MARDI 28 JANVIER
MERCREDI 29 JANVIER
Par Lee Metters, Senior Client Partner, Brand Partnerships and Retail Media chez Awin
Depuis la création du réseau pionnier du retail media d’Amazon en 2012, le canal publicitaire a évolué et s’est considérablement développé. Avec un éventail diversifié de retailers qui définissent leurs propres réseaux, son expansion ne montre aucun signe de ralentissement. En effet, selon une nouvelle étude de l’IAB Europe, les dépenses en retail media sont en passe de franchir la barre des 31 milliards d’euros en Europe en 2028.
Alors que les marques s’apprêtent à aborder la nouvelle année, quelles sont les opportunités qui se profilent à l’horizon ? Le comportement des consommateurs et le marché étant en mutation, les marques chercheront probablement de nouveaux moyens d’étendre leur portée publicitaire et de tirer parti de ce canal. Pour celles qui ne l’ont pas encore fait, 2025 sera l’année où les partenariats non endémiques dans le retail media prendront véritablement leur envol, promettant de stimuler la croissance et d’ouvrir de nouvelles voies vers le succès.
L’essor du retail media
Le retail media est une solution publicitaire placée stratégiquement sur le site web d’un retailer afin d’influencer la décision d’achat des clients. Sa croissance peut être attribuée principalement à son impact remarquable sur la visibilité de la marque et à la sensibilisation des publics cibles, qui se trouvent déjà dans un environnement d’achat. Traditionnellement, les placements publicitaires étaient acquis par des annonceurs qui vendaient déjà des produits sur le site web du e-commerçant, ce que l’on appelle le retail media endémique. Cette approche a permis de sensibiliser et d’attirer l’attention, ce qui a stimulé les ventes online.
Toutefois, l’essor rapide du retail media et la croissance de ces réseaux ont entraîné des divergences de mesure de la performance, ce qui pose d’importants problèmes aux marques. L’absence de mesures standardisées suscite des inquiétudes quant au retour sur investissement des campagnes issues du retail media. Si l’on ajoute à cela la hausse vertigineuse des coûts publicitaires, on comprend pourquoi les marques peinent à atteindre des publics nouveaux et diversifiés. Par conséquent, nombre d’entre elles devront revoir leurs tactiques et trouver de nouveaux moyens de cibler des publics variés pour se démarquer.
La promesse de partenariats originaux avec les marques
Heureusement pour les marques, s’appuyer sur les réseaux traditionnels n’est qu’un des nombreux moyens d’investir dans le retail media. L’exploration des partenariats avec les marques sera un véritable moteur de valeur en 2025. Connus également à travers la publicité non endémique, ces partenariats associent des marques et des retailers en dehors de leur secteur ou de leur catégorie traditionnelle. Les retailers peuvent mettre leur inventaire publicitaire à la disposition des annonceurs qui font la promotion de produits ou de services qui ne sont pas vendus directement par ledit retailer. Pensez à des partenariats pertinents mais complémentaires, comme une enseigne de mode qui fait la promotion de produits de beauté. Ou encore un distributeur de produits électroniques comme Currys, qui a introduit des récompenses après achat offertes par des annonceurs tiers, comme des abonnements à des kits de repas, ainsi que des offres sur des produits de blanchisserie.
Cette année, 58 % des annonceurs ont exprimé leur intérêt pour les données non endémiques afin de cibler des segments d’audience qualifiés, une tendance qui va continuer à se développer. Et ce n’est pas une surprise. Les partenariats médias non endémiques offrent une multitude d’avantages aux marques. En collaborant avec des retailers en dehors de leur secteur d’activité traditionnel, les marques peuvent élargir considérablement leur portée et diversifier leur public, en plaçant leur produit devant un public qui ne l’a peut-être jamais vu auparavant et en augmentant l’impact de la publicité.
Ces partenariats permettent également aux marques d’accéder à des données de première partie précieuses, offrant une connaissance approfondie du comportement des consommateurs, de leurs préférences et de leur parcours d’achat : un atout de plus en plus vital dans un contexte de respect de la vie privée et d’utilisation des données. En outre, les partenariats non endémiques peuvent améliorer la notoriété et l’engagement des marques en s’appuyant sur la base de clientèle établie des retailers et en tirant parti de leurs canaux de commercialisation spécifiques. En poursuivant ces partenariats, les marques peuvent s’attendre à un impact publicitaire accru et à un meilleur retour sur investissement.
Considérations pour les marques et les retailers en 2025
Pour tirer le meilleur parti du retail media non endémique, les marques et les retailers doivent s’assurer qu’ils ont les moyens d’identifier les bons partenaires. Les clients ne veulent pas avoir l’impression d’être ciblés par des publicités inadaptées pendant leur parcours d’achat. Les retailers doivent travailler avec des marques qui se complètent et qui ont un sens pour leur public. Le cas Currys en est un excellent exemple : les abonnements à des kits de repas étaient destinés aux acheteurs d’appareils de cuisson, tandis que les offres de produits de blanchisserie étaient destinées à ceux qui achetaient des machines à laver. En prenant des décisions éclairées, les retailers peuvent s’assurer que ces partenariats améliorent l’expérience des clients et les incitent à revenir.
Un autre élément clé à prendre en compte est la mesure de la performance. 42 % des annonceurs ne prévoient pas de modifier leurs dépenses publicitaires dans le retail media d’ici à 2026. Cette hésitation peut être largement attribuée aux difficultés associées à la mesure de la performance des partenariats. Mesurer l’impact des campagnes non endémiques peut être encore plus compliqué, ce qui signifie que les marques doivent être granulaires sur ce qu’elles essaient d’atteindre, qu’il s’agisse d’augmenter les ventes ou simplement la notoriété de la marque.
À partir de là, elles peuvent choisir les indicateurs clés de performance (KPI) qu’elles souhaitent mesurer, ce qui peut nécessiter un investissement dans des outils d’analyse. Le marketing d’affiliation, par exemple, peut s’avérer très utile pour mesurer le succès des partenariats du retail media non endémique. Fondé sur des bases de suivi solides et transparentes, il peut fournir aux annonceurs et aux partenaires des informations en temps réel pour démontrer comment et où ces partenariats stimulent la croissance.
L’avenir du retail media non endémique
Après une période de croissance soutenue, la dynamique du retail media ne montre aucun signe de ralentissement. Pour tirer parti de ce potentiel, les marques doivent donner la priorité à l’identification de partenariats de valeur et investir dans les bons outils pour mesurer leur l’impact. En adoptant le retail media non endémique, elles peuvent débloquer des opportunités de croissance substantielles et améliorer leur efficacité marketing globale au cours de l’année à venir.
par Brandwatch
Comment les professionnels du marketing et du social media peuvent-ils naviguer dans le monde des réseaux sociaux en 2025 afin d’adapter leur stratégie et développer l’engagement avec leurs consommateurs et leur communauté ?
Brandwatch a analysé 718,6 millions de mentions en ligne dans huit secteurs d’activité, dont 24,5 millions de mentions liées au retail pour réaliser un baromètre social media.
Émotions, thèmes clés abordés, interaction, comparaison générationnelle, jours de publication … les professionnels du marketing et les analystes vont découvrir les critères de référence et les données dont ils ont besoin pour révéler les opportunités et élaborer de meilleures stratégies pour 2025.
Le retail suscite des émotions positives
L’analyse des émotions et des sentiments permet à une entreprise de mieux comprendre l’opinion que le public a de sa marque, de ses produits et services, ainsi que le type de contenus à partager sur ses réseaux sociaux.
Le retail est le deuxième secteur a suscité les posts les plus joyeux (54 %) juste derrière le divertissement (56 %) et il se classe en bas du tableau (5ème place) pour la colère.

Les consommateurs surveillent les prix
Les acheteurs discutent souvent des prix des produits et services. Plus de 105,1 000 mentions sont relatives aux changements et aux augmentations de prix et soulèvent principalement :
– Les écarts entre les prix en ligne et en magasin
– Les frais cachés et les remises trompeuses qui ne correspondent pas aux prix finaux à la caisse
Les consommateurs n’hésitent pas à conseiller les autres sur les endroits où il est moins cher de faire ses courses : plus de 170 000 mentions de « moins cher que » et « pour moins cher » ont été enregistrées dans les conversations liées au commerce de détail.
Un service client essentiel
Les discussions sur l’expérience client ont souligné que la qualité du service est essentielle pour maintenir la satisfaction client.
Des problèmes courants tels que de longs délais d’attente, un personnel impoli et des problèmes avec les commandes, en ligne et en magasin, ont eu un impact sur les décisions des clients de retourner les produits.
L’aéroport comme lieu de shopping
Les consommateurs ont félicité les aéroports pour offrir des expériences d’achat uniques, telles que des articles en édition limitée ou des magasins éphémères. Mais ils ont critiqué le choix limité de nourriture et de souvenirs ainsi que des magasins souvent fermés ou affichant des étagères vides dans certains aéroports.
Répartition du public par génération pour chaque secteur d’activité : les milléniaux mènent le jeu notamment pour le retail
L’analyse de l’âge permet d’adopter les codes propres à chaque génération pour s’adresser à ces dernières (langage, format, visuel …).
Exception faite de l’énergie, les milléniaux sont les plus nombreux à mener la plupart des discussions sur X et Reddit pour tous les autres secteurs. Ils sont 40,2 % à le faire pour celui du retail, ce qui en fait le premier groupe de ce secteur, suivi par la génération X
Focus sur les interactions des marques sur X
Les comptes appartenant à une marque sont, en moyenne, à l’origine d’un peu plus de 1 % (1,11 %) des discussions à leur sujet. Ce nombre est encore plus faible que celui de l’an dernier, qui totalisait 1,51 %. On constate l’importance grandissante pour les marketeurs à écouter les consommateurs et à veiller aux propos de ces derniers que ce soit pour adapter leurs produits et services, orienter leur stratégie ou encore suivre leur réputation.
Si les marques qui postent le plus sur X sont celles de l’alimentaire, celles qui sont les plus taguées par les consommateurs appartiennent aux secteurs du retail (86 %).

Marques les plus performantes sur les réseaux sociaux : Etsy, Shoppers Stop et Uniqlo
Etsy, Shoppers Stop et Uniqlo ont axé leur contenu sur les réseaux sociaux sur la promotion de produits uniques, l’offre de réductions ou le lancement de nouvelles collections. Elles ont également utilisé des campagnes ciblées et des hashtags populaires pour engager leur public et accroître la visibilité de leur marque.
Pour identifier les marques à surveiller, a été utilisé un mélange du score d’engagement de Brandwatch pour identifier les publications de marque les plus performantes et du benchmark Brandwatch pour approfondir les raisons de leur succès social.
Les meilleurs jours pour publier par secteur
Le nombre de posts propre à chaque secteur d’activité selon les jours de la semaine permet de déterminer les jours les plus propices à l’engagement des marques : un nombre plus élevé offre de plus grandes opportunités d’engagement. Le dimanche est, pour tous, le jour le plus calme alors que, en moyenne, le mercredi a enregistré le plus grand nombre de mentions, suivi de très près par le jeudi.
Le retail est l’un des rares secteur (avec les produits de grande consommation) à afficher le mardi comme meilleur jour de publication.
Quant aux taux d’engagement, les marques de vente au détail ont :
– Un taux d’engagement moyen des publications Instagram : 6,4 %
– Une moyenne de 14 publications par mois sur X
– 466 000 mentions « j’aime » sur les vidéos Youtube

Selon Anne-Sophie Cruque, CEO de Biggie
Le secteur fait face à des enjeux complexes qui imposent aux marques de s’adapter pour rester compétitives.
Dans ce contexte, Biggie – l’agence globale de stratégie et d’activation media & marketing du groupe Biggie – a dégagé les grandes tendances qui définiront l’année 2025 et guideront les annonceurs dans la réinvention de leurs stratégies.
#1 – Naviguer dans l’ère du Messy Funnel
À l’approche de 2025, le monde du marketing s’apprête à explorer de nouvelles trajectoires avec l’apparition du « Messy Funnel ». Ce concept bouleverse les parcours d’achat traditionnels, qui deviennent moins linéaires, nécessitant des mesures plus précises et l’application fine d’outils tels que le Marketing Mix Modeling.
Parallèlement, le rôle des agences évolue face à l’automatisation croissante des médias. Celles-ci devront désormais se concentrer davantage sur la stratégie et l’analyse plutôt que sur l’opérationnel. Pour maintenir leur compétitivité, les agences de demain devront renforcer leurs liens avec les clients, tout en faisant preuve de créativité et d’imagination.
#2 – Cultiver l’intelligence de demain
Dans les usages du monde du travail, les nombreux changements ont engendré au fil des années une explosion d’outils, dans l’optique d’être davantage productif. Pour assurer leur survie, les entreprises doivent embrasser l’ère de l’intelligence artificielle en cultivant un « quotient d’intelligence artificielle » (QIA) afin de se maintenir à la pointe de l’innovation.
Alors que le monde évolue à une vitesse fulgurante et que les innovations foisonnent, certaines IA restent encore limitées. Cependant, les systèmes multi-agents émergent comme les clés de voûte, ouvrant la voie à des collaborations brillantes entre intelligences artificielles sur des projets d’une forte complexité.
#3 – La télévision est morte, vive la télévision !
La télévision est confrontée à une transformation majeure, poussée par la montée du streaming et les évolutions des habitudes de consommation. Face à cette nouvelle réalité, les annonceurs doivent adopter des stratégies publicitaires multi-écrans pour combiner la télévision traditionnelle avec le streaming vidéo, maximisant ainsi leur portée et leur efficacité.
Les chaînes investissent dans le streaming pour rester compétitives, tandis que les agences médias doivent guider les marques dans cette transition numérique, prouvant la valeur de ces canaux à travers des données et des cas concrets. Bien que le modèle classique de la télévision ne disparaisse pas, il doit évoluer en intégrant des programmes exclusifs.
#4 – 2025, l’heure de la maturité
En 2025, le monde de l’influence atteint une nouvelle maturité, marqué par quatre grandes tendances. Les influenceurs diversifient leurs initiatives culturelles, renforçant leur impact au-delà des plateformes numériques, offrant aux marques des opportunités d’intégration dans des projets culturels significatifs.
Le simple placement de produits laisse place à des collaborations engageantes, où les marques participent activement à des projets inspirants. L’influence évolue vers des contenus plus longs et immersifs, favorisant un engagement profond plutôt que des interactions superficielles. Ainsi, l’accent est mis sur la collaboration pour produire des contenus captivants et de haute qualité.
Selon une étude réalisée par JIN
Des prises de parole des dirigeants déconnectées des causes qui mobilisent les internautes
En analysant les 776 prises de paroles des 24 dirigeants du CAC 40 actifs sur LinkedIn, l’étude révèle une inadéquation entre les sujets abordés et les préoccupations majeures des internautes. Alors que 60 % des publications se concentrent sur des thématiques environnementales, les dirigeants semblent ignorer les 10 causes principales qui suscitent les débats et l’engagement en ligne.
Ces causes, en lien avec l’actualité politique et géopolitique, incluent des enjeux comme le conflit israélo-palestinien, les campagnes électorales françaises et ses débats corrollaires comme la lutte contre l’extrême droite, la défense des droits des femmes et la lutte contre l’homophobie – la lutte contre la corruption, le militantisme en faveur de la taxation des superprofits, les manifestations des agriculteurs et la question de l’immigration.
“En 2024, les débats politiques ne sont plus de simples discussions : ils sont le reflet des fractures et des espoirs de notre société. Comprendre ces enjeux, c’est anticiper les dynamiques de demain.” déclare Edouard Fillias, CEO de l’agence JIN
Une communication contrainte et trop policée
Alors que 85 % des dirigeants d’entreprise reconnaissent que leur présence active sur les réseaux sociaux renforce leurs relations avec les parties prenantes (FTI Consulting, 2022), l’étude JIN pointe une communication formatée.
Sur la forme, 98% des publications des dirigeants adoptent un ton positif, voire très positif.
“Cet optimisme marqué peut sonner excessif et surtout déconnecté de la société. Cela peut s’expliquer par la diffusion de messages souvent consensuels, en réponse aux exigences réglementaires ou les annonces de stratégie RSE. Perçues comme déconnectées des préoccupations réelles, ces communications peinent à susciter l’engagement et à établir un lien authentique avec l’opinion publique.” commente Anne Le Brouster, Directrice Générale de l’équipe Leadership
Les 3 dirigeants qui font le plus réagir sur Linkedin sont Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Paul Hudson (Sanofi) et Luca de Meo (Renault Group).
“Ce classement met en lumière des leaders issus de secteurs particulièrement exposés et sujets à des débats publics intenses : l’énergie, en permanence sous le feu des critiques des militants écologistes ; la santé, où chaque décision peut déclencher de vives réactions ; et l’automobile, un domaine confronté à des enjeux cruciaux liés à la transition écologique.” analyse Anne Le Brouster.
Des dirigeants attendus sur les questions de société
En 2024, 56 % des Français considèrent désormais que les entreprises sont les plus à même de changer les choses (Odoxa, 2024), devant les associations, les syndicats et les politiques. Bien que les Français soient parfois critiques vis-à-vis des actions des entreprises, notamment les plus grandes, on est loin d’une hostilité généralisée à leur égard. Leur avis et vision sont désormais attendus et regardés par la société, loin de l’impératif corporate.

Cohesity dévoile ses prédictions pour l’année 2025 :
IA, force brute et ingénierie sociale : le temps est un facteur essentiel
L’année écoulée a permis de mieux comprendre la menace que représente l’IA pour la sécurité. La force brute et l’ingénierie sociale sont les techniques d’attaque qui exploitent le plus le potentiel de l’IA. En plus d’accroître l’efficacité des intrusions dans les systèmes numériques, les techniques reposant sur l’utilisation de l’IA ont considérablement réduit le délai requis pour s’y introduire. Le temps de réaction et de confinement d’une menace sont les principaux facteurs de réduction de l’impact d’une intrusion. Avec l’émergence de l’IA, les équipes de cybersécurité disposeront de beaucoup moins de temps pour réagir et contenir une intrusion avant que ses conséquences ne se fassent sentir.
La cyber-résilience tombe sous la responsabilité des DSI
Au cours des cinq dernières années, voire un peu plus, nous avons assisté à une évolution du fonctionnement des équipes de cybersécurité, qui sont passées d’une approche axée sur la conformité à une approche basée sur les risques, la cyber-résilience devenant leur principal objectif. Mettre l’accent sur la cyber-résilience nécessite une intégration opérationnelle avec les équipes informatiques.
En 2025, les entreprises remettront en question la séparation entre les disciplines informatiques et de cybersécurité, et on observera une volonté forte et délibérée d’intégrer les contrôles de sécurité aux services informatiques. Cela réduira les frictions entre l’InfoSec et l’IT et garantira que la manière dont est gérée la sécurité des ressources informatiques est alignée sur les priorités de l’entreprise.
Cette transition entraînera des changements importants dans le rôle du RSSI, la responsabilité du travail quotidien requis pour construire et maintenir la cyber-résilience étant transférée au DSI. Cela conduira à l’absorption d’un plus grand nombre d’équipes RSSI au sein des fonctions informatiques.
L’informatique quantique dépasse l’IA en tant que principale préoccupation en matière de cybersécurité
Nombre des craintes exprimées après l’arrivée de ChatGPT et la présence de l’IA dans la vie quotidienne ne se sont pas matérialisées, comme les systèmes autonomes menaçant l’interaction humaine et le potentiel de l’IA à forcer le chiffrement des données. Il ne s’agit pas de minimiser l’impact que nous avons constaté avec l’émergence de l’IA, mais de mettre en lumière l’impact considérablement plus important que nous allons observer avec l’avènement de l’informatique quantique. En 2025, les entreprises devront a minima élaborer un plan de migration vers un chiffrement qui ne soit pas vulnérable aux attaques quantiques.
L’hiver de l’IA
L’émergence de la technologie d’IA basée sur les grands modèles de langage (LLM) a fondamentalement changé la façon dont nous interagissons avec nos données et les uns avec les autres. Cela dit, 2025 sera sans aucun doute une année d’optimisme modéré dans le domaine de l’IA. Nous commençons à voir les failles dans la « magie » promise par les grands modèles de langage ; ils sont très performants pour certaines tâches et impressionnent à juste titre.
Cependant, ces modèles ne peuvent pas penser, raisonner ou s’adapter à l’évolution des menaces comme beaucoup l’avaient prévu. Ils produisent donc des hallucinations à des taux plus élevés que ce à quoi les utilisateurs pourraient s’attendre. Cet écart pourrait bien conduire à un « hiver de l’IA », où des attentes exagérées refroidiraient l’enthousiasme des investisseurs et des développeurs.
Des intelligences artificielles adaptées à des besoins spécifiques
Il est essentiel de se rappeler que l’IA n’est pas une entité monolithique, mais un ensemble d’outils qui doivent être appliqués à des scénarios variés, au cas par cas. À l’avenir, les investissements et les efforts devraient être consacrés à une meilleure compréhension et résolution de cas d’utilisation spécifiques, et non à la construction de solutions globales et monolithiques à tous les problèmes (ou d’une IA générale).
Le succès des solutions de cybersécurité en 2025 reposera sur une approche pragmatique et intégrée pour résoudre des problèmes spécifiques avec des modèles d’IA adaptés plutôt que d’attendre une solution universelle.
L’année 2024 touche à sa fin. L’heure est au bilan autour des dix sujets qui ont marqué les discussions sur le réseau social X, en France, tout au long de l’année. Pour la première fois, le sport, la politique et le divertissement s’entremêlent dans le classement, reflétant les préoccupations nationales comme internationales. X est, et reste, le reflet des passions et des divisions de la société française.
En cette fin d’année,
, l’outil de veille des réseaux sociaux, révèle les 10 sujets qui ont agité X (ex Twitter) en France. Que retenir de l’année 2024 ?

1/ #Paris2024 : 4,9 millions de tweets en français
La période estivale a été marquée par Paris 2024, qui ont fait la une des réseaux sociaux. La fête olympique a généré plus de 4,9 millions de tweets. Son écho est supérieur à celui des précédents jeux, avec près de 7 fois plus de messages que pour #Tokyo2020. La cérémonie d’ouverture a été le moment le plus commenté, représentant 10% des messages publiés.
2/ #Gaza : 4 millions de tweets en français
Le hashtag #Gaza a grimpé d’une place dans le classement par rapport à l’année précédente, avec une augmentation de 15% des messages, atteignant les 4 millions de tweets. La majorité des messages ont été publiés durant les six premiers mois de l’année, représentant 68 % des tweets.
3/ #Macron : 3,9 millions de tweets en français
Le Président de la République s’impose comme la personnalité dont on parle le plus sur X dans l’hexagone. Pourtant, avec ses 3,9 millions de mentions, le hashtag #Macron perd du terrain face à 2023 (volume de messages en diminution de 27%). Son nombre de mentions grimpe en flèche lors de sa visite au salon de l’agriculture au moment du mouvement des #Agriculteursencolere (près de 120k messages en 24 heures).
4/ #StarAcademy : 3,3 millions de tweets en français
Seul programme de divertissement à figurer dans le classement, la Star Academy se hisse dans le top 5, avec plus de 3,3 millions de tweets publiés. Chaque émission devient le moment clé pour les internautes, avec une moyenne de 58 000 tweets.
5/ #Agriculteursencolere : 2,5 millions de tweets en français
Le début d’année 2024 a été marqué par le mouvement des #Agriculteursencolere, mentionné plus de 2,5 millions de fois. Un volume gonflé par un phénomène d’astroturfing, technique de manipulation de l’opinion publique par le biais de faux comptes et/ou d’activistes organisés.
6/ #NouveauFrontPopulaire : 2,4 millions de tweets en français
La création surprise du parti NFP, né de l’alliance de gauche, arrive en sixième position en étant mentionné plus de 2,4 millions de fois en l’espace de deux mois. Bien que le hashtag ait bénéficié d’une forte popularité pendant les législatives, cet engouement s’est rapidement dissipé après les élections.
7/ #Israël : 2,3 millions de tweets en français
En septième position, le hashtag #Israël est au centre de 2,3 millions de tweets, témoignant de la résonance de cette actualité internationale dans l’hexagone. L’attaque de l’Iran contre Israël du 14 avril est le moment le plus commenté, avec près de 50 000 tweets publiés en 24 heures.
8/ #Legislatives2024 : 2,2 millions de tweets en français
En l’espace d’un mois, les élections législatives ont agité le réseau social X. Le hashtag #Legislatives2024 a fait la une pendant plusieurs semaines consécutives, totalisant plus de 2,2 millions de messages, soit une moyenne de 35 100 tweets par jour à ce sujet.
9/ #LFI : 2,1 millions de tweets en français
Tout comme l’année passée, le parti politique #LFI continue de faire la une des réseaux sociaux, en étant au centre de 2,1 millions de tweets cette année, soit +50% versus 2023
10/ #RN : 2 millions de tweets en fr
Le Rassemblement National fait son entrée dans le classement de 2024, avec plus de 2 millions de mentions. Il a été mis en lumière sur X durant la période des élections législatives : la moitié des tweets autour du parti a été publiée durant cette période estivale.
Le CMIT (Club des Marketeurs In Tech) et Aravati, cabinet de conseil RH spécialisé dans le digital, décryptent les soft skills indispensables pour exceller dans le marketing B2B à l’horizon 2025, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle.
Alors que la profession entre dans une nouvelle ère portée par l’émergence de l’IA générative, ces compétences relationnelles, cognitives et comportementales deviennent essentielles pour savoir s’adapter et se démarquer.
« Les soft skills comportementales, relationnelles et cognitives sont essentielles pour anticiper et relever les défis du marketing BtoB tech à l’horizon 2025. Que vous cherchiez à recruter de nouveaux talents ou que vous réfléchissiez à votre propre évolution professionnelle, ces compétences seront incontournables. » Explique Hymane Ben Aoun, Directrice Générale chez Humanskills et Présidente d’Aravati.
Une carte des compétences de demain
Le CMIT et Aravati ont identifié 16 soft skills clés, organisées autour de trois piliers fondamentaux comportemental, relationnel et cognitif, qui façonneront le profil des marketeurs de demain :
1 – Adopter l’adaptabilité numérique
Les marketeurs ont tout intérêt à adopter rapidement les nouvelles méthodologies de travail induites par l’essor de l’IA en sélectionnant et en intégrant de nouveaux outils dans leurs stack Martech.
2 – Renforcer la résilience et gérer le stress
Face à un rythme de travail dense et des objectifs exigeants, il est crucial d’anticiper et de gérer les crises avec sérénité.
3 – Accompagner le changement
Les marketeurs doivent savoir accompagner les évolutions des stratégies d’entreprises et adapter leurs métiers. Une communication claire et l’utilisation éclairée d’outils collaboratifs minimisent l’incertitude et renforcent la confiance.
4 – Stimuler la curiosité et privilégier l’apprentissage continu
L’intelligence artificielle libère du temps pour des tâches stratégiques, et exige également des marketeurs une capacité d’apprentissage constante.
5 – Développer l’agilité et accélérer la prise de décision
Savoir réagir rapidement et efficacement aux nouvelles informations constitue un atout indispensable dans un environnement B2B parfois ultra-concurrentiel.
6 – Incarner le leadership et gérer les équipes
Inspirer, motiver et guider une équipe vers des objectifs communs nécessite exemplarité, transparence et adaptation aux besoins individuels.
7 – Maîtriser la communication et la narration
Savoir créer des messages clairs personnalisés et engageants aide à accélérer les cycles de décision.
8 – Négocier et exercer une influence positive
Convaincre et construire des relations solides, tout en intégrant des notions d’éthique et de responsabilité, constitue une compétence clé pour les leaders de demain.
9 – Collaborer avec l’homme et la machine
Savoir travailler harmonieusement avec l’intelligence artificielle tout en préservant une forte dimension humaine dans les interactions.
10 – Anticiper et répondre aux besoins clients
Comprendre et anticiper les attentes des clients grâce à une écoute active permet de créer des relations durables et différenciantes.
11 – Exploiter l’esprit analytique
Savoir analyser les données pour prendre des décisions éclairées devient fondamental dans un marketing où tout se mesure et se quantifie.
12 – Appliquer une pensée critique face à l’IA
Être capable d’analyser avec discernement les recommandations des outils d’intelligence artificielle pour éviter biais et erreurs.
13 – Stimuler la créativité et encourager l’innovation
Imaginer des solutions originales en s’inspirant d’autres disciplines et secteurs aide à rester compétitif.
14 – Cultiver la data literacy (culture des données)
Sensibiliser à une utilisation responsable et stratégique des données permet de concevoir des campagnes personnalisées, frugales et efficaces.
15 – Privilégier l’éthique et renforcer la transparence
Adopter une gestion responsable des données et garantir une transparence sur les algorithmes utilisés contribuent à la confiance des parties prenantes.
16 – Gérer l’incertitude liée à l’IA
Être prêt à ajuster rapidement les stratégies face aux imprévus technologiques ou aux biais liés à l’IA reste essentiel.
Maud Samagalski, CMO North Western and South Europe chez HPE et Administratrice du CMIT, conclut : « « Les équipes marketing de demain devront combiner expertise technologique, sensibilité humaine et esprit critique pour se démarquer en s’appropriant les transformations profondes engendrées par l’intelligences artificielle et adresser les défis qu’elle implique ».
Selon Anne-Cécile GUILLEMOT, cofondatrice de DYNVIBE,
Dans un monde où l’influence évolue à grande vitesse, les marques sont face à de nouveaux défis pour se connecter à leurs audiences. Anne-Cécile Guillemot, cofondatrice de Dynvibe, acteur en Social intelligence, identifie cinq tendances clés qui redéfinissent les codes de l’influence.
De la recherche d’authenticité et de transparence à l’essor des contenus éducatifs, en passant par l’intégration de l’intelligence artificielle et la montée en puissance des ambassadeurs de marque, en quoi ces évolutions transforment durablement le paysage du marketing d’influence ?
#1 – Plus de stratégies long terme : la qualité vs. la quantité
« Grâce à la Social Intelligence, nos équipes d’analystes ont observé une convergence de signaux clairs : les marques sont en train de faire évoluer leur rapport à l’influence. Elles réalisent, avec quelques années de recul que les simples collaborations avec des influenceurs « stars » sont non seulement très coûteuses mais ne suffisent plus pour construire une relation de confiance durable.
Ces partenariats, devenus omniprésents, ont fini par lasser les consommateurs, un phénomène accentué par l’entrée en vigueur de la loi influence, qui encadre ces pratiques commerciales. En réponse, les marques privilégient désormais des stratégies sur le long terme, axées sur la qualité plutôt que sur la quantité et repensent leurs activations pour un impact plus authentique et durable. » explique Anne-Cécile Guillemot.
#2 – Véritable shift dans le profil des influenceurs : le besoin d’authenticité et de transparence
Les consommateurs, en quête de contenus plus authentiques et transparents, se tournent de plus en plus vers des influenceurs experts et impartiaux, appelés « Changemakers ». Situés à la croisée des chemins entre influenceurs classiques et KOLs (Key Opinion Leaders), ces créateurs se distinguent par leur spécialisation pointue, gage de crédibilité, et un taux d’engagement jusqu’à quatre fois supérieur à celui des influenceurs traditionnels. En partageant des contenus pédagogiques, ils contribuent à enrichir les connaissances des consommateurs, influençant leurs comportements et initiant de nouvelles tendances de consommation. Ces Changemakers sont des acteurs incontournables à surveiller pour comprendre les dynamiques de marché et représentent des alliés précieux pour les marques souhaitant renforcer leur crédibilité.
#3 – L’IA, une source d’opportunité pour la création de contenu
L’IA représente un atout précieux pour les marques, non pas pour remplacer la créativité humaine, mais pour l’enrichir et l’optimiser. Elle offre des outils puissants pour analyser les KPIs en temps réel, identifier ce qui fonctionne, et ajuster automatiquement les contenus afin de les rendre toujours plus engageants.
#4 – Vers une recrudescence du rôle d’ambassadeur de marque
Le rôle d’ambassadeur de marque connaît un regain d’importance, mais avec des transformations profondes. Il ne s’agit plus seulement de prêter son visage à une marque, mais de l’incarner pleinement à travers des valeurs partagées et une connexion authentique. Au-delà du reach, les marques recherchent désormais des partenaires capables de coconstruire une histoire commune, en alignant leurs univers pour créer un impact durable et significatif.
#5 – TikTok Shop : le consommateur, vendeur ou retailer de demain ?
Cette fonctionnalité permet d’acheter directement un produit au sein du réseau social chinois, transformant profondément le e-commerce. Avec plus d’un milliard de dollars de ventes aux USA en seulement six mois, son potentiel est considérable. En simplifiant le tunnel d’achat, qui se fait désormais sans quitter la plateforme, elle ouvre la porte à une nouvelle ère de l’influence. Désormais, n’importe quel consommateur peut devenir un micro-retailer, recommandant et vendant des produits à son réseau en un simple clic. L’expérience produit devient centrale, brouillant la frontière entre influence, achat, et distribution.