Catégorie : Robotisation

  • Retail et technologie à l’ère de la disruption

    Retail et technologie à l’ère de la disruption

    Rapport publié par Qubit 

    Les technologies disruptives comme l’intelligence artificielle, l’internet des objets, le big data et la robotique s’apprêtent à créer, dans l’avenir, d’énormes opportunités pour les retailers et les marques.
    Mais ce futur est plus proche qu’on ne l’imagine. Les nouveaux business models opèrent déjà une désintermédiation avec les commerçants traditionnels, particulièrement pour ce qui est du contrôle de la relation client.

    Dans notre dernière recherche nous avons demandé à plus de 70 dirigeants du secteur de nous faire part de leurs points de vue et de leurs priorités en matière de technologies disruptives. Téléchargez le rapport et découvrez comment ils planifient d’utiliser ces technologies pour créer de la valeur, de la différenciation et fondamentalement, pour mieux comprendre et influencer leurs clients à grande échelle.

  • #VIVATECH2017 – Discours présidentiel, conférences, technologies disruptives…ce qu’il fallait retenir

    #VIVATECH2017 

    Avec plus de 60 000 visiteurs en 3 jours, plus de 500 Speakers internationaux, 6000 Startups présentes,  VIVATECH devient pour sa seconde édition le rendez-vous majeur de l’innovation en France.  

    TEMPS FORTS du discours du Président Emmanuel Macron 

     » La France est un pays d’entrepreneurs, c’est un pays de start ups mais je veux que ça devienne aussi un pays de licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain. Alors pour ce faire nous devons sortir d’une fascination française, le « small is beautiful ».

     » Quand un entrepreneur commence à réussir trop bien on le jalouse, on dit qu’il y a quelque chose de louche, on le stigmatise et généralement on le fiscalise. Et c’est terminé. C’est absurde parce qu’un entrepreneur qui s’enrichit, c’est un entrepreneur qui est en train de réussir et qui donc fait réussir son pays, embauche, tire d’autres entrepreneurs et doit pouvoir réussir encore plus facilement, plus vite, plus fort, pour pouvoir réinvestir demain. »

    « L’Etat doit devenir digital parce que l’Etat ne comprendra les enjeux du numérique que s’il devient lui-même un acteur numérique. Et ce que nous allons promouvoir, c’est un Etat qui innove, un Etat qui gagne en productivité, en efficacité, en épousant le numérique, ses méthodes, ses facilités, son efficience, ses organisations. Un Etat qui ne multiplie pas partout la présence physique, mais la concentre là où elle est nécessaire, au contact, dans un rapport humain indispensable mais que nous devons réinventer. »

    Ce qu’il fallait retenir des débats 

    Les débats ont fait ressortir 10 grandes tendances :

    1- La Chine en première ligne

    2- L’intelligence artificielle et le Big Data

    3- L’avenir de la Fintech

    4- Les robots pendront- ils la place des humains ?

    5- Virtuelle ou augmentée quelle sera la nouvelle réalité ?

    6- La mobilité à la demande

    7- Les médias et la publicité face aux défis de la transparence

    8- L’internet de tous les objets

    9- Startups : comment accélérer le mouvement ?

    10- La révolution énergétique

    Bertrand PICCARD Solar Impulse et Isabelle KOCHER Directeur Général d’ENGIE

    Ce qu’il fallait retenir des innovations 

    . Les 100 plus belles innovations telles que les robots humanoïdes, le gant Gotouch VR pour toucher réellement les objets en réalité virtuelle, les drones dernière génération, l’IA avec l’assistant de Google, un procédé de fabrication 3D de mobilier urbain, une maquette de solar impulse, la voiture autonome, le dernier prototype de Seabubble …

    . Un hackathon de plus de 25 heures non stop consacré à la deep tech avec des technologies utilisées en avant première et rassemblant plus de 200 développeurs.

    Quelques technologies disruptives 

    Wavestone – La Blockchain : de l’euphorie à la réalité
    Wavestone dévoile une étude internationale sur la question de la Blockchain et des régulations : « Regulator’s posture facing blockchain ».

    Qwant et Fairphone
    annonce ensemble un partenariat stratégique pour des téléphones plus éthiques. Le moteur de recherche Qwant sera intégré sur les téléphones modulaires, éthiques, durables et équitables de Fairphone.

     En’jo
    Présentation de l’application qui réinvente le dépannage et les travaux à domicile ; elle propose une solution on-demand, partout et à n’importe quel moment, pour n’importe quel réparation à faire chez vous (plomberie, serrurerie, chauffage, bricolage…), via une interface intuitive.

     Disruptive Technology
    Disruptive Technologies présente pour la première fois en France une solution de capteurs connectés pour l’immobilier, révolutionnaire, de la taille d’un timbre pour surveiller en temps réel les bâtiments et les équipements, et créer de nouvelles interactions avec les utilisateurs et les clients.

    Ingenico,
    Ingenico a présenté des écrans connectés dont la technologie a été développée par la start-up Think&Go (rachetée dernièrement par Ingenico). La spécificité de ces écrans est de comporter plusieurs zones de capteurs NFC permettant l’achat, la réservation, le couponning etc. Ces écrans seront testés en gare en octobre.

    Ezeeworld révolutionne la data géolocalisée
    Ezzeworld est une solution de connaissance client inédite, en alliant la captation de données comportementales issues du monde physique (parcours in store et in street) à celles du monde digital (navigation in-app et web). L’objectif est de proposer un ciblage contextualisé et de créer des segments qualifiés pour améliorer la compréhension des habitudes de vie des clients.
    En combinant la compréhension de ces parcours, la solution analyse les visites en point de vente et mesure la performance des campagnes drive to store.

    Talk to pay le dispositif d’authentification vocal
    La voix comme mot de passe pour sécuriser tous les achats en ligne, c’est désormais possible !La Banque Postale est la première banque française à lancer Talk to Pay, un dispositif d’authentification par biométrie vocale pour le paiement à distance. Cette innovation renforce la sécurité des paiements tout en facilitant et en simplifiant les usages des clients de La Banque Postale.

    Crédit photos Bruno Levy

  • Repousser les frontières: l’homme et la technologie à la conquête de l’espace

    Les Tendances selon VALTECH 

    Depuis le premier lancement du satellite Spoutnik en 1957 et la chienne Laïka envoyée en orbite la même année, l’homme ne cesse de persévérer à explorer l’espace. Aujourd’hui, le développement grandissant des technologies ouvre une nouvelle ère avec la conquête des territoires situés au-delà de notre atmosphère.
    Les projets, autrefois enfermés dans la case des rêves et de la science-fiction, deviennent de plus en plus concrets. Conquête de Mars, développement de services liés au lancement des satellites… Nous entamons peut-être une nouvelle étape dans l’histoire de l’espèce humaine. Si beaucoup garderont les pieds sur terre, ils comprennent peu à peu l’étendu des progrès permis par l’exploration maîtrisée de notre système solaire. Elle ne se limite plus à un lancement de fusée ou une mise en orbite de satellites. Ce sont là seulement les supports qui nous permettent d’envisager un horizon de tous les possibles.

     

    VAHANA : objet volant identifié 
    Si l’actualité braque volontiers ses projecteurs sur les projets de conquête des planètes voisines, d’autres chantiers en cours suscitent fascination et projection dans le futur : conquérir en premier le ciel de nos villes, notamment pour les désengorger. Cet objectif peut être perçu comme la dernière étape à franchir avant de dépasser l’atmosphère et conquérir notre système solaire.

    Airbus, par l’intermédiaire de sa filiale Airbus Air Mobility se pose en pionnier en mettant au point un prototype de voiture volante nommé Vahana. « Véhicule des dieux » en sanscrit, la langue des textes religieux hindoux et boudhistes ; l’appellation fait écho à une ambition développée et porteuse d’espoir. L’appareil sera composé de huit moteurs à hélices, disposés à part égale sur un couple d’ailes, pour un décollage et un atterrissage prévus à la verticale. Conçu pour une seule personne, il pourrait permettre de solutionner plusieurs problématiques auxquelles les métropoles du monde entier sont confrontées.  Vahana pourrait mettre un terme à la congestion automobile sur les routes tout en diminuant la pollution grâce à ses moteurs fonctionnant à l’électricité.

    Ses avantages sont aussi économiques : Airbus estime que la production de la voiture volante sera moins coûteuse, à grande échelle, qu’un véhicule traditionnel. Et en cas d’incident à bord, pas de panique ! Un parachute sera capable de se déployer, même à basse altitude, pour un atterrissage en douceur. La volonté est si forte du côté de l’avionneur que Vahana a dépassé le stade du projet. Airbus travaille à la mise au point du prototype d’ici la fin de l’année afin de présenter un modèle de démonstration à horizon 2020. La commercialisation suivra, prévue au départ pour des trajets de courte distance. Un premier pas avant un assaut en règle du ciel.

    SpaceX : le décollage du millénaire
    L’ensemble de nos recherches sur la conquête des étoiles appelle à tous les superlatifs à propos du projet SpaceX. Il pourrait donner corps à ce qui fait battre l’imaginaire collectif quand on lui parle d’espace : envoyer des hommes sur Mars pour coloniser la planète rouge!
    À l’origine de ce projet qui marquerait à jamais notre millénaire, Elon Musk, entrepreneur connu qui a cofondé, entre autres, les sociétés PayPal et Tesla Motors. Loin d’être un rêve lointain rempli de suppositions, la mission SpaceX apporte la preuve d’une volonté de réussir. Elon Musk a organisé une conférence de presse en septembre 2016 où il a présenté ce qui ressemblera à une compagnie aérienne très long courrier ouverte au public. Les voyageurs embarqueront à bord d’une fusée dont le lancement sera assuré par la compagnie de l’entrepreneur. Un premier décollage permettra d’envoyer l’appareil en orbite autour de la terre avant une première halte. À cet instant le lanceur accompagnant la fusée se détachera pour revenir se poser à la base de lancement. Arrive ensuite la seconde phase : un réservoir entier de carburant est rempli pour décoller avec le lanceur et rejoindre la fusée habitée. Une fois assemblée, SpaceX pourra alors entamer son long voyage vers la planète rouge. Et quel voyage !

     On comptera une centaine de jours avant d’apercevoir Mars à travers les larges baies vitrées situées au sommet de la fusée. C’est pourquoi des jeux en apesanteur et des salles de cinéma sont prévus pour amenuiser l’ennui en vol… Mais tout cela reste bien superflu en comparaison du but que se seront fixés la centaine de passagers présents à bord : coloniser la planète rouge. Dans un environnement inhospitalier où un monde nouveau restera à construire, les difficultés seront immenses. Ce qui n’empêche pas les équipes de SpaceX d’espérer, à terme, voir vivre plusieurs centaines de millions d’humains au-delà des frontières de l’atmosphère grâce notamment à l’industrialisation du processus de lancement. Le calendrier avancé est optimiste.

    En effet, Elon Musk compte opérer les premiers tests de lancement en 2018 et c’est en 2024 que les vaisseaux humains pourraient embarquer. Reste maintenant à s’acquitter du prix : environ 500 000 euros pour devenir le pionnier de la nouvelle humanité.

    L’imprimante 3D : architecte de la ville martienne
    Si dans un futur, plus tout à fait éloigné, le développement des technologies permettra de relier la planète rouge, des obstacles infinis se poseront à ceux qui aspireront à la coloniser. Au premier rang desquels, la construction des logements qui accueilleront celles et ceux qui auront décidé de passer le reste de leur existence au delà des frontières terrestres.  Et c’est ici que les premiers obstacles se présentent.

    La surface et le poids des appareils envoyés sur Mars devront répondre à des critères particulièrement exigeants qui ne laisseront place qu’aux éléments nécessaires à la survie des passagers pendant le voyage de plusieurs mois… Difficile donc d’exporter les matériaux qui constituent nos habitats terrestres ! C’est pourquoi la NASA (agence spatiale américaine) a décidé d’organiser un grand concours ouvert aux citoyens américains et détenteurs de la carte verte.
    C’est la technologie d’impression en 3D qui a été placé au centre de cette compétition inédite. La NASA a en effet sélectionné cette technologie comme levier de conception des futures habitations martiennes. Au vu du peu de matériaux terrestres exportés sur Mars, l’enjeu sera de mettre au point un système de recyclage performant de l’activité humaine sur place. En associant ce vivier avec les composants issus du sol martien, les imprimantes 3D seraient le moyen le plus efficace permettant de mettre au point, dans des délais raisonnables, les premiers logements construits au delà de l’atmosphère terrestre. Et à terme, viabiliser la présence humaine hors de ses frontières naturelles. La récompense promise par la NASA est à la hauteur de l’enjeu : plus d’un million de dollars pour le vainqueur. Les participants avaient jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs propositions.

    Avant divulgation du résultat, l’agence spatiale prépare déjà l’étape suivante de la compétition. Les candidats auront alors pour mission de transformer les projets en réalisations concrètes.

    OneWeb : l’internet pour tous grâce à l’espace
    Si beaucoup attendent le décollage de la première fusée en partance pour une autre planète, c’est avant tout dans le lancement de satellites en orbite que l’essentiel de l’activité des bases de lancement est concentré aujourd’hui. Et cette activité intéresse, de près, de nombreux acteurs impliqués dans la conquête de l’espace. Ils veulent relever le défi, insurmontable techniquement il y a encore peu, d’apporter un accès internet à tous les points du globe.

     Dans cette course, le projet OneWeb se démarque au vu des acteurs qui en portent la responsabilité : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin ou Thomas Enders, CEO du constructeur Airbus. Mais comment toucher au but ? En déployant une armée de petits satellites à travers la planète qui auront chacun une particularité : ils seront positionnés à basse altitude. En stationnant ces derniers à 1 200 kilomètres d’altitude, le changement est radical quand on sait qu’un satellite traditionnel est placé sur une orbite située à près de 36 000 kilomètres au dessus du sol !
    L’avantage est immédiat : en diminuant l’altitude des satellites, on réduit automatiquement la distance à parcourir entre les satellites et la Terre. Les temps de latence des signaux transmis pour la téléphonie, les applications Cloud ou la visioconférence sont alors plus courts qu’avec les systèmes traditionnels. Et pour diffuser l’accessibilité partout, même dans les zones les plus reculées, OneWeb et ses fondateurs sont prêts à lancer les 900 micros satellites nécessaires au projet. Les progressions seraient alors remarquables dans de nombreux domaines : alerte et intervention des services de secours en zone blanche ; couverture des zones rurales… Plus généralement, c’est l’ensemble des pays en voie de développement qui pourrait enfin bénéficier d’une mise à niveau et d’une égalité dans l’accès à la connexion.
    OneWeb aura prochainement l’occasion de démontrer la force de son système : les premiers lancements de satellites (opérés par la filiale Virgin Galactic de Richard Branson) auront lieu au cours de l’année 2018.
  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • BOT Traffic Report : quelle part du trafic web est générée par les robots ?

    BOT Traffic Report

    Imperva vient de publier son rapport annuel BOT Traffic Report pour l’année 2016

    Dans cette étude, Imperva analyse 16.7 milliards de visiteurs sur 100 000 domaines sélectionnés aléatoirement dans le réseau Imperva Incapsula afin de répondre aux questions suivantes :

    – Quelle part du trafic web est générée par les robots ?
    – Comment les mauvais bots sont utilisés dans les cyber-attaques ?
    – Quels facteurs encouragent les bons bots à visiter différents sites web ou services ?
    – Qui sont les bons et mauvais bots les plus actifs ?

    Récemment, les botnets étaient à nouveau à la une avec une enquête du blogger sécurité Brian Krebs, qui révèlait des détails sur son travail pour découvrir l’identité de l’auteur de Mirai, Anna-Senphai. Mais aussi avec le serveur de jeu Minecraft qui continue d’être la cible numéro une des attaques DDoS. Les serveurs de gaming ont subi certaines des plus grosses et de plus longues attaques enregistrées récemment. Le réseau Incapsula d’Imperva a dernièrement observé une tendance à la hausse des attaques progressives et complexes détaillées dans ce nouveau blog.

    Le rapport complet est disponible ici, veuillez également retrouver ci-dessous les éléments principaux de ce rapport :

    – En 2016, un visiteur de site web sur trois était un bot d’attaque et 94,2% des sites web inspectés ont subi au moins une attaque de bot durant la période de 90 jours d’enquête.

    – En 2016, les «mauvais bots» représentaient 28,9% du trafic internet.

    – Les bots Impersonator ont été les mauvais bots les plus actifs pour la cinquième année consécutive. En 2016, ils représentaient 24,3% de l’ensemble du trafic du réseau d’Imperva. Les bots Impersonator sont le plus souvent utilisés pour amorcer une attaque DDoS dont les plus célèbres sont Mirai, Nitol et Cyclone.

    – Encore une fois les bots représentent la majorité des visiteurs de sites web (51,8%), une tendance entraînée par l’augmentation de l’activité des bons robots.

    – Les bons bots les plus actifs en 2016 étaient les Feed Fetchers, responsables de 12,2% de tout le trafic. La majorité de leur activité peut être associée à l’utilisation des applications mobiles, illustrant l’engouement des utilisateurs pour le mobile.

    bot-traffic-report-2016

  • La révolution robot est en marche dans le retail français

    ROBOTS ET RETAIL 

    Etude du cabinet Roland Berger 

    Avec les signes avant-coureurs de désertion des magasins challengés par la montée en puissance des ventes digitales – qui vont doubler en 10 ans pour atteindre 20 à 25% en moyenne – ; les points de vente physique doivent repenser leur modèle, passant de la focalisation sur l’offre et la transaction vers un rôle d’image et de conseil, allié du canal digital.

    Apportant une des briques possibles pour répondre à ce défi, et après avoir investi le retail japonais, les robots sont en train de faire leur entrée dans le retail français.

    L’arrivée et la commercialisation de solutions efficientes dans d’autres pays, le succès des tests actuellement en cours chez de nombreux distributeurs, ainsi que la baisse des coûts et la constante augmentation des capacités des softwares créent, en 2016, l’environnement propice à la révolution robotique du retail.

    Les chiffres clés du secteur
    • 10 milliards d’Euros : taille du marché des robots androïdes en 2025
    • 26% : baisse annuelle du coût de fabrication d’un robot capable d’interagir avec un humain
    • 30 fois : plus d’interactions par jour entre un humain et un robot qu’entre un humain et une borne digitale

    « Robots & Retail » présente cette révolution et repense le modèle des magasinsen évaluant l’impact actuel et futur des robots sur l’ensemble de la chaine de valeur du retail, tout au long des parcours marchandises et clients, et jusqu’à l’analyse des données.

    La robotique doit permettre plusieurs choses : 

    • Créer des expériences client inédites : Les robots humanoïdes permettraient de relancer la fréquentation des magasins physique via l’ultra personnalisation de l’accueil client. Roland Berger a identifié dans son étude les formats d’enseigne les plus pertinents à leurs déploiements.
    • Optimiser le parcours client en fournissant de données inédites sur le flux physique, et de nouveaux outils d’analyse en temps réel. Les fonctionnalités des capteurs les plus simples comme le comptage client ou le suivi des trajectoires, et celles plus avancés comme l’analyse du comportement ou des émotions, ont des implications importantes aussi bien opérationnelles (allocations des employés) que marketing et merchandising.
    • Apporter de la fluidité dans les procédures du magasin en permettant une réduction sensible des points de friction, comme le temps passé en caisse ou le picking produit automatisé.
    • Enfin, et surtout, les robots en magasins doivent servir à exécuter de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée client. Actuellement, 30% du temps des vendeurs sont affectés aux taches de back office. Les robots pourraient est la solution aux ruptures de stocks et aux inventaires chronophages.

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  • Réalité virtuelle et chatbots au centre de l’expérience client

    La réalité virtuelle et les chatbots joueront un rôle central dans les interactions avec les marques d’ici 2020

    Une étude Oracle révèle que plus des trois quarts des marques s’appuieront sur la réalité virtuelle et les chatbots pour gérer l’expérience client au cours des quatre prochaines années

    • Les relations entre les marques et leurs clients devraient connaître une révolution technologique entraînant une forte diminution du nombre d’interactions humaines, selon une nouvelle étude publiée par Oracle.
    • Intitulé “ Can Virtual Experiences Replace Reality?”, ce rapport s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de 800 experts de la vente et du marketing au sein de la zone EMEA. Il révèle comment l’utilisation de technologies émergentes devrait s’intensifier d’ici 2020. 78% des marques (même chiffre en France) prévoient d’offrir des expériences client basées sur la réalité virtuelle au cours des quatre prochaines années, tandis que 80% (79% en France) prévoient d’utiliser des chatbots.

    Cependant, malgré cet engouement pour les nouvelles technologies, les marques sont encore nombreuses à rencontrer des difficultés pour exploiter leurs données clients ou prospects, 60% d’entre elles n’intégrant toujours pas de données issues des réseaux sociaux ou du CRM dans leurs analyses des données clients.

    Le comportement des clients évolue

    • L’avènement des plateformes sociales, digitales et mobiles entraîne de profondes évolutions des modes d’interaction entre les marques et leurs clients. Ceux-ci privilégient de plus en plus le self-service pour leurs interactions avec les marques.
    • L’étude montre que 40% des directeurs commerciaux et marketing (30% en France) reconnaissent que les clients effectuent plus de recherches indépendantes avant de les contacter pour une question commerciale, et 35% remarquent que leurs clients préfèrent effectuer leur achat ou résoudre leur problème d’après-vente sans parler directement avec un membre de l’équipe commerciale ou du service client.

    La réalité virtuelle et les chatbots vont se généraliser

    • Face à ces évolutions, les marques cherchent à mettre en œuvre des technologies innovantes permettant à leurs clients d’interagir avec elles selon les canaux qu’ils privilégient. Pour les investissements technologiques à venir, cette étude révèle ainsi les résultats suivants :

    78% des marques (même chiffre en France) prévoient d’utiliser la réalité virtuelle pour l’expérience client d’ici 2020. 34% (40% en France) ont déjà mis en œuvre cette technologie d’une façon ou d’une autre.

    80% des marques (79% en France) utiliseront des chatbots pour les interactions clients d’ici 2020. 36% (38% en France) en ont déjà mis en œuvre.

    48% des marques (45% en France) ont implémenté des technologies d’automatisation pour les ventes, le marketing et le service client, et 40% de plus (46% en France) prévoient de le faire d’ici 2020.

    Les données représentent toujours un véritable défi

    • Malgré cette course à l’innovation, concrètement les marques sont encore nombreuses à rencontrer des difficultés pour unifier, organiser et traiter les volumes croissants de données clients qu’elles reçoivent, ce qui les freinent pour bien comprendre leurs clients et leur offrir une expérience personnalisée.

    o    41% (34% en France) reconnaissent qu’une analyse plus fine des données clients aurait un impact fort sur l’expérience qu’elles proposent à leurs clients.

    o    42% (40% en France) collectent déjà beaucoup de données provenant de sources multiples mais sont incapables d’en extraire des analyses exploitables.

    o    60% (66% en France) n’intègrent pas de données issues des réseaux sociaux ou du CRM dans leurs analyses des données clients.

    • “Si certains considèrent la réalité virtuelle comme une mode passagère, l’engagement de certaines des plus grandes entreprises dans le monde qui développent des produits de réalité virtuelle semble montrer le contraire. Les marques chercheront toujours à expérimenter de nouvelles technologies afin de proposer à leurs clients des expériences aussi innovantes qu’inoubliables,” déclare Roland Koltchakian, Directeur Experience Client Oracle.
    • “Les marques sont à la croisée des chemins. Les plus innovantes prennent de l’avance en commençant à expérimenter et à lancer des services innovants, pendant que les autres attendent et observent – alors qu’elles devraient commencer à se familiariser avec ces technologies. Beaucoup de marques sont en réalité incapables de constituer une vue complète de chaque client : la priorité immédiate doit donc être d’organiser et de valoriser les données qu’elles possèdent déjà. Les clients apprécieront toujours une interaction rapide, utile et personnalisée, quelle que soit la façon dont elle est mise en œuvre – les humains ont donc encore leur mot à dire.”

    Informations complémentaires

    Oracle s’est associé à Coleman Parkes pour interroger 800 directeurs et responsables du marketing ou des ventes, en Afrique du Sud, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Les personnes interrogées étaient réparties de façon homogène dans trois secteurs d’activité : l’industrie et la haute-technologie, la distribution en ligne et les télécoms.

    Découvrez comment Oracle CX peut aider votre entreprise à maîtriser les innovations qui lui permettront d’accompagner l’évolution des attentes de vos clients.

  • REPLAY Event du 28/11 – By SAS France – Intelligence artificielle, algorithmes, automatisation…La mort du travail ?

    Impact de la numérisation de l’économie sur l’emploi

    Le Club Business Analytics info a réuni, le 24 novembre dernier, pour un échange et une réflexion sur le thème de l’impact de la numérisation de l’économie sur l’emploi (de droite à gauche sur la photo) :

    capture-decran-2016-12-02-a-14-19-00Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS à l’Institut Marcel Maus, membre du comité éditorial de Telos-eu.com et auteur de « Le modèle californien : Comment l’esprit collaboratif change le monde» ;

    Max Blanchet, senior partner chez Roland Berger, auteur de « Industrie 4.0, Nouvelle donne Industrielle,nouveau modèle économique» et conseil depuis plus de 20 ans auprès de groupes industriels et de la fonction publique ;

    Christian Fauré, président de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation), managing partner chez OCTO Technology et membredu Conseil d’administration d’Ars Industrialis, co-auteur de l’ouvrage « Pour en finir avec la mécroissance » ;

    Mouloud Dey,directeur innovation et business development de SAS France. 

    Thomas Boullonnois de Rumeur Publique introduit cette table ronde en remarquant qu’inverser la courbe du chômage est la priorité affichée des candidats comme des gouvernements successifs depuis 30 ans. sans grand succès jusqu’à présent. Et d’énoncer quelques constats et chiffres récents.

    La technologie, pour reprendre une expression chère à l’association Ars Industrialis, est un « pharmakon », ce qui signifie qu’elle véhicule à la fois le poison et le remède. Côté poison, une étude de l’Université d’Oxford a récemment conclu que la numérisation del’économie menace un emploi sur deux en Europe. Le cabinet d’analystes Roland Berger a chiffré à 3 millions le nombre d’emplois voués à disparaître à l’horizon 2025, précisant que 42% des métiers ont une forte probabilité d’automatisation.

    Côté remède, Paul Duan, un jeune français sorti de Sciences Po et Berkeley, vient de lancer en collaboration avec Pôle Emploi une plate-forme tirant parti d’unalgorithme d’intelligence artificielle pour conseiller et guider le demandeur d’emploi de manière personnalisée. Son ambition : réduire le chômage de 10 % sans nouvelle prime à l’embauche, ni refonte du Code du travail, et ce, indépendamment de la conjecture économique.

    Depuis longtemps, la relation technologie-emploi a été analysée et interrogée par de nombreux commentateurs. Déjà en 1930, Keynes annonçait que la technologie allait permettre de travailler 15 heures par semaine. Mais, si elle est à l’origine de la disparition d’une part des emplois, la technologie peut-elle contribuer à en créer de nouveaux ? Ou faut-il se résoudre d’ores et déjà à repenser la société « après » le travail ? Et quel rôle attribuer à l’éducation dans cette transformation, quand deux tiers des métiers de demain restent à inventer ? Autant de questions posées aux experts de cette table ronde.

    Assiste-t-on à la mort du travail ?

    AUTOMATISER N’EST PAS DÉTRUIRE

    Intelligence artificielle, algorithme, automatisation. Assiste-t-on à la mort du travail ?

    Max Blanchet pense que si de nombreuses théories présentent la digitalisation et l’automatisation comme une vague inarrêtable de suppressions d’emplois menant tout droit à un chômage de masse, la réalité reste plus contrastée. Roland Berger a repris et enrichi les travaux de l’Université d’Oxford, pour analyser métier par métier, la probabilité de son automatisation. Si de 35 à 45% sont concernés, cela ne signifie pas qu’ils vont être détruits. La distinction entre automatisation et destruction estessentielle.

    D’autre part, l’industrie depuis le XIXe siècle a toujours recherché à améliorer la productivité. Alors qu’une usine automobile regroupait 30 000 personnes au début de l’industrialisation, ce nombre n’a cessé de baisser depuis, pour atteindre environ 3 000 aujourd’hui. L’industrie française a en moyenne supprimé 700 000 postes tous les dix ans, depuis 30 ans. Cette réduction est liée à deux facteurs principaux : la productivité et la compétitivité. Mais simultanément de nombreux emplois ont été créés ailleurs, notamment dans le tertiaire. On remarque que les métiers les plus recherchés aujourd’hui sur LinkedIn n’existaient pas il y a 5 ans. Ce mouvement de destruction s’accompagne donc, depuis toujours, d’un mouvement de création, comme l’a expliqué Schumpeter.

    DISTINGUER TRAVAIL ET EMPLOI

    Christian Fauré insiste sur la distinction entre travail et emploi. Beaucoup de personnes ont un emploi mais ne travaillent pas. Et inversement. L’enjeu aujourd’hui n’est pas l’emploi, mais le travail. L’automatisation ne détruit jamais un travail, mais elle détruit de nombreux emplois. Le défi est donc de faire en sorte que ceux qui travaillent reçoivent une rémunération.

    Le revenu universel est présenté, par les politiques tous bords confondus, comme une manière de pallier le chômage de masse. L’association Ars Industrialis,présidée par Bernard Stiegler, a plutôt dirigé sa réflexion sur le revenuc ontributif, qui se différentie du premier par sa conditionnalité. Le régimed es intermittents du spectacle est une source d’inspiration. Quand un comédien répète, il travaille, même s’il n’est pas payé. Là encore, il convient de faire la distinction entre rémunération du travail et rémunération de l’emploi.

    Par définition, on ne peut se passer du travail. Même dans l’oisiveté ou le loisir(« otium » par opposition à « negotium »), on trouve le travail de l’amateur qui aime ce qu’il fait (par opposition au spéculateur). En travaillant, l’amateur « ouvre un monde », ce qui reflète le sens original du mot « ouvrier » : celui qui par son travail « œuvre », donc ouvre un monde autour de lui.

    La révolution industrielle et les gains de productivité dont parlait Max Blanchet, étaient les prémices de ce que Marx a appelé la prolétarisation : le fait que les compétences, les connaissances, le savoir-faire soient transférés de l’homme vers la machine. Le « prolétaire » ne désigne pas à l’origine un travailleur pauvre mais quelqu’un qui a été privé de sa capacité àtravailler. Et aujourd’hui, face à la généralisation de l’automatisation, nous sommes tous prolétarisés. Du médecin au financier, tous les métiers sont« court-circuités » par les algorithmes et l’automatisation. Cette perte concernant à la fois des savoir-faire et des savoir-être. La question fondamentale consiste ainsi à se demander comment les technologies peuvent nous aider à déprolétariser les populations, tout en redistribuant les hausses de productivité qu’elles ont générées.

    DE NOUVEAUX BUSINESS MODELS CRÉATEURS D’EMPLOI

    Un éditeur comme SAS, pionnier des algorithmes et de l’analytique, doit-il être placé sur le banc des accusés ? Après avoir avec humour « revendiqué la présomption d’innocence », Mouloud Dey explique que la transformation numérique suscite un fort clivage entre ceux qui pensent qu’elle va générer de nouvelles opportunités et d’autres qui pensent le contraire. Dans cet esprit, les technologies de SAS peuvent être utilisées pour générer des gains d’efficacité opérationnelle, mais également peuvent susciter des usages innovants, directement à l’origine de nouveaux business models,eux-mêmes créateurs d’emploi.

    Multiplier les capteurs dans un véhicule permet par exemple de créer de nouveaux services,de nouveaux usages, de nouvelles formes de mobilité à partir de l’analyse de données. L’intelligence artificielle doit être considérée aujourd’hui comme un outil permettant d’assister l’homme dans de nombreux aspects de sa vie, non seulement pour améliorer sa productivité, mais également pour dégager du temps afin de « faire autre chose ». Qui aurait imaginé, il y a 20 ans, qu’un agriculteur pourrait se connecter à une base d’informations pour sélectionner des semences pour une parcelle donnée ? Un drone peut lui apporter des informations supplémentaires afin d’améliorer sa productivité, mais également lui libérer du temps.

    Mouloud Dey convient que les lignes se brouillent. Vivons-nous aujourd’hui une crise del’emploi ou une révolution ? Le travail salarié traditionnel représente aujourd’hui moins de 50% des postes dans le monde. Les entreprises ressemblent de moins en moins aux organisations monolithiques d’hier, et intègrent des écosystèmes et des chaînes de valeur partagés. Par exemple, les constructeurs automobiles deviennent des opérateurs de mobilité, dont la principale activité dévie vers le service (batterie, assurance, communication). Dans ce contexte mouvant, l’entreprise doit donc nécessairement penser l’emploi d’une manière différente.

    INTÉGRATION DES INDIVIDUS CONTRE ALIÉNATION

    Le débat sur la perte des emplois générée par l’économie numérique n’est pas tranché selon Monique Dagnaud. Les travaux de Robert Gordonaux Etats-Unis ont montré que le numérique ne crée pas véritablement de croissance. Est-ce pour cela que le paradigme Schumpetérien va se vérifier,comme lors de chaque révolution industrielle ? Pour la sociologue qu’est Monique Dagnaud, le vrai sujet concerne la notion d’intégration des individus.D’un côté, des gens s’intègrent parfaitement, sont diplômés, parlent plusieurslangues et trouvent facilement une place dans la société, et de l’autre, des gens moins bien lotis éprouvent de grandes difficultés à vivre, que ce soit en France ou aux Etats-Unis. Une partie de la jeunesse, qui ne maîtrise pas les différents langages nécessaires, ni le numérique, ni cette capacité à se remettre en cause en permanence, est en très grande difficulté : 25% des 15-25 ans sont au chômage. 20% des jeunes ne sont ni en emploi, ni en étude, nien stage, ni en formation ; et au moins la moitié d’entre eux a déjà renoncé à chercher un emploi. On réfléchit donc à diverses formes du revenu d’activité, la question du travail étant au centre de cette réflexion : le rattachement à la société, par un statut ou une rémunération, est fondamental.

    Les plates-formes numériques à travers lesquelles des jeunes accèdent à un emploi contribuent-elles plutôt à l’intégration ou à l’aliénation ? Les nouveaux emplois ne réclament pas beaucoup de qualifications, mais un statut d’indépendant (sans protection sociale assumée par l’employeur). Le lien de subordination existe pourtant, mais il est dissimulé. Parallèlement, l’économie numérique est une sorte de Far West qui passe pour l’instant entre les gouttes de la réglementation. Ce qui ne devrait pas durer ; les chauffeurs Ubero nt, par exemple, obtenus récemment la reconnaissance de leur statut de salarié.

    Malgré ces limites, il faut reconnaître que certains jeunes trouvent dans ce modèle d’ubérisation une possibilité d’intégration. Parallèlement, de nouvelles formes de travail émergent, comme les « slashers » qui cumulent -volontairement – plusieurs emplois. Il convient donc de considérer cette problématique comme évolutive, la situation n’est pas figée. Si ces nouveaux emplois ne sont idéaux, il n’est pas non plus justifié de leur jeter spontanément l’opprobre.

    UN POTENTIEL D’INVESTISSEMENT PLUTÔT QUE D’ÉCONOMIE

    Max Blanchet ajoute que la vision Malthusienne de la troisième révolution industrielle cache le nouveau mécanisme de re-création d’emplois qu’elle véhicule et qui est différent decelui des « 30 Glorieuses ». Pour reprendre l’exemple de l’industrie,les gains énormes de productivité ont contribué certes à supprimer des milliers d’emplois, avec une logique de productivité visant à massifier les usines et baisser les coûts de revient. Mais ce mouvement a simultanément augmenté le pouvoir d’achat des personnes, qui en retour pouvaient investir dans des nouveaux services. Une part de l’économie a ainsi été transférée de l’industrie vers les services.

    Or, aujourd’hui, ce transfert est différent. Si la digitalisation n’agit pas directement sur les prix de revient des produits, les actifs nécessaires pour les fabriquer vont être fortement réduits. Aujourd’hui, il y a beaucoup de gaspillage tout au long de la chaîne de valeur, les machines ne tournent pas à100%, les stocks ne sont pas gérés de manière optimale, etc. L’économie potentielle se situe donc dans l’investissement, plutôt que dans la baisse du coût de revient des produits. Ce potentiel a été chiffré, pour l’Europe, à 400milliards d’€, qui, réinvestis dans l’économie, pourraient générer le double en valeur ajoutée et créer 10 millions d’emplois ! Sur les 25 millions d’emplois industriels européens, on estime à 3 millions le nombre d’emploi détruits par la productivité, à 3 autres millions ceux détruits par la compétitivité et encore à 3 millions ceux détruits par la digitalisation. Onv oit que le potentiel de création d’emploi (10 millions) est supérieur au volume d’emplois supprimé.

    Le rôle de l’ETAT dans l’enseignement 

    QUELLE POLITIQUE INDUSTRIELLE DU NUMÉRIQUE ?

    Pour Christian Fauré, la question n’est pas d’être pour ou contre latechnologie. Il convient plutôt de se demander ce que l’on peut en faire, puisqu’elle existe. C’est-à-dire quelle politique mettre en œuvre, et avec quelles conséquences sur l’emploi ? Le Droit qui fonctionne principalementà partir de jurisprudences, ne suit pas le rythme des technologies et de l’innovation.Comme la fiscalité. La puissance publique devient une « impuissancepublique ».

    Les américains, de par leur tradition (« The american way of life »), adoptent les technologies. En Europe, on nous dit : « il faut s’adapter ». Entre la logique d’adoption qui agit comme un moteur de croissance et la logique d’adaptation, plutôt passive en termes de politique industrielle, un fossé existe. C’est la thèse de l’ouvrage de 2008 de ChristianFauré « Pour en finir avec la mécroissance », qui pointait« l’incurie » politique, c’est-à-dire le manque de « soin »ou d’attention de responsables considérant la transformation numérique comme relevant d’un monde virtuel, alors que les data centers ou les infrastructures informatiques des entreprises sont des éléments on ne peut plus concrets ! Nous manquons avant tout en France d’une politique numérique, ce qui est dommage au vu de la qualité des compétences que notre système d’enseignement forge depuis des siècles (et qui a d’ailleurs lui-même bénéficié du « Plan calcul », le dernier effort de planification numérique de l’Etat français lancé en 1966 !).

    Pour alimenter la réflexion, tout en œuvrant de manière concrète, Ars Industrialis a initié, en collaboration avec l’Etat et les Collectivités locales, une vaste expérimentation d’une durée de 10 ans minimum sur le territoire de Plaine Commune(400 000 habitants). L’idée est d’engager le territoire dans le numérique afin d’éviter à sa population la prolétarisation, tout en imaginant un nouveau modèle de redistribution. Ce travail démarre par la rédaction d’une charte d’économie de la contribution, dans une logique de« recherche-action », c’est-à-dire d’expérimentations de terrain imaginées sur la base des travaux de recherche menés par des doctorants.

    FAUT-IL REPENSER L’ÉDUCATION ?

    Monique Dagnaud admet que lesystème éducatif français n’est pas adapté à cette transformation, puisque basé sur l’apprentissage des savoirs traditionnels ; la culture numérique n’ayant pas encore une place à part entière. Si certains pensent que l’avenir pourrait être réservé à des personnes n’ayant pas de diplômes traditionnels -des autodidactes de la programmation informatique par exemple – il  faut se méfier de l’idée qu’on peut réussir facilement dans ce nouveau monde sans le bagage éducationnel traditionnel, sans les savoirs acquis par le biais du système scolaire existant. Les créateurs de startups ou les managers dits « influents » sont, le plus souvent, bardés de diplômes.

    Monique Dagnaud ajoute que la difficulté des pouvoirs publics à saisir les enjeux du numérique est lié à unc adre de réflexion qui n’a pas été actualisé. D’une part, le monde du numériquese pense de manière planétaire, mais est concentré dans quelques régions, Silicon Valley, Paris, Israël. Les politiques raisonnent eux en nations. De plus, ils sont issus de formations généralistes et ne connaissent pas vraiment les nouveaux métiers émergents.

    Mouloud Dey considère qu’on se focalise trop sur les aspects technologiques alors que d’autres, fondamentaux,sont oubliés, comme la démographie, la culture, la géopolitique. Si la population active mondiale est de 3 milliards d’individus, au moins 1/3 vivent et travaillent hors de chez eux. L’âge et le sexe deviennent des critères fondamentaux, la population étant plus jeune, plus féminine, plus éduquée, ce qui change fondamentalement notre manière de vivre le travail. La vision actuelle et utilitariste de l’enseignement, trop centrée sur les sciences, la technique, l’ingénierie, est court-termiste.

    Christian Fauré rebondit en posant la question de savoir ce que va devenir l’Etat, dans le contexte de l’évolutiondes modèles d’intelligence artificielle et des nouveaux outils. Les seuls qui ont un discours à propos de l’avenir de nos sociétés sont les géants du web, c’est-à-dire des acteurs qui ont conquis une partie du pouvoir autrefois dans les mains de l’Etat, sans passer par des élections. La puissance publique est devenue inaudible.

    MaxBlanchet conclut en expliquant que chaque métier a plusieurs composantes. La première est technique ou administrative et est fastidieuse, voire répétitive. La seconde est son expertise et la troisième représente l’interface avec des clients et la compréhension de leurs besoins. La digitalisation leur apporte des outils permettant de supprimer les tâches fastidieuses (automatisation et intelligence artificielle)et de mieux analyser des situations (analytique et big data). La valeur ajoutée qu’ils vont produire se situera plus dans l’empathie et la compréhension des besoins des clients, le conseil, la prospective.

    https://www.youtube.com/watch?v=lUxXUaV0vxQ&feature=youtu.be

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  • Chabots : quelle est la perception des consommateurs?

    Pour 51 % des consommateurs, les Chatbots sont utiles quand ils offrent un niveau de service avancé

     Etude EPTICA 

    Eptica, éditeur spécialisé dans les solutions conversationnelles, cognitives et collaboratives pour l’expérience client, dévoile les résultats de sa nouvelle étude sur le thème « les consommateurs français, les Chatbots et le service client »*. Cette enquête répond à un triple objectif : recueillir la perception qu’ont les consommateurs français de cette technologie qui fait le buzz dans les médias, bien comprendre leurs attentes et identifier leurs craintes potentielles.

    (*Etude réalisée au mois de novembre de 2016 auprès de 662 consommateurs français).

    Voici les cinq enseignements à retenir :

    1-         Une grande majorité des consommateurs français n’a jamais entendu parler des Chatbots

    54% des consommateurs déclarent n’avoir jamais entendu parler des Chatbots : ils sont 44% du côté des 18-34 ans, et 58% chez les plus de 35 ans.

    27% des consommateurs interrogés affirment avoir entendu parler des Chatbots mais ne savent pas ce qui se cache concrètement derrière cette technologie.

    Seuls 19% disent en connaître la définition et l’utilité. Mais là encore, il existe un écart significatif de connaissance entre la génération Z et Y au sein de laquelle 34% des personnes interrogées ont répondu positivement, et les 35-54 ans et plus de 55 ans, qui sont respectivement seulement 16% et 9% à en connaître la définition.

    capture-decran-2016-11-18-a-18-33-552-         Les Français attendent des Chatbots qu’ils soient utilisés par les marques pour offrir un support client, avant d’être un canal de vente

    Une fois la définition des Chatbots reprécisée, Eptica a sondé le panel sur le type de service attendu sur ce nouveau canal. Pour 31% des consommateurs, les Chatbots devront assurer un service de premier niveau, à l’exemple de ce que l’on retrouve dans les FAQ sur les sites web : horaires d’ouverture d’un magasin, conditions d’échange ou de remboursement d’un article, etc. Ils sont, cependant, 51% à attendre un niveau de service plus avancé comme le suivi d’une commande ou l’aide à la résolution d’un problème technique par exemple.

    Enfin, ils ne sont que 18% à plébisciter les Chatbots comme canal de vente pour la recherche ou la commande d’un produit ou d’un service (billet d’avion, spectacle, alimentaire, etc.)

    capture-decran-2016-11-18-a-18-34-113-         Le principal intérêt des Chatbots ? Le temps réel !

    Pour 57% des répondants, le principal intérêt des Chatbots réside dans sa capacité à obtenir sa réponse en temps réel. Alors que pour 17% des sondés, c’est « la capacité à gérer leurs demandes depuis un espace unique et centralisé » qui prévaut. Enfin, 16% les utiliseraient pour « ne plus se perdre dans les méandres des services clients des marques », ou encore « pour ne plus avoir à télécharger les applications mobiles des marques », selon 10% des consommateurs.

    Sur la question de l’usage, enfin, 42% des consommateurs interrogés affirment qu’ils n’hésiteront pas à recourir aux Chatbots, sauf si leurs demandes sont trop complexes et nécessitent un échange plus poussé avec un conseiller ou un expert.

    capture-decran-2016-11-18-a-18-39-034-         L’humain toujours au cœur de la relation client 

    Pour 46% des répondants l’intelligence artificielle (IA), qu’il faut adosser aux Chatbots pour en faire de véritables agents conversationnels, ne pourra pas remplacer les intéractions humaines. Et ce, pour deux raisons principales : en l’état actuel des technologies, ils ne sont pas capables de faire preuve d’empathie ni de saisir les nuances. Pour 29% des répondants, l’IA est capable de traiter des demandes basiques, qui ne demandent pas de faire appel à un expert. Pour14% des consommateurs seulement, la question de savoir qui – du robot ou de l’humain – lui répond n’a que peu d’importance, du moment que la réponse apportée est pertinente.

    capture-decran-2016-11-18-a-18-35-155-         Encore des progrès à faire pour les agents conversationnels

    Pour près de 40% des consommateurs, l’expression qui qualifie le mieux les Chatbots est « une technologie pas encore maîtrisée ». Leur capacité à « simplifier la relation client » est plébiscitée par 32% d’entre eux, alors que pour 28% des consommateurs, il ne s’agit que d’un « phénomène de mode ».

    « Les résultats de notre enquête consommateurs sont très éclairants pour les marques qui souhaitent aujourd’hui se lancer dans les agents conversationnels car le risque de déception appelle à la vigilance. Il existe, on le voit, un écart entre les attentes des Français à l’égard des Chatbots, un assistant capable de prendre soin d’eux, et la réalité du service proposé. Pour répondre à cette attente, il faut des chatbots « intelligents » capables de rebondir sur un sujet, de comprendre le contexte des conversations clients, de faire preuve d’émotion ou d’humour. Cela nécessite de s’appuyer sur les technologies cognitives et en particulier sur une expertise avancée en analyse sémantique », explique Olivier Njamfa, CEO d’Eptica.

    capture-decran-2016-11-18-a-18-41-14

     

     

  • Enquête IFOP et Do You Dream Up sur les chatbots en entreprise

    + de 55 % des français et près de 70 % des jeunes n’ont pas peur des robots

    Do You Dream Up, pionnier et leader des chatbots (agents conversationnels) en France, a mené avec l’IFOP une étude auprès des salariés et du grand public pour connaître leur perception des agents conversationnels et de leur utilisation au quotidien. Loin des craintes parfois associées à l’intelligence artificielle, l’étude montre que l’accueil des robots assistants virtuels par le public est très favorable. Non seulement les chatbots leur simplifient la vie, mais en plus ils sont jugés cool!

    Une majorité des Français (56%) estiment que les chatbots vont à l’avenir contribuer à simplifier leur vie (proportion s’élevant à 69% parmi les plus jeunes âgés de 18 à 24 ans). Les actifs travaillant au sein de grandes entreprises sont encore plus convaincus de l’utilité des chatbots : 74% d’entre eux pensent que leur développement va leur simplifier la vie, dont 22% estimant que cette aide sera importante.

    Les chatbots en entreprise
    Au sein des grandes entreprises, l’information des salariés vis-à-vis des questions pratiques (RH, informatique, services, etc) est principalement délivrée via des pages Intranet (58% des actifs travaillant au sein de structures de plus de 500 salariés), un support téléphonique (40%) ou via un support email (32%). Si les nouveaux outils digitaux sont moins présents au sein des grandes structures (7% disposent d’un « live chat » et 6% ont accès à un assistant virtuel), ces derniers, lorsqu’ils sont mis en place, sont très largement utilisés par les employés : 82% des personnes interrogées ayant accès à un assistant virtuel au bureau déclarent l’utiliser au moins une fois par mois (dont 54% une ou plusieurs fois par semaine). Ces outils se révèlent ainsi bien plus fréquemment utilisés que les autres types d’outils plus classiques comme l’e-mail ou le téléphone, qui sont utilisés moins d’une fois par mois ou jamais par plus de la moitié des actifs interrogés. L’immédiateté et la pertinence des réponses apportées par l’assistant virtuel apparaissent ici comme une clé de son succès auprès des employés qui en disposent.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un certain consensus se crée autour des bénéfices des chatbots, tant chez les moins de 35 ans que pour les 35-49 ans et les plus de 50 ans. 75% des actifs interviewés jugent que les chatbots présentent l’avantage d’obtenir des réponses à leurs questions sans craindre de déranger leurs collègues (dont 79% des moins de 35 ans et 74% des plus de 35 ans), et 74% jugent que cela valorise l’image innovante de l’entreprise ou de l’institution auprès des salariés, renforçant ainsi l’attractivité employeur de la structure (81% parmi les moins de 35 ans et 72% pour les plus de 35 ans).

    Corroborant les perceptions de ceux qui travaillent au sein de grandes structures, les Français estiment, pour une majorité d’entre eux, que le développement des chatbots constitue une innovation utile pour les salariés en entreprise : 61% de la population partage cet avis.
    Sur la perception de l’utilité des robots assistants virtuels, peu de dissensions se font jour au sein de la population. Si les jeunes tendent à s’accorder plus largement sur l’impact des chatbots pour simplifier leur vie et sur leur utilité en entreprise, l’ensemble des catégories de Français, quel que soit leur âge, leur profession, leur sexe, s’accordent sur ces atouts associés aux robots assistants virtuels.

    Echantillons et méthodologie
    Grand Public : échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 31 juillet 2016.
    Actifs : échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française active occupée travaillant dans des structures de 500 salariés et plus (privé ou public) âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 27 août au 7 septembre 2016.