Catégorie : Startup

  • Quand le digital et la blockchain oeuvrent pour les réfugiés

    Grand Prix 2017 Netexplo à Amin Rafiee, fondateur de
    Bitnation Refugee Emergency Response

    Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco pour  la 10ème  édition du Forum, a été remis à Amin Rafiee, fondateur de  Bitnation Refugee Emergency Response, une initiative humanitaire développée par BitNation pour offrir aux réfugiés une citoyenneté dématérialisée et une identité officielle grâce à la Blockchain. Les réfugiés peuvent ainsi obtenir une identité officielle en forme de code QR, validée par les membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Ils peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    Chaque année,  Netexplo distingue 10 lauréats parmi les innovations numériques  les plus prometteuses. Bitnation Refugee Emergency Response a été élu parmi les 2000 projets repérés par les experts et enseignants du réseau académique international de Netexplo Observatory.

    « Cette année encore, les deux jours de Forum ont été l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Nous sommes ravis que le choix du public et des experts internationaux se soit porté sur Bitnation Refugee Emergency Response, un projet qui s’inscrit dans la solidarité avec les réfugiés du monde entier en associant un des sujets les plus prometteurs du digital : la Blockchain. » Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Bitnation RER s’inscrit dans Human Focus, l’une des trois tendances de l’innovation mondiale décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend Report 2017, intitulé « Artificial Alternatives » : Human Focus, ou comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. La technologie n’est plus un outil, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

  • Les 10 innovations mondiales les plus prometteuses selon NETEXPLO

    NETEXPLO OBSERVATORY DEVOILE LES TENDANCES 2017 DU DIGITAL 

    A l’occasion de la 10ème édition du Forum, le rendez-vous annuel de l’innovation digitale, Netexplo Observatory dévoile les grandes tendances de l’innovation de l’année, résultat de la captation de 2000 projets par le réseau mondial d’experts et d’enseignants du monde académique.

    Cette année, le Forum se tiendra le mercredi 26 et le jeudi 27 avril au Palais de l’UNESCO, à Paris. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory convie des entrepreneurs, créateurs de startups, chercheurs, philosophes, sociologues, et dirigeants pour décrypter les innovations digitales clés de l’année.

    Ces deux jours sont l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation numérique mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco, sera remis à l’occasion de cette nouvelle édition du Forum.

    L’I.A. AU CŒUR DES 3 TENDANCES DIGITALES 2017

    Les tendances qui sous-tendent l’innovation mondiale, décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend report 2017, intitulé « artificial alternatives » sont les suivantes :

    Human Focus : cette tendance révèle à travers de nombreuses innovations mondiales comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. Ce n’est plus un instrument, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

    Human Nature : le digital est au service de la protection des ressources naturelles, du développement durable. Source d’inspiration pour l’innovation, La nature est quantifiée et améliorée dans la grande transformation numérique de l’univers humain.

    Post Human : L’I.A. et les robots sont progressivement programmés pour interagir et s’adapter à nous, nous projetons naturellement nos sentiments sur eux, développons des relations sociales et ils sont souvent conçus pour encourager ce transfert. Le perfectionnement technologique et l’anthropo-mimétisme conduisent l’I.A. à accomplir progressivement nos tâches. Jusqu’à se substituer à nous ?

    10 INNOVATIONS CAPTEES DANS LE MONDE ENTIER 

    Netexplo Observatory a cette année retenu, parmi plus de 2000 innovations captées en 2016 grâce à son réseau académique de 19 universités dans le monde, 10 innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

     Pour créer un détecteur d’explosifs, autant s’inspirer du meilleur modèle possible. La truffe d’un chien. Des scientifiques de l’Institut américain des standards et de la technologie (NIST) ont réussi à reproduire à l’aide d’une imprimante 3D une truffe qui ressemble au museau d’une femelle labrador retriever et surtout qui en possède les propriétés. En effet, ces chiens ont la particularité de pouvoir reconnaître des odeurs imperceptibles pour le nez humain comme la drogue, les explosifs ou même des maladies comme le cancer. 3D printed dog nose : la nature, notre plus belle source d’inspiration.

    ABALOBI – Afrique du Sud

    Le meilleur outil pour aider les petits pêcheurs à vivre de leur métier, un filet ? Non, une appli. Une application gratuite pour les petits pêcheurs. Développée dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unis : lutte contre la pauvreté, la consommation responsable et la promotion de la durabilité. Abalobi : redonner le pouvoir aux petits pêcheurs.

    BITNATION REFUGEE EMERGENCY RESPONSE – Suède

    Le meilleur moyen de donner une identité officielle à ceux qui n’en ont plus, c’est encore de leur donner une citoyenneté numérique.  Une identité officielle pour les réfugiés grâce à la Blockchain: Bitnation Refugee Emergency Response(BRER). Ils peuvent obtenir une identité officielle en forme de code QR aux sans-papiers. Cette identité est validée par les autres membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Les réfugiés peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    DEXMO – Chine

    La réalité virtuelle, vous l’avez déjà testée. Mais vous ne l’aviez encore jamais touchée du doigt. Des gants pour ressentir les objets en réalité virtuelle. Dexta Robotics est une jeune entreprise basée en Chine et composée de jeunes chercheurs issus des grandes universités d’ingénierie britanniques et chinoises (Cambridge, Nanjing et Tsinghua). Ces sept ingénieurs ont dévoilé leur prototype final de gant bionique à retour haptique qui permet à son porteur de ressentir les forces et textures des objets qu’il saisit, non pas dans la réalité mais dans le virtuel. Dexmo : le monde virtuel n’a jamais été aussi réel.

    INDIA STACK – Inde

    Et si le gouvernement de la première démocratie du monde devenait la référence dans la digitalisation de tout un pays ?  Prolongement du projet Aadhaar, lauréat Netexplo Observatory 2011, qui a permis de donner une identité numérique à 1,1 milliards de citoyens indiens. L’API IndiaStack permet de passer aux  applications concrètes avec un bouquet avancé de services aux citoyens, aux entreprises, sur les domaines bancaires, scolaires, administratifs. Une digitalisation à grande échelle qui permet la sécurisation des transactions financières et commerciales. India Stack : vers une organisation sociale digitalisée.

    THE NEXT REMBRANDT – Pays-Bas

    L’intelligence artificielle peut remplacer toutes les compétences humaines, sauf l’art. EuH…Eh bien en fait, si.  Des historiens de l’art de l’université de Delft & des créatifs créent un logiciel qui peint dans le style de Rembrandt à l’aide d’une imprimante 3D. Afin de réaliser ce portrait inédit, les chercheurs ont analysé plus de 300 œuvres du peintre. Ces analyses ont permis de capturer chaque détail propre à l’identité artistique de Rembrandt : plus de 160 000 fragments venant des différents travaux de l’artiste. L’ordinateur reproduit la texture caractéristique d’une peinture de Rembrandt, y compris les coups de pinceaux, les couches de peintures et la luminosité des couleurs. The Next Rembrandt : Et le prochain Picasso, c’est pour quand ?

    Pour anticiper les épidémies portées par les moustiques, rien ne vaut un piège vraiment très intelligent.  Des pièges robotiques intelligents pour contrer les épidémies portées par les moustiques. Equipés de machine learning pour capturer des espèces bien spécfifiques, ils permettent ensuite l’analyse ADN nécessaire à la prévention des épidémies.  Prémonition : des pièges intelligents pour prendre les épidémies de vitesse.

    Détecter des tumeurs à partir d’images médicales ? Une mission bien réelle pour l’intelligence artificielle. Une équipe de bio informaticiens et de médecins propose une solution d’intelligence artificielle capable de diagnostiquer des maladies à partir d’images issues des scanners, IRM et rayons X et de cerner les tumeurs éventuelles, en détectant leur niveau de gravité.

    Le Dark Web, c’est le côté obscur de la force. Le web version criminels, terroristes, mafia. Comment les détecter ?   Afin de traquer la criminalité qui se cache généralement sur le Dark Web, la société Sixgill a développé une technologie de pointe en cyber sécurité qui lui permet de découvrir et de surfer sur les sites les plus importants du Dark Web, pour essayer d’identifier qui sont ces criminels et les empêcher de nuire. Sixgill : un coup de projecteur dans les zones les plus sombres du web.

    Un pré-diagnostic médical pour mieux vous orienter et vous soigner. Une application médicale validée par les médecins du National Health Service du Royaume-Uni. Une interface très naturelle à commande vocale ou tactile, dont l’intelligence artificielle comprend vos symptômes, vous fournit un diagnostic et vous oriente vers le professionnel de santé le plus adapté dans votre périmètre. Your MD : le premier réflexe avant d’aller voir votre médecin.  

    NETEXPLO OBSERVATORY, LE DIGITAL A VISAGE HUMAIN.

    L’usage d’abord : « Faciliter la transformation digitale, c’est la vocation de Netexplo Observatory. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory identifie et décrypte les tendances de l’innovation et de la transformation digitale, tout en mesurant l’impact sur la société, et les bouleversements dans les usages», explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Ainsi, Netexplo Observatory a identifié et primé depuis 10 ans des usages naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, Siri, Shazam, Spotify, Airbnb, Waze, BlablaCar et Slack. Il y a 10 ans, le Grand Prix Netexplo était décerné à Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a joué un rôle-clef dans l’émergence du printemps arabe.

  • Product Design : l’accélérateur d’innovations

    Comment réussir un Product Design Sprint dans une grande entreprise ?

    Par Stephen Demange, Directeur Conseil SQLI Bordeaux

    Le Product Design Sprint est LA méthode de Design Thinking dont tout le monde parle en 2017. Au-delà du buzz, cette méthode est vraiment en train de faire ses preuves pour accélérer le processus d’innovation dans les entreprises.

    Pourtant, l’organisation d’un Design Sprint dans une grande entreprise est loin d’être aisée.

    Voici les problèmes les plus courants et leurs solutions.

    1. Définir un objectif clair et circonscrit à un problème précis

    Pour des équipes qui n’ont jamais expérimenté les méthodes centrées utilisateurs ou le design thinking, l’objectif d’un sprint peut sembler difficile à fixer. Un syndrome fréquent : avoir un objectif trop généraliste ou mal défini. Par trop généraliste, j’entends un objectif trop vague ou trop ambitieux qui est incompatible avec la capacité de production d’un sprint. Par exemple, il sera difficile de re-designer entièrement une application complexe en 5 jours. Pour cela il faudra probablement plusieurs sprints et le premier pourra avoir comme objectif de proposer une nouvelle expérience sur un parcours clé. Mais pas seulement. Cette nouvelle expérience ne peut être une fin en soi, il faut qu’elle amène une solution efficace à un vrai problème utilisateur. Là est la clé de la création de valeur.

    2.Réunir une équipe complémentaire et disponible
    Probablement le plus difficile de tous les challenges avec deux problèmes sous-jacents :

    – le casting des participants, où il faut éviter d’avoir trop de monde (idéalement 6), des personnes pas assez complémentaires ou de devoir inviter des personnes pour des raisons de politiques internes indépendamment de leur utilité au sprint.

    – la disponibilité des participants : avoir des personnes peu disponibles réunies en même temps pendant plusieurs jours d’affilée est un challenge particulièrement épineux dans une grande entreprise. La meilleure solution est d’anticiper, mais aussi que le Sprint ait un sponsor interne plutôt haut placé dans l’organigramme. Entre autres rôles, la volonté du sponsor d’organiser un sprint réduira les velléités d’annulation de dernière minute des participants. On peut également aménager la durée des journées du sprint de manière à dégager du temps avant ou après.

    3.Désinhiber les participants sur leur créativité

    « je n’ai pas d’idées » ou « je ne suis pas créatif » figurent parmi les craintes les plus fréquentes des participants. Sur ce point, il faut démystifier la créativité en tant qu’activité. Non, la créativité n’est pas réservée aux génies. Le challenge réside dans la capacité à proposer une solution simple et efficace à un problème utilisateur/client. Dans un sprint la créativité fonctionne davantage sur un principe de remixage que de création ex-nihilo. Différentes techniques ou approches peuvent être suggérées par le sprint master :

    – l’association : combiner 2 ou 3 solutions ensemble
    – l’inversion : renverser le problème
    – la substitution : remplacer un élément par un autre
    – la suppression : éliminer un élément inutile ou polluant. Très souvent utilisé dans un travail d’optimisation UX
    – l’augmentation : rendre prépondérant un élément par rapport au reste
    – l’analogie ou l’adaptation : transposer une solution issue d’un univers ou d’un secteur totalement différent

    4.Dessiner c’est gagner

    Lors d’un sprint, on brainstorme, on discute, on écrit des idées sur des post-it qu’on colle, décolle et regroupe … Mais surtout on dessine : les petits dessins comme support créatifs sont une des clés du sprint. Tout le monde connaît le proverbe « un dessin vaut mieux qu’un grand discours ». C’est totalement vrai dans un sprint où on doit matérialiser le plus rapidement possible un concept par sa représentation physique sous forme de storyboard et d’écrans. Et là ça peut faire peur : « je ne sais pas dessiner », « je ne sais pas comment exprimer mes idées en dessin », « mes dessins sont horribles, on y comprend rien »…. Le rôle du facilitateur (ou sprint master) est déterminant pour désamorcer le problème : le sprint n’est pas du tout un concours de dessin. Il ne s’agit pas de faire du beau ou du fidèle mais d’exprimer sa pensée concrètement sur un dessin. Même s’il est moche, voire très moche. Il suffit que le dessin soit explicite pour que le concept s’exprime naturellement, ce que les anglo saxons appellent « self explanatory ».

    Comment réussir un Product Design Sprint dans une grande entreprise ?

     

    Par Stephen Demange, Directeur Conseil SQLI Bordeaux

     

    Le Product Design Sprint est LA méthode de Design Thinking dont tout le monde parle en 2017. Au-delà du buzz, cette méthode est vraiment en train de faire ses preuves pour accélérer le processus d’innovation dans les entreprises.

    Pourtant, l’organisation d’un Design Sprint dans une grande entreprise est loin d’être aisée.

    Voici les problèmes les plus courants et leurs solutions.

     

    1. Définir un objectif clair et circonscrit à un problème précis

    Pour des équipes qui n’ont jamais expérimenté les méthodes centrées utilisateurs ou le design thinking, l’objectif d’un sprint peut sembler difficile à fixer. Un syndrome fréquent : avoir un objectif trop généraliste ou mal défini. Par trop généraliste, j’entends un objectif trop vague ou trop ambitieux qui est incompatible avec la capacité de production d’un sprint. Par exemple, il sera difficile de re-designer entièrement une application complexe en 5 jours. Pour cela il faudra probablement plusieurs sprints et le premier pourra avoir comme objectif de proposer une nouvelle expérience sur un parcours clé. Mais pas seulement. Cette nouvelle expérience ne peut être une fin en soi, il faut qu’elle amène une solution efficace à un vrai problème utilisateur. Là est la clé de la création de valeur.

     

    1. Réunir une équipe complémentaire et disponible
      Probablement le plus difficile de tous les challenges avec deux problèmes sous-jacents :

    – le casting des participants, où il faut éviter d’avoir trop de monde (idéalement 6), des personnes pas assez complémentaires ou de devoir inviter des personnes pour des raisons de politiques internes indépendamment de leur utilité au sprint.

    – la disponibilité des participants : avoir des personnes peu disponibles réunies en même temps pendant plusieurs jours d’affilée est un challenge particulièrement épineux dans une grande entreprise. La meilleure solution est d’anticiper, mais aussi que le Sprint ait un sponsor interne plutôt haut placé dans l’organigramme. Entre autres rôles, la volonté du sponsor d’organiser un sprint réduira les velléités d’annulation de dernière minute des participants. On peut également aménager la durée des journées du sprint de manière à dégager du temps avant ou après.

     

     

    1. Désinhiber les participants sur leur créativité

    « je n’ai pas d’idées » ou « je ne suis pas créatif » figurent parmi les craintes les plus fréquentes des participants. Sur ce point, il faut démystifier la créativité en tant qu’activité. Non, la créativité n’est pas réservée aux génies. Le challenge réside dans la capacité à proposer une solution simple et efficace à un problème utilisateur/client. Dans un sprint la créativité fonctionne davantage sur un principe de remixage que de création ex-nihilo. Différentes techniques ou approches peuvent être suggérées par le sprint master :

    – l’association : combiner 2 ou 3 solutions ensemble

    – l’inversion : renverser le problème

    – la substitution : remplacer un élément par un autre

    – la suppression : éliminer un élément inutile ou polluant. Très souvent utilisé dans un travail d’optimisation UX

    – l’augmentation : rendre prépondérant un élément par rapport au reste

    – l’analogie ou l’adaptation : transposer une solution issue d’un univers ou d’un secteur totalement différent

     

    1. Dessiner c’est gagner

    Lors d’un sprint, on brainstorme, on discute, on écrit des idées sur des post-it qu’on colle, décolle et regroupe … Mais surtout on dessine : les petits dessins comme support créatifs sont une des clés du sprint. Tout le monde connaît le proverbe « un dessin vaut mieux qu’un grand discours ». C’est totalement vrai dans un sprint où on doit matérialiser le plus rapidement possible un concept par sa représentation physique sous forme de storyboard et d’écrans. Et là ça peut faire peur : « je ne sais pas dessiner », « je ne sais pas comment exprimer mes idées en dessin », « mes dessins sont horribles, on y comprend rien »…. Le rôle du facilitateur (ou sprint master) est déterminant pour désamorcer le problème : le sprint n’est pas du tout un concours de dessin. Il ne s’agit pas de faire du beau ou du fidèle mais d’exprimer sa pensée concrètement sur un dessin. Même s’il est moche, voire très moche. Il suffit que le dessin soit explicite pour que le concept s’exprime naturellement, ce que les anglo saxons appellent « self explanatory ».

    Autre point important : le dessin n’est pas une fin en soit, il s’agit d’un livrable intermédiaire destiné à prendre une décision. Si le concept qu’il exprime est retenu, il sera mis au propre par un designer lors de la phase de prototypage.

     

     

    1. Assembler un prototype suffisamment réaliste
      Le réalisme et l’interactivité du prototype est une condition de succès du test utilisateur donc du sprint. Il doit apporter une réponse aux questions que le Sprint adresse et une validation des solutions. Et l’utilisateur doit pouvoir se projeter aisément dans l’expérience sans faire d’effort d’imagination, sinon la valeur du test peut être remise en question. Pour réussir un bon prototype, il faut 2 conditions :

    1 – concevoir et formaliser un parcours détaillé en mode « sketching » dessiné. Sur ce volet, il faut mettre à contribution l’équipe du sprint pour répartir les tâches : dessiner les écrans détaillés, écrire le contenu rédactionnel, chercher les contenus visuels, …

    2 – transposer ce parcours sur une interface « propre » via un logiciel de prototypage simple, comme Marvel ou Sketch ou même Keynote. Le plus important : introduire du contenu suffisamment réaliste (surtout pas de latin) et bien simuler les principales interactions sur le parcours que l’on veut tester. Il n’y a pas de secret : il faut avoir un designer UX professionnel pour assembler un prototype de qualité rapidement.

     

     

    1. Mener un test utilisateur de manière professionnelle

    Le test est l’aboutissement du Sprint et le moment de vérité. Pour le réussir, il est impératif d’en confier l’organisation et le déroulement à un consultant spécialisé dans la recherche utilisateur. L’enjeu est de ne pas biaiser les retours des personnes qui testent en adoptant une attitude neutre, empathique mais aussi perspicace pour faire verbaliser les émotions et interpréter correctement les comportements. Dans une grande entreprise une difficulté supplémentaire concerne le recrutement de participants internes qui peut vraiment s’allonger : valider les population cibles, avoir un fichier de contact propre et complet, relancer et planifier les sessions … Là encore le mieux est de se reposer sur l’expérience du consultant.

    Pour conclure, l’organisation d’un Product Design Sprint en entreprise n’a en fait rien d’insurmontable dès lors que le management est impliqué. Avoir un bon sujet, un facilitateur et un designer professionnel, une équipe disponible et complémentaire animée par la curiosité d’apprendre, le plaisir créatif et surtout la soif d’innovation au service du client. Voilà les clés d’un sprint réussi dans une grande entreprise.

     

     

  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Quelle est la maturité des PME sur leur approche orientée clients ?

    Près de 3/4 startups et PME françaises se disent optimistes sur leurs performances à court terme

    Etude exclusive1 Salesforce auprès de 1209 décideurs européens de nos TPE, PME et startups 

     50 startups et 250 entreprises traditionnelles ont été interrogées par JIGSAW pour le compte de Salesforce lors du dernier trimestre 2016 sur la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et la Hollande.

    L’objectif de cette étude était de voir quelle est la maturité des PME sur leur approche orientée clients, en terme de volonté stratégique, de process et d’outils numériques.

    Contexte économique en France:

    • Près de 3 / 4 (72%) des dirigeants de startups et PME françaises se disent optimistes quant à leurs performances sur les  trois prochains mois et 2/3 veulent engager une stratégie de croissance à moyen terme.
    • 58% des dirigeants français souhaitent recruter dans les 2-3 prochaines années, plaçant la France à la tête des pays Européens en termes d’optimisme d’emploi suivi par l’Allemagne (56%) et les Pays-Bas (49%).
    • Lancer une startup est motivé pour 49% par la liberté d’entreprendre et le sentiment d’accomplissement personnel.
    • A la question consistant à décrire d’un mot ce qu’ils ressentent le plus, les dirigeants français se voient « responsables » (52%), « poussés » (42%)  et « challengés » (33%) mais aussi plus  « stressés » que les autres (33%) tandis que les décideurs anglais se sentent à 31% plus « chanceux ».
    • En France, la majorité des entreprises ont financé leur apport initial par leurs épargnes personnelles, leur famille et amis. Ils sont également beaucoup plus susceptibles de rechercher un prêt bancaire que n’importe lequel des autres marchés européens.

    Priorités stratégiques:

    • Les entreprises en France à l’instar des autres pays partagent 4 priorités stratégiques:

    1- Maintenir ou être en croissance (41%)

    2- Rester indépendant (33%)

    3- La continuité du business (32%)

    4- Fidéliser ses clients (28%)

    La relation client, première richesse des dirigeants:

    • Au démarrage de leur activité les entrepreneurs sont en France moins motivés par l’argent et plus par la recherche d’un meilleur équilibre de vie (40% vs 31% en Allemagne, 27% en UK et seulement 3% en Hollande) que leurs homologues européens. Les patrons français sont en effet plus préoccupés par le poids de la bureaucratie (39% vs 13 à 19%) et par le besoin de trouver des sources de financement (39% vs 13 à 19% également) que de générer des ventes. Une fois cette étape passée, les entreprises françaises comprennent, autant que les autres, que les ventes sont essentielles dans la réussite de leurs affaires.
    • Les dirigeants français considèrent que le maintien des bonnes relations avec ses clients est de la plus haute importance (64%).

    Mais ce chiffre est moins important que dans les autres pays (Allemagne 73%, UK et Hollande 70%) même si c’est également le premier critère de satisfaction client. Si nos managers sont unanimes, il y a quand même quelques petites nuances : les dirigeants Français considèrent que le maintien des bonnes relations avec ses clients est de la plus haute importance là où les Anglais privilégient la recherche de « l’extra mile », pour augmenter la valeur client et les Allemands la rétention comme la récurrence de leur business.

    … avec des priorités business différentes …

    • Sur la performance business, les positions sont plus tranchées. Si la question ne se pose pas de savoir s’il faut ou non répondre le plus rapidement à un lead, les Allemands seront plus à l’affût de nouvelles opportunités business sur de nouveaux territoires, là où les Anglais cherchent à se concentrer où ils sont le plus performants, tandis que les Français à l’instar des  Hollandais, mettent le curseur pour maintenir l’efficacité, la compétitivité et la performance de ses équipes.
    • Quelle est la place de l’innovation numérique dans ce panorama ?  Principal enseignement: « Les dirigeants sont des fins stratèges mais mal outillés ». Rares sont les décideurs européens qui ont une vision unifiée de leurs clients tandis qu’ils considèrent pourtant la relation client stratégique pour initier comme pour accompagner la croissance de leur activité.
      • C’est en effet moins d’1 décideur sur 2 (46%) qui n’a pas connaissance des outils de CRM.
      • 37% disposent d’un pack Office, près d’un quart recourt à un classement papier pour gérer leur clientèle, 23% utilisent un système « maison », 18% n’ont que des cartes de visite et 18% n’ont aucune solution. Comment font-ils dès lors pour disposer par exemple d’une vue unifiée de leurs clients comme pour connaître les canaux qu’ils doivent privilégier pour engager ou conserver dans les meilleures conditions possibles une relation d’affaire ? Comment font-ils pour être payés dans les temps ? Mais surtout comment expliquer un tel désamour pour les outils de CRM ?

    Premièrement, les décideurs n’ont qu’une vague idée de ce que fait un outil de CRM (21% savent que c’est pour « enregistrer la donnée client » et 11% que cela aide à « maintenir la relation client »).

    Deuxièmement, les décideurs sont souvent fâchés avec leurs logiciels (1 décideur sur 6 déclare avoir le sentiment qu’un outil de CRM « n’est jamais à la hauteur de ses promesses », 1 sur 3 pense « ne jamais utiliser le potentiel des logiciels ».)

    Troisièmement, nos décideurs comme dans les autres  ont peur du coût des solutions mais moins que tous les autres pays d’Europe. C’est fonction aussi de la taille. Plus l’entreprise est petite, plus le prix a un impact. Enfin, les décideurs ont quelques réticences à confier leurs données en ligne, essentiellement pour des raisons classiques de sécurité.

    • La réponse à ce sous équipement passe dès lors par plus d’information, d’éducation et d’accompagnement. Les Français comme  les Allemands, veulent voir les produits avec des démonstrations.Capture d’écran 2017-01-25 à 08.23.59Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.14Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.27Capture d’écran 2017-01-25 à 08.24.39
  • DIGITALISATION DES ENTREPRISES « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 »

    La  CCI Paris Ile-de-France récompense 4 entreprises innovantes

    La CCI Paris Ile-de-France s’est engagée depuis plusieurs années dans un plan d’action pour accélérer la transition numérique des entreprises. Elle a la volonté de favoriser l’accès des dirigeants de TPE et PME aux nombreux leviers d’amélioration opérationnels offerts par la révolution digitale, qui peuvent révolutionner leur activité, développer leur chiffre d’affaires et améliorer leurs marges. Ce processd’accompagnement de la transition numérique a connu une accélération depuis plusieurs mois, avec le lancement de la plateforme et de la marque Les Digiteurs.

    Après avoir lancé en juin la plateforme lesdigiteurs.fr grâce à laquelle les entreprises prennent contact avec les conseillers de la CCI pour une approche pratique de leur digitalisation après un premier diagnostic, la CCI Paris Ile-de-France a ouvert une nouvelle étape de son dispositif Les Digiteurs le  14 décembre dernier : une après-midi consacrée à la transformation digitale des entreprises avec  des tables rondes, des animations et des présentations de solutions digitales.

    A l’occasion de cet événement, Les Digiteurs ont également remis les prix du premier concours « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 » à 4 PME innovantes.  Grâce à ce concours, la CCI Paris Ile-de-France a récompensé des entreprises d’Ile-de-France pour leurs innovations en terme de solutions digitales. Les gagnants ont été départagés en 4 catégories distinctes : vente, finance, RH et marketing.

    A l’issue des phases de sélection, 8 finalistes ont été présentés au public qui a voté en temps réel pour désigner le lauréat de chaque catégorie.

     Catégorie Vente : 

    Lauréat : Too good to go, une application permettant de réduire le gaspillage alimentaire en récupérant à prix réduits les invendus des commerçants à la fermeture !

    Second : Smile and Pay, un terminal de paiement électronique mobile (TPE) qui permet les encaissements avec un lecteur de carte bancaire portable pour smartphone et tablette.

    Catégorie Finance :

    Lauréat : Unilend, le premier site qui permet à tout le monde, particuliers ou personnes morales, de prêter de l’argent directement à des entreprises et d’obtenir des intérêts.

    Second : Finexkap, un modèle qui repense le secteur de l’affacturage et démocratise le financement pour les entreprises grâce à la technologie.

    Catégorie RH :

    Lauréat : Mobiliwork, qui propose aux sociétés une gestion RH optimisée et aux salariés de la mobilité sécurisée.

    Second : Flatchr, un service qui s’adresse aux petites et moyennes entreprises qui n’ont pas toujours, le temps, les moyens, ou les compétences pour recruter.

    Catégorie Marketing :

    Lauréat : Pitchy, qui développe une solution innovante permettant de réaliser une vidéo professionnelle à partir de modèles personnalisables.

    Second : Pocket Result, un service qui développe des solutions digitales nouvelle  générationpour explorer, valoriser et profiter de toutes les données multi-sources des entreprises.

     

     

     

     

     

    Avec Les Digiteurs, premier dispositif d’envergure consacré à la transformation digitale des entreprises en Ile-de-France,  la CCI Paris Ile-de-France  s’est fortement engagée à accompagner les PME et TPE dans leur développement et dans leur transformation numérique  afin d’améliorer leurs performances. Le prix de la solution digitale fait partie des actions concrètes lancées par Les Digiteurs pour accélérer la transition numérique des entreprises.

     

    Retrouvez la liste des gagnants sur : http://www.lesdigiteurs.fr/

     

  • Mission CES – Les 28 startups françaises

    MISSION CES 

    Cette année, Mission CES a l’honneur d’embarquer 28 startups françaises dans l’aventure CES.
    Ces pépites venues de Normandie, PACA et Auvergne-Rhône Alpes font partie des meilleures startups mondiales sélectionnées par le CES,
    Vous les retrouverez dans l’Eureka Park et dans le Las Vegas Convention Center, du 5 au 8 janvier à Las Vegas et nous vous invitons d’ores et déjà à les découvrir en ligne ICI :

    42TEA, le thé connecté

    AIR SPACE DRONE, un nouvel espace aérien

    AROMA THERAPEUTICS, Aromacare, ma bulle de bien-être

    BOOK MY HELO, l’ère des héli-setters commence maintenant !

    CUSTOMER LABS, UpMyShop, l’humain au coeur du retail

    GENES’INK, l’électronique souple

    GOALMAPS, l’application anti-procrastination

    GREENER WAVE, le récupérateur d’ondes perdues

    IPROTEGO, la protection rapprochée de votre identité numérique

    IMAG’IN, Aptiko, le commerce interactif et personnalisé est désormais possible !

    IRONOVA, Ankkoro, l’émotion au coeur du gaming

    KEEEX, pour traquer les faux et restaurer la confiance dans le Web

    KEY INFUSER, Ki-One, le petit robot qui nous apprend l’IoT

    MASKOTT, Tactileo Compass, la formation permanente et attrayante

    ON TRACKS, les bracelets d’orientation

    ONDILO, le service connecté de la piscine

    PERFECT MEMORY, le Web as a Brain sémantique

    RIFFT, CT Band, le bracelet connecté qui s’adapte à toutes les montres

    SENSINEO, Life Finder, géolocaliser ceux qu’on aime

    SOLABLE, LaDouche, pas une goutte d’énergie perdue

    SONORA LABS, Lola, ma box-serveur partagée

    SWAP, soulager les aidants des patients Alzheimer

    SYLINK, le chien de garde de ma maison numérique

    TAPCARDS, la photo vivante et connectée

    UNISTELLAR, l’astronomie augmentée

    WINEVEN, pour être coaché par les meilleurs champions

    YESITIS, Revive, le RFID ravive vos vieux vinyles

    ZIBLUE, la fin des protocoles propriétaires dans le smarthome

  • Baromètre GFI Informatique / EBG L’innovation : importante, mais encore immature

    Baromètre Gfi Informatique / EBG : 
    L’innovation, préoccupation principale pour 81% des entreprises

    Gfi Informatique, acteur majeur de Services et solutions numériques, et l’EBG (Electronic Business Group), principal think-tank français sur l’innovation digitale, ont dévoilé ce jeudi 24 novembre, à l’occasion de l’événement « Digital Innovation » de l’EBG, les résultats de l’étude qui dresse un état des lieux de la place de l’innovation au sein des entreprises.
    Afin d’obtenir la vision la plus fiable possible des sujets abordés, les répondants ont été distingués en deux populations : les Porteurs de l’innovation, directement impliqués ou en charge de la stratégie de l’innovation de l’entreprise, et les Consommateurs de l’innovation ayant un rôle consultatif ou étant associés à la stratégie d’innovation.

    « À l’EBG, digital rime avec innovation. Mais si les études sur la transformation digitale font florès depuis deux ans, la question de la maturité des organisations vis-à-vis de l’innovation avait rarement été abordée, en tout cas jamais mesurée. Nous partagions avec Gfi Informatique l’intuition qu’un mouvement s’était amorcée autour de l’innovation et de son stade le plus avancé, l’open innovation. Nous avons voulu mesurer le niveau de maturité réelle des entreprises françaises sur ces questions, pour permettre à chacun de situer en toute objectivité. » rapporte Benjamin GLAESENER, Directeur Général de l’EBG.

     L’innovation : importante, mais encore immature

     L’innovation est incontestablement considérée comme importante : une grande majorité des répondants (81%)valorisent cette importance à un niveau de 4 ou 5 sur une échelle de 5 maximum. Il s’agit bien d’une préoccupation centrale et partagée. Cependant, la maturité ne suit pas encore : 67% des sondés jugent celle de leur entreprise à un niveau de 3 ou 4, et seuls 17% lui attribuent la note de 5. Il existe un décalage entre une appétence marquée pour l’innovation et une maturité encore partielle sur le sujet. L’innovation reste neuve, récemment entrée dans les préoccupations et dans l’outillage des entreprises.

     « Nous sommes en train de passer d’une approche très orientée « produit » à une vision globale de la fonction innovation pour l’entreprise, au service du business. Ce mouvement signe une maturité fraîchement acquise. S’il reste bon nombre de questions en suspens, la monétisation de l’innovation – son ROI – est désormais au centre des débats, preuve que la discipline a quitté le stade des POC lancés à tout-va pour se doter d’une trajectoire plus ambitieuse », commente Jean-François GAUDY, Directeur de l’Innovation chez Gfi Informatique.

     Perception des freins à l’innovation : le grand écart

     Concernant les freins perçus à l’innovation, cinq obstacles principaux se détachent : la difficulté à établir le ROI (38%), le court-termisme (37%), les freins culturels internes (35%), le manque de coordination (35%), et la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (34%).

    L’avis des Porteurs de l’innovation et celui de ceux qui la « consomment » divergent. Alors que les premiers mettent en avant la difficulté à établir le ROI (40%) et le court-termisme (39%), les seconds parlent d’abord de la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (41%) et le manque de coordination et de coopération interne (38%). Ce second point de vue traduit un manque de visibilité des activités innovation auprès des métiers qui les consomment ou un manque de communication sur ces sujets. 

     Valeur ajoutée de l’innovation : l’utilisateur en ligne de mire

     Les trois domaines fonctionnels prioritaires mis en exergue par les sondés sont : l’expérience utilisateur et le parcours client (73%), le big et le smart data (55%), et le CRM et l’omnicanal (36%). Le client mobilise toutes les énergies de l’innovation, devant les activités de l’entreprise qui sont pourtant indispensables à leur fonctionnement, comme la logistique (6%), la production (16%) ou le back-office (17%).

     Fonction innovation : R&D, direction générale et indépendance

     L’innovation et la R&D se détachent difficilement. Les Porteurs de l’innovation, seuls sondés sur le sujet,affirment majoritairement (37%) que R&D et innovation ne sont pas distinguées au sein de leur entreprise. Elles sont distinguées mais prises en charge par une structure commune dans 31% des cas, et ne sont distinguées et prises en charge par des structures dissociées que dans 29% des cas. De fait, moins d’un quart des répondants déclarent disposer d’une direction de l’innovation autonome et pourvue de son propre budget.

    Dans une large majorité d’entreprises, le sujet innovation est aujourd’hui soutenu au plus haut niveau, par la Direction Générale (75%) ou le conseil d’administration (11%).

     Ecosystème de l’innovation : relations avec les startups & open innovation

     Avec 85% d’entreprises qui entretiennent des relations avec les startups, la démarche s’avère courante, voire généralisée. En revanche, la façon dont les relations avec ces startups sont conduites varie énormément. Une grande partie des répondants (37%) avouent fonctionner sur un mode purement opportuniste, 21% se contentent d’investissements ponctuels, et au final, seuls 27% disposent de structures dédiées à la collaboration avec les startups. Les pistes de préoccupation prioritaires pour le futur se trouvent désormais dans leslaboratoires d’idées et plateformes d’idéation (47%), et la création d’accélérateurs (46%), suivies d’assez loin par les prises de participations et acquisitions de startups, ou la création de Digital Factories.

    De son côté, l’open innovation n’est pour le moment pratiquée que par un tiers des personnes interrogées, un autre tiers envisageant de s’y engager. Le petit nombre déjà engagé dans l’open innovation recourt en premier lieu à des pratiques peu disruptives. La conception collaborative de standards avec des concurrents, ou l’aide de collaborateurs à la création d’entreprises, sont encore quasiment inexistants.

     Le FabLab de Gfi Informatique : au cœur de l’innovation

     Depuis plusieurs années, l’innovation sous toutes ses déclinaisons est au cœur de la transformation du groupe GfiInformatique, qui a structuré cette démarche, créé une équipe dédiée aux sujets de rupture et mobilisé l’ensemble de ses forces vives. Ses actions sont tout aussi bien centrées sur la technologie que sur les nouveaux usages et le support à ses activités de services, au bénéfice des métiers de ses clients, de la création de ses logiciels et de l’enrichissement de sa propriété intellectuelle.

    Ses activités digitales et de transformation numérique alimentent les créations et les réalisations du FabLab, espace de travail dédié à l’innovation et à l’accompagnement sur-mesure des entreprises dans leur transformation digitale. Par le biais d’une expérience immersive et sur-mesure sous forme de workshops collaboratifs, les participants transforment, en une journée, leurs idées en réalité.

     « Le FabLab est un lieu unique, véritable accélérateur d’innovation pour nos clients. Au travers de parcours personnalisés, nous les aidons à concrétiser leurs idées au regard de leurs besoins métiers spécifiques, le tout dans un environnement propice à la créativité. » ajoute Jean-François GAUDY, Directeur de l’Innovation chez Gfi Informatique.

     L’étude complète est à lire ici : http://bit.ly/gfi-barometre-innovation-ebg

  • Les 10 innovateurs retenus par le MIT Technology Review

    Les 10 Innovateurs de moins de 35 ans du MIT Technology Review pour le Summit Europe

     Les Innovateurs de moins de 35 ans sélectionnés en Europe par le MIT Technology Review se réuniront à Barcelone le 24 novembre prochain lors du Summit Europe 2016

    • Les 10 Innovateurs ayant reçu le plus de votes pitcheront leurs projets lors de cette rencontre et trois d’entre eux recevront une mention spéciale : Impactful Innovator, Novel Innovator et Audacious Innovator

     Pour la deuxième année consécutive, les Innovateurs de moins de 35 ans sélectionnés en Europe par le MIT Technology Review se rencontreront lors du Summit Europe organisé avec le soutien de BNP Paribas et L’Atelier BNP Paribas. C’est le rendez-vous annuel de cette prestigieuse communauté – plus de 150 lauréats récompensés depuis 2009 – qui a pour but de découvrir et reconnaître le talent de nouveaux jeunes pionniers du monde de la technologie.

    La rencontre aura lieu le 24 novembre prochain à la Barcelona Tech City. Pour cette deuxième édition, tous les Innovateurs récompensés depuis 2009 ont été amenés à sélectionner 3 projets parmi les lauréats de 2016, selon les catégories suivantes :

    • Impactful Innovator, le projet qui a le potentiel d’avoir un impact social pour notre société.
    • Novel Innovator, un projet original et unique qui a le potentiel de transformer certains secteurs de la société.
    • Audacious Innovator : un projet audacieux, qui a le potentiel de surmonter les barrières établies dans le but de résoudre des problématiques sociétales.

    Parmi plus de 55 lauréats de l’année 2016, les 10 finalistes ayant reçu le plus de votes sont :

    1. Timothée Boitouzet (France) : Woodoo. Ce jeune architecte a créé un nouveau type de bois qui a le potentiel de transformer les bâtiments du futur : translucide, plus résistant et durable. Ce projet lui a valu d’être sélectionné « Innovator of the Year 2016» en France lors de la cérémonie de remise des prix.

    2. Franz Bozsak (France) : Instent. Ce jeune chercheur a créé le premier stent intelligent qui surveille les patients et ajuste leurs médicaments en conséquence.

    3. Clémentine Chambon (France) : Oorja. Elle a créé des centrales électriques pour fournir aux communautés rurales indiennes une source d’électricité fiable et bon marché à partir d’énergie solaire ou de la biomasse. Ce projet lui a valu d’être élue « Social Innovator 2016 » en France.

     4. Xavier Damman (Belgique) : OpenCollective. Il a développé une nouvelle plateforme pour aider au financement et à la transparence des nouvelles formes d’organisation sociétales.Ce projet lui a permis d’être sélectionné « Innovator of the Year 2016 » en Belgique.

    5. Javier Jiménez (Espagne) : New Born Solutions. Il a créé un outil sous forme de « stylo » qui aide à diagnostiquer la méningite infantile de façon non intrusive et qui a le potentiel de sauver des millions de vies dans le monde. Grâce à ce projet il a reçu la mention spéciale « Innovator of the Year 2016 » en Espagne.

    6. Ansgar Jonietz (Allemagne) : Washabich.de. Ce physicien a fondé un service en ligne gratuit qui a pour but de traduire le jargon technique des résultats médicaux d’une manière compréhensible pour tout le monde. Grâce à ce projet il a reçu la mention spéciale « Social Innovator of 2016 » en Allemagne.

    7. Katarzyna Kaminska (Pologne) : TherVira. Cette jeune chercheuse travaille sur un nouveau médicament qui pourrait guérir la grippe, indépendamment de la souche du virus qui cause l’infection peu importe le stade de la maladie.

    8. Lukasz Koltowski (Pologne) : MySpiroo. Ce jeune chercheur a développé un spiromètre portable pour aider à améliorer la vie des patients atteints de maladies pulmonaires.

    9. Gonzalo Murillo (Espagne) : EnSo. Ce jeune ingénieur travaille sur un projet très innovateur dans le secteur de l’Internet des Objets (IoT) dans le but de transformer l’énergie «qui flotte dans l’air» pour alimenter en batterie tous les capteurs IoT.

    10. Geert Slachmuylders (Belgique) : Turbulent. Ce jeune entrepreneur à fabriqué des petites centrales hydroélectriques basées sur le biomimétisme (imite les stratégies de la nature) pour fournir une énergie fiable et abordable, même pour les collectivités les plus éloignées.

    Ces 10 Innovateurs présenteront leur projet devant un public composé d’experts business et entrepreneuriat, investisseurs, d’influenceurs, de membres du jury de la compétition ainsi que des lauréats des éditions précédentes. Pour clore l’événement, trois d’entre eux recevront l’une des mentions spéciales.

    Ces 10 Innovateurs présenteront leur projet devant un public composé d’experts business et entrepreneuriat, investisseurs, d’influenceurs, de membres du jury de la compétition ainsi que des lauréats des éditions précédentes. Pour clore l’événement, trois d’entre eux recevront l’une des mentions spéciales.

    De nombreuses activités sont organisées dans la journée : des workshops, keynotes et activités de networking où les participants travailleront en groupes pour résoudre des problématiques qui touchent notre société dans différents secteurs : énergie, smartcities, fintech, education et santé. Pendant les workshops, les participants auront l’occasion de débattre et d’échanger idées et conseils avec des experts en business et entrepreneuriat comme :

    • Antoinette Matthews, Vice-Présidente, Licensing & Communities du MIT Technology Review et Directrice Éxecutive du MIT Enterprise Forum Global
    • Pedro Moneo, Partenaire International de MIT Technology Review et PDG de Opinno
    • Olivier Dulac, Président de L’Atelier BNP Paribas.
    • Alexis Bonte, co-fondateur et PDG de eRepublik Labs.
    • Sébastien Deletaille, Fondateur de Real Impact Analytics et élu Innovateur de moins de 35 ans belge en 2015.
      La liste des lauréats du Prix Innovators Under 35 2016 est à découvrir ici 
  • Innovations high-tech : tous le possibles

    La révolution high-tech : IFA 2016 Berlin 

    Par Valtech 

    L’IFA 2016 de Berlin (salon international de la radiodiffusion) qui s’est tenu en septembre dernier marque le coup d’envoi de la rentrée des acteurs du marché high-tech. Il met l’accent sur les dernières innovations et les tendances à venir du secteur.

    Les avancées défilent à vitesse exponentielle : de la réalité virtuelle aux objets connectés en passant par la nouvelle génération des technologies OLED, aucun domaine n’est laissé de côté. Ces développements vont bouleverser en profondeur les possibilités d’apprendre, de communiquer, d’améliorer le confort de nos lieux de vie. Le niveau technique, en mutation perpétuelle, finit de convaincre les derniers sceptiques. Cette révolution high-tech dessine les contours de nos vies quotidiennes dans les décennies à venir. On aurait donc tort de reléguer ces nouveaux venus au statut du gadget.

    Le casque qui nous rendra fort et intelligent 
    Halo Sport. C’est le nom du nouveau produit lancé par la start-up californienne Halo Neuroscience. Avec une promesse de taille : nous rendre plus fort et plus intelligent grâce à un simple casque audio ! Techniquement, l’objet est équipé d’électrodes qui envoient de petites impulsions électriques (2 mA) à la partie motrice du cerveau. Le dispositif permet alors d’amplifier l’activité neuronale pour développer en conséquence notre masse musculaire. En parallèle, les impulsions permettent de faciliter les connexions entre les cellules du cerveau, ce qui améliore les performances de la mémoire et la capacité à assimiler de nouvelles notions. Les données sont facilement traçables grâce à une application Smartphone consacrée. La qualité de la recherche développée par Halo Neuroscience et les résultats de test solides ont convaincu l’armée de l’air américaine d’utiliser le casque Halo Sport dans la formation des équipes.
    Avec des résultats prometteurs : le temps de formation des pilotes de drones a été réduit de moitié. Même constat au sein de l’équipe américaine de ski olympique qui s’intéresse quant à elle aux bénéfices physiques du produit. L’utilisation du casque a permis d’augmenter de plus de 10% la force de propulsion des athlètes et leur intensité de saut. Et les champs d’actions ne s’arrêtent pas là puisque la société met en avant les vertus médicales de son offre qui s’avérerait pertinente pour compléter la rééducation nécessaire suite à un accident vasculaire cérébral. Une démocratisation est espérée dans le futur suite aux levées de fonds importantes suscitées par l’engouement de la Silicon Valley autour du produit. Pour l’instant, l’innovation technologique a un prix : 550$.

    Devenir chef étoilé grâce à la cuisine connectée
    Et si nos habitats transmettaient l’envie de cuisiner même aux plus récalcitrants ? À horizon trois à cinq ans, nos cuisines pourraient fonctionner comme de vraies entités entièrement connectées et douées d’intelligence. C’est du moins la promesse de Panasonic qui présente un prototype très poussé de la cuisine du futur. Tout commence par la cave à vin, écrin incrusté dont la paroi transparente, entièrement digitalisée, permet d’accéder du statut de néophyte à celui d’œnologue ! En sélectionnant l’une des bouteilles de cette cave, l’écran donne accès à des propositions de recettes opportunes pour l’accompagner. Et si l’un des ingrédients vient à manquer, l’utilisateur peut le commander directement par l’intermédiaire de ce support.
    Une fois la recette validée, les temps et températures de cuisson sont immédiatement envoyés au four et à la plaque à induction. Cette dernière est intégrée dans l’ensemble du plan de travail, ce qui permet de poser une casserole à n’importe quel endroit tout en découpant les aliments à côté. En parallèle, une deuxième vitre placée sur les bords du plan de travail se transforme en écran : un chef cuisinier apparaît pour apporter conseils et savoir-faire sur la préparation en cours sans perdre de vue la casserole puisqu’une caméra intégrée dans la hotte retransmet l’image en direct sur l’écran. La table du séjour gardera au chaud les plats servis grâce à un système de micro-ondes intégrées pour accompagner l’apprenti cuisinier tout au long de la préparation.

    La technologie qui dépasse les frontières du langage
    Se passer d’un ordinateur ou d’un Smartphone pour comprendre et communiquer avec un interlocuteur étranger. Le défi lancé par la société américaine Waverly Labs touche au but grâce à la pré-commercialisation d’oreillettes bluetooth baptisées « The Pilot ». Reléguant au second plan les applications Google Translate ou Skype Translator, mal adaptées aux échanges fluides et spontanés, la technologie est parvenue à abolir cette frontière linguistique qui dresse parfois tant de barrières entre les individus. Le dispositif est simple et efficace : l’oreillette sans fil analyse le langage de celui qui communique (à condition que ce dernier soit équipé du même appareil) et le retranscrit dans la langue de son interlocuteur pour une traduction en temps réel.
    L’application Smartphone reliée permet de choisir les langues à traduire. Une fonctionnalité hors ligne donne aussi la possibilité de se passer d’une connexion internet pour profiter des fonctionnalités en toutes circonstances. Si seulement quatre langues sont disponibles pour l’instant (anglais, français, espagnol et italien), les développements à venir sont nombreux et intégreront l’arabe, l’hébreu, l’hindi et plusieurs langues asiatiques. L’opération de crownfunding a enregistré un vrai succès permettant d’entrevoir une livraison des pré-commandes de The Pilot d’ici la fin de l’année (prix envisagé : 130$). De quoi donner toutes leurs chances à de belles rencontres personnelles et professionnelles dans l’avenir.

    Nos phalanges: Smartphones de demain ?
    Les bracelets connectés, sur le modèle de Fitbit, sont entrés depuis quelques années dans le quotidien des amateurs de courses à pied notamment. La société coréenne Innomdle Lab renouvelle le genre en ajoutant à son bracelet nommé SGNL la possibilité de téléphoner d’une manière totalement inédite. Connecté au Smartphone du propriétaire par système bluetooth, le bracelet détecte les  appels reçus. Il suffit alors de porter l’index à son oreille pour communiquer avec son interlocuteur sans avoir à sortir le téléphone de sa poche.
    La possibilité de prendre l’appel et de régler le volume de la communication s’effectue grâce au bracelet capable de s’intégrer avec une montre connectée de type Apple Watch par exemple. C’est le phénomène de conduction osseuse qui est exploité techniquement pour permettre d’entendre la voix du correspondant par simple pression du doigt sur l’oreille. Le son est transformé en vibrations qui circulent jusqu’à l’oreille où les ondes sont diffusées par l’intermédiaire des os du crâne. Procédé utile pour répondre discrètement en toute situation, Innomdle Lab se pose à l’avant-garde de nouvelles manières de communiquer. Le projet a fait l’objet d’un financement par l’intermédiaire d’une plateforme de crownfunding et l’objectif a été largement dépassé, laissant envisager une commercialisation du bracelet SGNL pour début 2017.