la parole et de s’attaquer à quelques idées reçues particulièrement répandues.

    « Le big data ne sert qu’au marketing »

    Les applications les plus connues des technologies de big data concernent en effet le traitement des données personnelles par les géants du web qui tirent la majorité de leurs revenus de la publicité. Du fait de la focalisation des médias sur cette partie émergée de l’iceberg, le public a acquis une certaine méfiance vis à vis de ces techniques devenues synonymes de manipulation et d’espionnage généralisé.

    Mais les applications du big data sont infiniment variées et ne se limitent donc pas au marketing. De la sociologie à la médecine, de nombreux champs de recherche ont ainsi été révolutionnés. La principale avancée permise par ces techniques est la sortie de la double ignorance : « on ne sait pas que l’on ne sait pas ». Le traitement de données à grande échelle permet de détecter des corrélations sans en chercher une en particulier. Une étape décisive de la recherche, qui consiste à chercher les questions pertinentes à poser avant vérification empirique, a donc été automatisée et optimisée. De nombreux programmes de recherche ont été lancés sur cette base, sans faire la une des médias pour autant.

    « Le big data ne sert que les grosses entreprises »

    Autre conséquence de la surmédiatisation de leur usage par les géants du web, le big data est perçu comme un outil réservé aux grands groupes. Pourtant ces technologies se démocratisent extrêmement rapidement grâce notamment à des prestataires spécialisés qui mettent à disposition de clients de toute taille des ressources de calcul et des programmes d’analyse en SaaS.

    Chez les professionnels, cette idée reçue trouve son origine dans le difficile changement de paradigme que représente le big data. Les DSI sont habituées aux architectures centralisées et monolithiques, dont le coût est particulièrement élevé, mais les acteurs les plus rôdés au big data ont depuis longtemps adopté un modèle basé sur un grand nombre de matériels de taille moyenne reliés en un vaste réseau distribué. La force du big data ne repose pas sur la disponibilité et la fiabilité mais sur multiplication. C’est ce décalage entre un nouveau modèle et des DSI encore trop timides qui pousse de nombreuses entreprises à faire monter inutilement les budgets de leurs infrastructures.

    Pour en finir avec ces idées reçues, il est nécessaire de communiquer mais aussi d’agir et de changer concrètement les pratiques. L’image du big data est entachée de nombreuses atteintes à l’éthique par des entreprises traitant les données personnelles sans considération pour leurs propriétaires. Il est primordial d’adopter la transparence comme ligne de conduite et de prévenir les utilisateurs des services en ligne de tous les usages qui sont faits des informations les concernant. Ce n’est pas le traitement des données qui dérange les internautes mais bien l’opacité qui l’entoure. N’attendons donc pas que le législateur s’empare de la question et impose des règlements – qui se révéleront rapidement inapplicables ou inadaptés  – pour améliorer réellement l’image de nos métiers !

  • SESSION RATTRAPAGE EVENEMENT – L’utilisation des données de santé du 28 juin 2016 by FNTC

    LES DONNEES DE SANTE : Entre HOLD UP et INNOVATION

     

    Le mardi 28 juin la FNTC ( Fédération des Tiers de confiance du numérique) organisait un débat autour de l’utilisation des données de Santé. Plusieurs questions clés ont été débattues notamment sur la transformation numérique de la santé et ses conséquences sur la relation avec le patient , mais aussi Intérêt général et protection de la vie privée : Quel équilibre trouver ? et des données c’est bien… mais pour quelles utilisations ? 

     

    Pour Alain Bobant, président de la FNTC , qui a introduit cette matinée : « le système de santé français fait face à une transformation de son activité impulsée par le numérique. Cet afflux colossal d’informations va induire la mise en applications de règles pour mieux protéger la vie privée. C’est la confiance fondée sur la morale et sur une forte expertise qui va constituer l’exigence stratégique fondamentale, c’est pourquoi la FNTC se devait d’être présente dans ce débat, pour aider les acteurs de ce secteur à forger la mécanique d’une mutation numérique efficace et aboutie.»

     

    Jean Yves ROBIN, DG d’Openhealth et ancien Directeur de l’ASIP Santé confie en ouverture des débats : “ que l’on prévoit une multiplication par 50 dans le monde du volume des données de santé d’ici à 2020 mais qu’aujourd’hui l’utilisation de ces données est sous-développée bien qu’elles représentent une somme de connaissances infinie. Il précise « que les enjeux sont considérables sur le ‘healthData’, qui représente déjà plusieurs milliards de dollars d’investissements aux USA.»

    Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate DLA Piper et Experte auprès du Conseil de l’Europe, les données de santé méritent une gouvernance, un cadre, donné en partie par la loi de santé 2016. Elle précise « la loi donne enfin un fondement juridique à l’échange et au partage de données de santé à caractère personnel, notamment grâce à une redéfinition de la notion d »équipe de soins » permettant une plus grande coordination entre secteurs sanitaire, social et médico-social.»

     Félix FAUCON, inspecteur des affaires sanitaires et sociales a quant à lui, posé la question de l’utilisation des données de santé. Il explique : « Le débat de l’ouverture ou de la fermeture de l’accès aux données de santé ne peut être clair que si il est orienté par une vraie vision de l’utilisation des données captées. Permettre un accès aux données de santé, oui … mais pourquoi faire ?.»

     Monique TARON, Directeur Ventes et Marketing d’Almérys, a conclu sur le besoin de confiance des citoyens. Au delà des réglementations et de tout ce qui existe sur les aspects juridiques et réglementaires, il faut que ces derniers n’aient pas de craintes.  « Il est nécessaire que les organismes habilités à conserver les données soient des tiers de confiance qui s’engagent vis à vis des propriétaires des données sur le respect de règles claires et sur les conséquences en cas de défaillance. 

  • Publicité ou marketing : qui a triomphé à Cannes ?

    La créativité boostée par les données

    Par Ghislain Lefebvre, Data Management Platform Sales, Oracle Marketing Cloud

     Après une semaine sur la Côte d’Azur, c’est le retour à la normale pour les publicitaires. L’occasion de faire le point sur la présence croissante des technologies dédiées à la publicité et au marketing au Festival de la créativité de Cannes.

     Si c’était votre première fois à Cannes, il est tout à fait compréhensible que vous ayez quitté l’événement en vous demandant à quoi au juste vous aviez participé. Était-ce une célébration de la créativité publicitaire ? Une conférence de leaders dans le secteur ? Un festival de musique ? Une conférence sur les nouvelles technologies ? C’était un peu tout ça à la fois.

    Non pas que le festival souffre d’une crise d’identité, au contraire : cette multiplicité reflète simplement l’apparition de nouvelles sources d’inspiration créative, l’émergence de nouveaux canaux et l’évolution des attentes des consommateurs quant aux interactions avec les marques.

    Les avancées technologiques ont eu d’énormes répercussions dans les milieux publicitaires et le marketing,  jouant un rôle de plus en plus clef dans le processus créatif. Ainsi, le mariage données-créativité a encore une fois été au centre de toutes les conversations : comment trouver le juste équilibre entre les deux ? A quelle phase du processus créatif doit-on faire intervenir les données ? Comment mettre en place une culture marketing créative fondée sur les données et la collecte d’informations ? Autant de questions qui ont mobilisé les participants.

    Les données à l’honneur sur la Croisette

     Entreprises, agences et éditeurs se sont finalement ralliés à l’importance de l’utilisation de leurs données pour élaborer des campagnes percutantes et mesurables. Certains annonceurs ont d’ailleurs tenu leur propre conférence au Palais et sur la plage, orientant les discussions vers le rôle des données, des sciences, et des mesures de performances dans les domaines créatifs. D’autres ont rappelé la difficulté d’utiliser les données correctement sans une stratégie globale adaptée.

    Ce récent intérêt de la communauté créative pour le rôle des données offre un contraste saisissant avec les éditions précédentes, où certains acteurs respectés du secteur affichaient clairement leur scepticisme quant à un avenir où technologie et audace créative pourraient coexister pacifiquement.

    Ce revirement témoigne des progrès réalisés par les entreprises spécialisées dans les technologies de publicité et du marketing, et ce, dans un laps de temps relativement court, mais aussi une évolution des mentalités chez les directeurs marketing. En effet, les équipes marketing doivent désormais se battre sur deux tableaux : capter l’attention du public, tout en démontrant l’apport de ces interactions pour l’entreprise, afin de justifier leurs budgets.

    Au-delà de la grande scène, les emplacements de choix sur la Croisette et près du port ont été pris d’assaut par des entreprises du marketing et des technologies publicitaires, chacune vantant les mérites de leurs solutions d’analyse de données et expliquant comment ces dernières permettent aux annonceurs et aux agences de créer des campagnes davantage centrées sur le client.

    Publicité ou marketing : qui a triomphé à Cannes ?

     D’un point de vue technique, les participants ont sans doute souffert d’un trop-plein d’informations. Imaginez toutes ces sociétés éditrices de technologies dédiées à la publicité et au marketing entassées dans un espace réduit, luttant pour capter l’attention des visiteurs, et promettant chacune d’impressionnantes plus-values en matière de retours sur investissement, de ciblage et de personnalisation : de quoi offrir une première plutôt intense pour les non-initiés. Mettre en œuvre de nouvelles technologies et transformer les pratiques de travail est déjà un processus ardu et complexe en soi. Les entreprises technologiques doivent donc faire tout leur possible pour le rendre aussi simple que possible, afin que les clients puissent se lancer en toute confiance.

    Dans cette optique, les technologies de la publicité et du marketing ont chacune leurs mérites : les premières permettent d’orienter designs et concepts vers le bon public au bon moment, avec les canaux adéquats, tandis que les secondes permettent aux annonceurs d’utiliser les données issues de ces interactions pour fidéliser leur clientèle sur le long terme grâce à des processus à la fois automatisés et hautement personnalisés.

    Les marques qui combinent les deux dans le cadre d’une stratégie de données globale sont celles qui créeront les campagnes les plus efficaces.  Leur succès sera autant commercial que créatif et, surtout, leurs résultats seront démontrables.

    La prochaine génération de créatifs continuera de produire des concepts et des designs publicitaires étonnants et novateurs. Ce qui va changer, c’est que les agences bénéficieront de la certitude que leurs campagnes ciblent les bonnes personnes, avant même leur lancement. Certes, tout cela peut sembler moins romantique que la prise de risque et l’audace jusqu’ici si chères à ce secteur, mais cette évolution ouvre surtout la voie à des créations ayant un impact plus important.

     

  • Données personnelles comment se mettre en conformité ?

    Six étapes préalables pour aider les entreprises à se mettre en conformité avec le GDPR

    Par Arnaud Revert, président directeur général d’Iron Mountain France

    2018 est l’échéance à partir de laquelle les entreprises vont devoir se conformer aux nouvelles réglementations sur le traitement des informations personnelles qui, au regard des énormes volumes de données annoncés, pourraient avoir de lourdes implications pour n’importe quelle entreprise qui manipule des données personnelles.

    Pour bien comprendre l’impact du nouveau règlement général de l’UE sur la protection des données (GDPR) sur les processus de gestion de l’information des entreprises et comment l’appréhender dans un contexte réglementaire plus général, voici six étapes préalables pour les aider à se mettre en conformité.

    La première question à se poser est de savoir ce que sont les données personnelles et si l’entreprise en a en sa possession.

    Vient ensuite la question de savoir comment le règlement GDPR s’applique au cas particulier de l’entreprise. Il est vital à ce stade, de bien comprendre la terminologie employée : données personnelles, champ d’application territorial, demande d’accès des personnes concernées par les données, évaluation de l’impact sur la protection des données (DPIA), droit à l’effacement et à la portabilité des données, et consentement.

     L’étape trois consiste à se demander où les données résident dans l’entreprise. Il peut s’agir de données enregistrées sur des systèmes en interne, sur les terminaux personnels des salariés, dans des archives sur d’autres sites et dans des classeurs, ainsi que les informations stockées par des fournisseurs, des sous-traitants et des partenaires commerciaux.

    Les entreprises devraient établir une carte de leurs données pour toujours savoir où se trouve l’information et s’assurer de pouvoir gérer les risques et les surveiller en continu.

    Parallèlement, l’entreprise devrait faire le point des règles de rétention en vigueur et les actualiser, pour savoir que faire de l’information et combien de temps les conserver. L’objectif est de ne conserver les données personnelles et autres archives que le temps nécessaire avant de les détruire, en application des obligations légales, réglementaires ou contractuelles, et de pouvoir aussi s’en justifier.

    Enfin, il est crucial de sensibiliser les personnes concernées et de rester réactif. Pour s’adapter aux réglementations changeantes, les règles de rétention doivent rester dynamiques et évoluer avec le contexte.

    Même si le nouveau règlement général sur la protection des données de l’UE a pour objet de protéger le droit constitutionnel des résidents européens au respect de leur vie privée, sans établir des conditions de rétention spécifiques, tout défaut de conformité pourra avoir de lourdes implications, à la fois financières et sur leur réputation. Si bien qu’il est très important de s’accorder sur les règles de rétention des archives. Les entreprises doivent impérativement observer ces étapes dès maintenant, pour s’assurer de pouvoir identifier facilement la localisation des données personnelles au sein de leur organisation et comprendre quelles sont leurs obligations de gestion.

     

     

     

     

  • Comment adapter sa stratégie à un cycle de vente en pleine mutation ?

    La « réalité du terrain », socle de l’avenir numérique des entreprises

    par Mélanie Dhaisne, Responsable Marketing France chez Uniserv Gmbh


    Avec l’avènement du numérique, les enjeux qui attendent les entreprises sont de taille. Alors que les nouveaux acteurs du monde numérique prennent déjà aux sociétés solidement implantées les parts de marché traditionnelles, il est urgent pour une société de changer sa politique digitale afin de ne pas compromettre son activité. Seule une entreprise qui saura adapter sa stratégie, sa structure, sa culture et ses processus aux besoins numériques de ses clients pourra rester compétitive. Quels sont les facteurs de succès des entreprises numériques performantes face à ces changements? 

    Adapter sa stratégie à un cycle de vente en pleine mutation
    Le client attend de la part des entreprises un maximum de flexibilité, une réaction rapide, des offres personnalisées et bien entendu financièrement intéressantes de la part des entreprises. Son mode de vie étant d’ores et déjà fortement axé sur le numérique, il recherche des fournisseurs qui l’ont compris, et qui le soutiennent au quotidien. Lorsqu’une personne décide d’acheter un produit ou une solution, une grande partie du cycle de vente traditionnel s’est déjà écoulée sans qu’un seul mot ait été échangé avec un commercial. Le processus d’achat commence donc bien avant que le vendeur en ait la moindre connaissance.

    Adopter une approche marketing et commerciale nouvelle
    Pour ce faire, les entreprises doivent s’adresser à leurs prospects à tous les stades du parcours client, sous la forme d’informations sur mesure toujours diffusées au bon moment et au bon endroit. Mais attention, il ne s’agit pas ici d’inonder le client sous les différents argumentaires de vente. Il est important que les informations fournies présentent une valeur ajoutée pour le client potentiel, qu’elles le fassent avancer personnellement et professionnellement. Ce n’est que lorsque l’entreprise y parvient sur la durée que les prospects deviennent des clients.Or un tel service n’est possible que si les entreprises agrègent les connaissances, préférences et comportements qu’elles ont collectés sur leurs clients afin de constituer une vue complète à 360 degrés qui leur sert de base fiable et transparente pour la prise de décisions stratégiques à l’avenir.


    Gérer et analyser les données de façon professionnelle et fiable
    La transformation numérique passe inexorablement par une gestion professionnelle et une analyse fiable des données. Google et ses homologues l’ont bien compris : leurs modèles de gestion reposent sur le traitement judicieux du Big Data et des analyses, ce qui rend ces sociétés productives, compétitives et dynamiques. La solution pour parvenir à ce résultat réside dans l’interaction d’applications et de processus différents selon le scénario de gestion ou le secteur d’activité. `En marketing, par exemple, cette « chaîne de processus » commence par les prévisions de l’analyse prédictive qui permettent de prévoir les tendances à venir et de planifier puis exécuter les campagnes de manière ciblée. Les résultats des campagnes réalisées viennent ensuite alimenter des analyses exhaustives de Business Intelligence (BI). Ces données BI sont à leur tour intégrées dans la conception et la planification des campagnes futures et servent également de base aux décisions stratégiques de l’entreprise. C’est ainsi que la chaîne de processus s’articule. Ce scénario peut naturellement s’appliquer à l’optimisation des processus sans lien direct avec les clients, dans les domaines de l’informatique, de la logistique ou de la finance, par exemple.


    Prêter une attention toute particulière aux détails
    Les prévisions de l’analyse prédictive sont générées à partir de données internes, c’est-à-dire historiques. Les algorithmes nécessaires exploitent généralement environ 10 % de ces données à des fins d’apprentissage. Ce n’est que lorsque ces données d’apprentissage sont de qualité, c’est-à-dire univoques et exactes, que l’algorithme « apprend » correctement et génère des prévisions pertinentes. Si les données ne sont pas fiables, elles déclenchent une réaction en chaîne néfaste et dangereuse pour l’entreprise : des données non vérifiées (doublons, fausses adresses, etc.) génèrent en effet des analyses erronées, des campagnes qui manquent leur cible et, plus grave encore, de mauvaises décisions.


    Se fier à la réalité du terrain
    Pour éviter cette réaction en chaîne, l’entreprise doit se fier à la réalité du terrain. L’entreprise dispose alors d’une base correcte pour le processus d’analyse prédictive ainsi que pour l’exécution performante de campagnes marketing et d’analyses de Business Intelligence. La « réalité du terrain » en est le fondement et représente dès lors un facteur de succès essentiel pour la croissance du chiffre d’affaires et les nouveaux modèles numériques.

  • Quand l’intelligence géodécisionnelle bouleverse la connaissance client

    L’intelligence géodécisionnelle au service de l’expérience client

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    par
     Mélanie Dhaisne, Responsable Marketing France chez Uniserv Gmbh

     

     

    Les données client fournissaient jusqu’ici des informations concernant les transactions, les caractéristiques, les préférences et le comportement des clients ainsi que leur historique. Grâce à l’accès aux données de localisation et de navigation, les entreprises disposent désormais d’un nouvel avantage. Alors que la numérisation du monde est en cours et, par conséquent, la numérisation de l’entreprise, le monde réel et le monde virtuel des clients sont en train de fusionner.
    Des procédures comme les propositions d’achat en up et cross-selling, qui ont été utilisées avec succès dans les boutiques en ligne, peuvent maintenant être appliquées dans un supermarché ou un centre commercial. Dans ce contexte où la connaissance du client est toujours plus poussée pour parfaire son expérience et sa satisfaction, quelles nouvelles perspectives offre l’intelligence géodécisionnelle ?

    Les données géographiques, un atout pour la prise de décisions tactiques

    Les entreprises l’ont bien compris : plus que de simples informations spatiales utilisées à des fins de reporting, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». L’intelligence géodécisionnelle bouleverse la connaissance client traditionnelle et permet d’aller au-delà de la simple visualisation sur des cartes géographiques. Désormais, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». Aujourd’hui, on peut identifier le parcours client et l’enrichir de données stratégiques : Où va-t-il ? Qu’y achète-t-il ? Que recherche-t-il ? La géolocalisation décisionnelle aide à répondre à ces questions, et permet aux entreprises de créer des stratégies de séduction, à partir d’analyses toujours plus fines du comportement du consommateur.

    L’explosion du marché des objets connectés et des applications, de plus en plus performantes, ont rendu la donnée géospatiale plus accessible et donc plus facilement exploitable. Les premières applications de localisation géodécisionnelle visaient principalement les questions tactiques, comme l’optimisation de l’emplacement : dans quelle région habitent mes clients ? Quel est le pouvoir d’achat dans cette région ? Où se trouvent mes concurrents ? De telles problématiques intéressent en premier lieu le commerce, mais pas seulement. Les banques peuvent, par exemple, définir où se situe un quartier en crise par rapport à la solvabilité. Pour les assurances, il est important de savoir où les vols, les dommages engendrés par la foudre ou les inondations se produisent le plus souvent, pour une gestion des risques pertinente et un montant des primes d’assurance adapté. En logistique, la référence spatiale est essentielle pour l’optimisation des trajets et l’organisation.

    Du Big Data au Smart Data, des références spatiales à l’intelligence géodécisionnelle

    L’utilisation du smartphone a révolutionné l’utilisation des données et aujourd’hui, pour avoir accès des conseils personnalisés, des offres adaptées, ou des services – gratuits ou non – il est indispensable de donner ou recueillir quotidiennement des informations spatiales.

    L’Internet mobile assure la liaison entre l’information, le temps et l’espace, et permet l’utilisation opérationnelle de l’intelligence géodécisionnelle. Monde virtuel et réel tendent à fusionner et l’expérience client traditionnelle est boostée par l’expérience virtuelle. Ainsi, les mécanismes du commerce électronique passent d’un environnement de boutiques en ligne au monde réel et les applications innovantes fournissent des éléments sur le comportement des clients qui, jusqu’ici, n’étaient ni observables, ni mesurables. L’intelligence géodécisionnelle est devenue une composante essentielle qui permet de retrouver la trace des clients numériques.

    …Clients numériques qui laissent des traces géographiques bien visibles de leur passage.

    En marketing, les retombées de la publicité extérieure n’étaient jusqu’ici mesurables qu’indirectement et étaient difficilement mesurables. Désormais, avec l’Internet mobile, l’évaluation des performances peut être précise et même avoir lieu en temps réel. Quand un client utilise sa carte de fidélité dans une boutique, ce contact peut ensuite être utilisé pour créer une interaction avec lui. Il peut être incité à se rendre dans un point de contact situé à proximité du lieu où il se trouve, grâce à un bon de réduction par exemple. Bon de réduction qui permet à son tour d’enrichir le profil du client en le complétant par son profil de déplacement.

    Toutes les informations spatiales ainsi collectées et enregistrées dans le système CRM/CEM sont ainsi utilisables sur place pour d’autres cross- et up-selling, comme c’était le cas jusqu’ici sur les boutiques en ligne uniquement. Cette vision des clients à 360°, en permettant de mieux connaître leur comportement et leurs attentes, est la base d’une approche client locale améliorée et d’une interaction offrant de meilleures chances de renforcer l’expérience client.

  • Pourquoi la sécurité en mode SaaS est un enjeu majeur ?

    La sécurité des applications en mode SaaS : un axe stratégique

    Par Virginie Kiener, Responsable Marketing de la business unit Aspaway (Groupe Claranet)

    La généralisation de l’utilisation des applications SaaS est aujourd’hui une réalité concrète. Dans ce contexte, les éditeurs sont amenés à faire évoluer leurs offres pour délivrer leurs services dans le Cloud. Amorcer cette transformation vers le SaaS puis savoir en tirer le meilleur parti met les éditeurs face à des défis majeurs, qu’ils soient financiers, techniques ou bien commerciaux. Au-delà des évolutions organisationnelles, le passage au SaaS implique des changements en matière de responsabilité vis-à-vis des clients, c’est pourquoi la notion de sécurisation se positionne désormais comme une donnée stratégique.

    En effet, en proposant leurs offres en mode SaaS, les éditeurs vont devoir répondre à de nombreuses contraintes et prendre des dispositions pour proposer une qualité de service de premier plan ; que ce soit en matière de haute disponibilité, de sécurité des échanges de flux, de confidentialité des données archivées…

    Dans ce contexte, le choix de l’hébergeur est un élément clé. Considérant que les éditeurs de solutions SaaS doivent s’engager contractuellement sur de nombreux aspects dont la sécurité des données, il convient de cartographier précisément le dispositif de sécurité mis en œuvre par le prestataire d’hébergement pour garantir une parfaite sécurité des applications hébergées. À ce niveau, des qualités de service très différentes sont proposées. Attention à ne pas se tromper afin de ne pas avoir une qualité de service dégradée qui pourrait être reprochée à l’éditeur par ses utilisateurs.

    Votre prestataire doit démontrer sa capacité à répondre aux enjeux suivants : détection et réactions aux menaces liées à la cybersécurité, mise en œuvre des solutions rapides et efficaces, prévention des attaques par des tests réguliers des dispositifs mis en place.

    Ses engagements contractuels doivent être mesurables, mesurés et adaptés à votre taille, à votre activité et à la criticité des données concernées. Il pourra par exemple proposer des SLA personnalisés, des pénalités associées, sans oublier de présenter les scénarios de réversibilité des données.

    Au niveau de la confidentialité des données, il convient également de se pencher sur des aspects réglementaires et de vérifier qu’aucune législation particulière (au niveau de la nationalité de l’hébergeur et du lieu d’hébergement) ne compromet la confidentialité des données hébergées. Ce point a notamment fait couler beaucoup d’encre au niveau du Patriot Act aux États-Unis.

    Enfin, il faut trouver un partenaire capable d’accompagner l’éditeur dans sa croissance. Ainsi, il est nécessaire de s’appuyer sur des structures pouvant vous proposer une offre adaptée à votre maturité dans le SaaS. Un éditeur qui démarre dans le Cloud cherchera à optimiser les coûts, à adapter les grilles tarifaires et les modèles de rémunération de ses commerciaux : il optera pour une offre évolutive fonction de l’acquisition de ses premiers clients en SaaS. Les éditeurs dont l’offre SaaS est mature et les pureplayers rechercheront plutôt un prestataire capable d’absorber une forte montée en charge en assurant une parfaite sécurisation des flux échangés et stockés.

    Ces quelques éléments mettent en avant des notions fondamentales que les éditeurs vont devoir intégrer dans la mise en œuvre de leurs modèles SaaS. Cela leur permettra de positionner la sécurité au centre de leur dispositif et de s’appuyer sur des hébergeurs prenant toutes les garanties nécessaires pour fiabiliser leurs infrastructures.

  • Quand l’Internet des objets met un pied sur l’accélérateur …

    Les data centers : moteurs des véhicules connectés

    Par Fabrice Coquio, Président d’Interxion France

    L’écosystème de la voiture connectée se développe de plus en plus, les constructeurs, les opérateurs télécoms, les acteurs du digital et les assureurs entre autres, travaillent de concert pour répondre aux attentes des conducteurs en matière de services intelligents, tout en essayant de résoudre les problématiques de sécurité, de législation et d’efficacité.

    La commission européenne a prévu de lancer cette année un plan de développement pour accélérer la mise en circulation des véhicules connectés en Europe. De son côté, Gartner estime qu’un quart de milliard de véhicules connectés devrait être en circulation dans le monde d’ici 2020 !

    Ces quelques 250 millions de véhicules réserveront des places de stationnement, surveilleront les zones d’embouteillage et suggèreront les meilleurs itinéraires aux conducteurs pour rentrer chez eux. Cette technologie aura manifestement un impact significatif sur la diminution de l’encombrement de nos routes, en revanche la prolifération des données générées pourrait bien entraîner de lourds « embouteillages ».

    La multiplication de ces données combinée au reste de l’Internet des Objets laisse entrevoir l’ampleur du volume de données qui seront produites. À titre d’exemple, ABI Research prédit que l’IoT génèrera 1,6 zettaoctet de données pendant les 5 prochaines années, soit environ 1,6 milliard de téraoctets.

    Un pourcentage significatif de ces zettaoctets de données transitera via des data centers, ce qui les place au cœur de « l’Internet of Everything » ! Il est donc impératif de surmonter les défis susceptibles d’entraver l’expérience harmonieuse à laquelle s’attendent les utilisateurs du monde connecté.

    Bien sûr, la connectivité est un grand défi auquel une attention toute particulière doit être accordée. Connecter des véhicules à l’infrastructure intelligente d’une ville peut mettre l’infrastructure informatique à rude épreuve. Elle doit donc présenter une flexibilité suffisante pour permettre la gestion des flux variables du trafic de données. Seuls les opérateurs pouvant répondre à cette exigence seront suffisamment compétitifs, offrant un service fiable en temps réel, ce à quoi s’attendront les utilisateurs lorsqu’ils circuleront dans une ville embouteillée.

    Le second défi à relever est celui de la latence. En recevant les informations les plus récentes liées à la circulation routière par le biais d’une application mobile ou du tableau de bord de leur véhicule, les conducteurs disposent des informations et des prévisions leur permettant de prendre des mesures appropriées, qu’ils soient pris dans un embouteillage ou qu’ils souhaitent se rendre à la station-service la plus proche.

    Tout délai dans la transmission de ces informations au conducteur n’est pas seulement frustrant pour l’usager, mais il entraîne également des conséquences importantes pour les autorités responsables des transports, gérant la circulation dans les villes, et pour l’économie. Disposer d’un data center à proximité du centre-ville est un avantage clé pour s’assurer que les conducteurs tirent le meilleur parti des bénéfices offerts par la technologie des véhicules connectés.

    « L’Internet of Everything » a de façon métaphorique un pied sur l’accélérateur, et alors que le développement des véhicules connectés continue de s’accélérer, ces véhicules ne tarderont pas à faire partie de nos vies. S’assurer que les infrastructures fondamentales sont en place pour permettre un traitement fiable des données et le bon fonctionnement des dispositifs connectés est alors un impératif à prendre en compte dès maintenant.

     

     

     

  • Vous ne contrôlez plus vos données sur le cloud …

    La migration des données sensibles vers le Cloud : les points essentiels

    Christophe Auberger, Directeur Technique France, Fortinet

    Vous ne contrôlez plus totalement vos données à la seconde où ces dernières migrent vers le Cloud. Votre défi est d’évaluer si les économies et les convivialités associées à un stockage dans le Cloud compensent le risque supplémentaire qu’induit un stockage de vos données critiques et éléments de propriété intellectuelle hors de votre périmètre immédiat de contrôle.

    En classifiant vos données et en définissant les règles régissant les profils susceptibles d’accéder à vos données, de les modifier ou les supprimer, vous aurez une bonne idée du périmètre de vos données (valeur, pertinence et volume notamment).Vous devez ensuite décider du lieu de leur stockage. Avec l’avènement du Cloud, vous devez évaluer avec précision le risque de les héberger hors site. Le stockage dans le Cloud n’est pas un trou noir mystérieux qui se contente de mettre vos données « en ligne ». Vous devez, en effet, vous assurer de la parfaite sécurité de ces données.

    Accord de niveau de service : lire toutes les clauses !

    Chaque centre de données et fournisseur de stockage digne de ce nom devrait être capable de fournir un accord de niveau de service à toute épreuve et détaillé, indiquant notamment comment il gère vos données. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut aller voir ailleurs. N’hésitez pas à poser les questions qui fâchent : où sont situés les serveurs ? A quelle fréquence vos données sont sauvegardées ? Le stockage est-il sous-traité à un tiers ? Quelles sont les modalités du plan de reprise après sinistre ? Existe-t-il des onduleurs ? Renseignez-vous également sur les mesures de sécurité physique (murs de protections, verrous, etc.) et vérifiez les procédures de vérification des antécédents des collaborateurs. Les questions sont donc nombreuses, et si les réponses ne sont pas satisfaisantes, mieux vaut également aller voir ailleurs.

    Bien sûr, plus votre fournisseur de services se montre professionnel, plus la facture est salée. D’où l’intérêt de procéder à une classification des données. Les données les plus sensibles seront hébergées au sein d’un centre de données hyper-sécurisé tandis que les autres se contenteront d’un stockage standard. Vos données ne sont pas toute de valeur égale, ce qui vous permet donc de les répartir en différents endroits.

    Protéger les tuyaux

    Un autre risque potentiel dans le stockage de données hors site se trouve au niveau du lien Internet entre votre centre de données et vous, susceptible d’être piraté. Le chiffrement des données devient ainsi pertinent, tout comme l’authentification à deux facteurs en complément de votre passerelle de sécurité. Vous devrez certes investir davantage pour disposer de telles fonctions, mais vos données constituent un élément vital pour votre organisation non ? Votre entreprise pourrait en pâtir en cas de perte ou de fuites de telles données.

    Stockage dans le Cloud : vous n’avez plus le choix

    Le Cloud est devenu incontournable. La quasi-totalité des organisations disposent déjà de services applicatifs associés au Cloud et hébergeant des données hors-site. Salesforce, Xero et Microsoft 365 font parti de ces services en ligne qui gèrent les données pour vous. Mais c’est précisément ce que faisait également le site de rencontres Ashley Madison (bien qu’il ne s’agisse pas de données métiers dans ce cas…). L’année dernière, EMC a commandité une étude qui estimait le coût de la perte de données sur 12 mois et des indisponibilités associées à 55 milliards de dollars pour les entreprises australiennes. Les pertes de données à l’échelle mondiale ont progressé de 400%. La situation est plus que critique et toute initiative de maîtrise des risques est bienvenue.

    Classifiez vos données, protégez-les sur site et assurez vous de la bonne réputation de votre hébergeur Cloud et de la présence d’outils de sécurité pertinentes et de ressources adaptées. Toute autre option et vous risquez un désastre. Vous lui faites confiance pour votre vie en ligne, assurez-vous donc qu’il prenne cette responsabilité au sérieux.