Étiquette : données

  • L’impact de l’IA sur la relation client

    Comment Twilio réinvente la relation client avec l’intelligence artificielle ?

    Deliveroo, AirBnB, Arkea on Life… tous utilisent Twilio pour unifier les profils clients et personnaliser les messages.
    Avec plus de 300 000 clients et des centaines de millions d’interactions, Twilio est une plateforme d’engagement client qui permet aux plus grandes marques de créer des expériences personnalisées en temps réel à l’aide de nombreuses applications hébergées dans le cloud pour réaliser l’envoi de messages instantanés (WhatsApp) de SMS, d’emails etc.

    Les avantages sont palpables, que ce soit vis-à-vis des clients qui apprécient l’automatisation de leur parcours, ou des conseillers clients qui ont à disposition des données utiles.

    Avec l’arrivée de l’IA dans le spectre de la relation client, nous entrons dans une nouvelle ère, celle de la relation client augmentée ! Twilio a récemment annoncé le lancement de CustomerAI, un nouveau modèle relationnel s’appuyant sur l’IA pour répondre aux enjeux business et aux attentes des clients.
    L’enjeu est de taille et la relation client à distance n’a jamais été aussi prépondérante pour les marques.


    Décryptage avec Samantha Richardson, consultante en engagement client chez Twilio
    et Fabrice Frossard, expert en Technologies et innovations, membre de La Brigade Du Web.

     

    Fabrice Frossard : Avec l’inclusion de l’IA générative, quelles sont les évolutions que vous constatez en termes d’usage, sachant que l’IA n’est pas une nouveauté en soi ?

    Samantha Richardson : L’évolution est à plusieurs niveaux.
    Tout d’abord, l’ouverture de l’IA au grand public grâce à OpenAI permet à de nombreuses entreprises de combler le décalage technologique avec les early-adopters.
    À ce jour, 92 % des entreprises européennes utilisent l’IA, sous une forme ou une autre, pour personnaliser leur relation client et stimuler leur croissance selon le rapport 2023 sur l’Etat de la Personnalisation de Twilio.
    L’efficacité de l’IA GPT dépend de la qualité des informations au sein des bases.
    Il faut que les données soient exactes, complètes, fiables et à jour. L’objectif est que l’IA puisse réaliser une analyse efficace et rendre cette donnée activable. Ce qui est un défi pour de nombreuses entreprises.

    Seulement 5 % des entreprises utilisent la donnée « first party » et 97 % de la donnée collectée n’est pas utilisée de manière pertinente.
    Cela montre le chemin encore à parcourir pour que les entreprises soient matures sur le sujet. Enfin et surtout, nous assistons à un changement d’échelle dans le traitement de la donnée et des possibilités offertes par l’évolution de l’IA pour renforcer la relation client.

    « Utiliser l’IA revient à avoir un conseiller dédié par client » selon les dires de Joyce Kim, notre directrice marketing. Mais encore une fois, cela est possible à condition d’avoir les bonnes données clients pour analyser leur comportement d’achat afin de susciter l’engagement. C’est d’autant plus critique que selon un sondage que Twilio a réalisé récemment, 50 % des clients français souhaitent que l’utilisation de l’IA apporte une réponse plus rapide, et  48 % une réponse plus détaillée.
    La personnalisation arrivant en troisième position. Autrement dit, il faut absolument connaître et analyser la demande du client et lui répondre en fonction de son historique. Ici l’IA est une aide précieuse.

    FF : La connaissance client est le levier de la relation client, dans ce cadre quelle valeur apporte Twilio avec CustomerAI, Segment ou encore Flex ?

    Samantha Richardson :  Les professionnels de la relation client réfléchissent à ce sujet de la personnalisation depuis 25 ans. Personnaliser sur tous les points de contact en restant cohérent demeure l’enjeu principal.
    Mais, beaucoup d’entreprises échouent à personnaliser la relation client. Par exemple, lors d’un achat on me demande souvent ma date d’anniversaire. En contrepartie je m’attends à recevoir un message ce jour-là. Je n’en ai jamais eu. À l’identique, être renvoyé d’un téléconseiller à l’autre et redonner à chaque fois nos informations, est très frustrant.

    Désormais, avec l’IA nous apportons la connaissance nécessaire à la personnalisation des messages de manière pertinente. Comment ? Segment, notre plateforme de données clients de première partie fédère et consolide toutes les informations remontées par les différents canaux (contact, centre d’appel, chat, voix, magasins) et les restitue sur une seule plateforme. Cela permet à tous les membres d’une même entreprise d’accéder au même niveau d’information lors d’un contact avec le client. Par ailleurs, la nouvelle version de notre CDP permet aux entreprises de former des modèles d’IA avancés, mettre en place une segmentation précise et déployer des recommandations ainsi que des activations personnalisées de pointe sur l’ensemble de leurs canaux de communication.

    En puisant dans Customer AI, les messages, les produits, le scénario seront modifiés en fonction du profil du client s’il est connu ou du profil client à fort potentiel d’achat ou « golden profile ». L’IA sert ici à enrichir l’information, ce peut être des produits à montrer au client, des conseils ou autre. Toutes les données du client sont unifiées par notre ETL et stockées dans un datawarehouse pour à la fois garder l’historique et s’assurer de la qualité des informations qui seront partagées avec tous les systèmes en place soit actionnables.
    L’idée-force est la façon dont on utilise ces données pour apporter le meilleur service au client, ce n’est pas seulement de la technologie ou du marketing.

    FF : L’utilisation de vos plateformes augmente aussi les capacités et la qualité des interactions avec les clients

    Samantha Richardson : Absolument, nous pouvons réaliser des messages beaucoup plus personnalisés, créatifs et intelligents en nous appuyant sur les « golden profiles », à savoir : les profils de clients à haut potentiel de revenus, pour créer des audiences à la volée et élaborer automatiquement des campagnes.
    Pour les centres de contact, l’IA va diriger le client vers le bon interlocuteur. En effet, elle va fournir au conseiller  toutes les informations sur les clients.
    À titre d’exemple, 47 % des contacts d’Ikea sont gérés par l’IA. Le personnel est formé pour passer d’opérateur à consultant en design ou autre. Nous parlons de chatbot, de self-service depuis longtemps, mais aujourd’hui nous changeons d’échelle et avec l’IA GPT et prédictive, les parcours clients, les conversations, les messages, la personnalisation, l’identification des clients sont passées dans une nouvelle ère.

  • Surcharge d’informations : comment distinguer les signaux utiles du reste

    Quand le volume croissant de données rend la prise de décision trop complexe

    Une Etude menée par Oracle

    Une nouvelle étude sur les data et les dilemmes liés à la prise de décision intitulée
    « Decision Dilemma », menée par Oracle et par le rédacteur à succès du New York Times, Seth Stephens-Davidowitz, montre que les travailleurs se sentent submergés par la quantité de données et ne se trouvent pas suffisamment qualifiés pour les traiter, nuisant ainsi à leur qualité de vie et à leurs performances professionnelles.

    « Les travailleurs sont noyés sous les données », explique Seth Stephens-Davidowitz, expert en sciences des données et auteur de « Tout le monde ment » (« Everybody lies ») et de « Ne vous fiez pas à votre instinct » (« Don’t Trust Your Gut »). « Cette étude met en évidence que le volume écrasant d’informations ingurgitées par une personne au quotidien via ses recherches sur Internet, les alertes d’actualités, les remarques spontanées d’amis, etc., dépasse souvent la somme d’informations que le cerveau peut traiter. Nous sommes alors tentés de rejeter toutes ces données déroutantes, voire contradictoires, et de faire ce qui nous semble juste. Mais cela peut être une grossière erreur. Il a été prouvé à maintes reprises que nos intuitions peuvent nous égarer et la meilleure prise de décision nécessite une bonne compréhension des données pertinentes. Une première étape cruciale serait de trouver un moyen de maîtriser le flux de données à la disposition des entreprises pour les aider à distinguer les signaux utiles du reste. »

    Il ressort de cette étude réalisée auprès de plus de 14 000 salariés et dirigeants dans 17 pays, dont la France, que les décisions d’ordres personnel et professionnel deviennent difficiles à prendre, alors même qu’elles sont de plus en plus nombreuses.

    Le nombre de décisions que nous prenons se multiplie et l’augmentation du volume de données n’arrange rien

    Les sondés se sentent démunis face à la quantité de données et cette situation sape leur confiance. La prise de décisions devient dès lors largement plus compliquée et impacte négativement leur qualité de vie.

    • 63 % des Français (74 % dans le monde) disent que le nombre de décisions qu’ils prennent chaque jour a été multiplié par 10 au cours des trois dernières années et 75 % des Français (78 % dans le monde) pensent ne jamais avoir été autant bombardés de données provenant de sources différentes pour prendre des décisions.

    • 87 % des Français (86 % dans le monde) déclarent que le volume de données rend les décisions d’ordres personnel et professionnel beaucoup plus compliquées et 48 % des Français (59 % dans le monde) admettent être confrontés plus d’une fois par jour à un dilemme, c’est à dire qu’ils ne savent pas quelle décision prendre.

    • 39 % des Français (35 % dans le monde) ne savent pas à quelles données ou sources se fier et 71 % (70 % dans le monde) ont déjà renoncé à prendre une décision, car le volume de données était trop important.

    • 79 % des Français (85 % dans le monde) estiment que cette incapacité à prendre des décisions a des répercussions négatives sur leur qualité de vie ; elle provoque des pics de stress (38 % en France vs 36 % dans le monde), gâche des opportunités (27 en France vs 33 % dans le monde) et pousse à des dépenses inutiles (16 % en France vs 29 % dans le monde).

    Par conséquent, 91 % des Français (93 % dans le monde) ont changé la façon dont ils prennent des décisions au cours des trois dernières années ;
    35 % des Français (39 % dans le monde) ne consultent désormais que les sources en lesquelles ils ont véritablement confiance
    et 32 % en France (29 % dans le monde) se fient uniquement à leurs intuitions.

    La détresse liée à la prise de décision crée une inertie organisationnelle. 

    Les dirigeants d’entreprise souhaitent que les données soient utiles et savent qu’elles sont essentielles au succès de leur entreprise, mais ils ne sont pas convaincus de disposer des outils pour réussir, ce qui sape leur confiance et leur capacité à prendre des décisions opportunes.

    • 81 % des dirigeants d’entreprise en France (85 % dans le monde) ont déjà souffert d’avoir pris certaines décisions (regrets, sentiment de culpabilité et remise en question pour une décision qu’ils ont prise l’année dernière) et 94 % en France (93 % dans le monde) pensent qu’il est essentiel pour le succès d’une entreprise d’avoir les bonnes informations au moment de prendre des décisions.

    • 96 % en France (97 % dans le monde) veulent que les données, les aident à prendre de meilleures décisions (37 % en France vs 44 % dans le monde), à réduire les risques (42 % en France vs 41 % dans le monde), à prendre des décisions plus rapidement (30 % en France 39 % dans le monde), à gagner plus d’argent (33 % en France vs 37 % dans le monde) et à se préparer à l’imprévu (34 % en France vs 29 % dans le monde).

    • En réalité, 71 % des dirigeants d’entreprise en France (72 % dans le monde) admettent que le volume considérable de données et leur manque de confiance dans les données les ont déjà complètement empêchés de prendre des décisions et 87 % en France (89 % dans le monde) pensent que le nombre croissant de sources de données entrave le succès de leur entreprise.

    • La gestion de différentes sources de données nécessite des ressources supplémentaires pour collecter toutes les données (32 % en France vs 40 % dans le monde), ralentit la prise de décision stratégique (36 % en France et dans le monde) et augmente le risque d’erreurs (24 % en France vs 26 % dans le monde).

    • Les dirigeants d’entreprise ne pensent pas que l’approche actuelle en matière de données et d’analyse réponde à ces problèmes. 77 % (en France et dans le monde) jugent que les tableaux de bord et les graphiques à leur disposition ne sont pas toujours directement liés aux décisions à prendre et 70 % en France (72 % dans le monde) estiment que la majorité des données disponibles ne sont vraiment utiles que pour les experts en données (data scientists ou professionnels de l’IT) en mesure de les interpréter et de les exploiter.

    • Les dirigeants d’entreprise sont conscients que cette situation doit changer. Ils pensent que les bonnes données et informations peuvent les aider à prendre de meilleures décisions en matière de RH (89 % en France vs 94 % dans le monde), de finance (89% vs 94% dans le monde) et d’expérience client (84% en France vs 93 % dans le monde) .

    Sans données pertinentes, les décideurs jettent l’éponge

    La collecte et l’interprétation des données conduisent les travailleurs à leur point de rupture à un moment où les enjeux sont incroyablement élevés pour les dirigeants d’entreprise.

    70 % des sondés en France et dans le monde indiquent être dépassés par les tâches ardues que sont la collecte d’autant de données et leur interprétation en vue de prendre les bonnes décisions

    • Ce phénomène est particulièrement patent dans le monde des affaires. 83 % des dirigeants d’entreprise en France (78 % dans le monde) constatent que leurs collaborateurs prennent souvent des décisions et cherchent ensuite des données pour étayer leurs choix, 77 % des salariés français (74 % dans le monde) pensent que les entreprises prennent des décisions en privilégiant l’opinion de la personne la mieux rémunérée plutôt que les données et 24 % estiment que la plupart des décisions prises dans les entreprises sont irrationnelles.

    • La situation est tellement difficile que 64 % des travailleurs dans le monde (mais seulement 34 % en France) et 70 % des dirigeants d’entreprise (contre… 44 % en France) préféreraient que toutes ces difficultés disparaissent et qu’un robot, ou IA, prenne les décisions à leur place.

    • Malgré leurs frustrations face aux données dans leurs sphères personnelle et professionnelle, les répondants se rendent compte que sans données, leurs décisions risqueraient d’être moins précises (41 % en France vs 44 % dans le monde), de moins porter leurs fruits (14 % en France vs 27 % dans le monde) et de conduire à plus d’erreurs (35 % en France vs 39 % dans le monde).

    • Elles pensent également qu’une entreprise qui utilise la technologie pour prendre des décisions en se fiant aux données est plus digne de confiance (63 % en France vs 79 % dans le monde) et sera plus performante (67 % en France vs 79 % dans le monde). En outre, elles envisageraient plus sérieusement d’investir dans une entreprise avec une telle approche (63 % en France vs 76 % dans le monde), de s’y associer (65 % en France vs 77 % dans le monde) ou d’y travailler (65 % en France vs 78 % dans le monde).

     

  • Plus nous partageons sur les réseaux sociaux , plus le marché des données illégales devient attractif

    Payer avec des données : parce que sur Internet, rien n’est jamais « gratuit »

    Par Arnaud Le Hung, Senior Channel Account Manager, BlackBerry

    Vingt dollars, c’est ce que rapporte l’intégralité des données sur l’identité d’une personne à un cybercriminel sur le marché noir.
    Les pirates achètent des ensembles de données sur le dark web et les revendent. Trop souvent, nous nous mettons en danger en partageant nos données personnelles en ligne.

    Sur internet, rien n’est gratuit – pas même nos réseaux sociaux comme WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Facebook. Dès l’instant où l’on « accepte » les conditions d’utilisation, on accepte que ces entreprises utilisent et vendent ces données à d’autres entités, qui finalement en savent souvent plus sur nous que nous ne pourrions le penser. Si les données sont le nouvel or, Mark Zuckerberg serait l’Oncle Picsou. Par ailleurs, il est aussi probable qu’il ne s’agisse pas uniquement d’une personne ou une organisation qui se cache derrière la collecte de données, mais d’un pays entier.
    En effet, TikTok appartient à une entreprise d’État chinoise : le pays sait tout sur ses utilisateurs.

    ll faut donc être conscient des risques et s’informer sur les moyens de se protéger, afin de garder le contrôle sur ce qui est partagé, et donc ne pas laisser les données se perdre dans les méandres d’internet.

    Le facteur omniscient

    La vente de données se traduit généralement par des publicités de manière relativement inoffensive. Il y a quelques années, en surfant sur le web, les utilisateurs rencontraient des publicités aléatoires à foison.
    C’était comme recevoir une pile de prospectus dans sa boîte aux lettres, et cette pile était la même pour tout le monde. Aujourd’hui, il y a un facteur omniscient qui dépose dans votre boîte aux lettres exactement les annonces qui correspondent à vos recherches. Ce facteur connaît vos centres d’intérêt, les personnes que vous fréquentez, il sait où vous êtes allé, pire encore il sait des choses sur vous que vous ne savez même pas vous-même.
    L’anecdote rocambolesque de Target, le supermarché américain, en est une impressionnante démonstration : l’entreprise a envoyé des bons de réduction pour du matériel de puériculture à une adolescente vivant chez ses parents – alors que ces derniers ne savaient pas (encore) qu’ils allaient devenir grands-parents. Gênant !

    Mais cela peut aussi se révéler bien plus dommageable. Aux Etats-Unis, il y a quelques années, des criminels ont volé les données personnelles d’employés d’une grande entreprise de médias. Sur le moment, il ne semblait pas y avoir de conséquences spécifiques, jusqu’au jour où de nombreux salariés ont constaté des cas d’usurpation d’identité plusieurs mois après cet incident.

    Plus nous partageons…

    … Plus le marché des données illégales devient attractif. En effet, elles sont de plus en plus riches, ce qui permet aux criminels de commettre de plus en plus de fraudes. Ces données proviennent souvent de sources qui semblent gratuites, comme les applications des réseaux sociaux. Chaque « J’aime » sur Facebook, TikTok ou Instagram constitue une nouvelle ligne dans le livre de Big Data d’un individu. Et chaque ligne supplémentaire brosse un portrait plus net d’une identité numérique, ce qui devient in fine un atout plus précieux pour les cybercriminels.

    Par conséquent, il est plus que recommandé de faire attention aux informations personnelles que l’on partage. Il faut veiller à ce que les paramètres de confidentialité soient rigoureusement mis à jour, et mettre à jour les logiciels le plus régulièrement possible. La quasi-majorité des utilisateurs se précipite sur les avis de confidentialité et les formulaires de conformité lors de la création de leurs comptes pour des achats en ligne, des forums, des cartes de fidélité et autres. Bien que ces conditions semblent interminables à parcourir et que le temps manque pour beaucoup, il est impératif de prendre le temps de cocher (ou non) les cases qui éviteront que les données personnelles soient partagées en dehors de l’entreprise en question. Plus encore, il faut toujours être vigilant et attentif aux tentatives de phishing ou d’ingénierie sociale qui peuvent compromettre la sécurité des données privées et professionnelles.

    Pour toutes ces raisons (et tant d’autres) nous devrions mettre en pratique les formations cybersécurité reçues dans le cadre de nos activités professionnelles et les appliquer dans notre vie personnelle en ligne. Après tout, les cybercriminels n’ont pas de barrière à cette vie privée/vie professionnelle – des données restent des données, qui ont une valeur financière non négligeable.

     

  • Données personnelles : le temps des sanctions ?

    Que nous disent ces différentes décisions sur la protection des données personnelles ?

    Selon Arnaud Marquant , Directeur des opérations KB Crawl SAS

    Les sanctions de la CNIL auprès des entreprises ne respectant pas le RGPD se multiplient. Une étape dans l’acculturation des organisations au respect des données personnelles, que la journée mondiale du 28 janvier (« Data Privacy Day ») permet d’évoquer.

    Depuis plusieurs mois, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) multiplie les sanctions à l’attention d’entreprises ne respectant par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Le 15 septembre 2022, elle attribuait une amende record de 405 M€ à Instagram pour divulgation publique d’adresses de mails et/ou de numéros de téléphone. Le 20 octobre, elle sanctionnait la société Clearview AI pour collecte de données de personnes se trouvant en France. Un mois plus tard, Discord INC ainsi qu’EDF étaient priées de s’acquitter respectivement de
    800 000 € et  600 000 €. Au mois de décembre dernier, la CNIL sanctionnait entre autres Microsoft, Apple, TikTok et la société Voodoo…

    Discord : les données de 2,5 millions de comptes français conservées

    Que nous disent ces différentes décisions sur la protection des données personnelles ?
    D’abord que le « gendarme » français de nos données, à savoir la CNIL, se montre extrêmement vigilant quant au respect des textes en vigueur, édictées en avril 2016 avant d’être appliqués en 2018. Prenons l’exemple de Discord : après contrôle de la CNIL, l’entreprise s’est révélée dans l’incapacité de respecter la durée de conservation des (très nombreuses) données qu’elle véhiculait au quotidien – à savoir des échanges oraux, à la fois de nature professionnelle et personnelle. Elle a notamment relevé que les informations de près de 2,5 millions de comptes français inutilisés depuis plus de trois années avaient été conservées par l’entreprise américaine.
    La CNIL a aussi noté que Discord avait manqué à son obligation d’information sur les durées de conservation, et que l’application vocale demeurait connectée à l’ordinateur lorsque l’utilisateur avait fermé la fenêtre. La sécurité des données personnelles a par ailleurs été pointée du doigt dans la mesure où le mot de passe de l’entreprise n’était pas suffisamment robuste (aucune variation entre les types de caractères n’était exigée), et qu’aucune étude d’impact relative à la protection des données n’avait été diligentée par Discord.

    Le temps du respect du RGPD est venu

    Bien que relativement modeste eût égard aux quelque 400 M€ réclamés à Instagram par la CNIL, l’amende infligée à Discord pointe une différence d’approche patente entre la protection des données telle qu’elle est pratiquée au sein de l’Union Européenne, et celle qui est en vigueur Outre-Atlantique. Des organisations telles que Microsoft, Apple ou encore Clearview relèvent clairement d’une culture juridique où l’orientation business prédomine sur la défense du consommateur, c’est-à-dire du citoyen. Après quelques années au cours desquelles certaines pratiques ont été constatées sans engendrer de sanctions, nous sommes semble-t-il entrés dans une autre séquence. Estimant sans doute que les organisations – notamment celles qui sont basées hors de l’UE – ont largement eu le temps de s’acculturer au RGPD, la CNIL fait valoir son droit de faire respecter strictement la loi continentale. Une nouvelle que l’ensemble des délégués à la protection des données (DPO) doivent désormais pleinement intégrer, surtout en cas de retard de mise en conformité au sein de leur entreprise…

    C’est sur ce point sans doute que les organisations (françaises comme étrangères) doivent actuellement se montrer vigilantes. La Journée Européenne de la Protection des Données à Caractère Personnel (Data Privacy Day) de ce 28 janvier est là pour nous rappeler combien les données personnelles relèvent d’un bien spécifique, sanctuarisé, précieux, dans un contexte tout à la fois marqué par une recrudescence des cyber-attaques, une instabilité internationale qui perdure et des transitions plurielles à mener.

    Au passage, cette journée symbolique du 28 janvier rappellera aux veilleurs comme aux entreprises férues d’intelligence économique la nature exacte de leur rôle lorsque des recherches sont opérées. Il est en effet de la responsabilité de chacun que les outils de curation utilisés ne captent pas de données personnelles, encore moins que celles-ci ne se retrouvent stockées au sein de serveurs professionnels. Une évidence qu’il est toujours bon de conserver à l’esprit…

  • Comment s’annonce 2023 pour la gestion des données ?

    Quelles seront les 5 principales tendances de la gestion des données en 2023 ?

    Selon Irina Slavitch, Experte en data integration chez Fivetran

    Malgré l’incertitude économique actuelle, 2023 exigera de nous de faire toujours plus avec les données dont nous disposons : que nous les protégions mieux et que nous trouvions de nouvelles façons de découvrir des informations grâce à une meilleure gestion des données. Les tendances 2022 se poursuivront cette année. En 2023, tout le monde devra être agile avec ses données.  Et avec plus d’outils et une meilleure intégration, de nombreuses entreprises constateront une amélioration des résultats de leurs déploiements dans le cloud.

    L’adoption de l’Intelligence Artificielle et du Machine Learning se poursuivra

    En 2023, l’économie ne changera pas la tendance à l’adoption de l’IA et les opportunités de croissance. Il y a trop d’élan et d’investissements dans la Data Science malgré les vents contraires. Des entreprises comme Amazon et Walmart ont démontré comment améliorer la vente au détail en exploitant les données, et Amazon a partagé des lignes directrices pour guider les professionnels du marketing. Des modèles préconçus sont disponibles sur AWS, via Google Cloud et sur Azure pour que chacun puisse les utiliser et accélérer ses initiatives de Machine Learning.

    La croissance des Data Warehouses sera moteur

    Il fallait autrefois un budget à sept chiffres pour acheter et configurer un bon data warehouse. Aujourd’hui, le cloud permet d’accéder à des systèmes évolutifs à la demande qui peuvent fournir une puissance à court terme en cas de besoin, sans investissement à long terme dans les systèmes. Le passage à l’ELT (extract, load, transform) donne aux analystes de données plus de flexibilité pour extraire les informations dont ils ont besoin et la possibilité de jouer un rôle plus actif dans le traitement des données. En même temps, avec toutes ces données qui affluent, le CDC (change data capture) devient plus important pour maintenir la cohérence et la fiabilité avec un flux constant de données en continu.

    La confiance et la gouvernance des données seront nécessaires

    Nous assisterons à la croissance et à l’amélioration d’outils qui aident les analystes à tirer parti des données, notamment Atlan, Collibra, Alation et d’autres logiciels de catalogage des données. L’ajout de métadonnées rend les données plus faciles à utiliser et à valoriser. Dans le même temps, on doit être en mesure d’observer l’exactitude des données au fur et à mesure qu’elles passent par un système, afin de pouvoir faire confiance aux données. Et la gouvernance des données deviendra de plus en plus importante.

    Les données en continu deviendront essentielles

    À mesure que les entreprises cherchent des moyens de réagir rapidement aux besoins des clients et de reconnaitre leurs comportements, l’accent sera mis sur l’analyse des données à la minute, l’observation de la courbe des revenus et de l’évolution des tendances à chaud. Si votre carte est utilisée pour acheter quelque chose à Strasbourg, puis utilisée à Lyon cinq minutes plus tard, c’est un signal fort de fraude. Mais il est également important, dans le secteur industriel, sur les marchés de l’énergie et même dans le secteur des biens de consommation, d’examiner comment les chaînes de production fonctionnent, quels sont les prix qui varient et quels signaux de données indiquent un problème qui nécessite une intervention. La centralisation des données en continu aidera les entreprises à signaler les incidents pendant qu’ils se produisent.

    Les licences permanentes sont en voie de disparition

    La pratique consistant à acheter et à exploiter des serveurs sur site va disparaître à mesure que des entreprises comme SAP et Oracle font passer une majorité de clients de contrats de licence à des offres SaaS. L’accélération de cette évolution vers l’abandon des licences on-prime permettra aux éditeurs de logiciels professionnels de mieux concurrencer des entreprises comme Workday ou ServiceNow, et aux clients de reporter des investissements importants compte tenu de l’économie incertaine.

    Compte tenu de tous les changements survenus au cours des dernières années, nous verrons comment tout cela évoluera. Mais nous pouvons affirmer que la gestion des données sera un aspect important de la stratégie de chaque entreprise. Les outils de gestion de données efficaces aideront les entreprises aux budgets limités à surmonter tout ralentissement économique. L’utilisation accrue de la technologie cloud aidera les entreprises à optimiser leurs budgets grâce à la tarification dynamique. Et les gens se tourneront davantage vers leurs données pour soutenir leur activité et réagir rapidement à la prochaine évolution du marché, où qu’elle se produise.

  • CDP : propriétaire ou sur étagère ?

    Faut-il développer ou acheter sa plateforme de données client ?

    Selon Cedric Demeulenaere, Directeur Général Europe du Sud et Ouest Acquia

    La fin des cookies tiers, programmée pour 2024, va obliger les marques à exploiter les données « first-party » recueillies au sein de leur propre écosystème digital.
    Plus opportunes et plus précises, ces données propriétaires permettent à coup sûr de mieux comprendre les attentes des clients, afin d’offrir à chacun des expériences fortement personnalisées, pertinentes et génératrices de confiance. Toutefois, pour parvenir à ce résultat, il est d’ores et déjà recommandé de disposer d’une plateforme de données client (ou CDP) : la solution idéale pour prendre en temps réel les bonnes décisions marketing et métier, tout en développant en permanence une connaissance à 360° de ses clients.

    Dès lors, une question se pose : faut-il développer sa propre CDP, ou apparaît-il plus judicieux d’acheter l’une des solutions disponibles sur le marché ? Une chose est sûre, dans un univers digital de plus en plus concurrentiel et réactif, le facteur temps se révèle crucial. Solution propriétaire ou sur étagère ? 

    Les responsables IT préconisent bien souvent la construction d’une CDP en interne, estimant que celle-ci se résume à une simple extension des systèmes existants. Les intervenants métier, quant à eux, ont tendance à penser qu’une stratégie « Do It Yourself », trop coûteuse et chronophage, se révélera au final peu efficace.  En réalité, « développer ou acquérir » est rarement une question de type « tout ou rien ». Aussi complète soit-elle, une solution CDP existante nécessitera toujours d’y ajouter quelques connecteurs personnalisés. Et, toute application maison devra intégrer au moins un logiciel fourni par un éditeur. Concrètement, il faut donc plutôt s’interroger sur les capacités requises pour accéder facilement aux données dont on a besoin, au moment où on en a besoin.

    Que faut-il attendre d’une CDP ?

    Dans le nouveau paysage « data-driven » du marketing, où fidélisation et croissance s’appuient sur la collecte et l’analyse des données, que doit-on attendre d’une CDP performante ? En premier lieu, elle doit pouvoir extraire des informations de tous les canaux existants et interagir avec eux, mais aussi transmettre en temps réel les données des profils clients à d’autres applications marketing. Pour développer une CDP en interne, l’équipe IT devra notamment construire des connecteurs, ainsi que des fonctions de déduplication et de segmentation : autant d’éléments que l’on retrouve aujourd’hui sur le marché et qui correspondent à des CDP élémentaires.

    Bien mesurer les coûts

    Inutile de se mentir plus longtemps. Construire soi-même une CDP peut coûter très cher, et ce quelle que soit l’option retenue : utiliser ses ressources internes, confier le projet à un intégrateur système ou encore à une société de développement de logiciels. Au coût de développement initial, s’ajoutent les dépenses permanentes, en personnel et en matériel, nécessaires pour assurer le fonctionnement des systèmes sur le long terme. Alors qu’en cas d’achat d’une solution CDP, ces éléments sont généralement fournis pour un faible coût, voire gratuitement. Par ailleurs, si l’on mobilise des ressources internes sur ce type de projet, elles ne seront plus disponibles pour améliorer l’expérience digitale des clients ou encore développer des solutions génératrices de revenus. Mieux vaut donc investir dans une CDP de haute qualité disponible sur le marché, et dégager ainsi du temps pour ses équipes afin qu’elles créent des logiciels et des fonctionnalités qui ne peuvent être obtenus ailleurs.

    Gagner du temps sur la concurrence

    Autre point essentiel, le timing : l’intégration et la mise en œuvre seront toujours plus longues avec un système personnalisé qu’avec un produit prêt à l’emploi. Il convient donc, en cas de développement maison, de quantifier la perte de valeur liée au déploiement tardif d’une CDP. Une plateforme de données client permet d’acquérir des informations essentielles sur les comportements de chacun, et donc d’accroître ses parts de marché et ses revenus en conquérant et en fidélisant davantage de monde. Pendant combien de temps pensez-vous pouvoir vous passer de ces informations, surtout si vos concurrents en disposent déjà ?

    Accorder la priorité à l’intelligence business

    Enfin, la meilleure solution CDP pour une entreprise, c’est toujours celle qui permet au plus grand nombre d’utilisateurs d’accéder aux informations présentant le plus de valeur. En l’espèce, le machine learning et la modélisation prédictive se révèlent essentiels. Quels produits recommander ? Quand envoyer des messages ? Comment gérer les campagnes et optimiser le parcours client ? Avec le machine learning et les capacités issues de l’intelligence business, une marque obtient désormais – dans l’instant – toutes les réponses qui favorisent l’engagement de ses clients. En résumé : fiez-vous à l’intelligence des solutions CDP du marché.

     

     

  • Data privacy : je t’aime moi non plus 

    Données personnelles: le paradoxe français 

    Par : Mourad Jaakou, General Manager – Axway

    Les Français veulent de plus en plus de services accessibles disponibles sur Internet, une expérience client riche et sans couture, ou encore des applications mobiles pratiques qui leur font gagner du temps, mais ils sont en même temps devenus très vigilants sur le partage de leurs données personnelles. Est-ce un paradoxe ou le signe qu’un cercle vertueux reste à créer ?

    Depuis 2009, la part de Français à utiliser le numérique n’a cessé de croître, à en juger par la dernière édition du Baromètre de la confiance des Français dans le numérique de l’ACSEL. Aujourd’hui, ce baromètre révèle que les Français montrent un intérêt toujours accru pour les activités réalisées sur Internet. Déjà très élevés en 2021, les niveaux d’usages numériques continuent d’augmenter en 2022 :

    • 94 % des personnes interrogées ont recours à l’e-banking (+ 1 point),
    • 93 % ont adopté l’e-administration (égal à l’année passée),
    • 91 % optent pour l’e-commerce (+ 3 points),
    • 87 % utilisent les réseaux sociaux (+ 2 points),
    • 83 % utilisent les messageries instantanées (+ 1 point).

    Et la progression la plus importante est à mettre au crédit des services faisant appel à l’IA. En effet, ces derniers affichent une progression de 6 points par rapport à l’année précédente, et sont utilisés par 70 % des Français.

    Pourtant, à y regarder de plus près, cette adoption majeure des services numériques peut trouver une de ses raisons dans le fait que les Français sont de plus en plus sensibilisés aux apports des nouvelles technologies… et qui dit « meilleure appréhension des nouvelles technologies » dit également « meilleure connaissance des risques encourus ».

    Banque, santé, e-commerce : des attentes paradoxales

    Interrogés fin 2021, 8 Français sur 10 souhaitaient pouvoir comparer facilement les services bancaires et financiers et passer de l’un à l’autre en toute simplicité. En approfondissant, on se rend compte que les Français plébiscitent dans ce que l’on appelle l’Open Banking, La facilité de comparaison entre leur banque et d’autres banques (43,5%), la facilité de comparaison entre les différents services financiers, la capacité de passer d’un service à un autre facilement (41%) et la facilité de paiement à travers des moyens multiples (26,5%).

    Pourtant, selon cette même étude, plus de 60% pointaient du doigt comme un réel problème le fait que l’ensemble de leurs informations financières et bancaires soient accessibles depuis un point unique, évoquant le manque de contrôle sur l’usage qui est fait de leurs données personnelles.

    Le même paradoxe se retrouve dans le domaine de la Santé. Conscientes des opportunités offertes par la transformation numérique de ce secteur, 70,1% des personnes interrogées attendent des différentes solutions numériques de santé qu’elles disposent de données actualisées en temps réel afin d’améliorer la communication entre les services, de réduire les erreurs humaines, et de simplifier les démarches relatives à la prise en charge du patient.

    Seulement voilà, ces services vont de pair avec les questions de stockage de données, ou d’accès aux données. Et là, les Français se montrent plus que frileux. Ils sont par exemple 45% à préférer que leurs données ne soient pas connues lors d’un examen médical, afin de garantir un diagnostic sans parti pris préalable. Quant à la sécurité, les nombreuses affaires impliquant des fuites de données médicales ont eu raison des plus « confiants ».

    Et le secteur du e-commerce ne fait pas non plus exception à ce même paradoxe “nouveaux services vs maîtrise des données”. De façon générale, les Français ne sont pas vraiment opposés à la collecte de leurs données par les entreprises, pour autant que cela leur apporte un meilleur service (78,8 %). Il faut donc que ces dernières soient en mesure de leur apporter des services ou des produits mieux ciblés, avec des promotions qui tiennent compte de la fidélité ou des habitudes de consommation…

    Seulement voilà, dès qu’il s’agit de sujets sensibles comme la banque ou la santé, on refuse de confier ses données sans garanties. Inévitablement, l’innovation finit rapidement par piétiner.

    La confiance, la meilleure clé pour sortir de l’impasse

    Présenté ainsi, le dilemme semble inextricable et les deux paradigmes – plus de services mais moins d’informations confiées – semblent irréconciliables… un réel nœud gordien !

    Et pourtant, lorsque l’on se penche plus précisément sur les raisons invoquées par les Français pour refuser de donner un libre accès à leurs données personnelles, il ressort toujours deux raisons majeures, et ce quel que soit le secteur : la question de la sécurisation du stockage des données et celle du manque de transparence dans l’utilisation de ces données.

    Ainsi, la confiance entre les différentes parties est la clé qui permet d’ouvrir la porte entre ces 2 positions. Oui, mais voilà, la confiance se construit et d’aucuns diront que la confiance en soi n’existe pas, mais qu’il n’existe que des preuves de confiance.

    Vers une piste pour une meilleure confiance : des API bien construites, sécurisées et transparentes

    Les preuves de confiance ne vont pouvoir se matérialiser qu’au travers d’une reconnaissance mutuelle.  C’est là que les API entrent en jeu.

    Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite s’acheter un véhicule en ligne sur le site du constructeur. Une fois qu’il aura configuré sa voiture, le site saura lui proposer un financement, plusieurs types d’assurances et différents services… en échange, bien évidemment, de données personnelles pour personnaliser les offres. Or, cette capacité à proposer une offre étendue va s’appuyer sur l’utilisation de plusieurs API, chacune d’entre elles faisant la jonction avec l’organisme qui proposera le service.

    Pour établir la confiance mutuelle qui, seule, permettra au cycle de vente d’aller à son terme, il est indispensable que le consommateur sache à qui il va transmettre ses informations et à quoi elles vont servir.

    Or une API bien conçue va permettre d’offrir cette transparence et de surcroît garantira une réelle sécurité et une véritable confidentialité des données. La sécurité des API est donc une priorité absolue : leur protection doit être simple, leur gestion doit offrir visibilité, contrôle et surveillance automatisée de bout en bout. Protéger les actifs API contre les menaces de sécurité est le meilleur moyen de garantir la confidentialité des données personnelles qui sont exposées.

    Les entreprises doivent rassurer leurs clients et cela peut prendre différentes formes : petit texte pédagogique inséré dans le formulaire automatisé expliquant pourquoi cette donnée est indispensable, pop-up indiquant les normes de sécurité et confidentialité qui s’appliquent (parfois… à usage unique : on vérifie simplement qui se connecte), logo de labels que le client peut reconnaître…

    Le consommateur, ainsi vraiment informé, pourra alors accorder sa confiance et pourra se concentrer sur les bénéfices attendus.

     

     

     

  • Facebook, Istagram, Twitter, Google… comment prendre le contrôle de son patrimoine numérique ? 

    Comment prendre le contrôle de son patrimoine numérique tout au long de sa vie et au delà ?

    Selon Benoit Grunemwald Expert en Cyber sécurité chez ESET France

    Avez-vous réfléchi à ce qu’il adviendra de votre existence numérique après votre décès ? Voici comment mettre de l’ordre dans vos affaires numériques sur Facebook, Google, Twitter et autres principaux services en ligne.

     Ce n’est pas facile à dire, mais nous allons tous mourir un jour. Et une fois mort, pourquoi devrions-nous nous soucier de notre présence sur les réseaux sociaux ? Si nous ne planifions pas ce qu’il adviendra de notre empreinte numérique, c’est à nos proches qu’il reviendra de passer par ce processus douloureux. En plus de leur chagrin et des formalités administratives habituelles, ils devront s’occuper des comptes Facebook, Twitter, Apple ou autres que vous possédiez. Ainsi comment gérer notre héritage numérique en amont ?

    1.       Facebook : Si vous avez un compte sur Facebook, vous avez certainement partagé beaucoup de photos, de réflexions et de moments qui vous sont chers. Facebook propose deux voies différentes en cas de décès. Vous pouvez choisir de faire supprimer votre compte après votre départ.
    C’est une demande que vous faites à Facebook et que personne ne pourra modifier. Il faut toutefois pour cela que quelqu’un envoie une photo de votre certificat de décès à Meta pour l’informer de votre décès. Vous pouvez aussi choisir un contact qui s’occupera du compte honorant votre mémoire. Il doit s’agir d’une personne en qui vous avez confiance et qui est prête à gérer votre profil, vos messages d’hommage… Gardez cela à l’esprit afin de choisir la bonne personne. Que vous décidiez que votre profil soit supprimé ou que quelqu’un s’en charge, discutez-en à la personne qui selon vous pourrait le faire. Prenez en considération le chagrin qu’elle va éprouver et demandez-lui si elle pense être on mesure de le faire. Ce contact doit pouvoir accéder à votre certificat de décès et disposer d’un compte Facebook.

    2.       Instagram : Les utilisateurs d’Instagram ne sont pas en mesure de décider eux-mêmes de la suppression de leur compte. Un compte peut être commémoratif à la demande d’une personne autorisée ou d’un membre de la famille en possession d’un certificat de décès, mais personne ne sera en mesure de gérer vos photos, vos vidéos ou vos paramètres de confidentialité. Cela dit, les conditions d’utilisation d’Instagram sont claires : Vous êtes propriétaire de votre contenu, mais vous accordez la permission à Instagram de l’utiliser comme bon lui semble. Si personne ne peut supprimer votre compte après votre décès, Instagram peut toujours faire valoir son droit d’utiliser votre contenu.

    3.       Google : Il est fort probable que vous utilisiez de nombreux services de Google. Et si vous possédez un téléphone Android, ces comptes sont sans doute remplis de documents importants et de photos mémorables. Pour éviter que vos informations importantes ne deviennent inaccessibles, vous pouvez activer la fonction de gestion des comptes inactifs de Google. Google sera désormais en mesure de détecter l’inactivité de votre compte et d’émettre un lien téléchargeable vers un contact que vous aurez préalablement choisi. Vous décidez de la période déterminant votre inactivité, tout comme les données qui peuvent être téléchargées.

    Enfin, vous pouvez également décider de la suppression de votre compte trois mois après qu’il ait été partagé avec le contact chargé de votre succession. Cela implique toutefois que la totalité de votre contenu sera supprimée, y compris les vidéos YouTube ou les articles de blog, une raison pour laquelle tout le monde ne souhaite pas activer cette option. Par ailleurs, si vous décidez de ne pas laisser d’instructions, les membres de votre famille ou votre représentant légal pourront demander la suppression du compte, et même de certaines données ou fonds.

    4.       Microsoft : Microsoft ne fournit aucun outil spécifique vous permettant de gérer votre cyber-héritage, ni à un membre de votre famille de demander la suppression de son compte. Microsoft supprimera toutefois les comptes conformément à une décision de justice. La seule exception concerne les clients en Allemagne, dont les successeurs légaux peuvent contacter le service clientèle de Microsoft et demander la fermeture du compte, s’ils sont en possession d’un certificat de décès et d’autres documents.

    5.       Twitter : Twitter n’a pas mis en place de politique vous permettant de décider de ce qu’il adviendra de votre compte après votre décès. Au lieu de cela, il permettra à un membre de la famille ou un représentant autorisé de contacter Twitter et de demander la suppression de votre compte. La plateforme demandera un exemplaire de votre certificat de décès ainsi que la carte d’identité du demandeur et éventuellement quelques informations supplémentaires.

    6.       Apple : Apple a introduit en 2021 la possibilité de choisir un contact légataire. Cette fonction n’est disponible que pour les personnes de plus de 13 ans et présente quelques limitations techniques : Vous devez disposer d’un identifiant Apple actif sur un appareil disposant d’au moins iOS 15.2, iPadOS 15.2 ou macOS Monterey 12.1. L’authentification à deux facteurs doit également être activée pour votre identifiant Apple. Si vous remplissez les conditions requises, vous pouvez effectuer cette opération sur votre appareil en cliquant sur l’icône Apple ID dans le menu Paramètres, en sélectionnant « Mot de passe et sécurité » et, enfin, en sélectionnant « Contact légataire ». Cela générera une clé d’accès sous forme de code QR que vous pourrez envoyer par messages ou imprimer, et remettre à la personne que vous avez choisie. Le jour venu, elle pourra demander un accès sur le web ou directement sur un appareil iOS ou macOS. Apple demandera également un certificat de décès avant d’accorder l’accès au compte.

    7.       PayPal : Si le processus est assez standardisé pour la plupart des banques classiques hors ligne, les gens sont moins habitués aux processus des comptes numériques de services tels que PayPal. Comme pour les autres plateformes,

    PayPal ne peut accepter les instructions d’un exécuteur ou d’un administrateur autorisé de la succession du défunt pour fermer un compte et transférer des fonds. Outre le certificat de décès, le représentant légal devra également avoir une preuve de sa capacité par le biais d’une directive anticipée ou d’un document délivré par l’État. Enfin, le solde restant peut être transféré sur un autre compte PayPal ou émis sous forme de chèque.

    C’est un processus pas facile psychologiquement. Mais cela ne prendra pas plus d’une heure, et il n’y aura ensuite plus à y penser. Vous pouvez peut-être vérifier vos contacts tous les cinq ans pour vous assurer que la personne que vous avez choisie est toujours aussi proche de vous que lorsque vous lui avez accordé le pouvoir, et la responsabilité, de décider de ce qu’il faut faire de votre existence virtuelle.

     

  • Pourquoi les compétences en IA restent inexploitées…

    Quand les capacités des organisations en matière d’IA sont loin d’être à la hauteur de leurs ambitions…

    Fivetran, acteur dans les données, a annoncé aujourd’hui les résultats d’une enquête qui montre que si 87 % des entreprises considèrent que l’intelligence artificielle (IA) est vitale pour leur survie, 86 % d’entre elles déclarent qu’elles auraient du mal à faire entièrement confiance à l’IA pour prendre toutes les décisions commerciales sans intervention humaine. 90 % des personnes interrogées déclarent que leurs organisations continuent de s’appuyer sur des traitements de données manuels.

    Menée par Vanson Bourne, l’enquête menée en ligne auprès de 550 professionnels de l’informatique et de la data science aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande, en France et en Allemagne a révélé que seulement 14 % des organisations considèrent leur maturité en matière d’IA comme « avancée », ce qui signifie qu’elles utilisent une IA à des fins diverses pour faire automatiquement des prédictions et prendre des décisions commerciales. Plus de deux répondants sur cinq (41 %) ont admis qu’il y avait une grande marge de progression dans la façon dont leur organisation utilise l’IA.  Mais ce chiffre tombe à 14 % si l’on considère uniquement les répondants français. 79% des répondants français considèrent qu’il y a une petite marge de progression.

    « Cette étude met en évidence des lacunes importantes en matière de mobilité et d’accès efficaces aux données dans les organisations. La réussite d’un programme d’IA dépend d’une base de données solide, à commencer par un data warehouse ou un data lake cloud » a déclaré George Fraser, PDG de Fivetran. « Les équipes analytiques qui utilisent un modern data stack peuvent plus facilement étendre la valeur de leurs données et maximiser leurs investissements dans l’IA et la data science. »

    Des traitements de données inefficaces freinent les progrès de l’IA et les bénéfices

     Les organisations semblent établir les bases de projets d’IA plus sophistiqués et prévoient d’y investir 13 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial dans les trois à cinq prochaines années – contre 8 % aujourd’hui. Seuls 12 % des répondants sont moins susceptibles de dire que leur organisation collecte et utilise pleinement les données des systèmes opérationnels :

    ●      71 % peinent à accéder à toutes les données nécessaires à l’exécution des programmes, charges de travail et modèles d’IA.

    ●      Au moins 73 % trouvent que chacune des étapes d’extraction, de chargement et de transformation des données, pour les traduire en conseils pratiques pour les décideurs, est un défi.

    Ces traitements de données inefficaces obligent les entreprises à s’en remettre à la prise de décision par l’homme dans 71 % des cas. Les programmes d’IA peu performants ont également un impact financier sur les entreprises, les personnes interrogées estimant qu’elles perdent en moyenne 5 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial à cause de la conception de modèles utilisant des données inexactes ou de mauvaise qualité.

     Les compétences en IA restent inexploitées

    La prévalence de données de faible qualité, cloisonnées et périmées signifie que les data scientists, employés par toutes les grandes organisations interrogées, consacrent moins d’un tiers de leur temps à la construction de modèles d’IA, le reste étant consacré à des tâches ne relevant pas de leur fonction. 70 % de leur temps est désormais consacré à la préparation des données.

    Seuls 13 % des répondants pensent que les data scientists au sein de leur organisation travaillent avec toutes les données de leurs systèmes opérationnels et appliquent des cadres d’IA/ML. Par conséquent, 87 % s’accordent à dire que les data scientists au sein de leur organisation ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. Pourtant, le recrutement est cité (par 39 %) comme le plus grand obstacle à l’adoption de l’IA, ce qui souligne la responsabilité des organisations de renforcer de toute urgence les talents dont elles disposent déjà.

    Pour plus d’informations sur l’enquête Fivetran sur l’IA et pour télécharger le rapport complet, veuillez consulter le blog de Fivetran.

  • En temps d’incertitudes, les entreprises investissent dans la data

    Plus l’économie est volatile, plus les données deviennent précieuses

     Selon Fivetran 

    Pour prospérer sur des marchés incertains, les organisations doivent devenir plus intelligentes, plus agiles et plus efficaces. Cela nécessite des données précises et à jour qui englobent tous les aspects des opérations commerciales – et peuvent être combinées en une seule destination et analysées de manière globale. Cette réalité fondamentale – l’instabilité nécessite une perspicacité – est la raison pour laquelle Fivetran  est vouée à croître et prospérer, dans un contexte de valorisations technologiques fluctuant. Fivetran a doublé ses revenues depuis sa dernière levée de fonds (en septembre 2021) et est soutenu par des investisseurs de renom tels que General Catalyst ou Andreessen Horowitz. Gartner a nommé la société « fournisseur de données ELT cloud à la croissance la plus rapide du marché »

     Comment les données créent de la résilience sur des marchés difficiles

     Accroître l’efficacité ou tirer parti des opportunités du marché peut être une question de survie au lieu d’atténuer temporairement votre avantage concurrentiel, un échec dans ces domaines pourrait menacer votre viabilité en tant qu’entreprise. Les informations dérivées des données peuvent guider les organisations dans les moments difficiles, en fournissant un tampon contre les pertes et même en soutenant la croissance. Voici quelques-unes des façons dont les clients de Fivetran tirent parti de l’infrastructure moderne de la data pour gérer les ralentissements.

     Maximiser l’efficacité

     Il s’agit d’une stratégie essentielle sur des marchés volatils, et son efficacité est proportionnelle à la portée des informations dérivées des données que vous pouvez générer. Entre autres initiatives, les entreprises souhaiteront : 

    ●       Éliminer les inefficacités de la chaîne d’approvisionnement.

    ●       Optimiser les stocks en achetant la quantité exacte de produit au bon moment.

    ●       Comprendre quels produits se vendent le mieux et investir dans ceux-ci.

    ●       Analyser les performances du commerce de détail par rapport au commerce en ligne et établir es priorités en conséquence.

     Opportunité de levier et augmenter l’agilité de l’entreprise

     Une autre stratégie essentielle en période de troubles consiste à identifier et à exploiter toutes les opportunités de croissance disponibles. 1-800-Flowers a utilisé Fivetran pour combiner ses propres données avec des données acquises sur plusieurs sites de dons. Ils ont pu personnaliser en profondeur l’expérience client et identifier de nouvelles opportunités de ventes croisées et incitatives.

    La connaissance, c’est le pouvoir et l’agilité. Les entreprises doivent fournir des données pertinentes et à jour au plus grand nombre de personnes possible afin que les décisions puissent être prises en temps réel, avec autant de perspectives et d’intelligence que possible sur le processus.

     Les dirigeants comprennent de mieux en mieux la valeur des données sur des marchés incertains

     Comme l’a récemment souligné le Wall Street Journal, alors même que les valorisations de nombreuses entreprises technologiques chutent, la demande de logiciels qui stimulent la productivité et l’efficacité augmente. Les DSI de tous les secteurs verticaux apprécient le pouvoir des données pour accroître l’efficacité et identifier les opportunités, et ils s’attendent à ce que leurs investissements dans les technologies de données profitent à leurs entreprises, maintenant et à l’avenir.