Étiquette : données

  • Quelle stratégie adaptée aux nouveaux comportements d’achats des consommateurs

    Quelle stratégie adaptée aux nouveaux comportements d’achats des consommateurs

    Les consommateurs achètent de plus en plus en ligne et veulent tout connaître des produits. Des exigences qui obligent les enseignes à collecter et centraliser des données de qualité pour pouvoir les traiter et personnaliser les offres. Sans une telle stratégie, les enseignes ne pourront sortir leur épingle du jeu.

    Si depuis des années, la prolifération de nouvelles applications, plateformes et services a transformé le comportement d’achat des consommateurs, la pandémie, n’a fait que renforcer l’évolution des comportements des consommateurs vers toujours plus de digital et d’exigences en matière d’expérience clients. Tour d’horizon de l’évolution comportementale des consommateurs et de leurs attentes.

    Les nouvelles attentes des consommateurs

    L’achat en ligne étant entré dans les mœurs, les consommateurs élargissent leur champ numérique afin d’acquérir leurs produits en utilisant de nouvelles applications, de nouveaux sites internet et en se connectant de plus en plus aux fonctionnalités achats des réseaux sociaux. Leurs critères de choix pour utiliser une plateforme d’achats sont d’un côté l’ergonomie du site avec la simplicité de recherche, la convivialité du processus de paiement, et, de l’autre côté, la disponibilité des produits et la rapidité et la diversité des choix de livraison.

    Le Covid et les aléas climatiques ont également modifié le comportement des clients en développant chez eux une sensibilité aiguë à la dimension durable des produits et à leur impact sur la santé. Ainsi ils sont devenus plus regardants sur la composition des produits utilisant notamment des applications comme Yuka, BuyOrNot, Kwalito, ou Y’A Quoi Dedans…

    Si les marques grand public restent plébiscitées par les clients, celles des distributeurs sont de plus en plus appréciées. Ainsi, près de 70% des consommateurs estiment que les produits des marques de distributeurs sont de qualité égale à celles des grandes enseignes.

    Enfin, la pandémie a accéléré le Direct-to-Consumer (D2C). Cette tendance s’explique par le souhait de traiter en direct leurs clients et de prendre en compte leurs attentes en matière de personnalisation des produits et d’expérience client attrayante. Et parmi les offres, les consommateurs apprécient notamment les modèles commerciaux proposant l’abonnement.

    Une gestion plus poussée pour des données toujours plus nombreuses

    Pour satisfaire tous ces comportements d’achats les enseignes doivent centraliser un grand volume de données de qualité. Elles doivent pouvoir accéder en temps réel aux caractéristiques produits, à l’origine de production, à la disponibilité, aux partenaires, aux fournisseurs et à tous les canaux de vente. Car aujourd’hui les enseignes de grande consommation s’appuient sur un nombre croissant de canaux, conduisant à une augmentation du volume, de variétés et de complexité des sources de données. Automatiser et rationaliser les processus de données et les workflows permet de gérer la totalité de ces canaux et de ces sources de données. Les équipes travaillent dès lors plus efficacement, avec une collaboration et une prise de décision optimisées.

    Aujourd’hui, l’incapacité à gérer et partager les données, et à assurer leur transparence, est un frein à l’agilité d’une enseigne. Elle rend plus coûteuse et plus difficile l’intégration des produits, l’extension des assortiments et l’optimisation des nouveaux canaux digitaux. Une source de données unique et fiable permet de partager efficacement les informations avec les retailers et les partenaires en tenant compte de leurs attentes et de leurs délais spécifiques.

    Il est vital de fournir un contenu détaillé et cohérent aux retailers et aux partenaires de distribution afin de créer des expériences génératrices d’engagements. Fournir ce type de contenu exige une solution éprouvée, capable d’extraire de la valeur des données. Cette solution doit connecter, enrichir, gouverner et syndiquer les données. Elle doit les mettre à la disposition de tous, en tout lieu, au moment précis où elles sont nécessaires. La mise en œuvre d’une solution de Master Data Management (MDM) intègre les données de tous les systèmes et canaux, les ressources tierces et élimine les silos. Sans ce type de solution les enseignes ne peuvent répondre aux nouveaux comportements d’achats des consommateurs.

  • Explosion de données : les entreprises peinent à les exploiter

    Étude : les entreprises françaises face au tsunami des données

    Forrester et Dell Technologies présentent les résultats de leur enquête auprès de décideurs data dans 45 pays. L’étude illustre combien les entreprises peinent à concilier des réalités contradictoires en matière de données, car leurs technologies, ressources humaines et processus ne sont plus à la hauteur.

    Dell Technologies publie aujourd’hui les résultats d’une enquête mondiale réalisée à sa demande par Forrester Consulting. L’étude révèle que la prolifération des données  peut être perçue comme une charge plutôt qu’ un atout pour la plupart des entreprises : face au volume, à la rapidité et à la diversité impressionnantes des données,  tous les processus, outils technologiques  et services sont submergés. Si les entreprises se fixent toujours des objectifs en la matière (beaucoup se disent « data driven »), le manque de compétences, le cloisonnement des informations et des métiers, les processus manuels, les problématiques de confidentialité ou de sécurité sont des freins considérables.

    Reposant sur les réponses de 4 036 décideurs data dans 45 pays, les résultats s’appuient sur l’Indice de transformation numérique biennal de Dell Technologies visant à évaluer la maturité digitale des entreprises dans le monde entier. Selon l’Indice 2020, « la surcharge de données / l’incapacité à les analyser » s’impose comme le 3e obstacle majeur à la transformation digitale dans le monde (2èmeen France), alors qu’il ne figurait qu’à la 11e place en 2016 (dernier échelon du classement). Dell Technologies a initié cette étude pour mieux appréhender cette problématique et trouver des solutions afin d’éviter que les données deviennent le principal obstacle à la transformation.

    L’enquête met en lumière plusieurs paradoxes qui sont autant de freins pour les entreprises avec notamment :

    Le paradoxe de la perception

    Près de deux tiers (64 %) (France 59 %) des répondants se disent « data driven », affirmant que« les données sont essentielles au fonctionnement de leur entreprise ». Cependant, 23 % seulement (France : 13%) indiquent qu’ils accordent une importance capitale aux données et donnent la priorité à leur usage dans leur entreprise.

    À des fins de clarté, Forrester Consulting a créé une mesure objective pour évaluer le niveau de préparation des entreprises en matière de données. Les résultats montrent que 87 % (France : 93%) des entreprises n’ont pas encore progressé dans leurs processus et technologies liés à l’exploitation des données et/ou dans leur culture et leurs compétences. 13 % seulement (France : 7%) atteignent la catégorie « Data Champions », qui rassemble les entreprises activement impliquées dans ces deux domaines (technologies/processus et culture/compétences).

    Le paradoxe des « yeux plus gros que le ventre »

    Selon l’enquête, 71 % (France : 75%) des répondants indiquent qu’ils collectent des données plus rapidement qu’ils ne peuvent les analyser et les exploiter, mais simultanément, 66 % (France : 70%) affirment qu’ils ont constamment besoin de quantités de données que leurs capacités actuelles ne sont pas en mesure de fournir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce paradoxe :

    • 67 % (France : 62%) stockent une quantité significative de données dans des datacenters qu’ils détiennent ou contrôlent, malgré les avantages avérés du traitement à la périphérie, où ces données sont générées.
    • Manque d’intérêt du leadership : 69 % (France : 72%) admettent que le management ne positionnent pas en priorité les stratégies d’exploitation et d’analyse des données de l’entreprise ;
    • Une stratégie IT impossible à déployer à grande échelle : 51 % (France : 47%) ajoutent des data lakes à leur environnement au fur et à mesure, au lieu de consolider leurs ressources existantes

    L’explosion des volumes de données rend leurs activités plus difficiles : 63 % (France : 68%) des répondants indiquent qu’ils ne peuvent pas respecter leurs exigences de sécurité et de conformité en raison de la quantité colossale de données en leur possession, tandis que 62 % (France : 59%) affirment que leurs équipes sont déjà submergées par les données dont elles disposent.

    « S’il est incroyable de se dire que les entreprises sont à la fois en manque de données et submergées d’informations, il ne faut pas oublier qu’elles font face à des pressions immenses, surtout en ce moment. En effet, 45 % (France :44 %) indiquent que la pandémie a entraîné une hausse significative des volumes de données à collecter, stocker et analyser », explique Stéphane Huet, Directeur Général de Dell Technologies France. »


    Le paradoxe de la conscience et de l’inaction

    Si la pandémie a affecté les économies du monde entier, le secteur des services à la demande s’est développé, donnant lieu à l’émergence de nouvelles entreprises « data driven ». Cependant, seulement 20% des organisations ont déjà migré la majorité de leurs applications et infrastructures vers des modèles « as-a-service » (France : 11%). Mais paradoxalement :

    • 65 % (France : 59%) pensent que cette transition leur permettrait de gagner en agilité ;
    • 63 % (France : 60%) voient l’opportunité de s’adapter à l’évolution des demandes client ;
    • 61 % (France : 62%) pensent que ces modèles permettront aux entreprises d’activer des applications rapidement et facilement, en un clic ;
    • Un modèle à la demande pourrait aider 84 % (France : 91%) des entreprises qui peinent à surmonter un ou plusieurs des obstacles suivants à collecter, analyser et exploiter plus efficacement leurs données :
    • coûts de stockage élevés ;
    • entrepôt de données non optimisé ;
    • infrastructure IT obsolète ;
    • processus trop manuels pour répondre à leurs besoins.


    Une lueur d’espoir

    Malgré leurs difficultés actuelles, beaucoup d’entreprises comptent passer à l’action pour l’avenir : 69 % (France : 57%) prévoient de déployer le machine learning pour automatiser la détection des données anormales, 60 % (France : 61%) envisagent de passer à un modèle data-as-a-service et 55 % (France : 61%) comptent réaliser une analyse approfondie de leur grille de performance pour repenser leur traitement et leur utilisation des données.

    Voici trois stratégies pour aider à exploiter les données :

    1. Moderniser l’architecture IT pour exploiter les données à la source : la périphérie. Pour cela, les entreprises doivent rapprocher leur infrastructure et leurs applications du point de collecte, d’analyse et d’utilisation des données tout en évitant leur prolifération, grâce à un modèle d’exploitation multicloud harmonieux ;
    2. Optimiser les pipelines de données, pour permettre leur libre circulation en toute sécurité et les enrichir avec l’IA et l’apprentissage automatique ;
    3. Développer des logiciels pour offrir aux clients les expériences personnalisées et intégrées qu’ils recherchent.
  • Quand les messageries instantanées vont au-delà de leur fonction de plateforme d’échange

    Étude : Pourquoi faudrait-il se méfier des messageries instantanées ?    

     Selon une récente étude de Veritas Technologies, 75% des utilisateurs auraient déjà partagé des données strictement personnelles sur des messageries instantanées professionnelles.

     « Réfléchissez avant de partager des documents », c’est le message que Veritas Technologies souhaite faire passer. En effet, suite à une étude menée par le spécialiste de la gestion et de la protection de données, sur l’utilisation des outils de collaboration et de messagerie instantanées dans le cadre professionnel, le constat est sans appel. Les collaborateurs en France, comme à l’étranger, partagent énormément de données sensibles via ces applications sans réellement s’interroger sur les conséquences que cela pourrait avoir sur leur sécurité ou bien celle des entreprises pour lesquelles ils travaillent.

     De plus en plus connectés, les utilisateurs partagent énormément de données sensibles via les applications de messagerie instantanée professionnelles

     Au travers de cette dernière étude « Hidden Threat of Business Collaboration » menée auprès de 12 500 employés de bureau en Europe et aux États-Unis, Veritas Technologies souligne que de nombreuses informations, aussi bien personnelles que professionnelles, sont largement partagées sur les outils de collaborations et les messageries instantanées (MI) d’entreprises.

    Sur l’ensemble des personnes interrogées, ils sont en effet 75% à échanger des données strictement personnelles comme des informations médicales (13%), leur salaire (11%) ou encore leurs informations bancaires (9%).

    Mais les données personnelles ne sont pas les seules à être partagées par les collaborateurs. 71% des collaborateurs auraient déjà partagé des données sensibles de leur employeur sur ce type d’outils. Parmi elles, des informations clients (16%), des business plans (12%), des numéros de carte de crédit (7%) ou des résultats de test COVID (13%).

     Entrées dans les mœurs, les messageries instantanées vont au-delà de leur fonction de plateforme d’échange

    L’étude Veritas Technologies a également mis en évidence le niveau de confiance des utilisateurs ainsi que le rôle que pouvaient jouer les outils de messagerie instantanée et de collaboration. Parfaitement adoptés par les collaborateurs, ces lieux d’échanges sont désormais les places fortes de la prise de décision et du business. Les utilisateurs acceptent et traitent une commande passée par ce biais dans un quart des cas, valident un contrat (25%) ou négocient une augmentation de salaire (20%) sur Zoom ou Microsoft Teams par exemple.

     « Suite à l’explosion des échanges de données sur ce type de plateformes, il est important de rappeler deux choses primordiales. Premièrement, ne partagez aucune donnée personnelle avec qui que ce soit, même au sein de votre entreprise. Ensuite, si vous souhaitez tout de même les partager, assurez-vous d’utiliser la bonne méthode en fonction du niveau de criticité. De plus, des informations contractuelles partagées (sans qu’aucune trace ne subsiste) peuvent a posteriori engendrer des problèmes juridiques ou de conformité, pénalisant aussi bien l’utilisateur que l’entreprise pour laquelle il travaille. Il en est de même pour les informations personnelles, d’autant plus qu’il est impossible de réellement savoir qui se trouve derrière l’écran », commenteJean-Pierre Boushira, Vice President South, Benelux & Nordics Region chez Veritas Technologies.

     De plus en plus connectés, les utilisateurs doivent se protéger et participer à la sécurité de leur employeur

     Même si près d’un tiers des collaborateurs a déjà été réprimandé pour le partage abusif de données sur les MI, 79% d’entre eux réitéreront à l’avenir. Pourtant, la moitié des salariés est convaincue que leur entreprise conserve une copie des échanges effectués sur les outils de collaboration.

    Afin de se protéger, 58 % des répondants ont déclaré qu’ils effectuaient une copie des informations qu’ils partagent sur les systèmes de messagerie instantanée. Mais, plus étonnant, ils sont 54% à supprimer les documents originaux des conversations. Cela fait écho à la grande confiance que porte les collaborateurs à ce type d’outils lorsqu’il s’agit de constituer une preuve.

     Avec la démocratisation du télétravail suite à la crise sanitaire, de plus en plus d’employés passent par les applications de messagerie instantanée professionnelles pour accomplir leurs tâches ou collaborer au quotidien. C’est alors sans surprise qu’a été observé, lors de l’étude Veritas Technologies, une augmentation de 20% du temps passé par les salariés sur ce type d’applications (soit environ 24 min) depuis le début de la pandémie. Le temps de connexion à ces applications avoisine les deux heures et demie, tous pays confondus. Plus marquant encore, plus d’un employé sur 5 passerait plus de la moitié de leur journée de travail sur ces applications.

    « Notre façon de communiquer a énormément changé depuis le début de la crise sanitaire. Les accords conclus sur les systèmes de messagerie ou autres applications peuvent être risqués pour les différentes personnes concernées. En tant qu’utilisateur, nous devrions nous demander si nous faisons bon usage de cette technologie, pour non seulement assurer notre sécurité mais celle de l’entreprise qui nous emploie », conclue Jean-Pierre Boushira.

     

     

     

  • Quand les data gouvernent notre vie

    Entreprises : faites parler les data !

    Par Franck LHEUREUX, Chief Revenue Officer chez Ivalua

    Depuis presqu’un an maintenant, chaque semaine, nous attendons le verdict des chiffres relatifs à la propagation de la Covid-19 pour savoir quel sera notre quotidien. Plus que jamais, les statistiques gouvernent nos vies, notre quotidien, deviennent la boussole exclusive du pouvoir… Ce qui est vrai à l’échelle du monde dans ce contexte particulier de crise sanitaire l’est aussi au sein des entreprises. Les données, si elles sont correctement analysées & interprétées, sont de véritables mines d’or pour éclairer nos décisions. Tendez l’oreille, elles ont tant de choses à nous dire…

    L’omniprésence de la data

    Comment prévoir l’imprévisible ? Comment gouverner quand l’histoire n’offre aucun repère fiable ? Quels leviers activer pour apaiser la population en temps de pandémie, préserver les infrastructures essentielles (celles de la Santé avant tout), comment hiérarchiser les priorités, que doit on sacrifier, et dans quelles durée pour quel bénéfice escompté ?

    Comment gérer cette situation par essence inextricable ? En s’en remettant à l’avis d’Experts, eux-mêmes gouvernés par l’analyse de Données qui éclairent des Scénario possibles ! Les scientifiques qui conseillent les gouvernements dans leurs prises de décision s’appuient sur des données médicales certes. La crise de Covid-19 doit s’envisager comme un scénario analytique et statistique de déploiement, de propagation et de dispersion physique du virus. Ce phénomène de pandémie est mathématique. Pour le maîtriser, il faut parvenir à impacter les courbes statistiques, et ce, en un temps record car nous assistons à une concentration inédite du temps. Dans un monde où l’incertitude est devenue la norme, il n’y a d’autre choix que de s’appuyer sur l’analyse des données du passé, afin de prédire une situation future et de prendre des décisions pour donner vie au scénario envisagé. La data est au pouvoir…

     Les données des entreprises : formidable outil de réactivité et d’anticipation 

    Ce que font les scientifiques et les gouvernements au niveau des pays, les directions des achats le font également à l’échelle des entreprises. L’horizon s’est considérablement raccourci : d’années en trimestres, de trimestres en mois, et même de mois en semaines. Alors qu’il était auparavant possible de piloter un projet et d’engager des investissements sur du long terme, la réalité d’aujourd’hui impose des budgets mouvants et des réajustements stratégiques permanents. Il n’est plus possible d’être prédictif, il s’agit désormais d’être réactif. Et ce sont les données dont disposent les entreprises qui leur permettent cela. Elles sont là pour aider les décideurs à prendre les meilleures décisions sur la base des situations détectées à court terme. Prenons l’exemple d’une entreprise qui travaille avec de nombreux fournisseurs, travaillant eux-mêmes avec d’autres fournisseurs, et ainsi de suite. Sans une analyse fine de sa data combinée à celle de ses partenaires, il ne lui serait pas possible de détecter qu’un fournisseur de rang 3 est en mauvaise posture et ne sera pas en mesure d’approvisionner le fournisseur de rang 2 dans les temps. L’effet domino d’une rupture de stock peut être dramatique. Les données servent ainsi à mieux maîtriser le niveau de dépendance d’une entreprise en matière d’approvisionnement.

    S’y retrouver dans la masse de données

    S’appuyer sur les données pour piloter avec justesse sa stratégie est donc une bonne idée dans l’absolu. Mais comment analyser les milliards de données qui proviennent de milliers de sources (liées entre autres à l’IoT, Internet, Plateformes) ? Comment identifier celles qui sont pertinentes dans une situation spécifique ? Comment préserver l’anonymat des individus concernés et garantir une utilisation responsable des informations recueillies ? C’est là qu’intervient l’intelligence artificielle, qui vient éclairer ce brouillard de data, et le cadre règlementaire sur la protection des données (RGPD – texte européen qui encadre le traitement des données de manière égalitaire) effectif depuis le 25 mai 2018. Les outils de gestion basés sur le machine learning sont capables de repérer l’information importante dans la masse et d’anticiper des problématiques à venir sur une chaîne d’approvisionnement, souvent managée en « just in time ». L’outil identifie par exemple les difficultés d’un fournisseur et informe l’entreprise à temps pour qu’elle puisse réagir et passer une commande complémentaire auprès d’un autre fournisseur. Les solutions de gestion disposent aujourd’hui de routines d’intégration qui peuvent qualifier les données avec des règles métiers très précises. Cela permet de garantir la qualité et la véracité de la data finale. Les données sont normalisées, et deviennent intelligibles pour tous. Car il va de soi qu’un directeur financier n’aura pas forcément besoin des mêmes informations qu’un logisticien ou qu’un directeur juridique. Et pourtant, ils s’appuient tous sur les mêmes données.

    Restons open !

    On l’a dit, les prises de décision sont plus complexes et sophistiquées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient hier. Elles nécessitent des outils de plus en plus puissants, capables de traiter le volume exponentiel de données disponibles. Parallèlement, soulignons la croissance des situations de co-innovation. Il est en effet de plus en plus rare qu’une entreprise soit en mesure de lancer seule un produit disruptif sur son marché. Aujourd’hui, les organisations mettent en commun leurs talents, leurs moyens et leurs compétences. Cela implique aussi d’être en mesure de partager leurs données, d’où l’importance de s’appuyer sur des écosystèmes d’information ouverts et des solutions de collaboration informatique performantes capables de qualifier les ressources plurielles des différents intervenants pour les rendre homogènes. Une nouvelle fois, c’est l’intelligence artificielle au service d’outils de gestion adaptés qui permet cela.

    Dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté, où la qualité des prévisions se réduit à mesure que l’incertitude progresse, les données apportent simplicité et clarté aux décideurs. Si l’on parvient à s’en emparer, la data devient un avantage compétitif majeur. Alors que l’innovation s’envisage aujourd’hui à plusieurs, les données se consolident en écosystèmes ouverts. Un exemple probant d’actualité ? L’association Pfizer-BioNTech qui repose sur une co-innovation réactive et réussie.  

     

  • Etude « State of Manufacturing de Winshuttle » sur les délais de mise sur le marché de nouveaux produits

    Des délais de mise sur le marché de nouveaux produits en inadéquation avec les attentes des consommateurs

    Résultats de l’étude State of Manufacturing de Winshuttle

    Aujourd’hui, les consommateurs souhaitent se voir proposer un choix très étendu de produits adaptés à leur mode de vie. Face à une évolution constante de ces attentes, les entreprises doivent impérativement faire preuve de rapidité pour rester compétitives. Winshuttle a interrogé des professionnels, utilisateurs de systèmes ERP SAP chez de grands fabricants, afin de connaître plus précisément les pressions et les défis qu’implique pour eux la mise sur le marché d’un nouveau produit. Parmi les principaux enseignements, l’étude fait ressortir un véritable décalage entre la nécessité pourtant bien identifiée de lancer rapidement les produits et la lenteur des processus manuels qui y sont encore associés.

    Entre 6 et 12 mois : un délai moyen de mise sur le marché beaucoup trop long

    Si 74 % des participants à l’enquête State of Manufacturing de Winshuttle reconnaissent subir une pression pour accélérer le lancement de produits, 82 % d’entre eux affirment que la principale contrainte vient de la nécessité de satisfaire les préférences de leurs clients.

    Dans sa précédente enquête de 2019, Whinshuttle révélait que 70 % des répondants faisaient état d’un délai de 6 mois, voire même plus de 12 mois pour 1/3 d’entre eux, entre la décision de lancer un produit et sa mise effective sur le marché. Une lenteur qui peut surprendre dans un contexte où la réduction du time to market est une nécessité pour garantir la compétitivité des entreprises.

    Une complexité qui génère de la lenteur

    Cette lenteur est tout d’abord due à la quantité de données à rassembler qui est potentiellement énorme : les matériaux ne représentant que la partie émergée de l’iceberg. Des nomenclatures, formules, listes de fournisseurs et de nombreuses autres data doivent être accessibles dans le cadre du lancement de la fabrication.

    Or, cette collecte est complexe, compte tenu de la variété des processus et des données selon le type de lancement, la gamme de produits, la marque et la zone géographique. Des départements multiples dans l’entreprise, souvent 8 voire davantage, doivent fournir des données, dont certaines sont centralisées et d’autres spécifiques à un site.

    Un mode de collecte de données archaïque

    Lorsqu’on interroge les fabricants sur leurs méthodes de collecte, 60 % répondent qu’ils se servent d’un simple tableur et de la messagerie, quand 17 % utilisent encore des formulaires papier !

    La masse des données, la complexité des processus et les méthodes manuelles, conjuguées aux pressions du marché, créent donc une situation critique pour les grands industriels. Nombre d’entre eux cherchent désormais à optimiser la gestion de leurs processus de lancement dans leurs systèmes.

    Des solutions technologiques identifiées pour raccourcir les délais

    La principale solution identifiée par participants à l’enquête pour améliorer le délai de lancement de leurs produits consiste dans la rationalisation de leurs processus manuels existants. Vient ensuite l’automatisation de la collecte et de la saisie des données directement dans leur ERP.

    « Nous avons constaté l’impact spectaculaire que peuvent avoir l’optimisation et la numérisation des processus sur les délais de lancement dans un ERP SAP. Ils permettent à nos clients de raccourcir leur temps de cycles de 50 %, voire bien plus dans certains cas », souligne Sandrine Leon, Sales Director France, Belgique et Luxembourg chez Winshuttle.

    À l’instar de tout projet de transformation couronné de succès, le mot d’ordre « d’abord optimiser, puis numériser » vaut donc pour la réingénierie des processus de lancement de produits. Or, ce n’est pas une mince affaire pour les fabricants, car cela implique le soutien de la direction, une collaboration transversale entre les équipes en charge de remonter les données et une bonne dose de gestion du changement.

    L’optimisation et l’automatisation ne sont ni faciles ni facultatives

    Toutefois, comme le montre un grand nombre d’études, la lenteur n’est aujourd’hui plus permise sur le marché. Au cours des 5 dernières années, les pressions économiques, les tendances démographiques et les avancées technologiques ont toutes contribué à donner à de petites entreprises, plus agiles, la possibilité de bouleverser le marché.

    Avec des concepts originaux, elles soumettent les grands groupes industriels à une pression accrue pour lancer rapidement de nouveaux produits. Automatiser et sécuriser les processus de collecte et de traitement des données dans ce cadre ne peut et ne doitdonc plus être une option !

    Pour obtenir le rapport complet de l’enquête Winshuttle, rendez-vous surwww.winshuttle.com/npi

     

  • Quand l’analytique amplifie l’intelligence humaine

    Combler le “fossé analytique” en développant l’ingéniosité humaine

     

    Selon Raphaël Savy, Directeur Europe du Sud chez Alteryx

    La transformation numérique a été si rapide durant ces dernières années qu’une « fracture analytique » s’est créée. Alors que certains acteurs, parfaitement intégrés dans le numérique, comme Amazon ou Netflix, prospèrent grâce à l’analyse des données et à l’automatisation des processus analytiques qui leur permettent de prévoir les futures demandes des clients, d’autres en sont encore à essayer d’extraire de la valeur de leurs données.

    Pour aller de l’avant, les organisations doivent adopter une vision stratégique qui sera alimentée et pilotée par l’analyse prédictive. Malheureusement, l’idée reçue selon laquelle il est nécessaire d’utiliser des codes complexes pour construire ces modèles prédictifs les freine souvent.

    Cependant, beaucoup de choses ont changé dans ce domaine.

    L’accessibilité des outils d’analyse prédictive et des modèles de scénarios en libre-service signifie que tout type d’organisation peut aujourd’hui progresser stratégiquement. Nous l’observons d’ailleurs au quotidien : ce sont ceux qui possèdent des capacités analytiques et qui les utilisent qui commencent à se positionner en tant que leaders.

    Toute société ou organisation, quelle que soit leur taille, accumule de grandes quantités d’informations, qui, mal utilisées, peuvent potentiellement jouer le rôle inverse de celui que l’on attend, et de cacher alors des données essentielles à la stratégie de l’entreprise. Leur mauvaise utilisation peut en effet finir par enfouir sous une multitude de données celles qui sont réellement nécessaires à la transformation des entreprises.

    La clé ? Les dirigeants doivent entretenir une culture verticale de la science et de l’analyse des données, du haut vers le bas.

     Identifier, investir, évoluer

    Aujourd’hui, les entreprises françaises ont entamé leur transformation numérique. Cependant, elles restent encore à la traîne en termes de compétitivité par rapport au marché mondial, la faute à des stratégies encore trop floues.

    Ce retard et l’absence de compétences à capitaliser sur la donnée a fait perdre aux entreprises françaises près de 9.8 milliards d’euros[1].

    Afin de combler ce « fossé analytique », la France doit impulser des initiatives concrètes afin de pousser ses entreprises à emboiter le pas, à changer d’organisation et à réévaluer leur mode de fonctionnement en intégrant de plus en plus la donnée et son exploitation dans leurs stratégies globales.

    La première étape de la démocratisation de la donnée et de l’analyse consiste à offrir un accès à une plateforme centralisée, qui transformera l’analyse en atout stratégique. Celle-ci est essentielle pour capitaliser sur les données, car elle permet la création et la consommation d’analyses dans toute l’organisation. Chaque employé sera ainsi en mesure de se poser les bonnes questions pour l’entreprise, et d’obtenir des réponses rapides sans devoir faire appel à des professionnels hautement qualifiés.

    En outre, les plateformes d’analyse partagées sont essentielles pour unifier les données, les processus analytiques et les personnes au sein d’une même organisation. En rendant toutes les données fonctionnelles et les informations pertinentes accessibles de manière transparente (et sécurisée) par les parties concernées de l’organisation, chaque entreprise accélérera de fait sa transformation numérique. 

    Ces systèmes sont déjà à la disposition de ceux qui ont eu la perspicacité de les adopter, mais la prochaine étape consiste à démontrer les prouesses que les données et les analyses peuvent faire pour révolutionner les organisations. La prise de conscience découle des initiatives des gouvernements et des entreprises qui font connaître les avantages des technologies émergentes à la prochaine génération.

     Du pratique à l’essentiel

    Rendre les données et les analyses accessibles à tous, c’est donner les moyens de recueillir des informations essentielles afin de favoriser la transformation des entreprises.
    Les équipes qui comprennent à la fois les enjeux de leur entreprise et ce qu’il faut faire pour obtenir les bonnes informations évoluent avec succès et avec leur temps, en gardant une longueur d’avance sur leurs concurrents.
    Nous assistons aujourd’hui à une vague de systèmes de données plus intelligents et plus accessibles, qui peuvent être déployés par n’importe quelle organisation, sans avoir besoin de qualifications ou de compétences spécialisées. À bien des égards, nous avons de la chance : la courbe d’apprentissage sur les derniers outils professionnels est beaucoup moins abrupte que celle des générations précédentes. Ainsi, la collecte, le traitement et l’analyse des données n’ont jamais été aussi simples, et c’est l’occasion rêvée pour les entreprises d’adopter ce processus et de capitaliser sur leurs employés qui auront plus facilement accès aux informations stratégiques, nécessaires au processus décisionnel.

    Amplifier l’intelligence humaine

    L’automatisation des processus analytiques (APA) est là pour soutenir cette mission ; il s’agit d’une technologie qui se différencie des autres en accélérant le rythme auquel les organisations peuvent prendre des décisions cruciales en se basant sur les données. Grâce à ces plateformes, des méthodes nécessitant auparavant un niveau de compétence élevé peuvent désormais être exécutées par tous les employés, grâce à des modules assistés et « sans code » permettant de construire des modèles facilement et rapidement.

    L’utilisation d’une plateforme comprenant des outils en libre-service et permettant aux employés d’automatiser les processus analytiques, leur permet d’éliminer le travail manuel et donc d’accélérer la résolution des problèmes. Sur cette base, ils peuvent obtenir les informations dont ils ont besoin, et ce de la manière la plus efficace possible. Le personnel peut ainsi aller au-delà du raisonnement humain et utiliser l’analyse prédictive pour exploiter au mieux la donnée afin d’éclairer les décisions. 

    Ainsi, encourager la culture de l’analyse de la donnée implique donc la possibilité de recentrer les activités humaines vers une réflexion stratégique et vers une participation plus active des employés à la résolution des problèmes rencontrés par l’organisation. Si les entreprises ne profitent pas de l’automatisation de l’analytique afin de réorienter leur personnel autour d’une réflexion purement stratégique, il leur sera difficile de franchir la fracture numérique et de rester compétitives, quelles que soient les technologies et les données dont elles disposent.

     

  • Data : certains secteurs et pays sont mieux préparés que d’autres 

    Les données sont précieuses, mais la peur qui les accompagne est réelle

      Splunk Inc. fournisseur de la plateforme Data-to-Everything, a annoncé aujourd’hui les résultats d’une nouvelle étude qui s’est interrogée sur la façon dont les entreprises sont préparées à l’aube de l’ère des données. Les deux tiers (67 %) des personnes interrogées pensent que le volume des données sera multiplié par près de cinq d’ici 2025. L’étude montre que les décideurs voient une opportunité significative dans cette explosion de données, et qu’ils pensent que les données sont très ou extrêmement précieuses pour le succès global de leur entreprise (81 %), l’innovation (75 %) et la cybersécurité (78 %). Pour obtenir l’intégralité des résultats , rendez-vous sur le site de Splunk et téléchargez le rapport : « Nous sommes entrés dans l’ère des données. Êtes-vous prêt ? »

    Le rapport, élaboré à partir d’une étude conduite par TRUE Global Intelligence et dirigée par Splunk, a interrogé 2 259 décideurs IT et métier des États-Unis, de France, de Chine, d’Australie, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon et des Pays-Bas. La très grande majorité des participants (81 %) pensent que les données sont très ou extrêmement précieuses, mais ils sont plus de la moitié (57 %) à craindre que le volume des données n’augmente plus vite que la capacité de leur entreprise à les gérer.

    Doug Merritt, Président et PDG de Splunk, explique : « Nous sommes entrés dans l’ère des données. Nous pouvons maintenant quantifier la place centrale qu’occupent les données pour les industries du monde entier. Comme le démontre cette nouvelle étude, les entreprises comprennent la valeur des données mais elles sont dépassées par l’effort d’ajustement aux nombreuses opportunités et menaces que représente cette nouvelle réalité. Les opportunités sont innombrables pour les entreprises prêtes à apprendre et à s’adapter rapidement, à adopter les nouvelles technologies et à exploiter la puissance des données. »

    L’avènement de l’ère des données est stimulé par des technologies émergentes qui découlent de la croissance exponentielle des données autant qu’elles y contribuent. Les principales technologies émergentes sont l’Edge Computing, les réseaux 5G, l’Internet des objets (IoT), l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning (IA/ML), la Réalité Augmentée et Virtuelle (AR/VR), et la Blockchain. Ce sont ces mêmes technologies que près de la moitié (49 %) des personnes interrogées pensent utiliser pour dompter la puissance des données. Cependant toutes technologies confondues, en moyenne, ils ne sont que 42 % à indiquer qu’ils les comprennent très bien.

    Les données sont précieuses, mais la peur qui les accompagne est réelle

     Pour réussir dans cette nouvelle ère, toutes les entreprises ont besoin d’avoir une vision complète de leurs données et des informations en temps réel pour pouvoir passer à l’action sans délai. Cependant, beaucoup d’entre elles se sentent dépassées et mal préparées. La nouvelle étude de Splunk et TRUE Global Intelligence quantifie l’émergence de cette ère des données ainsi que la reconnaissance qu’ont les entreprises de devoir fournir des efforts pour utiliser efficacement les data et ainsi prospérer.

    • Les données sont très ou extrêmement précieuses pour le succès global de l’entreprise (81 %), l’innovation (75 %) et la cybersécurité (78 %).
    • Et pourtant, 66 % des décideurs IT et métier indiquent que la moitié ou plus des données de leur entreprise sont des dark data (inexploitées, non quantifiées, inutilisées), soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.
    • 57 % estiment que le volume de données augmente déjà plus vite que la capacité de leur entreprise à le gérer.
    • 47 % reconnaissent que leur organisation ne sera pas à la hauteur d’une augmentation rapide du volume de données.

    La plupart des entreprises françaises comprennent la valeur croissante des données

    La majorité des sociétés françaises comprennent la valeur croissante des données mais craignent également de ne pas être prêtes à relever les défis de la prochaine vague de données. 48 % seulement des données qu’elles possèdent sont maîtrisées, ce qui signifie que plus de la moitié (52 %) sont des dark data. De plus, l’ascension et l’adoption des nouvelles technologies apportent leur lot d’implications et de défis.

    • Le potentiel des données : au cours des 10 prochaines années, 2 entreprises sur 3 (67 %) pensent que les données deviendront plus précieuses pour la réussite de leur entreprise. L’industrie des services financiers (61 %) est le secteur le mieux placé pour bénéficier de la prochaine vague de données, loin devant la fabrication (33 %) et la vente au détail (32 %).
    • Des doutes sur l’avenir : toutefois, près d’un participant sur 4 (23 %) n’a pas confiance dans la capacité de son entreprise à être suffisamment prête à faire face à la vague des données lorsqu’elle impactera véritablement les opérations. 47 % des participants affirment que leur entreprise ne comprend pas l’envergure des défis que pose cette vague de données.
    • Adoption des nouvelles technologies : le principal défi est la difficulté à gérer les données. Les autres défis les plus souvent cités sont le manque de personnel compétent, la difficulté à découvrir et utiliser les dark data et le manque de maîtrise des technologies concernées. D’autre part, selon les participants français, l’adoption de ces technologies va vraisemblablement résoudre une partie des problèmes de dark data mais risque d’en aggraver d’autres.
      • L’Edge Computing et l’IoT sont les technologies les plus utilisées actuellement (22 %), juste devant la Blockchain (21 %) et l’AR/VR (19 %)
      • La 5G est la technologie que les entreprises prévoient d’implémenter à l’avenir (65 %), devant l’IA/ML (56 %) et l’IoT (47 %).

    Certains secteurs sont mieux préparés que d’autres 

    L’étude quantifie l’avènement de l’ère des données et l’adoption des technologies émergentes dans différents secteurs :

    • Tous secteurs confondus, l’IoT compte le plus d’utilisateurs actuels (mais avec 28 % seulement). La 5G affiche le moins d’utilisateurs actuels mais possède le délai d’implémentation le plus court avec un horizon à 2,6 ans.
    • Les participants ont une confiance variable dans leur compréhension du potentiel de la 5G : 59 % en France, 62 % en Chine et seulement 24 % au Japon.
    • Pour cinq technologies sur six, les services financiers sont à la première place du développement des cas d’usage. Le secteur de la vente au détail arrive en deuxième position dans la plupart des cas, en dépit d’un retard notoire dans l’adoption de l’IA.
    • 62 % des entreprises du secteur de la santé disent que la moitié de leurs données ou plus sont des dark data.
    • Le secteur public est en retard sur les entreprises privées dans l’adoption des technologies émergentes.
    • Les décideurs du secteur de la fabrication (78 %) prévoient une croissance du volume de données supérieure à tous les autres secteurs ; et ils sont 76 % à anticiper une hausse de la valeur des données.

    Certains pays sont mieux préparés que d’autres

    L’étude a également révélé que les pays considérés comme des leaders technologiques, tels que les États-Unis et la Chine, sont plus optimistes quant à leur capacité à exploiter les opportunités de l’ère des données.

    • 90 % des décideurs métier de Chine pensent que la valeur des données va croître. Ils sont de loin les plus optimistes concernant l’impact des technologies émergentes et s’y préparent activement. 83 % des entreprises chinoises sont préparées, ou en train de se préparer, à faire face à une augmentation rapide des données, contre 47 % toutes régions confondues.
    • Les décideurs américains arrivent deuxième en termes de confiance dans leur capacité à se préparer à une croissance rapide des données : 59 % indiquent en effet qu’ils sont au moins assez confiants.
    • En France, 59 % des participants indiquent que personne ne parle de l’impact de l’ère des données dans leur entreprise. Au Japon, 67 % des participants indiquent avoir des difficultés à tenir le rythme, contre une moyenne globale de 58 %.
    • Les responsables britanniques indiquent une utilisation actuelle relativement faible des technologies émergentes, mais ils envisagent avec optimisme de les utiliser à l’avenir. Par exemple, seuls 19 % des participants britanniques indiquent utiliser actuellement les technologies d’IA/ML, mais 58 % indiquent leur intention de le faire dans un avenir proche.
  • Défis, priorités, indicateurs clés… quel est le rôle exact du Chief Data Officer ?

    Informatica lance sa première étude mondiale annuelle sur le rôle du Chief Data Officer (CDO)

    Présentée lors du 14e symposium annuel du MIT sur les responsables des données et la qualité de l’information, l’étude révèle que les Chief Data Officer sont de plus en plus considérés comme des responsables stratégiques au sein des entreprises, mais qu’ils demeurent confrontés à des défis importants.
     Informatica, leader de la gestion des données dans le Cloud, dévoile aujourd’hui les résultats de sa première étude mondiale réalisée en partenariat avec IDC sur le rôle du CDO, interrogeant les défis, priorités et les indicateurs clés de performances du CDO évoluant dans une économie digitalisée.

    Cette étude a été présentée à l’occasion du 14e symposium annuel du MIT sur les responsables des données et la qualité de l’information. Les résultats remettent en contexte l’exploitation des données au service de la performance organisationnelle. Ils démontrent que si les CDOs sont de plus en plus considérés comme des responsables stratégiques au sein des entreprises, ils sont néanmoins confrontés à des défis importants dans leur nouveau rôle.

    Réalisée par IDC pour Informatica, l’étude intitulée « CDO : Les nouveaux responsables clés de l’entreprise » s’appuie sur des échanges réalisés avec plus de 1 200 CDOs dans 10 pays incluant la France, l’Australie, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Elle a été conduite au début de la crise de la Covid-19, de février à avril 2020. Les résultats révèlent que les directeurs de la donnée moderne se doivent d’être agiles et flexibles s’ils veulent pouvoir jongler facilement avec de nombreuses priorités.

    « Avec l’augmentation exponentielle des données dans le monde, le rôle du CDO devient essentiel, comme pierre angulaire de la transformation numérique« , déclare Stewart Bond, directeur de la recherche sur les logiciels d’intégration des données et d’intelligence chez IDC. « Alors que 70 % des organisations ont exprimé le besoin d’être davantage axées sur les données, la plupart d’entre elles n’en tirent toujours pas assez profit ». « Nos recherches ont révélé que cela est dû, en partie, à un non-alignement entre les défis et priorités liés à l’évolution et l’élargissement des responsabilités du CDO« .

    Principaux résultats de l’étude :

    • 59% des CDOs interrogés rapportent directement à un responsable clé de l’entreprise, notamment au CEO.
    • 80% des indicateurs clés de performance des CDOs sont liés à des objectifs commerciaux tels que l’efficacité opérationnelle, la satisfaction des clients, la protection des données, l’innovation, le chiffre d’affaires et la productivité.
    • 71% des CDOs ont quatre gestionnaires de données ou moins, malgré une responsabilité élargie et diverses exigences de collaboration.

    « À l’ère des données 4.0, dans laquelle les entreprises accélèrent leurs investissements dans l’IA et le machine learning, l’économie numérique a besoin d’une nouvelle génération d’employés et dirigeants responsables des données« , a déclaré Amit Walia, PDG d’Informatica.  » Les nouvelles conditions commerciales post-pandémie nous ont également appris que davantage d’employés doivent comprendre les données et être en mesure d’y accéder plus largement, et de manière plus cohérente. Aujourd’hui, plus que jamais, élaborer une stratégie de données doit être une priorité pour les dirigeants, et le CDO doit rendre compte aux plus hauts niveaux de la direction des entreprises« .

    « Rapporter directement au CEO est essentiel à ma réussite en tant que CDO« , a déclaré Sri Mishra, directeur des données et de la technologie à la FRDJ, la principale organisation mondiale finançant la recherche sur le diabète de type 1. « Il est également essentiel d’aligner notre stratégie en matière de données et d’analytiques aux processus et objectifs organisationnels, afin de démontrer que nous avons contribué aux résultats de notre mission. En déployant une plate-forme technologique de données natives dans le cloud, nous sommes en mesure de prendre des décisions plus axées sur les données qui nous permettent de nous focaliser sur le financement,  la recherche et nos campagnes de sensibilisation« .

    Les défis principaux des CDOs

     Alors que les CDOs sont de plus en plus considérés comme des responsables clés de l’entreprise, l’évolution des priorités a donné lieu à un certain non-alignement. L’étude met en évidence les priorités et défis auxquels sont confrontés les CDOs :

    • 62 % déclarent que le cloud est un défi important, notamment :
      • L’ingestion des données, la qualité, la gouvernance et la protection des données dans le cadre du déploiement des Data Warehouses et Data Lakes
      • La cartographie, la transformation et le nettoyage des données dans le cadre de la modernisation des applications (SaaS)
      • La protection des données en mouvement et au repos dans les environnements multicloud
    • 88 % des répondants considèrent également les métadonnées comme un défi important, notamment :
      • La découverte des données, l’identification du domaine et la classification des données
      • La comparaison des termes du lexique commercial avec les métadonnées techniques
      • La cartographie de l’origine des données, du flux de processus et de la prolifération
    • 50 % des personnes interrogées déclarent que les données ne sont pas utilisées pour obtenir de meilleurs résultats commerciaux en raison de certaines difficultés, telles que :
      • La collaboration sur les définitions communes au sein de l’entreprise pour les éléments de données critiques
      • Le manque de maîtrise des données et de personnel qualifié
      • L’accès aux données en libre-service tout en assurant leur conformité
    • Pour télécharger l’étude cliquez ici 
  • Entre complexité, flou et incompréhension, les professionnels IT se montrent plus inquiets pour la sécurité des données de leur environnement professionnel que personnel

    Etude Oracle/KPMG « Cloud threat report 2020 » 

    La sécurité des données fait aujourd’hui apparaître de nouvelles craintes et un manque de confiance croissant des professionnels de l’IT, d’après le «Cloud threat report 2020 », troisième rapport annuel d’Oracle et KPMG sur la sécurité dans le cloud.

    L’étude menée auprès de 750 professionnels de la cyber-sécurité et de l’informatique en France et dans le monde entier révèle une crise de confiance due à une approche fragmentée de la sécurité des données, à des services mal configurés et à la confusion qui règne sur les nouveaux modèles de sécurité dans le
    cloud ; cette situation ne pourra être résolue que si les organisations intègrent la sécurité à leur culture d’entreprise.

    Quand la sécurité des données provoque des insomnies chez les professionnels de l’IT

    Cette étude met en lumière certaines peurs ressenties par les professionnels de l’IT qui craignent plus :
    pour la sécurité des données de leur entreprise que pour la sécurité de leur propre foyer.
    ● Ils sont en effet trois fois plus préoccupés par la sécurité des données financières et la protection de la propriété intellectuelle de leur entreprise que par la sécurité de leur domicile.
    ● Les professionnels de l’IT se méfient des fournisseurs de services cloud ; 80% d’entre eux craignent que ceux avec lesquels ils traitent ne deviennent des concurrents sur leurs propres marchés.
    ● 75% des professionnels de l’IT considèrent le cloud public comme étant mieux sécurisé que leurs propres datacenters. Pourtant, 92% d’entre eux ne pensent pas que leur entreprise soit bien préparée pour adopter correctement les services du cloud public.
    ● Près de 80% des professionnels de l’IT déclarent que les récentes fuites de données qu’ont subi d’autres entreprises ont amené leur organisation à se focaliser davantage sur la sécurité de leurs données.

    Une protection des données héritée des anciens modèles de sécurité devenue inadaptée

    Les professionnels de l’IT utilisent un ensemble de solutions de cyber-sécurité pour tenter de résoudre les problèmes liés à la sécurité de leurs données. Cependant, ils restent constamment confrontés à de nouvelles failles de sécurité car les systèmes en place sont très souvent mal configurés.
    ● 78% des entreprises utilisent plus de 50 solutions de cyber-sécurité distinctes pour prévenir les problèmes liés à la sécurité ; 37% en utilisent plus de 100.
    ● Les entreprises qui ont découvert des failles dans la configuration de leurs services cloud ont, en moyenne, été confrontés à 10 incidents impliquant des pertes de données au cours de l’année précédente.
    ● 59% des entreprises ont déclaré que les employés ayant des comptes cloud à accès privilégiés ont été victimes d’attaques informatiques comme le phishing.

    Parmi les mauvaises configurations les plus courantes, on trouve :

    Des comptes avec des accès privilégiés superflus (37%)
    Des serveurs web exposés et d’autres serveurs dont les flux sont saturés (35%)Une absence d’authentifications multiples pour accéder aux services clés (33%)
    Des changements de responsabilité générateurs de confusions et de failles de sécurité
    Alors que les entreprises transfèrent plus que jamais des charges de travail critiques vers le cloud, cette forte croissante de la consommation de cloud a créé des zones d’ombres avec des équipes IT et des fournisseurs de services cloud qui cherchent à comprendre leur degré de responsabilité quant à la sécurité des données. Cette confusion a laissé les équipes de sécurité IT dans le flou alors qu’elles doivent affronter un environnement de plus en plus menaçant.
    ● Près de 90% des entreprises utilisent des logiciels en mode SaaS (Software as a Service) et 76% utilisent aujourd’hui du IaaS (Infrastructure as a Service) ; 50% prévoient de transférer toutes leurs données vers le cloud d’ici deux ans.
    ● Les modèles de sécurité à responsabilité partagée sont source de confusion ; seuls 8% des responsables sécurité informatique déclarent comprendre parfaitement le modèle de sécurité à responsabilité partagée.
    ● 70% des professionnels de l’IT estiment que trop d’outils spécialisés sont nécessaires pour sécuriser leur empreinte dans le cloud public.
    ● 75% des professionnels de l’IT ont subi une perte de données à plus d’une reprise dans le cadre d’un service cloud.

    Le temps est venu de construire un modèle basé sur la sécurité

    Pour répondre aux préoccupations croissantes liées à la sécurité des données et aux problèmes de confiance, les fournisseurs de services cloud et les équipes IT doivent travailler conjointement pour créer une culture où la sécurité constituerait la priorité.
    Cela implique de recruter, former et retenir des professionnels de la sécurité informatique qualifiés et d’améliorer constamment les processus et les technologies, afin d’atténuer les menaces inhérentes à une société qui se numérise de plus en plus.
    ● 69% des entreprises déclarent que leur Directeur de la sécurité informatique (Chief Information Security Officer, « CISO ») n’intervient et ne s’implique dans des projets cloud public que lorsqu’un incident de cyber-sécurité s’est produit.
    ● 73% des entreprises ont prévu de recruter un CISO ayant davantage de compétences en matière de sécurité cloud ; plus de la moitié des organisations (53%) ont créé une nouvelle fonction, celle de « Business Information Security Officer » (BISO), pour travailler avec le CISO afin de créer une véritable culture de la sécurité au sein de l’entreprise.
    ● 88% des professionnels de l’IT estiment que dans les trois années à venir, la majorité de leur solution de cloud sera basée sur des systèmes intelligents qui proposeront des patchs et des mises à jour automatiques pour améliorer la sécurité.
    ● 87% des professionnels de l’IT considèrent les solutions d’IA et de Machine Learning comme indispensables dans leurs prochains investissements liés à la sécurité afin de mieux se protéger contre la fraude, les logiciels malveillants et les problèmes de mauvaises configurations informatiques.

    En résumé : 

    • Les professionnels de l’IT déclarent être trois fois plus préoccupés par la sécurité des données financières et de la propriété intellectuelle de leur entreprise que par celle de leur propre foyer.
    • 78% des entreprises utilisent plus de 50 solutions de cyber-sécurité distinctes pour prévenir les problèmes de sécurité et 37% en utilisent plus de 100.
    • Les entreprises qui ont détecté des défauts de configuration dans leurs services cloud ont connu au moins 10 incidents de perte de données au cours de l’année écoulée.
    • Seuls 8% des responsables sécurité informatique (RSI) déclarent comprendre parfaitement le modèle de sécurité à responsabilité partagée des services cloud.
    • 87 % des professionnels de l’IT considèrent l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning comme des investissements technologiques essentiels pour la sécurité de leur entreprise.

     

  • La localisation mobile à l’ère de la protection des données

    LES FRANÇAIS ET LES AMÉRICAINS CONSCIENTS FACE À LA LOCALISATION DE LEURS DONNÉES

    ETUDE EXCLUSIVE HEROW 

    En résumé :

    • Des comportements proches mais des priorités contrastées
    • Contrôle et transparence sont de loin les facteurs les plus importants pour que les utilisateurs partagent leurs informations. 
    • En France comme aux Etats-Unis, démontrer la valeur ajoutée de la localisation permet aux applications d’atteindre un taux d’acceptation de plus de 70%.

    HEROW, spécialiste de l’engagement mobile et du comportement utilisateur, révèle aujourd’hui sa nouvelle étude baptisée “La localisation mobile à l’ère de la protection des données”. La société y décrypte le comportement des Français et des Américains face aux nombreuses sollicitations des applications pour l’utilisation de leur localisation et de leurs données. Pour cela, HEROW a sondé quatre générations : Baby Boomers, Génération X, Millenials, Génération Z*.

    L’étude pointe les doutes que Français et Américains ont sur le partage des données. L’invasion de la vie privée (55% FR vs 52% US)**, la surveillance non autorisée (56% vs 55%) et la fraude d’identité (50% vs 54%) dominent les inquiétudes des utilisateurs des deux pays.

    Une acceptation de la localisation inégale

    Que l’on soit Baby Boomers ou de la Génération Z, les variations entre les groupes démographiques démontrent que les jeunes utilisateurs sont plus enclins à partager leurs données de localisation. En France comme aux Etats-Unis, ils en voient en effet l’utilité lorsqu’il s’agit de la navigation (82%), la localisation sur une carte (75% vs 70%) ou encore la lutte contre la fraude (68% vs 72%). Le taux d’acceptation diminue lorsque la localisation est demandée pour un ciblage publicitaire amélioré (42% vs 39%).

    Ces deux populations dessinent une tendance commune : les utilisateurs de plus 20 applications sont 65% plus favorables à partager leurs données de localisation pour une meilleure expérience (-10 apps : 56% vs 51%). Pour améliorer l’expérience utilisateur, les apps poussent régulièrement leur offre en demandant d’avoir accès à différents outils internes (bluetooth, capteurs de mouvement, microphone). Selon l’étude, les données de localisation sont abordées avec plus de prudence que les fonctionnalités annexes. D’ailleurs, les Américains sont légèrement moins regardant sur l’accès à ces outils : bluetooth (75%), capteurs (75%), microphone (58%).

    Enfin, Français et Américains ont en général les mêmes habitudes quant au partage de localisation pour l’utilisation des app liées à la météo (88% vs 87%), au transport (77%), ou encore le e-commerce (66% vs 73%) mais sont plus difficiles à convaincre pour les applications dites de news (47% vs 48%).

    L’accès aux données, oui, mais seulement si leur contrôle est possible

    Contrôle et transparence sont de loin les facteurs les plus importants pour que les utilisateurs partagent leurs données. Selon l’étude, 80% des Français seraient disposés à partager leurs données de localisation s’ils avaient un moyen clair et facile de contrôler leur utilisation. S’ils partagent l’idée que l’explication de la valeur ajoutée apportée est favorable au partage (73% vs 70%), ils divergent sur l’idée de savoir si l’app est conforme à un règlement comme le RGPD ou le CCPA (73% vs 53%).

    Si une prise de conscience émerge dans les deux pays sur la valeur apportée par le partage de leurs données de localisation (35% vs 25%), les utilisateurs ressentent toujours un manque de contrôle (56% vs 36%), un manque de confidentialité 29% vs 34%) et un manque de valeur (16% vs 27%).

    Deux OS et des comportements qui diffèrent

    Dans le contexte de partage de données, on distingue la manière dont Android et Apple prennent soin de leurs utilisateurs. De ce côté, Apple a pris depuis de nombreuses années les devants en sécurisant les données de ses utilisateurs.

    Aux Etats-Unis, les utilisateurs d’iOS sont +4% plus inquiets par l’invasion de la vie privée alors que ceux d’Android sont +4% plus inquiets par la surveillance non-autorisée et les “stalkers”. Cependant, ces derniers affirment par rapport aux utilisateurs d’iOS que l’accès à la donnée améliore leur expérience applicative (+3%) et pensent avoir un contrôle parfait de leurs données.

    Et chaque OS donne l’impression de favoriser certains univers applicatifs. Les utilisateurs d’iOS sont +12% à fournir facilement leurs informations pour les applications de sorties alors que ceux d’Android partagent plus facilement leurs données (+3%) pour les applications de gaming. Ce qui corrèle avec la volonté d’Android de proposer une interface favorable aux jeux vidéo.

    Du côté français, les utilisateurs de l’OS d’Apple sont 3% plus nombreux à partager leurs données de localisation, et sont +8% susceptibles de partager leur numéro de sécurité sociale. De manière générale, les utilisateurs iOS sont toujours plus enclins à partager leurs données de localisation (+16% pour les apps de Social & Dating, +15% avec les applications de voyage et de transport) surtout si les applications sont conformes à une réglementation majeure (+7%). Enfin, 33% des utilisateurs d’Android pensent que la localisation améliore généralement leur expérience contre 46% des utilisateurs d’iOS.

     Hommes et femmes pas tous égaux face au partage de données

    En France comme aux US, les hommes ont tendance à donner plus facilement accès à leurs données notamment pour les applications médias (respectivement +13% et +5%).

    Outre-Atlantique, les femmes sont effectivement plus prudentes (+6%) que les hommes lorsqu’il s’agit de partager ses données et sont 5% moins intéressées que les hommes à partager leur localisation.

    Pour les risques liés aux données de localisation, les femmes américaines sont majoritairement inquiètes par la fraude d’identité (58%), les “stalkers” (50%) ou encore les vols d’identité (40%). De leur côté, les hommes sont plus réticents de recevoir des publicités indésirables (44%).

    En France, les femmes ont un ressenti plus mitigé par rapport aux hommes (+8%) concernant l’amélioration de l’expérience applicative grâce à la localisation et 42% d’entre elles affirment qu’elles n’ont pas autant de contrôle qu’elles aimeraient, contre 35% des hommes.

    Fun Fact –Lorsqu’il s’agit de partager leur localisation, les femmes sont en général plus préoccupées par la surveillance non autorisée (+10%),tandis que les hommes se concentrent sur l’autonomie de leur batterie (+3%).

    Des différences générationnelles notables

    Que l’on soit de la génération Baby Boomers ou de la génération Z, la perception des risques associés à la localisation n’est pas la même. Les personnes nées après 2000 sont généralement plus ouvertes au partage des données car ils y ont été baignés dès leurs premiers pas dans le numérique tandis que la génération née dans les années 80 est plus susceptible de comprendre les avantages et les inconvénients.

    Aux Etats-Unis, les Millenials acceptent à 44% (de toujours à souvent) le partage de leurs données et 30% de la génération Z affirment que la localisation améliore généralement leur expérience dans l’application contre 19% pour les baby-boomers.

    Enfin, en France, lorsqu’il s’agit d’invasion de la vie privée, la génération Z est à l’opposé des baby boomers. En effet, ils sont -13% préoccupés que ces derniers, mais sont +22% plus inquiets concernant l’autonomie de leur batterie via les différents services de localisation.