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  • Comment les E-commerçants abordent 2026 ?

    Consommation fragilisée, croissance des plateformes asiatiques, transformations technologiques…
    La Fevad dresse le moral des E-commerçants

    Annie Abela

    Ce mardi 10 Mars sur l’évènement 1to1 à Monaco, Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad  (La Fédération du e-commerce et de la vente à distance ) en partenariat avec Toluna -Harris Interactive et LSA a dévoilé les chiffres sur le moral des
    E-commerçants.  

    Découvrez en avant-première, les temps forts de la conférence.

     » Les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros sur internet en 2025!  »
    L’e-commerce confirme son rôle de pilier durable de la consommation, malgré un environnement économique et politique incertain » explique Marc Lolivier et de poursuivre : « Cette croissance est avant tout portée par les usages : les Français achètent plus souvent en ligne, même si la pression sur les prix limite la progression du panier moyen ».
    Mais quel est le moral des e-commerçants ?
    Ont-ils confiance dans l’avenir?
    Quelles sont leurs priorités stratégiques et en investissements ?

    Le moral des e-commerçants 

    Surprise ! le moral des e-commerçants progresse de 36 %. Ils se disent plus optimistes pour 2026, contre 20 % moins optimistes, soit un solde positif de 16 points en hausse de 7 points par rapport à l’an dernier. Même dynamique chez les autres européens avec un solde positif de 23 points.

    Perception sur l’évolution du marché 

    Les e-commerçants décrivent un marché qui reste globalement orienté à la hausse, en France comme dans le reste de l’Europe.

    En France, 44 % des dirigeants estiment que leur marché est en croissance, contre 28 % qui le jugent en baisse. Dans les autres pays européens, 46 % considèrent également leur marché en croissance, contre 21 % en recul.
    Malgré un léger tassement par rapport aux années précédentes, l’exercice 2025 reste globalement positif. La moitié des entreprises françaises déclare un exercice rentable, tandis qu’environ une entreprise sur cinq reste déficitaire, un niveau stable.
    Ce climat plus positif coexiste toutefois avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    Cependant, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Principales tendances à venir pour 2026 

    Ce climat « positif « coexiste  avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    En France, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Pour 2026, les perspectives d’activité demeurent bien orientées : 67 % des e-commerçants français anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires, contre seulement 8 % qui prévoient une baisse.

    Les perspectives sont également positives en matière de rentabilité : 56 % des entreprises françaises anticipent une progression de leur marge nette.

     

    La montée en puissance des grandes plateformes opérant depuis l’Asie est désormais perçue comme un facteur structurant pour le secteur.
    Ainsi, 70 % des e-commerçants français exposés à la concurrence de ces plateformes déclarent que leur activité est directement impactée, et près d’un tiers indiquent avoir dû adapter leur stratégie commerciale.

    Une donnée intéressante, les dirigeants observent des évolutions profondes des comportements d’achat :

    • 93 % constatent un renforcement de l’attractivité des promotions et des prix bas
    • 95 % estiment que les repères de prix des consommateurs ont changé
    • 80 % observent une hausse des achats impulsifs

    Quelles sont les priorités stratégiques et les investissements ?

     Deux points ressortent de l’étude : l’International et les investissements technologiques. 

    L’international : un levier de croissance majeure
    L’ouverture internationale continue de progresser parmi les acteurs du secteur.
    Deux tiers des e-commerçants français et trois quarts des entreprises européennes déclarent opérer à l’étranger.

    Parmi ces entreprises présentes à l’international, 77 % anticipent une augmentation de la part de leur chiffre d’affaires réalisée hors de leur marché domestique dans les deux prochaines années, confirmant le rôle croissant de l’export dans les stratégies de développement du e-commerce

    Investissements : priorité à l’informatique et au marketing

    Les priorités d’investissement pour 2026 traduisent une volonté de consolider les fondamentaux du modèle e-commerce. Les principaux domaines d’investissement concernent :

    • l’informatique et la cybersécurité (58 % des entreprises françaises prévoient d’augmenter leurs budgets)
    • le marketing et la publicité (48 %)
    • le développement international et la monétisation de l’audience (marketplaces, retail media…)

    A noter que les budgets marketing se concentrent principalement sur les réseaux sociaux, le référencement naturel (SEO) et la publicité en ligne, tandis que les canaux hors ligne (TV, radio, presse ou imprimés publicitaires) restent globalement stables ou en recul.

     

    Impact de l’IA dans les organisations

    L’IA, et en particulier l’IA générative, s’impose désormais comme un levier majeur de transformation du e-commerce. Ce sont 94 % des entreprises françaises qui déclarent utiliser au moins une solution d’IA générative. Elle est perçue comme l’innovation la plus prometteuse à horizon trois ans, notamment dans les domaines de :

    • la relation client
    • le marketing
    • la logistique et la sécurité.

    Cette diffusion s’accompagne d’une transformation rapide des métiers : 87 % des dirigeants déclarent observer des évolutions organisationnelles liées à l’introduction de solutions d’IA.

     

    Les dirigeants interrogés expriment également une attente forte en matière de souveraineté numérique européenne.

    • 90 % estiment que l’Europe est aujourd’hui trop dépendante des technologies et plateformes américaines et asiatiques
    • 83 % se déclarent insatisfaits de la politique européenne actuelle dans ce domaine

    En matière de politique européenne de souveraineté numérique, deux priorités se détachent très nettement aux yeux des dirigeants :
    👉faire respecter plus strictement les règles européennes par les acteurs extra-européens 👉et alléger les charges qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises européennes.

     

     

     

  • Quels sont les progrès et les défis auxquels sont confrontées les équipes commerciales et marketing ?

    Alignement Sales & Marketing :
    progrès ou toujours des défis ?

    Le CMIT, Nomination, l’ISG et l’ISEG, dévoilent l’édition 2024 du Baromètre « Alignement Sales & Marketing ». Cette étude éclaire sur les progrès et les défis auxquels sont confrontées les équipes commerciales et marketing dans leur quête d’un alignement efficace sur des objectifs communs.

    L’alignement entre les équipes Sales et Marketing reste crucial pour le succès des entreprises. Cependant, 61 % des entreprises signalent un manque d’objectifs partagés.

    Les points clés de l’étude en 6 points : 

    1 – Progrès dans l’alignement 

    41% des entreprises estiment que leurs services marketing et commerciaux sont alignés, contre seulement 20% en 2018. Malgré ces progrès significatifs, l’accès à des données qualifiées reste un enjeu majeur pour 51% des équipes, marquant une augmentation de 18 points par rapport à l’année précédente.

    « Parce qu’elles forment des futurs professionnels, aussi bien dans le commerce que dans le marketing, nous avons impliqué cette année deux écoles du groupe IONIS : l’ISG et l’ISEG. La tendance en matière d’alignement entre les équipes sales et marketing n’a pas pour autant changé. Il y a certes du mieux, mais des efforts restent à faire. Des objectifs partagés permettraient sans doute d’accélérer ce rapprochement. », affirme David Benguigui, vice-président du CMIT et Directeur Communication & Marketing 360 IONIS Education Group

    2 – Enjeux majeurs 

    Les priorités identifiées incluent l’atteinte des objectifs et l’engagement des prospects. Toutefois, 61 % des entreprises notent un manque de partage des objectifs et 46 % mentionnent l’absence d’un responsable commun comme obstacles à l’alignement.

    3 – Amélioration conjointe

    Des actions ont été mises en place pour renforcer l’alignement : 60 % des entreprises partagent des informations sur le marché et les objectifs, tandis que 57 % des équipes commerciales fournissent un feedback après la conclusion d’un deal généré par le marketing. De plus, 47 % établissent des objectifs pour mieux respecter les actions marketing.

    4 – Attentes des sales vis-à-vis du Marketing

    La génération de leads de qualité reste la principale attente des équipes commerciales vis-à-vis du marketing (59 %), bien que ce chiffre ait diminué de 13 points depuis 2023. Elles souhaitent également des outils d’aide à la vente (48 %) et des contenus pertinents (41 %), ce dernier point figurant pour la première fois dans le top 3.

    « Dans le contexte économique chahuté qui est le nôtre, l’alignement entre le commerce et le marketing est un impératif qui s’impose à tous. Et pourtant, seul 40% des entreprises pensent faire le nécessaire pour y arriver ! Notre baromètre 2024 illustre les leviers possibles de collaboration qui devraient inspirer tous les responsables B2B ! », déclare Benoit Marcellin, Directeur Générale de Nomination.

    5 – Évolution du Marketing 

    Le marketing évolue vers une approche plus personnalisée, passant du « one-to-many » au « one-to-one », avec l’Account-Based Marketing (ABM) en hausse de 17 points depuis 2019.

    6 – Et l’Intelligence Artificielle (IA) dans tout ça ?

    Concernant l’Intelligence Artificielle, seulement 9 % des organisations la perçoivent comme un effet de mode, tandis que 31 % considèrent qu’elle représente un gain de temps notable.

    L’enquête a été réalisée entre avril et juin 2024 par le CMIT, Nomination, l’ISG et l’ISEG auprès de 100 décideurs marketing et commerciaux du secteur IT.

     

  • Ma petite entreprise ne craint pas la crise…

    Croissance, investissement, RSE, formations… les commerçants français restent optimistes contre vents et marées

    Baromètre Acsel « Croissance & Digital »

    Dans un contexte économique incertain, impacté par l’inflation et les crises successives, les commerçants français composent avec la situation et affichent un optimisme rassurant : près d’un quart d’entre eux (22%) tablent sur une croissance de +5% en 2024. 


    Ils envisagent de développer de nouvelles offres et de nouveaux services toujours plus éco-responsables (+6 pts en un an).
    Cette dynamique est massivement portée par le digital qui est perçu, par une très large majorité (62%), comme le moteur de leur activité. Formations, recrutements, ils ont multiplié les leviers pour conduire cette transformation digitale et disposent désormais des compétences numériques fortes. 28% des commerçants ont déjà même recours à l’IA générative pour améliorer leurs process, leur relation client ou trouver des relais de croissance.

    Croissance, investissement et RSE sont au rendez-vous malgré la crise

    L’optimisme est le mot clé de cette édition.
    Les commerçants gardent le cap, une très large majorité (86 %) estime que son chiffre d’affaires sera stable (48%) voire en croissance (38%) en 2024.
    Engagés dans une dynamique de développement, 64% continuent à investir dans le digital malgré la crise. Ils optent, par ailleurs, à 68% pour des offres éco-responsables (+6 pts), plus que jamais conscients de l’impact de leurs choix sur l’environnement et des attentes de leurs clients. Près d’un tiers d’entre eux (29%) se sont diversifiés avec des produits de seconde main.

    L’engagement envers la planète grimpe d’ailleurs à la 3ème place de leurs préoccupations en matière de croissance, cité par 57% des personnes interrogées (+7 points), juste derrière la marge et le chiffre d’affaires.

    Le digital : un large contributeur de croissance

    Depuis 2020, le digital est devenu un pilier plus important chaque année, de la stratégie de développement des marchands. 100% des commerces de plus de 20 salariés sont engagés dans une politique de transformation digitale.

    Perçu comme une opportunité par plus de la moitié des commerçants (53%), le digital est reconnu par 62% d’entre eux comme un contributeur du chiffre d’affaires, en hausse de 11 points par rapport à 2023.

    Le digital participe non seulement à leur visibilité, 78% (+6 pts) possèdent un site internet et 84% (+11 pts) une page pro sur les réseaux sociaux, mais également à leur activité, 13% des marchands réalisent plus de 25% (+5 pts) de leur chiffre d’affaires en ligne.

    Formations et recrutements en hausse pour soutenir la transformation digitale du commerce

    Le commerce ne cesse de se digitaliser et les commerçants en mesurent aujourd’hui les bénéfices.
    63% d’entre eux disposent, grâce à la formation, des compétences numériques nécessaires pour accompagner la montée en puissance des pratiques numériques.
    Pour parachever la digitalisation de leur activité, ils accélèrent le recrutement des profils spécifiques, 34% (+13 pts) d’entre ont recruté ou envisagent de le faire.
    Pour ce faire, ils se tournent vers les jeunes talents, au premier rang desquels les alternants apprentis (+5 pts) suivis des stagiaires (+17 pts) plus aptes à maîtriser les outils numériques et plus engagés dans la transformation digitale. En la matière, les entreprises de moins de 20 salariés se distinguent : 75% (+21 pts) se sont ou envisagent de se tourner vers les jeunes talents.

    Cette montée en compétence va, logiquement, de pair avec une baisse des besoins d’accompagnement, -7 points en un an. Les banques sont plus que jamais les partenaires privilégiés pour accompagner la transformation digitale (34% en hausse de +7 pts).

    Enfin, plus matures et mieux armés, les commerçants sont désormais plus à même de lutter face à la menace cyber, 79% (+7 pts) d’entre eux disposant d’outils et de solutions pour protéger leur activité et leurs collaborateurs.

    Une appétence pour le digital, qui amène les commerçants à mettre en pratique l’IA

    Loin d’être une technologique exotique que les commerçants observent de loin, l’Intelligence Artificielle est déjà au cœur de leurs réflexions : 63% d’entre eux estiment que c’est un facteur de gain de temps (+ 4pts) et 61% qu’elle permet d’améliorer la distribution (+7 pts).

    1/3 d’entre eux a d’ailleurs pris le sujet à bras le corps en faisant usage plus précisément de l’IA générative de façon régulière ou occasionnelle. Les grandes entreprises ont un recours encore plus important à l’IA générative (39%), principalement pour créer du contenu personnalisé (30%), améliorer leur efficacité opérationnelle (26%) ou gérer la relation client (10%). Toutefois 24% des marchands n’identifient pas encore l’impact significatif de cette technologie

  • TOP 10 Des acteurs e-Commerce en France

    Amazon, Le Bon Coin, Vinted sur le podium 

    Similarweb dévoile aujourd’hui la nouvelle édition de son rapport Top 100 E-commerce qui dresse un panorama des acteurs ayant connu le plus de succès durant le deuxième semestre 2023 en France, en analysant les visites desktop, web mobile et sessions app Android.

    Cette période a été marquée par une stagnation du e-commerce en France, avec un nombre de visites quasi-identique à l’année précédente (-0.2%), alors que le pouvoir d’achat des français a été ébranlé par l’inflation.

    Lundi 4 mars 24

    Amazon reprend sa place de leader, avec un trafic mensuel moyen de plus de 317 millions de visiteurs, suivi par Le Bon Coin et Vinted, deux plateformes spécialisées dans la vente d’articles d’occasion. Cependant, la plus grosse surprise de cette édition est bien évidemment l’arrivée de Temu, la plateforme de e–commerce chinoise, qui a pulvérisé tous les records et se hisse à la 5ème place du classement en trafic tout canal et app après seulement 8 mois d’opérations en France, juste derrière Aliexpress et devant son homologue Shein qui perd 2 places par rapport au semestre précédent.

    • 8 des 10 applications e–commerce les plus populaires sont étrangères, et 3 sont chinoises; les seules applications françaises présentes dans le top 10 sont Leboncoin et SNCF, démontrant ainsi la marge de progression des acteurs français en matière d’application.
    • La popularisation de la seconde main, dûe notamment au changement de mœurs résultant de l’inflation et de la situation écologique actuelle, permet à Leboncoin de conserver sa place sur le podium des sites e-commerce français. L’entreprise diversifie ses activités, en s’orientant davantage vers les services de recrutement ou dans le secteur de l’automobile. Vinted profite également de la popularité grandissante de la vente C2C.
    • Aliexpress, Temu et Shein gagnent également en popularité, notamment auprès des jeunes générations qui s’orientent vers des solutions pas chères, quitte à sacrifier la qualité du produit ou la responsabilité sociale ou environnementale.

    • Forte croissance des marketplaces : Les marketplaces multi-catégories, comme Amazon, Le Bon Coin et Temu, continuent de gagner des parts de marché et représentent 51% du trafic du top 100. Elles attirent les acheteurs grâce à leur large choix de produits, leurs prix compétitifs et leur facilité d’utilisation. De plus, on observe l’émergence de marketplace plus thématiques, comme Beebs, équivalent de Leboncoin/Vinted dédié à la puériculture.
    • Accélération du e-commerce alimentaire : alors que d’autres catégories comme l’habillement subissent une forte chute de leur trafic (-7%), les supermarchés en ligne ont continué à attirer des clients, ce qui a surtout bénéficié à Intermarché (+41% tous canaux confondus) et Carrefour (+26%
  • Top and Down des principaux sites eCommerce en France

    Analyse du trafic des principaux sites e-commerce en France

    Similarweb a mesuré le trafic d’une année sur l’autre des 339 plus gros sites d’e-commerce nationaux. Un constat s’impose : la baisse de la consommation se reflète dans ces indicateurs qui démontrent une complexification du secteurs et des disparités fortes entre les généralistes en perte de vitesse et des marques qui bénéficient d’un attrait toujours plus grand de la part des e-consommateurs.

    En bref : 

    • Baisse de 8% de trafic d’année en année sur les 339 plus gros sites e-commerce français, ce qui illustre la baisse de la consommation
    • Seulement 26% de ces leaders du e-commerce ont vu leur visites desktop & mobile augmenter d’année en année
    • Les secteurs les plus épargnés sont ceux des courses en ligne (-6%), de l’auto-moto (-6%) du voyage (-6%), des distributeurs multi-catégorie (-5%)
    • En revanche, les retailers du secteur Maison et Jardin subissent le contraction du pouvoir d’achat, avec une baisse de trafic en ligne de -12% par rapport au premier semestre 2022
    • Les leaders de la beauté et parapharmacie enregistrent une perte de visites de presque -15% d’année en année, en parallèle avec des résultats records pour les grandes marques de cosmétiques (chiffre l’Oréal); en ligne en France, les secteurs porteurs semblent être ceux des produits naturels, avec aroma-zone.fr (+4%), mais également ceux des compléments alimentaires pour la beauté et le fitness (myprotein.com, 6%) ou la clean beauty (typology.com, +20%)

    L’économie digitale est en constante évolution, et cela se reflète dans le monde du commerce électronique. Similarweb vient de publier des données concernant le trafic des principaux sites e-commerce en France, offrant un aperçu fascinant des tendances actuelles et des évolutions au sein de ce secteur dynamique.

    Selon elles, une baisse significative de 8% du trafic d’année en année a été enregistrée sur les 339 plus gros sites e-commerce français. Cette tendance met en évidence un changement dans les habitudes de consommation, illustrant une diminution globale de la demande. Cependant, une lumière d’espoir brille pour certains acteurs de l’industrie, avec seulement 26% des leaders du e-commerce constatant une augmentation de leurs visites à la fois sur les plateformes desktop et mobile.

    Parmi les secteurs les plus résilients face à cette baisse globale, on retrouve les courses en ligne, l’auto-moto, le voyage et les distributeurs multi-catégorie, qui affichent des reculs respectifs de 6% en trafic. Cette résistance peut s’expliquer par la nécessité de ces services dans la vie quotidienne des consommateurs. Cependant, le secteur Maison et Jardin connaît des difficultés, avec une chute de trafic en ligne de 12% par rapport au premier semestre de l’année précédente, influencée par une contraction du pouvoir d’achat.

    Catégorie

    Visites Desktop & Mobile Web Mensuelles S1 2022

    Visites Desktop & Mobile Web Mensuelles S1 2023

    YoY Change

    Alimentaire

    66.4M

    62.7M

    -6%

    Auto & moto

    22.5M

    21.2M

    -6%

    Beauté – Pharmacie

    32.0M

    28.3M

    -12%

    Culture – Loisir

    56.2M

    50.1M

    -11%

    E-Commerce multi

    450.3M

    427.4M

    -5%

    Electronique – Informatique – Accessoires

    106.6M

    96.7M

    -9%

    Maison – Brico – Jardin

    144.3M

    126.9M

    -12%

    Sport

    46.4M

    43.7M

    -6%

    Vêtements – Chaussures – Accessoires

    185.8M

    166.1M

    -11%

    Voyages

    127.0M

    119.7M

    -6%

    Grand Total

    1.2B

    1.1B

    -8%

     

     Le baisse moindre du e-commerce multi est porté par le succès des plateformes étrangères 

    Sites e-commerce multi les plus visités, classés par glissement annuel en trafic

    France, Desktop & Mobile Web, Janvier – Juin 2023 vs 2022

    Chart

     Sur les 12 sites e-commerce multi/marketplace les plus visités en France, la moitié ont vu une augmentation de leur trafic, et seulement Leclerc est français. Les grands acteurs du e-commerce sont eux en difficulté, affichant une décroissance au-dessus de la moyenne: veepee.com (-11%), laredoute.fr (-17%) et cdiscount.com (-30%), qui tente de se réattirer des clients avec ses ventes à perte durant les soldes

    Visites totales vers les 325 plus gros sites de e-commerce français par catégories,

    France, Desktop & Mobile Web, Janvier – Juin 2023 vs Janvier – Juin 2022

    Chart

    « Un constat intéressant est la disparité entre les pertes de trafic enregistrées par certains acteurs et les performances exceptionnelles d’autres marques. Par exemple, les leaders de la beauté et de la parapharmacie ont subi une perte de visites d’environ 15% d’année en année. Cette baisse coïncide avec les résultats records des grandes marques de cosmétiques telles que L’Oréal. » précise Inès Durand, Similarweb. « Cependant, des niches spécifiques au sein de ce secteur ont montré une vitalité étonnante. Les produits naturels, les compléments alimentaires pour la beauté et le fitness ainsi que la clean beauty ont enregistré des augmentations notables de trafic, notamment les sites aroma-zone.fr (+4%), myprotein.com (+6%) et typology.com (+20%). »

    L’analyse du secteur du e-commerce multi révèle des tendances intrigantes. Les sites e-commerce multi/marketplace les plus visités en France montrent une division nette. La moitié de ces plateformes ont connu une augmentation de leur trafic, parmi lesquelles seule la plateforme française Leclerc figure. Les grands noms du commerce en ligne éprouvent des difficultés, avec des baisses de trafic au-dessus de la moyenne. Veepee.com enregistre une décroissance de 11%, laredoute.fr de 17% et cdiscount.com de 30%. Ce dernier tente de reconquérir sa clientèle en proposant des ventes à perte durant les périodes de soldes.

    En fin de compte, ces données dépeignent un paysage complexe et en mutation dans le monde du commerce électronique en France. Les habitudes de consommation évoluent, avec des secteurs prospères et d’autres en difficulté, tout en reflétant également le succès des plateformes étrangères.

     

  • Les évènements incontournables du 30 mai au 3 juin

    MARDI 31 MAI

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-le-digital-au-service-de-lexperience-client-by-popai/?instance_id=6352

    MERCREDI 1er Juin

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-6eme-edition-du-barometre-croissance-digital-by-acsel/?instance_id=6368

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-web-2-day-by-la-cantine/?instance_id=6355

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-e-commerce-payer-en-cryptomonnaie-by-ebg/?instance_id=6369

    JEUDI 2 JUIN

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-fidelisation-livraison-sadapter-pour-reinventer-lexperience-client-by-hub-institute/?instance_id=6371

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-tiktok-culture-le-fast-content-a-lage-de-raison-by-heaven/?instance_id=6391

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-plein-feux-sur-le-retail-media-etat-de-lart-et-perspectives-by-la-mobile-marketing-association/?instance_id=6393

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-entreprenariat-women-for-future-2022-la-tribune/?instance_id=6357

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-les-nouveaux-horizons-technologiques-de-la-souverainete-numerique-by-netexplo/?instance_id=6395

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-synergie-seo-sea-vers-une-strategie-de-search-unifie-by-ebg/?instance_id=6373

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-la-soiree-des-carrieres-en-tech-by-tekkit-io/?instance_id=6360

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-marketing-responsable-les-resultats-du-barometre-annuel-by-adetem/?instance_id=6389

  • Enquête sur le moral des e-commerçants français en 202

    Des acteurs confiants pour l’avenir malgré les incertitudes

    Pour la 11ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats et les tendances issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français. Cette étude, réalisée par OpinionWay pour la Fevad et LSA, s’appuie sur une enquête réalisée auprès d’une centaine de dirigeants des principaux sites de e-commerce français.
    Des e-commerçants plus partagés sur les perspectives d’évolution du marché mais malgré tout confiants dans le potentiel de croissance de leur entreprise

    Après deux années marquées par une croissance exceptionnelle du e-commerce dans le contexte de la pandémie, les e-commerçants semblent plus mitigés sur les évolutions du marché en 2022. S’ils sont 65% à se déclarer plus ou autant optimistes que l’année passée, 35% des répondants se disent moins optimistes, marquant ainsi une rupture nette avec 2021 (NB : seulement 8% se déclaraient moins optimistes en 2021).

    Globalement, deux tiers des e-commerçants restent confiants dans l’avenir et cela se traduit sur les perspectives économiques pour leur entreprise : 67% pensent que leur chiffre d’affaires va croître et 45% envisagent une marge nette en hausse. Toutefois, 15% d’entre eux anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires sur l’année 2022, chiffre qui monte à 21% concernant la marge nette.

    Parmi les autres tendances attendues en 2022 par les dirigeants interrogés figurent : le développement croissant de la seconde main (pour 90% d’entre eux), la signature d’accords stratégiques entre e-commerçants / retailers (71%) et la poursuite des mouvements de concentrations (64%).

    Les perspectives de création d’emplois dans le e-commerce demeurent élevées
    Malgré un optimisme moins marqué que les années précédentes, cela ne devrait pas décourager les entreprises de continuer à recruter.  54% des dirigeants anticipent une augmentation de ses effectifs et 37% jugent qu’ils devraient rester identiques. Au total, seuls 9% des e-commerçants considèrent que leurs effectifs risquent de baisser, ce qui reste très proche du niveau affiché en 2021 (7%). Le e-commerce devrait donc, à nouveau cette année, rester un pourvoyeur d’emplois pour l’économie française.
    Informatique, RSE et logistique, la combinaison gagnante des investissements prioritaires
    Plus de 50% des répondants estiment que la crise COVID a accéléré les investissements. Ils sont deux fois moins à penser que la pandémie les a freinés.
    Pour 2022, les enjeux informatiques (IT, sécurité) se placent en tête des priorités d’investissement des e-commerçants, devant la RSE qui est au coude-à-coude avec la logistique et le marketing/publicité. Ainsi, 66% estiment que leurs investissements dans les systèmes informatiques vont augmenter (29% pensent qu’ils vont rester stables), chiffre qui atteint 57% pour la RSE (en hausse de 2% par rapport à 2021 ; 31% pensent qu’ils vont rester stables), 56% pour la logistique (avec un accent mis sur la livraison écoresponsable et les emballages) et 55% pour le marketing et la publicité.Concernant les investissements dans les stratégies de marketing et de communication, la continuité est de mise puisque les réseaux sociaux devraient rester le canal prioritaire d’investissement pour les e-commerçants et 65% prévoient des dépenses à la hausse dans ce domaine. Viennent ensuite le référencement naturel (57% prévoient un investissement à la hausse ; -7 points par rapport à 2021) et le brand content (48%).Enfin, à moyen terme, les projets d’innovation devraient se concentrer sur le marketing prédictif (64% ont un projet en cours ou futur), l’accessibilité des sites (61%) ; l’unification des stocks (59% en hausse de +9 points) ; les retours en boites aux lettres (42%) et les colis connectés (40%). A l’inverse, l’intérêt pour les assistants vocaux et la réalité virtuelle continue de faiblir.

    L’international, plus plébiscité que jamais
    Si l’an dernier la crise COVID avait pu perturber le développement à international, cette année les entreprises semblent prêtes à repartir à l’assaut de nouveaux marchés. Parmi les dirigeants interrogés, 85% estiment que leur chiffre d’affaires va croître à l’international d’ici 2 ans, contre 73% l’année dernière. Ils ne sont ainsi que 5% à juger que celui-ci va diminuer. La volonté d’expansion à l’international s’affiche clairement comme une priorité pour les e-commerçants et témoigne du dynamisme des acteurs nationaux. Parmi les trois destinations privilégiées, on retrouve la Belgique sur le haut du podium, suivie de l’Espagne et de l’Italie. Autre point à noter, 31% des sites présents à l’international se développent dans plus de 10 pays, c’est trois points de plus que l’année passée.
    Des tensions sur l’approvisionnement et une inflation
    qui préoccupent les e-commerçants

    La conjoncture économique et politique actuelle se fait ressentir dans les réponses des dirigeants : ils sont 70% à se déclarer très préoccupés par les tensions qui ont des conséquences sur les chaînes d’approvisionnement, et qui provoquent de fait une hausse substantielle des prix. La hausse des coûts de livraison, qui découle en partie de ces tensions, est la deuxième préoccupation majeure évoquée par 60% des e-commerçants. En troisième position, la baisse de la consommation des ménages liée à un pouvoir d’achat en berne est un enjeu évoqué par 57% des dirigeants.

    De nombreux éléments positifs viennent toutefois contrebalancer ces préoccupations. Tout d’abord, 70% des sondés accueillent de manière très positive la croissance continue du nombre de cyberacheteurs leur permettant d’espérer de nouveaux débouchés. Deuxième motif d’optimisme, la progression exponentielle de l’internet mobile soulignée par 59% des dirigeants. À la troisième position, 51% jugent de manière très positive la digitalisation croissante des acteurs physiques.

    Des attentes fortes du secteur concernant l’élection présidentielle
    En cette année d’élection présidentielle, les dirigeants ont été invités à se prononcer sur le bilan du quinquennat et sur leurs attentes pour les cinq prochaines années. Deux tiers estiment ainsi que cette élection aura un certain effet sur le e-commerce, mais 72% jugent que la campagne n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux du secteur. Parmi les attentes des dirigeants vis-à-vis du futur Président de la République concernant le numérique et le e-commerce, figurent en tête l’accompagnement des entreprises en matière d’investissement et d’innovation (93%). Viennent ensuite la stabilité réglementaire (91%), l’allégement de la fiscalité (88%) et la cyber-sécurité (87%). On note par ailleurs également une attente grandissante en faveur d’une plus grande concertation avec les professionnels. A l’heure du bilan de l’action publique du quinquennat en matière de e-commerce, les efforts de la dernière majorité sont soulignés en comparaison avec le précédent quinquennat, notamment en matière d’accompagnement et de développement des startup (impact jugé positif par 54% des dirigeants, en hausse de 28 points), de transformation numérique des entreprises (42% ; en hausse de 25 points), ou encore dans le domaine de l’accompagnement du numérique au global (37% en hausse de 28 points). Ils ne sont en revanche que 19% à considérer l’impact positif de l’action publique en matière d’évolution du cadre législatif. Toutefois, là encore le score progresse de +15 points par rapport à il y a 5 ans.
    Des e-commerçants optimistes pour l’avenir de leur entreprise
    Malgré des doutes plus prononcés qu’en 2021 étant donné le contexte global incertain, 88% des dirigeants se déclarent optimistes pour l’avenir de leur propre entreprise, un niveau similaire à 2020, année marquée par le début de la pandémie de covid-19. Le pessimisme n’est donc pas à l’ordre du jour et témoigne d’un secteur résilient et en plein dynamisme qui surveillera de près les mesures du prochain gouvernement pour le soutenir.
  • Quelles sont les grandes tendances marketing pour les prochaines années?

    Quand 16 directeurs marketing s’interrogent sur la fonction Marketing …

    Selon le baromètre Onepoint réalisé pour La Poste 

    Si les grandes entreprises créent de nouvelles fonctions telles que Chief Impact Officer ou encore Chief Innovation Officer, seize directeurs marketing de grands groupes français alertent onepoint sur le besoin urgent de remettre de l’innovation, de l’analytique et du sens dans le métier de Chief Marketing Officer et dans la fonction Marketing plus globalement.

    En cause : des modes de consommation qui évoluent et imposent aux entreprises de revoir leur approche du digital et des réseaux sociaux (ex. le commerce alimentaire qui se lance sur Whatsapp) ou encore l’avènement de la Tech dans les métiers du marketing qui offrent de nouvelles opportunités de branding et de ventes (ex. les boutiques qui débarquent dans les métavers). En somme, le marketer doit savoir penser des stratégies et mettre en œuvre des outils qui n’existaient pas il y a encore 3 ou 4 ans.

    Au travers de ces entretiens et d’une analyse de 200 offres d’emplois marketing des entreprises du CAC40, ce Baromètre dresse un panorama complet :

    1- sur les tendances qui auront un impact sur le Marketing de demain

    2- Le Changement organisationnel nécessaire de la fonction pour répondre aux enjeux d’innovation et d’analytique

    3- Les besoins en compétences métiers et les profils recherchés par ces grands groupes.

    1- Les tendances qui auront un impact sur le Marketing de demain

    2- Du changement organisationnel nécessaire de la fonction pour répondre aux enjeux d’innovation et d’analytique

    3- Des besoins en compétences métiers et les profils recherchés par ces grands groupes.

    Les compétences et les métiers de la fonction marketing attendues par les directions marketing ont fortement évolué au cours de l’année précédente. Selon les interrogés  »la première des qualités recherchées, un fort esprit d’équipe, un sens aigu du relationnel et une ouverture importante vers les autres, souligne les enjeux d’ouverture et de transversalité de la fonction marketing ». Cette priorité au sein des tendances de recrutement nous montre la direction que va prendre la fonction marketing. Elle se dirige vers  »une ouverture forte vers les autres fonctions internes et mobilisant des experts externes au sein d’un écosystème marketing performant ».

    Pour accéder au baromètre onepoint complet cliquez ici 

  • eCommerce : le nombre de visiteurs chute… mais les paniers se remplissent ! 

    Les Français et l’e-commerce

    selon le Baromètre 2021 réalisé par Skaze 

    À l’heure du tout digital et de la pandémie de Covid-19, le e-commerce est devenu incontournable. Selon la Fevad, ce secteur pèse désormais plus de 112,2 milliards d’euros et génère 1,84 milliard de transactions (source). Nos compatriotes sont aussi 41,6 millions à acheter en ligne selon Médiamétrie (source).

    Mais comment leurs comportements ont-ils évolué depuis la fin des confinements et des couvre-feux successifs ? Les sites marchands sont-ils toujours aussi attractifs alors que leur nombre est en constante hausse (170 000 au premier trimestre 2021, soit +12% par rapport à 2020) ?

    Pour répondre à ces questions, Skazevient de réaliser le premier baromètre de l’évolution des comportements d’achats en ligne des Français (2020-2021).

    L’agence de publicité digitale, spécialisée dans les campagnes programmatiques omnicanales, a passé au crible leurs habitudes de consommation dans quatre secteurs stratégiques : Retail, Mode & Beauté, Food, Santé.

    Et il y a des surprises !

    Voici les grandes tendances de l’e-shopping à connaître :

    Moins de visites, mais plus qualitatives

    En 2021, le nombre de visiteurs a chuté de -27% par rapport à l’année précédente (soit près de 2 millions de visites en moins. Le nombre de sessions a aussi diminué dans des proportions similaires (-23%).

    En revanche, le temps passé sur les sites a été plus long (17 secondes en moyenne, avec des pointes à 40 secondes dans le secteur Retail) et les internautes se sont montrés curieux : ils ont consulté davantage de pages par session (+0,43 page en moyenne, +0,72 dans le secteur de la Santé et +0,64 dans la Food).

    Pour Cédric Dire, Head of Digital Trading chez Skaze, ce phénomène s’explique aisément :

        « En 2020, Covid oblige, les internautes coincés chez eux ont surfé comme jamais sur le web, alors que parallèlement les actions publicitaires de nombreux annonceurs avaient été gelées. Bien leur en a pris de revenir aux affaires en 2021, la publicité est génératrice de trafic. »

    Cette audience qualifiée n’hésite pas à acheter en ligne : les transactions sont en hausse sur l’ensemble des secteurs. Le taux de mise au panier est en augmentation sur 2021 (+0,47%), avec un taux de conversion en légère hausse (+0,36%).

    Le device préféré des Français pour visiter un site… n’est pas celui utilisé pour acheter

    Si le téléphone mobile est devenu incontournable lorsqu’il s’agit de visiter un site (59,28% des consultations sont réalisées via un smartphone), ce canal semble arrivé à la maturité quant à sa croissance par rapport aux tablettes et aux ordinateurs.

    Suite aux effets du confinement et de la montée en puissance du télétravail, l’utilisation de l’ordinateur a ainsi progressé en 2020 et en 2021.

    C’est aussi sur desktop que les achats sont effectués en priorité :

    • Les taux de conversion sont près de quatre fois plus importants (à 5,20% en hausse de 0,49 point en 2021) que sur mobile ;
    • Le volume de transactions a encore augmenté de +0,48 point en 2021 ;
    • Et les paniers moyens sont nettement plus élevés sur ce device. Par exemple, dans le Retail, il atteint 183,7€ sur desktop versus 168,5€ sur mobile.

    Cédric Dire souligne en outre l’apparition d’un nouveau device, la TV connectée « encore en sous-captation des investissements publicitaires (0,2% de l’achat programmatique selon l’IAB), mais en fort développement ». Un signal faible à suivre…

    Tous les indicateurs d’achats sont au vert en 2021

    Tous les indicateurs sont en hausse en 2021 et atteignent des niveaux très satisfaisants :

    • Taux de mise au panier : tous les secteurs progressent (+0,47 à 7,35 points) et particulièrement le domaine de la Mode & Beauté avec des taux exceptionnels qui culminent à 17,27% en 2021 (+0,75 point).
    • Paniers moyens : toutes catégories confondues, leur valeur a augmenté de 1,69€ euros sur un an. Et jusqu’à plus de 10€ dans le Retail, le secteur qui affiche un panier moyen de 176,94€.
    • Taux de conversion : ils sont en croissance de 0,36 point sur l’ensemble des catégories (surperformant de plus de 1 point en Food et de plus de 0,5 point en Retail).

    Selon l’expert, ces comportements de consommation sont liés à la conjoncture.

    En 2020, les Français ont été plus attentistes pour faire face à la baisse de leurs rentrées d’argent et aux incertitudes sur l’évolution sanitaire. En parallèle, en 2021, les annonceurs ont actionné plusieurs leviers publicitaires (bons de réduction, soldes…), ce qui s’est traduit par une augmentation des ventes en volume et en valeur.

    Moins de données clients, c’est aussi plus de trafic

    Cela peut sembler paradoxal, mais l’impressionnante chute du nombre de visiteurs (-27%) est plutôt « encourageante » pour Cédric Dire.

    En effet, depuis mars 2021, les sites ont l’obligation d’intégrer des Consent Management Platform (CMP) afin de permettre aux internautes de valider l’accès à leurs données personnelles. Ils peuvent donc s’opposer la collecte de ces informations sensibles.

    Concrètement, cela signifie que les sites ne récupèrent plus 100% des données utilisateurs. Or, selon l’expert « en moyenne, 30% à 35% des utilisateurs refusent les conditions et les cookies ». Le trafic a donc été nettement plus important en 2021 que celui qui a été enregistré.

     

  • Relation client externalisée : l’agilité et la responsabilité sociétale comme réponses à la crise

    Edition 2021 du Baromètre Relation Client du SP2C 

    Le Syndicat Professionnel des Centres de Contacts (SP2C) et le cabinet EY dévoilent l’édition 2021 du baromètre des impacts économiques, sociaux et territoriaux des centres de contacts externalisés en France.

    Dans un contexte de crise sanitaire, les organisations ont pu compter sur les acteurs de la relation client externalisée qui les ont aidées à maintenir un lien direct avec leurs clients ou usagers dans une période où le contact physique était absent. Sur l’année 2020, la filière conserve ainsi une dynamique de croissance (+3,1%), pour atteindre les 3 milliards d’euros. Cette année troublée a donc malgré tout été particulièrement propice à l’accélération des évolutions de la filière en termes d’organisation, d’usages ou encore de compétences digitales, et lui a offert de nouvelles perspectives.

    Mobilisation exceptionnelle et résilience de la filière

    Lors des confinements successifs, le rôle des acteurs de la relation client externalisée a été déterminant auprès des entreprises qui ont dû gérer des pics d’activité à distance. Ils ont dû faire face à plusieurs enjeux :  conserver le lien entre les collaborateurs et l’entreprise pour délivrer le même niveau de qualité à leurs clients et garantir le même niveau de sécurité de l’information. Les centres de contact ont ainsi pu démontrer leur capacité à traiter, à brève échéance, des flux de contacts importants et ont été un moyen essentiel pour les entreprises de maintenir le lien avec les clients-consommateurs. 

    Autre preuve de l’agilité du secteur, dès le mois d’avril 2020, le taux de télétravail a atteint 40% en moyenne (modalité quasi inexistante auparavant), avec un maximum en décembre à 48% des heures travaillées pour les membres du SP2C en France. La filière a dorénavant pris le pas de la transformation digitale, organisationnelle et culturelle, et mène des discussions en co-construction avec l’ensemble de ses parties prenantes, afin d’adopter un modèle adapté sur le long terme.

     “En quelques jours des dispositifs externalisés entiers ont dû être reconfigurés dans le respect de protocoles sanitaires en constante évolution, ce fut possible grâce à la confiance de nos clients, le courage et la fierté de nos salariés, le soutien de nos actionnaires et l’exceptionnelle mobilisation managériale des entreprises du secteur », a déclaré Patrick Dubreil, Président du SP2C.

    Fortement mobilisés également auprès des pouvoirs publics, les centres de contact ont contribué au maintien d’un service public de qualité et accessible à tous les usagers en période de crise. Ils ont mis à disposition leurs services et leurs ressources, en déployant des opérations majeures telle que la gestion du numéro vert d’information sur la COVID-19.

     Diversification des activités et accélération de la digitalisation du secteur 

    Parmi les autres effets accélérateurs de la crise : les activités de diversification représentent 13,2% du chiffre d’affaires généré par les centres de contact et sont en augmentation de +4,4% en 2020. Parmi ces activités, le développement technologique est majoritaire et représente 43,9% de ce chiffre d’affaires lié aux activités de diversification.

    En effet, cette période a été un moment décisif pour renforcer les capacités technologiques du secteur comme l’explique Patrick Dubreil : « La complexité de l’omnicanalité, du multi-shoring, l’intégration des technologies d’IA, la quête de l’expérience client incomparable, démontrent que les prestataires deviennent de véritables intégrateurs de solutions ».

    A l’inverse, le secteur Travel & Hospitality rencontre une forte baisse en 2020 de -25,6% de chiffre d’affaires généré sur le marché français en raison de la crise sanitaire.

    Une meilleure intégration sociale pour une expérience client de qualité

    Labellisés RSE depuis plus de 15 ans, les adhérents du SP2C s’attachent depuis de nombreuses années à intégrer la responsabilité sociétale dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes notamment à travers plusieurs démarches institutionnelles reconnues comme la Norme NF Services, la Charte Diversité, Label Engagé RSE international et intersectoriel, The Global Compact. La filière est également à l’initiative d’un code de bonne conduite pour le respect et la protection du consommateur en matière de démarchage téléphonique.

    « Notre société change, la pandémie a modifié sensiblement les points de vue et attentes des consommateurs ; définitivement le choix d’externaliser ne peut plus être uniquement celui d’une réduction basique des coûts faciaux mais bien celui d’une création de valeur portée par le volontarisme des politiques RSE des acteurs de la relation client externalisée. », a affirmé Patrick Dubreil.

    Les adhérents du SP2C s’efforcent également d’être dans une démarche de proximité, par l’insertion locale, le maintien de l’emploi, la formation, l’inclusion dans un écosystème.

    En 2020 en France, la filière recrute plus de 3 collaborateurs sur 4 en CDI et propose des opportunités d’embauche à une variété de profils. En effet, les effectifs étaient équitablement répartis par catégories d’âge, les 55-64 ans enregistrant la plus forte croissance à +17,2% en 2020.

    La filière confirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et présente des indicateurs sociaux supérieurs à la moyenne. C’est particulièrement le cas sur les postes de Superviseurs, où les femmes représentent 62,8% des effectifs. Depuis 3 ans, le SP2C déclare son index Egalité professionnelle Femmes-Hommes[1], et en 2020 ses adhérents obtiennent ainsi un score moyen de 93, score supérieur à la moyenne nationale (87) pour les entreprises de plus de 1000 salariés. Par ailleurs, 6,7% des effectifs de la filière sont en situation de handicap en 2018 contre une moyenne nationale de 3,5%.